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Paul Rassinier, Le Véritable Procès Eichmann

Notes du chapitre 3

1. Le premier responsable du Reichsicherheithauptamt fut Heydrich, abattu par la résistance tchèque en juin 1942. Kaltenbrunner prit sa suite.

2. Ce chiffre n'a été donné que par la presse et les témoins : I'Acte d'accusation rédigé par M. Gédéon Haussner se borne à dire, on le sait déjà, « des » millions et c'est le premier pas dans la voie des aveux concernant cette imposture évidente.

3. Y compris ceux qui en font état dans la presse et qui sont beaucoup moins affirmatifs dans les conversations particulières.

4. Il est bon de préciser que ce chiffre ne s'appuie que sur deux témoignages : celui de Hoettl et un autre de Wisclinecy (cf. p 83). Voici ce que déclara le premier :

« En avril 1944, dit aux juges de Nuremberg, l'Obersturmbannführer Dr Wilhelm Hoettl, chef du bureau adjoint de la section IV de l'Office central de sécurité du Reich, le SS. Obersturmbannführer Adolf Eichmann que je connaissais depuis 1938 eut un entretien avec moi dans mon appartement à Budapest... Il savait qu'il était considéré comme criminel de guerre par les Nations Unies puisqu'il avait des milliers de vies juives sur la conscience. Je lui demandai combien il y en avait et il me répondit que, bien que le nombre fût un grand secret, il me le dirait parce que des renseignements qu'il possédait, il était arrivé à la conclusion suivante : dans les différents camps d'extermination environ 4 millions de juifs avaient été tués alors et que deux millions avaient trouvé la mort d'une autre manière ». (Extrait du C R. du Procès de Nuremberg, tome IV, p. 657).

Et le second :

« Il (Eichmann) disait qu'il sauterait en riant dans la tombe, car I'impression d'avoir cinq millions de personnes sur la conscience serait pour lui la source d'une extraordinaire satisfaction. » (Op. cit.)

De ces deux témoignages, M. Poliakov lui-même dit :

« Il serait possible d'objecter qu'un chiffre si imparfaitement étayé doit être considéré comme suspect. » (Revue d'histoire de la seconde guerre mondiale, oct. 1956).

On ne le lui fait pas dire ! Et si l'on sait que, de ces deux témoins, l'un était un agent de l'lntelligence Service, tandis que l'autre qui a vu la signature de Himmler au bas d'un ordre d'extermination (cf. p. 83) et s'est, pour obtenir sa grâce, mis à la disposition de la justice pour retrouver Eichmann qu'il chargeait, a été, malgré sa complaisance, pendu pour avoir été son complice.

5. Rappelons que l'état d'Israël a été fondé en 1948 et que les victimes des nazis étaient les ressortissants de divers états sauf.. de celui d'Israël puisqu'il n'existait pas. Ces indemnités semblent d'ailleurs avoir fait rêver les Tsiganes au point qu'on pourrait dire que l'état d'Israël et le sionisme ont fait école. Si l'on en croit Le Monde du 29 décembre 1961, voici maintenant que les Gitans se sont donné un roi, que sous le nom de S M Vaida Voievod III, ce roi se prétend « Chef suprême et spirituel du peuple tsigane » et qu'il entend obtenir de l'ONU un coin du monde où prendrait fin la grande errance des caravanes comme, théoriquement, la création de l'état d'Israël devait mettre fin ( ?) à la Diaspora. Si on lui demande quel coin du monde il revendique et où il se trouve, il répond qu'il s'agit du Romanestan et il le situe tantôt dans une île du Pacifique, tantôt dans un pays proche d'Israël. Il précise en outre que le nombre de ses sujets qui déambulent sur toutes les routes d'Europe s'élève à 12 millions et que, s'il n'est pas plus élevé, c'est que, de 1939 à 1945, les nazis lui en ont exterminé 3 millions 1/2. On ne rapprochera pas sans profit ce raisonnement de celui du professeur Shalom Baron de l'université de Columbia (cf p. 94) Mais ici, il y a des statistiques et elles situent le nombre des victimes tsiganes du nazisme entre 300 et 350.000 seulement ce qui est d'ailleurs suffisamment atroce déjà Comme d'autre part, nous n'en sommes pas encore au point d'être suspectés d antiromanestanisme aussi facilement qu'on l'est d'antisémitisme chaque fois qu'on parle des statistiques fantaisistes du Centre de documentation juive contemporaine, et qu'en tout cas, on ne risque pas d'être accusé des mêmes intentions inavouables si on parle des 3.500.000 victimes du nazisme de S.M. Vaida Voievod III sur le mode humoristique, on ne s'en prive pas. Si donc, dit-on, I'O.N.U, accordait un jour aux Tziganes le droit de se regrouper dans ce Romanestan dont seule la situation géographique est à préciser, il ne resterait plus à l'Allemagne qu'à les prendre en subsistance. Car, ayant accordé à l'état d'Israël une appréciable et substantielle indemnisation des victimes que le nazisme a fait dans le peuple juif, il lui serait difficile d'en refuser autant au Romanestan dont l'O.N.U. ne pourrait manquer de soutenir les revendications comme elle la fait de l'état d'Israël Les 3.500.000 Tziganes exterminés par les nazis disputeraient alors la vedette aux 6.000.000 de juifs dans la presse mondiale. Mais le R.P. Fleury, aumônier général des Gitans de France prévient déjà que S.M. Vaïda Voievod III n'est qu'un imposteur et beaucoup de gens sont de cet avis. Il faut convenir qu'à ce jour, le nombre des gens qui en pensent autant des dirigeants de l'état d'Israël et de leurs supporters, dont la politique en tous points semblable, aussi peu fondée et aussi peu sérieuse a pourtant réussi, est cependant beaucoup moins grand. Dans la mesure où elle fait apparaître que le sionisme d'après-guerre est si proche parent de ce qu'on pourrait appeler le Romanestanisme, l'histoire burlesque du héros de cette aventure méritait d'être citée ici.

