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 LA GAZETTE DU GOLFE ET DES BANLIEUES



Nouvelle série


 Numéro 1 -- octobre 2001

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Nouvelles en français et en anglais

Créée en 1991 par Serge Thion

News in French and English

Established 1991 by Serge Thion



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DURBAN : LA GRANDE BAFFE AUX SIONISTES

Durban: Enormous Slap at Zionism's Face


La grande claque de New York

The New York Great slap

ILS DISENT "LE MONDE ENTIER EST CONTRE NOUS": POUR LA PREMIÈRE FOIS, C'EST VRAI. ENFIN VRAI.

They Said: "The Whole World is Against Us". For the First Time, This is True. True at Last.



LA "LIBANISATION" DU TERRITOIRE ISRAÉLIEN EST EN ROUTE

Lebanisation of Israel is Under Way


L'AMÉRIQUE REçOIT LA MONNAIE DE SA PIÈCE

America Reaps What it Sowed



LES USA, PRINCIPAL ETAT TERRORISTE DANS LE MONDE

USA, Nr 1 Terrorist State



GEORGE W., LE LAPIN DU NEBRASKA, VEUT FAIRE LA GUERRE A TOUT LE MONDE

George W., the Nebraska Rabbit, Declares War to Everybody Else



US GO HOME

ENTRETIENS AVEC ARIEL SHARON ET OUSSAMA BEN LADEN

 

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EDITO


Nous sommes contre le terrorisme. La preuve, c'est que nous ne le pratiquons pas. Nous pensons qu'il atteint toujours le but opposé à celui qu'il s'était fixé. Dans la plupart des cas, d'ailleurs, le terrorisme est manipulé par des Etats qui s'en servent pour atteindre des buts politiques inverses de ceux qui sont attribués aux terroristes manipulés.
Pour qui observe la scène politique mondiale, il ne fait pas de doute que les Etats terroristes par excellence, ceux qui se livrent ouvertement à des chantages et à des extorsions, ce sont les USA et Israël. La guerre du Golfe est à 99% une action terroriste, qui d'ailleurs se continue chaque jour depuis dix ans. Il serait bien temps de geler les avoirs de la famille pétrolière Bush qui ordonne toutes ces guerres au Moyen-Orient pour de misérables intérêts de fabrique.
Lutter contre le terrorisme, c'est lutter contre les dirigeants politiques qui menacent en réclamant des autres la soumission ou la destruction. (Vous êtes avec moi ou contre moi). Lutter contre ceux qui, pour mieux terroriser des civils, s'affranchissent du cadre pourtant léger de l'ONU. Lutter contre la domination par la force des armes ou celle de l'argent.
Les Etats-Unis et Israël ont des systèmes politiques oligarchiques qui sont le contraire de la démocratie qu'ils invoquent à tout propos. Ils tentent d'imposer le monopole de leur pouvoir dans tous les domaines: la force militaire et nucléaire, le renseignement, l'accès aux ressources naturelles, la consommation de masse, le système monétaire international, les finances mondiales, le contrôle régional des pouvoirs locaux, la soupe culturelle, l'abrutissement médiatique, sans parler de religion, de langue et de pensée.
A l'extérieur des Etats-Unis, chaque personne prise individuellement rejette tout ou partie de ce système de domination mondiale, pour son propre compte et dans une certaine mesure. Il y a donc cinq milliards et demi d'habitants sur cette planète qui refusent et rejettent quelque chose qui leur vient d'Amérique et qui s'impose par la force à eux et à leur vie personnelle. La domination engendre la résistance. Fédérons ces résistances et nous contraindrons les Américains à rentrer chez eux, à vivre de leurs ressources propres et à redevenir des humains comme tout le monde, égaux en droits et en devoirs au reste de l'humanité.
La guerre que George W., le lapin du Nébraska, a déclarée au reste du monde le soir du 11 septembre vise à nous asservir tous. C'est donc une guerre mondiale faite par les Etats-Unis qui veulent la mener eux-mêmes, seuls, sans alliés mais avec des valets et des coolies, contre tous ceux qui refusent de s'agenouiller. Dans un premier temps, nous disons:

NON À LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE



Mais quand elle sera sur le seuil de notre porte, il faudra bien accepter la guerre qu'on nous impose et se battre contre la tyrannie des Etats-Unis. Dans cette lutte, toutes les alliances deviendront possibles. Il s'agirait en effet de choisir entre le destin des esclaves et celui des hommes libres. Dans cette lutte, nous trouverons le soutien de très nombreux Américains qui sont chez eux, déjà, réduits à une non-liberté abjecte. Ce qui nous menace, ce n'est pas l'Amérique de Mark Twain ou de Nat Turner, mais le pouvoir sans visage des trusts, des hedge funds et du Pentagone, celui d'Echelon et de la Fed, celui de Wall Street et du lobby militaro-industriel. Bush n'est qu'un lapin qui s'enfuit dans son terrier du Nebraska au premier coup de fusil. Les soldats américains sont des baudruches que nous crèverons avec de toutes petites épingles. A bas la guerre!

ST 20 Sept. 2001

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1 - Durban et la Palestine



EXCERPTS from the World Conference Against Racism
NGO FORUM DECLARATION and PROGRAMME OF ACTION

3 September 2001
[...]
20. Affirming the right of the Palestinian people to self- determination, statehood, independence and freedom and the right of
the return as stipulated in UN Resolution 194.

98. Recognizing further that the Palestinian people are one such people currently enduring a colonialist, discriminatory military occupation that violates their fundamental human right of self- determination including the illegal transfer of Israeli citizens into the occupied territories and establishment of a permanent illegal Israeli infrastructure; and other racist methods amounting to Israel's brand of apartheid and other racist crimes against humanity. Recognizing therefore that the Palestinian people have the clear right under international law to resist such occupation by any means provided under international law until they achieve their fundamental human right to self-determination and end the Israeli racist system
including its own brand of apartheid.
99. Recognizing further that a basic "root cause" of Israel's on going and systematic human rights violations, including its grave breaches of the fourth Geneva convention 1949 (i.e. war crimes), acts of genocide and practices of ethnic cleansing is a racist system, which is Israel's brand of apartheid. One aspect of this Israeli racist system has been a continued refusal to allow the Palestinian refugees to exercise their right as guaranteed by international law to return to their homes of origin. Related to the right of return, the Palestinian refugees also have a clear right under international law to receive restitution of their properties and full compensation. Furthermore, international law provides that those Palestinian refugees choosing not to return are entitled to receive full compensation for all their losses. Israel's refusal to grant Palestinian refugees their right of return and other gross human rights and humanitarian law violations has destabilized the entire region and has impacted on world peace and security.

160. Appalled by the on-going colonial military Israeli occupation of the Occupied Palestinian Territories (the West Bank including Jerusalem, and the Gaza Strip), we declare and call for an immediate end to the Israeli systematic perpetration of racist crimes including war crimes, acts of genocide and ethnic cleansing (as defined in the Statute of the International Criminal Court), including uprooting by military attack, and the imposition of any and all restrictions and measures on the population to make life so difficult that the only option is to leave the area, and state terrorism against the Palestinian people, recognizing that all of these methods are designed to ensure the continuation of an exclusively Jewish state with a Jewish majority and the expansion of its borders to gain more land, driving out the indigenous Palestinian population.
161. We declare that this alien domination and subjugation with the denial of territorial integrity amounts to colonialism, which denies the fundamental rights of self-determination, independence and freedom of Palestinians. Condemn this process of settler colonialism through the on-going collective punishments, expropriation and destruction of Palestinian lands, homes, property, agricultural land and crops; the establishment of illegal Israeli settlements, the mass transfer of Israeli Jewish populations to the illegally expropriated Palestinian land and the development of a permanent and illegal Israeli infrastructure, including by-pass roads.
162. We declare Israel as a racist, apartheid state in which Israel's brand of apartheid as a crime against humanity has been characterized by separation and segregation, dispossession, restricted land access, denationalization, ¨bantustanization¨ and inhumane acts. 163. Appalled by the inhumane acts perpetrated in the maintenance of this new form of apartheid regime through the Israeli state war on civilians including military attacks, torture, arbitrary arrests and detention, the imposition of severe restrictions on movement (curfews, imprisonment and besiegement of towns and villages), and systematic collective punishment, including economic strangulation and deliberate impoverishment, denial of the right to food and water, the right to an adequate standard of living, the right to housing,
the right to education and the right to work.

418. Call for the immediate enforcement of international humanitarian law, specifically the Fourth Geneva Convention 1949, in the Occupied Palestinian Territories through the adoption of all measures to ensure its enforcement including all measures employed against the South African Apartheid regime. Call for the immediate convening of the High Contracting Parties to implement this process in fulfillment of their obligation to ensure respect for the Convention in all circumstances. Also call for the immediate deployment of an independent, effective international protection force for Palestinian civilians and the dismantlement of the illegal Jewish Israeli colonies (settlements) and a complete withdrawal of the colonial military occupation.
419. Call upon the United Nations to ensure the implementation of the various UN resolutions on the Occupied Palestinian Territories including the withdrawal of the Israeli colonial military occupation (of the Gaza Strip and the West Bank, including Jerusalem), the right of return for refugees, and for the protection for refugees of the UN High Commission for Refugees until such time as they may be able to exercise their right to return and in accordance with UN resolution 194. Also call for the reinstitution of UN resolution 3379 determining the practices of Zionism as racist practices which propagate the racial domination of one group over another through the implementation of all measures designed to drive out other indigenous groups, including through colonial expansionism in the Occupied Palestinian Territories (in the Gaza Strip, the West Bank, including Jerusalem), and through the application of discriminatory laws of return and citizenship, to obliterate their national identity and to maintain the exclusive nature of the State of Israel as a Jewish state to the exclusion of all other groups. Also call for the repeal of all discriminatory laws within the state of Israel, including those of return and citizenship, which are part of the institutionalized racism and Apartheid regime in Israel.
420. Call for the establishment of a war crimes tribunal to investigate and bring to justice those who may be guilty of war crimes, acts of genocide and ethnic cleansing and the crime of Apartheid which amount to crimes against humanity that have been or continue to be perpetrated in Israel and the Occupied Palestinian Territories.
421. Call for an increased awareness of the root causes of the Israel's belligerent occupation and systematic human rights violations as a racist, apartheid system, through relevant UN agencies working closely with international civil society networks to widely disseminate information including educational packs for schools and universities, films and publications.
422. Call for the establishment of a UN Special Committee on Apartheid and Other Racist Crimes Against Humanity perpetrated by the Israeli Apartheid regime to monitor and to report Apartheid and other racist crimes, and to recommend the implementation of measures to combat Apartheid and other racist crimes.
423. Call for the establishment of programmes and institutions to combat the racist media distortion, stereotyping and propaganda, including the demonizing and dehumanizing of Palestinians as all being violent and terrorists, and undeserving of human rights protections. Call for the correction of misleading information surrounding their status as indigenous peoples, the history of the violations perpetrated against them, and the on-going distortion of the facts and nature of the peace negotiations.
424. Call for the launch of an international anti Israeli Apartheid movement as implemented against South African Apartheid through a global solidarity campaign network of international civil society, UN bodies and agencies, business communities and to end the conspiracy of silence among states, particularly the European Union and the United States.
425. Call upon the international community to impose a policy of complete and total isolation of Israel as an apartheid state as in the case of South Africa which means the imposition of mandatory and comprehensive sanctions and embargoes, the full cessation of all links (diplomatic, economic, social, aid, military cooperation and training) between all states and Israel. Call upon the Government of South Africa to take the lead in this policy of isolation, bearing in mind its own historical success in countering the undermining policy of "constructive engagement" with its own past Apartheid regime.
426. Condemnation of those states who are supporting, aiding and abetting the Israeli Apartheid state and its perpetration of racist crimes against humanity including ethnic cleansing, acts of genocide.

The entire NGO Declaration and Programme of Action are available on the NGO Forum website,
<http://www.racism.org.za> and on the Badil website,
<http://www.badil.org/Resources/WCAR/WCAR2001.htm>.



Nous soutenons la position du Forum des Organisations Non Gouvernementales à Durban qui déclare qu'Israël est "un état raciste", qualifiant sa politique "d'équivalent du colonialisme" et appelant à "l'arrêt immédiat des crimes racistes systématiques perpétrés par Israël, dont les crimes de guerre, actes de génocide, de nettoyage ethnique (...) et de terrorisme d'Etat contre le peuple palestinien".
Nous trouvons cette formulation juste, modérée et précise dans la description des faits observables tous les jours.
Nous pouvons et nous devons intervenir directement dans le cadre de la résolution 423 qui demande que l'on redresse les distortions médiatique, qu'on combatte les mensonges sionistes et qu'on rétablisse les faits.


UN COMMENTAIRE

[Extrait] "If the Palestinian cause is to gain momentum and gain international support, it must continue from where Durban has left off, by relocating from the back door of the White House into the center of the American and international solidarity and human rights movement. Already, preparations are underway to strategize with the Dalits, the anti-apartheid, the civil rights, and the human rights movements. Only popular international pressure could urge the U.S. to put an end to Israel's impunity and allow for a just solution to the Palestinian-Israeli conflict. The Palestinians do not have to reinvent the wheel on this one."
* Marwan Bishara is a journalist and author. Center for Policy
Analysis on Palestine.<
[email protected]>.
Source: INFORMATION BRIEF, Number 82, 7 September 2001, Center for Policy Analysis on Palestine <
http://www.palestinecenter.org>


VU EN ISRAEL

Une gifle

par Uri Avnery (18 août 2001)


