Nelson Mandela est reçu en visite officielle en France. Il assiste au défilé du 14 juillet. Il vient de Londres où il a été reçu avec éclat. Il a dit aux Britanniques qui s'étaient engagés dans la lutte contre l'apartheid : "Notre émancipation est votre récompense." Belle et digne pensée qui s'adresse aussi au tout petit nombre de Français qui se sont engagés, eux aussi, dans cette lutte contre le racisme institutionnel qui était en vigueur, sous des appellations variées, depuis plus de deux siècles dans cette région du monde.
Aujourd'hui, tout le monde connaît Nelson Mandela. Ce n'était pas le cas en 1964 lorsqu'il a été condamné à la prison à vie au procès de Rivonia. A ce procès il avait pris la parole. Le texte de cette intervention a circulé clandestinement en Afrique du Sud. Le premier à la traduire et la publier en France a été Serge Thion, dans un petit bulletin appelé "Fiches d'Informations - Etudes anticolonialistes", dans le n° 15-16 paru en mai 1964. Il avait été le fondateur en juin 1963 du Comité Anti-Apartheid auquel avaient adhéré de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Pierre Vidal-Naquet, Claude Lanzmann, Beauvoir et Sartre, Aragon, Paul Thibaud, etc.
Après vingt-sept ans de prison, Nelson Mandela, humaniste, admirateur du système parlementaire voit son autorité reconnue, en dépit de quelques "propos marxistes" que la presse préfère ignorer. Serge Thion, pendant ces années, a publié des livres et des articles animés par le même esprit de lutte pour l'émancipation de l'humanité en général et des humains en particulier. Il est vilipendé par une certaine presse qui taxe ses écrits révisionnistes de "nazisme" et de "racisme" parce qu'elle ne sait pas comment les réfuter.
A l'occasion de sa visite en France, Serge Thion, introducteur de Nelson Mandela en France, salue avec amitié ceux qui, comme Mandela, savent demeurer constants dans la lutte contre toutes les formes d'oppression.
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