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LA CHAMBRE À GAZ EST-ELLE
UNE VÉRITÉ HISTORIQUE OU UNE VÉRITÉ LÉGALE ?
(Réflexion sur un article important de Monseigneur Noyer)

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LA VIEILLE TAUPE

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Rien dans les thèses révisionnistes ne me paraît acceptable.

Cette déclaration liminaire dans Témoignage chrétien du 17 février 2011 est on ne peut plus claire. Même si Monseigneur Noyer a cependant eu le scrupule d’utiliser le verbe paraître, et non pas le verbe être, en ce qui concerne les «thèses révisionnistes» qu’il considère donc «inacceptables».

Mais de quelles thèses s’agit-il?

Et quelles connaissances Monseigneur a-t-il des thèses révisionnistes?

Son article n’évoque aucune de ces thèses qui lui paraissent inacceptables.

Seraient-elles donc inacceptables parce qu’elles sont révisionnistes, tout simplement?!!!

C’est-à-dire parce qu’elles heurtent les idées reçues communément acceptées. Mais en ce cas on assisterait à la définition d’un dogme historique, et même d’un tabou, sans que le contenu du dogme ait été défini: Cette thèse est révisionniste donc elle me paraît inacceptable a priori! Ou, pour être plus clair encore: cette thèse est formulée par des «révisionnistes» donc elle me paraît inacceptable. Cette formulation liminaire ne constitue-t-elle pas un résumé saisissant de la situation réelle pour la plus grande part de ceux qui entendent évoquer les «thèses révisionnistes», généralement sinon uniquement par des médiats hostiles. De ce fait nous sommes conduits à lire la suite très attentivement.

Même si je ne suis pas historien, je fais confiance à tant de témoins qui ont rendu compte des horreurs des camps de concentration.

Certes Mgr Noyer n’est pas historien, mais il a pris conscience que la croyance aux chambres sacrales, qu’il partage avec beaucoup d’historiens, repose d’abord sur des récits de «témoins» et non sur des documents. Cette constatation est surprenante. Autant il est inconcevable qu’un tel instrument d’un tel crime n’ait pas laissé de témoins, autant il est inconcevable qu’il n’ait pas laissé de traces documentaires. C’est pourquoi un historien digne de ce nom ne devrait justement pas faire confiance aux témoignages. Il devrait en tenir compte, bien sûr, mais de façon critique. Il ne devrait retenir un témoignage que lorsqu’il peut être confirmé de diverses sources, mais laissons cela pour plus tard. Le point est: de quelles horreurs s’agit-il? Je ne connais aucun révisionniste qui nierait en bloc toutes les horreurs survenues dans les camps de concentration. Il existe bien des «révisionnistes» qui conservent une sympathie pour Adolf Hitler et pour l’expérience socialiste nationale. Tel est le cas précisément de Vincent Reynouard. Mais c’est loin d’être le cas de tous les révisionnistes. Ceux-la ont beau jeu de rétorquer que les atrocités de toutes natures relevées dans les camps de concentration allemands de la période 1933 – 1945 ne sont pas essentiellement différentes des atrocités relevées dans les camps de concentration «démocratiques»; et non seulement dans les camps soviétiques mais bien aussi dans les camps alliés de l’Ouest[1]. Mais, comme le dit si bien Georges Orwell, fréquemment cité par Noam Chomsky: «Les nationalistes non seulement ne désapprouvent pas les atrocités commises par leur propre camp, mais ils ont une remarquable capacité pour ne pas même en entendre parler.» (Notes sur le nationalisme. 1945).

