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Les responsables de la seconde guerre mondiale

Paul Rassinier

1967

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TABLE DES MATIÈRES

 

 

DÉCLARATION D'INTENTION [9]

PREMIÈRE PARTIE : LE TRAITÉ DE VERSAILLES

L'ALLEMAGNE HITLÉRIENNE ET LE DÉSARMEMENT GÉNÉRAL

 

Chapitre I. - LE TRAITÉ DE VERSAILLES ET L'ACCESSION DE HITLER AU POUVOIR EN ALLEMAGNE [17]

1. - Les élections du 14 septembre 1930 [17]

2. - Les élections présidentielles [25]

3. - Les élections du 31 juillet et du 6 novembre 1932 [31]

4. - Hitler Chancelier [40]

Chapitre II. - LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE HITLER [49]

1. - Du Traité de Versailles au désarmement allemand [49]

2. - La France contre le désarmement général [55]

3. - Hitler propose le désarmement général [64]

4. - Le relèvement économique de l'Allemagne [71]

5. - La politique du président Roosevelt [73]

6. - La note Barthou du 17 avril 1934 [79]

Chapitre III. - VERS LA GUERRE [85]

1. - La course aux armements [85]

2. - L'Angleterre se rapproche de l'Allemagne. [93]

3. - Le pacte franco-soviétique. [101]

Chapitre IV. - LA QUESTION JUIVE [114]

1. - Hitler et les Juifs [114]

2. - Les lois raciales de septembre 1935. [119]

3. - La conférence d'Évian. [121]

4. - La nuit de cristal. [123]

***

DEUXIEME PARTIE : ENTRE LA GUERRE ET LA PAIX

L'ANNÉE 1938 [133]

Chapitre V. - L'ANSCHLUSS [139]

1- La mission de l'Autriche, pays allemand.

2. - L'Autriche et le national-socialisme.e [145]

3. - Des polémistes sans scrupules. [152]

Chapitre VI. - LES SUDETES [156]

1. - Un puzzle de minorités [156]

2. - Hitler et le problème tchécoslovaque. [161]

3. - Le combat de Chamberlain pour la paix. [170]

4. - Les accords de Munich. [180]

LE MOT DE LA FIN [189]

***

TROISIEME PARTIE : VERS LA GUERRE

Chapitre VII. - LE DÉMEMBREMENT DE LA TCHÉCOSLOVAQUIE [197]

1. - Au lendemain de Munich [197]

2. - Les Tchèques violent les accords de Munich [204]

3. - Le revirement polonais [211]

4. - Intervention de Pie XII [222]

5. - Le Pacte germano-soviétique [229]

Chapitre VIII. - CALENDRIER DES DERNIERS JOURS DE LA PAIX [243]

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DU MEME AUTEUR


Aux Editions Bressanes .

PASSAGE DE LA LIGNE, Editions originales des deux ouvrages qui, 1948, épuisé. dans la suite, ont été rassemblés dans Le Mensonge d'Ulysse, plusieurs fois réédité 1950, épuisé depuis.

Aux Editions de La Voix de La Paix

LE DISCOURS DE LA DERNIÈRE CHANCE (Introduction à une doctrine de la paix), 1953.

A Contre-Courant :

LE PARLEMENT AUX MAINS DES BANQUES, 1955.

A l'Amitié par le livre :

CANDASSE OU LE HUITIÈME PÉCHÉ CAPITAL (Une histoire d'outre-temps),

1955.

A la Librairie française :

ULYSSE TRAHI PAR LES SIENS, 1961. LE MENSONGE D'ULYSSE, 5e édition. 1961.

A Défense de l'Homme :

L'ÉQUIVOQUE RÉVOLUTIONNAIRE, 1962.

Aux Sept Couleurs :

LE VÉRITABLE PROCÈS EICHMANN OU LES VAINQUEURS INCORRIGIBLES. 1962.

LE DRAME DES JUIFS EUROPÉENS, 1964.

A la Table Ronde .

