AAARGH

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Notes du chapitre 5.2

 

[(13)] Il faut certainement signaler ici l'utile ouvrage de Simha Flapan, The Birth of Israel. Myths and Realities qui démonte, en s'appuyant sur des documents d'archives israéliens, les principaux mythes politiques qui ont cours, encore aujourd'hui, sur la création de l'Etat juif.

[(14)] Il serait d'ailleurs juste de considérer que certains sionistes, comme Herzl et d'autres, qui baignaient dans les idées racistes de leur époque, ont contribué à formuler cette idéologie voelkisch-- traduisons par "protofasciste"-- où se sont enracinés à la fois le nazisme et les courants dominants du sionisme. Voir par exemple la référence au manifeste du Parti national socialiste juif, de Viktor Arlosoroff, Der juedische Volkssozialismus, publié en 1919, dans l'essai, court mais pénétrant, de Mondher Sfar, "Chambre à gaz, enfer sacré de Faust".

[(15)] Par exemple, celle de Michael Bar-Zohar.

[(16)] Paru dans Maintenant le communisme, Paris, n° 1, printemps 1991, p. 34-36.

[(17)] Victor Ostrovsky et Claire Hoy, Mossad, un agent des services secrets israéliens parle, 1990, 324 p.

[(18)] Derogy et Carmel, Israel ultra-secret, p. 86.

[(19)] Le meilleur dossier reste à ce jour celui de Noam Chomsky, The Fateful Triangle.

[(20)] Voir le désormais classique ouvrage d'Alfred Lilienthal, The Zionist Connection. Il existe une deuxième édition augmentée. La littérature est considérable. Mentionnons un recensement opéré par Lee O'Brien, American Jewish Organizations and Israel. Sur la pénétration du système politique américain, voir le livre d'un "Congressman", qui fut député de l'Illinois à la Chambre des Représentants, Paul Findley, They dare to speak out, et le livre déjà cité de Seymour Hersh. Voir aussi les commentaires de la presse américaine sur l'affaire de l'espion Pollard.

[(21)] J'y suis retourné quinze ans plus tard. L'Occident a mis beaucoup d'argent pour moderniser ce bazar. Mais cette clinquaille moderne et la longévité du boucher couronné qui le gouverne n'ont pas donné plus de réalité à ce sous-produit des découpages coloniaux.

[(22)] En septembre 1970, le roi Hussein a fait donner l'assaut des camps à l'arme lourde. Le massacre a causé huit à dix mille morts.

[(23)] Cet univers des Palestiniens a été décrit, infiniment mieux que par moi, dans le dernier livre de Jean Genet, Un Captif amoureux.

[(24)] Sur le moment, je n'avais sans doute pas accordé un crédit entier à cette affirmation. L'utilisation du phosphore est en effet interdite par toutes les conventions internationales en vigueur. Il n'a pas été utilisé depuis les grands bombardements alliés sur les grandes villes allemandes. Pourtant, lors du siège de Beyrouth en 1982, l'aviation israélienne a utilisé massivement cette arme prohibée au vu et au su de la presse internationale. Je n'ai pas le souvenir qu'aucun gouvernement occidental, si prompt à s'alarmer devant une hypothétique guerre chimique irakienne, ait seulement froncé un sourcil au sujet de cet incontestable crime de guerre israélien.

[[25)] Cette "théorie" des trois cercles a été exposée par Abdel Nasser dans un opuscule qui a beaucoup circulé dans le monde arabe, Falsafat ath-thawra, "la philosophie de la révolution".

[(26)] J'ai pu me rendre en compte, en enquêtant dans les camps au Liban en 1973 que cette affirmation était une vue de l'esprit. Non seulement les classes sociales y existaient de manière très sensible, mais les réseaux de nature clanique des grandes familles était bien présents. Les rivalités traditionnelles entre ces grandes familles se traduisaient par l'allégeance données à des organisations politiques rivales dont les affrontements, parfois sanglants, exprimaient ces luttes de pouvoir, tout autant que les rivalités des puissances arabes qui les finançaient. Sous le nationalisme, et le propulsant, on trouve toujours des groupes qui entendent s'arroger l'exclusivité d'un éventuel pouvoir d'Etat. Mais leur intérêt est de rendre leur existence aussi discrète que possible. C'est pourquoi je n'ai pas pu mener cette enquête avec mes collaborateurs jusqu'au bout. Je suis de ceux qui soutiennent totalement la cause palestinienne sans éprouver le besoin d'idéaliser les mouvements qui la mène, bien au contraire. La critique sévère qu'on peut leur adresser est d'ailleurs depuis longtemps celle qu'expriment en privé de très nombreux Palestiniens, dans les camps et ailleurs. Le développement de l'Intifada et du mouvement, dit intégriste, Hamas sont des conséquences de cette critique. Il en est d'autres.

[(27)] Il existe une forte proportion de chrétiens dans le peuple palestinien. Elle semble en baisse dans la mesure où, sous la pression israélienne, les chrétiens s'exilent davantage.

On remarquera que la position ici exprimée par des responsables du Fatah a été abandonnée par l'OLP qui a fini par accepter le principe d'une partage de la Palestine. Personnellement, je pense que ces concessions énormes n'aboutiront à rien, qu'elles sont immorales et impropres à convaincre l'occupant. Ceux qui applaudissent lorsque les Palestiniens renoncent à se défendre et acceptent le partage auraient dû appliquer d'aussi nobles principes en 1940-44 et proposer aux Allemands de partager avec eux le territoire français.

[(28)] Organisation, similaire à l'OTAN, que les Américains ont organisé au Moyen-Orient pendant la guerre froide, pour encercler l'Union Soviétique.

[(29)]Paru sous ce titre dans les Annales d'histoire révisionniste, n° 4, printemps 1988, p. 60-62.

[(30)] J'ai dit mon profond scepticisme sur ce dont pourrait accoucher une conférence internationale dès février 1991, alors que les ruine de Bassora fumaient encore, dans la Gazette du Golfe et des banlieues, n° 2, p. 16-22, "L'idée d'une conférence internationale ou la grande mystification des peuples", mars 1991.

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