Eh bien non! Cette objection serait définitivement inacceptable de nos jours car, quoi que l’on fasse, quoi que l’on dise, l’atrocité des camps socialistes nationaux serait spécifique et incommensurable, elle serait essentiellement différente, métaphysiquement différente, et cette différence tiendrait en trois mots: «extermination des Juifs». Elle serait symbolisée par trois autres mots: «chambre à gaz». La chambre à gaz EST ce qui différencie radicalement l’univers concentrationnaire socialiste national de tous les univers concentrationnaires et de tous les massacres antérieurs, contemporains ou postérieurs. Cela est si vrai que le pseudo tribunal de Nuremberg, qui a mis son sceau sur cette représentation tribale, a été jusqu’à faire l’impasse sur le massacre de Katyn, pourtant parfaitement élucidé pour tous ceux qui cherchaient la vérité. Ce massacre massif, par balle dans la nuque, commis par les «antifascistes» risquait de faire de l’ombre à la représentation de la prétendue extermination des Juifs dans des chambres à gaz.

Les «négationnistes», comme ils disent pour supprimer le complément d’objet direct sur lequel porte la négation, nient précisément l’existence matérielle de…: la chambre à gaz. Ils ne sont pas «négationnistes» comme par l’effet d’une tournure d’esprit générale, ils sont négateurs des chambres à gaz hitlériennes. Ce sont leurs adversaires, les censeurs, qui sont enfermés dans la dénégation des atrocités[2] commises par le camp démocratique, populaire comme libéral. Dès lors la véritable question devrait être: «Faut-il faire confiance aux témoins qui ont rendu compte de l’extermination en chambres à gaz, alors même qu’aucun document, aucune trace matérielle ne vient confirmer les allégations de ces témoins?»

Je suis persuadé que ce n’est pas seulement la maladie et la pénurie alimentaire qui sont responsables des morts qui y ont péri.

Chacun peut être persuadé de ceci ou de cela en fonction d’informations, de préjugés, de préférences idéologiques, de rumeurs, de propagandes. Pour savoir, il faut faire une enquête. Cette enquête seule permettra une véritable connaissance. Cette connaissance permet de se libérer de l’erreur et du préjugé (co-naître, naître avec, re-naître). Ce travail a beaucoup progressé grâce aux révisionnistes Nous y reviendrons. Parmi les Juifs européens, combien sont partis en déportation? Combien ne sont pas revenus? Combien sont morts de maladie? Combien sont morts du fait de la pénurie alimentaire? Combien sont mort exécutés? et comment? par balles ou en chambres à gaz?

Je crois hélas que l’humanité alors s’est approchée de son degré zéro, à la fois dans les victimes traitées comme choses méprisables et, davantage encore, dans les bourreaux incapables de voir l’autres chez ces êtres méprisés.

OUI, dans la guerre l’humanité s’est approché de son degré zéro, dans les deux camps. Et c’est cette vérité-la que la chambre à gaz a pour fonction d’occulter. Les ennemis sont traités comme choses méprisables, dans les deux camps qui font assaut de rhétorique pour dénier toute humanité au camp adverse et justifier les pires traitements des détenus du camp adverse, et pour ignorer les ignominies (oui) commises par son propre camp. La chambre à gaz n’a-t-elle pas servi d’abord et avant tout à justifier que tout soit permis contre un ennemi accusé, puis convaincu de les avoir mises en œuvre.

Il paraît qu’on n’a jamais trouvé l’ordre d’Hitler ordonnant la destruction massive de tous les Juifs d’Europe.

Non! Pendant des années des idéologues baptisés «historiens» ont glosé sur un prétendu ordre de Hitler, puis sur l’ordre de Himmler de cesser ces «exterminations», ce qui n’était qu’une manière d’affirmer que ces «exterminations» avaient bien eu lieu puisqu’il fallait dorénavant les interrompre.