L'OPÉRATION « VICAIRE »

Traduits à l'étranger

En allemand, en espagnol, en italien et, en cours de traduction, en anglais :

LE MENSONGE D'ULYSSE.

ULYSSE TRAHI PAR LES SIENS.

LE VÉRITABLE PIROCES EICHMANN OU LES VAINQUEURS INCORRIGIBLES.

LE DRAME DES JUIFS EUROPÉENS.

L'OPÉRATION C VICAIRE ».

En préparation

HISTOIRE DE L'ÉTAT D'ISRAEL.

PAUL RASSINIER




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LES

RESPONSABLES

DE LA SECONDE

GUERRE MONDIALE







Le mensonge triomphant qui passe...

JEAN JAURÈS.









NOUVELLES EDITIONS LATINES

1, rue Palatine - PARIS (VIe)

(© 1967 by Nouvelles Éditions Latines, Paris)

ISBN: 2-7233-0434-5

0 toi historien, qui d'encre non menteuse

Écris de notre temps l'histoire monstrueuse,

Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,

Afin qu'en te lisant ils pleurent notre mal

Et qu'ils prennent exemple aux péchés de leurs pères

De peur de tomber en de pareilles misères.

RONSARD. (Discours sur les misères de ce temps à la reine Catherine de Médicis.)


« Dans la détermination de la responsabilité, il n'existe point de domaine plus débattu que celui de la causalité».

Guy RAïSSAC, Secrétaire général de la Haute-Cour de Justice en 1944. (Un combat sans merci : l'Affaire Pétain-de Gaulle, p. 352.)

 

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DÉCLARATION D'INTENTION

 

 

« Je sauverais Juda, si j'étais Jésus-Christ »

VICTOR HUGO (Les châtiments)


L'auteur de cet ouvrage a été un résistant de la première heure. Avec Georges Bidault et deux autres grands honnêtes hommes, le regretté Henri Ribière qui fut Secrétaire de l'Office national des Anciens Combattants et l'humble, mais courageux et trop oublié commandant Lierre, il fut un des fondateurs du Mouvement Libération-Nord. A ce titre, il fut arrêté par la Gestapo en 1943, déporté dans les camps de concentration allemands où il passa dix-neuf mois. Il en est revenu invalide de guerre à 100 % plus cinq degrés, dans l'impossibilité de reprendre son poste dans l'enseignement. Titulaire de la médaille de vermeil de la Reconnaissance française et de la médaille de la Résistance.

Il est aussi un socialiste. Secrétaire général de la Fédération socialiste du Territoire de Belfort pendant une quinzaine d'années, il en a été le député à la seconde Constituante. Dans le Parti socialiste, il appartenait à la tendance pacifiste de Paul Faure, ce qui signifie qu'il était Munichois. Et ce qui explique que les thèses qu'il soutient ne sont ni celles de la Résistance, ni celles du Parti socialiste actuel.

Pour beaucoup de gens, c'est un paradoxe.

Il n'est, en effet, pas facilement accessible que les atroces souffrances qui lui ont été infligées dans les camps de concentration allemands ne retentissent pas sur les spéculations intellectuelles d'un ancien déporté et n'infléchissent pas tous ses raisonnements. En tout premier lieu, l'auteur doit donc dire qu'il est rentré de déportation sans ressentiment contre les hommes. La loi du Talion («oeil pour oeil, [10] dent pour dent... ») est une réaction de primaire, sinon de primitif, et il faut la laisser aux adeptes attardés de l'Ancien Testament.

Combien plus séduisant est le pardon des offenses. L'extraordinaire fortune du Nouveau Testament, tout aussi mythique et d'aussi peu de valeur historique que l'Ancien, lui vient de ce qu'il a fait sa loi fondamentale de cette valeur morale rationnelle qui a ouvert les portes de la fraternité à l'humanité et l'a sortie des ornières de la vengeance et de la haine. Le jour où le pardon des offenses sera la loi fondamentale de notre civilisation, à lui seul il fera toute sa noblesse et il faudra rendre grâce au christianisme, si contestable sur tant d'autres points, de le lui avoir apporté.

