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LA VIEILLE TAUPE

Organe de critique et d'orientation postmessianique

 

B.P. 98, 75224 PARIS cedex 05

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Entretien écrit de Pierre Guillaume
avec Hayat Al Hoayek Attié, éditorialiste à Al Dustour.

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Q. Nous avons entendu prononcer votre nom lors de l'affaire Faurisson, en 1980. Pouvez-vous nous dire: Qu'est ce qu'un révisionniste?

R. Le "Liminaire" du No 1 des Annales d'histoire révisionniste, publiée en avril 1987 s'attachait à répondre précisèment et complétement à cette question. Je n'ai, près de 13 ans plus tard, pas une virgule à changer à cet article. Rien à retrancher, rien à rajouter. Sauf la dernière phrase qui était: "Mais la guerre est finie !". Je pensais encore à l'époque, 42 ans après la deuxième guerre mondiale, qu'il allait devenir possible d'aborder tous les événements de cette guerre en historien, et non plus en partisan ou en propagandiste. Les événements allaient me montrer que je m'étais
trompé sur ce point. J'ai dû au contraire constater que la deuxième guerre mondiale n'est pas du tout finie. Elle continue La lutte contre le "fascisme" continue ! et cette lutte serait une nécessité tellement impérieuse qu'elle entraîne la suppression des libertés démocratiques élémentaires, la suppression de la liberté d'expression, et donc de la liberté de pensée! Comme en temps de guerre, où tout doit être subordonné à la lutte contre l'ennemi. C'est en tout cas ce que l'on nous raconte en France pour justifier la répression et la persécution des non-conformistes.

Un révisionniste actuellement en France c'est tout simplement quelqu'un qui veut faire un travail d'historien, sans préjugé et sans tabou, sur le sort réel des juifs en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. C'est quelqu'un qui est persécuté en France parce qu'il veut savoir si ce que l'on
nous raconte généralement à ce sujet est vrai.

Q. Pouvez-vous nous donner une idée sur ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Faurisson?

Cette affaire empoisonne toute l'atmosphère intellectuelle en France depuis septembre 1978, donc depuis plus de 21 ans, date où elle a éclaté publiquement. Elle commence par une chasse aux sorcières et un appel au lynchage lancée par le journal Libération, et reprise par tous les médiats, contre le professeur Faurisson, professeur de littérature française et spécialiste de l'étude de textes et documents à l'université de Lyon II, parce qu'un journaliste juif avait appris que les travaux et recherches historiques que ce professeur menait parallèlement a son enseignement l'avaient conduit à la conclusion que les chambres à gaz à l'aide desquelles les socialistes-nationaux allemands auraient procédé à "l'extermination de millions de Juifs" étaient un mythe historique.

A cette époque, et en dépit de l'atmosphère de lynchage instaurée par les organisations juives, un débat historique a pu commencer. Le professeur Faurisson a pu répondre à ses diffamateurs jusque dans les colonnes du journal Le Monde notamment. A la stupéfaction générale, il a obtenu l'appui de "gauchistes" notoires (Jean-Gabriel Cohn-Bendit parmi beaucoup d'autres) et d'intellectuels respectés (Noam Chomsky). Toute l'affaire a été portée devant les tribunaux par les organisations juives et a donné lieu à des débats judiciaires très mal rapportés par la presse, mais qui ont, sur de nombreux points et dans l'ensemble, abouti à la confusion des accusateurs de Faurisson. Le professeur, grâce à la qualité exceptionnelle de son travail et de ses dossiers est parvenu à plusieurs reprises à confondre les organisations juives coalisées contre lui. Il a même obtenu, en dépit de l'hostilité de l'appareil judiciaire, plusieurs succès, et jusque devant la Cour de cassation. Mais la presse et les médiats ont toujours fait silence sur ces péripéties. Le procès le plus important, qui portait sur le fond historique de l'affaire s'est déroulé, en première instance puis en appel, de 1979, sur plainte de la LICRA, jusqu'au 26 avril 1983, date à laquelle la première chambre de la cour d'appel de Paris a rendu son arrêt. Cet arrêt, sur le plan intellectuel et historique était une cuisante défaite pour les diffamateurs du professeur, qui n'étaient pas parvenus à apporter une seule preuve de l'existence d'une seule chambre à gaz, mais qui avaient vu tout au contraire s'effondrer une à une toutes les "preuves" qu'ils avaient prétendu opposer au professeur dans ce procès fleuve (400 kilogs de documents apportés par les organisations juives). Mais cet arrêt condamnait, d'ailleurs très légèrement et avec des considérants confus, le professeur, pour avoir adopté des positions "aussi blessantes pour les survivants des persécutions raciales et la déportation qu'outrageantes pour la mémoire des victimes, dont le grand public se trouve incité à méconnaître les souffrances, si ce n'est à les mettre en doute; qu'en outre elles sont évidemment de nature, ainsi que l'a justement relevé le tribunal, à provoquer des réactions passionnelles d'agressivité contre ceux qui se trouvent implicitement accusés de mensonge et d'imposture; [...]"

