[497]
"Le courage,
c'est de chercher la vérité et de la proclamer!"
Jean Jaurés
Le sujet de Babi Yar manque de clarté à beaucoup de points de vue. Pour permettre un examen général, ce résumé va examiner les questions les plus problématiques:
1. Le massacre à Babi Yar a eu lieu près de quatre mois avant la conférence de Wannsee, où l'on prétend qu'il a été envisagé pour la première fois.
2. On avance plusieurs dates divergentes pour le massacre.
3. Suivant les sources, le nombre des victimes varie du simple au double.
4. On prétend que le massacre a été effectué à l'aide d'armes et de méthodes très différentes.
5. Personne n'est d'accord non plus sur le lieu du massacre.
6. Les témoins et les rapports font des récits contradictoires sur d'autres points également.
7. Le nombre prétendu des victimes dépasse largement le nombre de juifs qui se trouvaient encore à Kiev après l'évacuation soviétique.
8. Jusqu'à ce jour, il n'y a eu aucune enquête de police scientifique sur les lieux du massacre et sur la question des armes. On n'a jamais essayé de se procurer la moindre preuve matérielle.
9. Il est étonnant que les Soviétiques aient utilisé comme décharge publique un lieu où d'innombrables victimes ont été exécutées par leur ennemi mortel pendant la guerre.
10. Et, pour finir, les affirmations sont infirmées par les photos aériennes de l'époque de la guerre.
Nous emploierons la méthode scientifique ordinaire pour examiner les points brièvement énumérés.
Après une description générale
de l'affaire, qui permettra de mieux comprendre le sujet dans
son ensemble, différentes sections seront consacrées
aux premiers rapports, aux témoignages oculaires et autres
sources, ainsi qu'à la discussion de questions particulières
soulevées par l'étude. Une section séparée
sera consacrée aux questions générales. (1)
La prise de Kiev par les Allemands, le 19 septembre 1941, n'a pas du tout mis un terme à l'agitation dans la ville. Kiev était à peine occupé que "des explosions extrêmement violentes intervenaient l'une après l'autre". (2) Le 24 septembre, l'hôtel Continental explosait, de même que le quartier général de l'arrière-garde de la Sixième armée. Le 25 septembre, la conflagration continua dans le quartier central de Kiev, l'avenue Khrechtchatik. Presque tous les bâtiments publics avaient été détruits par des mines après que les Allemands en aient pris possession et beaucoup d'entre eux périrent. A la fin du mois de septembre, on découvrit la carte soviétique pour le déclenchement à retardement des mines [498], montrant cinquante objectifs prêts à être détruits par un déclanchement à distance. De plus, on découvrit aussi une énorme quantité de mines, d'explosifs et de "cocktails Molotov". Presque tout le centre de la ville avait brûlé et environ cinquante mille personnes étaient à la rue. Des centaines de soldats allemands avaient été tués en combattant les incendies. Beaucoup de saboteurs systématiques et de partisans étaient restée dans la ville abandonnée par les Soviétiques; Kiev était encore un champ de bataille.
Selon un document d'origine douteuse présenté au TMI, tous les juifs auraient été arrêtés et 33.771 d'entre eux auraient été exécutés le 29 et le 30 septembre en représailles des l'incendies. (3)
Avant l'évacuation, il y avait environ 175.000 (4) d'après certains, mais peut-être seulement 160.000 (5) juifs à Kiev. Cependant le rapport des Einsatzgruppen n· 106, du 7 octobre 1942, déclare:
"Le nombre de juifs serait d'environ 300.000 [...]" (6)
Les juifs auraient été sommés, par voie d'affiche (7) d'apporter leurs biens et de se réunir au coin d'une rue le 29 septembre 1941. De là, on prétend qu'ils ont été amenés jusqu'à Babi Yar au nord-ouest de la ville.
"Babi Yar" veut dire "le ravin des vieilles". En fait, ce n'est pas un ravin mais un carrefour de sillons d'érosion, dont les dimensions approximatives sont: dans les gorges occidentales, à l'Ouest, 25 m de large et 10 m de profondeur; à l'Est, 400 m de long et 10 m de large, au plus. Au Nord, il s'avance vers l'est du cimetière juif qui se trouve à 60 m et mesure 400 m sur 300. La branche la plus large de ce ravin est située à trois cents mètres à l'Ouest. Le cimetière juif est bordé par la rue Melnikova au sud et au sud-est, il y a un grand camp militaire que l'on remarque déjà sur les photos aériennes du 17 mai 1939. (8) Babi Yar est le nom de toute la zone fissurée et pas seulement du canal d'érosion près du cimetière juif. Le 29 et le 30 septembre 1941, d'innombrables victimes, presque toutes juives, y auraient été exécutées. Mais dans ce cas comme dans d'autres, personne n'a pris la peine de confirmer les diverses affirmations et les témoignages par une enquête scientifique approfondie. Une analyse objective est nécessaire.
1. Le 21 octobre 1941, le bureau de l'Agence télégraphique juive à Londres rapportait que les Nouvelles de Cracovie, journal pro-nazi publié en ukrainien à Cracovie, avait écrit:
"[...] que peu après l'occupation de la ville [de Kiev], tous les juifs, hommes, femmes et enfants de tout âge, avaient été emmenés de chez eux et parqués dans des zones entourées de barbelés, situées à la sortie de Kiev. De là, ils avaient été emmenés vers une destination inconnue." (9)
[499]
Il y avait à Kiev, au début de la guerre, entre
160.000 et 170.000 juifs, mais 300.000 d'après le rapport
d'Einsatzgruppen n· 106. Le regroupement et l'évacuation
en bon ordre d'un si grand nombre de personnes auraient dû
avoir d'innombrables témoins, qui auraient tous parlé
"d'un déplacement en masse" de personnes avec
leurs biens. Pourquoi n'avons-nous aucun témoin?
Le récit ne contient ni date ni lieu. Il affirme que les juifs ont été conduits à pied des zones entourées de barbelés vers une destination inconnue, mais non qu'ils ont été tués "aux abords de Kiev".
En mars 1996, les principaux journaux ukrainiens ont rapporté que des historiens ukraino-américains avaient établi que les juifs avaient été déportés de Babi Yar à Minsk par la gare militaire voisine. Pendant leur séjour derrière les barbelés, les Allemands auraient exigé des juifs l'habituel tribut en nature. (10)
2. Le 13 novembre, la station de radio secrète de la clandestinité polonaise à Lvov faisait état d'un autre récit, (11) qui passa, par l'intermédiaire de 819 Selim, station de réception radio polonaise clandestine à Istamboul, de Varsovie à Londres où il fut déchiffré le 17 novembre:
"Les Allemands et les Ukrainiens assassinent des juifs par milliers: à Kiev, trente-cinq mille ont été fusillés, environ trois mille petits enfants ont été bastonnés à mort par des Ukrainiens [...]." (12)
Le gouvernement polonais en exil n'a pas publié le récit des assassinats par bastonnade.
Comment des juifs auraient-ils pu être fusillés à Kiev si, comme on l'affirme dans la thèse n· 1, ils avaient été amenés vers une destination inconnue ?
Pourquoi n'y a-t-il aucune indication de lieu ou de date pour un message de cette importance?
3. Le 16 novembre 1946, l'Agence télégraphique juive fit circuler ce message sybillin:
"Quelque part en Europe [...] de source sûre, cinquante deux mille hommes, femmes et enfants [] ont été impitoyablement exécutés, [...] en conformité avec la froide politique d'extermination des nazis." (13)
Cette nouvelle atroce était mêlée à d'autres nouvelles plutôt innocentes, alors qu'elle aurait dû susciter une protestation internationale.