Un homme d'âge moyen s'approche du point de contrôle de l'armée. Trois soldats qui s'ennuient le regardent. L'un, probablement le responsable, qui se trouvait à deux ou trois mètres, s'approche de lui et le gifle.
Quelques heures plus tard, cette scène est montrée à la télévision en Israël et dans tous les pays arabes. Il se trouve que l'homme frappé était un reporter de la télévision égyptienne qui se rendait à une conférence de presse.
Le MFID (Menteur des Forces Israéliennes de Défense, un officier anonyme chargé d'inventer des prétextes aux fautes de l'armée) a donné la réponse habituelle: l'homme avait provoqué et insulté les soldats. Le soldat a reçu une espèce de sanction avec sursis, probablement pour avoir donné la gifle devant une caméra. On peut supposer qu'il aura vite de l'avancement.
Qu'y a-t-il de si particulier dans cet incident? Seulement la présence d'une équipe de télévision étrangère, et le culot incroyable du soldat qui s'est conduit de cette façon sans d'abord s'assurer qu'aucune caméra n'était présente. À part cela, c'était un incident banal. Des choses comme cela - et même pires - se produisent quotidiennement à des dizaines de points de contrôle sur tous les Territoires occupés. Harcèlement routinier, «afin de tromper l'ennui» comme l'a récemment expliqué un soldat à propos d'un autre incident.
Gifler. Frapper. Contraindre les gens à rester debout pendant des heures sous un soleil brûlant. Contraindre les gens à rester assis pendant des heures dans leur voiture au soleil avec les vitres fermées. Prendre les clés de voiture ou les cartes d'identité. Crever les pneus. Retenir des femmes près d'accoucher qui se rendent à l'hôpital. Retenir des enfants cancéreux qui vont se faire soigner. Retenir des insuffisants rénaux qui se rendent à la dialyse. Voler de l'argent et des bijoux. Alors qu'y a-t-il de si particulier dans le fait de gifler un journaliste égyptien? Après tout, un Arabe est un Arabe.
Néanmoins, il est utile d'examiner cet incident un peu plus en profondeur. Le soldat (sergent? lieutenant?) a dit ce qu'il a dit comme le font des milliers d'autres soldats à des points de contrôle permanents ou temporaires, parce qu'ils croient que cela est permis, voire souhaitable.
Si cela est vrai, la situation est grave. Si ce n'est pas vrai, alors la situation est encore pire.
Quand des milliers de soldats aux points de contrôle se conduisent ainsi depuis des années, il est clair que ceux qui les commandent ferment les yeux. Le responsable immédiat. Le chef de bataillon. Le chef de brigade. Le commandant. Le chef d'état-major. Le ministre de la Défense. Le Premier Ministre. Il suffirait qu'une seule de ces personnes donne un ordre sans équivoque pour que cette pratique cesse. Il suffirait que le chef d'état-major déplace un chef de brigade sous le commandement duquel l'incident s'est produit. Ou qu'un chef de brigade déplace un chef de bataillon. Ou que le chef de bataillon limoge un capitaine de compagnie. Et évidemment, il suffirait d'envoyer un soldat en prison pour 28 jours (la sanction habituellement appliquée aux soldats refusant de servir dans les Territoires occupés) pour que la pratique cesse sur le champ.
Si ce n'est pas fait, on ne peut que tenir pour responsable l'ensemble de la hiérarchie - du soldat harceleur au point de contrôle jusqu'au chef d'état-major. Cela signifie que le harcèlement est une politique. Une politique destinée à casser le moral des gens, à faire de leur vie un enfer et à les inciter à quitter le pays. Et également à apprendre aux soldats à traiter les autochtones comme des chiens.
Il y a une autre interprétation, et elle n'est pas moins grave: qu'une telle politique n'existe pas. C'est-à-dire que la discipline dans l'armée a disparu, que le commandement à tous les niveaux a perdu le contrôle. Ce n'est plus une armée mais une milice sans foi ni loi.
Cela n'est pas vraiment très surprenant. On ne peut pas utiliser une armée pendant des dizaines d'années comme une force de police coloniale répressive sans provoquer un relâchement de la discipline. On ne peut pas demander à un soldat de coller à la vérité dans ses rapports quand il entend tous les jours les rapports du sus-mentionné MFID («tué alors qu'il tentait de s'échapper», «tenté de déborder les soldats», «ont été obligés de tirer quand leur vie était en danger», «insulté les soldats», «tenté d'arracher le fusil des mains du soldat», et autres contre-vérités similaires. On ne peut pas attendre d'un soldat qui harcèle de vénérables vieillards et des femmes respectables dans les Territoires occupés qu'il se conduise comme un garçon bien élevé dans une discothèque de Haïfa ou qu'il traite correctement sa femme et ses enfants. On ne peut pas attendre d'un soldat qui, pendant des années, a été un héros face à des femmes et des enfants, qu'il soit un héros face à des tanks et de l'artillerie sur un vrai champ de bataille.
Chaque année, quand les généraux veulent soutirer plusieurs milliards aux fonds publics, ils nous disent que dorénavant, à tout moment une guerre majeure peut éclater - la Syrie, l'Irak, l'Iran, ensemble ou séparément, vont nous lancer des missiles remplis de bactéries ou de gaz empoisonnés - et que seule une armée israélienne forte et moderne nous sauvera. Cette même armée qui s'est entraînée pendant des années aux points de contrôle.
On a vu une autre image à la télévision l'autre jour: Micki Levi, commandant de la police de Jérusalem, a été vu se querellant avec une femme arabe. Soudain, il a frappé avec son poing. Cela avait l'air d'un coup puissant. Mais la caméra était placée derrière lui et ne pouvait pas capter où le poing a frappé. Sur son ventre? Sur sa poitrine? Ou a-t-il simplement manqué son objectif et frappé dans le vide?
Le MPI (Menteur de la Police Israélienne, jeune frère de son collègue de l'armée) a donné une explication stupide. Mais il n'y a pas de meilleur témoin que ses propres yeux. Le chef de district de la police, un officier ayant le grade de général, a utilisé son poing alors qu'il discutait avec une femme.
Il n'y a eu aucun tollé public. Ni dans les médias, ni à la Knesset, ni au gouvernement. Après tout, qui a envie de se disputer avec la police ?

Traduit de l'anglais par R. Massuard et S. de Wangen.
Point d'information Palestine , No 165 du 28/08/2001, AMFP - BP 33 - 13191 Marseille FRANCE,<[email protected]>

ECONOCROQUES


L'intifada a contribué à affaiblir l'économie israélienne

Déclin économique, taux de croissance au-dessous des niveaux escomptés, plus longue récession jamais traversée par l'économie israélienne

par Amjad Al-Tamimi



Après avoir connu plusieurs années de dynamisme, de prospérité et de stabilité, au cours desquelles elle avait pu maintenir des taux de croissance honorables, l'économie israélienne est affectée par l'intifada, qui a commencé le 29 septembre 2000. Celle-ci, produisant une sorte d'effet de tempête brutale, a plongé cette économie dans une crise profonde, plongeant le pays dans une récession sans précédent, et dans une atmosphère faite d'expectative anxieuse, dans une sorte de méfiance jamais encore rencontrée.
La crise et ses effets ne se limitent pas à quelques secteurs particuliers, mais elle s'étend à toutes les branches de l'économie, où elle produit des dégâts très importants, les instances gouvernementales et privées de l'Etat hébreu étant impuissantes dans leurs tentatives pour sauver ce qui peut encore l'être et éviter au maximum les pertes.
Sans doute la démission du conseiller économique du premier ministre Ariel Sharon, qu'il a présentée à la fin du mois de juin, neuf mois après le déclenchement de l'intifada d'Al-Aqsa, est-elle un indice significatif de la profondeur de la crise généralisée qui affecte l'économie israélienne, ainsi qu'une preuve tangible de l'incapacité du gouvernement Sharon à y faire face.
Des économistes israéliens décrivent la présente crise, qui n'entrait absolument pas dans les prévisions tant du secteur privé que du gouvernement, comme la plus durable qu'ait connu l'Etat hébreu. Ils craignent qu'elle n'anéantisse une prospérité qui s'était renforcée et avait atteint son apex au cours de ces dernières années.
Dans ce contexte, le président de l'union des chambres israéliennes de commerce, M. Guellermann, s'attend à ce que l'année actuelle représente la crête de la vague, suivie d'une forte pente descendante vers les valeurs "négatives". En effet, on s'attend à ce que les records économiques négatifs soient battus avant même la fin de l'année en cours, la raison première en étant l'intifada palestinienne. D'après M. Guellermann, "on s'achemine vers une récession qui sera la plus longue de l'histoire d'Israël, la croissance du PNB n'étant que de un pour cent, ce qui signifie une croissance négative des revenus individuels de l'ordre de 1,5%", en précisant que ce taux de croissance est le plus bas jamais enregistré depuis 1996.
Les analyses, les données statistiques, les sondages et les rapports publiés par diverses instances économiques israéliennes convergent sur une récession durable, les mois à venir ne seront pas meilleurs que les mois passés, l'économie aura besoin d'une longue période de convalescence avant de retrouver la stabilisation et la croissance et de sortir de l'impasse dans laquelle l'ont plongée les politiques suivies par le gouvernement israélien, politiques qui ont contraint les Palestiniens à déclencher une guerre d'usure contre l'occupation, les institutions et l'économie d'Israël.
En face, certains analystes palestiniens pensent que cette guerre d'usure commence à porter ses fruits, et même à produire des effets qui ne laissent pas de surprendre, dont le moins éloquent n'est pas l'importance des pertes subies par l'économie israélienne, qui dépassent les deux milliards de dollars, c'est-à-dire l'équivalent de 2% du PNB israélien.

Recul de la croissance
En comparaison avec un taux de croissance proche de 6% avéré de façon continue au cours de l'année écoulée, les projections de croissance sont décourageantes pour les Israéliens en ce qui concerne l'année en cours, puisque les projections des analystes économiques sont unanimes sur le fait que le taux de croissance escompté pour l'année 2001 ne dépassera en aucun cas les 2,5%. C'est ce à quoi s'attend le responsable de la banque Apoalim, la plus importante en Israël, Bitahay Barshavit, qui a déclaré que "la croissance ne dépassera pas 2,5% cette année".
Le ministre de l'économie, Sulivan Shalom s'est livré à un pronostic allant dans le même sens, affirmant devant une délégation du Fonds Monétaire International venue en visite dernièrement à Tel Aviv, que la croissance se situera dans une fourchette entre les 2% et les 2,5% cette année.
La directrice du service de l'économie et des revenus, du Ministère du budget, Gal Yam Tsifi, ainsi que son adjointe Ferd Dar, ont exprimé avec une amertume difficilement dissimulée leur préoccupation au sujet de ces sombres prévisions, indiquant que le taux de croissance, au cours du premier trimestre 2000, qui a atteint 1,7% seulement, est très décevant non pas seulement parce qu'il est très bas, mais aussi parce qu'il est attribuable avant tout à l'augmentation de la consommation des ménages.
La délégation du FMI avait préparé une déclaration mettant en évidence le fait que l'économie israélienne ne croîtrait que de 1,5% à 2% en 2001, et que l'inflation resterait dans le cadre de l'objectif visé par le gouvernement, soit de 2,5 à 3,5%.

Le tourisme
Le secteur du tourisme est sans doute, de tous les secteurs de l'économie israélienne, celui qui pâtit le plus de la crise, particulièrement à cause de l'échec des nombreux efforts déployés par les gouvernements israéliens successifs afin d'inciter les touristes étrangers de venir visiter l'Etat hébreu, au moyen de campagnes de promotion touristique quelque peu cosmétiques, tendant à faire passer une image de stabilité et de sécurité.
La dégradation de la situation a entraîné un recul marqué de l'activité du secteur touristique, dû particulièrement à la réticence des touristes à venir en Israël. Le nombre des touristes a diminué de moitié depuis la fin de l'année dernière. Le secteur hôtelier a subi des pertes énormes, qui ont contraint 25 hôtels à fermer leurs portes, tandis que les institutions touristiques se voyaient contraintes à licencier 28 000 de leurs employés.
Il ressort des données publiées par l'institut de la statistique israélien que le premier trimestre 2001 a connu une baisse de 50% dans les revenus du tourisme. Le mouvement des passagers à l'aéroport Ben Gourion a diminué de 7,4% depuis le début de l'année, ce qui a contraint la compagnie nationale israélienne El Al à supprimer environ une vingtaine de ses lignes en direction d'une dizaine de destinations de par le monde, et à licencier des milliers d'employés, afin de limiter les pertes économiques subies depuis le début de l'intifada.
Certaines compagnies aériennes étrangères ont annoncé la réduction du nombre de leurs vols à destination d'Israël. Elles ont aussi souvent interdit à leurs avions de stationner en Israël durant la nuit (en attendant le voyage retour le lendemain matin, ndt) (pour des raisons de sécurité, notamment de l'équipage, ndt).
Le ministre israélien du tourisme, Raabaam Z'evi, a reconnu que le secteur du tourisme connaît une situation extrêmement difficile et qu'il a enregistré des pertes énormes, en raison de l'intifada, pertes que l'institut des statistiques israélien évalue à trois milliards de shekels depuis le début de l'année, ce qui a amené M. Z'evi à demander au ministère du budget un budget exceptionnel additionnel d'un montant de 70 millions de shekels afin de soutenir le tourisme, et de trouver un montage financier exceptionnel afin de venir en aide aux milieux du tourisme, notamment afin de prévenir la dégradation des infrastructures et de tirer les établissements hôteliers et touristiques de leur mauvaise passe financière.
Le ministère du tourisme a pris des mesures afin de limiter les conséquences de la crise en doublant son budget consacré au tourisme interne, tandis que les tour-opérateurs étrangers lui demandaient des indemnités s'élevant globalement à 60 millions de shekels afin de les dédommager de leur manque à gagner.
Des membres de l'Union des compagnies de tourisme ont révélé, au cours d'une réunion avec le ministre Ze'ivi, que le chiffre d'affaires de 80 compagnies membres de l'Union s'élèvera à 150 millions de dollars cette année, alors qu'elles escomptaient réaliser un chiffre d'affaires de 525 millions de dollars.
Ces compagnies ont également exigé des indemnités correspondant à 50% du déficit d'exploitation sur l'exercice ayant débuté en octobre 1999 et clos à la fin septembre 2000, ainsi que des indemnités correspondant à l'exercice en cours.
Selon ces calculs, le manque à gagner sur la haute saison touristique (passée) s'établit à environ 500 millions de dollars, les coûts d'exploitation à 40 millions de dollars, la perte de bénéfices sur l'année 2001 à 150 millions de dollars, et les coûts d'exploitation à 12 millions de dollars.

Le commerce
En ce qui concerne les diverses branches du commerce et des services, les prévisions ne sont pas meilleures que dans les autres secteurs économiques. Les données récemment publiées par l'union israélienne des chambres de commerce indiquent que le taux de croissance du secteur commercial et des services sera le plus bas depuis 1989 et se limitera à 1,5%, contre 4,5% escomptés. Les économistes de l'Union ont indiqué que "les branches du commerce et des services croîtront seulement de 1,5%. Il s'agit de la croissance la plus faible enregistrée depuis douze ans."
Ils ont expliqué que les branches du commerce et des services, en particulier du secteur marchand, étaient les locomotives de la croissance du secteur privé israélien au cours des années de stagnation (de 1996 à 1999), grâce à un taux de croissance annuelle qu'ils ont estimé à 6,2%, en moyenne, estimant que le recul d'un quart des branches du commerce et des services, qui avaient progressé au cours de l'année écoulée, marque un retournement de tendance préoccupant.
Le déficit de la balance commerciale extérieure d'Israël est passé, en avril dernier, à 1,057 milliards de dollars, à comparer avec les 782 millions de dollars enregistrés au cours du même mois de l'année précédente, ce qui représente le plus important déficit commercial enregistré par Tel Aviv depuis août 1999.
Au cours du premier trimestre de cette année, le déficit extérieur s'est élevé à environ 3,067 milliards de dollars, à comparer aux 2,456 milliards de dollars de la période comparable de l'année dernière, d'après les indications de l'institut de la statistique israélien, qui a fait savoir que les exportations israéliennes à destination des Etats-Unis ont chuté de manière importante depuis le début de l'année, du fait de l'intifada palestinienne.
Les données statistiques font apparaître que les exportations à destination des Etats-Unis ont chuté, au cours du premier tiers de l'année, à un rythme de 14,8% annuels, à comparer avec la période similaire de l'année dernière, tandis que le volume des importations israéliennes en provenance des Etats-Unis connaissait une croissance d'environ 2,5%.
Le directeur de l'Union israélienne des chambres de commerce, Yossi Shusik, ne cache pas son pessimisme face à la situation économique actuelle. Il déclare que "même si l'intifada s'arrêtait aujourd'hui, il faudrait au minimum huit mois pour remettre l'économie sur les rails."
L'industrie
Le secteur industriel a connu, lui aussi, des pertes importante. Ce qui distingue ce secteur des autres secteurs de l'économie israélienne est sa grande dépendance du marché palestinien et l'orientation de ses débouchés vers ce marché, les exportations israéliennes en direction du marché palestinien représentant environ 8% du total des exportations israéliennes.
Le secteur industriel a connu un effondrement au cours des premiers mois de l'année 2001. L'Union israélienne des chefs d'entreprises industrielles a déclaré que la situation difficile que traverse le secteur industriel est appelée à durer. Il est question de stagnation et de régression de la production, de réduction des effectifs de personnes employées, de réduction des heures de travail (chômage technique) et, enfin, de réduction des importations de matières premières.
D'après un sondage effectué par l'Union des chefs d'entreprise auprès de 213 industriels, les projections pour le troisième trimestre de l'année en cours sont celles d'une continuation de la stagnation de la production, des licenciements, de baisse des ventes de produits finis. Les sondages effectués au cours du premier trimestre 2001 montrent que 41% des usines ont réduit leurs capacités de production, et que 35% d'entre elles ont réduit leur activité.
L'éclatement de la crise a entraîné l'annulation de plusieurs visites de délégations commerciales et industrielles européennes dans l'Etat hébreu, prévues afin d'étudier les coopérations possibles et les investissements envisageables dans les entreprises de haute technologie.

