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HABEMUS PAPAM !

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LA VIEILLE TAUPE

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C’était en classe de quatrième. J’avais 12 ans, au Collège Émile Zola, à Royan. Le professeur de latin venait de nous expliquer ce qu’était un « doublet ». Il nous avait donné comme exemple, pour expliquer l’étymologie et la genèse des mots, le mot « crétin », doublet du mot « chrétien ».

J’aurais probablement oublié cela, comme à peu près tout mon latin, si, le dimanche suivant, à la Messe (nous étions à cette époque une famille catholique pratiquante) l’abbé Rault, vicaire de Pontaillac, généralement éloquent et volontiers tonitruant, n’avait ponctué son prêche d’un retentissant :

– « Mais nous, qui sommes des crétins… ! »

Et je l’aurais probablement oublié aussi s’il s’était contenté de corriger : « chrétiens » !

L’assistance, bien élevée, était restée de marbre. Mais l’abbé avait blêmi, rougi, et voulu expliquer son lapsus en expliquant confusément la « théorie du doublet », avant de reprendre le cours de son discours. L’assemblée était restée silencieusement digne, mais la gêne était néanmoins perceptible. Si bien que je suppose que la plupart des assistants gardent cet événement enfoui dans leur mémoire. Et donc susceptible de ressortir, à l’occasion. Comme pour moi aujourd’hui !

Et cet incident m’est revenu en mémoire à l’occasion de la formidable campagne médiatique qui s’est déchaînée contre le Pape Benoît XVI, en plusieurs vagues successives, au cours desquelles de soi-disant chrétiens se sont comportés en triples crétins, comme nous allons le voir.

Il y avait déjà eu l’affaire du discours du Pape à Ratisbonne, où l’univers médiatique mondial s’était déchaîné contre ce Pape. Jusqu’à ce que les moins sots s’aperçoivent que cette formidable campagne n’avait été déchaînée que pour punir l’Église d’avoir permis la déclaration courageuse de Monseigneur Michel Sabbah (http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1115&lg=fr) patriarche de Jérusalem, qui dénonçait le « sionisme chrétien », notamment.

Selon un mécanisme bien rodé, on avait pu voir « L’Islam manipulé et instrumentalisé par le lobby sioniste[1] » qui s’est offert le luxe d’apparaître, dans le spectacle, en défenseur de l’Islam ! Mais cette expérience n’a, semble-t-il, rien appris à personne, puisque les metteurs en scène peuvent impunément rejouer le même scénario, avec les mêmes ficelles…

Cette fois les attaques médiatiques contre l’Église et le Pape se sont développées sur trois fronts : L’affaire Wiliamson, L’affaire effroyable de cette jeune fille de 9 ans, violée par son beau-père, enceinte de jumeaux, et avortée, au Brésil, et surtout, lors du voyage du Pape en Afrique, la sempiternelle affaire du « préservatif ».

Dans tous les cas, le piège médiatique a parfaitement fonctionné.

Dans l’affaire Williamson, la question est maintenant de savoir si la camera (chambre en latin) gazeuse est un dogme de l’Église, indépendamment de l’infinie variété des opinions des Catholiques. Ce serait une novation intéressante. Car, en bonne théologie, un dogme concerne une Vérité révélée, ou une Vérité de foi qui organise la croyance. Rien ne pourrait mieux révéler que les camera gazeuses relèvent de la croyance, et non pas d’un procès de connaissance (co-naissance) qui débouche sur un savoir, lorsque la libre critique est impuissante à l’infirmer.

L’affaire brésilienne semble avoir fait long feu médiatique. On avait osé prétendre que la petite fille, puis sa mère, puis les médecins, avaient été excommuniés ! Alors que l’Église n’avait rien fait !

Un article du droit canon excommunie toute personne qui commet un avortement, latae sententiae. C’est-à-dire, par le fait même. Exactement comme le fait de nier la « Shoah » entraîne ipso facto l’exclusion de la Vieille Taupe. Si j’en crois wikipédia cette position de l’Église date du Concile d’Elvire, vers l’an 300. Questionné à ce sujet, un dignitaire de l’Église ne peut pas répondre autre chose. Et les médiats de bâtir un opéra sur la monstruosité de l’Église en manipulant l’émotion légitime de l’opinion. L’exploitation des cas limites est toujours un bon truc pour contester les règles. Plus surprenant : l’empressement de nombre d’Évêques de France à suivre la manœuvre des médiats.