Une fois de plus, pourquoi ne nous donne-t-on ni lieu ni date, ni détails complémentaires ?
L'Agence télégraphique juive connaissait-elle "la politique insensible d'extermination des nazis" avant même les autorités "nazies" elles-mêmes, responsables de la solution finale, qui n'ont été informées de la question que lors de la "conférence de Wannsee", le 20 janvier 1942.
4. Le 31 décembre 1941, l'Agence télégraphique juive écrivait:
"[...] Des nouvelles arrivées de Kiev aujourd'hui par des voies clandestines donnent une image horrible de ce qui est arrivé aux juifs dans cette ville depuis l'occupation nazie. Le récit révèle qu'outre l'exécution de la quasi-totalité des hommes juifs sous prétexte [500] que les juifs restés dans la ville étaient "des espions soviétiques et des partisans", le commandement militaire allemand ordonna d'enfermer des milliers de juifs dans un cimetière truffé de mines. Les victimes, qui étaient presque toutes des femmes, ont été soufflées par les mines lors de leur explosion. Les rescapées ont été mitraillées par les soldats allemands. (De précédentes nouvelles faisaient état de l'assassinat de cinquante deux mille juifs à Kiev, lorsque les nazis se sont emparés de la ville.)" (14)
Et au paragraphe suivant:
"[...] à la mi-décembre, les forces militaires nazies [] ont donné l'ordre à tous les juifs restant à Kiev de se déclarer aux autorités d'occupation dans un délai prescrit. Conscients que cet ordre annonçait un nouveau massacre de juifs, beaucoup de mères juives tuèrent leurs enfants avant de se suicider, tandis que les juifs âgés se suicidaient en sautant par la fenêtre [...]."
Les forces armées sont-elles les auteurs de ces atrocités?
Les hommes ont été fusillés: quand et où? Les femmes ont sauté sur des mines dans un cimetière. Qu'est-il advenu des enfants?
Pour faire sauter les femmes, il aurait fallu des dizaines de milliers de mines anti-personnel, qui auraient été distraites du théâtre de guerre. Il faut un temps et une main d'oeuvre considérable pour miner un terrain. Et comment les cadavres ont-ils été enlevés du terrain miné?
Comment l'histoire des juifs restant à Kiev est-elle compatible avec les autres histoires?
Ces suicides et ces infanticides sont-ils vraisemblables? Ont-ils eu des témoins?
5. Le 6 janvier 1942, Viatcheslav Molotov, le commissaire du peuple aux affaires étrangères annonçait aux gouvernements alliés à l'Union soviétique:
"Beaucoup de juifs, parmi lesquels des femmes et des enfants de tout âge, ont été regroupés dans le cimetière juif de Kiev. Avant de les fusiller, on les a déshabillés et battus. Les personnes choisies pour être fusillées les premières ont été forcées de s'allonger face contre terre au fond d'une cuvette et abattus avec des fusils automatiques. Puis les Allemands les ont recouvertes d'une mince couche de terre. Le groupe suivant a dû s'allonger là pour être fusillé, etc." (15)
Il faut une main d'oeuvre nombreuse et beaucoup de temps pour déshabiller et battre des dizaines de milliers de personnes. Et combien de temps faudrait-il pour forcer l'équivalent de la population d'une ville moyenne à s'allonger en groupes au fond d'une cuvette? Combien de personnes faudra-il pour pelleter une couche de terre sur chaque couche de cadavres?
Pour fusiller des humains avec des fusils automatiques, il faut au moins deux balles par cible. Cent mille balles de fusil pèsent 1.280 kg. Comme leur noyau de plomb est pratiquement indestructible, il serait facile de les retrouver. Pourquoi n'a-t-on jamais entrepris les recherches? Pourquoi aucun Kiévien n'a-t-il entendu les coups de feu?
Des fusils automatiques?
Il aurait fallu extraire 30.000 m 3 de terre pour enterrer cinquante mille cadavres. Quand cette opération a-t-elle eu lieu et qui l'a effectuée? Même si l'on adopte 5 m comme profondeur du charnier, il aurait occupé 6000 m 2 . Les difficultés du sous-sol et le temps nécessaire pour en venir à bout?
Pourquoi les photos aériennes si précises ne montrent-elles aucun signe de perturbation du sol ? (16) Le lieu désigné par Molotov contredit les autres témoignages.
[501]
6. Le récit de l'Agence télégraphique juive du 15 mars 1942 dit ceci:
"240.000 juifs exécutés par la Gestapo en Ukraine"
et
"l'enterrement des victimes juives dans un vaste terrain, près de Kiev, par les Allemands, avant même qu'elles soient mortes [] le sol se soulevaient par vagues." (17)
Patek commente ainsi ce passage:
"S. Bertrand Jakobsen, représentant de "American Jewish Joint Distribution Committee", [] citait un soldat hongrois qui déclarait que [sur] un grand terrain, près de Kiev, la capitale de l'Ukraine, il avait vu le sol de soulever par vagues. Il disait que les Allemands venaient de massacrer des juifs et avaient enterré leurs victimes vivantes." (18)
Lieu? Date? Armes du crime? Comment le sol peut-il se soulever par vagues? Des spectateurs ont-ils été autorisés à assister au massacre (des soldats hongrois, par exemple) ?
7. Le 20 juillet 1942, la Podziemna Obsluga Prasy Pozagettowej, l'agence de presse clandestine du ghetto de Varsovie, affirmait:
"Pas un seul juif n'a pu quitter Kiev parce que les Allemands ont jeté toute la population juive de Kiev dans le Dnepr." (19)
N'y en avait-il pas un seul qui sache nager? Cette façon de tuer auraient menacé le ravitaillement en eau des troupes elles-mêmes et créé un risque très fort d'épidémie, le cauchemar de tout chef d'armée.
Les cadavres auraient dérivé au fil du courant et d'innombrables témoins les auraient vus. Pourquoi n'y a-t-il aucun témoin ?
8. Le 28 octobre 1942, cette nouvelle circula:
" [...] massacre de victimes juives par les Allemands sur le site de l'ancienne briqueterie Zaïtsev à Kiev, suivi de leur transport et de leur immersion dans le Dnepr. (20)
Encore une version du massacre en un autre endroit ! Comment ont-ils été tués? Pourquoi n'y a-t-il pas de témoins ?
9. Le même numéro rapporte une autre version du meurtre:
"32 orphelins juifs ont été alignés dans la forêt et les Nazis sont alors passés exprès sur leurs corps avec leurs chars, les écrasant tous et ils ont obligé les 118 orphelins non-juifs qui les accompagnaient à les enterrer." (21)
L'armée allemande n'avait-elle rien de mieux à faire que des manoeuvres meurtrières de chars dans la forêt? Les chars allemands de l'époque n'avaient pas de très bons moteurs et ils étaient très lents, peu adaptés à ce type de travail et en forêt. Leurs chenilles mesuraient 30 cm de large environ et leur chasse était d'environ 45 cm. De plus, la visibilité de près était très mauvaise.
Où sont les témoignages des 118 orphelins non-juifs?
[502] Peut-on croire que les meurtriers autoriseraient 118 témoins (des enfants qui plus est) à assister au massacre?
10. W. H. Lawrence raconte qu'à Kiev:
"On annonce que 50.000 juifs de Kiev ont été tués." (22)
Au lieu de précisions sur le lieu, la date, l'arme du crime et les autres indices, le New York Times dit:
"Il reste peu de preuves."
