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HISTOIRES DE CRIMES RITUELS

 

La publication en Italien en janvier 2007, du livre de l'historien Ariel Toaff, l'énorme scandale qui a suivi, la pression de l'université israélienne où il enseigne depuis près de 30 ans, et le retrait du livre des librairies, ont fait franchir un seuil à la réflexion sur l'affaire dite des crimes rituels (accusa di sangue en italien et blood libel en anglais, ritualmord en allemand. On notera qu'aucun de ces terme ne se traduit exactement dans les autres langues). C'est une affaire qui traîne depuis des siècles. D'après TOUTES les sources juives, et elles sont nombreuses, c'est une affaire sans fondement. Les récits de meurtres rituels seraient purement imaginaires, les aveux extorqués sous la trorture, les condemanations injustes. Ainsi, au cours des siècles, les juifs eraient la seule communauté au monde qui n'ait jamais abrité de pédophile criminel et qui serait toujours innocente de tout.

Comme on dit anglais, nous demandons exprimer un désaccord. Le nombre d'affaires de crimes rituels concernant des juifs ne dépasse pas la ou centaine sur huit siècles. Il n'y a pas de raison de penser qu'elles seraient toutes sans fondement. Les tenants du judaïsme poussent les haut cris en disant que le sang est exclu de tous les rituels juifs et que par conséquent il n'a pas pu y a voir de meurtre motivé par le besoin et l'usage du sang d'un chrétien. Or cette affirmation est extrêmement douteuse, ainsi que le montrent nombre d'études détaillées des traditions juives d'avant l'époque moderne.

N'allons pas plus loin. Nous n'avons, nous, à la rédaction de l'AAARGH, aucune conviction pré-établie sur ce sujet. Nous ne sommes pas en mesure de confirmer l'existence ou l'inexistence de ces crimes. Nous ne savons pas s'ils doivent tous être rangés dans une même catégorie. Mais nous sommes étonnés de voir que tant de publicistes se prononcent sans connaître les dossiers. Il est évident que l'accusation gêne certains milieux qui veulent disqualifier a priori toute réflexion sur le sujet. Nous avons accepté trop longtemps que le monde juif, dans sa diversité, interdise toute enquête. La secousse salutaire est venue de Toaff, historien d'un immense courage, qui a cherché à baliser le chemin. Nous lui en savons gré. Mais pour que la réflexion aille de l'avant, il est absolument indispensable de sortir de l'enfer des bibliothèques les études poussièreuses de ceux qui, depuis très longtemps, se sont penchés sur la question, et qui ont été ostracisés par les dictatures dominantes. Nous rejetons cette domination et nous mettrons en ligne les ouvrages, bons ou mauvais, on en jugera, qui ont abordé ces zones pestilentielles où barbote un passé lointain.

 

 

1/ D'abord, le livre d'Ariel Toaff, Pasque di Sangue. Il est en italien, et pas très facile à lire.

2/ Roger Gougenot des Mousseaux, Le Juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, 1869.

Voir le chapitre 6, L'assassinat talmudique, qui relate essentiellement l'affaire de Damas (1840) Il commence à la page 184. En voici le sommaire :

Assassinats, ou sacrifices de chrétiens, commandés en certains cas par le Talmud, qui est le renversement du Décalogue. - Ce crime d'idolâtrie magique et d'anthropophagie, signalé dans la Bible, est traditionnel. - Ces crimes disparaissent dans les centres de civilisation ; ils ont été de tout temps et de tous lieux chez les talmudisants. - Le Juif les nie avec son aplomb caractéristique. - Exemples et autorités. - La plus grave magistrature des chrétiens n'est composée, au dire du Juif, que d'ignorants et de bourreaux. - Pièce authentique qui nous montre les Juifs commettant ce crime à ciel ouvert, parce qu'ils s'imaginent avoir une garantie légale. - Les princes sans cesse obligés de sévir contre eux. - Un de ces crimes, commis il y a quatre siècles, semblable dans tous ses détails à celui dont fut victime, en 1840, le Père Thomas. - L'Eglise se prononce sur ces crimes sacrés comme la magistrature séculière. - Les Juifs s'appellent peuple au cur tendre ! - Récit parallèle au précédent ; assassinat religieux du Père Thomas et de son domestique. - Menus détails, interrogatoires, procès-verbaux, horreurs inexprimables. - Intrigues judaïques contre la justice et contre le consul de France.- Députation et pression des Juifs d'Europe sur le souverain de l'Egypte. - L'or. - La justice arrêtée : son recul après la condamnation des assassins. - Négation du crime par tous les Juifs de la terre, malgré la surabondance et la précision des détails. - Paroles du souverain de l'Egypte et firman. - Silence de la justice obtenu. - Fureur et rancune du Juif contre M. Thiers, parce que ce ministre de Louis-Philippe a osé louer à la tribune la conduite du consul de France contre les assassins. - Ce digne représentant de la France n'est arrêté ni par les millions ni par les menaces. - Les pièces du procès, où nous puisons, déposées au ministère des affaires étrangères. - Ces crimes religieux ont une ressemblance si frappante, malgré les siècles qui les séparent, que la pensée de dates distinctes s'efface devant la nature des faits.

3/ Hellmut Schramm, auteur certainement nazi, mais hélas "incontournable". Est-ce que "nazi" veut dire idiot ? ou incompétent ? 1943 ne semble pas être une très bonne année... On ne lit plus les nazis, c'est entendu. Mais tout est-il à jeter? Plutôt que la réputation d'un livre, nous préférons examiner le livre lui-même. Il est en allemand. Mais pas en gothique ! Le mois prochain, on en aura une version anglaise, traduite par Regina Belser, enseignante à Albany, capitale de l'Etat de New York.

Hellmut Schramm, Jüdische Ritualmord. 1943.

Il est temps. Le livre d'Ariel Toaff nous ouvre la voie. Un écrasant tabou a pesé sur cette question des meurtres rituels. Ils sont unanimes à crier qu'elle n'existe pas. Toaff, le fils du grand rabbin de Rome, qui enseigne dans une université religieuse en Israël, montre que cette unanimité dissimule quelque chose. Il répète, après d'autres, qu'il y a des parties cachées, purement orales, dans l'enseignement du Talmud. Ce que recouvre cette soudaine discrétion juive, nous voulons le savoir. Bien avant Toaff, d'incontestables antisémites se sont penchés sur la question. Il est temps de lire ce qu'ils ont écrit. On se fera une opinion APRÈS. Ceux qui veulent se faire une opinion AVANT sombrent dans l'insignifiance. Hellmut Schramm, certainement nazi, n'est ni le premier ni le dernier, mais c'est un chercheur consciencieux. On peut le réfuter, mais non pas l'ignorer.

4/ Willie Martin, une compilation assez superficielle. En anglais. Point de vue chrétien issu de la droite américaine.

Willie Martin, The History of Jewish Human Sacrifice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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