AAARGH

 

NOTES de l'avant-propos de l'auteur
pour la deuxième et troisième édition:


Manès Sperber était l'oncle de Nadine Fresco, l'auteur du chef-d'oeuvre du genre littéraire bien connu, "Pourqoi qu'lezautres i m'aiment pas", intitulé Comment M. Rassinier devint antisémite., janvier 1999. En attendant les comptes rendus du poulet par l'AAARGH, nous vous invitons à lire un article de ladite Fresco et de son associé Baynac, "Comment s'en débarrasser", Le Monde, juin 1987.

1. Prison avec sursis, 100.000 fr. d'amende, 800.000 fr. de dommages et intérêts.

2. La Cour de Cassation s'est à son tour prononcée: elle a acquitté -- juste assez tôt pour qu'il en puisse être fait mention par cette note, dans cette édition -- mais l'explication n'en reste pas moins nécessaire:

3. M. Michelet avec lequel nous nous en sommes expliqués a retiré la plainte qu'il avait déposée contre nous et cette assertion ne figure pas dans cette édition, non plus d'ailleurs que, pour couper court à toute nouvelle tentative de diversion, et sur sa propre suggestion, la Préface de Paraz elle-même. Pour éviter toute nouvelle diversion seulement, car, depuis que la Cour de Cassation s'est prononcée, rien ne s'opposait plus à ce que cette préface, couverte par l'immunité qui protège la chose jugée, fût republiée. L'auteur n'a pas cru devoir céder aux hurlements de réprobation d'une poignée d'intéressés et faire subir d'autres modifications aux textes.

4. En réalité, l'auteur fut parmi les fondateurs du Mouvement Libération-Nord en France, le fondateur du Journal clandestin "La IVe République" auquel les radios de Londres et d'Alger firent les honneurs en son temps, déporté de la Résistance (19 mois) à Buchenwald et Dora. Invalide à 100% +5 degrés des suites, il est titulaire de la carte de Résistant n" 1.016.0070, de la médaille de vermeil de la Reconnaissance française et de la Rosette de la Résistance, qu'il ne porte d'ailleurs pas. Et ceci ne lui a enlevé, ni l'amour de la vérité, ni le sens de l'objectivité.

5. Car, l'unité de la Résistance est un mythe, comme était un mythe aussi l'unité de la Révolution française. Il y eut non pas seulement deux mais plusieurs "Résistances", personne n'en peut plus disconvenir aujourd'hui à moins d'y être intéressé! Il y eut même la voyoucratie qui trouva commode de s'abriter derrière le titre !

6. Une demande de réintégration soutenue par 11 fédérations départementales et par Marceau Pivert, au Congrès de novembre 1951, fut repoussée après intervention de Daniel Mayer et Guy Mollet.

7. On m'a dit que M. Maurice Bardèche était d'extrême-droite et que, dans de nombreuses autres circonstances, il n'avait pas fait preuve du même souci d'objectivité: c'est certain et je ne me suis jamais fait faute de le dire chaque fois que j'ai cru en avoir sujet. Mais ce n'est une raison, ni pour contester son mérite en l'occurrence, ni pour refuser de reconnaître qu'à une page près dans ses deux ouvrages sur Nuremberg, -- tout aussi injustement condamnés que Le Mensonge d'Ulysse --, il traite du problème allemand à partir des mêmes impératifs qui étaient au lendemain de la guerre de 1914-1918 ceux de Mathias Morhadt, de Romain Rolland et de Michel Alexandre, lesquels étaient bien, eux, de gauche. Et ce n'est pas ma faute à moi, si, par un curieux balancement historique, les gens de gauche, adoptant à partir de 1938-39 le nationalisme et le chauvinisme qui étaient de droite, ont par là même, obligé la vérité qui était de gauche, à chercher asile à droite et à l'extrême droite. De toutes façons, le chroniqueur ne peut pas accepter de se prononcer sur la matérialité des faits historiques en fonction des impératifs changeants de la politique et, à l'exemple de M. Merleau-Ponty (cf. page 239) ne reconnaître un fait pour vrai que si cela sert une propagande.

