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LE MYTHE D'AUSCHWITZ

ÉTUDE CRITIQUE

WILHELM STÄGLICH

1979

TRADUIT ET ADAPTÉ DE L'ALLEMAND
(version provisoire, sans les notes)


 



 

1979, Grabert-Verlag, Tübingen. ISBN 3-87847-042-8
1986, La Vieille Taupe, pour la traduction française.
Correspondance uniquement : La Vieille Taupe, B.P. 9805, 75224 Paris Cedex 05.
ISBN 2-903279-11-X


[7]


AVANT-PROPOS

 

« Auschwitz -- c'était l'enfer ! » Cette affirmation prêtée à un ancien détenu d'Auschwitz caractérise avec toute sa subjectivité les idées et les sentiments qui sont communément attachés de nos jours au nom d'Auschwitz. « Auschwitz » -- par essence -- signifie bien plus que la misère carcérale multipliée mille fois comme on a pu la trouver et comme on la trouve dans tous les camps de concentration qui ont existé et qui existent encore et pas seulement en Allemagne comme chacun le sait. « Auschwitz » -- c'est par définition l'« assassinat de millions de juifs » venus de presque tous les pays d'Europe. Tout un chacun le « sait » et il devra à ce sujet n'émettre aucun doute ni même rien dire de contraire. Un comportement à ce point hérétique pourrait avoir en effet pour lui de graves conséquences pour sa vie. Car, selon la volonté des gouvernants, « Auschwitz » ne DOIT pas être considéré autrement. Mais c'est justement ce qui devrait donner à réfléchir. La vérité ne nécessite pas de contrainte pour être reconnue comme telle. Elle ne tire pas sa force de persuasion à partir de simples affirmations et de leur constante répétition. Ses fondements doivent être seulement établis, et être acceptables par le simple bon sens -- et alors elle s'impose entièrement d'elle-même.

Quoi de plus naturel que de faire apparaître les fondements de cette affirmation, selon laquelle Auschwitz aurait été le lieu du plus grand et du plus monstrueux assassinat de juifs de l'histoire de l'humanité? Presque tout le monde connaît l'affirmation transformée en tabou mais on ignore généralement sur quoi elle se fonde. J'ai pu moi-même le vérifier auprès des juges qui, il y a de cela quelques années, m'ont infligé une lourde « peine » à la suite de mon compte rendu de témoignages vécus concernant le camp d'Auschwitz, publié dans la revue Nation Europa (octobre 1973), parce que celui-ci ne respectait pas l'image d'Auschwitz répandue dans l'opinion.

[8] A cette époque, d'ailleurs, j'étais bien loin de mettre en doute la prétendue extermination des juifs. La réaction qui suivit m'ouvrit, il est vrai pour la première fois, les yeux sur la signification accordée au tabou « Auschwitz » par les puissances qui dictent depuis des décennies le destin de notre peuple. Cela éveilla en moi le besoin irrésistible de rechercher, indépendamment de mes propres expériences, les sources historiques contemporaines de l'affirmation qui fait d'Auschwitz un « camp d'extermination ».

Il est à remarquer d'abord que « Auschwitz », à l'encontre de toutes les représentations habituelles, n'était pas un simple camp sous direction centralisée. Il se composait d'un grand nombre de camps particuliers, d'importance différente, avec une indépendance dans l'organisation qui était très grande sur certains points. Le camp à proprement parler d'Auschwitz -- le camp central, appelé également Auschwitz I -- se situait à environ 2 km au sud-ouest de la petite ville d'Auschwitz en Haute-Silésie. Le point central de la prétendue extermination des juifs ne se serait pas situé ici, mais dans le camp de Birkenau, implanté à environ 3 km à l'ouest de la ville d'Auschwitz, connu aujourd'hui également sous le nom d'Auschwitz II. De plus, dans la région d'Auschwitz, il y avait toute une série d'autres camps, pour partie avec des fonctions spéciales, comme le camp de Rajsko destiné à des recherches en matière d'agriculture ou bien le camp de Monowitz voué à la production de caoutchouc synthétique ( Buna»). Ils se trouvaient tous dans une dépendance plus ou moins lâche avec le camp central. On ne peut donc guère dire qu'« Auschwitz » était tout bonnement un « camp d'extermination », comme c'est fréquemment le cas. Il s'agissait essentiellement d'un réseau de camps de travail pour les usines de l'économie de guerre de la zone industrielle qui se situait à l'est de la Haute-Silésie. Le camp de Birkenau (Auschwitz II), point central de tout ce qui a été dit sur « l'extermination des juifs », servait avant tout au rassemblement de certains groupes de prisonniers -- par exemple, les gitans ou les femmes avec enfants -- ainsi qu'à la réception des grands malades et des inaptes au travail, et en partie aussi comme camp de transit et au début également comme camp de prisonniers de guerre. C'est là qu'il y aurait eu depuis le printemps 1943 plusieurs crématoires -- avec, dit-on, des « chambres à gaz » pour « l'extermination des juifs » -- alors que le crématoire du camp central d'Auschwitz avait cessé de fonctionner en juillet 1943.

[9]

La vocation du camp de Birkenau à servir de lieu d'extermination des juifs est l'objet essentiel de la présente recherche. Elle ne peut ni ne prétend donner une image parfaite d'« Auschwitz ». Cela est déjà exclu par la limite de mes possibilités. Cet ouvrage n'a nullement la prétention d'être une _uvre historique, au sens où l'entendait l'historien Ranke, qui montrerait « ce qui s'est réellement passé » à Auschwitz. Elle veut seulement exposer, contrôler et vérifier d'après des critères objectifs les preuves présentées en faveur de la prétendue « usine de mort d'Auschwitz ».

L'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich ne m'a malheureusement pas accordé l'aide que je lui avais demandée. L'échange de lettres avec cet institut me semble cependant si instructif que je ne peux pas le dissimuler à mon lecteur (voy. Annexe I). De même je n'ai pu obtenir la moindre communication des dossiers judiciaires (voy. Annexes II et III). J'ai donc dû me fier à des comptes rendus de ces procès, dans la mesure où il y en avait.

Je sais naturellement qu'« Auschwitz » n'est pas le seul camp à être impliqué dans la prétendue extermination des juifs. « Auschwitz » occupe pourtant dans ce contexte -- qualitativement et quantitativement -- une position si prédominante que c'est là où la thèse « d'une extermination planifiée des juifs » résiste ou s'écroule. C'est la raison principale des limites de ce travail.