11. Le 28 février 1944, dans la soirée, Radio Moscou faisait état d'atrocités commises par les nazis à Kiev. C'était une nouvelle version du massacre:
"Plus de 195.000 citoyens soviétiques ont été torturés à mort, fusillés ou empoisonnés dans des camions par les Allemands pendant qu'ils occupaient Kiev." (23)
Où et quand? Le nombre des victimes s'approche désormais de deux cent mille, ce qui devrait permettre de trouver des preuves matérielles encore plus facilement. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait?
"Les camions à gaz"
sont une façon très douteuse de tuer et on n'en
reparlera plus jamais. (24)
1. En novembre 1943, un certain Alochin dit à W. H. Lawrence, journaliste au New York Times:
"[...] les troupes allemandes [...] leur ont ordonné de descendre dans le ravin où on leur a fait remettre leurs objets précieux. On leur a aussi enlevé une partie de leurs vêtements. Puis [...] on les a mis sur une estrade où ils ont été fusillés avant d'être jetés dans le ravin." (25)
Désormais, le massacre est perpétré par l'armée. Est-ce compatible avec les autres récits, notamment celui des Einzatsgruppen ? (26)
Comment les vêtements et les objets précieux ont-ils été sortis du ravin?
Un massacre sur une estrade? Pourquoi? Et si c'est faisable, c'est seulement groupe par groupe et non tous d'un coup. Quand a-t-on dressé cette estrade et qui l'a fait?
Dans un ravin étroit et serpentant, les files de personnes à exécuter ne peuvent pas être très longues. Il est absoluement impossible d'orienter la mitrailleuse pour obtenir un angle de visée large sans mettre en danger les soldats, sans perdre de la précision et de la pénétration à angle oblique et sans faciliter l'évasion de certaines des victimes.
Les cadavres doivent être évacués au fur et à mesure des exécutions, sinon ils s'entasseraient en masse gigantesque. Si l'on admet qu'il faut dix minutes pour déshabiuller, exécuter et évacuer chaque groupe de cent personnes maximum, le massacre aurait duré au moins quatre-vingt-trois heures.
Comment peut-on à la fois faire descendre les victimes dans le ravin et les y jeter après l'exécution?
A la fin du mois de septembre, le crépuscule tombe de bonne heure à Kiev. Le 29 septembre, il pleuvait beaucoup, toutes les routes étaient détrempées et le 30 il pleuvait et neigeait et l'état des routes était pis encore. (27).
Puisqu'il est impossible d'exécuter des groupes de taille un peu conséquence dans l'obscurité, le massacre aurait dû avoir lieu [503] à la lumière du jour, c'est-à-dire qu'il aurait pris plus d'une semaine.
Les projecteurs puissants sont exclus
en période de guerre, surtout près du front et dans
un coin bourré de partisans. Et Wiehn s'extasie sur les
belles journées de septembre ! (28)
2. Vilkis, juif oiginaire d'Odessa, raconte:
"[...] à côté d'un cimetière juif où les plaques de marbre des tombes ont été enlevées et apportées à Babi Yar, où elles servirent de plaques de cuisson [...] mais [les cadavres] ne brûlaient pas bien à cause du manque d'oxygène." (29)
Il prétend ensuite que les Allemand envoyaient des prisonniers dans le cimetière pour prendre les grilles de fer entourant les tombes qu'ils utilisaient pour construire des grils de crémation. Pendant l'incinération, les Allemands amenaient d'autres victimes dans des camions à gaz où elles avaient été asphyxiées. Ces cadavres-là étaient incinérés eux aussi.
Il faut de la main d'oeuvre et des véhicules pour transporter les plaques de marbre. Pourquoi n'a-t-on jamais recherché ces plaques de marbre qui prouveraient le massacre?
Combien de grils faudrait-il pour incinérer autant de cadavres d'une façon aussi élémentaire? D'ailleurs, est-ce réalisable?
D'où venait les énormes quantités de carburant nécessaires? D'après les constatations faites en Inde, qui est le seul pays où des cadavres sont incinérés de la façon décrite ici, on note que pour obtenir l'incinération à peu près suffisante, c'est-à-dire toujours incomplète, de deux cent mille cadavres, il faudrait 23 millions de kg de bois, soit un tas d'1m de haut et de 55 km de long. Qui a coupé ce bois, où? Comment a-t-on transporté cette énorme quantité? Qui a charrié les innombrables cadavres jusqu'au lieu d'incinération? Où sont les témoins qui ont fait partie de cette énorme armée d'ouvriers? L'esprit refuse de croire qu'on a transformé en grils des grilles de cimetière, qui auraient immédiatement fondu sous l'effet de la chaleur.
3. Le gendre anonyme d'un certain Chaim Chapiro qui a été amené à Babi Yar raconte ceci:
"Au cimetière, les juifs ont été forcés de se déshab!iller. Cinquante-six mille juifs furent alors tués. Ceux qui ne moururent pas sur le coup furent brûlés vifs. [...]
Dix jours [après le massacre], nous fûmes conduits au ravin de Loukianova [Babi Yar]. Nous étions en proie à la panique. Des rivières de sang surgissaient de la terre fraîchement retournée: c'était le sang de cinquante-six mille juifs assassinés. Il criait vers nous, des entrailles de la terre. Mes cheveux devinrent gris ce matin-là." (30)
Où le gendre de Chaim Chapiro a-t-il appris tout cela? Comment s'appelle-t-il, d'ailleurs? Pourquoi n'est-il pas mort? Après tout, on prétend que tout le monde est mort. A quelle date cela s'est-il passé? Quel est le lieu du massacre? Pourquoi les victimes ne sont-elles pas déhabillées au même endroit que dans les autres récits?
Que dirait un médecin légiste de ces rivières de sang qui sortent de cadavres vieux de dix jours?
Le passage où le sang crie des entrailles de la terre est tiré de la Bible, où nous lisons: "La voix du sang de ton frère crie du sol jusqu'à moi." (Gen., 4, 10)
Des cheveux peuvent-ils devenir gris d'un seul coup?
A-t-on amené des juifs de force sur le lieu du massacre pour qu'ils puissent témoigner?
4. Dans le livre d'E. R. Wiehn, L. Levitas dit en parlant d'une certaine Riva Kogut, connue par la suite sous le nom de Raïssa Genrikhovna Dachkevitch:
[504]
"Le 29 septembre, de bonne heure, les juifs de Kiev marchaient en file ininterrompue vers Syrets et la gare. [...] D'abord on leur prit leurs papiers que l'on jetait sur une pile, puis on leur prenait leurs bagages, [...] arrivés au cimetière, les gens étaient forcés à coups de bâton à se déshabiller, et on les conduisaçit ensuite au ravin. C'était le ravin de Babi Yar. Puis les gens devaient [...] descendre dans le ravin. [...]ou des sortes de terrasses étroites avaient été aménagées. [...] Du côté opposé arrivait le bruit des mitrailleuses. Là, [...] des centaines de juifs ont été fusillés. [...] Tout est arrivé si vite, [...] les coups, [...] les morsures des chiens [...]. Les gens perdaient la tête, les cheveux devaient gris sous l'effet de l'horreur. [...] Le froid perçant et une douleur à la tête me contraignirent à remuer, je commençai à escalader. (31)
Les cheveux deviennent gris en masse?
Quelle gare? Battus au cimetière? Des terrasses étroites avaient été préparées? Par qui? Quand, dans le bref laps de temps depuis le départ de Kiev? Abattus par des mitrailleuses tirant de l'autre côté du ravin?
Des morsures de chiens? Des centaines de victimes au lieu de dizaines ou même de centaines de milliers?
