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LA VIEILLE TAUPE

Organe de critique et d'orientation postmessianique

 

B.P. 98, 75224 PARIS cedex 05

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Ils réaniment indéfiniment un cadavre!


Ils re-tuent indéfiniment un cadavre...!

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J'ai la plus grande admiration pour Vincent Reynouard et pour le courage et la détermination dont il fait preuve dans la pire adversité. C'est donc avec une grande joie que j'ai reçu le dernier numéro de sa publication intitulée: Le Révisionniste n· 4-5, qui prouvait qu'il était parvenu à "continuer le combat" en dépit des persécutions et des avanies qu'il subit. Et je réfléchissais au moyens de donner à ce numéro la plus large diffusion possible. Ses publications sont toujours intéressantes, riches de travail et de documentation, et donnent à réfléchir, même quand je ne partage pas ses opinions et ses engagements (nationalistes et catholiques, alors que je suis internationaliste, pacifiste et athée). Mais autant l'ensemble du numéro m'avait d'abord paru excellent, autant les pages 51 à 55 m'ont laissé perplexe.

Ces pages, consacrées à un courte présentation d'une conférence organisée le 27 mai 2001 à Trieste par un "parti politique" intitulé Fascismo e Libertà et à la communication faite par un certain Guillaume Fabien à cette conférence, intitulée: Allocution prononcée à Trieste le 27 mai 2001 à la conférence organisée par Fascismo e Libertà [texte revu et amplifié le 3 juin puis le 22 juillet 2001].

La publication de ce texte par Le Révisionniste me parait un succès de... la propagande sioniste! qui annule dans une large mesure les effets positifs d'un texte de Robert Faurisson intitulé: "Ce que Robert Faurisson souhaitait dire à la conférence de Beyrouth", et de tous les autres textes intéressants publiés dans ce numéro.

Contrairement à tous les autres textes publiés, l'allocution de Guillaume Fabien ne contient aucun argument révisionniste, aucune documentation historique qui pourrait donner à réfléchir. C'est, à partir de la proclamation d'un résultat actuel de la recherche historique révisionniste qui fonctionne comme un dogme proclamé ex abrupto : l'imposture que constituerait l'Holocauste, une proclamation de la foi fasciste, raciste et "virile" de l'auteur. Un point c'est tout.

C'est donc non seulement un texte qui ne peut convaincre, ni même troubler, absolument personne. Il n'est susceptible d'intéresser, parmi ceux qui sont déjà entièrement convaincus de la justesse des thèses historiques révisionnistes, que ceux qui partagent entièrement les rêveries racistes, viriles et fascistoïdes de Guillaume Fabien. Il suffira donc à la propagande sioniste, en ses multiples officines, d'organiser habilement la circulation de ce texte pour persuader sans trop de peine, à l'intérieur comme à l'extérieur de la "communauté", que tout le révisionnisme historique est du même tonneau.

Au surplus, cette publication ne manquera pas de garnir les dossiers présentés aux diverses autorités à l'appui d'une demande de répression et de censure du révisionnisme historique, accompagnée de la mise en spectacle d'une "menace fasciste" que la propagande sioniste sait parfaitement créer de toutes pièces.

Loin de nous le désir d'empêcher l'auteur de rêver devant sa glace et loin de nous l'intention de vouloir l'empêcher d'exprimer ses rêveries innocentes où il veut. Mais ses rêveries n'ont absolument rien à voir avec une activité de critique historique révisionniste. Elles en sont l'exact opposé.

Il me semble donc extrêmement naïf de se réjouir de voir un "parti politique" s'emparer de tel ou tel résultat de la critique historique, pour en faire son cheval de bataille.

Certes, les révisionnistes n'ont pas à faire la fine bouche, et les résultats auxquels ils parviennent appartiennent à tous et à toutes, et d'abord à tous ceux qui sont capables de les partager et de les assumer. Les révisionnistes n'ont à participer, ni à la diabolisation exagérée dont sont victimes les vaincus amalgamés de la deuxième guerre mondiale, ni à l'ostracisme à leur égard (d'ailleurs à géométrie variable selon les intérêts du sionisme) que le "politiquement correct1" voudrait imposer. Mais c'est une chose de constater que tel ou tel en vient finalement à apprécier les marrons après que les révisionnistes les aient sortis du feu, c'en est une autre de se réjouir prématurément, et il serait bon de rappeler que le révisionnisme s'oppose à l'institution de tout dogme en histoire et en particulier à l'institution, y compris des résultats auxquels il est parvenu, en dogmes autour desquels de nouvelles configurations politiques pourraient être tentées de s'instituer.

Le révisionnisme réclame la liberté de recherche et la liberté d'expression. Comme l'a affirmé Voltaire, et l'ont rappelé dans des conditions concrètes et dramatiques aussi bien Rosa Luxembourg que Noam Chomsky, la liberté, c'est toujours et nécessairement la liberté de celui qui pense autrement ou cela n'a rigoureusement aucun sens. Les révisionnistes revendiquent donc, sans aucune restriction mentale, la liberté d'expression de leurs ennemis, d'une part, et demandent aux partis politiques et aux pouvoirs, quels qu'ils soient, de laisser la recherche historique entièrement libre.

Ces principes de base étant rappelés, les révisionnistes, comme toute personne censée, ne jugent ni les hommes, ni les partis, ni les institutions sur ce que ces hommes, partis ou institutions disent d'eux-mêmes. Ils cherchent à comprendre et à se documenter, à vérifier.

Fascismo e Libertà. C'est curieux! Le Fascisme historique, qui n'est certainement pas conforme à l'image qu'entend imposer l'antifascisme victorieux, et dont on comprend de ses nostalgiques qu'ils se réjouissent de certains résultats et de la progression de la critique historique, n'a pas fait preuve, à l'égard de ses ennemis, d'un respect excessif de leurs libertés.

On rétorquera, et nous en conviendrons, que leurs ennemis "antifascistes" n'ont pas fait mieux à leur égard. Nous en conclurons que les uns comme les autres se sont, pour le moins, laissés entraîner dans un conflit où la liberté de tous a été bafouée, et les parts de vérités, dont les uns comme les autres étaient plus ou moins porteurs, ont été anéanties. Car, pour un révisionniste, si il ne fait aucun doute que le fascisme réel, historique, n'est nullement conforme à l'image que voudrait en donner, et imposer, l'antifascisme (et en particuliers dans sa version judéo-stalinienne).L'antifascisme réel, historique, n'a pas non plus été conforme à l'image que voudraient promouvoir certains nostalgiques du fascisme.

Ce devrait être justement le travail de l'histoire de promouvoir une image plus nuancée, plus objective, plus conforme aux faits et à la réalité dans sa complexité, et qui s'émancipe des propagandes guerrières réciproques et symétriques. Le point de vue révisionniste, son lieu spécifique d'énonciation, comme disent les universitaires, c'est le point de vue de l'histoire, et le révisionnisme n'existe comme courant spécifique que dans les domaines et sur les sujets de l'histoire humaine où le travail normal de l'histoire ne peut pas s'effectuer normalement et librement, c'est-à-dire les domaines où des tabous et des interdits ont été institués par les puissants du moment.

Le point de vue spécifique des révisionnistes, c'est le point de vue de l'histoire partout où et quand l'histoire est interdite2.

Ce point de vue de l'histoire ne coïncide pas avec le point de vue des vaincus, ni avec leur propagande. Les révisionnistes savent que les vaincus ne sont jamais que des vainqueurs qui ont raté leur coup.