Il reste à faire remarquer que ce travail est celui non d'un historien mais d'un juriste s'intéressant à l'histoire contemporaine. Il va soi que j'ai respecté les principes scientifiques. Mon intention n'était pas de polémiquer mais de faire seulement une étude objective et d'en tirer des conclusions. Si en certains passages de ce travail une autre impression devait se dégager, que le lecteur s'interroge donc pour savoir si cela ne tient pas obligatoirement à la nature du sujet.

Hambourg, décembre 1978,

Wilhelm Stäglich, Docteur en droit.

 


[11]


CHAPITRE PREMIER

INTRODUCTION

I. - LE MYTHE D'AUSCHWITZ : UN DANGER

 

Une des plus grandes illusions de notre temps est sans nul doute de croire, comme la plupart de nos contemporains, que nous sommes informés aujourd'hui avec une ampleur, une perfection et surtout une exactitude sans égales à aucun autre moment de l'histoire de l'humanité. En réalité, le contraire serait plus exact. La profusion des informations dispensées par les moyens modernes de diffusion est inversement proportionnelle à leur valeur informative et, plus encore, au degré de véracité desdites informations. C'est une expérience qu'aura faite quiconque a vu traiter par les médias tel événement auquel il a personnellement assisté, ou telle question dont il est lui-même spécialiste.

Toutes les informations comportant une implication politique sont aujourd'hui orientées. L'indépendance si souvent évoquée des médias est un leurre. En fait, il ne saurait être question d'« impartialité » dans la confrontation des idées, même s'il semble que des opinions contraires puissent, occasionnellement, s'exprimer. L'objectif des milieux qui, par leur formidable puissance financière, contrôlent pour une large part le domaine de l'information (1) consiste pour l'essentiel à manipuler les hommes et les peuples pour satisfaire leur appétit de domination. Et le sommet de l'_uvre de propagande est atteint

[12] lorsque, pour reprendre la formule suggestive d'Emil MaierDorn, « les hommes s'emploient par millions à forger, avec un zèle furieux, les chaînes qui leur sont destinées » (2).

Un exemple consternant de cette assiduité à se forger ses propres chaînes nous apparaît dans l'obstination quasi fanatique de la majorité des Allemands à entretenir le complexe de culpabilité qu'on leur a inculqué à l'égard d'une époque où le peuple allemand, poussé par la plus âpre nécessité, tenta de trouver une voie autonome vers l'avenir. Depuis l'effondrement du IIIe Reich, en 1945, le peuple allemand n'a toujours pas réussi à se ressaisir pour pouvoir mener une politique nationale autonome, exclusivement dévouée aux intérêts allemands. Une telle politique présupposerait une conscience nationale fondée sur l'estime envers soi-même. Or cette dernière est étouffée par un complexe de culpabilité qui la recouvre sans cesse davantage, même si, en fait, elle ne repose que sur des informations intentionnellement falsifiées sur le passé allemand. C'est ainsi qu'au moyen d'une propagande mensongère sans doute unique en son genre, par sa nature et son ampleur, dans l'histoire universelle, le peuple allemand a pu être privé, d'abord insensiblement, mais d'autant plus radicalement, de tout sentiment de fierté nationale. De même que l'individu ne se conçoit qu'en s'affirmant, aucun peuple ne peut survivre, à long terme, sans une conscience collective fondée sur la fierté nationale et une force politique autonome. Un certain type de propagande politique conduite sous couvert d'histoire contemporaine peut à la longue entraîner la mort spirituelle d'un peuple.

Le nom d'« Auschwitz », avec les évocations qu'il suscite, occupe une position centrale dans ce complexe de culpabilité. Auschwitz, situé à quelque 50 km à l'ouest de Cracovie, était durant la guerre une ville industrielle d'environ 12 000 habitants (3), à proximité de laquelle furent installés plusieurs camps de concentration (KL). Au cours des années 60, et notamment depuis ce que l'on a appelé le « procès d'Auschwitz » (1963-1965), Auschwitz s'assimile dans les esprits, en Allemagne et dans le monde entier, au « génocide » commis par le peuple allemand envers le peuple juif. Dans le camp situé dans le district d'Auschwitz, des millions de juifs auraient été tués systématiquement, sur ordre du gouvernement du Reich.

[13]

Aujourd'hui, on peut, en fait, parler d'un mythe d'Auschwitz, d'un dogme quasi religieux dont se sert habilement le judaïsme universel pour apparaître, en quelque sorte, comme le rédempteur de l'humanité et revendiquer une place privilégiée parmi les peuples, tandis que le peuple allemand est présenté comme l'incarnation du mal absolu.

Il n'est pas permis de mettre le dogme en question. Celui-ci est mis en avant pour entraver ou plus simplement empêcher toute discussion impartiale et objective sur des questions relatives à l'histoire du IIIe Reich. En effet, en présence de toute déviation par rapport à "l'image historique conforme aux v_ux de la pédagogie nationale" (Golo Mann) (4), il suffit de prononcer le nom fatidique d'"Auschwitz" pour qu'aucun doute ne subsiste plus quant à la perversité foncière du peuple allemand. De cette manière, tous les aspects du passé allemand sont occultés par le symbole du Mal suprême. Ainsi met-on généralement un terme aux discussions sur le IIIe Reich, dans la mesure où le reste n'apparaît plus que comme secondaire (5).


II. - NAISSANCE DU MYTHE D'AUSCHWITZ

Le rôle prépondérant qui revient au mythe d'Auschwitz dans la légende de l'extermination des juifs ne s'explique guère, à vrai dire, quand on en étudie la genèse. L'Américain Butz a montré avec de bons arguments que, dès 1944, les sionistes auteurs de la légende avaient désigné Auschwitz comme centre de la prétendue extermination des juifs, invoquant de surcroît, pour étayer leurs déclarations, une publication officielle du War Refugee Board, le WRB Report(6). Pourtant, ce rapport, dont il sera question d'une manière plus détaillée dans le chapitre suivant, sombra tout d'abord dans l'oubli. Dans les premières années de l'après-guerre, la propagande relative aux chambres à gaz se concentra, au moins en Allemagne, presque exclusivement sur les anciens camps situés en territoire allemand. Ceux-ci constituèrent alors le point central de la discussion, et rien ne vint modifier cette nouvelle orientation, pas même le fait que le Tribunal Militaire International de Nuremberg(IMT), dans son verdict contre ceux qu'il appelle les


[14] « grands criminels de guerre », s'appuyant sur une déclaration de l'ancien commandant d'Auschwitz, Rudolf Höss, du 5 avril 1946, ait affirmé que « dans les chambres à gaz d'Auschwitz » au moins 2,5 millions de juifs avaient été assassinés (7). Le motif de ce comportement a probablement rapport avec les tensions qui ne tardèrent pas à se manifester après la guerre entre les Alliés occidentaux et les Soviétiques, et qui aboutirent à la fameuse ligne de démarcation entre les deux zones d'influence (le rideau de fer). Les Alliés occidentaux n'obtinrent aucun droit de regard dans la région d'Auschwitz. L'avocat américain Stephen S. Pinter, qui s'est trouvé en garnison pendant 17 mois à Dachau après la guerre, en qualité de fonctionnaire de l'US War Department, a déclaré à ce sujet (8) :

On ne pouvait de ce fait prévoir le comportement qu'adopteraient en définitive les Soviétiques vis-à-vis de la thèse exterminationniste, d'autant que Staline passe pour avoir été plutôt hostile aux juifs.

