AAARGH

| Accueil général | Accueil Vieille Taupe |

***************

«By way of deception»

***************

LA VIEILLE TAUPE

*************

 

 

Pour une déception, ce fut une déception!

Mais ce sont les déceptions, et la capacité de les surmonter, qui forgent le caractère! Elles constituent la meilleure des préparations possibles en vue de la dernière bataille.

Venons aux faits. La projection du DVD «Katyn» a bien eu lieu, comme prévu, le dimanche 23 mai 2010, en ce jour de la Pentecôte, au théâtre de La Main d’Or, ce théâtre, cet espace de liberté, à nous par Dieu donné.

Cette projection s’inscrivait dans la série des projections patronnées par la Vieille Taupe au théâtre de la Main d’Or. Le samedi 30 janvier et le samedi 27 février avait été projeté «Chomsky et Cie», l’édition actuellement diffusée par Daniel Mermet et France-Inter.

Ce fut l’occasion, lors de la projection du 30 janvier, de découvrir qu’une scène particulièrement importante avait été supprimée par rapport à la première édition de «Chomsky et Compagnie», réalisée grâce à une souscription initiale à laquelle la Vieille Taupe avait participé.

Cette scène «historique» c’est celle où Jean-Pierre Faye, le fayot failli, avait lancé, le 18 décembre 1980, au cours d’une émission d’Anne Sinclair, le mensonge médiatique qui servira à casser la diffusion du Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, accessoirement à ruiner la réputation de l’éditeur chez tous ceux qui n’attendaient que cela pour s’éviter d’avoir à penser, et finalement ne servit qu’à persuader la plus grande partie du public que, de toute façon, les «révisionnistes», même quand ils n’étaient pas des «Nazis», néo ou paléo, étaient de toute façon des gens malhonnêtes, louches, et… infréquentables.

En conséquence de quoi la Vieille Taupe tint à prévoir une projection de ce court passage, en préliminaire à la projection prévue le samedi 8 mai à 15 heures de «Chomsky et le Pouvoir». Mais cette séance n’a pas pu avoir lieu le 8 mai, ce jour anniversaire de la victoire des impérialismes américain, russe, britannique, français, «Alliés» pour l’occasion contre le «fascisme» – qui ne passera pas, puisque les «antifascistes» ne cessent de le réinventer en permanence. Les portes du théâtre se trouvèrent fermées ce jour-là devant les spectateurs qui se présentèrent à l’heure dite. Ils durent donc se replier en bon ordre dans l’arrière-salle du café «corse» éponyme.

Mais la taupe est persévérante. Dieudonné suggéra de déplacer ces projections du samedi au dimanche, afin de ne plus risquer de déranger personne. Ce qui est toujours bien préférable.

Grâce à cette sage décision, la séance, et ses préliminaires, a finalement eu lieu le dimanche 16 mai. Elle s’est déroulée sans le moindre incident, comme les débats qui ont suivi.

 C’est uniquement cet enchaînement de circonstances aléatoires (?) qui fit que la projection du film «Katyn» d’Andzrej Wajda tomba ce dimanche 23 mai, jour de la Pentecôte 2010.

Ce jour est pour la Vieille Taupe une date hautement symbolique. C’est d’abord l’anniversaire liturgique de la Pentecôte 2009, ce jour béni entre tous où le bon Pape (materialiter) Benoît XVI prononça à Saint-Pierre de Rome une homélie «révisionniste», en ce qu’il n’a pas craint de faire comprendre clairement que l’humanité était actuellement beaucoup plus menacée d’une troisième guerre mondiale nucléaire (car les bombes atomiques ne sont pas imaginaires) que les Juifs ne l’étaient d’un «nouvel holocauste», argument dont ils abusent, y compris pour tenter de provoquer un bombardement atomique de l’Iran!!!

Ces jours de Pentecôte sont enfin, par définition, anniversaires liturgiques de l’acte de naissance du christianisme. C’est-à-dire, selon le récit apostolique, du moment où, confinés dans le Cénacle de Jérusalem, transis de peur et d’effroi, cinquante jours après la Résurrection du Christ, dix jours après qu’il les eut définitivement quittés à l’Ascension, les apôtres trouvèrent soudainement la force et le courage de sortir du Cénacle et d’affronter, pour commencer, les hébreux de l’époque pour leur annoncer la bonne nouvelle (évangile) qui leur déplaisait tant! Et pour laquelle le Christ avait été crucifiépar les Romains, à la demande du Grand Sanhédrin!

– Mais pourquoi alors cette terrible déception?

– Parce que la Vieille Taupe avait prévu d’organiser ces projections à la Main d’Or pour préparer à sa manière la venue de Chomsky en France. Ce lieu avait été constitué en épouvantail et Dieudonné diabolisé par l’hystérie juive et l’hystérie militante «anti-Le Pen», auxquelles participent la plus grande partie des chomskiens de Paris. Cette hystérie est sans fondement : les idées de Chomsky sont les bienvenues à la Main d’Or! Et Chomsky lui-même y serait le bienvenu.

La projection de «Katyn» relevait d’une autre intention et avait une autre signification.