5. Dimitri Orlov, l'un des prétendus témoins, a affirmé en 1980 dans un Livre noir publié par la bibliothèque de "l'holocauste":
"Une véritable opération administrative avec des bureaux avait été organisée en plein air. La foule qui attendaient près des barrières érigées par les Allemands au bout de la rue ne pouvait pas voir les bureaux. Entre trente et quarante personnes à la fois étaient sorties de la foule et amenée, sous escorte armée, à "l'enregistrement". Les papiers et les objets précieux étaient confisqués. Les papiers étaient immédiatement jetés à terre et des témoins ont certifié que la place était recouverte d'une épaisse couche de papiers, passeports déchirés et cartes syndicales. Ensuite, les Allemands forçaient tout le monde à se déshabiller: les jeunes filles, les femmes, les enfants, les vieillards. [] Les vêtements étaient ramassés et soigneusement pliés. On arrachait les alliances des doigts des hommes et des femmes nus et ces êtres condamnés étaient obligés de rester au bord d'un ravin profond où les exécuteurs les fusillaient à bout portant. Les cadavres tombaient dans le précipice et l'on y jetait les enfants vivants. Beaucoup de gens devenaient fous en arrivant au lieu de l'exécution. (32)
Orlov prétend avoir vu tout cela en l'espace de quelques minutes alors qu'il se trouvait sur le terrain d'une usine de câbles. (33)
Quand cela s'est-il passé? Où était installé le bureau de l'opération? Combien de personnes et de temps chaque opération prenait-elle? Les citoyens soviétiques n'avaient pas de passeports! Y a-t-il des témoins?
Même si les gens massés aux barrières ne pouvaient pas voir les bureaux, ils entendaient certainement le bruit des mitrailleuses. Pourquoi n'y a-t-il aucune tentative d'évasion, surtout après la tombée de la nuit? Le terrain, très accidenté et plein de fissures, était propice à se cacher.
A ce stade, il faut souligner un point important: plus de la moitié de la route qui aurait été empruntée pour arriver au lieu de l'exécution traverse des zones urbaines. Pourquoi les voyous de Staline n'ont-ils pas pu trouver de témoins décents, même dans cette zone-là? Pourquoi n'y a-t-il pas non plus de témoins ou de rapports de la Wehrmacht? Des vacataires, par exemple, auraient difficilement gardé pour eux des faits aussi horribles.
On nous dit que des groupes de trente à quarante personnes étaient conduits sous escorte armée. Combien de temps ce transfert, à lui seul, prenait-il?
[505] Des enfants et des jeunes filles? D'après les sources soviétiques et les sources juives, presque tout le monde, sauf les vieillards, avait été évacué en temps voulu (cf. par exemple les sources citées par Sanning). (34)
Il serait très long de ramasser et de plier soigneusement les vêtements d'autant de personnes.
Alors dans cette version, les victimes sont au bord d'un ravin profond, autrement dit elles ne sont pas dans le ravin. Quelqu'un qui se serait trouvé dans une situation aussi critique pourrait-il oublier, en quelques années seulement, où se tenaient exactement les victimes?
Les balles qui manquaient leur cible allaient ensuite très loin! Quelles mesures de sécurité avait-on prises pour s'assurer que des Allemands ne seraient pas tués accidentellement de cette façon? Il y avait un camp militaire, par exemple, à 350 m du lieu d'exécution.
La taille du tas de cadavres devient vite un problème: il faut évacuer les victimes exécutées. Qu'on imagine le temps qu'il faudrait à deux individus pour tirer un cadavre du tas sanglant (qui ne constitue pas un sol très stable pour cette opération), le porter à deux cents mètres en moyenne, puis retourner au tas de cadavres. Il aurait fallu nettoyer l'endroit avant les nouvelles exécutions et y amener les nouvelles victimes. Il faut ajouter encore le transport de la terre nécessaire à recouvrir les cadavres. Pourquoi n'y a-t-il aucun témoin de tout cela? Pourquoi les photos aériennes ne montrent-elles aucune trace?
De jeunes enfants étaient jetés vivants. Les avait-on mis à part préalablement ou bien les exécuteurs tiraient-ils au-dessus d'eux? Cessait-on de tirer pour effectuer cette horrible opération? Où se trouvait l'usine de câbles d'où Orlov a pu voir tout cela en quelques minutes?
6. D'après Orlov, d'autres témoins ont dit que les Allemands jetaient les petits contre les rochers. (35)
N'importe quel lecteur attentif de la Bible s'apercevra que les récits de l'holocauste n'ont rien d'original pour les juifs (Gen. 6, 19-24, Ex. 11, Josué 6, Matt. 2-16). En outre, les hommes pieux tirent leur inspiration de l'Ecriture. On lit dans les Psaumes: "Heureux qui saisira et fracassera les petits contre le roc!"
7. Tamara Mikhaseva:
"[...] une jeune femme russe dont le mari juif était commandant dans l'Armée rouge [...] quitta le lieu d'exécution avec un Allemand qui était marié à une juive [...]. Cet Allemand russifié prit à nouveau [son fils], lui embrassa les yeux et fit ses adieux à sa femme et à sa belle-mère." (36)
Ainsi une jeune femme russe et un Allemand ont été admis comme spectateurs sur le lieu d'exécution où ils ont pu assister au massacre ultra-secret des juifs?
Mikhaseva embellit son histoire en parlant
de nombreux chiens qui aboient et de chansons à danser
diffusées par des hauts-parleurs pour couvrir les hurlements
des victimes. (37)
8. La juive Nessia Elgort raconte:
"Miraculeusement, avec son jeune fils, elle s'échappa [...] indemne [...] de sous le tas de cadavres chauds et ensanglantés [...], des centaines et des milliers de cadavres empilées les uns sur les autres. [...] Il m'est aujourd'hui difficile de comprendre comment j'ai fait pour sortir du ravin de la mort, mais je suis sorti en rampant, guidé par l'instinct de conservation." (38)
[506] Ni Nessia Elgort ni son jeune fils n'ont été touchés par les balles! Comment a-t-elle pu sortir d'un énorme tas de cadavre avec un petit enfant. Même en admettant qu'elle était placée de la meilleure façon possible (ce qui, dans ces circonstances, est tout à fait invraisemblable), les cadavres auraient forcément écrasé le thorax de la mère et de l'enfant, les empêchant de respirer.
On peut aussi se demander comment ils auraient pu, l'enfant et elle, être indemnes après avoir été reçu un cadavre tombant d'une hauteur de deux à trois mètres.
Elle s'échappa du ravin sans qu'on la voie. N'y avait-il pas de gardes?
Pourquoi les rescapés sont-ils tous des femmes, alors que des hommes auraient été physiquement plus aptes à survivre?
9. La juive Elena Borodanskaja-Knich est arrivée à Babi Yar...
"[...] après la tombée de la nuit. [...] Ils nous prirent nos vêtements et nous conduisirent à cinquante mètres de là pour nous prendre papiers, argent, alliances, boucles d'oreille. Ils voulurent prendre les dents en or d'un vieillard qui résista. Vers minuit, ordre nous fut donné, en allemand, de nous mettre en file. [...] Une seconde plus tard, les cadavres commencèrent à me tomber dessus. [...] Nous étions pris entre les cadavres. [...] Un soldat allemand vérifiait à la baïonnette que tout le monde était bien mort. Comme il était debout sur moi, j'évitai le coup de baïonnette. [...] Je me dégageai, me relevai et pris ma fille inconsciente dans mes bras. Je partis par les ravins que je franchis en rampant pour arriver au village de Babi Yar." (39)
Elle raconte aussi cette anecdote arrivée sur le lieu de l'horreur:
"Je n'oublierai jamais une jeune fille nommée Sara; elle avait à peu près quinze ans. Je ne peux dire à quel point elle était belle. Sa mère avait [...] été tuée par un coup de carabine [...]. Cinq ou six Allemands déshabillèrentl [la jeune fille] entièrement et je n'ai pas vu ce qui se passa ensuite. Je ne l'ai pas vu." (40)
Pourquoi ce témoin n'est-il arrivé à Babi Yar qu'après la tombée de la nuit? Et quel jour était-ce? Beaucoup de témoins auraient dû remarquer la foule immense des victimes potentielles entre l'heure de leur regroupement au coin de la rue et leur arrivée, beaucoup plus tard, au lieu de déshabillage. Où sont-ils?