C'est pourquoi le nom d'"Auschwitz", avec sa résonance actuelle, est resté peu connu du grand public jusque dans les années 50. En tout état de cause, il n'avait pas encore la signification centrale qui lui est attribuée aujourd'hui. Lorsqu'il était question de la "solution finale de la question juive", au sens de l'extermination physique des juifs européens, il n'était pas fait de distinction entre les différents camps. Tous étaient censés avoir contribué de la même manière au succès de ce plan monstrueux, puisque, comme il était précisé, chaque camp de concentration avait été doté d'une ou de plusieurs chambres à gaz, dans lesquelles les juifs avaient été tués ou, selon l'expression courante, "gazés" au moyen soit du gaz cyanhydrique Zyklon B, soit de l'oxyde de carbone.

Jusque dans la troisième édition (1960) de son livre (The Final Solution) considéré comme une _uvre de base, l'auteur juif britannique Gerald Reitlinger écrit, par exemple, que « chaque camp de concentration avait été équipé d'une chambre à gaz de tel ou tel type » (9). Toutefois, lorsqu'il remarque ensuite que l'utilisation des chambres à gaz s'est souvent

[15] révélée « difficile », on a l'impression qu'il commence déjà à battre en retraite. C'est qu'entre-temps l'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich, au vu sans doute des résultats des recherches de l'historien français Paul Rassinier, avait été amené lui-même à déclarer (10) :

C'était un repli sur toute la ligne, d'autant plus sensationnel qu'il existait, outre un grand nombre de témoignages sur des « gazages » dans les camps du Reich, des « aveux » de plusieurs commandants de camps de concentration situés sur le territoire de l'ancien Reich, qui avaient confirmé la présence de « chambres à gaz » dans leurs camps (11). Lors du procès de Nuremberg, Sir Hartley Shawcross, procureur général britannique, en avait d'ailleurs tiré argument pour se livrer à une accusation emphatique (12) :

Dans les années qui ont suivi la fin de la guerre, on avait cessé de parler d' Auschwitz pour évoquer plus volontiers précisément les camps installés sur le territoire de l'ancien Reich. Or, après la mise au point susmentionnée de l'Institut d'Histoire Contemporaine, il était devenu impossible de maintenir une telle position.

Par contre, pour les auteurs et bénéficiaires de la légende de l'extermination des juifs, les six millions de victimes de la « solution finale » représentaient une nécessité vitale. En effet, cette affirmation ne servait pas seulement à l'étouffement politique du peuple allemand; elle était accessoirement une source de copieux profits pour l'ensemble de la communauté juive. Car ce chiffre de six millions a constitué la base des « réparations » estimées forfaitairement que la République Fédérale d' Allemagne a assumées au début des années 50 (13) et

[16] qu'elle continue d'assumer d'année en année, sans compter les initiatives individuelles au profit de l'État d'Israël et des organisations juives dans le monde. D'une part, les camps de l'ancien Reich étaient rayés du nombre des «camps d'extermination» et, d'autre part, le chiffre tabou commençait pour d'autres raisons à être mis en doute. Or, les «6 millions» ne devaient pas être mis en question (14).

On fut ainsi conduit, à partir de 1955, à situer les « gazages » exclusivement dans certains «camps d'extermination», qui se trouvaient sans exception dans les territoires polonais de l'Est autrefois occupés par la Wehrmacht. C'est alors qu'«Auschwitz» fut placé au premier plan et qu'on en fit, à grands renforts de publicité, le centre de l'extermination des juifs, puisqu'il avait été, de toute évidence, le complexe concentrationnaire le plus important.

Il n'y avait d'ailleurs plus aucun motif de retenue puisque les Polonais avaient entrepris dans l'intervalle de transformer le complexe concentrationnaire en «Musée d' Auschwitz». Ce qui indiquait que les Soviétiques entendaient eux aussi maintenir la légende de l'extermination des juifs.

Il y avait beaucoup de retard à rattraper. L'existence de «camps d'extermination» dans les territoires polonais de l'Est occupés avait déjà été signalée dans le rapport dit «rapport Gerstein» : il s'agit d'un

«document» qui aurait été rédigé par un lieutenant de la SS, Kurt Gerstein, mais qui n'a guère été pris au sérieux et qu'au demeurant le Tribunal de Nuremberg n'a pas voulu admettre comme pièce à conviction lors du procès contre les «grands criminels de guerre» (15). Il existe au moins trois versions de ce «document», deux françaises et une allemande, qui présentent sur de nombreux points des divergences importantes (16).

Selon une première version française publiée en 1951, il aurait existé à la date du 17 août 1942 les «camps d'extermination» suivants (17) :

1. Belzec, sur la route Lublin-Lvov. Maximum par jour : 15000 personnes ;

2. Sobibor (je ne sais exactement où) : 20 000 personnes par jour ;

3. Treblinka, à quelque 120 km NNE de Varsovie ;

4. Majdanek, près de Lublin (en préparation).

[17]

On le voit, le nom d' Auschwitz n'apparaît pas encore dans cette énumération de Gerstein, quoique ce dernier passe pour bien informé et alors que les «tueries massives» y avaient commencé, paraît-il, dès le printemps 1942 dans deux fermes spécialement aménagées en chambres à gaz (18). Le «document» indique que Gerstein avait été chargé de commander et de distribuer ce qu'il appelle le «gaz d'extermination Zyklon B»; il aurait donc dû connaître aussi le «camp d'extermination» d' Auschwitz. Il est vrai qu'à la fin de la version anglaise du rapport Gerstein, reproduite par Butz, Auschwitz est cité comme «camp d'extermination» à côté de Theresienstadt, Oranienburg, Dachau, Belsen et Mauthausen-Gusen (19). Ce texte a été exploité comme «pièce à conviction» dans les procédures judiciaires que les Américains ont engagées pour leur propre compte après le procès de Nuremberg contre les «grands criminels de guerre».