Ce n’est qu’après le colloque de la Sorbonne de 1982 et la conférence de presse tenue par Raymond Aron et François Furet, que le consensus s’est établi pour admettre que de tels ordres n’avaient d’existence qu’imaginaire. Encore faudrait-il introduire des nuances entre l’histoire médiatique et journalistique, l’histoire universitaire et la recherche objective et factuelle. Cet acquis de l’historiographie n’a été obtenu que grâce à la lutte acharnée des révisionnistes, du Professeur Faurisson et de la Vieille Taupe notamment[3]. Cette incidente conduit à revenir sur la déclaration liminaire de Mgr Noyer: «Rien dans les thèses révisionnistes ne me paraît acceptable». Car dans les thèses admises aujourd’hui, tant par l’historiographie officielle que par la «Mémoire médiatisée», donc communément admises, sont incorporées maintenant des pans entiers des thèses révisionnistes devenues acceptables, mais qu’il a été très périlleux, voir héroïque, de soutenir en leur temps[4], et à la condition d’oublier qu’elle furent d’abord «révisionnistes» avant que d’être acceptées. Passons.

Tout ceux qui se sont excités contre ces innocents n’avait peut-être pas besoin d’ordre.

Non plus que ceux qui s’excitent contre les révisionnistes. Mais l’une des thèses officielles nous présente l’extermination comme un processus bureaucratique effectué dans le secret, hors de toute excitation, par des fonctionnaires zélés et des exécutants obéissants et même avec la collaboration des Sonderkommando (pour survivre pour pouvoir témoigner). Des pages entières ont été noircies sur ce sujet où les idéologues ont l’occasion d’admirer la profondeur de leurs productions idéologique.

Entre 1933 et 1945 la persécution bien réelle des Juifs n’a entraîné qu’exceptionnellement des mouvements de foules excitées. Dans la mesure où les persécutions antisémites étaient connues du public, elles étaient souvent désapprouvées. De hauts dirigeants nazis l’ont souvent déploré. Par contre la population allemande, civile et militaire, n’a découvert les atrocités concentrationnaires qu’en même temps que le monde entier, c’est-à-dire à l’ouverture des camps, au travers de la propagande des vainqueurs. Les cas d’excitation populaire contre les Juifs sont rares et les initiatives sauvages individuelles étaient interdites et réprimées. Oui!

Le seul cas notoire d’embrasement spontané à été la Nuit de cristal. Son histoire réelle diffère sensiblement de la «Mémoire» médiatique qui ne retient que les violences contre les juifs en oubliant de rappeler le contexte[5] particulier dans lequel ces violences sont survenues.

Cette représentation des masses travaillées par un antisémitisme viscéral permanent qui ne demanderait qu’à se manifester quand l’occasion se présenterait est un cliché et une constante de la paranoïa juive. C’est un thème permanent multiséculaire dans la religion comme dans la littérature juive et sioniste. C’est un élément auto réalisateur constitutif de la culture juive, pas de la réalité sociale.

Leur antisémitisme n’avait qu’à être encouragé, organisé et jamais sanctionné. Et cette responsabilité collective, ce consentement silencieux de tous, ce refus de voir la réalité, cette manière de réduire tout cela à de malheureux épisodes de guerre interroge toute la population de l’Europe. Et cette responsabilité collective, ce consentement silencieux de tous, ce refus de voir la réalité, cette manière de réduire tout cela à de malheureux épisodes de guerre interrogent toute la population de l’Europe.

Cette vision est aujourd’hui dominante. Elle ne repose pas sur l’étude et la connaissance, elle postule, étant admis l’extermination de six millions de Juifs, principalement dans des chambres à gaz construites à cet effet qu’un tel crime, aussi gigantesque, n’aurait jamais pu être commis sans qu’un grand nombre d’Allemand y aient prêté main-forte et sans que la masse des Allemands en aient eu connaissance. On notera dans ce réquisitoire l’utilisation de concepts aussi fumeux et dangereux que la notion de responsabilité collective et de consentement silencieux de tous (?!?!?!). Cependant que les Juifs, à la phrase précédente sont «innocents»[6]. Par définition …

Remplacer antisémitisme par antifascisme et vous aurez le secret de la domestication des masses françaises grâce à un petit nombre de groupes sionistes et «antifascistes» qui travaillent souvent en symbiose avec la police: «encouragé, organisé, et jamais sanctionné». Toujours est-il que les Allemands sont suspectés de «refus de voir la réalité». Ensuite ce sera le tour des révisionnistes. Mais de quelle réalité s’agit-il? Et puis, par un glissement c’est toute la population de l’Europe (?) qui est invitée à s’interroger… uniquement si la réponse à cette interrogation la conduit à battre sa coulpe.

