AAARGH
Proche des ng’
L’Inconnue qui avait interviewé Faurisson (En Confidence. Entretien avec l’inconnue. Pierre Marteau Éditeur, Milan 2009. 80 p.) a finalement décidé de rompre son anonymat. Le texte circulait depuis deux ans, sur le net et sous forme papier, avant même cette édition soignée, en Français, à Milan. Il est disponible « dans les bonnes librairies », et par correspondance auprès d’Akribeia (10+3,50 Euros). Autant que je puisse en juger, cette interview a d’ores et déjà contribué au mouvement en cours de « dédiabolisation » du Professeur Faurisson, que l’on découvre ici fort différent de l’image qu’ont voulu imposer les médiats, pour n’avoir pas à prendre en compte ses travaux et son argumentation.

Cette Inconnue, à qui la prudence avait enjoint de le rester, ne l’est donc plus puisque son dernier livre, Proche des neg’ comporte un chapitre : « L’Inconnue, c’est moi ».
Je disais bien que les temps étaient venus !
Première constatation. La situation qui avait conduit l’auteur à juger plus prudent en décembre 2007 de rester anonyme a donc suffisamment évolué, en octobre 2009 pour permettre cet « outing » annoncé : (http://www.aaargh.codoh.com/fran/archVT/vt09/vt091006.html).
Maria Poumier était depuis longtemps déjà dans le collimateur des chacals. Elle déployait une activité considérable en faveur de la lutte des Palestiniens. Elle avait été très engagée avec Roger Garaudy avant que lui-même ne devienne « révisionniste ». Elle était donc soupçonnée du pire, et d’entretenir des sympathies coupables pour des révisionnistes. Mais il y a des cercles à l’intérieur même de l’enfer. Garaudy c’est une chose déjà terrible et épouvantable, mais il dispose d’une grande reconnaissance internationale, de la part des musulmans en particulier. Si bien qu’il était encore possible de continuer à s’activer dans certains milieux hystériquement et historiquement hostile au « négationnisme » en ayant la réputation sulfureuse d’être proche de Garaudy, mais il n’était guère possible d’aller plus loin dans la proximité avec le mal absolu et la « bête immonde » sans perdre ipso facto les dernières possibilités de faire toutes sortes de choses pourtant utiles et nécessaires. D’où la nécessité de l’anonymat en décembre 2007… Qui n’est donc plus nécessaire en octobre 2009 !
Mais ce n’est pas tout.
Ce livre contient pour moi des révélations importantes. J’y ai découvert que Maria Poumier n’avait réellement découvert le « révisionnisme » qu’en 1995 ! Elle avait invité Roger Garaudy à faire une conférence dans son Université (Paris VIII Saint Denis) avant que ce cornichon béni de Didier Daeninckx ne révèle le scandale affreux de l’existence du n°2 de la revue confidentielle LA VIEILLE TAUPE, réservé aux amis, où se trouvait publié Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Cette révélation est survenue juste après que Maria et l’Université avaient invité Garaudy, homme de gauche très honorablement connu, ancien dirigeant du Parti « Communiste », qui en avait été chassé pour avoir dénoncé l’intervention militaire soviétique en Tchécoslovaquie. Il devint instantanément une bête immonde infréquentable.
Ainsi, en 1995, 17 ans après l’éclatement médiatique de l’affaire, 15 ans après la préface de Chomsky, malgré l’activité débordante de la VT, dont 8 numéros des Annales diffusés par les M.N.P.P., la librairie rue d’Ulm, et malgré l’activité de beaucoup d’autres en dehors de la VT, dont 6 numéros de la Revue d’histoire révisionniste, un professeur d’Université attentif à son temps, pouvait encore tout ignorer de la réalité du « révisionnisme historique ». Sans accorder créance à toutes les calomnies médiatiques, elle n’avait pas considéré, comme la plupart de ses collègues, que ces controverses sur de l’histoire ancienne puissent avoir l’importance cruciale dans le présent qu’elle allait découvrir.
Cette simple constatation, à elle seule, vaut des dizaines de livres de sociologie, d’anthropologie, et de « médiologie » comme on dit maintenant[1].
