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Enquête sur les grâces octroyées par Clinton

 

par Pat Milton,

Associated Press, 23 février 2001




NEW YORK --(Associated Press , 23 février 2001) L'agence Associated Press a appris vendredi que le procureur général des Etats-Unis avait ouvert une enquête pour savoir si l'ex-président Clinton avait commué les peines de quatre escrocs en échange des voix de leur communauté en faveur de sa femme.

La communauté juive hassidique de New Square a voté dans sa quasi-totalité pour Hillary Clinton aux élections sénatoriales qu'elle a remportées en novembre.

Le procureur de Manhattan, Mary-Jo White, et le FBI, ont annoncé dans un communiqué commun, la semaine dernière, qu'ils ouvraient une enquête sur les grâces présidentielles mais ont refusé de donner des précisions.

Un informateur qui connaît bien l'affaire et qui a parlé sous le sceau du secret, a dit à l'agence AP vendredi que l'enquête sur les élections dans le quartier de New Square avait été ouverte en février. Le bureau du procureur enquête de son côté sur la grâce octroyée au financier en fuite Marc Rich dont l'ex-épouse, Denise, est un des principaux quêteurs de fonds du Parti démocrate, dit un informateur.

Le New York Post, citant des informateurs anonymes, rapportait vendredi que l'enquête de White pourrait être élargie à l'affaire des élections du quartier de New Square. Mais l'informateur de l'AP dit que, dès le départ, le procureur White avait l'intention d'inclure les commutations de peines.

Vendredi, le porte-parole de Mme Clinton a dit: "le sénateur Clinton a parlé plusieurs fois de cette grâce et nous n'avons rien à ajouter pour le moment." Le procureur de l'ex-président, David Kendall, n'a pas répondu à un message téléphonique et l'avocat des quatre grâciés, Samuel Rosenthal, a dit qu'il n'avait aucun commentaire à faire parce qu'il "n'avait pas été informé de l'ouverture d'une enquête."

Les commutations sont partie intégrante d'un scandale qui se développe à propos des cent quarante grâces que le président a accordées le dernier jour de son mandat, le 20 janvier 2001. Les deux grâces pour lesquelles le frère de Mme Clinton a touché de l'argent et le rôle éventuel du frère de l'ex-président sont aussi en cours d'examen.

Beaucoup de communautés hassidiques ont tendance à voter en bloc et c'est la raison pour laquelle les candidats font agressivement le siège de leurs dirigeants. Mme Clinton a obtenu mille quatre cent voix dans le quartier de New Square et son rival républicain Rick Lazio en a eu douze.

Les quatre juifs orthodoxes grâciés (Kalmen Stern, David Goldstein, Benjamin Berger and Jacob Elbaum) ont été condamnés pour avoir détourné plus de quarante millions de dollars de subventions, de prêts privés et de subventions au logement obtenus pour la construction fictive d'une école religieuse subventionnée par le gouvernement.

Les amis des quatre hommes ne nient pas leur culpabilité mais arguent qu'ils n'ont pas détourné l'argent à leur propre profit mais l'ont donné à une école et à des habitants du quartier.

Le 22 décembre 2000, le président et sa femme, qui venait d'être élue sénateur de New York, ont tenu une réunion de quarante-cinq minutes avec deux dirigeants juifs orthodoxes de New Square, dans une salle de la Maison blanche.

Mme Clinton dit qu'elle a bien assisté à cette réunion mais qu'elle n'a joué aucun rôle dans la commutation des peines; elle dit aussi qu'elle n'avait jamais abordé la question lors de ses réunions précédentes avec les dirigeants juifs orthodoxes avant l'élection.

Mardi, Mme Clinton a répondu aux accusations selon lesquelles son frère aurait reçu quatre cent mille dollars pour son intervention en faveur de deux autres grâces. Elle a qualifié la décision de son frère Hugh de monnayer ses services "de terrible erreur de jugement". Elle affirme "n'être intervenue en aucune façon" dans les grâces que son mari a octroyées en quittant la Maison blanche; elle dit cependant qu'elle est "très déçue" par son frère. Rodham a rendu l'argent aux familles des hommes.

Mardi toujours, la Commission pour la réforme gouvernementale de la chambre des représentants a envoyé une lettre au frère de l'ex-président pour lui demander s'il avait joué un rôle dans l'une quelconque des grâces.