Dans tout ce passage Mgr Noyer confirme, s’il en était besoin, combien il est absolument opposé aux thèses révisionnistes et aux conclusions auxquelles les révisionnistes ont abouti. En cela il est représentatif de l’écrasante majorité du public médiatisé. Mais Monseigneur Noyer ne vit pas complètement isolé dans une tour d’ivoire. Il rencontre des «ON», et l’existence même de ces «ON» qu’il rencontre témoigne du fait que la lutte des révisionnistes n’a pas été totalement vaine.

On (souligné par moi) me dit que les récits des rescapés ne sont pas objectifs et qu’ils ont été manipulés par l’émotion collective.

Mais existe-t-il un seul historien salarié qui soutiendrait que tous les récits des rescapés aient été objectifs et n’aient pas été manipulés par l’émotion collective? L’imputation est trop vague et montre que les «ON» qui parlent à Monseigneur Noyer sont peut-être travaillés par des interrogations auxquelles les révisionnistes ne sont pas étrangers. Mais il ne connaît pas, ou n’ose pas encore affronter les thèses révisionnistes dans leur simplicité: tous les récits de témoins qui prétendent avoir vu, qui prétendent avoir échappé, qui prétendent avoir participé pour survivre pour pouvoir témoigner … sont purement et simplement mensongers et sont l’œuvre de mythomanes, parmi lesquels Maurice Benroubi, prétendu rescapé de la chambre à gaz de Dachau, Martin Gray (Au nom de tous les miens) prétendu rescapé de la chambre à gaz de Treblinka, Philip  Muller (Trois ans dans une chambre à gaz) prétendu rescapé de la chambre à gaz d’Auschwitz, et alii… dont l’époustouflant Samuel Pisar qui prétendit s’être évadé de la chambre sacrale en s’emparant d’un seau et d’une serpillière pour jouer les utilités et sortir ainsi entre les bottes des SS. (qui l’on probablement pris pour un Sonderkommando).

On (idem) me dit que la justice de Nuremberg est la justice des vainqueurs.

Certes. Les vainqueurs ont lynché «judiciairement» le vaincu. Comme le dit Faurisson, le T.M.I. (Tribunal Militaire International) n’était pas un tribunal (ses statuts désignaient le coupable, la défense n’était pas libre, il tenait pour acquis les faits de notoriété publique (donc l’extermination des Juifs dan des chambres à gaz. Ce qui dispensait l’accusation d’avoir à en apporter la preuve judiciaire); les résultats (?!?) des commissions d’enquêtes alliées ne pouvaient pas être contestés par la défense!). Il n’était pas militaire et il était interallié et non pas international. Il jugeait rétroactivement.

On (idem) me dit que les Juifs ont, depuis la guerre fait du chantage autour de leur statut de victime. Tout cela est peut-être vrai, sans doute vrai. Mais cela ne remet d’aucune façon en question la tragédie dont Auschwitz est le symbole.

Que signifie peut-être vrai et sans doute vrai? De même qu’Auschwitz restera naturellement le symbole de la tragédie authentiquement vécue par les Juifs, comme Cayenne restera le symbole du système pénitentiaire colonial français, comme la Kolyma le symbole du Goulag soviétique. Les révisionnistes ne voient aucun inconvénient à cela, ni à ce que l’on étudie avec le plus grand soin possible l’histoire d’Auschwitz. Mais c’est une certitude que les Juifs ont exercé «un chantage autour de leur statut de victime». La question n’est pas qu’Auschwitz soit devenu un symbole, la question est: symbole de quoi? Symbole du système concentrationnaire allemand avec toutes les horreurs que cela implique ou symbole d’un camp d’extermination, d’un abattoir humain industriel doté de chambres à gaz homicide?