8. Abréviation de KonzentrationsIager, le mot allemand qui désigne les Camps de Concentration.

9. Depuis, les choses ont bien changé. Au gouvernement, la politique est toujours faite par les mêmes hommes d'Etat (sic) ou peu s'en faut, mais elle repose sur l'anti-bolchevisme et, en ce sens, elle est exactement le contraire de ce qu'elle était à cette époque. Par voie de conséquence, dans la presse et dans la littérature, les procureurs de l'Antibolchévisme sont ceux-là mêmes qui en faisaient jadis l'apologie. Ce qui est remarquable, c'est que si quelqu'un parlait du sabre de M. Prudhomme ou rappelait l'histoire de ce Guillot qui criait au loup, personne ne comprendrait.

10. Dans Le Monde du 9 janvier 1952, le procureur général André Boissarie traduit: quarante-six !

11. J'ai écrit au Dr Nyiszli Miklos pour lui signaler toutes ces impossibilités. Voici ce qu'il m'a répondu : 2.500.000 victimes ! Sans autre commentaire. Cela qui est plus près de la vérité et que les chambres à gaz sont sûrement loin d'être seules à expliquer, constitue déjà une certaine somme d'abominations !

12. Deux témoins qui avaient offert leurs services à l'accusation ne se sont pas dérangés: M. Martin-Chauffier et l'inénarrable R. P. Riquet, prédicateur de Notre-Dame. Le premier dont on comprend aisément qu'il ait été gêné de venir tenir à la barre et sous les feux de la rampe le langage "si sûr de sa grammaire" qu'il tient, loin des yeux dans ses bouquins, limita de lui-même son rôle à un télégramme par lequel il réclamait une impitoyable condamnation. Quant au second, au moyen d'une longue lettre adressée au Tribunal, il attesta que nous étions, Paraz et moi, des êtres infâmes. Cette attestation prend toute sa valeur et toute sa saveur, si on sait qu'en juin 1953, un dénommé Mercier, dont le R. P. Riquet avait cautionné l'honorabilité, et certifié les qualités de patriote et de résistant, fût arrêté dans la région de Lyon. Or, Mercier qui était, sous l'occupation chauffeur au service d'un organisme allemand n'avait été arrêté et déporté que pour "indélicatesse". De retour, il se servit de l'attestation que lui avait ingénument délivrée le R. P. Riquet pour capter la confiance des milieux religieux et des groupements de déportés et de résistants auxquels il extorqua quelques millions Si nous aimons autant avoir contre nous le témoignage de cet étrange prêtre qui délivre des certificats de résistance aux collaborateurs authentiques et d'honorabilité aux escrocs auxquels il fournit si légèrement des moyens d'exercer leur "métier" à moindre risque, Dieu sera le premier à nous le pardonner. Et, si, dans sa mansuétude, il pardonne aussi au R. P. Riquet, nous serons, nous, les premiers à nous en réjouir. A la décharge du R. P. Riquet, il n'est pas le seul à avoir délivré des certificats de Résistance de complaisance: M. Lecourt, député M.R.P. et ancien garde des Sceaux en délivra un à Joinovici, agent de l'Abwehr, M. Pierre Berteaux Professeur de Faculté et ancien Directeur de la Sûreté nationale en délivra un autre à l'agent de la Gestapo Leca, impliqué dans le vol des bijoux de la Begum, et l'escroc Dilasser put extorquer un milliard de francs avec la bénédiction de tous les ministres d'un gouvernement au moyen de certificats de ce genre dont on a tu très prudemment les noms des signataires vraisemblablement très haut placés dans la hiérarchie du régime. Nous en sommes là !