L'agriculture, le bâtiment, l'épargne
Les données publiées par l'institut israélienne des statistiques indiquent que les secteurs de l'agriculture et du bâtiment sont gravement affectés par la crise liée à l'intifada. Les pertes de l'agriculture sont estimées à plus de 150 millions de shekels. Le secteur de la construction, quant à lui, qui venait de traverser une crise aigue au cours des dernières années, a pâti de l'impossibilité pour la main-d'oeuvre palestinienne de se rendre sur les chantiers en Israël (Palestine de 1948 écrit l'auteur).
Dans l'Etat hébreu, le secteur du bâtiment dépend dans une large mesure de la force de travail palestinienne, les ouvriers palestiniens du bâtiment représentant environ 17% de l'ensemble des employés dans ce secteur, en Israël.
Fird Dar, directrice au ministère du Budget, a déclaré que le secteur de la construction souffre des conséquences du bouclage par Israël des territoires palestiniens, qui empêche les ouvriers palestiniens du bâtiment de se rendre sur leurs lieux de travail.
Par ailleurs, et ceci est significatif du manque de confiance des Israéliens en l'avenir de leur économie grevée par l'intifada, un rapport du ministère du budget a révélé que les Israéliens ont retiré, en mai dernier, deux milliards de dollars des différentes institutions d'épargne, ajoutant que l'ensemble des désinvestissements d'épargne, au cours des cinq mois écoulés, atteignait environ 8,5 milliards de dollars, retirés des banques et des différentes fonds d'investissement et de placement.

(Amjad Al-Tamimi est un chercheur palestinien. Cet article a été publié dans la revue "Les banques en Palestine" Al Bunuk fi Filastin, publiée par l'Union des banques palestiniennes.)
Al-Quds Al-Arabi, quotidien arabe publié en Grande Bretagne du jeudi 9 août 2001, traduit de l'arabe par Marcel Charbonnier dans Point d'information Palestine > No 165 du 28/08/2001, AMFP - BP 33 - 13191 Marseille, France, <
[email protected]>

Recession deepens: Production down, but prices up
The Israeli economy is heading deeper into the current recession. Production was down 6 percent in July, bringing the total drop in production since the beginning of the year to 15% compared to last year. Imports were down 5% in July, and 12% from February through June. Tourism to Israel also continued to drop, according to the Central Bureau of Statistics. Despite the overall slowdown in the economy, prices were up in June by 3%, Army Radio reported. (jpost.com)

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[email protected]>, 27 Aug 2001 .

Les aides étrangères au secours d'Israël

par Salma Hussein


L'économie israélienne n'arrive pas à se réveiller du cauchemar de l'Intifada, déclenchée en septembre 2000. Elle est, en effet, passée d'une croissance forte à une véritable crise à long terme. Causant ainsi des pertes estimées entre 2 et 3 milliards de dollars, selon les économistes israéliens. Le taux de croissance -- qui a atteint 6 % en 2000 du PIB -- sera en 2001 de 1 %. Ce qui signifie, en fait, une baisse du PIB par individu de -1,5 %, vu le taux de croissance de la population de 2,5 %.
Cette chute est la conséquence des baisses de régime des secteurs de la technologie et du tourisme. En effet, ces deux derniers ont représenté ensemble les moteurs de la croissance pendant plusieurs années. Cependant, il semble que les sept vaches grasses seront suivies par sept vaches maigres. Bien que la Banque d'Israël ait baissé les taux d'intérêt, comme tentative pour freiner la récession, « les investisseurs s'enfuient », comme l'indique le ministre des Finances. A son avis, les entreprises américaines craignent d'investir en Israël, à cause des événements au Proche-Orient. Par exemple, la coopérative des industriels s'attend à une chute du taux de croissance dans le secteur de la technologie à 10-15 %, contre 45 % en 1999. Pour sa part, le ministre du Tourisme, Rehavam Zeevi, prédit que « l'impact des événements s'étendra non seulement dans les mois prochains, mais pour des années à venir ».
En premier lieu, les pertes des revenus touristiques s'élèvent, à elles seules, à 0,75 milliard de dollars. Le nombre de touristes a chuté de moitié, après le déclenchement de l'Intifada à 870 000. Il y a eu dans ce secteur 28 000 licenciements en un an parmi lesquels 12 000 travaillant dans l'hôtellerie, et 3 000 chambres ont été fermées. A Nazareth, la plus affectée des villes touristiques, 100 % des hôtels ont fermé. Par ailleurs, le ministre du Tourisme a averti le gouvernement que « la crise du tourisme pourrait avoir un effet boule de neige et entraîner dans sa chute le reste de l'économie. Surtout que plusieurs industries et services y sont liés ».
Quant au secteur de la technologie, il représente 15 % du PIB. Ce qui rend l'économie israélienne la plus dépendante de ce secteur au monde. Il a aussi contribué au taux de croissance en 1999, estimé à 6 % pour les deux tiers. Cette année, les choses vont changer. Le financement injecté dans les start-up du secteur va baisser de 60 %. Celui-ci a atteint un record de 3,1 milliards de dollars, au début de 2000. Zeev Holtzman, PDG de GIZA, un fonds de capital, risque, résume l'état désastreux : « L'année dernière nous financions une nouvelle entreprise par mois. Actuellement le taux est à une tous les six mois ». Pour lui, la chute du Nasdaq a énormément amplifié les effets négatifs de l'Intifada. Ainsi, 60 entreprises ont fait faillite. 10 000 employés ont été licenciés, dès le début de 2001. 300 autres entreprises ne pourront pas survivre à la crise, selon un analyste du secteur.
Le politique d'abord
Conséquence, le nombre de demandes d'emplois a augmenté pendant les 4 premiers mois de 2001, atteignant un chiffre record de 179 100. Les études officielles prévoient un taux de chômage de 9-9,5 % à la fin de 2001, contre 6,8 % à la fin du premier quart de l'année. Pour des économistes indépendants, ce taux s'élève à 17 %.
Le directeur du Syndicat israélien des chambres de commerce, qualifie les pertes de l'économie de « considérables ». Et, le bureau central de statistiques a annoncé que le premier trimestre de 2001 a connu une diminution du remboursement des dettes de 30-40 % du secteur de commerce et des services, un secteur qui fournit 59 % du PIB. Or, il semble que ces pertes ne sont pas suffisantes pour convaincre les décideurs israéliens de changer leur politique d'agression contre les civils palestiniens. « Bien que les tensions dans les territoires occupés soient considérablement nuisibles à l'économie, cela n'est pas le facteur décisif de la politique israélienne. Ce sont plutôt les facteurs politiques et sécuritaires qui comptent », estime Ahmad Al-Naggar, chercheur économique au Centre d'Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d'Al-Ahram. « En revanche, le flux des aides internationales ne leur manquera pas. Celui-ci dépasse 2,5 milliards de dollars annuellement, en provenance des Etats-Unis, des juifs de la diaspora et de l'Allemagne.»

Al-Ahram Hebdo, hebdomadaire égyptien, 26 septembre 2001

En Israël, la dialectique de la paix et de l'économie



Sandra et Yaël fréquentent beaucoup la plage de Tel-Aviv ces derniers temps. Leurs copains aussi. Ils ne sont pas en vacances, mais au chômage, et en cette fin du mois d'août les offres d'emplois se font plus rares que jamais. Sandra, par exemple, est sans travail depuis le 4 mai et elle arrive à la fin de ses quatre mois d'allocation-chômage. "Je suis complètement déprimée", dit-elle, alors qu'elle vient d'envoyer une série de curriculum vitae à des sociétés de publicité. "Si après cette série de lettres je ne trouve pas un boulot, je serai obligée de chercher dans un secteur qui n'est pas le mien", confie-t-elle. Sandra, 28 ans, résidant à Tel-Aviv, a une maîtrise de gestion, option marketing, qu'elle a passée à la Sorbonne et parle quatre langues (hébreu, français, anglais, espagnol). Depuis son licenciement, elle a passé de nombreux entretiens. A plusieurs reprises, elle a cru qu'elle allait être embauchée, mais finalement un autre candidat lui a été préféré, soit qu'il était plus expérimenté, soit qu'il l'était moins, ce qui permettait de lui offrir un salaire plus bas, ou alors il bénéficiait d'une "protectzia", autrement dit d'un "piston". "Aujourd'hui, la conjoncture économique est tellement mauvaise que les compétences professionnelles ne suffisent plus et les entreprises en profitent", explique-t-elle.
Il y a beaucoup de demandes et peu d'offres. Les entreprises de high-tech, fleuron de l'économie israélienne, ont licencié à tour de bras depuis le début de l'année. Tech Data, la société informatique où Sandra était chef de produit marketing, a débauché plus de la moitié de son personnel en quelques mois.
A l'origine de cette crise, deux phénomènes cumulés : d'abord, la récession de l'économie américaine et la chute du Nasdaq ; ensuite, le conflit israélo-palestinien, qui a entraîné la chute des investissements étrangers, lesquels jouent un rôle majeur dans l'économie israélienne. D'après un rapport réalisé par une société privée israélienne, les compagnies high-tech auraient perdu entre 30 % et 70 % de leur valeur depuis le début de l'année à cause de la baisse du Nasdaq. Les salaires du secteur auraient chuté de 20 % à 25 % et 30 % des 2 500 start-up israéliennes devraient disparaître d'ici à la fin de l'année.
Moins de touristes
Le tourisme, un autre secteur particulièrement éprouvé ces derniers mois, a quant à lui surtout souffert de la situation politique. La compagnie d'aviation El Al a perdu 83 milliards de dollars au cours du premier semestre, soit 18 % de plus que ses pires prévisions. En juillet, le pays a enregistré une baisse de 56 % du nombre de touristes, comparé à l'an 2000. A Jérusalem, de grands hôtels ont dû fermer la moitié de leurs chambres, et à Nazareth, qui vivait du tourisme, il n'y a plus un seul hôtel ouvert.Tous les indices économiques publiés en cascade depuis une dizaine de jours traduisent la détérioration de l'économie israélienne. D'abord, les investissements étrangers n'ont cessé de baisser depuis octobre 2000, les chiffres sont même de plus en plus alarmants. Au deuxième trimestre 2001, ces investissements représentaient une somme de 1,315 milliard de dollars, soit le niveau le plus bas enregistré au cours de ces trois dernières années.
Ensuite, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 3,7 % en juillet - un record historique en Israël -, alors que la hausse moyenne mensuelle était de 0,6 % depuis le début de l'année. Le taux de chômage représente 8,6 % de la population active et pourrait, d'après certaines estimations, atteindre 10 % à la fin de l'année. Pour réduire le chômage, certains suggèrent, comme ailleurs, de renvoyer les travailleurs immigrés (non palestiniens). Leur nombre, estimé à 200.000, y compris les clandestins, correspond peu ou prou au nombre de demandeurs d'emploi.
Mais, d'après certaines études, les chômeurs d'aujourd'hui sont plus jeunes et plus diplômés qu'ils ne l'étaient par le passé et probablement peu enclins à remplacer la main-d'_uvre immigrée sous- payée. Ceux-là, soulignait récemment un éditorialiste, "ne feront pas de manifestation en brûlant des pneus sur la chaussée, ils partiront chercher du travail à l'étranger". En l'occurrence, ils partent déjà.
Enfin, le produit intérieur brut a baissé de 0,6 % au premier semestre, comparé à celui du deuxième semestre 2000, et l'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4 % en juillet, soit deux fois plus que prévu. Cette augmentation est avant tout liée à la hausse du prix de l'immobilier, en raison de la dépréciation du shekel par rapport au dollar. La consommation, elle, est plutôt en baisse ; les centres commerciaux, les restaurants et les cafés sont sensiblement moins fréquentés en raison des risques d'attentats.
Quant aux prévisions, elles ne sont pas bonnes. David Klein, gouverneur de la Banque d'Israël, a conseillé au gouvernement de construire le budget 2002 sur la base d'une croissance économique de 2 %, ce qui correspond en réalité à une croissance négative, compte tenu de la croissance démographique du pays. Pour tenter de redresser la situation, le gouvernement a décidé d'augmenter le déficit du budget 2002. Celui-ci représenterait 2,4 % du PIB, au lieu de 1,5 %, selon les prévisions initiales. Les dépenses publiques s'élèveront à 13,5 milliards de shekels (3,5 milliards d'euros) et permettront notamment le développement des infrastructures. Ce choix est critiqué par certains, qui le considèrent comme préjudiciable à la position financière d'Israël sur les marchés internationaux et fait du pays un des plus mauvais élèves de l'OCDE en matière de contrôle des dépenses publiques.

Catherine Dupeyron
Le Monde, 7.septembre 2001

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ILS VONT ENCORE SE FAIRE AIMER
Five days before the New York Slap:

F.B.I. Shuts Down Websites on Orders of Zionists

InfoCom Corporation in Texas raided by scores of federal agents. Zionist directed action is designed to hurt the Palestinian cause.



by Ernesto Cienfuegos, La Voz de Aztlan


Los Angeles, Alta California -- September 6, 2001- (ACN) La Voz de Aztlan has learned that approximately 50 federal agents are still inside the business offices of an Internet Service Provider after an early morning raid yesterday. The InfoCom corporate building in Richardson, Texas was first surrounded and then evacuated in the early morning hours. The FBI has shut down servers that host many websites serving the refugee Palestinian community. At least one of the websites was for the purpose of charity. The website for the Holy Land Foundation raises funds in the United States to help countless Palestinians that have been adversely affected by Israel's racist apartheid policies. Other websites that have been shut down include those for the Muslim Students Association, the Islamic Society of North America, and for the Islamic Association for Palestine
This is an ominous development and a trampling of the First Amendment Right that should anger every decent American that believes in the U.S. Constitution. There are extremely powerful elements in our society that are now utilizing the police powers of the federal government to suppressed freedom of speech, expression and of the press. There have been repeated attempts by Zionists to shut down La Voz de Aztlan as well. Recently the Rabbi Abraham Cooper of the Simon Weisenthal Center made some comments in the Jewish Journal of Los Angeles that were designed to call the attention of the Zionist community to our publication. Soon after the publication of the rabbi's comments, we started receiving a barrage of hate e-mail, computer viruses and pressure from our own Internet Service Provider.
The raid on InfoCom Corporation came after similar commentary by hateful Zionists who write for the Wall Street Journal of New York. Writers Steven Emerson and Daniel Pipes, called upon the federal government to shut down the web sites of the Islamic Association for Palestine and of the Holy Land Foundation which the FBI did yesterday. Emerson and Pipes wrote in an August 13 column in the Wall Street Journal: "The time has also come for the US to support Israel ..." "The federal authorities should use the tools it already has in closing down these web sites and organizations," they wrote.
The Zionist owned media in the United States has a lot of power to influence the federal government. They want to be the only ones with the ability to disseminate information which includes opinions about important issues affecting the world such as the crisis in the Middle East. They are very concerned about the Internet because it is about the only truly free medium that they can not control (yet). The Rabbi Abraham Cooper of the Simon Weisenthal Center, for example, has a multi-million dollar budget exclusively to lobby the U.S. Congress for laws that will enable them to control the content of the Internet. Rabbi Cooper never mentions the horrible pornography on the Internet but focuses on websites like ours that have published editorials critical of the Zionists. Recently, a candidate for mayor of Los Angeles admitted that he had "put together over 18 million dollars for Rabbi Cooper" while he was Speaker of the California State Assembly.
We can not sit back and allow the Zionists to gradually erode our sacred rights guaranteed by the greatest political document men has ever written and that is the United States Constitution. Presently most of the members of the U.S. Congress are in the pockets of extremely wealthy and powerful Zionist business interests. We must turn the tide and expose these Zionist lackeys before all Americans are enslaved and then it will be too late. We are already suffering the consequences of the ever tightening noose. We must act and we must act
now!
<http://www.aztlan.net>