Je vois la haine antisémite qui anime ces soi-disant chercheurs de vérités.

L’arabe tout comme l’hébreu est langue sémitique. Le théoricien de «l’antisémitisme» Houston Stewart Chamberlain était plus hostile aux Arabes qu’aux Juifs. C’est donc de haine anti-juive qu’il faudrait parler, et non pas «antisémite». De quelque coté qu’on le retourne le mot «antisémitisme» n’a pas de sens mais, dans son usage vulgaire il désigne immanquablement ceux que les Juifs détestent. Et les Juifs détestent tout particulièrement ceux qui scrutent (religere) sans haine le phénomène juif et disent sans avoir peur ce qu’ils ont découvert. La persécution épouvantable que ces chercheurs de vérité subissent alors conduit certains à des positions antijuives systématiques que les Juifs utiliseront ensuite pour dénier la pertinence de leurs découvertes et justifier la censure.

Les crimes de l’actuel Israël ne saurait justifier ce racisme qui jette l’opprobre sur tout un peuple millénaire.

Aucun crime ne doit jamais servir à justifier aucun crime. Mais ce n’est pas un prétendu racisme qui a conduit à «jeter l’opprobre», ce sont des comportements et des modes d’être ensemble (das Gemeinwesen) eux aussi millénaires. Ces critiques et cette hostilité n’ont rien à voir avec un quelconque racisme. Si je dis «les chambre à gaz ont une existence purement imaginaire» je ne dis rien de la race des juifs et cela d’autant plus que l’existence de la race des Juifs me semble tout aussi imaginaire que leur chambre à coucher dehors. Mais le racisme juif, lui, est bien réel.

Quand on m’a dit que le seul homme d’État lucide et courageux était Mahmoud Ahmadinejad parce qu’il voulait l’anéantissement d’Israël, j’ai compris quel était le véritable but de ces historiens soucieux d’objectivité. Jamais je n’accepterai de collaborer d’une façon ou d’une autre à une telle entreprise. Je comprends que la République cherche à empêcher que de telles thèse polluent l’opinion publique.

Mais de telles thèses n’ont aucune chance de jamais polluer l’opinion publique si elles ne contiennent pas au moins une part de vérité. Et cette part de vérité est grande si la République se trouve contrainte de faire des lois anticonstitutionnelles pour en protéger l’opinion publique.

L’anéantissement de l’état raciste d’Israël, évoqué par le Président Ahmadinejad ne signifie pas plus l’anéantissement des Juifs israéliens que l’anéantissement de l’État Sud-africain ne signifiait l’anéantissement des Blancs ou des Noirs. D’autant plus que l’État sioniste dispose du monopole du feu nucléaire dans la région, et de l’alliance des États-Unis et de l’Europe.! La crainte que les vœux attribués au Président Ahmadinejad viennent rejoindre les vœux postulés des antisémites européens est un jeu de l’esprit qui masque la menace réelle que l’État sioniste fait peser sur la paix. C’est une inversion de la réalité. C’est un fait vérifiable que sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, la communauté juive iranienne est prospère et jouit d’une grande liberté.

Et pourtant j’éprouve comme un malaise quand je sais que Vincent Reynouard est en prison à Valenciennes pour avoir publié un écrit révisionniste. Je ne connais pas cet homme. Je n’ai pas lu ses écrits. J’ignore les détails du dossier. Pourtant dans notre pays, qu’on puisse emprisonner quelqu’un pour ses opinions, me choque (idem). Même si ce père de famille de huit enfants en bas ages peut émouvoir, je n’imagine pas qu’il soit un enfant de chœur à qui quelques propos maladroits auraient pu échapper. Ce catholique intégriste, bien plus catholique que le pape, effraye jusqu’à Mgr Fellay et la Fraternité St Pie X. En aucune façon il ne me fait pitié. Reste qu’il est en prison au nom de la loi Gayssot (idem).