Elle montre aussi à quel point est vaste le vivier où le révisionnisme est susceptible de recruter dès lors qu’est rompu le tabou de l’innocence Juive (les bombardements de Gaza viennent de s’en charger) et le dogme symétrique de la culpabilité exclusive absolue et automatique des « nazis ».
Ce qui mérite d’être lu attentivement c’est la tempête que les chacals et les démocrates sincères déchaînèrent contre Maria. Elle a vu sa carrière et ses projets détruits dans l’instant, alors même qu’elle ne connaissait encore rien des travaux « révisionnistes », et ne pouvait donc pas l’être elle-même. C’est justement cette expérience qui l’a contrainte d’étudier un dossier dont elle n’avait pas soupçonné l’importance décisive.
Son expérience in vivo remplace des dizaines de livres de socio… etc.
Notez que la réaction première et spontanée de la majorité des collègues a été de bon sens : il n’y a qu’à débattre et l’abcès sera crevé. Dans un sens ou dans l’autre la connaissance de la vérité y gagnera, et si la baudruche révisionniste est bien ce que les médiats et les sionistes en disent, elle en crèvera. Point final.
Mais au-dessus de la majorité, il y a la minorité dotée de la conscience qui manque aux autres : les politiques ! Et là c’était une autre chanson. Le récit des procédés par lesquels ceux qui avaient la science infuse et la conscience firent régner progressivement la terreur est révélateur des choses généralement cachées…
Maria Poumier est une recrue « stratégique ». Proche des nèg’. C’est-à-dire proche des nègres, devenue proche des « négationnistes ». Or, proche des nègres, elle l’a été toute sa vie. À Cuba, en Amérique latine, aux Antilles, elle a étudié et dénoncé les mécanismes de l’aliénation et de la domination coloniale. Elle a rencontré et connu beaucoup de personnalités noires, métisses et Indigènes d’Amériques latine,, de France et d’ailleurs. Mais cela, laissons-la le raconter.
D’un point de vue « stratégique » pour le rétablissement en Europe de la liberté d’expression et de la dignité de l’Esprit, c’est tout simplement capital, car depuis trente ans que dure le scandale de l’Affaire Faurisson, le seul argument qui ait vraiment fonctionné, tant pour exercer la répression judiciaire que pour tracer une ligne infranchissable autour des révisionnistes, a été le « racisme » rabique et « l’antisémitisme » meurtrier qui animeraient, au fond du fond, ceux qui osaient mettre en doute les dogmes de la religion de l’Holocauste. Si ce pilier de la Weltanshung licrasseuse venait à manquer, la LIC(R)A et consorts deviendraient des tigres de papier. De ce point de vue, le livre de Maria Poumier constitue une étape décisive[2].
Plus exactement il donne à voir que l’étape décisive a été franchie et qu’il va falloir maintenant considérer les travaux « révisionnistes » pour ce qu’ils valent. Il était temps !
En outre ce livre contient un chapitre de deux pages intitulé : « Pierre Guillaume a raison ».
Bien que je ne sois pas complètement sûr de bien comprendre en quoi j’ai raison et sur quoi porte cet accord avec moi, j’ai tellement peu l’habitude de voir écrit une chose pareille noir sur blanc que je me dis que cela montre en tout cas combien les temps ont changé (il y a encore peu de temps, dans une librairie parisienne où je venais d’entrer, un révisionniste prudent me faisait un signe discret qu’il m’attendrait dehors : il ne voulait pas que se sache le fait que nous nous connaissions !).
Le livre contient une masse de remarques, notations, expériences diverses qui dénotent un redémarrage de la pensée sur une multitude de sujets. Tellement que je serais bien en peine d’écrire : « Maria a raison ». Il faudra revenir sur chacun des sujets.
Mais un point en tout cas constitue un hommage à l’activité autonome de la Vieille Taupe.
J’ai dit combien ce livre s’inscrivait dans un processus irréversible de « dédiabolisation » de Faurisson. Lui-même en convient et se réjouit du rôle joué par l’ex-Inconnue.
Ce récit prouve que sans l’édition confidentielle par la Vieille Taupe des Mythe fondateurs… suivie de l’édition publique « Samiszdat » que j’ai réalisé dans la solitude et la déréliction en 1995, il n’y aurait pas eu d’Inconnue pour interviewer Faurisson en décembre 2007.