C'est pourquoi: Wait and see! comme disent les British...

Fascisme et Liberté! Pourquoi pas? Depuis le 14 Juillet 1990 la Vieille Taupe fait l'expérience en France de la démocratie sans la liberté. Alors...!

Stalinisme et liberté! Cela vous fait sourire? Vous avez tort! Il y a en Russie des millions de braves gens, qui ne sont pas des monstres, mais qui sont tellement écoeurés du capitalisme maffieux et de la décomposition qui règnent actuellement en Russie qu'ils ont la nostalgie de l'époque stalinienne. Dans leur ignorance ou leurs rêveries, ils assimilent cette époque à une période d'ordre et de grandeur... et cette nostalgie n'est pas diabolisée et criminalisée de façon équivalente. Et pourquoi donc?

D'ailleurs, mutatis mutandis , "Stalinisme et liberté" n'est-il pas le slogan implicite avec lequel le P.C.F espère se vendre aux électeurs? Mieux encore, le stalinisme plus la liberté n'a-t-il pas été la quintessence du programme trotskiste quand on nous expliquait que les bases du socialisme existaient en Russie et que la classe ouvrière devait se faire massacrer pour la défense de l'URSS, puis qu'il suffirait de remplacer la mauvaise direction (stalinienne) par la bonne (trotskiste) pour que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles?

Ces slogans qui ont entraîné des masses considérables dans les impasses criminelles de la guerre et provoqué des millions de morts étaient-ils donc moins mystificateurs? Et la conception de la liberté de la part de Trotski, qu'ont eu à connaître les insurgés de Kronstadt ou les paysans d'Ukraine, était-elle un peu plus ou un peu moins mystificatrice que celle de Mussolini?

Mais maintenant, c'est fini. Promis, juré! Nos slogans politiques (démocratiques) ne sont plus mystificateurs! Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer !

Et c'est ainsi qu'en France, démocratique, on retrouve dans le gouvernement d'un premier ministre trotskiste-démocrate 3, le stalinien-démocrate Gayssot, auteur de la loi qui anéantit la liberté de recherche en histoire et la liberté d'expression, le socialiste-démocrate Fabius, actuellement ministre des finances capitalistes, inspirateur de cette même loi liberticide, flanqué de Jack Lang, qui a, dans une lettre à Jacques Verker du 17 novembre 2000, subrepticement proclamé le dogme républicain de l'"extermination des juifs" 4, cependant qu'il présidait à la révocation honteuse de quelques professeurs de l'Education nationale, et même à l'annulation illégale, et absolument sans précédent en France, de diplômes universitaires!

Et tous voudraient nous faire croire qu'ils sont attachés irréductiblement à la défense... des libertés !

La vérité est que tous ces gens ont besoin de la mise en spectacle du "fascisme" pour essayer de donner une apparence de réalité à leur rhétorique de la liberté. La seule preuve d'attachement à la cause de la liberté qu'ils soient capables de donner, c'est qu'ils luttent contre le "fascisme", censé être destructeur de ces mêmes libertés! Autrement dit, la lutte spectaculaire contre un "fascisme" qu'ils inventent ou qu'ils fabriquent les dispense de respecter les libertés élémentaires, quand elle ne sert pas à justifier leur suppression! "Ils retuent indéfiniment un cadavre qu'il déterrent!"5.

Le nom Fascismo e Libertà est donc, peut-être, un slogan mystificateur, mais certainement pas plus que les autres slogans politiques! N'est-ce pas ?

Ce n'est donc pas cela qui nous tracasse outre mesure.

La seule chose qui doit nous importer c'est, quelle que soit l'idéologie, fascisme, stalinisme, trotskisme ou démocratie6, le degré de liberté réelle laissé à ceux qui ne partagent pas cette idéologie.

Ce qui nous tracasse cependant, c'est l'utilisation abusive et malveillante qui pourrait être faite, de l'allocution de Guillaume Fabien, et de sa publication dans Le Révisionniste.

Ce texte sert la propagande sioniste en ce qu'il donne à voir un "révisionniste", ou prétendu tel, exactement conforme à l'image que les sionistes voudraient donner du révisionnisme historique. Guillaume Fabien est bien tel que les sionistes voudraient que les révisionnistes soient et tel que les sionistes prétendent qu'ils sont. Le quatrième chapitre explicite. Il s'intitule: "Le véritable enjeu du révisionnisme". Il y aurait donc, parallèlement à l'enjeu officiel, explicite, qui est la restauration de l'acribie en histoire, un enjeu, à côté, en-dessus ou en-dessous, qui serait "véritable", et qui serait la restauration de valeurs nationales, raciales, fascistes et "viriles". C'est très précisément l'accusation la plus constante portée par la propagande sioniste: Les révisionnistes ne seraient que des fascistes déguisés, des racistes, des nationalistes, qui font semblant de rechercher la vérité pour mieux assouvir leurs passions honteuses, et par conséquent, leurs arguments ne mériteraient aucune considération.

Il faut bien dire que dans l'ensemble, cet argument (?) terroriste a plutôt bien fonctionné (au sens où il est parvenu au résultat visé qui était d'interdire tout débat, et donc se dispenser de présenter des arguments qui puissent être confrontés). Il a suffi à intimider la plupart des universitaires et le public bien pensant et médiatisé, alors même que l'argument en lui-même est absurde. Pour toute personne qui n'a pas renoncé à sa capacité de discernement, un argument doit être considéré et éventuellement réfuté en lui-même.

Qui ne voit que la réfutation en eux-mêmes des arguments révisionnistes porterait un coup fatal au révisionnisme? C'est donc bien l'incapacité de porter ce coup fatal qui conduit à censurer et diaboliser les libres chercheurs pour dissuader les experts, les historiens et le public de prendre connaissance de leurs travaux.

C'est ainsi que le char triomphant de la propagande antirévisionniste s'avançait sur la route bien balisée et goudronnée de l'antifascisme. Mais en France, Faurisson n'était pas le moins du monde fasciste. et l'intervention de la Vieille Taupe, puis l'intervention successive parmi d'autres, de Serge Thion, de Jean-Gabriel Cohn-Bendit, de Noam Chomsky, de Vincent Monteil, de Claude Karnoouh, de Jean-Louis Tristani, de Jean-Pierre Carasso, de Gabor Tàmàs Rittersporn, de Maurice Di Scuillo, de Jean Beaufret, de Michel de Boüard, et de bien d'autres, de La guerre sociale et des signataires du tract "Notre Royaume est une prison" (octobre 1980) ont abouti au fait qu'il était devenu impossible de soutenir que les révisionnistes étaient des racistes et de fascistes sans passer pour un imbécile ou un fieffé menteur.

Le char de la propagande antirévisionniste dut donc quitter la route bien balisée de l'antifascisme pour tenter d'écraser la taupinière, sur les bas-côté de la route. Il fallu dans un premier temps faire au moins semblant d'avoir effectivement réfuté les arguments révisionnistes, et aborder les questions historiques (Opération Vidal-Naquet, opération Pressac, opération Valérie Fresco, opération Nadine Zigounette) au risque d'aborder le sujet qui fâche et d'y perdre des plumes, avant de retrouver la route goudronnée de l'antifascisme.