Le secrétariat de l'ex-président a confirmé mardi dans la soirée que Roger Clinton était intervenu auprès du président pour plusieurs amis et associés qui demandaient des grâces mais, d'après le porte-parole, le président les a toutes refusées.

Enfin, on a révélé mardi que le trésorier de la campagne de Mme Clinton avait touché quatre mille dollars d'honoraires pour la rédaction de deux demandes de grâces adressées au ministère de la Justice. William Cunningham dit qu'il n'avait jamais pris contact avec la Maison blanche pour ces affaires et n'en avait parlé à aucun des Clinton.


http://www.washingtonpost.com/wp-srv/aponline/20010223/aponline130826_000.htm

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Clinton Pardons Being Probed

By Pat Milton,

Associated Press Writer

Friday, Feb. 23, 2001; 1:08 p.m. EST

 


http://www.washingtonpost.com/wp-srv/aponline/20010223/aponline130826_000.htm


NEW YORK -- The U.S. attorney's office is investigating whether former President Clinton commuted the sentences of four convicted swindlers in exchange for votes for his wife's Senate campaign from their community, The Associated Press learned Friday.

The Hasidic community, New Square in Rockland County, voted overwhelmingly for Hillary Rodham Clinton when she won her Senate seat in November.

Manhattan U.S. Attorney Mary Jo White and the FBI, in a joint statement last week, announced they were opening a probe into presidential pardons, but declined to provide any specifics.

A source familiar with the case, speaking on condition of anonymity, told the AP on Friday that the probe into the New Square votes was launched this month. The office is also investigating the pardon of fugitive financier Marc Rich, whose former wife, Denise, is a major Democratic fund-raiser, a source has said.

The New York Post, quoting unidentified sources, had reported Friday that White's investigation could be expanded to include the New Square case. But the AP's source said that White intended from the beginning to include the commutations.

Friday, Mrs. Clinton's spokesman, Karen Dunne, said: "Senator Clinton has spoken about this pardon on several occasions and we do not have anything to add at this time." The former president's attorney, David Kendall, did not immediately return a phone message, and the lawyer for the four men, Samuel Rosenthal, said he had no comment because "we have not been made aware of any investigation."

The commutations are part of a burgeoning scandal into several of the 140 pardons the president made on his final day in office, Jan. 20. Also under study are two pardons in which Mrs. Clinton's brother Hugh Rodham received funds, and the possible role of the former president's brother, Roger Clinton.

Many Hasidic communities tend to vote in blocs, and because of that, politicians aggressively court their leaders. Mrs. Clinton received 1,400 votes in New Square; her Republican rival, Rick Lazio, received 12.

The four Hasidic men - Kalmen Stern, David Goldstein, Benjamin Berger and Jacob Elbaum - were convicted of stealing more than $40 million worth of Pell grants, small business loans and housing subsidies by creating a a fictitious religious school to receive government money.

Supporters of the four men have not denied their guilt but said they did not keep the money for themselves, and gave it instead to a school and residents of the village.

The president and his wife, then New York's senator-elect, met for about 45 minutes Dec. 22 with two leaders from the New Square Hasidim. The meeting took place in the White House Map Room.

Mrs. Clinton has said that she sat in on the meeting but said she played no part in her husband's decision to commute their sentences. She also has said she had no conversations about the commutations during meetings with Hasidic leaders before the election.

On Thursday, Mrs. Clinton reacted to the reports about her brother receiving $400,000 for his work on behalf of a requests for two other pardons. She called her brother Hugh's decision to take money to lobby for pardons a "terrible misjudgment."

Mrs. Clinton said she "did not have any involvement" in the pardons her husband granted on his way out of the White House. However, she said she was "very disappointed" with her brother.

Rodham returned the money to the families of the men.

Also Thursday, the House Government Reform Committee sent a letter to the former president's brother, Roger, asking him whether he was involved in any of the pardons.

The former president's office confirmed late Thursday that Roger Clinton lobbied the president on behalf of several friends and associates who were seeking pardons. The president turned down all of them, a Clinton spokeswoman said.

In addition, there was a fresh disclosure Thursday that Mrs. Clinton's campaign treasurer was paid $4,000 in legal fees to prepare two pardon applications that were sent to the Justice Department. William Cunningham III said he had never contacted the White House about the cases, or spoken with either of the Clintons about them.

 

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