Vous ne croyez pas aux «
chambres à gaz » ?
Six mois de prison ferme !
Tel est le tarif aujourd'hui, en France, sans compter les amendes,
les dommages-intérêts, les frais de justice, l'interdiction
de poursuivre le métier d'éditeur. Telles sont les
exigences d' « une insupportable police juive de la pensée
» (Annie Kriegel).
Tel est le prix qu'aura à payer Jean Plantin, condamné,
ce 22 janvier, par un tribunal de Lyon, pour avoir enfreint la
loi antirévisionniste, dite Fabius-Gayssot, du 13 juillet
1990.
Il faut savoir pourquoi et comment a été instituée
cette loi d'exception.
Par un arrêt du 26 avril 1983, la première chambre
civile de la cour d'appel de Paris avait déclaré
que, dans mes propres écrits sur ce qu'elle appelait «
le problème des chambres à gaz », elle ne
trouvait trace ni de « légèreté »,
ni de « négligence », ni d' « ignorance
délibérée », ni de « mensonge
» et qu'en conséquence, sur ce « problème
» historique, les experts, les historiens et le public devaient
pouvoir se prononcer en toute liberté. Cet arrêt
déclenchait alors un vent de panique chez les adversaires
du révisionnisme, panique aggravée par l'affaire,
en 1985-1986, de la thèse révisionniste d'Henri
Roques sur les « confessions » du SS Kurt Gerstein.
Du coup, en mai 1986, réunies autour du grand rabbin Sirat,
des personnalités juives, telles que Georges Wellers et
Pierre Vidal-Naquet, préconisaient l'institution d'une
loi spéciale contre le révisionnisme. Laurent Fabius,
président de l'Assemblée nationale, prenait toutes
les initiatives parlementaires en ce sens et, pour des motifs
propres à la coalition socialo-communiste, laissait à
J.-C. Gayssot l'initiative de présenter une proposition
de loi antiraciste mise au point par le Parti communiste à
condition qu'y fût introduite une disposition antirévisionniste.
Ainsi venait au jour une loi qui se trouve porter, côte
à côte, le nom d'un richissime socialiste et celui
d'un apparatchik du parti communiste.
Parue au Journal officiel du 14 juillet 1990, la loi est
signée de François Mitterrand, Michel Rocard, Roland
Dumas, Pierre Arpaillange, Jean-Pierre Chevènement, Pierre
Joxe, Jack Lang et Catherine Tasca. Elle vise la « contestation
de crimes contre l'humanité » ; il s'agit exclusivement
des crimes qui, en 1945-46, avaient été tenus pour
acquis (mais non prouvés) par le Tribunal militaire international
de Nuremberg. En ses articles 19 et 21, le statut de ce tribunal
précisait : « Le Tribunal ne sera pas lié
par les règles techniques relatives à l'administration
des preuves []. Le Tribunal n'exigera pas que soit rapportée
la preuve de faits de notoriété publique mais les
tiendra pour acquis. » Le même article 21 interdisait
la contestation des conclusions de tout rapport des commissions
des crimes de guerre. En conséquence, les accusés
et leurs avocats n'eurent pas le droit de contester, par exemple,
les deux rapports soviétiques portant, l'un sur Auschwitz
(URSS-009), décrit comme un camp d'extermination nazi,
et l'autre sur Katyn (URSS-054), présenté comme
un haut lieu de la barbarie nazie.
Par l'effet de la loi Fabius-Gayssot, avatar de ce qu'on pourrait
appeler l'ukase de Nuremberg, on a donc soudain institué,
en 1990, au pays de Voltaire, une vérité historique
officielle ayant désormais force de loi. Cette loi impose
de strictes limites à la liberté de recherche qui,
à la différence de la liberté d'expression,
ne devrait pas souffrir de limites. Enfin, cette loi ligote les
magistrats.
Le 22 janvier 2003, à l'initiative d'un juge d'application
des peines (Christophe Trillou) et à la requête d'une
procureuse (Christiane Poli, épouse Dauchelle), trois magistrats
lyonnais (Jean-Marc Beurton, Jean-Paul Bourjade et Pierre Goudard)
ont, de cette loi, donné une nouvelle lecture. Ils ont
donné à croire que la loi Fabius-Gayssot réprimait
en propres termes « le mensonge historique » (et non
la simple contestation). Ils ont précisé que Jean
Plantin, en reposant le problème physico-chimique des chambres
à gaz, problème auquel aucun historien orthodoxe
n'a jusqu'ici encore répondu, se faisait le défenseur
d'un « mensonge historique ».
