Notes

 

NOTES de l'introduction

 

[(1)] Sont qualifiés de révisionnistes les auteurs qui, au lendemain des deux guerres mondiales, ont estimé qu'en réaction aux excès de la propagande de guerre il fallait revoir ou réviser l'histoire de ces deux conflits pour mettre l'histoire en accord avec les faits. Les principaux révisionnistes de la Première Guerre mondiale sont l'Américain Harry Elmer Barnes, le Britannique Lord Ponsonby et le Français Jean Norton Cru (Témoins, Du témoignage). Les principaux révisionnistes de la Seconde Guerre mondiale sont les Français Paul Rassinier (1906-1967) et Robert Faurisson qui prit sa relève, l'Américain Arthur Robert Butz et l'Allemand Docteur Wilhelm Staeglich.

 

[(2)] Un compte rendu sténographique d'audience a été établi par le Cabinet J. Fleury, agréé par le Tribunal de Grande Instance de Paris. Un exemplaire de ce document a été utilisé pour l'élaboration de la présente thèse. Les références à ce compte rendu seront signalées entre parenthèses par l'indication "Compte rendu sténographique, 1981". Nous avons estimé que l'on ne pouvait négliger ce compte rendu d'un procès au centre duquel se trouvaient les "confessions" de Gerstein et auquel ont participé non seulement L. Poliakov, P. Joffroy et P. Vidal-Naquet, mais encore des témoins de 1942 et 1943, le Baron von Otter, diplomate en poste à Berlin, et deux Hollandais, travailleurs libres à Berlin également.

 

[(3)] O.R.C.G.: Organe de Recherche des Crimes de Guerre. C'était un service français dont le siège était, en 1945, à Paris, 48 rue de Villejust.

 

[(4)]Un document rédigé en hollandais et daté du 25 mars 1943 existe; nous le connaissons, mais il est si suspect qu'aucun des biographes de Gerstein n'a jugé bon de le signaler. Il pourrait s'agir d'un faux antidaté.

 

[(5)] Rassinier milita dès son jeune âge dans des mouvements libertaires; en 1939, il appartenait à l'aile gauche de la S.F.I.O. et manifestait un pacifisme résolu. Pendant l'Occupation, il fut l'un des fondateurs d'un mouvement de résistance; arrêté et torturé par le S.D. (Sicherheitsdienst) en 1943, il connut la déportation à Buchenwald et à Dora. En 1945, il fut déclaré invalide à 100% +5 degrés; il était titulaire de plusieurs décorations, dont la Rosette de la Résistance. Après un court passage à l'Assemblée Nationale comme député S.F.I.O de Belfort, il se retira de la vie politique et se consacra à des recherches historiques sur le système concentrationnaire nazi. Il le fit à partir de son expérience personnelle. Plus tard, il s'intéressa au comportement des vainqueurs à l'égard des vaincus, et s'interrogea sur les causes de la seconde guerre mondiale.