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Les suites judiciaires

au pays de la liberté de penser


 

Le MRAP, représenté par son président Mouloud Aounit, ayant porté plainte contre Henri Lewkowicz, pour "contestation de crime contre l'humanité", en raison des propos tenu par celui-ci sur les ondes de la radio France-Inter, au cour de l'émission animée par M. Stéphane Paoli du 3 juin 1999, intitulée "Radio Com c'est vous", à laquelle, ce jour là, était invité M. Jean-Marie Le Pen. L'affaire a été instruite pendant près d'un an.

Henri Lewkowicz s'est présenté devant 17· chambre du tribunal de Paris le 2 mars 2000.

La LICRA, représentée par Maître Korman, s'est portée partie civile à l'audience.

Henri Lewkowicz a confirmé et réitéré ses propos. Il a demandé la relaxe pure est simple en soutenant qu'il était totalement innocent au regard de la loi (article 24bis, dite loi-Gayssot). Il demandait donc l'application de la loi.

Il a en effet soutenu que dans ses propos il n'avait été question, ni de "crime contre l'humanité", ni "d'holocauste", ni de "génocide", ni de Shoah, mais qu'il s'était borné à nier (et pas seulement contester) un instrument&nbsp: les chambres à gaz.

Au surplus, il a constaté que la loi Gayssot (qu'il juge excellente pour les révisionnistes, dans son texte littéral, indépendamment des intentions des auteurs de la loi, et de la jurisprudence qu'il juge aberrante) interdit de contester «l'existence d'un ou plusieurs crimes [] qui ont été commis» La loi n'interdit donc pas de contester l'existence de crimes qui n'auraient pas été commis

Henri Lewkowicz a constaté qu'au cours de tous les procès de "révisionnistes" auxquels il avait assisté, aucune preuve, ni aucun témoignage de l'existence d'une seule chambre à gaz n'avait été apporté par le procureur ou les parties civiles. Et il a constaté qu'une fois encore, à cette audience, le procureur et les parties civiles avaient les mains vides&nbsp: ni preuves, ni témoins.

La présidente du tribunal a répondu, sur le ton de l'évidence&nbsp: «Mais le tribunal n'a besoin ni de preuves ni de témoins, il y a le jugement de Nuremberg».

L'avocat du MRAP ne connaissait manifestement rien du dossier. Quant à Maître Korman, avocat de la LICRA, il était manifestement d'autant plus embarrassé que la lecture que faisait Henri Lewkowicz de la loi étaient justement celle qu'il avait faite lui-même lorsque cette loi avait été discutée. Dans un article d'Information Juive , (mai 1990) intitulé «Une mauvaise loi» il avait qualifié cette loi de «mauvaise loi, car d'application malaisée» qui allait obliger les associations plaignantes à apporter la preuve, d'une part, que le crime contesté correspondait bien à la définition légale de crime contre l'humanité, et d'autre part, que le crime contesté avait fait l'objet d'un jugement.

C'est pourquoi, plutôt que d'apporter ces preuves il préféra faire grand cas d'un rapport d'une enquête de personnalité, qui soutiendrait que les thèses historiques défendues par le prévenu résulteraient d'une réaction de rejet à l'égard de son père qui les avait abandonnés, lui et sa mère

Manifestement le principal souci de Maître Korman était d'éviter que l'affaire ne s'ébruite, et il a réclamé une peine symbolique.

La procureuse (?) a blablaté sur le même thème pour ne rien dire.

Henri Lewkowicz protestait vivement contre le fait que ce rapport d'enquête ne lui ait pas été communiqué par le greffe alors qu'il avait demandé communication, à ses frais, de photocopies de tout le dossier.

La présidente lui répondit que tout avait été normal et que le tribunal répondrait à ses objections.

Jugement en délibéré au 30 mars.


CE 30 MARS 2000, COUP DE THÉATRE.

Le tribunal ordonne la réouverture des débats, afin que les pièces, et notamment ce rapport d'enquête de personnalité, soit communiqué à la défense, donc à Henri Lewkowicz.

