AAARGH

 

29 juin 1993

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UN GRAND FAUX TEMOIN: ELIE WIESEL (Suite)

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par Robert Faurisson

 

 

En 1988, je publiais dans les Annales d'histoire révisionniste [(1)] un article intitulé: "Un grand faux témoin: Elie Wiesel", où j'écrivais notamment:

Elie Wiesel a reçu en 1986 le prix Nobel de la Paix. Il est généralement présenté comme un témoin de l'"Holocauste" des juifs et, plus particulièrement, comme un témoin de l'existence des prétendues chambres à gaz homicides [...]. Mais en quoi Elie Wiesel serait-il un témoin des chambres à gaz? De quel droit exigerait-il que nous croyions un seul instant à ce mode d'extermination? Dans le livre autobiographique censé rapporter son expérience d'Auschwitz et de Buchenwald, il ne mentionne nulle part les chambres à gaz. Il dit bien que les Allemands exterminaient les juifs mais... par le feu, en les jetant vivants dans des fournaises en plein air au vu et au su de tous les déportés! (p. 163).

 

Dans une note, je précisais que l'auteur de La Nuit, récit autobiographique, ne faisait aux gazages homicides qu'une seule allusion vague et fugace à la page 109: Elie Wiesel, qui aime bien prendre Dieu pour interlocuteur, lui dit: [ces hommes-ci] que Tu as laissé torturer, égorger, gazer, calciner, que font-ils? Ils prient devant Toi! (Ibid., p. 168, n. 1).

 

En 1992, un révisionniste suisse, Jurgen Graf [(2)], eut la curiosité de comparer la version originale française de La Nuit (1956) [(3)] avec la traduction en allemand parue, en 1962, sous le titre Die Nacht zu begraben, Elischa (La Nuit pour enterrer les morts, petit Elie) [(4)]. Cette traduction due à Curt Meyer-Clason se révéla scrupuleusement exacte, sauf sur un point: il semblait que toutes les occurrences où se rencontraient, dans la version française, les mots de "crématoire (s)" ou de "four (s) crématoire (s)" avaient laissé place, sous la plume de l'excellent traducteur, au mot de "Gaskammer (n)" (chambres à gaz). Une révisionniste française, doublée d'une germaniste, A. W., voulut bien se charger pour moi d'un travail de vérification, dont je la remercie. Le résultat de ce travail est le suivant:

En treize occurrences, "crématoire (s)" ou "four (s) crématoire (s)" ont été changés en "Gaskammer (n)" et, en une occurrence, en "Vernichtungslager" (camp d'extermination doté de chambre (s) à gaz). En une occurrence, "exterminés" a été changé en "vergast" (gazés). Donc, au total, en quinze occurrences, le traducteur allemand a mis du gaz là où l'auteur n'en avait pas mis. Les pages où peuvent se vérifier ces manipulations sont les suivantes, respectivement dans l'édition originale française et dans la traduction allemande:

 

Page 57/ Seite 53 (2 fois)

" 58/ " 54

" 61/ " 57

" 62/ " 57

" 67/ " 62 (2 fois)

" 84/ " 76

" 101/ " 90

" 108/ " 95

" 109/ " 95

" 112/ " 98

" 129/ " 113

" 163/ " 140

" 174/ " 150 [(5)]

 

Il est intéressant de noter que, dans les deux dernières occurrences, le camp dont parle E. Wiesel n'est plus celui d'Auschwitz, quitté en janvier 1945, mais celui de Buchenwald. Autrement dit, le camp de Buchenwald, dont tous les historiens ont fini par admettre qu'il ne possédait pas de chambres à gaz homicides, se voit ici pourvu... de chambres à gaz homicides!

A mes yeux, la responsabilité personnelle d'E. Wiesel est engagée dans ces manipulations frauduleuses, lesquelles, comme on peut le constater, revêtent un caractère délibéré et systématique. Cette responsabilité demeurera engagée aussi longtemps que l'auteur ne se sera pas publiquement expliqué sur son rôle dans l'affaire de cette curieuse traduction en allemand.

Il est un autre point sur lequel j'attends depuis plusieurs années une explication de notre homme: pourquoi, en janvier 1945, a-t-il décidé de quitter Auschwitz avec les Allemands plutôt que d'attendre sur place les Soviétiques? Pourquoi son père et lui ont-ils, après mûre réflexion et alors que les Allemands leur en laissaient le choix, opté pour un départ avec leurs "exterminateurs" allemands plutôt que pour une attente, sur place, de leurs "libérateurs" soviétiques?

Il faut relire la fin de La Nuit sur ce troublant épisode de la vie des Wiesel, père et fils. Pour commencer, rappelons qu'E. Wiesel a toujours insisté sur le caractère strictement autobiographique de son ouvrage. Encore en 1990, il déclarait: "Every word of it is absolutely true" (Chaque mot en est absolument vrai)[(6)]. Dans les pages 124-130 de La Nuit, il raconte que, détenu à Auschwitz à l'âge de 16 ans, il eut, un jour de la fin 1944, à souffrir d'une infection au pied droit. "Un grand médecin juif, un détenu comme nous [mon père et moi-même]" décida qu'une opération chirurgicale était nécessaire (p. 124). Le jeune Elie fut admis à l'hôpital d'Auschwitz "dans des draps blancs [...]. Ce n'était pas mal du tout, l'hôpital: on avait droit à du bon pain, à de la soupe plus épaisse" (Ibid.). Son médecin assista de bout en bout à l'opération chirurgicale jusqu'au réveil du jeune patient. Peu après, en janvier 1945, les Allemands annoncèrent l'évacuation du camp: "Les malades peuvent rester à l'infirmerie. Ils ne seront pas évacués" (p. 129). Le jeune homme consulta son père. "Il était perdu dans ses méditations. Le choix était entre nos mains. Pour une fois, nous pouvions décider nous-mêmes de notre sort. Rester tous deux à l'hôpital, où je pouvais faire entrer [mon père] comme malade [ce qu'il n'était pas] ou comme infirmier [ce qu'il n'était pas non plus], grâce à mon docteur. Ou bien suivre les autres" (p. 129-130). La suite du récit nous l'apprend: bien que le jeune homme eût encore du mal à marcher, la décision fut prise d'un commun accord: ce serait-- et ce fut-- le départ vers l'Ouest avec les Allemands, le 18 janvier 1945 (p. 130-133) [(7)] .

Comment tout cela peut-il s'accorder avec une politique d'extermination systématique des juifs, surtout des juifs malades ou incapables de travailler?

Le père d'Elie Wiesel allait mourir de dysenterie à Buchenwald. Lui-même et deux de ses soeurs allaient survivre à la guerre. Elie Wiesel se fait beaucoup voir et entendre. Ses soeurs sont d'une remarquable discrétion [(8)].

 


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