13. Y compris Janda Weiss dont il est question plus loin.

14. Au procès du Struthof, le Dr Boogaerts, Médecin-Major à Etterbeck (Belgique) est venu déclarer le 25 juin 1954 :

"J'avais réussi à me faire affecter à l'infirmerie du camp et, à ce titre, j'étais placé sous les ordres du médecin SS Plazza, le seul homme de Struthof ayant quelques sentiments humains."

Or, à Dora où ce Dr Plazza vint, dans la suite, exercer les fonctions de Médecin-chef du camp, l'opinion unanime lui attribuait la responsabilité de tout ce qui était inhumain dans la reconnaissance et le traitement des maladies. La chronique du Revier regorgeait de ses méfaits que, disait-on, son adjoint le Dr Kuntz ne réussissait que très difficilement à atténuer. Ceux qui l'avaient connu au Struthof en parlaient en termes horrifiants. Personnellement, j'ai eu affaire à lui et je suis de l'avis de tous ceux qui ont été dans ce cas: c'était une brute parmi les brutes. De retour en France, quelle ne fut pas ma surprise de voir que tant de brevets de bonne conduite étaient décernés -- par des détenus privilégiés, il est vrai! -- à un homme que, au camp, tout le monde et jusqu'au mieux intentionnés, parlait de pendre. J'ai seulement compris quand j'ai su qu'il avait été le premier, et longtemps le seul, à affirmer l'authenticité de l'ordre de faire sauter tous les camps à l'approche des troupes alliées et d'y exterminer tous leurs occupants y compris les gardiens: c'était la récompense d'un faux témoignage dont on ne pouvait savoir à l'époque ce qu'il valait, mais qui était indispensable à l'échafaudage d'une théorie elle-même indispensable à une politique.

15. Et ceci ne met pas seulement la S. S en cause !

16. Cette thèse a été confirmée de façon éclatante le 22 juillet 1953, à la tribune du Conseil de la République par M. de Chevigny, sénateur d'un département de l'Est, lequel ex-déporté de Buchenwald a révélé que "les Allemands avaient laissé les détenus faire leur propre police et que pour accomplir les exécutions hâtives -- sans chambre a gaz! -- on trouvait toujours des amateurs passionnés. Tous ou presque tous ces acharnés de justice ont été pris plus tard en flagrant délit" ajoutait le Sénateur (JO. du 23 juillet 1953 -- Débats parlementaires). L'auteur ne reprochera pas à M. de Chevigny de ne lui avoir pas offert spontanément son témoignage et de l'avoir laissé condamner.

17. Ceci ne peut manquer de frapper le lecteur s'il sait que le Tribunal de Nuremberg avait précisément fait le même raisonnement.

18. Les bolcheviks qui ne les ont pas davantage inventés les ont utilisés bien avant qu'il soit question du nazisme !

19. Un très grand nombre des rescapés des camps -- sinon le plus grand nombre, -- sont ceux qui ont observé cette règle jusqu'à la fin ou qui, sans se faire loups -- il y en eût! -- ont bénéficié de la bienveillance ou de la protection des loups. Car, on l'ignore, on feint de l'ignorer ou on l'oublie -- les camps étaient administrés par des détenus qui s'étaient fait loups et qui, par délégation des SS y exerçaient une autorité de satrapes: Il n'est pas sans intérêt de noter accessoirement que ces loups étaient communistes, se disaient tels ou servaient les desseins du Communisme. C'est ce qui explique que la plupart des rescapés soient communistes: hormis ceux qu'ils ont oubliés ou qu'ils n'ont pas découverts, les communistes ont envoyé tous les autres à la mort. Et, imperturbables, ils mettent aujourd'hui la responsabilité de toutes les morts et de toutes les horreurs, non pas sur le régime nazi, -- ce qui ne pourrait déjà se soutenir que très difficilement car il faudrait admettre que le régime nazi est seul responsable de l'institution concentrationnaire quand on sait qu'elle existe dans tous les régimes, y compris le nôtre, -- mais sur des SS pris individuellement et qu'ils désignent nommément.


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