Dans la mesure où Auschwitz est tombé dans l'oubli pendant la période qui a suivi, le grand public ignorait encore pratiquement tout de la question dix ans après la fin du conflit mondial; et ce d'autant plus que durant cette époque les Soviétiques ne permirent guère de visiter l'ancien complexe concentrationnaire. A cela s'ajoutait le fait que des prisonniers de guerre allemands et autrichiens que les Soviétiques avaient retenus sur les lieux plusieurs mois après la capitulation allemande n'avaient pu y relever la moindre trace d'exterminations massives, pas davantage au «camp d'extermination» proprement dit de Birkenau, et l'avaient fait savoir après leur libération (20). Assurément, on pouvait voir quelques vestiges des anciens crématoires. Mais ils ne correspondaient nullement, ne fût-ce que par leurs dimensions, à l'image des dizaines de milliers de personnes exterminées chaque jour, qui était maintenant reprise (21).

Semblables affirmations appellent d'emblée une première objection: si la réalité avait été telle qu'on le dit, les Soviétiques n'auraient pas manqué de montrer immédiatement le «camp d'extermination» aux journalistes du monde entier et de préserver toutes les traces des prétendus massacres, en les plaçant sous contrôle international. Aussi est-il incompréhensible que la grande majorité des Allemands aient succombé presque

[18] sans résistance à la propagande sur Auschwitz qui a repris approximativement en 1955, sans même se demander en vertu de quelles preuves Auschwitz devenait soudain le plus grand camp d'extermination de tous les temps. Peu de gens se souviennent apparemment du vieux proverbe allemand: « On ne croit pas celui qui a déjà menti. » Pourtant, les mensonges proférés sur Dachau, Bergen-Belsen, Buchenwald, etc., qui ont crevé comme bulles de savon en moins d'une décennie, devraient inciter à la plus grande méfiance dès qu'il est question d'affirmations similaires sur Auschwitz.

Assurément, faute des éclaircissements nécessaires, beaucoup d'Allemands ne se sont pas rendu compte à ce jour de l'impudence avec laquelle on leur avait jusque-là menti à propos des camps situés sur le territoire de l'Ancien Reich. Innombrables sans doute sont ceux qui continuent à croire à ces mensonges, puisque ni le gouvernement, ni les médias n'ont accordé aux révélations de l'historien Broszat (de l'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich) la diffusion que méritait leur importance.

Pourtant, cette seule circonstance ne suffit pas à expliquer comment le mythe d'Auschwitz s'est créé et consolidé, puisque même les milieux de notre société qui connaissent parfaitement, par exemple, la mystification des chambres à gaz de Dachau, ne semblent pas prémunis contre lui. Quiconque étudie les publications de nos compatriotes sait que même dans ces milieux le nom d'«Auschwitz» est assimilé au «génocide» sans que soit émise la moindre réserve (22).

Le fait peut se produire inconsciemment, ce qui n'est pas plus excusable. Mais il arrive aussi qu'il corresponde à une conviction, comme j'ai pu le constater en discutant avec les auteurs de publications de ce type. Les «conclusions» du premier procès d'Auschwitz à Francfort sont généralement évoquées à l'appui de la thèse exterminationniste. La sentence d'un magistrat allemand bénéficie donc de la confiance de larges couches de la population, en dépit de toutes les offenses au droit commises par nos tribunaux. En règle générale, l'objectivité et l'autorité du juge ne se discutent pas. Nous verrons par la suite de notre enquête ce qu'il faut penser des procès à caractère manifestement politique comme celui

[19] d'Auschwitz. Bornons-nous ici à préciser que les tribunaux ne peuvent en aucun cas avoir pour mission de formuler des conclusions à caractère historique ayant force de loi, comme l'ont souhaité certains milieux à l'occasion des procès engagés contre les «criminels de guerre nazis» (23).

L'étrange genèse du mythe d'Auschwitz et sa signification exigent qu'on recense et qu'on passe au crible tous les éléments objectifs qui ont été ses supports. D'autres personnes telles que Rassinier et Butz ont apporté des éclaircissements fondamentaux. Mais, vu qu'ils ont tenté de traiter le problème des camps de concentration dans son ensemble, leurs travaux sur Auschwitz ne pouvaient être exhaustifs. Ces travaux avaient besoin d'un complément. Cependant, avant d'entrer dans le détail, il est utile d'acquérir une vue d'ensemble de l'image «officielle» d'Auschwitz et d'examiner les bases sur lesquelles elle repose.


III. - DESCRIPTION ET BASES DU MYTHE D'AUSCHWITZ

1. L'image "officielle" d'Auschwitz

L'image d'Auschwitz, telle qu'elle est ancrée dans la conscience collective, même mêlée de doutes et d'incertitudes (24), est issue d'un cliché dont l'origine, nous le verrons par la suite, est parfaitement obscure. Elle a été complétée et approfondie par toute une littérature remplie de détails contradictoires, qui va des récits et mémoires personnels sur des aspects limités de la vie concentrationnaire aux traités généraux à prétention scientifique. Ces derniers sont relativement rares au regard de l'importance du sujet, et en outre passablement superficiels du point de vue de l'argumentation historique. Ce qui peut s'expliquer par le fait que les auteurs des ouvrages fondamentaux dans ce domaine ne sont pas des historiens de profession, comme l'a montré le professeur Butz dans son livre The Hoax of the Twentieth Century (1976). Par ailleurs, ils sont tous juifs, ce qui suffirait à expliquer la partialité de ces travaux (25).

Le manque d'intérêt évident des historiens pour ce sujet a

[20] probablement pour cause essentielle le risque qui lui est inhérent: il est impossible aujourd'hui à un historien établi de contredire la version officielle d'Auschwitz, ni même de la présenter simplement comme contestable, sans compromettre sa situation.

D'autre part, les historiens conscients de leurs responsabilités et soucieux de leur réputation seront peu enclins à parrainer cette image «officielle» d'Auschwitz. Qui risquerait de gaieté de c_ur sa réputation ou sa situation ?

L'image d'Auschwitz, telle qu'elle est présentée par les médias et la littérature, se trouve résumée de façon saisissante par Bernd Naumann aux pages 9 à 11 de son livre Auschwitz. Il écrit :

[21]

[22]

Telle est la description fournie par Bernd Naumann, chargé par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de couvrir le procès d'Auschwitz !

Je m'interdirai de commenter ici les nombreuses et évidentes invraisemblances de détail contenues dans l'exposé du journaliste Bernd Naumann. Celles qui se rapportent aux prétendues exterminations seront examinées ailleurs dans cet ouvrage en même temps que les «preuves» qu'on en donne. Mais je tiens à faire observer qu'en ce qui concerne les nombreuses données fournies pour donner l'impression d'une particulière exactitude, la littérature spécialisée ne présente aucune concordance. On sait, pour ne prendre qu'un exemple d'erreur, qu'Himmler n'a pas pris part en personne à la conférence dite de Wannsee, qui aurait été présidée par Heydrich, si l'on en croit le «procès-verbal» de Wannsee(26).