Or, une première recherche permet de découvrir que les pro avortements avaient intentionnellement instrumentalisé ce cas limite d’une manière qui témoigne plus de leurs engagements idéologiques que de compassion pour qui que ce soit. Ce cas était devenu une arme pour la légalisation de l’avortement de convenance, sans le moindre rapport avec ce cas limite. Puis on découvre que la mère était, depuis longtemps, avertie du viol fréquent de sa fille par son compagnon ( ?). Le viol et la pédophilie ne font pas partie de l’enseignement de l’Église, que je sache ! Ainsi cette mère, à qui un Monseigneur français, très sensible et réactif à l’information médiatisé, a prêté de nobles motivations pour mieux faire ressortir l’abjection de son collègue brésilien, n’était-elle pas très catholique, et autant qu’on puisse en juger, si elle l’a jamais été, elle semble bien avoir été excommuniée latae sententiae pour de nombreux motifs, depuis belle lurette… Autrement dit les médiats semblent avoir réussi à monter un opéra sur le scandale de l’excommunication d’une… excommuniée, et, c’est le comble, à faire participer des Évêques français à leur flibuste ! En voiture Simone…

Il faudra revenir sur cette histoire qui n’a probablement pas révélé tous ses secrets.

Reste le préservatif, pour sauver l’humanité, et l’amour toujours.

Les journalistes ont leurs « marronniers ». Et les antipapistes cette peau de bananes bien utile quand on manque d’arguments sérieux sur les sujets qu’on veut éviter de discuter, mais quand on veut punir le Pape et détourner l’Église de son enseignement.

« Donnez-moi deux lignes de n’importe qui, et je le ferai pendre » avait dit le Président Harlay, magistrat respecté, pour souligner le danger des citations tronquées ou hors contexte. Il semble bien que le Pape n’ait jamais employé le mot « préservatif » dans le moindre texte ou déclaration officielle. Il s’agissait d’une réponse impromptue à la question d’un journaliste. Eh bien, cette réponse elle-même a été tronquée et médiatisée ! pour la rendre absurde et manifestement fausse. Qu’avait dit le Pape ? :

exactement :

Philippe Visseyrias, France 2 : Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Église catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI : Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Église catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre effort est double : d’une part, renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre ; d’autre part, notre capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, à rester présent dans les situations d’épreuve. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Église agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Nous remercions tous ceux qui le font. (Verbatim des déclarations de Benoît XVI, lors de la conférence de presse dans l’avion vers l’Afrique (extrait).Mardi 17 mars 2009.Source : salle de presse du Saint-Siège - La Croix - )

 

Qu’aurait-t-on voulu que le Pape dise d’autre ?

Le fait de proclamer fermement une règle n’a jamais empêché la compréhension et la charité envers les pécheurs qui la transgressent. La chair est faible ! Si faible qu’a été prévue la confession des fautes et la rémission des pêchés. Mais le Pape ne se plaçait ce jour-là nullement sur un plan théologique et n’édictait aucune règle. Il faisait une remarque de bon sens. Il rappelait une évidence que seuls les crétins idéologiques sans connaissance des réalités pratiques et des complexités de la nature humaine peuvent contester : La technologie et le caoutchouc à eux seuls ne saurait régler les problèmes des rapports entre les hommes. Croire le contraire, c’est justement l’erreur progressiste, moderniste et scientiste.

