AAARGH
[1] : Op. cit. p. 260-261. On ne peut manquer d'être frappé par le fait que, ces comités qui empruntent « l'accent, le vocabulaire de la droite traditionnelle » - et aussi sans doute son programme ! - François Fetjö les qualifie quand même… « révolutionnaires » ! Les mots soulignés le sont évidemment par moi. - P.R.
[2] Op. cit. p. 264. Les mots soulignés le sont aussi pas moi. - P.R.
[3] Mignolet et Storz, Paris (1935). (…)
[4] Un des premiers anarchistes français. Théoricien du « non-concours » (désobéissance passive). Publia en 1848 Le Manifeste de l'Anarchie dans son journal qu'il intitulait Le journal de l'Ordre et dont le thème central était que l'anarchie c'était l'ordre. En octobre 1955, Les Cahiers de Contre-Courant ont republié Le Manifeste de l'Anarchie de Bellegarrigue.
[5] On sait depuis Albert Mathiez, le rôle joué par Necker dans les événements de 1789 en France. Débarqué à Paris sans un sou, ce Suisse avait, en quelques années, - grâce au mariage d'argent de sa soeur - acquis une fortune considérable et réussi à se faire nommer Directeur du Trésor royal, poste qu'il occupa de 1777 à 1781. Evincé en 1781, il se vengea en faisant appel à l'opinion publique que, par de nombreux libelles, il dressa contre le Pouvoir royal. Rappelé en 1788, il cessa ce genre d'activités, mais, dans l'opinion publique, l'élan était donné. Les lettres de sa fille, Mme de Staël, nous apprennent qu'il eût souvent peur du mouvement qu'il n'avait pas peu contribué à mettre en branle.
[6] Lire à ce sujet La guerre froide du pétrole de Pierre Fontaine, Paris, Seghers, 1956.
[7] Les hommes en armes sur le Mont-Sacré, les reste de la plèbe sur l'Aventin.
[8] A l'origine, le mouvement sioniste international voulait rassembler tous les juifs du monde en Palestine pour y créer un État dont le principe fondamental devait être le Kibouts (coopérative de production et de consommation) la propriété individuelle y étant abolie au profit de la propriété collective. Économiquement l'idée ne tenait pas : dans le monde il y a environ 16 millions de juifs et la Palestine n'a qu'une superficie de 20.000 km2, ce qui aurait donné environ 650 h. au km2 sur un pays qui n'en pourra jamais nourrir seulement 50. Dans la pratique, l'État d'Israël existe aujourd'hui et son principe fondamental est la propriété individuelle, les kiboutz n'y représentant que 5 % de l'économie avec interdiction d'en créer de nouveaux. Il reste trois objections : a) le mouvement sioniste est un mouvement ségrégatif en ce qu'il ne fait appel qu'aux juifs ; b) la réalisation de l'idée supposait au départ l'éviction des Arabes donc la guerre ; c) si tous les juifs du monde vont en Palestine, la question de l'espace vital - le Lebensraum de Hitler - se posera pour eux (elle s'est déjà posée puisque les 10.000 km2 qui leur avaient été accordés par l'O.N.U. en 1948 étant insuffisants, ils ont déjà annexé d'autorité le Negev (soit 10.000 autres km2). Mais si, au lieu d'être ségrégatif et racial, le sionisme avait fait appel à tous les hommes de bonne volonté dans la limite des possibilités d'intégration de la Palestine (ou d'un autre pays) et s'il était resté sur ses intentions de donner le kiboutz comme principe fondamental à la société qu'il se proposait de créer, il y avait là aussi une authentique révolution. Et si l'on en juge par les moyens qui ont été mis en oeuvre depuis 1945, une révolution qui n'avait aucune chance de ne pas réussir.
[9] Il ne parlait pas, lui-même, de ses conceptions comme d'un « système », d'une « doctrine », ou d'une « théorie », mais de ses « vues ». Ces vues, il les a résumées dans un ouvrage paru en Angleterre en 1816 sous le titre New view of society. On sacrifiera avec profit quelques instants à l'étude que lui a consacrée Maurice Dommanget dans la collection « Les grands réformateurs socialistes » (Sudel, 1956).