Les autres causes de décès citées par Naumann: injections au phénol, exécutions sommaires, mauvais traitements, expériences médicales et conditions de vie particulièrement pénibles, à supposer qu'elles aient eu une réalité objective, ne constituent pas des moyens rationnels d'extermination massive. L'objet de notre étude n'est pas de déterminer si elles ont réellement entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, comme le prétend Naumann, car la solution de ce problème n'influerait guère sur le chiffre de plusieurs millions de victimes avancé par les «historiens». Quelques brèves remarques me semblent néanmoins devoir être faites à ce sujet:

a) Les injections au phénol ont pu servir à pratiquer l'euthanasie, dont on peut discuter la légitimité, mais en tenant compte de l'existence d'une guerre totale(27). Les réponses de l'accusé Klehr au procès d'Auschwitz vont dans ce sens. Klehr dit par exemple que les sujets désignés pour la «piqûre» étaient déjà moribonds(28), ce qui irait à l'encontre de la thèse officielle de l'existence de chambres à gaz à Auschwitz. Car pourquoi aurait-on choisi d'infliger la mort par ce procédé complexe et extrêmement pénible psychiquement pour tous ceux qu'il concerne, si l'on avait effectivement à sa disposition des chambres à gaz constituant à coup sûr un moyen de tuer qui aurait été plus humain?

b) Les exécutions sommaires, avec ou sans jugement,

[23] n'étaient certes pas rares étant donné les circonstances exceptionnelles qui ont régné au cours de la Seconde Guerre mondiale et notamment dans les territoires occupés de l'Est (désordres dus aux activités des partisans). Peut-être ont-elles été injustes dans certains cas. Mais nos adversaires n'ont pas agi autrement, même après l'armistice, comme bon nombre d'Allemands pourraient en témoigner. Que signifie dès lors le grief des exécutions à Auschwitz, dont il resterait encore à prouver le «caractère arbitraire» dans chaque cas particulier?

c) Les mauvais traitements, en particulier lorsqu'ils ont entraîné la mort de la victime, doivent naturellement être condamnés de la manière la plus sévère, si tant est qu'ils ont réellement été infligés. Les directives d'Himmler les avaient en tout cas interdits et menaçaient les coupables éventuels de sanctions (29). Les commandants des camps de concentration et les médecins des camps étaient expressément tenus de veiller à la préservation de la santé et de l'aptitude au travail des détenus (30). Il ne faut pas oublier non plus que les abus par des SS étaient réprimés avec une extrême sévérité par les tribunaux SS. Selon la déposition du magistrat SS Morgen au procès de Nuremberg, près de 200 condamnations ont été prononcées en raison de tels abus par des tribunaux SS, dont cinq contre des commandants de camps de concentration, et en règle générale les sentences étaient exécutées. Deux commandants de camps de concentration ont été condamnés à mort et fusillés (31);

d) Les expériences médicales sur l'être humain vivant peuvent sans doute être cruelles, mais sont parfois nécessaires, de même que les expériences sur les animaux, pour parvenir à de nouvelles connaissances médicales. Dans les camps de concentration elles nécessitaient une autorisation spéciale d'Himmler (32). D'ailleurs, aux État-Unis, ce type d'expériences a toujours lieu; il n'est d'ailleurs pas pratiqué uniquement sur des criminels condamnés à mort, et il n'est pas nécessaire pour cela de solliciter les hautes instances gouvernementales (33);

e) Il est fort douteux que les conditions de vie à Auschwitz aient présenté le caractère meurtrier dépeint par Naumann. Les conditions ont pu être terribles à certains moments, notamment

[24] lorsque des épidémies sévissaient dans les camps. Cependant, dans son opuscule intitulé Le Mensonge d'Auschwitz, Thies Christophersen atteste de manière convaincante que, jusque dans la cinquième année de guerre (1944), les conditions de vie et de travail y étaient généralement supportables, voire en partie bonnes (34). Moi-même, à l'occasion de mes différentes visites au camp principal d'Auschwitz en été 1944, je n'ai pas rencontré de détenus sous-alimentés. Lorsque Naumann affirme que l'espérance de vie d'un détenu envoyé à Auschwitz n'a guère dépassé quelques semaines, ce sont manifestement des propos détachés du réel. Parmi les anciens déportés d'Auschwitz, on compte de nombreuses personnalités, dont l'Autrichien Benedikt Kautsky, et le président de la CDU de Hambourg, Erik Blumenfeld, qui ont vécu et travaillé durant des années à Auschwitz. Selon les indications de l'ancien premier ministre israélien Lévi Eschkol, il y a des dizaines de milliers, si ce n'est des centaines de milliers d'anciens déportés d'Auschwitz qui vivent actuellement dans le seul État d'Israël (35).

Cette brève mise au point devrait atténuer quelque peu la dimension dramatique du tableau de Naumann. De toute façon, ce n'est pas cela qui a transformé au cours des 10 à 15 dernières années le nom d'Auschwitz en mythe d'épouvante. Ce sont bien plutôt, et de manière exclusive, les gigantesques installations de gazage et les fours crématoires si souvent cités et qui auraient été en place à Birkenau à partir du printemps 1943. Aussi nous attacherons-nous principalement à rechercher quelles sont les preuves qui peuvent étayer cette affirmation et dans quelle mesure elles sont fondées.

Nous disposons d'ores et déjà de toute une série de réflexions sur le sujet ici traité, qui autorisent pour le moins des doutes quant à l'existence des chambres à gaz(36). Mais il n'est pas question d'en faire état officiellement et, à plus forte raison, de les communiquer au public. On préfère rappeler inlassablement que les prétendus gazages de juifs constituent une «réalité dûment établie par l'histoire contemporaine», qu'il s'agit donc de «faits historiques» dont la prétendue «notoriété publique» dispense désormais, même pour une action judiciaire, de produire la moindre preuve. Ainsi, Langbein affirme par exemple dans son livre... Wir haben es getan

[25] que les assassinats de masse ordonnés et perpétrés sous le IIIe Reich ont été depuis longtemps scientifiquement prouvés. Langbein écrit textuellement :

Rien ne nous oblige à prendre pour argent comptant ces allégations vagues. Nous n'avons pas besoin non plus de prouver qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz. Penser le contraire, c'est poser le problème à l'envers. Car la charge de produire la «preuve formelle» des prétendus gazages incombe exclusivement en termes de droit à ces groupements qui, depuis plus de trente ans, bénéficiant du concours massif de la presque totalité des moyens de communication et même d'instances et de tribunaux «allemands», accusent avec fracas et obstination l'Allemagne de génocide envers le peuple juif.