Q. On ne saurait mieux dire : "Peut-être bien que les chambres à gaz n'ont pas existé, peut-être bien que Faurisson a raison, peut-être bien que les organisations juives ont été complètement incapables de prouver le contraire, mais ces positions leur font de la peine et leur nuisent, et c'est pour cela que finalement nous vous condamnons!"

On pouvait raisonnablement espérer que cet arrêt, de par ses ambiguïtés mêmes constituerait le point de départ d'une réflexion et l'amorce d'un débat historique chez les intellectuels. C'est le contraire qui s'est produit. Les médiats unanimes ont proclamé que la Cour avait condamné les thèses du professeur et les organisations juives ont déclenché une campagne permanente de diabolisation des révisionnistes, assimilés au nazisme et au racisme, et la repression a changé de nature, en évitant tout débat d'idée, tout débat historique ou scientifique, mais en cherchant uniquement la destruction économique, sociale et politique des révisionnistes, en mobilisant la puissance de l'État. Une multitude de procès annexes ont abouti en pratique à retirer aux révisionnistes leurs droits élémentaires, et notamment le droit de réponse dans la presse. Plusieurs professeurs, soupçonnés de révisionnisme ont été révoqués par voie administrative (affaire Notin, affaire Reynouard, affaire Adam, affaire Berger, etc), un climat de chasse aux sorcières s'est installé dans l'Education Nationale, le détournement de la loi sur les publications destinées à la jeunesse et sur les publications d'origine étrangère ont permis l'instauration d'une censure administrative de fait. Parallèlement, les organisations sionistes développaient contre les éditeurs et les librairies une politique d'intimidation puis de terreur pour empêcher la diffusion des travaux des historiens révisionnistes. Toute cette activité pour empêcher l'instauration d'un débat raisonnable culminait dans le vote par le parlement d'une loi qui instituait l'"Holocauste" et les chambres à gaz en dogme républicain, la loi Fabius-Gayssot à l'aide de laquelle on condamne maintenant automatiquement tout travail historique qui n'est pas conforme aux croyances des organisations juives.

Au fil de ces années nous avons assisté à la domestication de tout un peuple, le peuple français, par la religion de l'holocauste, qui se régénère régulièrement dans les grandes cérémonies sacrificielles spectaculaires-marchandes que sont les procès des "criminels contre l'humanité" ou des "négationnistes", et la commémoration médiatique institutionnelle et permanente de la "Shoah", à l'aide desquels la communauté juive reconstitue son unité mythique dans la mise à mort symbolique du blasphémateur.

Cette situation, qui n'est pas sans rappeler la passion et la crucifixion du Christ, à l'instigation du Grand Sanhédrin, dans la Palestine occupée par les Romains, semble devoir se reproduire de plus en plus fréquemment et de plus en plus intensément, deux mille ans plus tard, à l'échelle de la
terre entière.

Q. Que devient actuellement le professeur Faurisson?

Le professeur Faurisson, comme les autres révisionnistes actifs, survit dans la situation approximative où se trouvaient les dissidents en Union Soviétique, avant la chute du capitalisme bureaucratique d'Etat au profit du capitalisme libéral-mafieux. Il ne peut s'exprimer dans aucun médiat, et en est réduit aux publications confidentielles, sous la menace permanente de procès au titre de la loi Fabius-Gayssot, et d'agressions physiques plus ou moins graves de la part des zélotes sionistes. Après avoir été suspendu de fait, pendant plusieurs années, de son enseignement, il est maintenant à la retraite. Il touche sa pension de retraite, régulièrement amputée de sommes qu'il doit verser à titre d'amendes à l'Etat, ou de dommages à des organisations juives.

Q. Avant cette affaire, étiez-vous actif dans le courant révisionniste?

Avant l'éclatement public de l'affaire Faurisson en 1978, j'ignorais complètement l'existence d'un courant révisionniste, qui, bien qu'extrêmement faible, existait à l'échelle mondiale. Plus exactement, ce sont les articles de Pierre Viansson-Ponté dans Le Monde du 17-18 juillet 1977, consacrés à la dénonciation de la diffusion de la traduction française d'une brochure de Richard Harwood intitulée Did six millions Really Die ? (Six millions sont-ils réellement mort ?), qui me fit découvrir que l'oeuvre de Paul Rassinier n'était pas restée totalement sans postérité.