Le tribunal avait du s'apercevoir entre temps qu'il risquait fort de tomber sous la censure de l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme s'il condamnait (ce qui ne fait guère de doute pour le moment) sans que la défense ait eu connaissance de pièces utilisées par l'accusation

Mais précisons, contrairement à une information inexacte qui circule, la pièce qui doit être communiquée est un simple rapport d'enquête de personnalité et non pas une expertise psychiatrique, dont il n'a pas été question.


LA NOUVELLE AUDIENCE EST FIXÉE AU 15 JUIN 2000 A 13 HEURES 30Radio France-Inter - «Radio-comm. c'est vous», jeudi 3 juin 1999

 


 


Henri Lewkowicz: «Bonjour, bonjour Monsieur Jean-Marie Le Pen, vous m'entendez ?»


Jean-Marie Le Pen : «Oui, je vous entends».


Henri Lewkowicz : «Oui, voilà, Monsieur Jean-Marie Le Pen. Alors, euh, je tiens à vous dire que je n'ai absolument aucun sentiment de méchanceté à votre égard, bien au contraire, et, euh, voilà, vous avez entendu parler de la Rafle du Vel-d'Hiv ?»


Jean-Marie Le Pen : «Oui, tout à fait, oui».


Henri Lewkowicz&nbsp: «Oui, alors, voilà. Le jour de la Rafle du Vel-d'Hiv, le père, la mère et la grande soeur de mon père, ont été arrêtés. Ils ont été internés à Drancy. Mon grand-père a été déporté le 24 juillet 1942. Ma grand-mère et ma tante ont été déportées le 18 septembre 1942. Alors, euh, et ces trois personnes de la famille de mon père sont mortes en déportation, et alors, vous, Monsieur Jean-Marie Le Pen, vous dites que les chambres à gaz sont un détail. Alors, je vous en supplie, Monsieur Le Pen, je vous en supplie, arrêtez, arrêtez de dire que les chambres à gaz sont un détail, parce que ce n'est pas un détail. Monsieur, Monsieur Le Pen, vous m'entendez&nbsp?»


Jean-Marie Le Pen : «Oui, cher Monsieur, si, si, si, ce si cette opinion qui n'a d'ailleurs pas été»


Henri Lewkowicz&nbsp: «Oui, Monsieur Le Pen, excusez-moi, excusez-moi, je vous en supplie, arrêtez de dire que les chambres à gaz sont un détail, parce que ce n'est pas un détail, c'est un bobard, vous m'entendez, Monsieur Le Pen, c'est un bobard, c'est un mensonge, et en disant que les chambres à gaz sont un détail, vous soutenez ce mensonge. Il n'a existé aucune chambre à gaz homicide dans aucun camp de concentration allemand pendant la Deuxième Guerre mondiale, les chambres à gaz, c'est un mensonge, un mensonge».


Stéphanne Paoli&nbsp: «attendez, on va arrêter là parce que&nbsp!!!»


Henri Lewkowicz&nbsp: «une contrevérité historique, c'est une contrevérité historique».


Stéphane Paoli&nbsp: «encore une fois, là, c'est que on ... .. ????»


 


 


Henri Lewkowicz: «Je suis prêt, écoutez, Monsieur Le Pen, je suis prêt à venir témoigner à un de vos procès pour ce que j'ai dit, ce que je viens de dire, je suis capable de le dire devant un tribunal Allô&nbsp?»


Sonnerie du téléphone coupé. J'ignore à quel moment on a coupé ma voix à l'antenne, et je n'ai entendu que quelques bribes des paroles du journaliste. H. L.


Note: L'audience du tribunal correctionnel s'est tenue le 2 mars. La LICRA s'est portée partie civile à l'audience. Henri Lewkowicz s'est défendu seul, sans avocat. Le jugement, mis en délibéré, devait être rendu le 30 mars, mais ce 30 mars, le tribunal à ordonné une réouverture des débats pour que soient communiquées au prévenu des pièces qui avaient été communiquées aux parties civiles seulement, et notamment une «enquête de personnalité» assez ridicule, dont les parties civiles et la procureuse (?) avaient fait grand cas à l'audience, pour tenter de prétendre que les positions soutenues par Henri Lewkowicz résulteraient de déterminations psychologiques ou psychanalytiques!


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