Et d'expliquer que ces gens-là, les "négationnistes7", s'ils n'étaient pas tous à proprement parler des racistes et des fascistes, faisaient objectivement le jeu des fascistes, et que cela ne valaient pas mieux. C'étaient au mieux des caractériels dérangés ou des malades8.

Dans l'ensemble, il faut le dire aussi, cette opération n'a pas mal marché non plus, mais l'embardée sur les bas-côtés, en terrain historique accidenté, a été terrible pour les passagers du char. Ils ont été très secoués et en sont encore tout émotionnés. Et puis ils entendent des bruits inquiétants et se demandent si la direction du char n'a pas été gravement faussée et si la mécanique ne va pas les lâcher, maintenant qu'ils sont parvenus à regagner la route après avoir écrasé la taupinière.

A cette époque, la diabolisation antifasciste était parvenue à fonctionner contre la Vieille Taupe alors qu'aucun parti fasciste ne lui avait manifesté le moindre soutien. Dans le même temps un grand effort fut fait dans les médiats pour mettre en scène une menace fasciste et antisémite qui n'existait absolument pas ailleurs que dans l'imagination enfiévrée des sionistes et de multiples montages médiatiques, à l'occasion d'une multitudes d'incidents abusivement exploités et parfois totalement provoqués.

Mais pour bien comprendre l'univers dans lequel nous vivons et mieux apprécier la situation actuelle et ses potentialités, et peut-être relativiser la satisfaction manifestée par Vincent Reynouard de voir enfin un "parti politique" adopter officiellement la thèse centrale du révisionnisme, peut-être serait-il est bon de revenir sur l'histoire récente du révisionnisme et de l'antirévisionnisme en Europe.

Les quelques pavés9 que le déporté pacifiste et résistant Paul Rassinier était parvenu à lancer dans la mare du conformisme antifasciste officiel et triomphant étaient parvenus à troubler beaucoup plus de consciences qu'on ne le croit, mais les vaguelettes et les rides sur le lac du conformisme s'étaient résorbées d'elles-mêmes. Au cours des années soixante, des officines spécialisées recherchaient, sur le marché de l'occasion, rachetaient et détruisaient systématiquement ses livres. Fin des années soixante, quelques publications confidentielles dites d'extrême-droite végétaient, surveillées, infiltrées, parfois manipulées par des services de police spécialisés. Parfaitement ignorées du public, elles étaient parfaitement connues des initiés du judaïsme et du sionisme qui avaient même maintenu l'existence végétative de certaines par des financements occultes, dans la perspective, soit de les contrôler, soit de les dénoncer le moment venu, et de maintenir ainsi en vie l'épouvantail si utile du "fascisme". Cependant que la propagande holocaustique à travers les médiats et à l'occasion de procès toujours renouvelés de "criminels de guerre... et contre l'Humanité" s'amplifiait au point de devenir permanente.

En 1978, les dirigeants sionistes, qui n'ignoraient rien, n'ignoraient pas que se préparait chez Grabert Verlag, à Tübingen, l'édition d'un livre d'un magistrat allemand, Der Auschwitz Mythos, du Docteur Wilhelm Stäglich. Le docteur Stäglich n'était pas ce que l'on peut appeler un fasciste ou un nazi, ni un nostalgique, et son livre, de grande qualité, menaçait de faire du bruit. Ces cercles n'ignoraient pas non plus l'existence et les travaux de Faurisson. Ils savaient, en 1978, que celui-ci faisait circuler confidentiellement des fiches de travail très percutantes. Même s'il n'avait pas encore de travaux en état d'être publiés, ces fiches qu'il adressait à des historiens très officiels et à des personalités politiques ne restaient pas sans effets. La direction du journal Le Monde, était régulièrement "bombardée" de dossiers fort bien ficelés et qui restaient sans réponse. Enfin, François Duprat avait largement diffusé, en 1977, la traduction française d'une brochure de Richard Harwood: Did six millions really died? qui, pour insuffisante qu'elle soit, n'en posait pas moins de sérieuses questions.

C'était probablement Stäglich et Grabert Verlag, éditions sérieuses de droite bourgeoise si l'on peut dire, et l'activité de Faurisson qui constituaient dans l'immédiat la menace la plus grave. Quoiqu'il en soit, toutes sortes de signes montraient que la question révisionniste n'allait pas tarder à être posée publiquement. et académiquement..

C'est pourquoi le journaliste10 Ganier-Raymond, directement stipendié par Menahem Begin, publiait, fin septembre 1978, dans l'Express, un prétendu interview de Darquier de Pellepoix, successeur un peu exalté de l'honnête11 Xavier Vallat au Commissariat aux questions juives de Vichy, et réfugié en Espagne depuis 1945. En fait le texte de ce prétendu interview avait été intégralement bidonné par le journaliste. Après avoir circonvenu la propre fille de Darquier, il avait bien obtenu un rendez-vous. Parvenu au chevet du vieillard grabataire, celui-ci était à peu près incapable de parler. Mais il s'agissait de mettre dans la bouche d'un vieillard déconsidéré, sous une forme vulgaire et triviale, les conclusions que Stäglich s'apprêtait à publier, au terme d'une recherche approfondie, accompagnées d'arguments et de documents impressionnants.

"A Auschwitz, on a gazé que des poux !"

Sous cette forme, et à cette époque, cette conclusion était pour le public médiatisé, totalement incroyable et absurde. Il était évidemment beaucoup plus facile de lancer une campagne internationale contre un vieillard psychasthénique censé tenir de tels propos, et de déconsidérer ainsi les conclusions des travaux révisionnistes avant même qu'ils ne soient publiés, que de répondre aux arguments de Stäglich, que le public continuerait d'autant plus à ignorer, que le livre fut interdit et les universitaires intimidés dissuadés de se poser des questions.

L'opération Ganier-Raymond était si parfaitement conçue qu'elle aurait parfaitement pu réussir, et qu'elle a d'ailleurs parfaitement réussi à occulter l'oeuvre remarquable de Wilhelm Stäglich...

N'était le grain de sable et le grain de sel...

C'est cette opération, parfaitement conçue par les stratèges de la désinformation, c'est-à-dire l'interview de Darquier dans l'Express, qui a fourni à Faurisson l'occasion de sortir de son trou... et de rencontrer la Vieille Taupe ressuscitée. Rencontre et résurrection qui allait créer une situation entièrement nouvelle... Mais c'est là une autre histoire!

Autre opération de désinformation menée de longue main et qui joua un rôle décisif dans le conditionnement du public: Le 26 avril 1984, la deuxième chaîne de télévision diffusait un film intitulé L'Espion qui venait de l'extrême-droite. Ce film était présenté comme appartenant au genre documentaire. Il avait été réalisé pour Antenne 2 par Michel Thoulouze pour le commentaire, et par Annette Lévy-Willard, journaliste à Libération 12, et Ludi Boeken, tous deux agents sionistes avérés, aidés de quelques comparses.

Il s'agit la encore d'une prétendue enquête - reportage sur l'extrême-droite nazie-raciste-fasciste-et-révisionniste, totalement bidonnée et manipulée13. Annette Lévy-Willard, la perfide, allait jusqu'à prétendre au cours de son "reportage" qu'elle était parvenue, grâce à un informateur très secret, à débusquer le Professeur Faurisson dans une réunion clandestine de révisionnistes, tenue en un lieu mystérieux de Los Angelès. Or cette réunion annuelle de l'Institute for Historical Review (Institut pour la critique historique) dont toutes les communications sont enregistrées et publiées, était annoncée depuis au moins six mois, et Annette avait obtenu de moi, en téléphonant tout simplement à mon domicile, non seulement confirmation de l'adresse, mais l'assurance qu'elle pourrait y rencontrer le professeur, et qu'elle serait reçue par les organisateurs!