En matière de faits historiques, il n'existe pas d'«obligation de preuve» au sens juridique du terme. La tâche de l'historien consiste plutôt en une recherche et une critique des sources relatives à une époque déterminée. Son premier devoir est de vérifier si les sources sollicitées sont dignes de foi, ce qui, selon moi, n'a pas été même tenté par les historiens officiels pour le sujet envisagé ici. L'historien consciencieux est tenu d'éliminer une source qui se révèle douteuse et, à plus forte raison, s'il reconnaît qu'elle est fausse. En soumettant, pour la première fois, à un examen minutieux les preuves avancées pour les exterminations par le gaz, la présente étude ne fait qu'entamer un travail fondamental que devront poursuivre et compléter les historiens futurs.

Comme, par ailleurs, les prétendus gazages de juifs servent depuis des décennies à flétrir le peuple allemand comme un peuple de criminels, il me paraît tout à fait opportun d'évoquer «l'obligation de preuve» dans le cadre de cette étude. Compte tenu des accusations portées contre les Allemands, cette notion peut aisément se définir par rapport aux critères de droit pénal.

[26] Or, le principe qui prévaut en droit pénal dans l'ensemble du monde occidental est que l'accusation doit apporter la preuve de la culpabilité du prévenu. Faute de quoi ce dernier doit être considéré comme innocent et traité comme tel. Même si son innocence laisse subsister des doutes, il suffit que, toutes les circonstances de l'acte ayant été élucidées, des doutes se manifestent sur sa culpabilité pour que, en vertu du vieux principe de droit roman in dubio pro reo (le doute doit bénéficier à l'accusé), il soit acquitté. Il ne doit pas en être autrement pour le peuple allemand devant le tribunal universel de l'Histoire.



2. Les bases de l'image "officielle" d'Auschwitz

a) Démonstration par les documents

Les documents occupent une place prépondérante dans l'ensemble des sources historiques. Ils fournissent en général les moyens les plus probants de description des événements et des faits du passé. L'usage populaire confère à la notion de document le sens d'une pièce écrite (37). Une pièce est, dans son sens le plus large, tout objet qui exprime quelque pensée humaine et, dans son sens le plus étroit, l'expression d'une pensée qui sera traduite par un écrit (38): procès-verbaux de témoins, rapports écrits sur des événements vécus, etc.

La nature même de notre enquête implique une restriction du concept de "document". Deux circonstances doivent ici être prises en compte: la gravité des accusations portées contre le peuple allemand et l'atmosphère d'hystérie mondiale mêlée aux chantages qui a bien souvent déterminé la teneur des témoignages et des rapports rédigés après la guerre à propos des camps de concentration, comme l'a justement remarqué Butz (39). Dans ce contexte, ce qui en temps ordinaire constituerait un excellent support perd ici beaucoup de sa valeur.

Dans le cadre de notre exposé, nous ne retiendrons ici que les documents d'époque. Il s'agit d'écrits, officiels et privés, susceptibles de nous éclairer sur les faits imputés au peuple allemand, les pièces en particulier qui ont trait à d'éventuelles actions d'extermination: plans d'appareils de mort (chambres à

[27] gaz, fours crématoires), ces appareils eux-mêmes (ce qu'on en a conservé ou ce qu'il en reste), photographies éventuelles de ces appareils ou d'actions criminelles.

Les actes de procédure allemands appellent d'emblée plusieurs remarques d'ordre général. Il convient de ne pas perdre de vue le fait que les vainqueurs alliés ont saisi des tonnes de documents et d'archives allemands (40) qu'ils n'ont restitués qu'en partie, et après sélection, au gouvernement de la RFA. Le gouvernement de la République Démocratique Allemande at-il pu entrer en possession des dossiers allemands qui étaient entre les mains des Soviétiques ou d'un autre allié ? Je l'ignore, mais la chose est difficilement imaginable. C'est pourtant autour de ces «documents» que se sont déroulés les différents procès des «criminels de guerre» à Nuremberg, procès organisés par les puissances victorieuses, en particulier par les États-Unis. Ces documents ont été pourvus d'un code alphanumérique permettant leur classification. On retrouve ce code dans la plupart des livres traitant de ces questions. Par contre, le lecteur cherchera en vain l'indication du lieu de dépôt des originaux. Dans le meilleur des cas, il apprendra qu'une copie du document se trouve à l'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich, ou dans d'autres fonds d'archives. Très souvent, il s'agit, non pas d'une photocopie de l'original, mais d'«une copie du document original faite par les Alliés» ou d'une photocopie de cette copie. Personne ne semble savoir où se trouvent aujourd'hui tous les originaux des documents de Nuremberg, comme on les appelle communément dans la littérature. Les historiens et les érudits ne semblent guère s'en soucier. J'ai vainement tenté moi-même de connaître au moins le lieu de dépôt du «procès-verbal de Wannsee». N'est-il pas considéré comme un document clef, le plus important parmi ceux qui ont trait à l'extermination des juifs? Je n'y suis pas parvenu. Et il est fort douteux qu'un seul de ces documents de Nuremberg ait été expertisé par des chercheurs indépendants. Pour reprendre l'expression d'Udo Walendy, ces documents originaux sont «devenus quasiment inaccessibles» (41).

Dans ces conditions, tous les documents provenant des dossiers allemands et cités dans la littérature appellent des réserves. Il est significatif en tout cas qu'aucun historien ni

[28] aucun tribunal n'ait jamais même tenté de vérifier leur authenticité. Pourtant, nous supposerons, pour les besoins de notre enquête, que tous les documents extraits des dossiers allemands et cités à propos de l'extermination des juifs à Auschwitz-Birkenau sont authentiques. Si l'authenticité d'une pièce est contestable, que le doute affecte son contenu, son origine ou sa cohérence par rapport à d'autres faits, cette question sera traitée séparément.

Les documents utilisés pendant le procès de Nuremberg (Tribunal Militaire International) ainsi que les comptes rendus d'audience ont été publiés dans un ensemble de 42 tomes qui peut être consulté dans toutes les grandes bibliothèques. Malheureusement, les différents tomes ne comportent pas toujours de tables des matières et le répertoire général est incomplet, ce qui rend malaisée toute recherche spécifique. Par contre, la numérotation des pages et des tomes cités dans la littérature est généralement exacte.