SUR LA VIOLENCE

Comment saper les bases de l'édifice de la violence


par Israël Shamir


Alors que les F-16 ont repris leurs bombardements des villes de Palestine et que des jeunes gens ont recommencé à sacrifier leur vie et celle des autres, dans un article du New York Times, Martin Indyk proclame que "la violence empire" (8 août 2001). Tels un choeur de la Grèce antique, la BBC et CNN font écho à Indyk dans leurs reportages sur la "violence en Palestine". Pour sa part, la Maison blanche renouvelle son plaidoyer en faveur de "l'arrêt du cycle de violence". Cette "violence" sans visage et sans raison devrait probablement s'écrire avec une majuscule à l'instar de la "Colère" des premiers vers de l'Iliade. Épopée éternelle, l'Iliade débute par un chant appelant à célébrer la Colère d'Achille. Dans la bouche d'Homère, la Colère (ou la Fureur, la Guerre, l'Amour, ou l'Espérance) est la personnification d'un état. De nos jours, nous y verrions plutôt un Achille furieux ou un mari violent et non la Colère ou la Violence en soi. Sauf si le maltraitant est l'État d'Israël. Dans ce cas, nous en revenons à la notion homérique de Violence, en tant qu'être indépendant, et non action imputable à l'Homme. D'ailleurs, certains débattent avec sérieux des moyens de " traiter " la violence pour qu'advienne la Paix.
Dans la réalité de tous les jours, la Violence n'est pas comme le climat. Elle est provoquée par quelqu'un et nous sommes généralement en mesure de déterminer quelle est la nuée qui provoquera la pluie. A titre d'exemple, lorsque le processus " Mitchell " a été invoqué et que le contingent quotidien de morts a commencé à diminuer, les tenants de la suprématie juive ont rejoué la visite provocatrice de Sharon sur le Haram as-Sharif en posant la première pierre du troisième temple.
Juste après la provocation que constituait cette action, Israël a embrayé sur une série d'assassinats à Naplouse, Ramallah et ailleurs, en s'efforçant d'obtenir une réaction du même ordre de la part des Palestiniens. Apparemment, il s'agit d'un schéma pré-établi. En septembre dernier, après la visite de Sharon sur l'Esplanade des mosquées, la police israélienne des frontières a assassiné sept fidèles dans la mosquée de Jérusalem, ouvrant la voie à la deuxième Intifada. Les assassins à la solde de Sharon n'ont pas cessé de sévir jusqu'à ce qu'un candidat à l'attentat-suicide ait l'obligeance de réagir.
Ce n'est pas une coïncidence. Israël fait en sorte que le soulèvement palestinien dure. Il ne veut pas la paix mais un conflit larvé. L'état de guerre avec les Palestiniens permet à ses dirigeants de maintenir soudées les communautés hétérogènes qu'ils représentent et de les empêcher de se sauter mutuellement à la gorge. Plus encore, la guerre permet aux dirigeants des collectivités juives du monde entier de poursuivre leur tâche ardue qui consiste à revitaliser la "juiverie mondiale", concept plus que dépassé puisqu'il remonte au moyen âge. C'est la raison pour laquelle s'élever contre la " Violence " ou en faveur de la " Paix " n'a aucun sens. Aussi longtemps que l'État convaincu de la supériorité juive existera, il veillera à maintenir la violence et à éviter la paix.
Les récents assassinats avaient également pour objet de dissimuler la provocation que constituait la pose de la première pierre sous un amoncellement de cadavres. La signification de cette obscure cérémonie a été encore plus embrouillée par la grande presse, où toute mention de cet événement s'est mystérieusement évaporée. Ainsi, par exemple, le 3 août 2001, l'agence Reuter rapporte que "la police israélienne a pris d'assaut le Mont du Temple, révéré par les musulmans sous le nom de al Haram as-Sharif, après que des Palestiniens ont jeté des pierres contre des juifs en prière au-dessous, devant le mur occidental " (NdT : Mur des lamentations).
Pourquoi, tout d'un coup, les Palestiniens ont-ils commencé à caillasser des juifs ? L'histoire de la pose de la première pierre a été passée sous silence et, pour l'Américain ou l'Européen moyen, seule subsiste l'impression que, par pur dépit, des "sauvages" musulmans ont pris à partie des juifs pacifiques en train de prier. Sur ce plan-là, l'unanimité des médias anglophones a de quoi horrifier. La BBC qui, en d'autres temps, était plus objective que les réseaux de médias américains, a bouclé la boucle. Elle aussi a parlé des "soldats israéliens pénétrant dans les mosquées en réaction contre les lanceurs de pierres musulmans", terminant son article sans mentionner la pose de la première pierre du troisième temple. Il semble, aujourd'hui, que la diffusion du documentaire de la BBC sur Sharon fut un acte de courage singulier qui n'est pas près de se reproduire.
Quant aux réseaux de médias américains, la couverture des événements qu'ils assurent n'a pas varié d'un iota. Ils répandent le point de vue israélien sans la moindre hésitation. C'est pourquoi nous allons nous reprendre en détail des événements relatifs à l'étrange histoire, quasiment oubliée, de la pose de la première pierre. Rien à voir avec les provocations dues à l'Israélien moyen. Cette histoire nous remet en mémoire les incantations de magie noire de la Pulsa di Nura, formule cabalistique employée par le premier ministre Isaac Rabin. En 1995, la presse israélienne avaient couvert un rassemblement de cabalistes importants qui invoquaient les esprits du Mal et les imploraient de mettre un terme à la vie du premier ministre. Peu de temps après, Rabin fut assassiné par un fanatique juif religieux. L'un des organisateurs de la cérémonie de la Pulsa di Nura a été jugé par un tribunal israélien et condamné à la prison pour incitation au meurtre. Point n'est besoin de croire en la magie noire pour saisir la logique du juge.
Pour comprendre l'idée de la pose de cette première pierre, imaginez que vous vous réveilliez dans votre maison de banlieue, au matin d'un beau dimanche, que vous preniez votre café puis que vous vous rendiez à l'église de votre paroisse où la situation est confuse: devant l'église, un groupe d'hommes, bien protégés par des soldats en armes et par la police, s'affairent à installer un immense panneau affichant : "En ce lieu, une synagogue sera érigée en 2001." En arrière-plan, les moteurs d'un bulldozer rugissent et vous entendez dans un haut-parleur la voix d'un rabbin en train de bénir la nouvelle synagogue. Dans un cas pareil, il est probable que vous vous sentiriez aussi hystérique qu'Arthur Accroc, héros du Guide du routard galactique. Remplacez votre église paroissiale par Saint-Pierre ou le Saint-Sépulcre et vous comprendrez les sentiments des habitants de Jérusalem.
Si les loyalistes du Mont du Temple (c'est ainsi que s'appelle les célébrants de cette cérémonie magique) sont très peu nombreux et n'ont guère de place dans la vie publique, on ne peut pas en dire autant de l'instance qui leur a donné le feu vert. Ignorant les mises en garde de la police, la Cour suprême, organe juridique juif le plus éminent, les a autorisés à perpétrer cet acte à une date propice, le 9e jour du mois de "Ab" selon le calendrier lunaire, avec toute la mystique que cela sous-entend. L'État juif a mobilisé toute sa puissance, dont des milliers de policiers et de militaires, pour permettre que cette cérémonie ait lieu. C'est ce qui nous autorise à comparer les agités du groupuscule loyaliste à l'extrémité fine et tranchante de l'instrument du dentiste, qui l'enfonce profondément dans la dent pour vérifier si elle est bien dévitalisée.
Les résultats de ce douloureux examen ne laissent planer aucun doute. Apparemment, le nerf était toujours vivant et la mobilisation rapide des Palestiniens a contraint les juifs à modifier l'itinéraire de la procession loyaliste. La cérémonie a bien eu lieu mais en dehors de la Vieille Ville et un peu plus tôt que prévu. Elle n'a duré que quelques minutes, puis la pierre a été remise à sa place habituelle, dans l'ombre protectrice du consulat des États-Unis. Le passage en force de cet instrument a provoqué une douleur aiguë ainsi que la réaction, parfaitement prévisible, des habitants de Jérusalem, suivi de l'assaut haineux de la police contre les fidèles présents à l'intérieur de la mosquée. Quelle est la cause de tous ces troubles? Pour quelle raison les enfants palestiniens n'ont-ils pas hésité à affronter la police des frontières, célèbre pour sa brutalité ? Pourquoi cette "première pierre" était-elle aussi importante?
Nombre de juifs et de leurs alliés chrétiens pro-sionistes estiment que le joyau que constitue le Haram as-Sharif, les superbes mosquées de Jérusalem datant du VIIe siècle, devrait être détruit et que, sur ses ruines, il faudrait ériger un temple juif. Serait-ce une obligation et pourquoi? Les explications avancées diffèrent. Certaines sont d'ordre historique, d'autres eschatologique. Ce n'est pas une question de justice historique, ni dans un but de prière puisque le judaïsme traditionnel interdit toute relation avec "le temple construit au nom de Yahvé". Certains juifs mystiques estiment que cette action permettra à leurs coreligionnaires de dominer le monde de manière absolue et irréversible. Cette croyance n'est pas l'apanage de quelques farfelus ou cinglés, ni même aux seuls sionistes. C'est plutôt une conviction assez largement répandue.
En règle générale, la presse occidentale présente le conflit comme s'il s'agissait d'un affrontement entre musulmans et juifs. Mais, pour les juifs dont nous avons parlé, c'est un conflit opposant les juifs aux gentils [non-juifs]. Dans leur esprit, le Mont du Temple est un anneau magique, qu'ils devraient passer à leur doigt le moment venu. Comme dans Le Seigneur des anneaux de Tolkien, l'anneau devrait faire advenir le Messie. Pour les mystiques juifs, le Messie n'est pas celui des chrétiens. Dans leur Livre, il n'est pas le doux Jésus porteur d'un message à l'intention de l'humanité tout entière. Leur Messie à eux réduira les nations de la Terre en esclavage pour toujours, et fera du Peuple élu le maître de l'univers. Leur Messie, le Seigneur qui asservira les peuples de la Terre, est l'Antéchrist des prophéties.
Tandis que, sur notre compteur cosmique, les chiffres des millénaires passent de 2 à 3, des visions apocalyptiques hantent des gens par ailleurs sains d'esprit. Ce n'est pas la première fois qu'une poignée de juifs rêve de dominer le monde dans le royaume éternel de l'Antéchrist. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ils disposent d'armes nucléaires, d'avions et de navires de combat à la pointe du progrès, d'une richesse immense, du soutien inconditionnel des États-Unis, de dizaines de millions d'esclaves chrétiens pro-sionistes qui leur sont tout dévoués, et d'un large réseau dans la presse internationale, bien dressée et docile.
Ceci dépasse la simple mystique. Il y a dix ans, Nahum Barnea, journaliste israélien bien connu, écrivait dans Yediot Aharonot : "Pendant des décennies, les juifs ont fait tout leur possible pour réfuter le mythe (de la domination du monde par les juifs et de l'asservissement des gentils), en le qualifiant de manifestation morbide de l'antisémitisme. Mais, de nos jours, on trouve même certains juifs pour y croire". Feu Israel Shahak, intellectuel israélien, a formulé la remarque suivante : "Le Likoud, parti au pouvoir (pour ne rien dire de l'extrême droite) croit véritablement à ce mythe".
Haaretz, principal quotidien israélien, écrit que Sharon, comme Baraque avant lui, va consulter en secret les sorciers de la Cabbale pour leur demander conseil. Tout ceci est dans l'air du temps : les écoles, les programmes et les magasins ont tissé leur toile sur l'ensemble de l'État juif. Aux termes du discours qu'ils tiennent, la Terre sainte s'est transformée en poubelle. Ce n'est pas une question de hasard. On attribue la Cabbale à Simeon B. Yohai, mystique du premier siècle, dont la maxime la plus connue dit ceci : "Écrasez la tête du maximum de serpents tout comme vous écraserez la tête d'un maximum de gentils."
Face à ce modèle archaïque de domination, de génocide et d'asservissement, il nous faut rappeler en quoi consistait la religion archaïque. Nombre d'Israéliens ont le sentiment de voir resurgir l'antique esprit de haine et de domination. Dans son supplément du week-end, le quotidien Haaretz publie une nouvelle qui raconte brièvement l'histoire d'un président des États-Unis qui, pour avoir essayé de désobéir aux ordres des Kabbalistes, aurait été déposé par ses subordonnés. "Les juifs ont vocation à régir le monde" prêchait le rabbin Leichtman, kabbaliste notoire, dans un long article publié dans Vesti, journal russe israélien. En Israël, dans les forums de discussion sur l'Internet, on peut trouver des propos plus "durs", notamment la citation d'un vieux poème de feu Uri Zvi Greenberg, poète hébreu appelant à l'extermination des gentils. D'ailleurs, Greenberg ne s'est pas limité aux Palestiniens, à l'instar de Menahem Begin, ni même aux Arabes, à l'instar du rabbin Ovadia Joseph, autorité spirituelle suprême d'Israël. L'extermination d'Edom, nom de code traditionnel des gentils, européens comme américains, semble une option envisageable dans l'esprit fiévreux des adeptes de la Kabbale.
Ce sentiment se répand au sein de la diaspora juive. A Atlanta, en plein coeur des Etats-Unis, un débat a récemment été organisé par le Centre de la communauté juive, en présence du consul d'Israël, d'un homme d'affaires juif, d'un grand rabbin d'Atlanta ainsi que d'un chroniqueur du New York Times. A ce sujet, un observateur a écrit : "J'ai été particulièrement frappé par les remarques du rabbin. Tout en se proclamant anti-sioniste, il a déclaré (en témoigne la cassette d'enregistrement) que, selon son interprétation, le motif ultime de la création d'Israël est de maîtriser le pouvoir et la richesse du monde. A terme, les juifs renverseront les gouvernements des autres pays et se verront affecter à des postes de dirigeants du monde." Pour ce rabbin, "ceci devrait se vérifier dans les années à venir".
A l'autre bout du monde, en Russie, un disciple juif du mouvement ultra nationaliste de Jabotinski auquel appartient Sharon, (Eliezer Dacevich-Voronel qui se décrit lui-même comme professeur d'université juive), a composé un poème qui dit à peu près ceci : "Nous, les Élus, sommes unis par la haine que nous éprouvons à l'égard des tribus d'esclaves qui se sont soulevées, ont reversé nos ancêtres et rejeté notre Dieu. Une fois qu'elles ont su où était leur place dans le monde, elles ont compris que le goret doit demeurer dans sa porcherie". "Vous vous êtes révoltés et nous avez contraints à vous servir mais, désormais, votre fin est proche. Nous sommes vos maîtres et vous êtes nos esclaves. C'est là le dessein de Dieu. Bientôt, notre soleil se lèvera de nouveau et les esclaves n'oseront pas lever les yeux vers lui. C'est alors que le Seigneur de mon Peuple apparaîtra dans les cieux tandis que nous, les milliers de milliers (qui ne sont d'ailleurs que 144.000) d'Élus siégerons dans le grand amphithéâtre et observerons les misérables cohortes d'âmes ramper vers leur paradis. Par la volonté de Dieu, nous appellerons cela "Auschwitz".
Ces gens-là n'hésitent même pas à parler de la reconstitution génétique du Roi de l'Antéchrist. ll semble que l'instigateur de ce projet soit Avi ben Abraham, dissident renommé, . Après quelques années passées en Californie, cet homme hors du commun vient de quitter le lieu où il travaillait à un projet de surgélation des morts, digne du feuilleton Star Trek, pour le compte de juifs extrêmement fortunés, afin de retourner en Israël. Plein aux as, il s'est fait construire un palace à Césarée, sur les rives de la Méditerranée, à quelque 50 km au nord de Tel-Aviv, et a pris contact avec le Dr Severino Antinori, spécialiste italien de la génétique. Dans un entretien accordé à Haaretz, Ben Abraham, qui a acquis son titre de docteur en médecine à l'âge de 18 ans, ce qui ne s'était jamais vu, a fait allusion à son projet. Ces jours derniers, ledit projet a fait l'objet d'une brève dans le quotidien New York Daily News, journal appartenant à Mortimer Zuckerman, milliardaire partisan de la suprématie juive qui dirige la Conférence des organisations judéo-américaines.
Animés par un esprit de vengeance et de haine, certains sont prêts à s'emparer de l'anneau magique qui confère le pouvoir, le Mont du Temple, afin d'imposer et de perpétuer le règne de l'Antéchrist. Mais cela ne saurait se faire en exerçant la force et la brutalité ainsi que le dit le texte Issur Homah, datant du moyen âge. Prématuré, le coup pourrait faire long feu. Un rabbin Loubavitch, à la tête d'une communauté juive de Brooklyn avait été considéré par ses disciples comme un Messie en puissance. C'est pourquoi il ne s'est jamais rendu en Terre sainte. Il ne se sentait pas prêt pour l'épreuve de force. Pendant ce temps, les enfants de Palestine, frères de Faris Ode et neveux du Christ, tiennent ces religieux fanatiques à distance. Actuellement, Sharon et sa cohorte de croyants fous se font la main en s'emparant de la Maison d'Orient, propriété de la famille Husseini à Jérusalem. Si on laisse passer cet événement sans intervenir, il constituera un pas de plus vers l'Anneau de puissance.
Eugène Zamiatin, écrivain russe porté sur l'introspection, a composé une nouvelle qui trouverait parfaitement sa place dans les Évangiles. C'est l'histoire d'un homme qui, ayant décidé de construire un temple, n'avait pas un sou vaillant. Il attaqua un commerçant sur la grand route, le tortura à mort, lui extorqua beaucoup d'argent et érigea le temple. Il invita l'évêque, de nombreux prêtres ainsi que des gens du commun mais, peu de temps après, tous ceux-ci quittèrent le temple car l'endroit puait l'assassinat. Nul ne saurait ériger un temple à l'endroit où le sang des innocents a coulé. Quoique plus âgé, un contemporain de Zamiatin, le " sioniste spirituel " Ahad Ha-Am, philosophe juif d'Odessa, a exprimé tout cela en termes simples mais de toute beauté : " Si c'est cela le Messie, je ne souhaite pas qu'il advienne ".