Mais cette inconnue-là, dont l’initiation a été brutale du fait de l’invitation lancée à Roger Garaudy juste avant que n’éclate le scandale révisionniste, est aussi le symbole de milliers d’inconnus à travers le monde qui ont découvert le révisionnisme historique grâce au livre de Roger Garaudy, dont la diffusion mondiale à permis au révisionnisme de sortir du ghetto où il végétait et n’a pas été étrangère aux progrès décisifs du révisionnisme dans l’aire musulmane en particulier.
« Bien travaillé, vieille taupe ! » Le 30 octobre 2009[1] Une incidente : Comment sera-t-il possible de faire croire à un tribunal, dans 20, 30, ou 40 ans que l’on ignorait tout de la persécution du révisionnisme en 1995, au regard de la masse énorme des livres, revues, articles de journaux, émission de radio et de télé qui lui ont été consacré entre 1978 et 1995 ?
N’est-il pas impossible aujourd’hui à un contemporain (dont François Mitterrand parmi d’autres) de faire admettre qu’il a tout ignoré d’une politique systématique d’extermination des Juifs, en tout cas jusqu’en 1946, alors que cette politique avait été dénoncée parfois dans quelques journaux et tracts clandestins ultra-confidentiels, et « l’information » parfois reprise par la propagande de guerre, qui comme chacun devrait le savoir, ne dit jamais que l’exacte vérité sur le compte de l’ennemi. Mais passons pour le moment.
[2] Précisément parce qu’elle bénéficie d’un réseau de relations dans le milieu universitaire, tant à Cuba qu’en Amérique latine, mais aussi en France où la plupart de ses anciens amis sont transis de peur, mais existent toujours. Il suffirait que quelques-uns, pour commencer, s’enhardissent un peu pour que la face du monde en soit changée et pour que soit subverti le système de désinformation médiatique.
Notons que « l’outing » de Maria signale que les temps sont venus. Il avait été précédé et préparé par des tremblements de terre que le système était parvenu à digérer en empilant les uns sur les autres les mensonges médiatiques. C’est cette accumulation de mensonges qui fait paraître aujourd’hui comme une nouveauté le fait qu’une révisionniste fière de l’être puisse être aussi « proche des nègres », et être connue et reconnue pour son activité non raciste et anticolonialiste.
Mais il n’y a là rien de réellement nouveau. Serge Thion est l’auteur d’un livre publié au Seuil (1969) : Le Pouvoir pâle ou le racisme sud-africain. Invité à un salon du livre antiraciste du MRAP, il avait placé sur la table, à côté de son propre livre, le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier, que la VT venait de rééditer. Il est aussi le premier traducteur en français de Nelson Mandela. La Vieille Taupe, pour sa part avait pris soin de placer en préface au Mémoire en défense… de Faurisson, l’avis de Noam Chomsky, de même qu’elle éditait, parallèlement aux auteurs révisionnistes, L’Antisémitisme son histoire et ses causes et Contre l’antisémitisme de Bernard Lazare. Dans le même ordre d’idée la Vieille Taupe publiait, dans le n°2 des Annales d’histoire révisionniste un article du psychanalyste et anthropologue Howard Stein, et dans le n°5 « La question juive » de Karl Marx.
Ces initiatives, parmi d’autres, ont constitué une surabondance de signaux que la réapparition publique en 1978 de l’exigence « révisionniste » qui s’est manifestée autour du soutien à Faurisson n’avait rien à voir avec la réhabilitation ou la renaissance de l’extrême droite politique.
Mais là il faut être bien clair. Nous ne tolérons aucune discrimination à l’égard des Juifs. De même nous ne tolérons aucune discrimination à l’encontre de « l’extrême droite » ou de Le Pen ou à l’égard de ceux que les organisations juives baptisent « antisémite s». Nous reconnaissons à tout homme le droit de dire ce qu’il pense, et à tous, fut-il ancien nazi ou nostalgique du nazisme, le droit à une histoire véridique. Ce qui suppose, face à l’infinie diversité des opinions, le droit au doute et à la recherche, et le libre débat dans le respect des principes critiques de la méthode scientifique.