Monseigneur Fort, Évêque d’Orléans a cru devoir soutenir le Pape en rappelant que le préservatif n’était pas efficace à 100%. Il est tombé immédiatement dans le collimateur des intégristes de la capote et a été accusé d’être responsable de la propagation de l’épidémie ! Peut-être Monseigneur Fort se trompe-t-il, sur le plan scientifique. Aurait-il été induit en erreur par cette citation :

 

« Une découverte fondamentale publiée dans la principale revue médicale anglaise The Lancet du 10 décembre 1992 révèle que chez un homme séropositif le virus est présent en abondance non seulement dans le sperme mais dans toutes les secrétions qui précèdent une mise en place correcte de l’objet. Il en résulte que lorsqu’un homme séropositf met un préservatif celui-ci sera automatiquement souillé sur sa face externe par les manipulations indispensables. De ce fait s’il est exact qu’un homme sain est relativement bien protégé vis-à-vis d’une partenaire séropositive, l’inverse n’est pas vrai. En effet un homme séropositif pensant avoir pris les précautions adéquates restera toujours dangereux car l’extérieur du préservatif aura été inéluctablement plus ou moins souillé. C’est dire que toute femme indemne ayant quelque érosion ou une infection vaginale ou une jeune fille ayant son premier rapport sexuel avec rupture de l’hymen - ce qui crée plaie ouverte - court un risque considérable d’être contaminée par un homme séropositif soi-disant protégé. Pour une femme c’est donc la roulette russe. N’est-ce pas la raison pour laquelle dans le groupe des hétérosexuels, les femmes sont trois fois plus touchés que les hommes ? La sodomie est une de causes principales du sida. la muqueuse rectale très extensible contient quantité de vaisseaux lymphatiques et sanguins saignant facilement et qui résorbent presque tous, y compris les ... virus » (Professeur Henri Lestradet, Académie Nationale de Médecine : Le Quotidien du Médecin du 21-10-1993).

 

Ou par ces autres citations :

 

Professeur Weller : Social Science and Medicine, juillet 1993 : « Il est prouvé que le virus du sida parvient à traverser le latex dans 18 % des cas pour les préservatifs de la meilleure qualité et dans 34 % des cas des préservatifs les plus ordinaires (ceux que le gouvernement français met en vente à l'usage des jeunes au prix de 1 fr. »

Docteur Patrick Dixon : « Personne ne sait fabriquer de film de caoutchouc dépourvu de trous microscopiques dont chacun est beaucoup plus gros que le virus du sida. »

Science et Vie n° 911, août 1993 : « Des chercheurs de l'Université de Los Angeles ont exposé des préservatifs à divers lubrifiants vendus dans le commerce et ont observé une chute de 90 % de la résistance du latex. Tous les virus de l'hépatite, de la polyo et les virus responsables du cancer du col de l'utérus le traversent sans encombre. »

 

Ces thèses sont très certainement discutables. Mais pourquoi s’en prendre à Monseigneur Fort, au lieu de discuter avec ces scientifiques et de les convaincre avec des arguments scientifiques. S’en prendre à Monseigneur Fort dénote la visée idéologique et non scientifique de l’opération.

Mais quand bien même existerait-il un préservatif étanche et efficace, ou le mettrait-on au point, un jour ou l’autre, que la situation serait fort peu modifiée. Car dans le monde réel des hommes réels les comportements ne sont pas déterminés par la rationalité, en particulier dans le domaine des rapports sexuels. Et l’éventuel problème de la perméabilité du préservatif au virus en cache beaucoup d’autres. Et notamment celui-ci. Dans mon propre cas, j’ai souffert d’hypertension carabinée, maintenant parfaitement contrôlée. L’un des symptômes qui avait attiré mon attention, c’était le saignement des gencives. D’ailleurs, indépendamment de l’hypertension, j’ai une dentition très médiocre, et souvent il en résulte de petites blessures buccales… Les muqueuses prépuciales, le sperme, les muqueuses vaginales, ne sont donc pas seules concernées… Nulle doute que la Chiance ne mette au point un jour ou l’autre un préservatif pour un simple baiser !

Et ce n’est pas tout. C’est loin d’être tout. Car la clef de voûte des apôtres du caoutchouc repose sur la dénégation systématique (par esprit de système) de l’idée simple et, semble-t-il vérifiée, qu’il n’y a pas de risque de transmission du Sida entre deux êtres humains sains ! Si donc on aime quelqu’un, la première chose à faire c’est de s’assurer soi-même que l’on est sain avant de passer à l’acte sacré, avec l’être que l’on aime. Sinon de quel amour s’agit-il ?