On prétend que les juifs étaient convoqués le matin du 29 septembre mais le massacre a eu lieu le 29 et le 30. Wiehn prétend même que "la marche à la mort dura trois jours et trois nuits" (41)
. Où ces dizaines de milliers d'individus ont-ils passé la nuit (ou les nuits)?
Si l'on en croit cette version des faits, les victimes étaient d'abord déshabillées puis, cinquante mètres plus loin, débarrassées de leur papiers, de leur argent et de leurs bijoux. La procédure changeait-elle toutes les cinq minutes ?!
Pourquoi est-elle la seule à dire que l'on prenait les dents des victimes? Combien de temps aurait-il fallu pour cela?
Les juifs de Kiev comprenaient-ils les ordres donnés en allemand ?
Comment le soldat allemand pouvait-il être debout sur Elena Knich si elle était recouverte de cadavres? Combien de temps faudrait-il pour escalader des montagnes de cadavres pour tuer ceux qui respiraient encore à coup de baïonnette? Et alors, finalement, on ne brûlait pas les victimes vives?
Où se trouve exactement le village de Babi Yar ??? L'histoire de la jeune Sara déshabillée de force par cinq ou six Allemands, à portée de tir des mitrailleuses, est totalement invraisemblable.
[507]
10. Un seul témoin oculaire a été autorisé par les Soviétiques à témoigner à l'étranger: en 1968, Dina Pronichtcheva témoigna à Darmstadt au procès de onze membres de l'Einsatzkommando 4a. Les documents du procès sont toujours secrets!
Philip Shabecoff, journaliste au New York Times, écrivit alors:
"Après l'arrêt des tirs, les murs du ravin furent dynamités et les déblais jetés sur les cadavres des hommes des femmes et des enfants qui gisaient là. Certains étaient encore vivants." (42)
Ce que Pronichtcheva a dit à A. Kuznetsov qui l'a utilisé dans son roman Babi Yar est en contradiction avec les autres témoignages, par exemple:
"[...] mitraillage des juifs par des soldats allemands d'une rive à l'autre du ravin de Babi Yar pendant toute la nuit, en partie dans le noir, en partie à la lumière d'un petit feu." (43)
Mais l'affaire devient encore plus confuse lorsqu'on lit le récit de Dina Pronichtcheva dans le livre de Wiehn. (44)
Les différences significatives entre son récit et son témoignage enregistré au procès de Darmstadt figurent ici entre parenthèses, avec la note T.:
"Le 28 septembre 1941, un ordre allemand fut affiché dans toute la ville [...] Vers 8 h du matin [T.: à 8 h du matin] près de la rue Djechtjarewska et de la rue Melnik [T.: Djachterowskaja and Melnikow] [...] mes parents et ma soeur se rendirent au lieu de regroupement [...] [T: Il faisait très chaud.] Je les accompagnai dans l'intention de rejoindre ma famille ensuite. [...] Des groupes nombreux. [...] Ils étaient accompagnés d'Ukrainiens, de Russes et de citoyens d'autres nationalités.[...] Les rues [...] qui menaient au quartier du cimetière étaient bourrée de monde. En approchant du lieu de rassemblement, nous remarquâmes l'encerclement par des soldats allemands et des officiers [...] et des policiers aussi [T.: des conducteurs de chars] [T.: nous grimpâmes une colline] [...] nous conduisirent en groupes de quarante ou cinquante dans un lieu nommé "couloir" qui faisait à peu près trois mètres de large et qui était formé par des Allemands très serrés armés de bâtons, de matraques de caoutchouc et de chiens [...]. Les Allemands battaient chacun brutalement au passage. [T.: Beaucoup tombaient et les piétinements les transformaient en bouillie.] [A] l'endroit qui se trouvait au bout du "couloir", [] les policiers les déshabillaient, [...] ne leur laissant que leur linge. [T.: complètement nus] Les gens battus et déshabillés étaient conduits en groupes au ravin de Babi Yar [...] Ils nous amenèrent à une corniche surplombant le ravin et commencèrent à tirer sur nous au fusil mitrailleur [T.:à la mitrailleuse] [T.: donne une version complètement différente: un soldat allemand lui offre sa liberté en échange d'une passe. Elle prétend être russe, le prouve en produisant une carte de travail et une carte syndicale; on l'envoie alors en haut d'une colline au lieu de la conduire dans le ravin avec les autres; elle y reste jusqu'à soir, sur ordre d'un officier allemand.] [...] Quand ce fut mon tour, je me précipitai dans le ravin vivante [T. je sautai dans la fosse] [...] Là aussi, des Allemands et des policiers circulaient, fusillant ou battant à mort ceux qui étaient encore vivants. L'un des policiers ou des Allemands me retourna du pied [...], me marcha sur la main et sur la poitrine [T.: il me battit] [...] Puis ils se mirent à recouvrir les cadavres de terre et de sable. [T.: je restais couchée sous la terre] Je ne pouvais plus respirer, je me débarrassai de la terre d'une main [T. ma main droite, sur laquelle le soldat se tenait, me faisait mal] et rampai jusqu'à bord du ravin [...]. Le deuxième jour, je vis les Allemands poursuivre une vieille femme et un garçonnet de cinq ou six ans qui s'étaient enfuis du ravin. La vieille femme fut abattue d'une balle, ils poignardèrent le garçonnet d'un coup de couteau. A cent mètres de là, sept Allemands approchaient, avec deux jeunes filles. Ils les violèrent et les poignardèrent à mort."
A propos du récit de Shabecoff dans le New York Times: qui a creusé les niches pour l'explosif, d'où venait le matériel et pourquoi n'y a-t-il, une fois de plus, aucun témoin de ce travail considérable? Pourquoi rien de tout cela ne se voit-il sur les photos aériennes?
[508] A propos de Kuznetsov: ils ont tiré d'un bord du ravin à l'autre dans le noir? Ce n'était pas dangereux pour eux-mêmes?
A propos de ce que Wiehn a cru bon de publier, (45) et du témoignage de Pronichtcheva à Darmstadt, les questions suivantes se posent:
Etait-il huit heures ou à peu près huit heures? Comment se fait-il qu'une Kiévienne se trompe dans le nom des rues? Pourquoi le temps qu'il fait d'après elle ne correspond-il pas du tout à la réalité? Comment peut-on rejoindre sa famille alors qu'elle vient d'être déportée? Comment les Ukrainiens, les Russes et les citoyens d'autres nationalités (lesquelles?) ont-ils été séparés des condamnés? Où est cette colline? Pourquoi tous les autres témoins ont-ils oublié le "couloir des coups"? Qui sont ces conducteurs de char?