Traduit de l'anglais par Annie Coussemant. Point d'information Palestine > No 165 du 28/08/2001, AMFP - BP 33 - 13191 Marseille FRANCE,<[email protected]> L'original anglais se trouve ci-dessous

Cornerstone of Violence


By Israel Shamir


As F-16's again bomb cities of Palestine, and young men again sacrifice their lives and the lives of others, Martin Indyk, writing in the New York Times, proclaims that the `Violence is worsening' (8 Aug. 2001). The BBC and CNN reports, like a Greek chorus, echo Indyk with their reports of `Violence in Palestine'. The White House issues another plea to `break the cycle of Violence'. This faceless and causeless `Violence' should probably be capitalized, as the `Wrath' in the first line of Iliad. This eternal poem begins with a call to `sing the Wrath of Achilles'. In Homer's world the Wrath (or Fury, War, Love, Hope) was a condition personified. Nowadays, we tend to see an angry Achilles or a violent husband, rather than Wrath or Violence per se. Unless, the abuser is the Jewish state. In which case, we revert to the Homeric concept of Violence as an independent being, rather then a man-made action. People seriously discuss, how to `deal with' Violence in order to bring Peace.
In the real world, Violence is not like the weather. Somebody does it, and we can usually identify the patch of clouds responsible for the rain. So it was, that when the `Mitchell' process was invoked and the daily quota of killed slowly crawled down, the Jewish supremacists replayed the provocative visit of Sharon to the Haram a-Sharif by laying the cornerstone of the Third Temple.
Immediately after the cornerstone provocation, Israel followed up with a wave of assassinations in Nablus, Ramallah and elsewhere, trying to get Palestinians to respond in kind. It seems to be a pattern. Last September, after Sharon's visit to Haram a-Sharif, Israeli Border Police murdered seven worshippers in the Jerusalem mosque and ushered in the second Intifada. Sharon's assassins did not stop murders until a suicide bomber obliged by responding.
It is no coincidence. Israel wants the Palestinian uprising to go on. Israel wants not peace, but low intensity conflict. A war with Palestinians allows the Israeli leaders to keep their heterogeneous communities together, away from each other's throat. What is more important, the war allows the Jewish leaders over the world to continue their arduous task of reviving World Jewry, a medieval run-down construct. That is why it makes no sense to speak against `Violence' and for `Peace'. As long as the supremacist Jewish state exists, it will ensure violence and avoid peace.
The recent assassinations also had the intent of covering up the cornerstone provocation under a heap of corpses. The meaning of this obscure ceremony was further obscured by the mainstream media, and all references to it mysteriously vaporised. For instance, Reuters reported on August 3, 2001: `Israeli police stormed the Temple Mount, revered by Muslims as al-Haram al-Sharif, after Palestinians threw stones at Jews worshipping at the Western Wall below'.
Why, all of a sudden, did Palestinians begin to stone Jews? The cornerstone story was omitted, and the average American or European was left with the impression that the `wild` Muslims attacked peaceful worshipping Jews just out of spite. On this count, the unanimity of the English-language media was horrifying. The BBC, once more objective than American networks, closed the gap. They also reported of `Israeli soldiers who entered the mosques responding to the Muslim stone throwers', moving a reference to the cornerstone to the end of the item. It now appears that the airing of the BBC documentary on Sharon was a singular act of courage that will not soon be repeated.
As for the American networks, their coverage continues to be consistent. They market the Israeli line without hesitation. That is why we shall revisit the details of the strange, already forgotten story of the cornerstone. This was not your average Israeli provocation. It brought to mind the black magic incantations of Pulsa diNura, the cabbalistic formula used on the Prime Minister, Yitzhak Rabin. In 1995, the Israeli media covered a gathering of the important Cabbalists who invoked evil spirits and beseeched them to extinguish the Prime Minister's life. Soon afterwards, Rabin was assassinated by a Jewish religious fanatic. An organizer of the Pulsa diNura ceremony was tried by Israeli court of law and sent to jail, for incitement to murder. You do not have to believe in black magic in order to understand the logic of the judge.
In order to comprehend the idea of the cornerstone laying, imagine: you wake up one beautiful Sunday morning in your suburban home, have your coffee and proceed to your church. There you encounter a commotion. In front of the church, a band of men, well protected by armed soldiers and police, are busy installing a huge billboard saying `On this place, a synagogue will be erected in 2001'. On the background, there is the roar of bulldozer engines and the amplified voice of a Rabbi blessing the new synagogue. You would probably feel as hysterical as the hero of the Hitchhiker's Guide to The Galaxy. Supplant your parish church by St Peter or the Holy Sepulchre, and you will understand the feelings of Jerusalemites.
Though the Temple Mount Loyalists, the group that performed this magic ceremony, is tiny and hardly mainstream, one can't say that about the body that gave them the green light. Overruling the police' objection, the Supreme Court, the highest Jewish legal authority, permitted them to do their act on an auspicious date, the 9th day of the Moon month of Ab, with all its mystic meaning. All the might of the Jewish state, including thousands of policemen and army, was mobilized to allow the ceremony to take place. That is why one can compare the pithy Loyalist band with the sharp thin end of the dental pick in the hands of a dentist, pushing it far inside the tooth, in order to check whether the nerve is dead.
The results of this painful examination were unambiguous. The nerve was apparently alive, and the quick mobilization of the Palestinians forced the Jews to re-route the Loyalists' procession. The ceremony took place outside the Old City, a little earlier than planned. It lasted for a few minutes, and the stone was returned to its usual place, in the deep protective shadow of the US Consulate. This push of the pick caused sharp pain and the predictable response of the Jerusalemites, and afterwards, the vicious attack of the police on the believers in the mosque. What was the reason of all the trouble? Why did the Palestinian kids dare to confront the Border Police, famous for their brutality? Why was the cornerstone so important?
Many Jews and their Christian-Zionist allies believe the precious beauty of Haram a-Sharif, the 7th century mosques of Jerusalem should be destroyed and on their ruins, a Jewish temple should be erected. Why should this be done? people provide different explanations, historical and eschatological. It is not for some historical justice, or for the purpose of prayer, as traditional Judaism forbade all interaction with the Mountain of the Lord. Some mystically inclined Jews believe this act will make Jewish domination of the world total and irreversible. This belief is not an exclusive domain of kooks and freaks, nor even of Zionists only, but rather a widespread conviction.
The mainstream media of the West usually presents the conflict in terms of Muslims vs. Jews. But the conflict as seen by these Jews, is Jews vs. Gentiles. In their minds, the Temple Mount is a magic Ring of Power, one they should assume when the time is right. As the Ring in Tolkien's Lord of the Rings (the British professor was a very learned man), it should bring forth the Messiah. For the Jewish mystics, this Messiah is not the Christian Messiah. In their book, the Messiah is not a gentle Jesus with a message for all mankind. Their Messiah would forever enslave the nations of the earth and make the Chosen people the masters of the universe. Their Messiah, Lord Enslaver of the Peoples of Earth, is the Antichrist of prophecies.
As the digits of millennia jump from 1 to 2 on the meter of our Cosmic Cabby, apocalyptic thoughts come into otherwise sane heads. This is not the first time some Jews dream of world domination and of the eternal kingdom of Antichrist. Only now, they have in their possession nuclear weapons, the latest jets and battleships, huge wealth, the blind support of the US, tens of millions of willing `Christian Zionist' slaves, and a broad web of tame and docile international media.
It is not mystics only. Ten years ago, a leading Israeli journalist, Nahum Barnea, wrote in Yediot Aharonot: `For decades the Jews tried hard to refute the myth (of Jewish domination of the world and of enslavement of Gentiles) treating it as a morbid manifestation of anti-Semitism. Now some Jews even believe it'. The late Jewish thinker, Israel Shahak commented: `The ruling Likud party (let alone the extreme right-wing) genuinely believes in the myth'.
The leading Israeli daily, Haaretz reported that Sharon, like Barak before him, sneaks out to visit the wizards of Cabbala for advice. It is all quite fashionable; Cabbala schools, courses and shops drew their net over the Jewish state. The Holy Land turns into a Waste Land according to their guidelines. This is not a matter of chance. Cabbala is ascribed to the first century mystic Simeon b. Yohai, whose best known maxim reads, `Smash the head of the best of snakes, kill the best of Gentiles'.
This archaic model of domination, genocide and enslavement calls for archaic religious content. Many Israelis sense the re-emergence of the ancient spirit of hate and dominance. The weekend supplement of Haaretz published a short story of an American president who tried to disobey the orders of the Cabbalists and was removed by his subordinates. The Jews are destined to rule the world, preached Rabbi Leichtman, a leading Cabbalist, in a long article printed in Vesti, a Russian-Israeli paper. In the chat rooms of the Israeli Internet, one can find more heady stuff. They quote an old poem by Uri Zvi Greenberg, a late Hebrew poet, who called for extermination of the Gentiles. Greenberg did not limit himself to Palestinians, like the late Menachem Begin, nor only to Arabs, like the highest spiritual authority in Israel, Rabbi Obadiah Joseph. The extermination of Edom, a traditional code word for European and American Gentiles, appears as a plausible option in the feverish minds of Cabbala followers.
This feeling spills into the Jewish diaspora. In the heart of the US, in Atlanta, there was a recent debate in the Jewish Community Centre in presence of the Israeli Consul, a Jewish businessman, a prominent Atlanta rabbi and a NY Times reporter. An observer wrote to me, `I was struck mostly by the comments of the rabbi. While claiming to be a non-Zionist, he declared (we have him on tape) that the ultimate reason for creating Israel, as he interprets it, is to become the world's controller of power and wealth. Jews will eventually overthrow world governments and be assigned positions to lead the world. This, he felt, will occur in a short number of years'.
At the other end of the world, in Russia, a Jewish follower of Sharon's own ultra-Nationalist Jabotinsky movement, `Eliezer Dacevich-Voronel', who described himself as a Jewish University Professor, composed a poem: `We, the Chosen Ones, are united by hatred to the slave tribes that rose, dethroned our ancestors and rejected our God. Once you knew of your place in the world, a swine must stay in its sty. You revolted, and forced us to serve you, but now your end is nigh. We are your masters. You are our slaves. This is God's design. Soon our sun will rise again, and the slaves would not dare to look at it. And then, the Lord of My People will appear in Heaven, while we, the dozen of dozen thousands (i.e. 144,000) of Chosen Ones will sit it the great amphitheatre and watch the miserable columns of souls crawling into their paradise. By God's will, we shall name it Auschwitz'.
They even speak of genetically re-constructing the King of the Antichrist. The brilliant maverick, Dr Avi Ben Abraham, seems to be the man behind the project. This unusual man recently returned to Israel after some years in California, where he worked on a Star Trek-like Deep Freeze project for very wealthy Jews. Loaded with money, Ben Abraham built a palace in Caesarea on the seashore of Mediterranean, some 50 km north of Tel Aviv, and contacted the Italian genetic expert, Dr Severino Antinori. Ben Abraham, who received his doctor of medicine degree at the unheard of age of 18, hinted at his plans in an interview with Haaretz. A few days ago, his project received some benign attention from The New York Daily News, the newspaper of Mortimer Zuckerman, a Jewish supremacist billionaire and the head of Conference of Jewish American Organisations.
The men of hate and vengeance are ready to seize the magic ring of power, the Temple Mount, to enforce and perpetuate the rule of the Antichrist. But it can not be done by brute force, due to a medieval prohibition, Issur Homah. A premature action could backfire. A Jewish religious leader from Brooklyn, Lubavitcher Rebbe, was considered by his disciples a potential Messiah, and that is why he never ever came to the Holy Land. He did not feel himself ready for the trial of forces. Meanwhile, the children of Palestine, brothers of Faris Ode, nephews of Christ keep these religious fanatics at bay. Now, Sharon and his band of mad believers try their hand by snatching the Orient House, a Husseini mansion in Jerusalem. If this is allowed to quietly pass, it will make for one more step to the Ring of Power.
The soul-searching Russian writer, Eugene Zamyatin, composed a short fable of Gospel quality. It is a story of a man who decided to build a temple, but had no money. He waylaid a merchant on the highway, tortured him to death, extracted a lot of cash and built the temple. He invited a Bishop and many priests and ordinary folks, but in a short time they left the church: the place stank of murder. One can not build the temple on the blood of innocents. An elder contemporary of Zamyatin, a Jewish thinker from Odessa, the `spiritual Zionist' Ahad HaAm, put it in simple and beautiful words:
-- If this be the Messiah, I do not wish to see his coming.

This article, as all writings of Israel Shamir, may be freely distributed in the Internet, but hard copy publications must ask permission. Responses and requests: [email protected]