Mais tout le "reportage" tournait autour de la personnalité et de la "confession" d'un informateur, un certain Ray Hill, le fondateur et le dirigeant d'un parti d'extrême-droite en Afrique du Sud, qui avait fait à ce titre la tournée de toute l'extrême-droite européenne, puis qui se serait repenti de ses anciennes convictions "racistes" et dénonçait maintenant ses petits camarades! En fait, Ray Hill était un agent sioniste qui avait fondé et manipulé un parti d'extrême-droite pour le compte du sionisme en Afrique du sud, et ce "repenti" participait maintenant à la mise en scène d'une extrême-droite menaçante, "raciste-fasciste-et-révisionniste".

Ce montage télévisuel eut, à l'époque, une influence considérable sur le public. Il intimida beaucoup de nos interlocuteurs, donna le signal de la diabolisation de la Vieille Taupe jusque dans les milieux qui jusque-là lui étaient restés ouverts. Le durcissement de la répression se fit sentir partout, et dès lors nous avons senti que la lutte contre le révisionnisme en France changeait de mains, sinon de méthodes14, et nous avons senti l'intervention directe des "spécialistes" des organisations sionistes américaines. Mais là aussi c'est une autre histoire!

Il aura donc suffi, que la propagande anti-révisionniste parvienne à restaurer sa rhétorique antifasciste, fut-ce par ce montage abracadabrant, pour que la mécanique qui devait aboutir au vote de la loi Gayssot, "dans l'émotion provoquée par la profanation du cimetière de Carpentras", cette autre provocation parfaitement montée, soit remise sur ses rails antiracistes et antifascistes.

Sur le front politique, le Front National poursuivait une progression remarquée d'élections en élections, en dépit d'une diabolisation spectaculaire permanente alliée à une censure médiatique efficace. Une étude américaine créditait Jean-Marie Le Pen, et les idées républicaines et nationales qu'il représentait, d'un potentiel électoral de 30%, n'était le costume de "fasciste" que ses ennemis lui avaient taillé et que les médiats étaient parvenu à imposer, et le cordon sanitaire du politiquement correct institué par la bande des quatre partis gouvernementaux.

Et le Président d'un parti qui fait, à lui tout seul, 30% des voix, peut prétendre à un destin national. Dans ces médiats, l'influence juive directe et indirecte était considérable, et il est facile de repérer un rôle déterminant que des juifs avaient joué dans cette diabolisation exagérée.

Jean-Marie Le Pen était allé rencontrer des dirigeants juifs américains. Des contacts avaient été pris avec le nouveau gouvernement Netanyahou. Il était résulté de tout cela qu'on était convenu dans certains cercles juifs dirigeants de réintégrer Jean-Marie Le Pen dans le politiquement correct. Réintégration dont le signal devait être une invitation à se rendre en Israël... Les négociateurs chargés de part et d'autre, de mettre au point les détails de la visite avaient été nommés et s'étaient réunis plusieurs fois déjà. Restait à fixer la date...

Mais certains secteurs du judaïsme n'acceptaient pas cette éventualité. Non pas que cela les gênât beaucoup de laisser voir que celui qu'ils avaient présenté comme l'incarnation du diable ne l'était pas vraiment. Eux-mêmes maintenant craignaient beaucoup plus une montée en puissance politique d'une immigration musulmane qu'ils avaient favorisé et manipulé jusqu'ici. Mais ce qui les inquiétait beaucoup plus encore, c'est que cela ne soit susceptible de créer une conjoncture où le développement du révisionnisme historique deviendrait incontrôlable en France, le seul pays où, du fait de l'affaire Faurisson, sa visibilité était devenue inquiétante. Les cercles dirigeants du judaïsme français, beaucoup plus sensibles à ce danger-là, entreprirent de torpiller l'entreprise.

Il a suffi qu'à une question piège, posée perfidement dans les ultimes minutes d'une émission politique, sans prendre le moins du monde position en faveur des thèses révisionnistes, Jean-Marie le Pen se refuse à ériger la Shoah et les chambres-à-gaz en dogme républicain, et fasse une réponse très raisonnable, et conforme aux principes qui délimitaient l'humanisme depuis la Renaissance, pour que se déchaîne une campagne qui allait anéantir tous ces projets et ces nouvelles perspectives politiques, et au bout de quelques années, aboutir à l'éclatement du Front National lui-même, et à l'aggravation considérable de la répression du révisionnisme !

Un détail !

Le Front National représentait alors une force politique autrement importante que le groupuscule qui s'intitule Fascismo e Libertà, mais il avait suffi que son chef ne se joigne pas à la lapidation15 des révisionnistes pour que des forces, apparemment puissantes, se déchaînent pour tenter de le détruire, et des forces qui n'avaient pas d'autres raisons de vouloir le détruire que la crainte de ne pouvoir continuer impunément leur chasse aux sorcières révisionnistes.

C'est dire à quel point il peut y avoir naïveté de se réjouir qu'un "parti politique" comme Fascismo e Libertà adopte apparemment le principal résultat de la recherche révisionniste comme cheval de bataille. Cette "adoption" peut aussi bien annoncer et préparer une campagne antirévisionniste en Italie où, comme le remarque Vincent Reynouard, la répression n'avait pas atteint le niveau qu'elle a atteint en Allemagne, en France, en Belgique et en Autriche. N'ayant à peu près rien à reprocher aux Italiens, y compris aux fascistes italiens16, le judaïsme y avait moins qu'ailleurs poussée son entreprise de culpabilisation universelle. L'initiative spectaculaire de Fascismo e Libertà et l'allocution de Guillaume Fabien peuvent parfaitement constituer l'amorce d'une campagne médiatique et politique destinée à permettre la censure et la persécution des révisionnistes en Italie.

Est-ce à dire qu'il faille s'attendre à voir apparaître Guillaume Fabien, repenti comme Ray Hill, dans le "reportage" d'une quelconque Annette, sur le thème: "les révisionnistes sont bien des salauds, je le sais puisque j'en étais!". C'est malgré tout peu probable, et je n'exclus pas qu'il soit un produit sincère et spontané d'une histoire individuelle que je ne connais pas, comme le sont d'ailleurs certains juifs extrémistes et caricaturaux, mais qui sont, eux, puissants et redoutables et jouissent de la part de leurs coreligionnaires d'une tolérance, sinon d'une complicité, qui leur assure l'impunité pour des crimes avérés, alors qu'en fait d'antisémitisme, Guillaume Fabien n'a jamais péché que par la pensée, en minuscules comités, où il agace par son obsessionnalité.

Je n'exclus pas que l'histoire ait fini par produire spontanément un individu qui ressemble au fantasme de l'antisémite qui hante les esprits licrasseux, comme elle a fini par produire une réalité du judaïsme international qui dépasse de beaucoup la représentation du judaïsme par les antisémites qui s'exprimait dans les célèbres et faux Protocoles des sages de Sion!

