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Notes du chapitre III du Discours de la dernière chance, de P.Rassinier, 1953




1. Ceci a été écrit au début de l'année 1952. Depuis, nous avons atteint le niveau Inévitable des 2.000 milliards normaux. Nous allons le dépasser et après avoir souffert de la politique de restriction, notre économie va souffrir de la politique de prolifération.

2. C'est ce qui est arrivé entre le début et la fin de l'année 1952.,

3. D'où impossibilité de les faire baisser par des mesures prises uniquement dans le cadre national. Les mesures prises dans ce sens n'aboutissent qu'à la hausse des prix en deux temps : 1° Après la hausse des prix sur le marché mondial ; 2° après la hausse des salaires consécutive. C'est pourquoi les salaires n'arrivent jamais à rattraper les prix.

4. En fait l'Amérique commande les prix sur le marché mondial - on l'a vu avec la guerre de Corée, où son comportement les a fait monter dabord, puis baisser ensulte, en attendant que...

5. Hauts salaires et bas prix.­ Si je ne m'abuse, c'esst Marx qui, le premier et à l'étonnement général, avança cette Idée qu'il n'y avait de chances d'obtenir des prix bas qu'à la condition de pratiquer une politique de haute salaires. Je ne sais pas s'il l'avança sous cette forme, et je ne sais plus où. Pou Importe d'ailleurs.

Sur la plan de la spéculation intellectuelle, il n'est que de réfléchir un instant pour s'en convaincre. D'abord, l'ouvrier est comme la machine : de même que plus on met de charbon dans une locomotive ou d'essence dans un moteur plus on augmente les possibilités de rendement de l'une et de l'autre, mieux on alimente l'ouvrier, plus on augmente ses capacités de production. Or, il n'est pas besoin de démontrer que, dans toute entreprise, le rendement est le facteur essentiel de la diminution ou de l'augmentation des prix de revient. Il n'est pas non plus besoin de démontrer que, dans un régime dont les échanges sont régis par les lois de la concurrence, plus la production, fonction du rendement, est grande, plus les détenteurs de richesses, en concurrence les une contre les autres, vivent dans une conjoncture d'obligation à l'écoulement, qui les force à la baisse au détriment du profit. Leu hauts salaires, facteurs de baisse, sont donc en même temps un double facteur de limitation du profit : à la production même et à, la consommation: Il n'entre pas dans mon propos de démontrer que les classes dirigeantes n'ont jamais échappé aux effets bienheureux des hauts salaires que par la guerre moyennant quoi elles ont pu continuer à nous Imposer les effets désastreux des prix très hauts.

Sur le plan expérimental, l'exemple des États-Unis est probant: voilà un capitalisme qui est devenu la plus puissant du monde ­ provisoirement ou non - en cinquante ans, par la politique des hauts salaires.

6. L'intervenlion de l'État. Elle a pour conséquence la raréfaction des marchés, en période de pénurie comme en période d'abondance. En période de pénurie, on la justifie en prétextant que les marchandises étant rares, ceux qui les détiennent pratiquent des prix très hauts. AIors, on taxe et on réquisitionne. Mais, d'une part, il faut un appareil spécial (le contrôle économique), dont les frais de personnel et autres se répercutent sur le prix des marchandises sous la forme de l'impôt. De l'autre, l'appareil économique de l'État étant plus fort et mieux organisé que son appareil politique, la taxe et la réquisition entraînent le marché noir vers lequel les marchandises, raréfiées par l'intervention de l'État, fuient à un cours très élevé. Il s'ensuit qu'à la taxe pratiquée à un prix honnête et en rapport avec les. salaires, rien ou presque n'est à vendre sur le marché contingenté, et qu'au marché libre on trouve tout ce qu'on veut, à des prix inabordables pour les salaires,

En période d'abondance, l'État est l'acheteur qui dispose du plus grand pouvoir d'achat. Il Intervient au titre de demandeur et il fait monter les cours : on le voit pour l'alcool, pour la betterave et pour le vin. Mais, cette fois, c'est intentionnellement et dans l'intérêt des détenteurs de richesses consommables dont Il est le mandataire.

Je passe sur les Interventions de l'État, qui visent à légiférer en matière de salaires. Pendant la période de pénurie, elles avaient pour résultat le blocage des salaires - dans le but, disait-on, de faire baisser les prix, ce qui était un non-sens sans toucher aux prix autrement que par des moyens dérisoires comme l'étiquetage. En période d'abondance, elles visent au même but, on vient de le voir dans la discussion des conventions collectives et dans les grèves.

Comment en seraIt-il autrement d'ailleurs, l'État reposant sur la division des sociétés en classes et n'étant jamais, en pratique et par définition, autre chose entre les mains des classes dlrigeantes, que l'instrument d'asservissement des classes dirigées ?


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