Etaient-ils vêtus seulement de leur linge ou entièrement nus? Elle a conservé sa carte de travail et sa carte syndicale bien qu'elle soit entièrement nue? Une corniche surplombant le ravin? Est-ce un ravin ou une fosse? S'agit-il de mitrailleuses ou de fusils mitrailleurs? Est-il possible de retourner du pied un corps coincé entre d'autres corps? Le soldat a battu une jeune fille qu'il croyait morte? Est-il possible qu'une jeune fille ait la présence d'esprit de ne pas crier ou réagir en quoi que ce soit quand on lui marche dessus ou qu'on la bat? Pourquoi personne n'a remarqué qu'elle s'était dégagée? Et le soldat qui piétinait sa main droite? Une jeune fille doit être bien audacieuse pour continuer à observer ce qui se passe sur les lieux du crime deux jours après, et complètement insensible au froid, puisqu'elle est soit vêtue seulement de son linge, soit entièrement nue? L'histoire de la proposition et des filles qui sont d'abord violées puis poignardées est complètement invraisemblable. Les rapports sexuels avec les juifs étaient considérés comme une atteinte à la pureté du sang et interdits. Pourquoi comprenait-elle l'allemand à Babi Yar mais plus du tout à Darmstadt? Ce don de fabulatrice aurait-il un rapport avec son métier d'actrice dans un théâtre de marionnettes?
11. Ernst Klee, Willi Dressen and V. Riess (46) ont trouvé les témoignages de trois témoins Höfer, Kurt Werner et Anton Heidborn aux archives du bureau central de Ludwigsburg; mais ces dossiers ne sont pas accessibles aux chercheurs critiques.
D'après Höfer, les juifs devaient se déshabiller et plier soigneusement leurs vêtements à 150 mètres du ravin (alors que d'après Werner, c'était à près d'un kilomètre). Ensuite, les victimes nues étaient conduites à un ravin qui d'après Höfer faisait 150 m de long, 30 m de large et 15 m de profondeur, alors que pour Werner ses dimensions étaient de 400 m de long sur 80 m de large et 10 de profondeur. D'après Höfer, deux ou trois passages étroits menaient au ravin, tandis que pour Werner, les victimes étaient conduites jusqu'au bord du gouffre dont elles dévalaient les pentes volontairement.
Höfer soutient qu'il n'y avait qu'un tireur d'élite à chaque extrémité du ravin alors que pour Werner, il y en avait douze en tout. Höfer a certifié qu'il y avait un "emballeur" à chaque extrémité qui disposait chaque victime sur les cadavres. Puis, chaque victime était tuée d'une balle dans la nuque par un membre de la police armé d'un fusil mitrailleur. Les enfants étaient tués en même temps que leurs mères.
Werner raconte que les juifs devaient s'allonger, face contre terre contre les murs du gouffre et étaient tuées d'une balle dans la nuque. Les victimes suivantes devaient alors s'allonger sur les cadavres. Trois jours après l'exécution, ils commencèrent à recouvrir les tas de cadavres avec de la terre. D'après Heidborn, on vit une main s'agiter au milieu des cadavres, au bout de trois jours.
Combien de temps a-t-il fallu, s'il y avait deux "emballeurs" et deux ou douze tireurs d'élite?
Comment peut-on concilier la position décrite des victimes, le long des murs du ravin, avec l'image où les "cadavres exhumés" sont allongés à plat ? (47)
[509] Pourquoi les chercheurs critiques n'ont-ils pas accès aux documents, et ce, pas seulement à Ludwigsburg?
Pourquoi même le procureur Willi Dressen a-t-il ignoré les contradictions, sans parler des impossibilités physiques pures et simples? Pourquoi les auteurs ne mentionnent-ils pas les trois cent mille juifs estimés pour Kiev dans le Rapport 106, et mentionnent-ils seulement les cent cinquante mille du Rapport 97 du 28 septembre 1942 ? (48)
Pourquoi Reitlinger lui-même,
le pape de l'holocauste, s'ébahit-il qu'il soit possible
de faire tenir autant d'individus sur une route pendant deux jours
entiers, alors que Klee et ses collaborateurs ne remarquent même
pas la difficulté ? (49)
12. Et maintenant les témoins anonymes d'Adalbert Rückerl: il semble qu'il s'agisse de Werner que l'on vient de voir. Le témoin raconte:
"[...] fusilla [...] toute la population juive de Kiev. [...] Des exécutions [...] jusqu'à cinq ou six heures du soir. [...] Tous étaient nus. (50)
Dans son deuxième ouvrage, (51) Rückerl se fonde sur le Rapport 106 non modifié. (52)
Il cite le blocage du lieu d'exécution, le remblayage des fosses après l'exécution et quelques citoyens soviétiques isolés qui avaient été secrètement témoins de l'exécution. Il suggère que les témoins neutres étaient très rares et que leur témoignage ne permettait généralement pas de condamner l'accusé. Il cite comme exemple la déposition du témoin N. T. Gorbatcheva de Kiev:
"[...] J'habitais à Kiev, au 55, rue Tiras-polskaïa, porche 2 [...] près de l'endroit appelé Babi Yar. Le 22 septembre 1941, j'ai vu de mes propres yeux [...], dans la journée, quarante camions aller à Babi Yar, transportant des habitants juifs. [...] J'allai, avec quelques autres femmes [...], et sans que les gardes allemands nous remarquent, à l'endroit [...] où l'on débarquait ces gens. Nous vîmes qu'à quinze mètres environ de l'entrée de Babi Yar, les Allemands forçaient les juifs à se déshabiller et à courir le long de Babi Yar. Puis les Allemands tiraient sur les gens qui couraient avec des fusils mitrailleurs et des mitrailleuses. [...] Il n'y avait pas seulement des morts, mais aussi des blessés et même des enfants vivants dans le ravin. Néanmoins, les Allemands le comblèrent; on voyait la fine couche de terre remuer." (53)
Les seules choses que conteste Rückerl sont la date et l'emploi de camions pour toutes les victimes. Il les accepte pour ceux qui ne pouvaient pas marcher. Il ne dit pas ce qu'affirme Gorbatcheva: "L'exécution des juifs dura plusieurs jours." (54)
D'après des témoins dont on ne nous dit pas le nom, (55) tout s'arrêtait à six heures. Alors tous ceux qui parlent de massacre de nuit ont dû mentir?
Rückerl ignore-t-il la tour de Babel de la propagande et des mensonges soviétiques au point de considérer un livre imprimé à Moscou comme un document sérieux?
A-t-il pu découvrir la rue Tiraspolskaïa (c'est comme ça que ça s'écrit) sur un plan de Kiev et à proximité de l'endroit appelé Babi Yar (qui n'est pas un "endroit" du tout)
Combien d'individus peuvent-ils tenir dans quarante camions avec leurs affaires?
[510] Rückerl croit-il réellement qu'il y avait à Kiev des femmes suffisamment inconscientes ou si intrépides ou si maladivement curieuses pour se faufiler à travers les gardes placés par le méchant ennemi et assister au massacre? Y a-t-il un Babi Yar qui aurait une entrée et le long duquel on pourrait courir? Exécute-t-on les gens en tirant sur des cibles mouvantes avec toute sorte d'armes à feu?
Comment concilie-t-on la "fine
couche de terre" avec les grands quantité de terre
nécessaires pour combler un ravin? Et quelqu'un qui aurait
échappé aux balles ne serait-il pas immédiatement
asphyxié après avoir été enterré
vivant?
13. A Babi Yar, en mars 1942, (56) Adalbert Hartl, expert de la Gestapo pour les questions religieuses, observait:
"de petites explosions projetaient des mottes de terre. C'était la fonte des neiges qui laissait échapper les gaz des milliers de cadavres."