Mais toute cette affaire pourrait bien annoncer le lancement à la rentrée d'une campagne en Italie, mettant en scène la menace raciste-fasciste-révisionniste comme préalable à des mesures législatives destinée à interdire le travail de l'histoire et à aligner la démocratie italienne sur les autres démocraties européennes, des démocraties sans liberté de recherche historique, sans liberté d'expression, c'est à dire des démocraties sans liberté!


(à suivre) P. Guillaume

Romainville, 15 août 2001

L'an prochain à Aelia Capitolina.

Suite:

Nous en étions parvenus à l'hypothèse qu'il ne serait donc pas impossible que l'opération Fascismo e Libertà s'inscrivit dans une tentative, soit de récupérer un révisionnisme historique devenu politiquement exploitable (ce qui supposerait qu'il aurait déjà partiellement gagné), soit au contraire, de l'écraser, dans le seul pays européen où il ne soit pas encore censuré. Dans cette deuxième hypothèse, le nom Fascismo e Libertà servirait donc à déconsidérer cette liberté que les révisionnistes réclament.

La question qui se poserait alors serait de savoir quel serait le rôle exact, nolens volens, du groupe intitulé Fascismo e Libertà, qui vient tout d'un coup de se manifester comme un si ardent supporter du révisionnisme, alors qu'en Italie le fascisme n'est pas diabolisé comme le nazisme en Allemagne et que la question juive, ni dans un sens ni dans l'autre, ne se pose pas17.

Renseignements pris, le nom du "parti" aurait été déposé officiellement, il y a une dizaine d'année. Ce parti se serait fait reconnaître judiciairement le droit de reprendre et publier le titre célèbre: Il Popolo d'Italia, et de se revendiquer de son fondateur Benito Mussolini18. Nous avons donc là un "parti" fasciste, garanti sur facture par la cour suprême italienne, AGDG en quelque sorte. Ce parti n'est donc pas né spontanément sur le sol historique, dans la lutte, mais il dénote chez ses fondateurs l'intention de récupérer et d'exploiter un capital de nostalgies, qui ne sont pas les nôtres, et un certain savoir faire dans la gestion du spectaculaire.

Mais problème! Le fascisme à été d'abord une réaction à une crise sociale profonde qui voyait émerger un mouvement social puissant, et complexe, une menace bolchevique, puis stalinienne, et une situation qui allait déboucher sur la guerre interimpérialiste.

La crise actuelle que connaît l'Italie n'a aucun rapport. C'est la dénatalité, l'implosion à terme, le mouvement social décomposé... et les héritiers du bolchevisme complètement intégrés au spectacle politique... et ralliés au libéralisme capitaliste.

Les remèdes aux conséquences désastreuses de la domination mondiale de la société spectaculaire marchande ont donc peu de chances de se trouver dans l'expérience historique du fascisme. Autant est injustifiée la diabolisation tout à fait excessive dont le fascisme est l'objet dans la propagande antifasciste, autant une nostalgie non moins excessive n'exprime pas une réaction réelle et adaptée à la situation présente qui soit susceptible d'avenir.

Ce parti en serait venu à l'idée d'exploiter également le "révisionnisme" comme cheval de bataille. C'est curieux, car en France, les deux fractions issues du Front National,en sont arrivée à la conclusion diamétralement opposée, quelle que soit l'intime conviction de leurs dirigeants sur la valeur des travaux historiques révisionnistes.

Mais le plus curieux, c'est que dans l'hypothèse très probable où les dirigeants de Fascismo et Libertà, non seulement partageraient effectivement certains des résultats de la critique historique, mais seraient convaincus de l'utilité politique pour eux que ces résultats se répandent dans le public, et que le révisionnisme historique acquiert enfin droit de cité, ils n'auraient pas du leur échapper que la méthode adoptée par eux pour le promouvoir n'était peut-être pas la meilleure.

Si donc il sont sincères, ils ne sont pas très malins, et s'ils sont très malins, ils ne sont pas très sincères.

En tout cas, si l'Etat, et ses services spécialisés, pressentant que les développement de la mondialisation et la nature des choses étaient susceptibles de redonner vie et actualité à divers thèmes traditionnellement cultivés par l'extrême-droite, et si dans cette éventualité, l'Etat, par ses services spécialisés, avait souhaité surveiller et contrôler une évolution jugée inéluctable, il aurait précisément créé, ou en tout cas infiltré et noyauté19, un parti qui aurait justement les caractéristiques qui sont celles que je peux connaître de Fascismo et Libertà, pour y accueillir les braves gens, quand les temps seraient venus, et pour les manipuler en fonction des circonstances.

Cela dit c'est une remarque que je fais amicalement pour que chacun en fasse ce qu'il voudra!

Il n'appartient pas à la Vieille Taupe de sonder les reins et les coeurs, ni de faire le ménage parmi les fascistes.

La seule chose qui importe à la Vieille Taupe, c'est le degré de liberté qui lui sera finalement laissé pour continuer à pratiquer le révisionnisme historique, ce qui implique la liberté de recherche et la liberté d'expression.

Il est des révisionnistes de toutes tendances politiques et philosophiques. C'est un fait. Et chacun pense qu'il est le meilleur! Que voulez-vous? Les révisionnistes sont des hommes!

Mais le révisionnisme est devenu un mouvement universellement persécuté qui se développe néanmoins parce qu'il est parvenu à organiser dans la pratique la collaboration confiante de personnes que tout sépare, en dehors du révisionnisme20!. Il faut donc qu'une valeur supérieure et universelle, qui s'est trouvée dans le révisionnisme, relativise absolument toutes les autres valeurs qui seraient susceptibles d'entraîner l'éclatement immédiat de leur mouvance et de terminer leur collaboration.

Qu'elle est donc l'essence du révisionnisme?

Certes pour être révisionnistes, il faut des qualités telle que le courage, et l'abnégation. Tous les révisionnistes, qu'ils soient nazis, fascistes, islamistes, bouddhistes, ou... anarchistes et communistes de Conseils, sont d'accord avec cette phrase de Karl Marx: "Ce sont les hommes qui font l'histoire, mais ils ne savent généralement pas l'histoire qu'ils font!". De ce fait, et quelque qu'ait été leur aventure personnelle en ce bas-monde, anciens compagnons de Maknö ou d'Alexandra Kollontaï, anciens Waffen SS ou ancien FTP, tous les révisionnistes que je connais ont été contraint d'acquérir ces deux qualités: l'ironie et la patience, qui sont d'après Trotski21 les principales qualités du révolutionnaire.

Mais l'ensemble des qualités qui se forgent au combat ne définissent pas le révisionnisme. Ce qui délimite et donc définit le révisionnisme c'est ceci:

Le révisionnisme consiste à rechercher si ce que l'on dit est vrai.

S'il n'appartient pas aux révisionnistes de faire le ménage parmi les "fascistes", il appartient aux révisionnistes de faire le ménage parmi les révisionnistes, de ce seul point de vue. Nous allons donc nous livrer, à partir des pages 51 à 55 de la publication Le Révisionniste, qui sont le seul document dont je dispose, à une "critique de texte et de documents" et démontrer que ces pages ne sont pas révisionnistes, et au surplus, qu'elles contiennent, alimentent ou confirment les principaux thèmes de la propagande sioniste, à un point tel que si elles avaient été écrites dans cette intention, elles seraient exactement telles qu'elles sont.


Page 51: Présentation de la conférence ayant eu lieu à Trieste.

§ 2. "L'équipe de Fascismo e Libertà a compris l'intérêt du révisionnisme historique dans le combat politique. Elle sait qu'il s'agit de l'arme n·1."