Ce n'est qu'après avoir rencontré Faurisson que je découvris l'existence du courant révisionniste dans sa totalité et que je pus me faire une idée d'ensemble. Mais j'avais pour ma part découvert, dans le courant de l'année 1967, l'existence et progressivement l'oeuvre du militant pacifiste, déporté-résistant, Paul Rassinier, et d'abord son livre absolument fondamental pour comprendre toute l'affaire : Le Mensonge d'Ulysse. J'animais à l'époque la librairie La Vieille Taupe, consacrée passionnément à la promotion du mouvement ouvrier révolutionnaire antiléniniste. Nous nous revendiquions de Karl Marx et des courants dits ultra-gauche, illustrés en France par la revue Socialisme ou Barbarie, à laquelle participèrent des personnalités comme Jean-François Lyotard, Cornélius Castoriadis, Pierre Souyri, Daniel Mothé, Claude Lefort, PhilippeGuillaume et par L'Internationale Situationniste dans laquelle Guy Debord, qui m'avait aidé à créer la librairie puis s'en était détaché, avait joué un rôle central.

La lecture du Mensonge d'Ulysse m'avait bouleversé, et immédiatement convaincu pour l'essentiel, même si je me suis acharné pendant plusieurs années à vérifier sans relâche. J'ai progressivement intéressé tout le groupe informel et militant qui fonctionnait autour de la Vieille Taupe à l'oeuvre de Rassinier, et au cours des années 71-72 tout le groupe s'est progressivement persuadé de la valeur et de l'importance des travaux de Rassinier. Mais nous ignorions tout de l'existence d'autres révisionnistes dans le monde. Quand l'affaire Faurisson a éclaté, Faurisson était pratiquement un homme seul, et les organisations juives s'apprêtaient à ne faire qu'une bouchée du trublion. C'est la Vieille Taupe et son réseau de relations qui assuma immédiatement l'essentiel de la résistance, avec une grande efficacité, même si la plupart des combattants de l'époque ont finalement abandonné un combat épuisant, et pour certain lamentablement trahi et capitulé. J'ai souvent pensé à ce mot de Trotsky : "La révolution est une grande dévoreuse d'hommes et de caractères".

Q. Qu'en est-il advenu de la Vieille Taupe?

La Vieille Taupe a été successivement une librairie, une maison d'édition, puis à nouveau une librairie. C'est actuellement une revue confidentielle qui parait épisodiquement. Cela a toujours été un très petit groupe informel d'hommes irréductiblement attachés à la défense de certains principes. Tant qu'il subsistera dans l'humanité un mouvement de résistance à la domestication, la Vieille Taupe est indestructible.

Q. Cinquante-cinq ans ont passé depuis Nuremberg. Ne serait-il pas mieux de fermer le dossier ?

En tant que dossier historique, soumis au libre débat et à la réflexion, le dossier de la deuxième guerre mondiale restera et doit rester éternellement ouvert. Ce qui est intolérable c'est la tentative de traiter ce dossier comme un dossier d'actualité toujours recommencée. Il s'agit là d'une véritable
pathologie de l'esprit.

Q. Avec Garaudy, ce n'est pas seulement Nuremberg qui a été révisé, mais toute l'histoire des prétentions juives, et l'influence du lobby juif en France a été dévoilée. Est-ce nouveau? Est-ce la raison de l'écho retentissant du livre? En tant qu'éditeur, étes-vous d'accord avec ses analyses et conclusions?

Les Mythes fondateurs de la politique israélienne constitue effectivement une excellente synthèse et une réflexion globale sur le phénomène sioniste. Je partage à peu près complètement les vues de l'auteur sur ce sujet. Mais sur aucun plan Garaudy n'a prétendu faire oeuvre de novateur. Il cite d'ailleurs presque à chaque phrase ses sources. Il avait d'ailleurs développé la plupart de ces thèses dans un livre antérieur, dont les sionistes étaient pratiquement parvenus à empêcher la diffusion en intimidant les libraires et en acculant l'éditeur à la faillite : Palestine, terre des messages divins. La véritable nouveauté des Mythes fondateurs, c'est d'avoir rajouté un chapitre explicitement consacré au révisionnisme de la deuxième guerre mondiale, et d'avoir ainsi transgressé un tabou. Dans ce chapitre, au contraire des autres, il n'a pas cité toutes ses sources, et notamment les travaux du professeur Faurisson, tellement diabolisé par les médiats, parce qu'il nous avait semblé préférable de donner les arguments révisionnistes en eux-mêmes, à un nouveau public, qui ignorait tout du sujet mais nourrissait toute sorte de préjugés qu'il fallait contourner. Mais toutes les personnes informées pouvaient parfaitement comprendre ce qui était en jeu. D'ailleurs, le seul fait de publier la première édition dans la revue La Vieille Taupe constituait de la part de Roger Garaudy une prise de position explicite en faveur des thèses révisionnistes, car je ne suis justement pas un éditeur comme les autres. Je ne suis devenu éditeur que parce qu'il était impossible de publier nulle
part ailleur des ouvrages d'histoire révisioniste, et Roger Garaudy s'est adressé à la Vieille Taupe après avoir constaté qu'en dépit de sa notoriété, tous ses éditeurs habituels refusaient.