Il est plus difficile de prendre connaissance du texte des documents qui ont servi à soutenir l'argumentation des différents procès américains qui ont succédé au TMI lui-même(42). Il existe une compilation officielle de ces documents, le Trials of War Criminals, en quinze tomes. Mais il ne se compose que de documents traduits en anglais. Butz précise par ailleurs que les traductions ne sont pas toujours très fidèles. D'ailleurs, comme le reconnaît Reitlinger, ces documents ne sont ni complets, ni systématiques. Mais tous les documents essentiels ont trouvé leur place dans la littérature allemande. Ils seront donc en première ligne l'objet de notre enquête. Il s'agit, en effet, non pas de connaître le déroulement exact des événements survenus à Auschwitz, mais de vérifier si les pièces à conviction présentées à l'appui de la thèse exterminationniste sont probantes.

On s'attendrait, vu l'ampleur du programme d'extermination massive imputé aux Allemands, à trouver sur ce thème un grand nombre de documents d'époque. L'extermination des juifs d'Europe, assimilée abusivement, depuis la fin de la guerre, à la formule chère au IIIe Reich d'une «solution finale de la question juive», aurait nécessité pour sa réalisation toute une planification et des préparatifs d'une ampleur telle que

[29] cette extermination aurait fatalement laissé des traces écrites dans les différentes administrations. Pourtant, l'un des experts cités au procès d' Auschwitz, Broszat, aujourd'hui directeur de l'Institut d'Histoire Contemporaine, expliquait en 1958, dans sa préface à la prétendue «autobiographie» de l'ancien chef du camp d'Auschwitz, Rudolf Höss, que «les documents sur Auschwitz et sur l'extermination des juifs n'apportent pas d'éléments nouveaux». Tout se passe donc comme si les théories émises sur Auschwitz étaient déjà suffisamment documentées pour pouvoir être considérées comme acquises. Il reste à déterminer également le sens que Broszat accorde au terme de document. Si on s'en tient à ses propos, tels qu'ils ressortent de la lecture de son commentaire de l'«autobiographie» de Höss, il semble songer aux témoignages et aux comptes rendus de l'après-guerre sur la question. En effet, ainsi que nous le verrons par la suite, les documents d'époque attestant d'un plan d'extermination des juifs à Auschwitz-Birkenau sont quasi inexistants.

Il est d'usage de déduire ce manque de documents du secret absolu qui était censé entourer ce gigantesque projet: tous les ordres auraient été donnés oralement. A ce jour, on n'a trouvé, à ma connaissance, aucun ordre écrit d'Hitler ou de quelque autre personnalité du IIIe Reich portant sur l'extermination physique des juifs dans les territoires soumis à l'influence allemande. Il apparaît, nous dit l'Institut d'Histoire Contemporaine, que, «d'après nombre de témoignages, l'ordre a dû être donné oralement» (43). Les renseignements contenus dans l'expertise que cet institut a livrée pour le procès d'Auschwitz ne parviennent pas à convaincre. Les mémoires du masseur d'Himmler, Kersten, mentionnés dans l'expertise d'Helmut Krausnick, se sont révélés être une falsification (44). Krausnick dit aussi que, sur la base de l'ordre d'Hitler concernant les commissaires politiques soviétiques, les «Einsatzgruppen» (Groupes d'Intervention) du SD auraient liquidé les juifs de leur secteur (45). A supposer même que le fait soit exact, cela ne prouve pas qu'il ait existé un ordre correspondant d'Hitler ou d'Himmler. Les témoignages produits à Nuremberg à l'appui de cette thèse ne sont pas nécessairement probants, dans la mesure où il est avéré que nombre de dépositions de

[30] l'époque ont été arrachées par la torture, physique ou psychique, et par le chantage(46). Lorsque certains affirment que l'ordre dit «des commissaires» prévoyait l'extermination de tous les juifs, cet ordre n'ayant jamais connu de version écrite, il s'agit d'une pure spéculation. C'est pourquoi il n'est pas concevable que d'emblée des historiens se satisfassent de cette affirmation sans examen préalable. Même un biographe d'Hitler aussi partial que Joachim C. Fest doit convenir que «durant toutes ces années, aucun renseignement concret sur les modalités d'extermination n'a pu être tiré des entretiens, des discours, des documents aussi bien que des souvenirs des participants» (p.931).

D'ailleurs, un raisonnement vient s'inscrire en faux contre l'hypothèse d'un ordre d'extermination des juifs donné oralement par Hitler ou Himmler: malgré la minutie bien connue du caractère allemand et l'importance que pouvait revêtir un ordre d'extermination, celui-ci n'a laissé aucune trace écrite, sous quelque forme que ce fût. Pourtant, on pourrait penser que dans un cas semblable chacun des participants, ne serait-ce que pour assurer sa sécurité en atténuant sa responsabilité, aurait eu intérêt à ce que la chose existât. A plus forte raison si on considère, avec Robert M. W. Kempner, ancien procureur de Nuremberg, actuellement avocat à Francfort, et ancien haut conseiller d'État prussien d'origine juive, que d'innombrables services et fonctionnaires du Ille Reich étaient au courant de l'extermination des juifs et y prenaient une part active (47). Il n'est pas douteux que les Alliés ont inspecté très minutieusement les dossiers allemands qu'ils ont saisis pour y trouver les documents en question. Si à ce jour ils n'ont pu découvrir la moindre trace d'un document écrit accréditant leur thèse, on peut raisonnablement penser qu'il n'y a pas eu d'ordre de ce type. Les exterminations supposées, même par le gaz, pourraient à la rigueur être le fait d'actions arbitraires d'organes subalternes, mais elles n'auraient pu avoir, alors, l'importance qui leur a été attribuée. On ne pourrait guère parler, dans ce cas, d'une extermination systématique survenue conformément à un plan préétabli. Alors, d'aucuns affirment avec entêtement que l'ordre d'extermination a dû être donné oralement par le Führer.

[31]

La littérature exterminationniste a souvent affirmé, sans que la moindre preuve puisse être avancée, qu'en automne 1944 Himmler a ordonné la cessation de l'extermination des juifs, ce qui supposerait qu'un ordre correspondant annonçant le début des exterminations ait été donné. La littérature omet généralement de préciser que ce propos ne s'appuie sur aucune preuve concrète, ce qui suffit à invalider l'ensemble du raisonnement (48).

A l'appui des très rares documents d'époque qui ont directement trait à Auschwitz, il existe toute une série de documents supposés impliquer indirectement un projet d'extermination planifiée des juifs. Bien qu'Auschwitz n'y soit pas mentionné, nous ne pouvons les négliger, vu qu'ils constituent le fondement même des affirmations du type:

 

b) Témoignages d'après-guerre

Il s'agit de témoignages rédigés après la guerre par des personnes affirmant avoir été au contact des «usines de la mort». Pour la plupart, il s'agit d'anciens détenus d'Auschwitz, mais il existe également des témoignages de membres du personnel de camps SS confirmant l'extermination des juifs dans les «chambres à gaz» et les fours crématoires spécialement créés à cet effet. Parmi eux, celui de Rudolf Höss, ancien chef de camp, que nous avons mentionné plus haut.