Qui ne voit déjà que, si l'on en faisait une application conforme, dès à présent, on en déduirait que ce ne sont pas les hommes qu'il faut maudire, mais les événements que, pauvres d'eux ! ils n'arrivent pas à maîtriser ? En l'occurrence la guerre : c'était la guerre ! Plaignons ceux qui ne comprennent pas cette vérité élémentaire. Laissons-les à leurs réactions d'hommes des cavernes et continuons à aller de l'avant dans le sens de la fraternité humaine.

Il ne faudrait pas gratter très profondément l'écorce du socialisme pour s'apercevoir qu'il est une doctrine relevant d'une philosophie bâtie sur cette toile de fond. Et, si l'on sait que ce sont les Esséniens, à qui l'on doit l'esprit du Nouveau Testament, qui ont fait les premiers essais, connus au monde, d'application pratique de cette doctrine, on ne peut manquer de faire le rapprochement. Beaucoup de bons esprits, d'ailleurs, l'ont fait qui ont prétendu que le Christ avait été « le premier socialiste du monde ».

Le socialisme est, en effet, la doctrine par excellence de la fraternité humaine et c'est par là que, la tirant de principes rationnels, il rejoint le Christianisme qui la tire de ses mythes. Il ne reconnaît pas la division des hommes en classes sociales ou en nations concurrentes : il la subit et veut l'abolir. Par la violence ? L'Anglais Robert Owen (1771-1858), les Français Saint-Simon (1760-1835), Fourrier (1772-1837), Louis Blanc (1811-1882) et tous ces socialistes de cette époque qu'on a, si sottement, dit «utopistes» étaient des pacifiques. C'est Karl Marx, avec sa théorie de [11] la lutte des classes, de la prise du pouvoir sur les barricades et de la dictature du prolétariat, qui a introduit la violence et la haine dans le Socialisme.

Sans doute, Karl Marx n'a-t-il bâti sa théorie qu'au niveau des classes sociales et dans le dessein de lancer les classes pauvres à l'assaut des classes riches : la guerre civile. Au nom du Socialisme, ses héritiers spirituels l'ont étendue aux nations riches et aux nations pauvres : la guerre tout court.

Le Socialisme, pourtant, est étranger à tout cela, aussi bien dans sa philosophie que dans sa doctrine et, en 1914, au prix de sa vie, nul n'a, mieux que Jean Jaurès, fait la preuve qu'il était une doctrine non de lutte mais d'entente entre tous les hommes et tous les peuples. Sur le moment, les socialistes ne l'ont pas suivi : ils sont entrés dans la guerre. Mais, en 1917 (Kienthal et Zimmerwald) beaucoup d'entre eux avaient pris conscience de leur indignité et, en 1919, en se prononçant contre le Traité de Versailles, tous s'inscrivaient de nouveau dans sa foulée.

Dans cette foulée, l'auteur de cet ouvrage est resté.

Il n'a jamais compris et, très vraisemblablement, il ne comprendra jamais qu'à vingt ans d'intervalle le Parti socialiste qui décrétait, en 1919, que le Traité de Versailles « qui 'viole ouvertement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, qui multiplie les nouveaux risques de guerre, qui réduit en esclavage des nations entières, qui s'accompagne enfin de mesures de violence contre tous les mouvements de libération, non seulement en Russie et en Hongrie, mais dans tous les pays de l'ancien Empire habsbourgeois, dans tout l'Ouest et en Allemagne, ne peut à aucun titre recevoir un suffrage socialiste... qu'il doit subir, non pas seulement une révision partielle... mais une transformation complète 1» ait pu décider en 1938, à son Congrès de Royan, qu'il « saurait défendre -l'indépendance nationale et l'indépendance de toutes les nations couvertes par la signature de la France », c'est-à-dire le Traité de Versailles dans les termes mêmes où il avait été conçu et qui ne pouvait, à l'époque, « recevoir à aucun titre, un suffrage socialiste ».