Pensez-vous que Mgr Fellay et la fraternité Saint Pie X soient effrayés par les thèses révisionnistes ou par la crainte des campagnes de diabolisation qui ne manqueraient pas de se déchaîner contre la fraternité. Mais peu importe. Et laissons de côté l’émotion, et la compassion comme la catholicité de Reynouard et le calvaire de nombreux autres révisionnistes en Allemagne: Ernst Zündel, Sylvia Stoltz, Germar Rudolf, Kevin Käther, Gerd Honsik en Autriche, Pedro Varela en Espagne et combien d’autres… Les passages cruciaux sont ceux souligné en italique ci-dessus.

Car c’est bien là le problème. Mon opinion diverge en tout point avec celle de Mgr Noyer. Ce n’est pas cela qui nous empêche de vivre paisiblement, ni de tenter de confronter librement, ou de ne pas confronter, nos opinions divergentes, en faisant appel de part et d’autre à une opinion mieux informé.

Mais là où Mgr Noyer a raison: c’est le fait même que l’on puisse emprisonner pour délit d’opinion, donc c’est bien l’existence même de la loi Gayssot qui fait problème, et interdit à tout honnête homme de se désintéresser de ce débat compliqué (les historiens les plus officiels en conviennent). Que vaut une opinion qui ne serait pas libre? Et sur ce sujet l’opinion n’est pas libre. Devra-t-on dorénavant confesser sa croyance aux chambres à gaz pour entrer dans le royaume des cieux, ou, auparavant, dans la communion des saints?

Comment justifier le principe même de la loi Gayssot? au nom d’une histoire officielle au caractère sacré? pour protéger une république en danger? au nom d’une Vérité qui refuserait le droit à l’erreur? Ce relent d’inquisition n’est pas très agréable à rencontrer pendant que la Tunisie et l’Égypte libèrent leurs prisonniers d’opinion.

Mgr Noyer pose là de vraies questions qui appellent de vraies réponses et pas des entourloupes rhétoriques comme celles de Pierre Vidal-Naquet, qui proclame qu’il «a toujours été opposé à la loi Gayssot», mais utilise cette même loi sans vergogne contre Henri Roques pour fuir ses responsabilités.

On pourra dire qu’il offense la mémoire de toutes les victimes du régime nazi, qu’il montre que le bacille de la peste brune est toujours là, qu’il touche au cœur même de notre civilisation. Oui les crimes honteux révélés par la guerre sont le lieu où, ayant touché le plus bas fond de la bassesse humaine, le monde d’après guerre a rêvé de droits de l’homme, de paix universelle et de démocratie. Les nier est sans doute remettre en cause ce rêve lui-même. Mais reprendre les armes que nous avons trouvées chez l’ennemi pour les retourner contre lui, ne contribue pas à la réaliser.

L’exploitation éhontée de la «mémoire» des victimes est certainement la pire offense qui puisse leur être faite, en particulier quand cette exploitation se fait pour le compte d’intérêts bien précis et qu’elle aboutit à interdire d’expression et à nier les droits les plus élémentaires, qui n’ont de sens que si ces droits sont reconnus à tous les hommes sans exception.

Or, la magique chambre à gaz a pour résultat, sinon pour fonction, de rejeter en dehors de l’humanité Hitler et Himmler, pour commencer. Puis leurs collaborateurs dans cette entreprise monstrueuse et très secrète. Puis l’ensemble des socialistes nationaux accusés de complicité, puis l’ensemble du peuple allemand, sinon la culture allemande, puis enfin Vichy et l’Europe, puis Pie XII et toute la chrétienté, puis…puis…au fur et à mesure que la machine idéologique des grandes têtes molles rêvaient d’épurer l’humanité de l’inhumain, c’est-à-dire de leurs adversaires du moment. C’est ainsi que l’idéologie droit-de-l’hommesque s’est transformée sous nos yeux en son contraire. Elle sert à justifier maintenant la censure au nom d’un dogme. Et surtout elle sert à justifier la guerre. Il suffira d’assimiler l’ennemi du moment à Hitler et ses nazis. Elle sert à diaboliser le pacifisme radical!