ON DEMANDE DES RUSSES

West Bank Settlers Recruit Russians


By Jason Keyser, Associated Press Writer


ARIEL, West Bank (AP) - Olga Pelis was puzzled last summer when friends complained that their cars were being stoned as they drove back from evening concerts in Tel Aviv to this Jewish settlement in the West Bank. The 49-year-old immigrant from Latvia says she had no idea that for year and a half she had been living on territory Palestinians consider their own. She had come with her family at the invitation of settler recruiters, who had flown to Latvia and promised her a teaching job. At the time, peace efforts were moving ahead and the region was relatively calm. But now it is engulfed in fighting, and fewer Israelis are willing to risk their lives settling in the West Bank. So Ariel and at least two other settlements are stepping up their drive to fill the gap with immigrants. The last such effort was two months ago when recruiters from Ariel went to Moscow.
But do the newcomers know what they're getting into, especially now? Settlement officials deny holding back the facts, while some immigrants say they were caught unaware. Pelis said she began to figure out the story last summer when she read a newspaper article about Palestinian summer camps where children were given military training, including drills on assembling assault rifles and kidnapping enemies. "I was surprised and I was wondering why are they doing so -- what are their plans,'' said Pelis, who is originally from the Latvian town of Dauvavpils. "Then, in September, everything started.'' Ariel began sending recruiters to the former Soviet republics two years ago, and has attracted 3,000 immigrants. Over the past decade its population has nearly doubled to 17,000.
There are so many newcomers that Ariel's three clinics have Russian-speaking doctors. The city plans a secular burial plot for immigrants who are not Jewish by strict Orthodox law and whose families have trouble burying them in Jewish cemeteries. [N'est-ce pas un aveu de plus qu'on fait venir en Israël des gens qui ne sont pas juifs, en toute connaissance de cause ? ]
Of Israel's roughly 1 million immigrants from the former Soviet Union, about 13,500 live in the West Bank, making up about 7 percent of the total settler population of 200,000 living among some two million Palestinians. It's a highly contentious issue. Palestinians are outraged at the settling of land they want for a future state, and the United States, as well as Israeli moderates such as the Peace Now movement, consider the settlements a serious obstacle to peace.
Amiram Goldblum, who monitors settlements for Peace Now, said recruiting immigrants reveals a desperation to fill empty houses because of shrinking demand, and undercuts official arguments that settlements must expand for natural population growth. "Most of the growth of the city is by immigrants, because fewer Israelis are coming,'' agreed Ariel Mayor Ron Nachman, who serves on the board of governors of the Jewish Agency. The semi-governmental organization brings Jews to Israel but not, it says, to the disputed areas. The debate about funneling immigrants to settlements began in 1990, when then-Prime Minister Yitzhak Shamir said Israel must control the West Bank "for future generations and for the mass immigration'' of Soviet Jews. The comments angered Palestinians, and Washington refused to back $10 billion in loans to resettle immigrants until after Shamir was voted out of office and Israel guaranteed the money would not be used in the disputed territories. It was then that Nachman quietly went ahead with a campaign to attract immigrants. Ariel's representatives met immigrants at Israel's airport to bring them to the West Bank, and the emissary effort began two years ago. Nachman says the financing comes from U.S. Jewish and Christian groups. Some immigrants interviewed in Ariel said the recruiters never told them that they might become targets of the Palestinians.
"We didn't know that they would throw stones at our cars or shoot,'' said Anatoli Kundratiev, 50, who moved here with his family in 1993 from Rostov-on-Don in southern Russia. Some said they didn't even realize Ariel was beyond the so-called "Green Line'' between Israel proper and the West Bank, captured from Jordan in the 1967 war. Shosh Levavi, an emissary and director of Ariel's immigrant absorption office, insists she is truthful about Ariel's situation: "I try to explain (that) Ariel is beyond the Green Line. But in Russia, before they are doing the very difficult act of emigrating, they can't understand this.'' Since fighting began, 35 Jewish settlers have been killed in drive-by shootings and roadside ambushes, including at least two immigrants.
Still, Svetlana Weisbrot, Ariel's deputy mayor and an immigrant from Simferopol, Ukraine, said the demand by immigrants continues and 2,000 new apartments are needed.
Israel's government this year is paying about $93,000 for social, cultural and employment services for immigrants in Ariel, Kiryat Arba and Maale Adumim, among the West Bank's largest settlements, said Yuli Edelstein, the deputy immigration minister. The ministry is also considering bulletproofing some immigrants' cars. Edelstein, who himself lives in a West Bank settlement, praises Ariel's emissary program.
The three trips a year are paid for by the World Zionist Organization. Critics say it is fronting for Jewish Agency operations in the disputed territories. The two organizations are legally separate but share one chairman, Sallai Meridor. The emissaries travel to Russia, Ukraine, Belarus, Moldova, Kazakstan and other central Asian countries. They speak to groups of dozens or hundreds. Representatives from metal factories near Ariel travel with the emissaries, bringing job offers. The immigrants get free computer training and Hebrew and English classes, free rent for one month and after-school programs. Levavi said five percent of the newcomers have left Ariel, some because of the dangers. One moved his family from Ariel to the coastal city of Netanya, and died there on May 18 in a Palestinian suicide bombing at a mall. Pelis remembers standing on the edge of this hilltop and marveling at the vista of dusty hills, olive groves and Palestinian villages with minarets.
"I didn't realize this at all,'' she said. "When I was looking down at those Arab villages it seemed very nice. There was no sign of any danger.'' Pelis said she, her husband Simon and their 24-year-old son Dennis, a computer science student at Ariel's college, don't plan to leave because they think life in Israel proper is just as dangerous. Also, coming from Latvia where her husband's parents had to hide their religion, she feels a sense of mission -- that she's doing what she's "supposed to do.'' "I understand that this is a new life and I chose it myself,'' she said.

<
http://dailynews.yahoo.com/h/ap/20010825/wl/immigrant_settlers_1.html>
Saturday August 25, 2001

TERRE PROMISE

Diffusé par la liste <[email protected]>, le 27 août 2001:

Chers amis américains, on a lu dans toute la presse américaine des récits hystériques rapportant les dangers que courent les juifs qui vivent en Palestine. Et si on lançait une campagne simultanée sur le thème "Conduisez les juirfs d'Israël) jusqu'à la véritable Terre promise que sont les Etats-Unis"? On imagine de magnifiques formules comme "Let my people come to the US" ("Conduisez mon peuple aux Etats-Unis", calqué sur un négro spiritual bien connu) ou bien "Une carte de résident pour tous les juifs". Ce serait vraiment une bonne idée, les Russes se précipiteraient aux Etats-Unis et les juifs qui resteraient en Orient se transformeraient en Arabes du Proche-Orient. De toute façon, les riches ashkénazes israéliens ont éjà la nationalité américaine et habitent presque tous à Los Angeles. En prime, tout opposant à ce projet serait qualifié "d'antisémite.
 
Dear American Friends, in the American press there were hysterical reports of the dangerous life of Jews in Palestine. What do you think of a sideline campaign 'Bring the Jews (from Israel) to the real Promised Land of the US'? So many good slogans: 'Let My People Come to the US', 'Green Card to Every Jew'. Actually, not bad an idea, the Russians would move to the US before you would say Jack Robinson, and the remaining Oriental Jews would blend into Arab Middle East. The rich Ashkenazi Israelis anyway have American passports and live mainly in LA.
As a bonus, we can call every objector to this scheme, 'an anti-Semite'.

Date: Mon, 27 Aug 2001 08:47:27 +0200
<
[email protected]>, 27 Aug 2001.
 
 

L'OUTIL DU BOUCHER

U.S. Warns Israel on Use of American-Made Arms



By ABCNEWS.com
Un membre du gouvernement américain déclare que le ministère des affaires étrangères pourrait bientôt décider si Israël viole le droit américain. Un haut fontionnaire de ce ministère a déclaré aujourd'hui à ABC News que les Etats-Unis avaient averti Israël que le Congrès pourrait demander un rapport établissant si le gouvernement israélien utilise illégalement des armes de fabrication américaine pour tuer des dirigeants palestiniens. La loi sur l'exportation des armées interdit que les armes vendues par les Etats-Unis servent à autre chose qu'à la "légitime défense". Si des violations de la loi étaient relevées, le pouvoir exécutif doit saisir le Congrès qui déciderait alors d'une éventuelle punition.
Les Palestiniens affirment que les attaques récentes par des hélicoptères et des avions de combat étaient des offensives. Le gouvernement israélien prétend de son coté que c'était des opérations défensives, dont les cibles étaient les organisateurs d'attaques terroristes répétées contre les citoyens israéliens [...]. "Nous n'avons encore pas établi ni décidé si la loi avait été violée", a dit le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Richard Boucher.


Que le porte-parole du ministère américain des affaires étrangères s'appelle Boucher nous permet de deviner quelle fut la réponse amériaine: c'est tout à fait légal et nos chers amis israéliens ont tout à fait le droit de massacrer qui ils veulent avec des armes fournies par le contribuable américain. (28 août 2001)
<http://dailynews.yahoo.com/htx/abc/20010828/wl/israelweapons_010828_1.html>


[A Bush administration says the State Department could soon determine Israel is violating American law. The United States has warned Israel that a report may have to be sent to Congress indicating it is improperly using American-made weapons for killing Palestinian leaders, a senior State Department official told ABCNEWS today.
The Arms Export Control Act requires that U.S.-supplied weapons obtained by foreign countries be used only for "legitimate self-defense." In the event of substantial violations, the executive branch is required to notify Congress. Congress would have to decide if it wanted to impose some sort of punishment.
Palestinians argue recent attacks by helicopters and fighter aircraft were offensive operations. The Israeli government contends they were defensive, targeting the planners of recurring terror attacks against Israel citizens. [...] "We have not made any determination or decisions that the provisions of the law might have been violated," said State Department spokesman Richard Boucher.]


LE TALON DE FER

The army's Achilles' heel



Analysis By Arieh O'Sullivan August, 26 2001
Jerusalem (August 26) -- The image of a Palestinian firing on soldiers as they slept in their barracks and killing their commander in a face-to-face battle in the Gaza Strip are hardly material for heroic folklore.
Friday night's audacious attack by two Palestinian gunmen revealed a number of the IDF's major weaknesses. The spotters failed to detect them. The fence didn't stop them. The gate guard was easily overcome. But worse than all was the failure to quickly locate and kill the infiltrators.
Some say that it is nearly impossible to fight against suicide attackers. However, while the risks were almost impossible, yesterday's attack was clearly not a suicide mission in the Palestinians' eyes. They had planned an escape route, and the fact that one of them managed to flee in the midst of the gun battle showed that he wanted to come out of the attack alive.
The attack was a classic commando raid by two obviously trained gunmen. While the IDF Spokesman continued to refer to the two as "terrorists," OC Southern Command Maj.-Gen. Doron Almog apparently realized the danger in this and midway in his briefing to reporters yesterday started calling them "infiltrators." Because if they were terrorists, then it proved that the IDF could be terrorized.
"The results of the battle are certainly not what we expected from [the soldiers] in face-to-face combat," Almog said. "It is important to stress that both of the infiltrators were killed in the face-to-face battle, but the result is difficult."
But what does the army expect when it doesn't train for this sort of close-quarters combat? The IDF doesn't issue knives and doesn't train most infantry soldiers, including those in the Givati Brigade, in hand-to-hand combat.
The IDF has made the personal protection of its forces top priority. It has razed former forested hilltop bases in the West Bank and erected ramparts similar to the outposts in the Lebanese security zone. The Marganit position in Gush Katif also rises like a volcano on the Gaza dunes.
"The IDF sees protection of its troops as a strategic goal, because the Palestinians want Israeli society to endure continued and prolonged suffering," said one senior officer.
The IDF prefers to wage battles elegantly and at a distance. Its ambush squads, we witnessed last week on Mount Ebal, stealthily locate Palestinian gunmen and bomb-planters with night vision and shoot them.
The problem is that the IDF is somewhat like a cumbersome knight in armor.

Jerusalem Post -- Internet Edition
<
http://www.jpost.com/Editions/2001/08/26/News/News.33379.html>


LE DÉBUT DE LA FIN

Libération du 27 août, donne la parole à un soi-disant "expert de l'armée israélienne", un certain Martin Van Creveld, donné comme "chercheur à l'université hébraïque de Jerusalem", et auteur de Tsahal: une histoire de l'armée israélienne. Ce personnage est un illustre inconnu mais il ne doit pas être un ennemi de ladite armée. La pauvre journaliste lui parle de l'attaque dans la garnison de Gaza. Il répond: Ceci "nous montre jour après jour que les Palestiniens sont lentement, mais sûrement en train de gagner la guerre, tandis que les Israéliens sont lentement, mais sûrement, en train de la perdre."


LA CRIME

Si vous voulez vous renseigner sur les crimes qui sont journellement perpétrés contre les Palestiniens, consultez le site <http://www.ramallahonline.com> et en particulier la recension du 27 août: <http://www.ramallahonline.com/article.php?sid=463>
Vous pouvez aussi consulter les dossiers de B'Tselem, l'organisation israélienne des droits de l'homme. Ces gens font un travail extraordinairement difficile d'intervention et de documentation sur les horreurs perpétrées par l'armée et les multiples polices de l'Etat sioniste. Fondée en 1989, B'Tselem publie des rapports.
8 HaTa'asiya St. (4th Floor), Talpiot, Jerusalem 93420, Israel
Telephone: 02-6735599, Fax: 02-6749111, <m[email protected]>
<http://www.btselem.org>


CULOTTES DE PEAU

D'abord les milices juives, qui se plaignent de l'impéritie d'Ariel Sharon, qui"a promis de chasser ces fils de pute arabe de la terre d'Israël" et ne l'a fait. Alors, les colons prennent les choses en main et tant pis pour les fils de pute (arabe) qui viennent à passer.

Vigilantes take up arms, vow to expel "Muslim filth"