Q. Intellectuellement, politiquement et économiquement, quel est le poids du lobby juif en France, et son influence?

Il faudrait d'abord distinguer entre ce que l'on peut appeler un lobby juif (c'est à dire une structure organisée précisément pour exercer une influence à la foi explicite et occulte sur les plans intellectuels, politiques et économiques) la communauté juive organisée, et l'ensemble des juifs. Ces notions ne sont pas identiques. Ces questions ont donné lieu à des polémiques homériques, qui me paraissent parfaitement stériles. Dés qu'un auteur attribue une influence importante au lobby juif, les juifs (enfin, la petite minorité de zélotes qui parlent en leur nom) hurlent à la provocation et agitent les Protocoles des sages de Sion, en rabâchant que c'est un faux, ce qui est une évidence, mais ne change rien au fait que le lobby juif jouit d'une puissance à la fois explicite et occulte, non négligeable.

Pour ma part, peu m'importe. Peu m'importe que mon médecin soit juif, si je suis bien soigné. Peu m'importe que mon imprimeur soit juif si il imprime bien ce que je lui demande. Je serais très heureux d'un accroissement du poids des intellectuels juifs, si ces intellectuels étaient intellectuellement intéressants, productifs, et si leur influence s'exerçait en faveur de l'ouverture d'esprit, du débat autour d'idées intéressantes. Il est par exemple des domaines scientifiques dans lesquels des juifs jouent un rôle novateur et pionnier, et je m'en réjouis, mais il est des domaines où des juifs monopolisent abusivement les postes stratégiques et stérilisent toute concurrence, et je m'en désole.

Sur le plan spirituel, et sur le plan de la pensée anthropologique et politique, où des penseurs juifs s'étaient acquis un poids considérable par des contributions originales (et leurs contributions sont des acquis pour l'humanité, parce qu'ils participaient à un concert) les penseurs juifs sont
devenus pesants par leur lourdeur et leurs prétentions. Ce que je constate en tout cas, c'est que la communauté juive dans son ensemble s'enfonce apparemment sans résistance, même si c'est à l'initiative d'une petite minorité, dans ce qu'on peut appeler la religion de l'holocauste, et que cela
conduit à exercer une véritable police de la pensée et une emprise de plus en plus totalitaire sur la société française dans son ensemble. La condamnation de Roger Garaudy et de moi-même par la cour d'appel pour la publication d'un livre que personne n'a été en mesure de réfuter sur
aucun point, manifeste le fait que les mythes sionistes sont devenus des mythes partagés par une partie des Français, et imposés par l'appareil d'Etat.

Q. Le sionisme ne cache pas qu'il place Israël au dessus de tout, l'intérêt d'Israël avant l'intérêt de la France, et que l'appartenance ethnique, raciale et religieuse, prime sur l'appartenance patriotique. Comment expliquez-vous la sympathie de l'opinion publique?

L'opinion publique existe-t-elle encore de nos jour ? Est-elle seulement capable de se former ? Dans le fracas tonitruant des médiats peut-il exister une opinion du public qui soit autre chose que le reflet de l'opinion imposée par les médiats, manipulée par les médiats, c'est-à-dire par les pouvoirs. En France le bourrage de crane médiatique en faveur d'Israël, du sionisme, de la "Mémoire" du génocide-holocauste-shoah, ne cesse pas un instant. Qui contrôle les médiats contrôle l'opinion publique. Mais la nécessité d'augmenter régulièrement la dose de propagande, et de recourir à des manipulations de plus en plus élaborée témoigne bien d'un début de réticence et de résistance de la part du public.

Q. Les mythes issus de la deuxième guerre mondiale, rajoutés aux mythes religieux, ont permis au sionisme d'abuser l'Europe pour occuper la terre arabe. A coté du livre de Garaudy, quelles sont les uvres qui démentent les mythes de la deuxième guerre mondiale?