Que faisait un expert de la Gestapo
pour les questions religieuses à Babi Yar? Les petites
explosions et les mottes de terre fusant sont des absurdités,
parce que même quand un sol humide gèle, il n'est
pas étanche au gaz, et surtout pas un sol sablonneux.
1. Un médecin nommé Dr Gustav Wilhelm Schübbe aurait tué vingt et un mille personnes à lui tout seul au moyen d'injections de morphine. Entre cent dix et cent quarante mille victimes auraient été tuées de cette façon à l'Institut d'extermination allemand de Kiev. (57)
La morphine était un produit déficitaire et très demandé pour les soldats blessés... De plus, combien de temps faudrait-il à un médecin pour faire vingt et un mille piqûres?
D'après les fichiers du Centre de documentation américain à Berlin, qui contient un millier de dossiers individuels de membre du NSDAP (le parti nazi), le docteur Gustav Wilhelm Schübbe n'a jamais été en poste à Kiev.
Pourquoi ni l'Union soviétique
ni les juifs n'ont-ils jamais cherché à localiser
cet "Institut d'extermination"?
2. Après la libération de Kiev, les journaux de Moscou et le New York Times annoncèrent que quarante mille habitants de Kiev avait écrit à Staline en lui indiquant que plus de cent mille personnes étaient mortes à Babi Yar. (58)
Où, quand et comment ces gens sont-ils morts?
Qu'est-il advenu de tous ces témoins?
3. En 1963, Nikita Khruchtchev critiqua vigoureusement les zélateurs littéraires du "martyre juif", particulièrement Evtuchenko, qui s'était fait remarquer l'année précédente avec son poème Babi Yar:
"Je supplie le camarade Evtouchenko et les autres jeunes écrivains de rechercher la confiance de la majorité au lieu de quêter un enthousiasme facile [et] de ne pas flatter l'humeur et les goûts des Philistins. N'ayez pas honte de reconnaître vos erreurs, camarade Evtouchenko. [...] Quand les ennemis de notre cause se mettent à louer vos récits charmeurs, alors le peuple vous en veut, et il a bien raison." (59)
[511] En évoquant les "récits flagorneurs", Krouchtchev faisait allusion aux lectures publiques que donnait Evtouchenko de son poème Babi Yar. Les termes coupants qu'il utilisait étaient particulièrement bien venus, pour plusieurs raisons:
Krouchtchev aurait-il parlé "d'enthousiasme facile" si l'ennemi mortel de la "grande guerre patriotique" avait réellement massacré des milliers de citoyens soviétiques à Babi Yar? Aurait-il reproché à Evtouchenko de chercher à "flatter l'humeur et les goûts des Philistins"?
Krouchtchev aurait-il alors mis en garde contre les "récits charmeurs" ?
En tant que chef du parti communiste soviétique et secrétaire général du parti communiste ukrainien, le 24 juin 1941, il avait donné l'ordre de liquider les prisonniers politiques à Lvov. Le NKVD avait alors commencé les massacres dans les prisons de Lvov et d'autres villes d'Ukraine occidentale. Les Soviétiques ont aussi accusé les Allemands de ce massacre. Krouchtchev savait exactement qui avait fait ce massacre et qui en avait été victime !
En outre, Krouchtchev qui était
Ukrainien, savait très bien que les minorités prédominant
dans l'économie, l'industrie, la recherche, l'enseignement
et la politique en Ukraine, c'est-à-dire les Russes et
surtout les juifs avaient été évacués
en priorité. Il connaissait les taux d'évacuation
des juifs (94% à Minsk, 88 % à Jitomir, 90% à
Novograd de Volynie, 96% à Poltava, 96% à Tchernigov,
100% à Jdanov et à Taganrog. A Vinnica, Kiev et
Ouman, environ 80%. (60)
"A Kiev, presque tous les jeunes juifs ont quitté la ville avec l'Armée rouge. Il ne restait que les vieux." (61)
(fin de la première
partie - seconde partie)
NOTES
1./ Il existe une autre étude critique très sérieuse du massacre de Babi Yar, par U. Walendy, "Babi Yar - Die Schlucht 'mit 33,771 ermordeten Juden'?", Historische Tatsachen, 51, Vlotho 1992; on y trouve encore plus de documents et de rapports sur cet événement, par exemple une copie sans signature d'un document sans en-tête, qui se trouve au Bundesarchiv - Militärarchiv, sous la référence rev. RH 26-454/28, (étrange rapport sur un Kriegsverwaltungsrat datant du 2 octobre 1941).
2./ Déclaration
du général Jodl, 4 juin 1946, à Nuremberg,
devant le TMI; Procès des grands criminels de guerres,
IMT, Nuremberg 1947, tome XV, p. 329.
3./
Document R-102, IMT, XXXVIII, pp. 292ss.
4./
Encyclopaedia Judaica, Keter Pub. Ltd., Jérusalem,
et Macmillan, New York 1971, tome X, p. 994.
5./
Yisrael Gutman (sous la direction de), Encyclopedia of the
Holocaust, Macmillan, New York 1990, tome I, pp. 133ss; cf.
E. Jäckel, P. Longerich, H. J. Schoeps (éds.), Enzyklopädie
des Holocaust, Argon, Berlin 1993, I, pp. 144ss.
6./
Bundesarchiv [Federal Archives] Koblenz, R 58/218; J. Mendelsohn
(éd.), The Holocaust, Garland, New York, 1982, v.
10, pp. 51ss.
7./
E. R. Wiehn (éd.), Die Schoah von Babi Yar, Hartung-Gorre,
Constance 1991, pp. 7ss, 84, 86, 137, 141, 143ss, 166ss, 195s,
477.
8./
Archives nationales des Etats-Unis, Record Group N· 373,
photo n· 45.
9./
On peut obtenir un exemplaire de ce numéro en s'adressant
à la Société historique polonaise, B.P. 8024,
Stamford, CT 06905, Etats-Unis. La nouvelle a été
rédigée par les chefs du Comité central charitable
ukrainien de Cracovie, qui arriva à Kiev le 29 septembre
1941, afin de visiter pour la première fois la capitale
"libérée" de l'Ukraine. Le chef de la
mission était le Pr Kubiovitch, éditeur de L'Encyclopédie
de l'Ukraine (cf. note 61). Ces renseignements m'ont été
fournis de Miroslav Dragan.
10./
Cf. Voldymyr Katylnickij, Les nouvelles du soir à Kiev,
16-19 mars 1996; quelques jours plus tard, le journal Pour
l'Ukraine libre, de Lvov, publiait à son tour ce récit.
Le 10 juillet 1997, on découvrit dans leur modeste appartement
les cadavres de Katlnickij et de sa mère lardés
de coups de couteau. Ce renseignement, qui n'a pas été
vérifié, nous a été fourni par Miroslav
Dragan.
11./
Radiogramme n· 346-KK.
12./
M. Wolski, Fact Sheet on the Occasion of the Fiftieth Anniversary
of the Babi Yar Massacre, Polish Historical Society, PO Box
8024, Stamford, CT 06905, Oct. 1991, pp. 2ss; cf. M. Wolski, Revue
d'Histoire Révisionniste 6 (1992), pp. 47-58 (www.lebensraum.org/french
/rhr/Babiy.pdf).
13./
J. Patek, La commémoration du cinquantième anniversaire
de Babi Yar serait moins douloureuse avec les photos aériennes
prouvant l'absence de charniers en ce lieu. (manuscrit).