Le problème est qu'il s'agit d'une arme à double tranchant, dont le manche est explosif, et dont Dieu seul à réglé la minuterie.

Le révisionnisme historique ne deviendra une arme politiquement utilisable que lorsque le bien fondé des thèses révisionnistes commencera à être reconnu. Ce jour là d'ailleurs, tout le monde deviendra très vite révisionniste, et prétendra en outre l'avoir toujours été, exactement comme les résistants en 1945. Cela se produira lorsque la configuration des forces politiques unifiées par la religion de l'holocauste ne parviendra plus à maîtriser la situation, parce que des forces nouvelles, répondant non pas aux problèmes des années 20,30 et 40, mais aux problèmes du nouveau millénaire, seront sorties spontanément du sol historique. C'est l'inexistence de cette force qui domine et détermine la situation présente et que tentent de masquer les nostalgies symétriques. Le révisionnisme ne pourra jouer un rôle dans la naissance de cette force que s'il parvient à être le dépassement en acte de ces nostalgies symétriques, grâce à la collaboration de tous ceux qui servent le révisionnisme, au lieu de vouloir s'en servir.

"Chaque mois, ainsi, Il Popolo d'Italia publie plusieurs articles de fond sur la question, afin de former ses lecteurs."

Parfait, s'il s'agit véritablement d'article de fond et non pas d'article comme celui de Guillaume Fabien, et si ces articles sont diffusés auprès des historiens et du public, et non pas en circuit fermé, pour alimenter des certitudes symétriques, comme c'est souvent le cas.

§ 3. "Le 27 mai dernier, en outre, ce parti a invité Vincent Reynouard et Robert Faurisson à venir s'exprimer à Trieste. Pour des raisons personnelles, ce dernier n'a pas pu venir."

Ce n'est pas exact. Faurisson n'a pas voulu venir et a clairement exprimé la raison: "Je ne me vois pas faire une conférence entre deux faisceaux de licteurs". Renseignements pris, Faurisson avait été averti depuis quelque temps de l'éventualité d'une conférence à Trieste, sans aucune indication de nature et de contenu et avait répondu, que par principe il était disposé à exposer ses thèses partout où on lui en offrait la possibilité. L'invitation ferme, la date et l'identification des organisateurs ne lui a été communiqué que très peu de temps avant le 27 mai. Une dizaine de jours.

La soudaine précipitation et l'insistance manifestée par des gens jusque-là inconnus des révisionnistes lui avait spontanément fait craindre une initiative inopportune. A la même époque, on venait d'annoncer à grand fracas dans les médiats l'interdiction d'une conférence révisionniste, organisée de longue date celle-là, et qui devait réunir à Beyrouth des révisionnistes arabes et des révisionnistes européens et américains de toutes tendances, mais ayant tous à leur actif des activités, des travaux historiques et des publications importantes. L'annulation de cette conférence dans une ville arabe, sur pression directe du sionisme, avait alerté le public arabe et fait prendre conscience pour la première fois à de nombreux politiciens qui jusque-là n'y avaient pas accordé le moindre intérêt, à quel point le révisionnisme historique faisait peur. Les Etats-Unis et l'Europe n'étaient-ils pas allé jusqu'à mettre en jeu la menace de supprimer des crédits prévus depuis longtemps, à hauteur de plusieurs dizaines de millions de Dollars!... et Israël jusqu'à faire savoir par les canaux habituels qu'elle n'hésiterait pas à bombarder le Liban, si la conférence avait lieu!... Le plus borné des intellectuels arabes en vint à se demander si une vingtaine de cinglés antisémites et fascistes, c'est ainsi que la propagande continuait à présenter les révisionnistes, auraient été susceptibles de provoquer de telles inquiétudes et de tels déchaînements. L'association des écrivains jordaniens organisait une réunion, non pas révisionniste, mais de réflexion sur la situation créée par cette censure brutale d'une réunion privée d'historiens en terre arabe... L'émoi et l'écho médiatique étaient considérables et c'est par dizaines que des intellectuels arabes, grâce à Internet, découvrirent, directement cette fois, les travaux des historiens révisionnistes.

Dans ce contexte, la participation de Faurisson ne pouvait que faire apparaître cette "conférence de Trieste" comme un substitut, un remplacement de la conférence de Beyrouth, ce qu'objectivement elle n'était absolument pas. On peut même imaginer que telle aurait pu être l'intention et le calcul des organisateurs soudain si pressés. Quoiqu'il en soit cette conférence n'était pas opportune. Sans remettre en cause le principe selon lequel les révisionnistes s'adressent à tous les êtres humains sans discrimination, il ne faudrait pas en déduire qu'il suffit de les siffler pour qu'ils accourent!

"il a été remplacé par un libre chercheur peu connu mais pourtant très actif, Guillaume Fabien."

Guillaume Fabien est d'autant moins connu qu'il utilise un pseudonyme et qu'il ne tient des propos révisionnistes que parmi des révisionnistes déjà entièrement convaincus. Il n'est nullement un chercheur révisionniste. Je ne sais pas si il est libre. Il fait profession d'un antisémitisme raciste systématique au sens strict, au sens où son antisémitisme viscéral inclut les Arabes. Il fréquente effectivement les milieux d'extrême-droite réputés les plus sulfureux ou sulfurisés, qui ne le sont jamais assez à son goût. A ma connaissance, il ne diffuse pas les textes révisionnistes de la Vieille Taupe par exemple, ni livres, ni tracts, ni autocollants, qui ne sont jamais à son goût. Il diffuse par contre toutes sortes de tracts d'un antisémitisme rabique et caricatural dans lesquels sont cités en référence, les adresses de librairies ou de groupes, au risque de les compromettre. Il parle parfaitement l'anglais, le français et l'italien. C'est un excellent traducteur. Non seulement il n'a jamais amené personne au révisionnisme qui ne l'était déjà, mais il est parfait pour faire fuir quiconque n'est pas déjà persuadé que Hitler aurait vraiment été très bien si seulement il avait été aussi radical que lui. Cela étant dit, il faut de tout pour faire un monde. Et ses obsessions antisémites, que je réprouve totalement, ne sont pas pires ni plus "racistes" que les obsessions antinazies et anti-allemandes hystériques, qui elles s'expriment librement en France dans les médiats officiels.

"Devant un public attentif la barrière des langues étant supprimée grâce à une traduction simultanée les deux révisionnistes ont pu librement s'exprimer. Nous reproduisons ci après le discours prononcé par Guillaume Fabien. De son coté Vincent Reynouard a présenté en un peu plus de deux heures les principaux arguments des libres chercheurs sur la question de l'"Holocauste"."

Renseignements pris, 39 personnes auraient assisté à cette conférence. Le parti n'avait donc pas fait un effort de publicité considérable. Ce qui donne à penser que l'objectif pouvait être plus de faire de la publicité à la tenue de la conférence elle-même qu'aux arguments révisionnistes. Dans ce même ordre d'idée on regrettera que ce soit l'allocution de Guillaume Fabien qui ait été publié en Italie, et non pas les principaux arguments révisionnistes dont nous ne doutons pas qu'ils furent exposés très honnêtement par Vincent Reynouard.

Venons en maintenant à l'allocution de Guillaume Fabien elle-même.