Ils ont innové en trois points : d'abord, dans le texte
de la loi ils ont mis dans la bouche du législateur des
mots de leur propre invention ; ensuite, alors que la loi ne leur
en demandait certes pas tant, ils se sont faits juges de l'Histoire
; enfin, ils envoient l'hérétique en prison pour
six mois ferme (le cas d'Alain Guionnet semble différent).
A Jean Plantin on a retiré ses diplômes universitaires,
puis son emploi d'éditeur. On l'a abreuvé d'outrages
et de sottises (la dernière veut qu'il ait quitté
le tribunal dans le coffre d'une Mercedes !). Il n'avait pas d'avocat
et son dernier procès a duré quinze minutes en tout.
Son commentaire : « Moi, en prison ? Qu'est-ce que cela
va changer ? On n'aura toujours pas répondu aux révisionnistes
! »
Le crime de J. Plantin est de nature purement intellectuelle.
En mars 1999, dans la revue savante Akribeia, publication
aujourd'hui disparue sous les coups de la répression, J.
Plantin a imprimé un article et des notes de lecture où
se trouve contestée la version juive de l'histoire de la
déportation. Contrairement à ce que prétendent
ceux qui n'ont pas lu les révisionnistes, il n'a jamais
mis en doute la réalité aussi bien des déportations
ou des camps de concentration que des fours crématoires
(où l'on brûlait les cadavres, en particulier ceux
des victimes du typhus et d'autres épidémies). Simplement,
après Churchill, de Gaulle, Eisenhower, le pape Pie XII,
les responsables du Comité international de la Croix-Rouge,
et comme bien d'autres encore qui se sont abstenus de mentionner
ou d'affirmer l'existence de ces prodigieux abattoirs chimiques,
il soutient, pour sa part, ne pas avoir vu de preuves convaincantes
de l'existence de chambres à gaz d'exécution qui
auraient défié toutes les lois connues de la physique
et de la chimie.
Il est devenu pleinement révisionniste.
A Lyon, Me Alain Jakubowicz a multiplié les déclarations
les plus virulentes contre les révisionnistes en général
et contre J. Plantin en particulier. Au terme de féroces
campagnes de presse à sens unique, les universités
Lyon III et Lyon II ont été contraintes de retirer
à l'hérétique ses diplômes universitaires
respectivement onze ans et neuf ans après leur obtention.
Cela ne s'était jamais vu dans l'histoire de l'université
française.
Aujourd'hui donc, un homme de 37 ans, dépouillé
de ses diplômes, interdit d'exercer sa profession, sans
argent, privé d'accès à ces médias
qui impunément l'abreuvent d'outrages, va se retrouver
en prison au premier coup de sifflet d'un procureur lyonnais car,
en la circonstance, l'appel n'est malheureusement pas suspensif.
Dans tous les cas, il est à craindre que J. Plantin ne
soit un jour victime des représailles physiques que semble
annoncer l'avocat Arno Klarsfeld.
Dans la nuit du 18 au 19 janvier, lors de l'émission de
Thierry Ardisson Tout le monde en parle (France 2), les
téléspectateurs ont pu voir A. Klarsfeld jeter le
contenu d'un verre d'eau sur Robert Ménard et ont pu l'entendre
proférer des menaces de mort contre ceux qu'il appelle
« les négationnistes ».
Il faut dire que R. Ménard, fondateur et actuel responsable
de Reporters sans frontières, et sa femme, Emmanuelle Duverger,
juriste et responsable de la justice internationale à la
Fédération internationale des ligues des droits
de l'homme, viennent de publier, aux éditions Albin Michel,
La Censure des bien-pensants. Intitulé « Faurisson
doit pouvoir s'exprimer », un chapitre du livre s'ouvre
sur les mots suivants : « Les révisionnistes ont
raison. Ils font l'objet d'une véritable chasse aux sorcières,
victimes de ce qu'il faut bien appeler une police de la pensée,
un détournement du droit. »
Les deux auteurs parlent également de « chasse
à l'homme ». Ils tiennent la loi antirévisionniste
pour une « ânerie » et pour «
un texte inique, indigne d'une démocratie ».