By Jack Kelley


HEBRON, West Bank -- After a quick prayer, Avi Shapiro and 12 other Jewish settlers put on their religious skullcaps, grabbed their semiautomatic rifles and headed toward Highway 60.
There, they pushed boulders, stretched barbed wire and set tires afire to form a barricade that, they said, would stop even the biggest of Palestinian taxis. Then they waited for a vehicle to arrive. As they crouched in a ditch beside the road, Shapiro, the leader of the group, gave the settlers orders: Surround any taxi, ''open fire'' and kill as many of the ''blood-sucking Arab'' passengers as possible.
''We are doing what (Israeli Prime Minister Ariel) Sharon promised but has failed to do: drive these sons of Arab whores from the Land of Israel,'' said Shapiro, 42, who moved here with his wife and four children 3 years ago from Brooklyn. ''If he won't get rid of the Muslim filth, then we will.'' Claiming they have been abandoned by Israel's government and determined to rid the West Bank of Arabs, vigilante Jewish settlers are shooting and beating Palestinians, stealing and destroying their property and poisoning and diverting their water supplies, Israeli and Palestinian officials say.
Though Jewish extremists have lashed out before -- most notoriously in 1994 when a U.S. settler, Baruch Goldstein, gunned down 29 Arabs in a nearby mosque -- never before have they struck with such frequency, Israeli officials say. And nowhere has the violence been as intense as in this disputed city, believed to be the burial place of the Biblical prophet Abraham. Nearly 450 right-wing Jews, all of whom are armed and claim a Biblical right to the land, live here among 120,000 Palestinians. Many, like Shapiro and his colleagues, are ready to strike at any time. Israeli and U.S. officials have warned Sharon that if the violence against Palestinian civilians increases, it could enflame already high emotions and lead the entire region into war.
''It only takes a spark to light a very big fire here,'' says Yossi Sarid, a left-wing Israeli opposition leader. ''This is a city that is cursed.''
'A time bomb'
Since the start of the latest surge of violence in Israel a year ago this month, at least 119 Palestinians have been killed by Israeli civilians in the West Bank and Gaza, according to B'Tselem, an Israeli human rights group that has been critical of both sides. Hundreds have been hospitalized, it says. During the same time, at least 30 settlers have been killed by Palestinian gunmen. In July, Jewish vigilantes killed three Palestinians, including a 3-month-old boy, in Nablus. The State Department condemned the attack as a ''barbaric act'' of ''unconscionable vigilantism.'' No one has been charged in the attack.
''These people are a time bomb,'' says Hanna Nasser, Palestinian mayor of the West Bank city of Bethlehem. ''No one is safe.''
The almost daily attacks have been condemned by nearly all Israelis, including most settlers. Politicians, who fear the extremists will spoil Israel's attempt to portray itself as the victim rather than the aggressor in this conflict, have been the most vocal. ''These Jewish terrorists are criminals,'' Israeli Foreign Minister Shimon Peres says. ''They've gone too far.'' Yet, the attacks are expected to increase, Israeli officials say. A group of Jewish vigilantes who possess bomb-making materials has formed in Hebron, the officials say. The group, which claimed responsibility for three recent Palestinian deaths, has been distributing fliers in the West Bank that read: ''Revenge is holy. It should be up to the government to do it, but unfortunately, the government does not care about the murder of Jews. There are people whose patience has run out.'' Security officials also say they fear that the extremists are widening their targets to include Israeli police and soldiers sent to protect the settlers, as well as Western diplomats and European peace monitors. All have recently been attacked. The settlers accuse them of not doing enough to protect them or of favoring the Palestinians. On Aug. 21, 85 European Community monitors who had patrolled Hebron since 1994 withdrew after complaining of weeks of verbal and physical abuse by the settlers. ''Every day, we were kicked, dragged and beaten by the settlers,'' says Karl-Henrik Sjursen of Norway, chief of the observer mission. ''They made life impossible for us.''
Shots at a taxi
On a recent Sunday, Shapiro and the 12 other extremists spotted their first target: a white Palestinian taxi that had turned the corner and begun to rumble toward them. From a hill 50 yards away, the Jewish men could be seen removing the safety locks from the weapons. Their wives were grabbing extra ammunition clips. Their children, all of them younger than 12, were picking up rocks. But the Palestinian driver, upon seeing the settlers, brought his Mercedes stretch taxi to a sudden stop 50 yards from the checkpoint. He quickly turned the car around. Cursing aloud, Shapiro ordered the men to open fire. The shooting lasted for 10 seconds. At least two bullets hit the car. One shattered its back window. Several women wearing white Islamic headscarves could be heard screaming and seen ducking. It wasn't known whether anyone was injured. ''We'll keep this up until we eliminate all the Muslim filth,'' Shapiro said before the confrontation. ''We have to: It's our Jewish duty.''
'God's land given to us'
Analysts such as Elisha Efrat of Tel Aviv University estimate that 10% of the 177,000 settlers in the West Bank and Gaza are extremists, people who are willing to die before giving up their land. Many of them live behind 25-foot tall stone fences and bulletproof windows in Hebron. The 450 settlers here, and the 7,000 others who live down the road in Israeli- controlled territory, see themselves as the guardians of Hebron, which is considered Judaism's second holiest city after Jerusalem. All are protected by several thousand Israeli soldiers and police.
''This is God's land given to us, the Israeli people,'' says settler Ariel Fischer, 38, citing Biblical passages that support Israel's claim of the land. Like most of the extremists, he's Israeli-born. ''If you don't wear a yarmulke (skullcap), get out.'' Hebron is also home to 120,000 Palestinians, many of whom live in the hilltop area of Abu Sneineh. For centuries, Arabs and Jews coexisted peacefully in Hebron. Then a riot in 1929 resulted in the deaths of more than 60 Jews. The British, who governed what was then Palestine, resettled the remaining Jews elsewhere. In 1967, after Israel captured the West Bank of the Jordan River, some Jews returned. But those who came were the most ideologically extreme of Israelis. Backed by government policies that encouraged them to move into the West Bank, the Israelis claimed a Biblical right to the city and demanded that the Arabs leave. Then in 1997, the Israeli army, which had controlled Hebron since the war 30 years ago, withdrew from 80% of the city and ceded control to the Palestinian Authority. The remaining 20% was left for the settlers. That was a recipe for disaster, settlers say. Almost daily since last September, there have been shots fired into their settlement by Palestinian snipers. In response, Israel put 30,000 Palestinians, whose homes surround the settlement, under a 24-hour curfew. It prohibits them from leaving their homes, even to go to a doctor or attend school, and jails them if they do. Twice a week, the curfew is lifted for a few hours to allow the residents to shop. The rest of the time, they are in their homes.
Last week, hundreds of Israeli troops, backed by dozens of tanks and bulldozers, swept into Hebron for several hours to destroy buildings they say had been used by Palestinian snipers. Settlers want Israel to reestablish control of the area by permanently reoccupying all of Hebron. Until that happens, settlers say, they're forced to take ''pre-emptive actions'' to stop the Palestinian gunfire. ''People here are extremely upset,'' says David Wilder, a spokesman for Jewish settlers here. ''We're upset by the daily shooting, killings and harassment by Palestinians. People feel abandoned (by Israel's government) and so some people are going to take up guns.'' Says another settler spokesman Noam Federman, ''If we don't take up guns, we'll be ducks in a shooting range.'' But Israeli officials say the settlers often provoke the violence. Unlike the Palestinians, the settlers are free to leave their homes at will. They regularly attack Palestinian shops while the Palestinians, who are forced to stay indoors because of the curfew, can only watch, according to human rights groups.
Ahmad Abu Neni, 55, is blind and a Palestinian. His small kiosk of cleaning supplies has been ransacked three times since last September by settlers, human rights officials say. He also has been beaten in the back with a brick and punched repeatedly, they add. Neni says Israeli soldiers tried to break up one of the attacks by firing a concussion grenade at the attackers, only to set his clothes on fire. He suffered third-degree burns. His shop now closed, he survives on handouts of food and money. ''If I had money and could see, I would leave,'' Neni says. ''It's just a matter of time before they beat me again.''
Nearby, Nafez Bani Jaber, 45, was burying all 123 of his sheep. He says they were poisoned last week after 10 Jewish extremists chased him off his fields. Israeli police say they have found needles dipped in poison that they believe the settlers used on the sheep. Police say poison also was dumped down a nearby well that Palestinians use. ''First they poisoned the sheep. Next will be the children,'' Jaber says. ''These are war crimes.'' Often, the violence directed at the Palestinians is aimed at their Muslim faith. Settlers have spray painted graffiti reading ''Mohammed is a homosexual,'' referring to the Islamic prophet, and painted Jewish Stars of David on the walls of the local Arab market. They also have surrounded Muslim women and tried to rip off their Islamic headscarves and body veils, human rights groups say.
Samar Abdul-Shafti, 36, a Palestinian mother of two, was photographed last month trying to escape several settlers who were beating her as they tried to remove her headscarf. It has happened two other times since then, she says, revealing bruises on her arms, legs and forehead. ''The Jews are trying to do to us what was done to them during the Holocaust,'' Shafti says. ''They must not be allowed to drive us from our homes. Someone must help.''
'Ashamed to be a Jew'
Palestinian police say they don't have the means to defend the Arab residents. Israeli soldiers seem unwilling or unable to help. Noam Tivon, Israeli Defense Forces brigade commander for Hebron, says his soldiers are in Hebron to protect the settlers, not the Palestinians. Tivon says his soldiers and police officers often are ambushed by settlers whom he calls ''hooligans.'' The settlers accuse the police of failing to stop the Arab violence. ''They throw rocks at us, curse at us and vandalize our police cars,'' says Israeli policeman Shahar Mahsomi, 25. He suffered a concussion in March after a settler struck him on the head with a rock. Another settler tried to stab two police officers in the same scuttle. ''I never thought I'd be fighting Jews,'' Mahsomi says. The situation is just as dangerous at the nearby settlements of Kiryat Arba and Givat Harsina where nearly 7,000 settlers, many of whom are hard-liners, regularly attack neighboring Palestinians.
''I can't believe we are risking our lives to defend these fanatics,'' says Sgt. Avi Alamm, 28, as he watches a settler boy, dressed as the late Goldstein, walked by with an Israeli flag. Goldstein, who gunned down the 29 Muslims, is revered among some settlers as a prophet. They encourage their children to dress like him on occasion. ''The people make me ashamed to be a Jew,'' Alamm says. Now, many Israelis are calling on the government to dismantle extremist settlements such as the one here. ''The Jewish settlement in Hebron is a major nuisance, and the lawless behavior by Jews there in recent days leads to one conclusion,'' the Israeli newspaper Ha'aretz recently editorialized. ''Hebron must be evacuated.''

USA Today <[email protected]>
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http://www.usatoday.com/usatonline/20010904/3599125s.htm>


ARMÉE POSTHUME

Une banque de sperme pour les soldats israéliens?



L'armée israélienne envisage de mettre en place une banque de sperme pour les militaires, le premier projet de ce genre dans le monde, a annoncé jeudi le ministère de la Défense israélien. Si les militaires sont tués dans l'exercice de leurs fonctions, les épouses ou leurs compagnes pourraient utiliser leur sperme pour avoir des enfants, a précisé le porte-parole du ministre de la Défense, Shlomo Dror. Il a ajouté qu'une commission avait été créée la semaine dernière pour examiner les aspects religieux, juridiques, médicaux et économiques de cette proposition. Selon Shlomo Dror, ce projet nécessiterait le vote d'une législation spéciale, ce qui pourrait être fait dans les mois à venir. ''Nous sommes très favorables à cette idée'', a-t-il souligné. ''Il y a des gens qui vont à la guerre et qui craignent de ne pas revenir ou de voir réduite leur capacité à mettre des enfants au monde''.

AP, 30 août 2001.

Coopération militaire franco-israélienne au beau fixe



Un accord secret dévoilé.
On apprend qu'un accord militaire secret franco-israélien a été signé le 16 août dernier au Ministère français de la Défense entre une compagnie israélienne et la société franco-européenne EADS à l'effet de développer un drone (avion de surveillance et d'espionnage sans pilote) de nouvelle génération, de type Eagle.La société EADS refuse de fournir davantage de détails sur le contenu du contrat, sous peine de voir celui-ci résilié. Le contrat comporte de surcroît un volet stipulant le transfert d'une technologie française très avancée permettant à Israël de fabriquer un avion sans pilote capable de transporter une charge nucléaire sur une distance de 4500 km La coopération militaire franco-israélienne s'est intensifiée depuis le milieu des années 90, et en particulier lorsque François Léotard était ministre de la Défense, au point d'avoir retrouvé aujourd'hui le niveau qui était le sien avant 1967, année ou le général de Gaulle avait décidé de boycotter Israël sur le plan militaire à la suite de l'aggression déclenchée à l'encontre des pays arabes du Proche-Orient
L'information synthétisée plus haut figure en première page du quotidien al-Hayat, journal international de langue arabe publié à Londres, dans son édition du 3 septembre 2001. <
http://www.alhayat.com>


Interview de Ariel Sharon par Amos Oz, 1982

A propos du doux et du délicat


Ariel Sharon - "Vous pouvez m'appeler comme vous voulez. Appelez-moi un monstre ou un meurtrier. Notez cependant que je ne hais pas les Arabes. Au contraire. Personnellement je me sens bien mieux à l'aise avec eux, et tout spécialement avec les Bédouins, qu'avec des juifs. Les Arabes que nous n'avons pas pourris sont un peuple fier, ils sont irrationnels, cruels et généreux. Ce sont les Youpins [Yids, slang américain] qui sont tous tordus. Pour les remettre droit, vous devez d'abord les plier à angle droit dans l'autre sens. Voilà en quelques mots toute mon idéologie.
"Donnez à l'Etat d'Israël tous les noms que vous voulez, appelez-le Etat judéo-nazi comme Leibowitz. Pourquoi pas ? Il vaut mieux être un judéo-nazi vivant qu'un saint mort. Cela m'est égal d'être comme Kaddafi. Je ne cherche pas à être admiré par les goys. Je n'ai pas besoin de leur amour. Je n'ai pas non plus besoin d'être aimé par des juifs comme vous non plus. Je dois vivre et j'ai l'intention de faire en sorte que mes enfants vivent comme moi. Avec ou sans la bénédiction du pape et d'autres dirigeants religieux du New York Times. Je détruirai tous ceux qui lèvent la main contre mes enfants, je le détruirai lui et ses enfants, avec ou sans notre fameuse pureté des armes. Et peu m'importe qu'il soit chrétien, musulman, juif ou païen.
"L'histoire nous enseigne que celui qui ne tue pas sera tué par les autres. C'est une loi de fer.
"Même si vous me prouvez mathématiquement que la présente guerre au Liban est une guerre immorale et sale, peu m'importe. Si en outre vous voulez prouver que nous n'avons pas atteint et n'atteindrons aucun de nos objectifs au Liban, que nous n'arrivons jamais à installer un régime ami au Liban, ni détruire les Syriens, ni même l'OLP [d'Arafat], cela m'est égal. Cela valait tout de même le coup. Même si de nouvelles Katiouchka sont tirées sur la Galilée dans l'année qui vient, cela m'est complètement égal. Nous recommencerons une autre guerre, tuerons et casserons de plus en plus, jusqu'à ce qu'ils en aient assez. Et savez-vous pourquoi tout cela vaut le coup ? Parce qu'il semble que cette guerre nous a rendus plus impopulaires dans le soi-disant monde civilisé.
"Nous n'allons plus encore avoir ces stupidités du genre de l'exceptionnelle moralité juive, des leçons morales de la shoa ou des juifs dont on dit qu'ils sortirent purs et vertueux des chambres à gaz. Plus de ça. La destruction de Ayn Helwe (et c'est bien dommage que nous n'ayons pas complètement effacé de la terre ce nid de frelons), le sain bombardement de Beyrouth et ce minuscule massacre dans leurs camps (peut-on parler d'un massace à propos de 500 Arabes ?) que nous aurions dû commettre avec nos propres mains délicates plutôt que de laisser les Phalangistes faire le travail, tous ces bons actes ont clos le bec à ce discours de merde [bullshit talks] concernant un peuple exceptionnel qui serait une lumière pour les nations. Plus d'unicité, plus de douceur et plus de lumière. Bon débarras. "
"Personnellement je ne veux pas être meilleur que Khomeiny ou Brejnev ou Kadhafi ou Assad ou Mme Thatcher, ou même que Harry Truman qui avec deux belles bombes tua un demi million de Japonais. Je veux simplement être plus intelligent qu'eux, plus rapide et plus efficace, mais pas meilleur ou plus beau qu'eux. Dites-moi, est-ce que les méchants se portent mal en ce monde ? Si quelqu'un essaie de me toucher, le méchant homme lui coupe les mains et les jambes. Ils chassent et attrapent ce qu'ils veulent comme ils mangent. Ils n'ont pas d'indigestion et ne sont pas punis par le Ciel. Je veux qu'Israël entre dans ce club-là. Peut-être que de cette manière le monde finira par me craindre plutôt que de se faire des soucis pour moi. Peut-être qu'ils commenceront à trembler, à craindre ma folie au lieu d'admirer ma noblesse. Remercions Dieu pour cela. Qu'ils tremblent, qu'ils nous appellent un Etat fou. Faisons leur comprendre que nous sommes un pays sauvage, dangereux pour ceux qui nous entourent, anormaux, que nous sommes capables de devenir fous si l'un de nos enfants est assassiné -- seulement un! Que nous allons devenir féroces et brûler tous les puits de pétrole du Proche-Orient! Si quelque chose arrivait à votre enfant, je touche du bois, vous parleriez comme moi. Qu'ils sachent à Washington, à Moscou, à Damas ou en Chine que si l'un de nos ambassadeurs est tué, ou même un consul ou un attaché d'ambassade du grade le moins élevé, nous commencerons la troisième guerre mondiale, juste comme ça!"

Nous devisons ainsi sur le balcon d'une belle maison de campagne appartenant à Sharon, dans un moshav prospère. A l'Ouest le soleil brûlant se couche et il y a des effluves d'arbres fruitiers dans l'air. On nous sert du café glacé dans de grands verres. Sharon est âgé d'environ cinquante ans. Ses actions militaires l'ont rendu célèbre. Il a un corps fort et lourd, vêtu d'un short mais sans chemise. Son corps est bronzé, la couleur d'un homme blond vivant dans le soleil. Il pose ses jambes poilues sur la table et ses mains sur la chaise. Il porte une cicatrice dans le cou. Ses yeux survolent ses plantations. Il expose son idéologie de la voix enrouée de quelqu'un qui fume trop :