C'est, nous l'avons dit une profession de foi fasciste. A cet égard, cela ne nous concerne pas. Je pense que l'auteur prend ses rêves pour la réalité et je ne pense pas que la France attende, ni aucun autre pays, qu'un parti politique adopte une position telle que Fascismo e Libertà.

Mais en France le révisionnisme historique a pris naissance d'abord dans l'oeuvre d'un militant pacifiste et socialiste, résistant, déporté à Buchenwald et à Dora, et c'est l'oeuvre de Rassinier qui a également fécondé tous les travaux révisionnistes ultérieurs, y compris ceux effectués ensuite par des gens d'extrême droite! Cela c'est un fait, et un fait bien embêtant pour la propagande antirévisionniste. Au point que, toujours pour restaurer la rhétorique antifasciste de la propagande, aussi bien Florent Brayard que Nadine Fresco ou Valérie Igounet, suivant en cela les instructions de leur mentor Vidal-Naquet, ces trois auteurs cherchent, contre toute évidence, à faire remonter les origines du révisionnisme à Maurice Bardéche. Et c'est là un thème constant de la propagande sioniste. Maurice Bardéche, qui n'avait pas collaboré avec les Allemands pendant la guerre, et n'avait eu aucune activité politique, s'est proclamé "fasciste" après la guerre, probablement par écoeurement devant les excès et les débordements "antifasciste" de l'après-guerre. Il est l'auteur de deux livres absolument remarquables et d'une grande hauteur de vue, et en particulier de Nuremberg ou la terre promise qui est un livre prophétique. Mais les positions qu'ils défend dans ce livre ne sont absolument pas fascistes! Ce sont des positions humanistes, qui consistent à dire que l'on a quand même pas le droit de raconter n'importe quoi sur son ennemi. Ce n'est quand même pas sa faute si la propagande de la croisade antifasciste a dépassé toutes les bornes et rompu les amarres avec ce qui définissait l'humanisme depuis la Renaissance. Rien dans ce livre ne relève du fascisme, mais le fait, indiscuté qu'il se proclame fasciste, arrangeait bien ceux qui entendaient utiliser ce rideau de fumée. Mais il y a mieux. La question centrale du révisionnisme, l'extermination des juifs et les chambres à gaz, Maurice Bardèche ne les révoque pas radicalement en doute! Il relève des exagérations et les falsifications les plus grossières, mais il reste sur le parvis du temple. Il se borne à dire, que de toute façon cela regarde les Allemands et non pas les Français, ni le régime de Vichy. Et s'il finira bien par admettre lui-même que les chambres à gaz et l'extermination des juifs étaient elles-mêmes mythiques, c'est, comme il l'a dit, sous l'influence des travaux de Paul Rassinier.

Faire remonter à Maurice Bardèche le révisionnisme en France est donc une contrevérité, mais le thème le plus constant de la propagande anti-révisionniste, le point où porte son effort tenace. J'avais identifié cette constance lors de mon entretien avec Valérie Igounet, qui n'a évidemment tenu aucun compte des informations et des arguments que je lui avais présenté.

Guillaume Fabien rappelle ensuite que: "C'est également en France que depuis longtemps s'est développée l'école dite révisionniste, une mouvance sans orientation politique particulière mais qui tâche simplement de démystifier notre histoire contemporaine". Fort bien. C'est le moins qu'il pouvait dire. "On y compte bon nombre de gens de gauche: par exemple Pierre Guillaume, le premier éditeur du professeur Faurisson, chef de file de cette école, est venu de la gauche, en fait d'extrême gauche, et il est marié avec une martiniquaise".

C'est encore une erreur. Je n'ai jamais été ni de gauche, ni d'extrême-gauche. J'ai commencé une activité à l'ultra-gauche, c'est à dire dans le mouvement ouvrier totalement à l'extérieur de la politique parlementaire, et si j'ai révisé bien des positions de ma jeunesse à Socialisme ou Barbarie, pour l'essentiel je n'ai pas bougé d'un pouce, en particulier dans mon anti imperialisme et mon anticolonialisme22 et mon opposition radicale à la guerre. Mon révisionnisme s'inscrit dans cette continuité... je ne suis donc pas venu de... J'étais ailleurs. J'y suis. J'y reste. Et ma femme est guadeloupéenne et non pas martiniquaise...

Que Guillaume Fabien ne veuille pas entrer dans ces subtilités, soit... Mais il est quand même agaçant qu'il n'ait pas, depuis qu'il fréquente la mouvance révisionniste en France, cherché a comprendre qui était véritablement l'éditeur de Faurisson, et qu'il n'ait pas découvert que loin d'être un simple éditeur, j'avais renoncé à ma carrière et consacré ma vie à la défense de l'oeuvre de Rassinier et de Faurisson. Et puisqu'il parle de moi, allons-y. J'ai certes édité Faurisson, mais j'ai aussi édité Rassinier, Thion, Chomsky, Stäglich, Cohn-Bendit, Bernard Lazare, Karnoouh, Garaudy, Israël Sahak, les Annales d'histoire révisionniste, 12 numéros de La Vieille Taupe, 13 bulletins intérieurs, des dizaines de milliers de tracts et brochures révisionnistes, et c'est tout un groupe, qui n'avait rien de fasciste, qui a fonctionné autour de la Vieille Taupe, et qui s'est acquis le respect et la reconnaissance de nombre de fascistes (et de catholiques, et d'islamistes, et que sais-je encore) éberlués par notre... honnêteté!

J'ai affronté je ne sais pas combien de procès, payé tout seul, ou à peu près, je ne sais pas combien de millions d'amende, et j'ai plusieurs mois de prison qui me pendent au nez... et j'ai fait bien d'autres choses encore ! Mais, à ma connaissance, jamais Guillaume Fabien n'a diffusé de documents émanant de la Vieille Taupe!

"A l'age de 18 ans, le professeur Faurisson a été marqué par le livre de Maurice Bardéche[...]"

Fort bien. C'est probablement vrai puisque Fabien Guillaume le dit, et il ne courrait pas le risque d'être démenti par Faurisson si ce n'était pas vrai. Mais c'est le communiqué sur l'inexistence de la chambre à gaz de Dachau par le professeur Martin Brozsat, c'est à dire la question symbolique par excellence des chambres à gaz, que Bardéche n'avait pas soulevée radicalement, qui l'a mis sur les traces de l'oeuvre de Rassinier et a déterminé son engagement révisionniste... Où l'on retrouve donc Rassinier et non pas Bardèche... Bis repetia.

Mais le point est d'importance, car il conduit à se demander comment diable Rassinier a-t-il pu le premier percevoir, dés l'origine, jusqu'à la racine même des choses. N'est-ce pas justement son point de vue radicalement pacifiste, son extériorité radicale à l'égard des deux camps en guerre, qui lui permettait de percevoir ce qui resta caché si longtemps à d'autres. Et n'est-ce pas la raison pour laquelle les nostalgiques des deux camps cherchent à effacer ou à minimiser le rôle absolument fondamental, et qualitatif de Rassinier dans la naissance du révisionnisme de la seconde guerre mondiale, dans la continuité du révisionnisme pacifiste et du défaitisme révolutionnaire issu de la première, et donc en opposition radicale avec le bellicisme fasciste... et antifasciste.

On comprend dès lors que ceux qui rêvent de nouvelles croisades préfèrent occulter cet aspect-là du révisionnisme. Et la propagande sioniste a toujours fait porter ses efforts en ce sens. Le révisionnisme de Rassinier, et le révisionnisme de la Vieille Taupe, tire ses méthodes des règles universelles de la connaissance, ce qui lui permet une collaboration avec quiconque pratique ces règles universelles, et dans la mesure où il les pratique.

