1 Voir les deux documents ci-après:
A. Aide-mémoire rédigé par le diplomate suédois Lagerfelt le 7 a oût 1945
B. Lettre adressée par Lagerfelt à son ami et collègue von Otter le 14 août 1945 .
2 Le
Reconstruction Department du Foreign Office était un organisme
temporaire de l'après-guerre qui s'occupait des questions
politiques et militaires, par exemple les traités de paix,
l'O.N.U., etc. Il n'avait rien à voir avec les crimes
de guerre, tout particulièrement avec ceux qui étaient
censés avoir été perpétrés
en territoire étranger.Toutes les ambassades et légations
disposaient d'un annuaire émanant du Foreign Office et
donnant les responsabilités de ses différents services.Si
Lagerfelt avait pris l'affaire au sérieux, il aurait informé
directement soit les autorités polonaises, soit la War
Crimes Commission.Diplomate déjà expérimenté,
Lagerfelt semble avoir eu moins le souci de "servir la justice"
que de laisser son aide-mémoire s'égarer dans l'immense
bureaucratie londonienne de l'immédiat après-guerre.
3 Précisons
que Rassinier n'avait pas fait de recherches approfondies sur
l'affaire Gerstein. Il ne disposait pas, comme nous, des textes
des six versions du récit, pas plus que des procès-verbaux
des interrogatoires successifs de Pfannenstiel.Pour Rassinier,
il ne fut donc pas évident que son visiteur mystérieux
cherchait à s'identifier au professeur de Marburg. Il en
eut seulement l'intuition.Pfannenstiel n'accepta de recevoir Rassinier
chez lui en septembre 1963 qu'à la condition que cette
rencontre ne soit relatée par l'historien dans aucun de
ses ouvrages.L'honnête Rassinier promit et, naturellement,
il tint sa promesse.