Il existe maintenant une bibliographie considérable d'ouvrages rigoureux et scientifiques qui réfutent, jusque dans le détail, la plupart des mythes de la propagande de guerre des vainqueurs. Pour me limiter aux plus importants, dont nous souhaiterions la traduction en arabe, il y a Le
Mensonge d'Ulysse
de Paul Rassinier, Le Drame des Juifs européens de Paul Rassinier, Les Responsables de la seconde guerre mondiale, de Paul Rassinier. Le Mythe d'Auschwitz de Wilhelm Stäglich. On peut citer également les huit numéros des Annales d'histoire
révisionniste
et les six numéros de la Revue d'histoire révisionniste. Dans cet ensemble, le No 1 des Annales, avec le liminaire et l'article de Carlo Mattogno sur "Le Mythe de l'extermination des Juifs" constitue une excellente introduction. Signalons aussi le livre de Serge Thion Vérité politique ou vérité historique ? La question des chambres à gaz. La brochure de Jurgen Graf, L'holocauste au scaner constitue une excellente synthèse. Elle a fait l'objet d'une édition arabe par Dar Al Mada à Beyrouth. Sur le problème spécifique et particulier de la chambre à gaz il faut noter un travail de recherches scientifiques exceptionnelles qui fait également la synthèse de tous les travaux antérieurs, connu sous le nom de Rapport Rudolf, du nom du jeune ingénieur chimiste allemand qui l'a réalisé. Son titre exact est Rapport d'expertise sur la formation et le contrôle de la présence de composés cyanurés dans les "chambres à gaz" d'Auschwitz. D'autre part, j'ai déposé auprès de la Bibliothèque Nationale à Bagdad, et à la bibliothèque de la Maison de la Sagesse, un exemplaire des Ecrits révisionnistes (1974 - 1998) du Professeur Faurisson. Cet ouvrage de 2000 pages en quatre volumes à été imprimé
en France, où sa diffusion est interdite ! Il regroupe l'ensemble des interventions du professeur durant 24 années face à ses persécuteurs. Il existe aussi bien sûr une énorme bibliographie en allemand, anglais, espagnol, italien, etc. On peut dire qu'aujourd'hui l'essentiel du travail est fait, mais ce travail vit d'une vie clandestine, en quelque sorte. Il est complétement censuré par la quasi totalité des médiats qui contrôlent la circulation des idées en direction du grand public.

Q. A quel point cela est-il admis en Europe et en France?

Sur le plan légal, un certain nombre de ces textes continuent à pouvoir être diffusés en France parce qu'ils ont été édités avant la loi Gayssot. Quand ils sont épuisés, ils ne peuvent pas être réédités. D'autres sont purement et simplement interdits. Dans la pratique ces textes circulent sous le manteau. La plupart des textes révisionnistes sont maintenant disponibles sur Internet, et les organisations juives cherchent par tous les moyens comment parvenir à censurer Internet. C'est en Allemagne que la répression est la plus féroce. La Suisse s'est également jointe à la chasse aux
sorcières révisionnistes en utilisant la loi dite antiraciste. Mais précisément la généralisation et l'aggravation de la répression signalent le formidable développement du révisionnisme, là où les thèses officielles étaient généralement totalement admises, sans être contestées par personne, ou seulement par des individus totalement isolés. Une répression, et une répression féroce, est donc maintenant nécessaire pour maintenir une orthodoxie holocaustique qui était parvenue à s'établir et qui se maintenait toute seule. Une croyance qui a besoin de la répression et de l'appui de
l'appareil d'Etat pour se maintenir est historiquement condamnée. Les organisations juives sentent le danger, et c'est pourquoi elle cherchent à intimider les intellectuels et notament les historiens, mais une réaction commence à se faire jour. Beaucoup d'historiens universitaires commencent à considérer les thèses révisionnistes, même s'ils n'osent pas encore s'exprimer.