L’autre problème, c’est qu’il est extrêmement difficile de suspecter l’éventuelle séropositivité de la personne qu’on aime, et extrêmement difficile d’exiger cette preuve d’amour, lorsqu’il y a risque. Au surplus toute l’anthropologie montre que la sexualité est un domaine où tout le monde[2] ment. Seuls les crétins n’ont pas encore pris conscience de cette évidence. Et seuls de triples crétins et des ignorants peuvent croire que le Pape et l’Église n’en seraient pas parfaitement conscients.

J’en étais là de mes réflexions et commençais à renâcler à l’idée de traiter toutes ces questions à fond, d’autant plus que le temps presse et que je suis absorbé par la Sonderaktion en cours. Un courriel tombe dans ma boîte en faisant le petit bruit caractéristique. Miracle ! Alors que je m’étais contenté de la citation (exacte – j’ai vérifié) faite par La Croix, cet article révèle un autre aspect du voyage de Benoît XVI que j’ignorais encore jusqu’ici, et les raisons profondes pour lesquelles il fallait étouffer ses paroles africaines sous le bruit assourdissant de la campagne caoutchouteuse. Nous y reviendrons pourtant, car il y a beaucoup à dire, mais ce sujet me casse les couilles. Je préfère donc vous indiquer un lien vers un article beaucoup plus intéressant, intitulé : Benoît XVI, otage médiatique en Afrique et ailleurs  :

http://www.plumenclume.net/textes/2009/Europe/chretiens/pape-afrique-250309.htm

(À suivre)

Et comme ces références à Internet doivent agacer ceux qui n’en disposent pas, ils peuvent demander une version papier à :

 

La Vieille Taupe, 17, rue de la Bretonnière, 45340 BEAUNE LA ROLANDE

Pour information, nous donnons ici un exemple du point de vue « moderniste » :

 

Lettre ouverte à Monseigneur José Cardoso Sobrinho,

Archevêque de Olinda et Recife

Monseigneur,

 

Vous avez récemment tenu à déclarer publiquement l'excommunication d'une mère de famille qui avait fait avorter sa fillette de neuf ans, enceinte de quatre mois, après avoir été violée depuis l'âge de six ans par son beau-père. Vous avez décidé aussi publiquement l'excommunication des médecins qui ont pratiqué cet avortement. Je réagis donc publiquement à votre intervention par cette lettre ouverte.

Je vous rassure tout de suite : pour moi, l'avortement est la suppression d'une vie. J'y suis donc fermement opposé.

La mère de cette fillette a peut-être pensé qu'il valait mieux sauver une vie que de risquer d'en perdre trois… Peut-être les médecins lui avaient-ils dit qu'un petit utérus de neuf ans ne se dilate pas indéfiniment… Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que dans cette tragédie, vous avez ajouté de la douleur à la douleur et vous avez provoqué de la souffrance et du scandale chez beaucoup de personnes à travers le monde. Dans une situation si dramatique, je crois fermement que nous, évêques, pasteurs dans l'Eglise, nous avons d'abord à manifester la bonté du Christ Jésus, le seul vrai Bon Pasteur. Je suis sûr qu'Il aime cette mère et qu'Il cherche des hommes et des femmes pour l'aider à continuer la route en étant soutenue amicalement, spirituellement et, si nécessaire, matériellement. Je suis sûr qu'Il demande d'apporter de l'amour à cette fillette marquée à vie et à sa sœur aînée handicapée, elle aussi violée. Je suis sûr qu'Il demande à l'aumônerie de la prison de s'approcher du beau-père violeur pour qu'il se repente, se convertisse et redevienne un jour un homme véritable. Je suis sûr que le Christ attend aussi que, si vous le pouvez, vous parliez avec les médecins qui ont pratiqué cet avortement parce que, comme les quarante gynécologues et obstétriciens que j'ai rencontrés il y a quelques mois et dont je n'ai pas partagé nécessairement toutes les positions, la plupart d'entre eux apprécient d'être écoutés et d'entendre divers points de vue alors qu'ils vivent souvent des drames de conscience.