Ils écrivent encore : « Ras-le-bol du "devoir
de mémoire", des commémorations, des bons sentiments
dégoulinants. » Ils regrettent de n'avoir pas
plus tôt « volé au secours des révisionnistes
quand ils ont été condamnés au nom de cette
loi ». Les deux auteurs estiment pourtant que les propos
tenus par les révisionnistes sont « blessants
» et que leurs affirmations sont « contredites
par tout ce que l'on sait aujourd'hui de la Solution finale ».
A. Klarsfeld a d'abord interrompu R. Ménard, puis l'a empêché de développer son argumentation ; enfin, il lui a jeté le contenu d'un verre d'eau et a déclaré : « Ça me titillait. » Préméditant son geste, il avait empli son verre avec l'eau du verre de sa voisine. R. Ménard est resté digne. A la fin, T. Ardisson a demandé à A. Klarsfeld ce qu'il pensait de l'opinion récemment exprimée en particulier par Guy Sorman, intellectuel juif français, selon lequel l'Etat d'Israël pourrait disparaître et ne constituer, somme toute, qu'une parenthèse dans l'histoire du peuple juif. Le jeteur d'eau a répondu que, dans ce cas, « sans doute les juifs s'organiseraient pour éliminer les négationnistes ».
Le jeune avocat est le fils de
Serge et Beate Klarsfeld qui, tous deux, ont à leur actif
nombre de violences physiques, parfois très graves, contre
les personnes ou les biens de ceux qu'ils ont pris en chasse.
Ils font également l'apologie de ce genre de violences.
En septembre 1989, Beate Klarsfeld avait trouvé «
normale » l'agression où, sans l'intervention
d'une personne, j'aurais pu laisser la vie. Serge Klarsfeld, lui,
avait jugé cette même agression « naturelle
et normale ».
Sur la chaîne de télévision LCI, Patrick Buisson
anime une émission intitulée Un livre, un débat.
Ce 12 janvier a été retransmise l'émission
consacrée à La Censure des bien-pensants.
Y participaient, à côté de Robert Ménard,
Chantal Delsol, épouse de Charles Millon et professeur
de philosophie à l'Université de Marnes-la-Vallée,
ainsi que Catherine Tasca, qui, en 1990, avait signé la
loi Fabius-Gayssot, en qualité de ministre délégué
auprès du ministre de la culture, chargé de la communication.
Poussée dans ses retranchements, cette dernière
a fini par se déclarer en faveur de l'abrogation de la
loi qu'elle avait signée. Sur un ton mesuré et avec
l'éloquence du cur, C. Delsol a dénoncé le
sort fait au « professeur Faurisson » à
qui on refuse tout débat. Pour elle, rien que le fait de
prononcer le nom du professeur suscite des réactions aberrantes.
Le « négationnisme » de Faurisson, a-t-elle
expliqué, est abhorré mais celui de Stéphane
Courtois (qui révise l'histoire, autrefois intouchable,
du communisme) est admis. En France, il n'y a pas de censure mais
des censeurs. La République française est plus celle
de 1793 que celle de 1789. Heureusement, a-t-elle conclu, à
certains signes, on peut espérer que la liberté
de pensée et de recherche va reprendre ses droits.
Au nombre de ces signes on pourrait compter la déconvenue
des organisations juives et autres qui, dans l'affaire du Quid,
n'ont pour l'instant obtenu qu'une satisfaction tout à
fait partielle. Par le scandale qu'elles ont cru devoir créer
autour de deux lignes de cette encyclopédie, elles ont
attiré l'attention générale sur l'extrême
fantaisie avec laquelle des historiens réputés sérieux
ont déterminé le nombre des morts d'Auschwitz. Nous
trouvons au plus haut le chiffre de 9 000 000 de victimes (Henri
Michel et Olga Wormser-Migot dans Nuit et Brouillard, film
documentaire qu'on montre obligatoirement à tous les enfants
de France) et, au plus bas, celui de 630 000 à 710 000
(1). Le Quid rapportait mon estimation du nombre des morts
sous la forme suivante : « Faurisson ("révisionniste")
: 150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, la plupart morts
du typhus) » (2).
Toujours plus exigeante et sourcilleuse, la police juive de la
pensée se rend de plus en plus insupportable.
(1) En fait, l'estimation aujourd'hui
la plus basse pour les tenants de l'histoire officielle est devenue
celle de Fritjof Mayer : 510 000 morts (revue historique Osteuropa,
mai 2002, p. 631-641).).
(2) Rappelons que le complexe d'Auschwitz (mai 1940 - janvier
1945) regroupait à la fin un ensemble de trente-neuf camps.
2 février 2003
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