Q. Que pensez-vous de ce qu'on appelle le "judéo-christianisme"?

Le judaïsme, le christianisme et l'islam adorent le même Dieu. Il y a donc nécessairement un élément commun entre le judaïsme et le christianisme. Le Christ était d'origine juive. Cela étant dit, la simple lecture de la Bible, plus particulièrement de ce que les juifs appellent la Torah, et les chrétiens le Pentateuque, et la lecture de l'Evangile, ou Nouveau Testament, fait apparaître une rupture radicale entre le message du Christ, message universaliste de paix et d'amour, et les conceptions monoethniques, racistes et exclusivistes qui s'expriment dans la Torah. Les actes des
apôtres font apparaître clairement que le christianisme primitif, apostolique, s'est affirmé dans une rupture avec l'establishment juif de l'époque. Les apôtres font face à la L.I.C.R.A. de l'époque ! C'est le Grand Sanhédrin qui condamne à mort Jésus, considéré comme un blasphémateur, et obtient de Pilate l'exequatur de la sentence. Toute la théologie traditionnelle, les Pères de l'Eglise ont souligné cette rupture radicale. Il n'y a effectivement aucun rapport entre le message du Christ et les conceptions qui s'expriment dans la Torah, où la plus grande gloire d'Israël est le
seul critère moral et où les autres peuples qui résidaient sur la terre "promise" sont voués à l'extermination sacrée ! Dans Les Juges, JHWH punit Israël pour n'avoir pas complètement exterminé ces peuples ! Mais la plupart des chrétiens modernes, et l'Eglise catholique elle-même semblent bien avoir oublié ses origines et sa propre histoire. Dans une large mesure, en Occident, la religion de l'holocauste des Juifs a remplacé la religion de la Passion du Christ. Par une propagande incessante et par un noyautage culturel, les organisations juives sont parvenues à culpabiliser l'occident tout entier. On assiste ainsi à une rejudaïsation du christianisme, et dans une multitude de réunions, sous prétexte de dialogue entre les religions, les chrétiens sont invités à battre leur coulpe et à adopter le point de vue juif. Mais le christianisme constitue, et peut redevenir, un puissant mouvement du résistance au totalitarisme judaïque, à condition de retrouver ses racines spirituelles.

Q. Il y a eu en France un débat entre Jean-Marie Lustiger et les évêques de France. Se déroule-t-il dans ce contexte ?

Je ne suis pas au courant. Mais l'Eglise de France est encore très loin de se poser ces problèmes. Dans l'ensemble l'Eglise est totalement soumise au dogme holocaustique, à la culpabilisation obligée. Elle participe avec zèle à la chasse aux sorcières révisionnistes. Il semble pourtant que certains catholiques, certains prêtres, commencent à se poser des questions. La réaction pourrait être très rapide dés lors que le dogme holocaustique viendrait à être mis en question.

Q. La loi Gayssot. Comment cette loi a-t-elle pu être votée en France? Et comment le pays de la Révolution peut-il avoir voté et peut-il appliquer une loi contre les libertés?

Dés l'instant où la question révisionniste a été posée publiquement par le professeur Faurisson, la censure et la répression ont été les seules réactions constante des organisations juives. Elles ont d'abord utilisé les lois dites antiracistes, en prétendant que ces thèses historiques n'étaient qu'une manifestation d'antisémitisme. Mais les tribunaux ont finalement renaclé. Ils avaient par exemple refusé d'interdire le Mémoire en défense du professeur Faurisson, et les organisations juives ont subi plusieurs échecs judiciaires, qui sont passés inaperçus du grand public du fait du silence des médiats. Elles ont alors utilisé toutes sortes d'expédients tout en préparant une loi muselière. Mais pendant des années elles ne sont pas parvenues à faire voter cette loi, qui a connu de multiples versions. Au printemps 1987, j'avais publié leNo 1 des Annales d'histoire révisionniste, qui avait fait l'objet d'une saisie sous prétexte de trouble à l'ordre public. J'avais porté l'affaire devant les tribunaux et obtenu gain de cause en première instance et en appel. Les organisations juives avait retardé la levée du séquestre en intentant un nouveau procès pénal dans une petite ville de province, à Auch, mais là encore, après de multiples péripéties, j'avais gagné. Les avocats de la LICRA étaient parvenus à faire repousser l'audience qui devait prononcer la levée du séquestre à septembre 1990. Finalement, devant les réticences parlementaires à voter la loi de censure, une tombe dans le cimetière juif de Carpentras était découverte profanée dans des conditions particulièrement choquantes. Cela déclenchait une grande émotion, parfaitement orchestrée par les médiats et par la classe politique, et "dans l'émotion" le Parlement votait la loi liberticide qui permettait de maintenir le séquestre du No 1 des Annales ! C'est autour de cette loi qu'allait s'organiser toute la répression sans plus permettre d'aborder le fond historique de la question devenu tabou légalement.

Il y a bien longtemps que la France n'est plus le pays de la révolution. Il peut le redevenir en prenant la tête de la lutte pour le révisionnisme historique, qui fait actuellement de grands progrès dans les têtes. Mais il faut bien se rendre compte que nous sommes actuellement en France des dissidents, des hors-la-loi, et que nous avons besoin de l'aide des Arabes pour rétablir en France la liberté de pensée.