[12]

En 1938, alors que toutes les conditions étaient réunies pour la révision de ce Traité qu'il réclamait en 1919 !

Il serait, d'ailleurs, beaucoup plus juste de dire que l'auteur n'a que trop bien compris : en 1938, comme encore aujourd'hui, ainsi que le souligne Mme Brigitte Gros dans L'Express 2, les Francs-maçons (dont l'élément dynamique est constitué par les Juifs) étaient en majorité au Comité directeur du Parti socialiste parce qu'ils étaient en majorité dans le Parti. Et ce n'est qu'à la faveur de cette circonstance que Léon Blum a pu faire prendre, par un Congrès, - à une faible majorité, il est vrai - cette décision antisocialiste. Pour Léon Blum, il ne s'agissait plus de rechercher la justice entre les nations mais d'abattre Hitler, en raison de sa politique raciale, c'est-à-dire d'une idéologie au surplus totalement étrangère au débat.

Encore aurait-on compris Léon Blum, s'il avait été établi qu'il n'y avait plus aucune discussion possible avec Hitler. Mais, ce n'était pas le cas et, à ce sujet, il n'est pas indifférent de souligner que le Congrès de Royan du Parti socialiste, où il fit prendre cette décision, eut lieu en juin 1938 et qu'en septembre suivant la conférence de Munich fit la preuve qu'il pouvait sortir des compromis très acceptables des conversations qu'on voulait bien avoir avec lui.

Quelques jours après ce trop tristement célèbre Congrès de Royan du Parti socialiste, une conférence internationale qui eut lieu à Évian du 6 au 15 juillet 1938, avait fait la preuve qu'il était possible d'arriver à un compromis très acceptable avec Hitler... même sur les Juifs !

Un des buts de cet ouvrage est de montrer que des possibilités de règlement correct des problèmes européens en débat, par des négociations avec Hitler, ont existé jusqu'au 3 septembre 1939 et de désigner, documents à l'appui, ceux qui ont rendu ces négociations impossibles.

Mais il vise plus haut que les circonstances dans lesquelles ont été déclenchées les hostilités et qui ne sont jamais, comme dans toutes les guerres, qu'un assemblage mal ajusté de prétextes. Il faut prêter à son titre l'intention de mettre en cause toute une politique et de la pré[13]senter sous un jour tout autre que celui sous lequel on nous la présente depuis vingt ans. Il est, par exemple, impensable qu'on ne fasse plus figurer le Traité de Versailles et ceux qui l'ont conçu au premier rang des responsables de la seconde guerre mondiale : tout est venu de là, l'auteur le démontre et l'on conçoit aisément qu'il ait voulu réparer cette omission, d'ailleurs préméditée. L'affaire est bien orchestrée : on passe sous silence les faits gênants et il arrive qu'on l'avoue ingénument. C'est ainsi que, dans le n° 188 d'octobre 1964 du Bulletin de la Société des Professeurs d'histoire et de géographie de l'Enseignement public, un M. René Rémond, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, présente, à l'intention des étudiants d'agrégation, une bibliographie de la guerre de 1939-1945 (p. 100 sq.) et a le front d'ajouter « qu'elle n'est que l'expression d'un choix personnel et d'une subjectivité ». Effectivement, on n'y trouve que ce qui est favorable aux thèses officielles du moment.

Alors, disons-le franchement, ce n'est plus de l'histoire, c'est de la politique et de la pire.

La règle d'or de l'histoire est l'objectivité, non la subjectivité, et il faut rompre avec ces méthodes déshonorantes.

C'est ce que l'auteur a fait. Les documents sur lesquels s'appuie la thèse qu'il soutient ne sont pas l'expression d'un choix : il a cité tous ceux qui se rattachent aux responsabilités de la guerre et qui ont été jusqu'ici rendus publics.

Quoi qu'ils disent et sans en écarter aucun.

Ainsi cet ouvrage reflète-t-il l'état de la question.

P. R.


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