L’erreur consiste à croire qu’il existerait un bacille de la peste brune qui puisse être identifié et éliminé  et que certains, du fait de leur passé, ou de leur… je ne sais quoi, en seraient préservés.

La peste brune n’existe pas plus que les chambres à gaz. Mais ce qui existe bel et bien c’est le risque permanent de la dérive du pouvoir, de la violence, de la tentation de réduire l’adversité par la force et l’idéologie. Mais cette tentation, elle est présente partout, dans tous les camps et les plus dangereux sont ceux qui ignorent cette vérité de base et se croient à l’abri d’un tel danger. L’expérience de la Révolution russe démontre que ce risque est universel. Il existe dans tous les camps, y compris le camp «antifasciste». Mieux, ou plutôt pire, «L’antifascisme» est devenu le meilleur vecteur du «fascisme» c’est-à-dire de la violence totalitaire arbitraire. Car à cette sauce-la le «fascisme» a perdu tout contenu spécifique pour devenir le symbole du mal en soi. C’est l’incarnation du démon sur la terre qu’il faut épurer.

L’antifascisme n’a été d’abord que le fumet spiritualiste du stalinisme. Et le stalinisme la forme bureaucratique de la dictature du capitalisme sur le Prolétariat, lorsque la bourgeoisie n’était pas suffisamment développée. D’où il découle que l’antifascisme est le fumet spiritualiste du capitalisme

Scrupuleux?

Tel était le titre de l’article . De quels scrupules s’agit-il?

Il ressort de tout ceci que Mgr Noyer n’est certes pas révisionniste et même qu’il est profondément hostile au «révisionnisme historique» qu’il assimile à de «l’antisémitisme». Il semble même partager cette idée avec les Juifs que l’antisémitisme constituerait une menace sui generis permanente dont il faudrait se préserver et préserver l’opinion publique. Le fait que l’écrasante majorité de la population partage ces idées constamment répétées par les médiats devrait pourtant le rassurer. Mais qu’importe…Il existe une multitude de sujets historiques sur lesquels une multitude d’opinions contradictoires coexistent, et cette coexistence ne  menace pas la paix sociale.

Paradoxalement c’est le fait même de la loi Gayssot qui interdit à l’honnête homme de se contenter de cette constatation et le contraint, soit à entrer dans le débat au fond et de prendre parti, soit au moins de réclamer l’abolition de cette loi liberticide. Car les tenants de la thèse majoritaire ont la possibilité inouïe d’envoyer leurs opposants en prison. Ce seul fait extraordinaire contraint l’honnête homme à s’étonner.

Dans toute l’histoire de l’humanité un fait et un seul aurait besoin pour s’imposer comme vérité historique du recours de la loi: l’extermination des Juifs dans la chambre à gaz. C’est en soi déjà troublant. Par le fait de la loi Gayssot le jugement de Nuremberg est placé en dehors de la critique historique pour ce qui concerne l’extermination des Juifs et la chambre à gaz. Ce fait est retiré du débat historique et transformé en dogme républicain! C’est encore plus troublant.

Mais ce qui est plus troublant encore c’est que ce dogme républicain acquière du même coup le statut d’une Révélation Divine, indiscutable par définition, ou d’un postulat au fondement d’une axiomatique. Mais il perd, du fait même, son statut de vérité scientifique issue de la connaissance (co-naissance)!!!