6. La presse allemande qui reflète l'opinion gouvernementale (Die Welt, Frankfurter Allgemeine, Süd deutsche Zeitung, etc.) a été unanime à souligner « le soulagement qu'on éprouve rétrospectivement devant le déroulement même du procès. » Avant sa première audience, nous explique Le Monde de Paris (16-12-1961), « on s'était attendu à Bonn à ce qu'il tienne la vedette de l'actualité pendant des semaines, voire des mois, provoquant ainsi à travers le monde un regain de ressentiment anti-allemand. Rien de cela ne s'est produit. Le procès Eichmann n'a pas viré au procès de la République fédérale. » Sans commentaires .

7. « La solution finale » du cas Eichmann, en dépit de la rigueur inattaquable de la procédure suivie et du verdict prononcé, est vouée à laisser planer un malaise... Qu'Eichmann ait mérité la mort, aucun Allemand de bonne foi n'en doute. Qu'il doive la recevoir ne semble satisfaire ni tous les esprits ni toutes les consciences. » Cette opinion formulée par Le Monde (16-12-1961) qui précise qu'elle est aussi très répandue dans le public allemand donne au surplus le ton général des commentaires du jugement dans la presse française et Suisse. En Argentine, par contre, dit une dépêche de presse du 16 septembre :

« La condamnation d'Eichmann a provoqué de vives réactions dans les milieux gouvernementaux, les cercles judiciaires et l'opinion publique en Argentine. On sait qu'après l'enlèvement d'Eichmann à Buenos-Aires en mai 1960 par un commando israélien, l'ambassadeur d'Israël fut déclaré « persona non grata » et l'Argentine provoqua un débat à l'O.N.U. pour violation du territoire et de la souveraineté argentine.
« La condamnation d'Eichmann a surpris les milieux gouvernementaux, qui rappellent que, malgré la reprise des relations diplomatiques avec Israël en 1960, l'instruction judiciaire ouverte par le juge Leopoldo Insaurraide sur les circonstances de l'enlèvement suivait son cours et que le procureur général Francisco d'Albora demanderait par la chancellerie argentine en Israël l'extradition d'Eichmann. Les cercles judiciaires contestent la légalité de la juridiction israélienne et font remarquer qu'Eichmann doit être jugé par un tribunal du pays où le crime a été commis ou par un tribunal international. »

Depuis, l'Argentine a eu d'autres soucis qui ont pris le pas sur celui-là. Mais ce serait s'aventurer que de dire que les choses en resteront là, sinon en Argentine, du moins à l'échelle du monde, hélas

8. On ne manquera pas de sourire, je pense, écrivals-je dans « Ulysse trahi par les siens » en apprenant aujourd'hui que le responsable de tout ce qui peut être reproché au national-socialisme en matière de crimes contre l'humanité, est un simple colonel. C'est pourtant ainsi Dans cette voie, M W. Kempner, ancien commissaire de police de Prusse et procureur américain à l'un des procès de Nuremberg est allé si loin qu à son livre sur la question il a donné pour titre, non pas « Hitler und Komplizen » mais « Eichmann und Komplizen », ce qui tend à démontrer que ce nsest pas Eichmann qui pourrait étre un complice de Hitler, mais l'inverse  !