Q. Maintenant que tout le monde sait que "Carpentras" était une manipulation, n'y a-t-il pas une révision possible de cette loi ? Ne peut-elle pas être abolie?

C'est tout le contraire qui est vrai. En France, à peu près personne n'ose défendre cette loi. Toutes sortes d'intellectuels l'ont dénoncée du bout des lèvres, mais ne font rien en pratique pour l'abolir ou pour aider les révisionnistes. Précisément parce que la manipulation peut-être démontrée, cela mettrait trop d'intérêts en jeu, cela soulèverait trop de voiles, trop de problèmes. L'abolition de cette loi entraînerait immédiatement un raz-de-marée révisionniste. Elle signifierait que nous avons déjà gagné. Tout le monde y pense, mais le malheureux homme politique qui oserait simplement évoquer l'abolition éventuelle de cette loi serait immédiatement dans le collimateur du lobby et verrait se déclencher contre lui toutes sortes d'affaires qui lui feraient bientôt mordre la poussière.

Par contre la loi Gayssot est impuissante contre Internet, et contre la circulation des textes sous le manteau, contre la résistance spirituelle. Nous finirons par ridiculiser cette loi ridicule, et dans cette tâche les Arabes peuvent nous aider.

Q. La Droite. La montée de l'extrême-droite en Europe renforce-t-elle les thèses révisionnistes ? Mais cette droite en rejetant les juifs en tant que tels encourage l'émigration en Palestine.

Les thèses révisionnistes sont des thèses historiques et scientifiques qui demandent à être jugées sur ce terrain seulement. Elles ne sont ni renforcées ni amoindries par la montée de la droite ou de la gauche. Elle n'ont besoin que de la liberté de s'exprimer et d'un climat où le libre débat soit possible. Les Juifs exercent sur l'Europe un véritable magistère spirituel grâce à la religion de l'holocauste, et sont parvenus à créer un climat d'intolérance, de fanatisme et de sectarisme qui constitue le seul obstacle au travail normal de l'historien, et à la prise en compte par les Européens
de leur propre histoire, qu'on veut les obliger à voir à travers des lunettes Koshers.

Ce qu'on qualifie d'extrême-droite ne me paraît dans l'ensemble pas si extrême que cela, sinon dans les discours falsificateurs de ses adversaires. Ce sont, aussi bien en Autriche qu'en France ou en Suisse, des ensembles très composites de gens qui résistent encore au laminage et à la domestication par l'idéologie dominante. Ils font l'objet d'une diabolisation tout à fait exagérée et intéressée. Pour ma part je considère cette montée du vote protestataire, alors que les partis de gauche sont devenus de purs appareils de contrôle et de gestion totalement soumis au système,
comme salutaire.

Mais vous rendez-vous compte que votre question elle-même montre que vous êtes vous-même victime de la propagande de nos ennemis ? Où avez-vous vu que cette droite qualifiée d'extrême rejette les Juifs en tant que tels ? Cette imputation est totalement fausse, et ne figure que dans le
discours des propagandistes sionistes pour galvaniser leurs troupes et justifier les pires excès à l'égard de leurs adversaires. Personne ne rejette les juifs en tant que tels. Par contre un nombre croissant de personnes commencent à prendre conscience de la réalité de cette police juive de la pensée qui est bien en place en Europe, et du totalitarisme idéologique qui s'installe sous couvert de lutte contre le racisme et de "Mémoire de la shoah". Ce ne sont pas les Juifs en tant que tels qui sont rejetés, c'est leur prétention dominatrice. Pour notre part, nous réclamons seulement la possibilité de penser et de nous exprimer librement. Nous demandons le droit de parler librement de tous les sujets comme nous reconnaissons ce droit aux juifs, et nous sommes sûr que le révisionnisme fera des progrès fulgurants, dans la communauté juive elle-même, et que le retour du réalisme et une appréciation plus exacte de leur propre histoire sapera les bases idéologiques des courants les plus fanatiques et sectaires du judaïsme.

Q. Ne pensez-vous pas que la Gauche soit préférable à la Droite pour la cause arabe, surtout palestinienne?

Je crois qu'il s'agit là de la plus funeste illusion que les Arabes ont payée cher, et qui facilite d'autant les manipulations sionistes. Dans tous les cas décisifs, la Gauche tout comme la Droite, sont totalement soumises aux impératifs de la société spectaculaire-marchande, à l'intérieur de laquelle elles jouent leur rôle spectaculaire en gérant des affects idéologiques issus de l'histoire passée, qu'elles récupèrent pour mieux les trahir. Ni la Droite, ni la Gauche ne sont en aucune manière susceptibles de représenter une quelconque résistance au système dominant, donc à la domination mondiale du couple américano-sioniste. Cela dit, le monde est plein d'incertitudes, et du haut de leur toute-puissance, les dominateurs actuels n'en sont pas moins inquiets, et je crois qu'ils ont quelques raisons de l'être. Mais si des forces nouvelles devaient se révéler, susceptibles d'ébranler l'ordre mondial actuel, ces forces se manifesteront en dehors et en opposition totale avec les forces politiques traditionnelles organisées, dites "de Droite", ou dites "de Gauche".