Ses scrupules honorent donc Mgr Noyer. Tout honnête homme, surtout s’il croit aux chambres délétères, doit réclamer l’abolition de la loi liberticide et signer la pétition de Robert Ménard qui prend depuis que Vincent Reynouard est sorti de prison (5/04/2011), la suite de la pétition de Paul-Éric Blanrue. Les honnêtes gens pourront alors débattre librement.

Une vérité scientifique résiste à la critique, elle ne la censure pas.

 Connaissance = renaissance collective!



[1] James Bacque, Morts pour raisons diverses. Enquête sur le traitement des prisonniers de guerre allemands dans les camps américains et français à la fin de la Seconde Guerre mondiale. SAND éditeur. 325 p. Paris 1990. La diffusion de ce livre fondamental et jamais réfuté a été sabotée par l’une des méthodes habituelle du lobby qui n’existe pas. L’éditeur a été racheté et la diffusion du livre arrêtée.

[2] La plupart de mes lecteurs ne voient pas a priori à quoi je fais allusion. Soixante ans de conditionnement unilatéral, et pourtant, parmi les plus massif: bombardement de Dresde, bombardement de Tokyo, bombardement de Hiroshima et de Nagasaki, , le «démocide» de Bleiburg, épuration ethnique des Allemands de l’Est, opération Keelhaul etc.

[3] Sur le colloque de la Sorbonne de 1982, on se reportera à Réponse à Pierre Vidal-Naquet et plus particulièrement p. 90 – 91 au document qui témoigne parmi d’autres de la lutte épuisante qu’a dû mener la VT contre tous les médiats, simplement pour faire connaître la réalité de cet acquis historiographique authentifié par Raymond Aron et François Furet. La réflexion actuelle de Mgr Noyer a donc été alimentée d’une façon ou de l’autre par cette lutte épuisante de la VT. Dont acte.

[4] Pour nous limiter ici aux cas les plus évidents: l’inexistence de la chambre à gaz de Dachau, de celle de Mauthausen, de celle du Stutthof-Dantzig. Celle du Struthof-Natzweiler ne tenant plus qu’à un fil et le nombre de ses victimes alléguées étant tombées de 20.000 environ à 84, si mes souvenirs sont exacts. Mais aussi celle du Stammlager ( Auschwitz 1) au profit de Birkenau (Auschwitz 2).

[5] À partir de 1933 – prise du pouvoir par Hitler – l’immigration des Juifs polonais vers l’Allemagne a continué! Si bien qu’en 1938 des dizaines de milliers de juifs Polonais se trouvaient en Allemagne socialiste nationale, protégés par leur passeport polonais. La Pologne, probablement incitée par le lobby belliciste, prétendit leur retirer la nationalité polonaise! (Imaginez aujourd’hui que le Roi du Maroc ou le Président algérien prétendent retirer unilatéralement la nationalité marocaine ou algérienne à tous leurs nationaux résidant en France.).Face à cette provocation l’Allemagne prétendit les expulser vers la Pologne. Un certain nombre vinrent en France. Parmi ces Juifs les parents de Herschel Grynspan qui assassinat Ersnt vom Rath, conseiller de légation à l’ambassade d’Allemagne à Paris. On le sait moins, un autre diplomate allemand fut assassiné à Berne. L’émotion fut considérable en Allemagne. Le fait que je n’ai jamais entendu parler de la provocation polonaise les milliers de fois où j’ai entendu évoquer la nuit de Cristal dans les médiats n’empêche pas qu’elle ait existé. L’omettre fait apparaître l’expulsion des Juifs polonais vers la Pologne comme une initiative antisémite sans causes de Hitler

[6] Mais si l’on utilise le concept de «responsabilité collective», comme le font Mgr Noyer à l’encontre du peuple allemand et les antisémites à l’encontre des Juifs, il est facile de rendre les Juifs responsables de la deuxième guerre mondiale… et de la troisième, au vu des agissements du lobby qui prétend les représenter.


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