La lecture du livre rédigé par trois anciens détenus du camp de concentration d'Auschwitz, H.G.Adler, Hermann Langbein et Ella Lingens-Reiner, et publié sous le titre: Auschwitz -- Zeugnisse und Berichte («Auschwitz -- Témoignages et rapports»), est particulièrement instructive. Il s'agit en fait d'un recueil de rapports précédés d'un avant-propos de Hermann Langbein, qui vise manifestement à une préparation psychologique de l'opinion à l'aube du procès d'Auschwitz,

[32] mené au terme de plusieurs années de recherches effectuées par le ministère public de Francfort. D'ailleurs, il comprend aussi les déclarations de futurs témoins à charge. Leurs témoignages furent partiellement diffusés à la radio avant le début du procès. Des témoignages analogues furent regroupés dans le livre de Hermann Langbein, Menschen in Auschwitz («Hommes et femmes à Auschwitz»), qui parut en 1972. Mais cette fois le recueil était remanié, complété et amplement commenté.

Il existe d'autres livres traitant du sujet dans la même perspective. Les deux ouvrages cités me paraissent toutefois offrir la vue la plus générale de ce qui a été écrit sur ce prétendu camp d'extermination.

Rarissimes sont les témoignages qui contiennent des données précises sur lesdits gazages ou sur les chambres à gaz. Il n'est pas nécessaire d'être juriste pour connaître la fragilité des témoignages. Il est évident que la retranscription des souvenirs ne fait pas appel à la froide objectivité de l'historien. Ce que l'on peut comprendre. Personne n'aime perdre sa liberté. Les personnes internées sous le IIIe Reich sont tout naturellement enclines à multiplier les accusations contre leurs anciens gardiens. C'est d'ailleurs ce qu'on attendait d'elles, aux lendemains de la débâcle du Reich. Il faut savoir que tous les témoins, dans l'immédiat après-guerre, et dans une moindre mesure par la suite, ont été soumis à des pressions plus ou moins fortes que la plupart des gens n'imaginent pas (50). A cela s'ajoute ce que Rassinier appelle le «complexe d'Ulysse», la tendance naturelle de la plupart des hommes à exagérer certains événements particuliers dans le mal comme dans le bien (51). Pour ces raisons, on ne peut accorder aux témoignages d'après la guerre la même importance qu'aux documents d'époque. La prudence s'impose, même quand les témoins ou les rédacteurs des mémoires semblent avoir eu la louable volonté de rester fidèles à la vérité des faits. Les facultés d'observation et de souvenir ne sont généralement pas très sûres. A cela s'ajoute enfin l'influence suggestive d'une propagande d'abomination qui a été et reste l'élément moteur de la philosophie des médias: une philosophie qui a incité les meilleures volontés, les auteurs de mémoires comme les témoins, à mêler faits vécus et faits rapportés, tous deux présentés comme les fruits d'une expérience

[33] personnelle. A ce phénomène s'est superposée l'influence réciproque, consciente ou non, des anciens compagnons de camps de concentration (52). Il en résulte qu'aucun historien conscient de sa responsabilité ne s'avisera de retirer des seuls témoignages, privés du contexte qui permet d'apprécier leur véracité, la preuve de l'extermination des juifs. Il est significatif que les témoins juifs desdits gazages ne se révèlent guère capables d'expliquer comment ils sont parvenus à échapper à l'extermination.

c) Procès d'après-guerre

Les différents procès engagés, après la guerre, contre ceux que l'on a appelés criminels de guerre nationaux-socialistes ont été déterminants pour étayer et consolider la fable de l'extermination des juifs. Pour la plupart des gens en effet, tout jugement d'un tribunal paraît digne de confiance. Il suffisait, pour conférer une crédibilité à la fable des six millions, qu'un tribunal la transforme en un fait établi. C'est ce que fit le Tribunal Militaire International de Nuremberg. Pourtant, ce grand procès ainsi que les autres procès intentés par les Alliés ne répondirent pas à l'attente de leurs auteurs. Ils ne furent d'ailleurs pas impopulaires qu'en Allemagne. Leurs conclusions étaient et restent sujettes à caution (53). Ici, une remarque s'impose: jusque dans les années 50, le nom d'Auschwitz n'était guère connu du grand public, bien que le Tribunal de Nuremberg se fût fondé sur la déclaration, probablement extorquée, de Höss (54) pour faire de ce camp le haut lieu du meurtre de millions d'individus.

Après avoir fait en sorte que, dans l'esprit des gens, Auschwitz devînt le véritable centre de l'extermination des juifs, il parut opportun de conférer à cette théorie un sceau d'«authenticité» délivré par un tribunal allemand. D'où la procédure macabre engagée contre Mulka et plusieurs autres personnes devant la Cour d'Assises de Francfort. Une procédure qui est entrée dans l'histoire sous le nom de «procès d' Auschwitz», un procès qui trouva une vive résonance dans les médias, en raison même de l'importance qui lui était

[34] donnée. Ce procès a profondément marqué les esprits, surtout en Allemagne, en réveillant et en confirmant chez de larges fractions de la population, y compris dans le camp nationaliste, une image d'Auschwitz défini comme le centre de l'extermination des juifs sous le IIIe Reich.

Même si les différents procès de Nuremberg, tout comme le procès d'Auschwitz, sont brandis à chaque occasion par les défenseurs du mythe d'Auschwitz comme des «preuves» de l'existence d'«usines de mort» à Birkenau, ils ne nécessiteraient pas en soi une étude séparée. Car tous les documents et témoignages qui ont servi de bases à ces «confirmations» juridiques ont déjà été consignés dans la littérature spécialisée sur Auschwitz. Une procédure de justice, lorsqu'elle doit servir de preuve pour des événements contemporains, n'a pas plus de valeur que les documents et les témoignages qui lui ont permis de produire ses conclusions. Rassinier a établi que ni la littérature ni les tribunaux n'ont été à même de produire un seul document attestant d'un ordre de construction des chambres à gaz homicides par le gouvernement du Reich (55).

L'importance conférée au procès d'Auschwitz par de larges fractions de populations qui prêtent foi à sa «force probante» nécessite qu'un chapitre soit consacré ici à la manière dont la cour de Francfort est parvenue à ses conclusions. Il est important de montrer à l'aide de cet exemple comment un procès mené à grand renfort de millions a pu être utilisé pour contribuer non pas à l'éclatement de la vérité, mais à son étouffement.


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Le Onze tiret un

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