14./
Bulletin quotidien de l'Agence télégraphique juive,
tome VIII; n· 316, mercredi 31 décembre 1941: "L'armée
allemande en retraite intensifie la terreur anti-juive en Ukraine",
Agence télégraphique juive, New York.
15./
V. M. Molotov, The Molotov Notes on Nazi Atrocities, The
American Council on Soviet Relations, New York Jan. 6, 1942, p.
14.
16./
J. C. Ball, Air Photo Evidence, Ball Resource Services
Ltd., Delta/BC, 1992, pp. 106ff.; cf. sa
contribution à ce livre.
17./
Jewish Telegraphic Agency, Daily News Bulletin, March 15,
1942, p. 1, JDC Representative Reports.
18./
J. Patek, op. cit. (note 13); cf. E. R. Wiehn, op. cit.
(note 7), p. 102.
19./
"Kijow", Podziemna Obsluga Prasy Pozagettowej;
cf. Archives of the Jewish Historical Institute in Warsaw, Ringelblum-I
file, numéro de page illisible, 18 juillet 1942.
20./
JTA Daily News Bulletin, "Systematic Execution of
Jews in Nazi-Occupied Russia Reported by Partisans", par
l'Agence télégraphique juive. JTA en provenance
de Kouïbichev; JTA New York edition, 28 octobre1942, p. 3.
21./
id.
22./
H. W. Lawrence, "50,000 Kyiv Jews Reported Killed",
New York Times, 29 novembre 1943, p. 3.
23./
J. Patek, op. cit., p. 9.
25./ Lawrence, op. cit.; The Black Book, Nexus Press, New York 1946 (réimp.. 1981), p. 360. La commission littéraire des Comités antifascistes soviétiques, présidée par Ilia Ehrenbourg, a fait circuler différents récits de témoins entre 1944 et 1988. Ces déclarations ont été publiées dans différents "livres noirs" publiés en Union soviétique, en Roumanie et en Israël. Par exemple, Gutman, op. cit., tome I, p. 135, note 5, se réfère au Livre noir des juifs soviétiques, d'Ilia Ehrenbourg et Vassili Grossmann, édition anglaise, New York, 1981.
26./ On trouve une critique plus complète de tous les récits des événements de Baibi Yar dans U. Walendy, op. cit. , pp. 22-32.
27./ U. Walendy, ibid., p. 30.
28./ E. R. Wiehn, op. cit., p. 20.
29./ Patek, op. cit.; JTA, op. cit., 15 mars 1942.
30./ Patek, op. cit.; The Black Book, Nexus Press, New York 1946, p. 361.
31./ E. R. Wiehn, op. cit. (note 7), pp. 252ss.
32./ I. Ehrenburg et V. Grossmann (éds.), The Black Book, Holocaust Library, New York 1980, p. 7; cf. J. Patek, op. cit., ainsi qu'E. R. Wiehn, op. cit., p. 147.
34./ W. N. Sanning, Die Auflösung des osteuropäischen Judentums, Grabert, Tübingen 1983, ch. 2 and 4. [éd. anglaise:The Dissolution of Eastern European Jewry, Institute for Historical Review, Torrance, California 1983]
36./ Document R-102, IMT, XXXVIII, pp. 292ss; Patek, op. cit.; I. Ehrenbourg, V. Grossmann (éds.), op. cit., pp. 3 et 8.
37./ E.R. Wiehn, op. cit. , p. 148.
38./ Patek, op. cit.; E.R. Wiehn, op. cit. pp. 7ss, 84, 86, 137, 141, 143ss, 166ss, 195s, 477; I. Ehrenbou.rg, V. Grossmann (éds.), op. cit., pp. 8-9.
39./ Patek, op. cit.; E.R. Wiehn, op. cit. pp. 7ss, 84, 86, 137, 141, 143ss, 166ss, 195s, 477; I. Ehrenbourg, V. Grossmann (éds.), op. cit., pp. 9-10.
40./ E.R. Wiehn, op. cit. , p. 149.
42./ Philip Shabecoff, "At Babi Yar Trial only Four Spectators", chronique judiciaire de Darmstadt, The New York Times, 14 février 1968, p. 11.
43./ A. V. Kuznetsov, Babi Yar, Farrar Straus and Giroux, New York 1970, p. 109.
44./ E.R. Wiehn, op. cit., p. 175ff.; cf. also P. Longerich (ed.), Die Ermordung der europäischen Juden. Eine umfassende Dokumentation des Holocaust 1941-1945, Piper, Munich 1989, pp. 124-127.
46./ E. Klee, W. Dressen, V. Riess (éds.), "Schöne Zeiten", Judenmord aus der Sicht der Täter und Gaffer, S. Fischer, Francfort sur le Main, 1988, pp. 66ss. (note 24)
47./ E.R. Wiehn, op. cit. , p. 1
48./ E. Klee et al., op. cit. , p. 67.
49./ G. Reitlinger, The Final Solution, A. S. Barnes & Co. Inc., New York 1961, p. 263; édition allemande.: Die Endlösung, Colloquium, Berlin 1992.
50./ A. Rückerl, NS-Verbrechen vor Gericht, Versuch einer Vergangenheitsbewältigung, C. F. Müller, Heidelberg 1984, pp. 43ss; A. Rückerl (ed.), NS-Prozesse nach 25 Jahren Strafverfolgung: Möglichkeiten Grenzen Ergebnisse, C. F. Müller, Karlsruhe 1972, pp. 86-87.
51./ A. Rückerl, NS-Verbrechen, pp. 43ss.
52./ Document R-102, IMT, XXXVIII, pp. 292ss.
53./ Verbrecherische Ziele verbrecherische Mittel!, Verlag für fremdsprachige Literatur, Moscou, 1963, pp. 177-178.
54./ E. R. Wiehn, op. cit., p. 82.
55./ A. Rückerl, NS-Verbrechen, pp. 43ss
56./ E. R. Wiehn, op. cit., p. 138.
57./ "German Doctor Admits Killing 21,000 Himself", The New York Herald Tribune, 1er mai 1945; cet article ne mentionne pas nommément Babi Yar; "Murder of 140,000 Upheld by Germany", The New York Times, 1er mai 1945.
58./ "Kyiv Lists More Victims, Letter to Stalin Says 100,000 Were Massacred by Nazis", télégramme de Moscou au New York Times, The New York Times, 4 décembre 1943.
59./ Cité d'après Erhabener Ideengehalt und künstlerische Meisterschaft. Die große Kraft sowjetischer Literatur und Kunst, Moscou, 8 mars 1963, p. 207; aussi la Pravda, 8 mars 1963.
60./ Institute of Jewish Affairs (ed.), Hitler's Ten Year War, New York 1943, p. 186. Encyclopedia Judaica, tome X, p. 994; tome XI, p. 57. R. Hilberg, The Destruction of the European Jews, Holmes & Meier, New York 1973, p. 192. G. Reitlinger, op. cit., pp. 227, 237. Encyclopedia of Ukraine, University of Toronto Press, Toronto 1988, v. 1, p. 154.
61./ Institute of Jewish Affairs (ed.), Hitler's Ten Year War, New York 1943, p. 186.
(fin de la première partie - seconde partie)
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1948.
Le Onze tiret un
Article 11 - 1. «Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir d'ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.»
Charte des droits fondamentaux
de l'Union européenne, Nice, 7 décembre 2000.
"Congress
shall make no law respecting an establishment of religion, or
prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom
of speech, or of the press; or the right of the people peaceably
to assemble, and to petition the government for a redress of grievances."
-- The first article of the Bill of Rights (Consisting of the
First Ten Amendments to the Constitution of the United States
of America), connu sous le nom de "premier amendement".
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