Monseigneur, aidons-nous les uns les autres pour être avant tout des hommes d'espérance en Dieu et en tout être humain !

Je suis en relation d'amitié et de collaboration avec beaucoup d'évangéliques qui sont tout aussi opposés que vous et moi à l'avortement. Ils ne proclament pas cependant de condamnation publique. Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles les communautés évangéliques attirent tant de catholiques aujourd'hui, en particulier au Brésil. Je constate que l'opinion publique ne comprend rien à l'excommunication. Elle la perçoit comme une condamnation des personnes et non une proposition de guérison et de conversion. J'estime donc que nous devons trouver d'autres moyens pour dire à nos communautés que le comportement ou les paroles de tel catholique ne sont pas en accord avec ce que l'Eglise comprend et croit de la volonté de Dieu.

Je ne vous cache pas non plus que je me demande aussi comment on peut dire que le viol est moins grave que l'avortement qui supprime la vie dans le sein d'une mère. Des femmes violées se sont confiées à moi. Certaines ont pu se redresser et avancer dans la vie avec le souvenir de leurs blessures qui ne disparaît jamais complètement. Mais d'autres, tout en étant physiquement vivantes, ont été tuées au plus profond de leur être et n'arrivent pas à revivre. La vie n'est pas que physique, vous le savez bien.

Je n'ai pas pu obtenir le texte complet de ce qu'a dit le Cardinal Re, mais le soutien que – selon les médias – il vous a apporté ne change rien à ma réaction pastorale. Pour la clarté des relations entre évêques, j'envoie un double de cette lettre à Monsieur le Cardinal Re.

Je vous prie de croire, Monseigneur, à mes sentiments attristés, mais aussi respectueusement fraternels, ainsi qu'à l'assurance de ma prière pour vous-même et ceux et celles qui, de loin ou de près, sont concernés par le drame de cette fillette.

 

9 Gérard Daucourt

 Evêque de Nanterre

Le 12 mars 2009

 

 

Notre critique : Il semble bien échapper à ce Monseigneur que le succès des « évangéliques » tient surtout au fait qu’ils bénéficient, contrairement à l’Église catholique, d’un formidable soutien médiatique, dû principalement au fait qu’ils soutiennent la ligne « sioniste ».

 Ces soi-disant « évangéliques » prônent l’expulsion des Palestiniens et attendent du retour des Juifs en Israël, la « Parousie », le retour du Christ, et la conversion des Juifs au Christianisme  !

Fort bien ! Mais outre qu’ils sont instrumentalisés et largement financés par le lobby qui n’existe pas, pour d’évidentes raisons de stratégie politique mondaine, sans la moindre préoccupation théologique, il semble avoir échappé à ces crèmes d’andouille que rien n’est plus susceptible de convaincre définitivement les Juifs que le Christ était bien un faux Messie et que le Grand Sanhédrin avait donc eu raison de le condamner à mort, et d’obtenir son exécution par les autorités impériales romaines, que le succès matériel et mondain du projet sioniste qui s’inscrit dans sa logique vétérotestamentaire d’apartheid, et de « massacre sacré des ennemis d’Israël ».

Cette lettre de Monseigneur Daucourt dénote, pour le moins, une sensibilité excessive à « l’information » médiatisée, et une tendance à rejoindre la meute, de peur d’en être victime.

 

Romainville. le 12 avril 200


[1] Référence au tract « Brigitte Bardot traînée devant les tribunaux ! Les Français culpabilisés et humiliés. L’Islam manipulé… » qui analysait le mécanisme du terrorisme idéologique exercé sous prétexte de défendre l’Islam. http://www.aaargh.com.mx/fran/archVT/bullVT/bullVT12.html

[2] Tout le monde ? Même les Nazis ? – « Oui ! Quand je dis tout le monde, c’est tout le monde ! C’est comme quand Chomsky dit que la liberté d’expression est bonne pour tout le monde ! – « Mais si quelqu’un énonce une contre-vérité ? » – « Il suffit alors de démonter en quoi elle est fausse !  Ceux qui réclament la censure du mensonge sont toujours ceux qui sont incapables de prouver que l’énoncé adverse est FAUX ! (rions !).

 

 


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