Mais il tire son énergie d'un engagement, qui n'est pas un engagement politicien, mais qui est un engagement pratique total contre la guerre impérialiste. Ce révisionnisme là s'inscrit dans la continuité du Comité pour la reprise des relations internationales, dans la continuité des conférences de Zimmerwald et de Kienthal. Pour nous, et une fois pour toute, la guerre elle-même est une monstruosité pire en elle-même que tout ce contre quoi on prétend la faire. La guerre est une connerie!

Il existe certes des révisionnistes qui ne partagent pas ce point de vue, et les nostalgiques du fascisme, du gaullisme, du stalinisme, de la Résistance ou de la Collaboration, etc., y compris des auteurs qui peuvent avoir réalisé des travaux révisionnistes de grande qualité, peuvent ne pas partager ce point de vue.

Mais nous existons aussi. Feindre de ne pas le savoir constitue une falsification de l'histoire. C'est précisément à une énorme falsification de cette sorte à laquelle se livre Guillaume Fabien. Page 54, à la question "Mais en France où le révisionnisme est pourtant relativement implanté, qui ose publiquement et à visage découvert s'associer à la dénonciation radicale, si nécessaire de ce mythe?" Il répond: "Deux hommes seulement, à savoir le Pr. Faurisson et mon brave jeune camarade, Vincent Reynouard qui a déjà payé cher..."

Mais où est passé Serge Thion, récemment révoqué du CNRS23?

Mais où est passé Pierre Guillaume, qui à ce jour doit avoir accumulé pour ses publications plus de condamnations encore que Faurisson?

Mais où est passé La Vieille Taupe? dont le nom n'est même pas cité une seule foi, alors que sans la Vieille Taupe l'oeuvre de Faurisson n'aurait peut-être même pas été publiée! Et que sans son intervention efficace le scandale de Lyon II se serait peut-être résorbé tout seul après une campagne d'indignation vertueuse.

Guillaume Fabien aurait parfaitement le droit d'expliquer et même de déplorer dans une publication fasciste, que des "antifascistes", comme ceux de la Vieille Taupe, aient joué un si grand rôle dans le développement du révisionnisme dans le monde. Je lui reconnais même le droit d'inciter tous les fascistes du monde à permettre de relativiser le rôle capital de la Vieille Taupe par leur activité révisionniste à venir. Mais il n'a pas le droit de falsifier l'histoire du révisionnisme lui-même, et d'une façon qui coïncide si parfaitement avec les désirs de la propagande sioniste.

Et comme pour en rajouter une louche, Guillaume Fabien écrit: "Robert Faurisson n'est pas fasciste, c'est vrai; mais il n'est pas non plus un antifasciste. Il a en fait beaucoup de sympathie pour nombre des adeptes du fascisme, ne serait-ce que parce qu'il sont si bassement accablés par nos ennemis communs." Cette formulation présente l'inconvénient, ou l'avantage(!), de fortement relativiser la constatation initiale: "Faurisson n'est pas un fasciste".

Ainsi parmi les "deux hommes seulement" qui osent en France, l'un, Vincent Reynouard24, serait plutôt proche du fascisme et l'autre, Faurisson, pas vraiment éloigné... Cela aboutit à une nouvelle falsification.

On peut dénoncer fermement l'antifascisme sans pour cela limiter ses critiques à l'égard du fascisme, et, puisque nous sommes en Italie, le meilleur exemple en est Amadéo Bordiga, qui sur la première guerre mondiale, et sur la deuxième, était resté fermement sur les positions internationalistes de Zimmerwald et de Kienthal. Fondateur du parti communiste italien, il s'était fait exclure du parti qu'il avait fondé. Déporté aux îles Lipari pendant la deuxième guerre mondiale par Mussolini, il n'hésitait pas à dire que le pire produit du fascisme était l'antifascisme. Dénoncer l'antifascisme, et ses crimes, et manifester sa sympathie aux victimes de ces crimes, ne signifie donc pas la moindre collusion avec la doctrine ni la pratique fasciste. On pourrait aussi citer l'exemple du Pape Pie XII, qui a dénoncé avec constance toutes les atrocités commises dans les deux camps dont il ait eu connaissance, en refusant d'abandonner sa neutralité diplomatique25.

En fait, tout cela est parfaitement clair pour quiconque veut bien faire l'effort de comprendre, mais que faire vis-à-vis de ceux qui ne veulent pas comprendre? Et qui a intérêt à ne pas comprendre? Qui a intérêt à remettre en scène sempiternellement la révisionniste-fasciste-connexion?

Depuis la publication par la Vieille Taupe du livre de Roger Garaudy Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, qui contenait un chapitre explicitement révisionniste, la grande nouveauté c'est l'intérêt porté au révisionnisme historique par un nombre croissant d'intellectuels et de responsables arabes. Mais cet intérêt se manifeste aussi parmi les immigrés et les musulmans en France et en Europe, qui découvrent combien ils avaient pu être manipulés jusque-là par la propagande sioniste, et par les organisations prétendument antiracistes, comme le MRAP, la LICRA, la ligue des droits de l'Homme ou SOS racisme, et plus généralement les partis de la gauche française. C'est ce processus qui inquiète au plus haut point tous les idéologues rentiers de l'antifascisme. La première conséquence fut un renforcement considérable de la répression. Et paradoxalement, c'est la même inquiétude que manifeste Guillaume Fabien dans le chapitre "Un espoir du côté des Arabes?" comme s'il craignait de voir lui échapper des mains l'arme n·1. Comme s'il craignait de voir les immigrés, les musulmans, les Palestiniens lui voler l'arme sur laquelle il comptait.

Rien qui démontre mieux que le révisionnisme appartient à tous et à toutes et n'est au service de personne. L'Esprit souffle où il veut.

C'est précisément cette évolution qui inquiète par dessus tout les gardiens idéologiques de l'ordre mondial dont l'holocauste est la religion, le parfum spiritualiste, sans lequel l'ordre actuel devrait apparaître tel qu'il est à nos sens désabusés...

La mise en spectacle d'un activisme révisionniste26 par des nostalgiques du fascisme italien, dont l'impérialisme et les entreprises coloniales n'ont pas laissés des souvenirs positifs aux Arabes, ne doit pas entraver le processus en cours d'appropriation du révisionnisme, à la fois dans ses résultats et dans sa méthode, par les intellectuels arabes.

Et d'autant plus que le sionisme, dans ses tendances les plus extrêmes, faisant en cela retour à ses origines racistes et colonialistes, ne va pas tarder à rechercher l'alliance des bellicistes de toutes tendances qui voudraient un affrontement guerrier avec le monde arabe.


Pierre Guillaume


Amman - Damas, le 1· septembre 2001


L'an prochain à Aelia Capitolina


 


P.S.: Question: "Mais le bellicisme arabe et l'impérialisme islamique?"


La vieille taupe s'en occupe, et la Vieille Taupe sera d'autant plus efficace qu'elle aura d'abord rendu justice aux Arabes et aux musulmans et mérité leur respect, Inch 'Allah.

 

Non à la guerre, oui à l'Intifada!


Oui, l'Intifada sans frontières!


El Dakhel


Thouars, le 9 septembre 2001


L'an prochain à Aelia Capitolia



 


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