Pour revenir sur ladite "Gauche". C'est elle, successivement avec Mendès-France et Guy Mollet notamment qui a donné la bombe atomique à Israël, mais on pourrait accumuler bien d'autres exemples.

Q. Quel est le poids de votre courant en France ? Avez-vous des filiales européennes?

Notre poids et infime. Notre nombre est dérisoire. Mais dans tous les pays d'Europe, en dépit d'une répression démentielle, des révisionnistes commencent à se manifester.

Ce n'est ni notre poids actuel, ni notre nombre actuel qui compte. (En 1915 le parti bolchévik c'était, d'après Lénine lui-même, une dizaine de personnes qui répondaient de temps en temps au courrier). Ce qui importe, dans le cas du révisionisme historique, c'est de savoir si nous avons
tort ou si nous avons raison : Les chambres à gaz et le génocide des Juifs sont un mythe à l'aide duquel les organisations sionistes ont éberlué le monde entier, et le peuple juif lui-même. Ce mythe est une des sources de la domination étrange du sionisme à l'échelle mondiale.

Si nous avons raison, le parti du révisionnisme est invincible. Et les conséquences sont gigantesques.

Q. Un intérêt commun vous relie aux Arabes. Pourquoi n'avez-vous pas des liens, surtout avec leurs intellectuels, leurs maisons d'édition, leurs instituts culturels, etc. ? Surtout après l'incomparable succès qu'a eu Garaudy.

Cette situation est pour moi un mystère. L'affaire Faurisson a éclaté de puis 21 ans et a fait beaucoup de bruit. Non seulement elle n'a pas suscité grand intérêt chez les Arabes en France, mais on a même vu de jeunes Arabes attaquer des réunions et des conférences de presse révisionnistes. On leur avait dit que nous étions des racistes et des fascistes! Tahar Ben Jelloun à déchainé la haine contre nous dans un article du Nouvel Observateur, et obtenu la fermeture de Radio Tiers-Monde, une radio libre qui me donnait la parole. Lorsque parfois des intellectuels ou des personnalités arabes nous ont félicité pour la qualité de notre travail, leur aprobation est restée discrète et sans suite. Les livres de La Vieille Taupe ont été retirés de la vente en Tunisie, sur pression d'un fonctionnaire juif de l'ambassade de France.

La Vieille Taupe n'a jamais demandé en fait d'aide, qu'une chose : que l'on veuille bien considérer la valeur des recherches historiques révisionnistes. Elle s'est adressé à de nombreux intellectuels arabes, sans résultat. Des livres ont été adressés aux dirigeant palestiniens, et nous savons qu'ils ont été lus. Mais nous savons aussi qu'il a été jugé préférable de ne pas s'engager sur ce terrain-là, pour éviter de susciter la colère des intellectuels juifs et la réprobation des intellectuels occidentaux. Le tabou là aussi fonctionnait bien. Il aura fallu l'affaire Garaudy pour que cette attitude commence à changer. Un accident malheureux (fracture du genoux) ayant empéché Roger Garaudy de ce rendre à Bagdad comme prévu, à un congrès organisé par des Palestiniens à la Beit El Hikma sur "Le renouveau arabe et l'avenir du sionisme" les 9,10 et 11 septembre 1999, j'ai été amené à le remplacer. Ce voyage à Bagdad, toujours soumis au monstrueux embargo de l'ONU, a été pour la première foi, l'occasion de rencontre intellectuellement fructueuse avec des Arabes. Je ne demande pas mieux que cela se poursuive et se développe. En tout cas, puisque nous sommes en Europe confronté à une situation de censure totalitaire, je suis convaincu que les Arabes peuvent jouer un rôle décisif dans la circulation des idées et des textes. Mais c'est hélas un intellectuel palestinien, Edward Saïd, qui, probablement soucieux d'obtenir l'attention des "juifs de gauche", mène à Paris la guerre contre Roger Garaudy, en reprenant à l'égard des thèses révisionnistes les calomnies et les préjugés les plus grossiers.

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Al Dustour, Amman, 3 novembre, 6 novembre 2000.
Mise en ligne sur l'aaargh: 8 avril 2001.


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