D’abord cette séance était une protestation contre le sabotage honteux et diffus dont ce grand film a fait l’objet de la part des organes de la bien-pensance et les médiats respectueuses. Disons leur réticence et leur mauvaise volonté. Comme si l’on présentait que ce film, à qui personne n’a officiellement rien à reprocher, ne soit susceptible de provoquer un véritable redémarrage de la pensée, et que ce soit cela que l’on craigne plus que tout. Car ensuite, on le sait: l’Esprit souffle où il veut…

Ce film raconte l’un des plus monstrueux crimes commis dans le cours de la deuxième guerre mondiale par un belligérant. Non pas par la quantité des victimes impliquées, mais par la genèse elle-même et la perversité du crime: ce ne sont pas des «ennemis» qui ont été exterminés mais des prisonniers qui avaient été contraints par l’attaque allemande de se réfugier dans la zone maintenant occupée par «l’Armée rouge». Et des prisonniers simplement susceptibles de pouvoir être coupables de devenir des opposants au régime qui se prétendait «socialiste».

Ce film raconte donc un crime particulièrement atroce dans toutes ses composantes, qui présente en outre la particularité d’avoir été commis par la «vaillante Armée rouge».

Il présente la particularité d’avoir été découvert et dévoilé par la Wehrmacht.

Il présente surtout la particularité d’avoir été attribué à la Wehrmacht par les vainqueurs incorrigibles, et par les criminels…  qui siégeaient à Nuremberg, aux vaincus!

Sept officiers de la Wehrmacht furent pendus en répression de ce crime ordonné par Staline!

C’est loin d’être tout. Ce film, et les bonus inclus dans le DVD, obligent à réfléchir, en particuliers parce qu’ils contiennent l’extraordinaire film, extraordinairement convaincant, réalisé pour la propagande soviétique par un certain Lévitan, pour démontrer que ce massacre avait été commis par les «fascistes Allemands». Cela montre combien le Pouvoir peut imposer la croyance et «démontrer» n’importe quoi.

Mais le plus instructif et le plus terrifiant c’est comment les Polonais eux-mêmes durent cohabiter et composer avec le grand mensonge. Comment ceux-là mêmes qui possédaient tous les éléments pour comprendre se refusaient à comprendre, parce qu’eux-mêmes avaient été engagés au coté des soviétiques dans la lutte contre les Allemands! Comment le rapport des forces politiques rend la vérité impensable!!! pendant de longues périodes, et combien la résistance au mensonge est héroïque.

Pour tout cet ensemble de raison ce film et sa diffusion pourrait être une étape dans le dévoilement des délires idéologiques (les idées s’enfilent comme des perles et permettent de justifier tout et n’importe quoi) auxquels conduisent les affrontements guerriers modernes, et les abominations auxquelles peuvent conduire les illusions manichéennes selon lesquelles il suffirait que le camps du bien (nous) anéantisse le camp du mal (les autres) pour que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes possible[s]…

Enfin il rappelle jusqu’à quelles monstruosités a pu conduire l’idéologie «révolutionnaire», au nom du socialisme et de la prétendue «dictature du prolétariat». La nécessité de prendre et de garder le Pouvoir, théorisée par Lénine et Trotski hélas rallié tardivement au «léninisme», et l’obsession «politique», conduisirent à Staline et à…Katyn. La nécessité de gagner la guerre, d’écraser l’ennemi, conduisit à la nécessité de se faire complice du mensonge, de nier l’évidence complètement démontrée.

La déception tient à ce que la Vieille Taupe avait cru que ces projections à la Main d’Or seraient l’occasion de regrouper, et de recruter quelques uns de ceux  qui pourraient contribuer à faire de la visite de Noam Chomsky à Paris une occasion irréversible pour contribuer à imposer aux «intellectuels parisiens» le respect du droit à la recherche et le principe de la liberté d’expression, tout en manifestant dans les faits et par des actes le dépassement de l’ancien antisémitisme et l’intangibilité de notre programme: «L’émancipation de la société du judaïsme», et du judaïsme pratique: le capitalisme.

La déception tient au fait que ceux dont elle attendait et croyait pouvoir espérer la présence n’étaient pas là! Les nouveaux apôtres étaient moins nombreux que leurs lointains prédécesseurs!

Mais qu’importe! Les temps de la bonne nouvelle sont venus. Le 28 mai aura lieu au collège de France un colloque consacré à Bertrand Russell, George Orwell et Noam Chomsky. Savez-vous que George Orwell est probablement l’un des premiers auteurs «révisionnistes». Dès mai 1945, dans Notes sur le nationalisme, n’écrivait-il pas: «Qu’y a-t-il de vrai dans ce que l’on nous raconte sur les fours à gaz de Pologne?». Et le 31 mai quand Chomsky parlera au Collège de France, ce sera l’anniversaire civil de l’homélie révisionniste du Pape Benoît XVI le 31 mai 2009. Le hasard je vous dis!

Le 25 mai 2010.            Pierre Guillaume.                                                nihil obstat. Wilhelm Stein


                                                                         

aaarghinternational@hotmail.com  

| Accueil général | Accueil Vieille Taupe |

l'adresse électronique de ce document est:

http://aaargh.com.mx/fran/archVT/vt10/vt100525.html