"Je vais vous dire ce qui est le plus important, le fruit le plus doux de la guerre au Liban est que maintenant, ils ne détestent pas seulement l'Etat d'Israël. Grâce à nous, maintenant ils détestent aussi les fines gueules [Feinschmecker, terme utilisé en hébreu et conservé dans la version anglaise] à Paris, Londres, New York ou Montréal, partout dans leurs trous. Finalement ils détestent tous ces gentils youpins qui se prétendent différents de nous, disant qu'ils ne sont pas des tueurs israéliens [thugs], qu'ils sont des juifs autres, propres et bien élevés. Tout comme les juifs assimilés de Vienne et de Berlin suppliaient les anti-sémites de ne pas les confondre avec les juifs de l'Est braillants et puants, qui avaient quitté les sales ghettos d'Ukraine et de Pologne et s'étaient infiltrés dans ce monde cultivé. Cela ne les aidera pas du tout, ces youpins bien propres, comme cela ne les a pas aidé à Vienne ou à Berlin. Laissons-les clamer qu'ils condamnent Israël, qu'eux sont dans leur bon droit, qu'ils ne feraient pas de mal à une mouche, qu'ils préféreraient toujours passer à l'abattoir plutôt que de se battre, qu'ils ont entrepris d'éduquer les goys pour qu'ils soient de bons chrétiens toujours prêts à présenter l'autre joue. Cela ne les aidera pas. Maintenant, grâce à nous, ils comprennent et c'est, je vous l'assure, un plaisir de voir cela.
Ce sont les mêmes youpins qui avaient convaincu les goys de capituler devant des bâtards au Vietnam, de céder à Khomeiny, à Brejnev, de plaindre le cheikh Yamani à cause de son enfance malheureuse, de faire l'amour au lieu de faire la guerre. Tout cela est fini pour nous. Les youpins ont été rejetés non seulement parce qu'ils ont crucifié Jésus, mais aussi parce qu'ils ont crucifié Arafat à Sabra et Chatila. Ils sont tous identifiés à nous et c'est une bonne chose! Leurs cimetières sont profanés, leurs synagogues brûlées, tous leurs vieux surnoms réapparaissent, ils sont jetés hors des meilleurs clubs, des gens tirent dans leurs restaurants ethniques tuant de petits enfants, les obligeant à supprimer tous les signes extérieurs montrant qu'ils sont juifs, les obligeant à déménager et à changer de profession.
Bientôt leurs palais seront souillés d'inscriptions disant "youpins, en Palestine!". Et vous savez quoi? Ils iront en Palestine parce qu'ils ne sauront pas où aller ailleurs! Tout cela est un bienfait que nous devons à la guerre au Liban. Alors, dites-moi, cela ne valait pas le coup?
Bientôt nous arriverons dans des temps meilleurs. Les juifs commenceront à arriver, les Israéliens s'arrêteront de partir, et ceux qui sont partis vont revenir. Ceux qui avaient choisi l'assimilation comprendront en fin de compte que cela ne les aidera pas de vouloir être la conscience de l'humanité. La "conscience de l'humanité" comprendra par le cul ce qui ne lui était pas entré dans la tête. Les goys ont toujous été rendus malades par les youpins et leur conscience, mais maintenant les youpins n'auront plus qu'une seule option: rentrer chez eux, tous, et vite, installer d'épaisses portes métalliques, construire de fortes barrières, avoir des mitrailleuses à chaque coin de leur clôture, et se battre comme le diable contre tous ceux qui dans cette région élèvent la voix. Et si quelqu'un ose seulement lever la main sur nous, nous lui prendrons la moitié de sa terre et brûleront l'autre moitié, pétrole compris. Nous pourrons utiliser des armes nucléaires. Et continuer jusqu'à ce qu'il change d'avis.
Vous aimeriez probablement me demander si je ne suis pas effrayé par la masse des youpins arrivant ici pour échapper à l'antisémitisme et qui nous souillerons à l'huile d'olive pour nous rendre aussi tendres qu'eux. Voyez, l'histoire est amusante à ce propos, il y a là une dialectique, l'ironie. Qui est-ce qui a élargi les frontières de l'Etat d'Israël presqu'à la dimension du royaum du roi David? Qui a agrandi l'Etat, le faisant aller du mont Hermon jusqu'à Ras Mohamed? Levi Eshkol. De tous, ce fut ce disciple de Ben Gourion cette vieille femme. Qui par contre va nous parquer de nouveau derrière les murs du ghetto? Qui a cédé tout le Sinaï pour que nous gardions une image de peuple civilisé? Le gouverneur du Bétar en Pologne, ce fier Menahem Begin. Ainsi, on ne peut jamais rien prédire. Je ne suis sûr que d'une chose: aussi longtemps que vous vous battez pour votre existence, tout est permis, même de bouter tous les Arabes hors de la Cisjordanie. Tout.
Leibowitz a raison, nous sommes des judéo-nazis, et pourquoi pas ? Ecoutez, un peuple qui s'abandonne jusqu'à être exterminé, un peuple qui permet de transformer ses enfants en savon et des abat-jours avec la peau de ses femmes est plus criminel que ses assassins. Pire que les nazis! Si vos gentils parents, si civilisés, étaient venus ici à temps au lieu d'écrire des livres sur l'amour de l'humanité et de chanter "Ecoute ô Israël" en entrant dans les chambres à gaz, maintenant ne soyez pas choqués, si au lieu de cela ils avaient tués six millions d'Arabes, ou un million, que serait-il arrivé? Il est vrai que deux ou trois méchantes pages auraient figuré dans les livres d'histoire, on nous aurait donné toutes sortes de noms, mais nous pourrions être ici un peuple de 25 millions d'habitants!
Même aujourd'hui je me porte volontaire pour faire ce sale travail pour Israël, de tuer autant d'Arabes qu'il est nécessaire, de les déporter, de les expulser, de les brûler, de faire que le monde entier nous haïsse, de tirer le tapis de dessous les pieds des juifs de la diaspora, ce qui les forcera à courir vers nous en pleurant. Même s'il faut faire sauter une ou deux synagogues par-ci par-là, cela m'est égal. Et cela m'est égal aussi si une fois le travail fait, vous me mettez devant un tribunal de Nuremberg puis me jetez en prison à vie. Pendez-moi même, si vous voulez, comme criminel de guerre.
Après cela vous pourrez vous vanter de votre conscience juive et entrer dans le club respectable des nations civilisées, nations grandes et bien portantes. Ce qu'un grand nombre ne comprend pas est que le sale travail du sionisme n'est pas encore terminé, il en est loin. Certes, il aurait pu être terminé en 1948, mais vous avez interféré, vous l'avez empêché. Et tout cela à cause de la judaïté dans vos âmes, de votre mentalité de diaspora. Les juifs en effet ne comprennent pas vite. Si vous ouvrez vos yeux et regardez autour de vous, vous verrez que la nuit tombe de nouveau. Et nous savons de qui arrive à un juif qui reste dehors dans la nuit. Cela fait que je suis heureux que cette petite guerre au Liban ait fait peur aux youpins. Qu'ils aient peur et qu'ils souffrent. Ils devraient courir à la maison avant qu'il ne fasse réellement nuit. Ainsi, je suis un anti-sémite? Parfait. Alors ne me citez pas, citez Lilienblum plutôt [un des premiers sionistes russes]. Ce n'est pas la peine de citer un anti-sémite. Citez Lilienblum, il n'est vraiment pas un anti-sémite, il y a même une rue à Tel Aviv qui porte son nom (Sharon. puise ses citations dans un petit carnet posé sur sa table quand je suis arrivé). 'Est-ce que tout ce qui arrive ne signifie pas clairement que nos ancêtres et nous-mêmes... voulaient et veulent toujours être couverts d'infamie ? Que nous jouissons de vivre comme des gitans?' Tout cela vient de Lilienblum. Pas de moi. J'ai parcouru la littérature sioniste, je peux prouver ce que je dis.
Et vous pouvez écrire que si l'humanité me couvre d'infamie, cela ne me gêne pas, bien au contraire. Faisons un pari: je ferai tout ce que je pourrai pour expulser les Arabes de là, je ferai tout ce que je pourrai pour accroître l'antisémitisme, et vous allez écrire des poèmes et des essais sur la misère des Arabes et vous accueillerez les youpins que je forcerai de fuir vers ici et leur apprendrez à être la lumière des nations. Qu'en dites-vous?

C'est là que j'arrêtai le monologue de Sharon. pendant un instant, exprimant une pensée qui me traversait l'esprit, m'adressant peut-être plus à moi-même qu'à mon hôte. Etait-il possible que Hitler ait non seulement fait du mal aux juifs, mais qu'il ait en plus empoisonné leurs âmes? Ce poison avait-il pénétré à l'intérieur et était-il toujours actif? Mais même cette idée-là ne provoqua pas de protestation de Sharon et ne le fit pas élever sa voix. Après tout, même pendant les périodes de tension il n'avait pas élevé la voix, même pas pendant les opérations auxquelles son nom est associé.

Propos recueillis par Amoz Oz, traduit en français à partir d'une version anglaise par M.-C. Stricker
Davar, le 17 décembre 1982
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Amos Oz, l'un des auteurs israéliens les plus connus; ses livres ont été traduits en seize langues

Propos du traducteur: Ayant douté à premiière vue de l'authenticité de cet incroyable documents, j'ai demandé à ma correspondante Genie Trone de bien vouloir vérifier ses sources. Elle l'a fait amplement. L'article avait été envoyé à Genie Trone, habitant à l'époque à Amman. Il est reproduit dans un ouvrage d'Amos Oz, The Land of Israel, contenant de nombreux articles et interviews. Dans son livre, Amos Oz a simplement remplacé la lettre C., petit camouflage, par la lettre Z. Pour des raisons que tous, sauf les naïfs incorrigibles, comprendront, cette interview n'a pas fait la "une" de la presse mondiale. Bien que sur le plan verbal, à côté de Sharon, Hitler était un enfant de choeur. M-C S.


Petit résumé historique

 

From: Fadwa El Guindi <[email protected]>
Did you know?

1 - THAT, when the Palestine Problem was created by Britain in 1917, more than 90% of the population of Palestine were Arabs, and that there were at that time no more than 56,000 Jews in Palestine?
2 - THAT, more than half of the Jews living in Palestine at that time were recent immigrants, who had come to Palestine in the preceding decades in order to escape persecution in Europe?... And that less than 5% of the population of Palestine were native Palestinian Jews?
3 - THAT, the Arabs of Palestine at that time owned 97.5% of the land, while Jews (native Palestinians and recent immigrants together) owned only 2.5% of the land?
4 - THAT, during the thirty years of British occupation and rule, the Zionists were able to purchase only 3.5% of the land of Palestine, in spite of the encouragement of the British Government?... And that much of this land was transferred to Zionist bodies by the British Government directly, and was not sold by Arab owners?
5 - THAT, therefore, when British passed the Palestine Problem to the United Nations in 1947, Zionists owned no more than 6% of the total land area of Palestine?
6 - THAT, notwithstanding these facts, the General Assembly of the United Nations recommended that a "Jewish State" be established in Palestine?... And that the Assembly granted that proposed "State" about 54% of the total area of the country?
7 - THAT, Israel immediately occupied (and still occupies) 80.48% of the total land area of Palestine?
8 - THAT, this territorial expansion took place, for the most part, before 15 May 1948: i.e., before the formal end of the British forces from Palestine, before the entry of Arab armies to protect Palestinian Arabs, and before the Arab-Israeli war?
9 - THAT, the 1947 recommendation of the General Assembly in favor of the creation of a "Jewish State" was outside the competence of the Assembly under the Charter of the United Nations?
10 - THAT, all attempts by the Arab States and other Asian countries to have the Assembly submit "the question of constitutionality" of its recommendation to the International Court of Justice for an "advisory opinion" by the Court were rejected or ignored by the Assembly?
11 - THAT, when the Assembly began to experience "second thoughts" over the matter and convened for its second special session in 1948, it failed to reaffirm the 1947 recommendation for the partition of Palestine-thus destroying whatever dubious legality that recommendation for the establishment of a "Jewish State" had had?
12 - THAT, that original 1947 recommendation to create a "Jewish State" in Palestine was approved, at the first vote, only by European, American and Australian States...for every Asian State, and every African State (with the exception of the Union of South Africa) voted against it?...And that, when the vote was cast in plenary session on 29 November 1947, urgent American pressures (which a member of the Truman cabinet described as "bordering onto scandal") had succeeded in prevailing only upon one African country (Liberia), both of which had special vulnerability to American pressures, to abandon their declared opposition?...And that, in other words, the "Jewish State" was planted at the point-of-intersection of Asia and Africa without the free approval of any Middle Eastern, Asian or African country except that Union of South Africa, itself ruled by an alien minority?
13 - THAT, Israel remained, ever since its inception, a total stranger in the emerging world of Afro-Asia; and that Israel has been refused admission to any inter-state conference of Asian, African, Afro-Asian, or Non-Aligned States ever held?
14 - THAT, since the General Armistice Agreements were signed in 1949, Israel has maintained an aggressive policy of waging military attacks across the Armistice Demarcation Lines, repeatedly invading the territories of the neighboring Arab States...And that Israel has been duly rebuked, censured, or condemned for these military attacks by the Security Council of the General Assembly of the United Nations on eleven occasions-five times by the Security Council and six times by the General Assembly?
15 - THAT, no other country in the world, whether member of the United Nations or non-member, has been so frequently condemned by the United Nations?
16 - THAT, no Arab State has ever been condemned by any organ of the United Nations for military attacks upon Israel?
17 - THAT, besides expelling the bulk of the Arab inhabitants of Palestine, and besides constantly attacking the neighboring Arab States, Israel has also consistently harassed the United Nations observers and other personnel stationed along the Armistice Demarcation Lines: It has assassinated the first United Nations Mediator and his military aide; it has detained some truce observers; it has militarily occupied and illegally searched the Headquarters of United Nations personnel; and it has boycotted meetings of the Mixed Armistice Commissions?...
18 - THAT, Israel has additionally imposed a system of apartheid upon the Arabs who stayed in their homeland? More than 90% of these Arabs live in "security zones;" they alone live under martial law, restricting their freedom to travel from village to village or from town to town; their children are denied equal opportunities for education; and they are denied decent opportunities for work, and the right to receive "equal pay for equal work?"
19 - THAT, notwithstanding the foregoing facts, Israel has always been, and still is, widely portrayed in the Western press as the "bastion of democracy" and the "champion of peace" in the Middle East?
20 - THAT, the Western Powers have persisted in declaring their determination to ensure a so-called "arms balance" in the area, as between Israel, on the one hand, and the one-hundred million inhabitants of the thirteen Arab States, on the other hand?... And this unilateral Western doctrine of so-called "arms balance" is no more reasonable than the suggestion that, in the Cuba-U.S.A conflict, there should be "arms balance" as between Cuba and the United States...or that Mainland China should not be permitted to have more arms than Taiwan...and that only thus can peace be safeguarded in the Western Hemisphere, in Africa, in Asia, or in Europe?...
21 THAT, Israel allots 85% of the water resources in the occupied territories for Jews and the remaining 15% is divided among all Palestinians in the territories? For example in Hebron, 85% of the water is given to about 500 settlers, while 15% must be divided among Hebron's 120,000 Palestinians?
22 THAT, The United States awards Israel $3 billion in aid each year, more than to any other country in the world: US aid to Israel exceeds the aid the US grants to the whole sub-Sahara Africa?
23 THAT, GDP, per capita, and consumption per capita in the Occupied Territories have dropped about 15 percent in the West Bank and Gaza since 1993 -- that's even with large foreign assistance pouring in, from Europe, mostly?
24 THAT, Up until 1993, the U.S. and Israel permitted humanitarian aid to come into the territories. UN humanitarian aid was permitted into the West Bank and Gaza. In 1993, that was restricted?
25 THAT, Israel is the only country in the Middle East that has nuclear weapons?
26 THAT, Israel is the only country in the Middle East that refuses to sign the nuclear non-proliferation treaty and bars international inspections from its sites?
27 THAT, Israel currently occupies territories of one sovereign nations (Syria) in defiance of United Nations Security Council resolutions?
28 THAT, High-ranking military officers in the Israeli Defense Forces have admitted publicly that unarmed prisoners of war were executed by the IDF?
29 THAT, Israel refuses to prosecute its soldiers who have acknowledged executing prisoners of war?
30 THAT, Israel routinely confiscates bank accounts, businesses, and land from Palestinians and refuses to pay compensation to those who suffer the confiscation?
31 THAT, Israel stands in defiance of 69 United Nations Security Council Resolutions?
32 THAT, Israel's current prime minister, Ariel Sharon, was found by an Israeli court to be "personally responsible" for the Sabra and Shatilla massacres in Lebanon in which thousands of unarmed Palestinian refugees were slaughtered in 1982?
33 THAT, Today's Israel sits on the former sites of more than 400 destroyed Palestinian villages, and that the Israelis renamed almost every physical site in the country to cover up the traces?
34 THAT, Ariel Sharon's coalition government includes a party -- Molodet -- which advocates expelling all [of the over two million] Palestinians from [their homes in] the occupied territories?
35 THAT, Israel's illegal settlement-building in the Occupied Palestinian territories more than doubled in the eight years since the Oslo agreements?
36 THAT, Illegal settlement building under Prime Minister Barak doubled compared to settlement building under Prime Minister Netanyahu?
37 THAT, More illegal settlements in the occupied Palestinian territories were built under Prime Minister Barak than at any other time in the history of Israel's occupation of Palestinian land?
38 THAT, Despite a ban on torture by Israel's High Court of Justice, torture has continued by Shin Bet interrogators on Palestinian prisoners?
39 THAT, Palestinian refugees make up the largest refugee population in the world?
40 THAT, Israeli military checkpoints surround every Palestinian population center in violation of the Oslo Accords?
41 THAT, The right of self-determination is guaranteed to every human being under the Universal Declaration of Human Rights (December, 1948), yet Palestinians were/are expected to negotiate for this right under the Oslo Accords?
42 THAT, Palestinians have the highest ratio of PhDs per capita in the world?

From: Fadwa El Guindi <
[email protected]>


VILAINS MOTS

La direction de CNN a fini par plier devant les exigences linguistiques du lobby. les journalistes ont reçu l'ordre de ne plus parler de "colonies" (settlments) dans les Territoires occupés mais de "quartiers juifs" (Jewish neighborhoods)


NAUFRAGE D'UN TROTSKISTE

Le célèbre auteur de Zionism in the age of Dictators, le livre capital qui fait le bilan des liens tissés entre le sionisme et les régimes fascistes, disponible sur le site de l'aaargh, un trotskiste américain nommé Lenni Brenner montre que l'on peut être à la fois antisioniste et hostile à la résistance palestinienne. Ce n'est pas un cas pathologique. Ce sont les contradictions d'un gauchisme qui ne peut pas se défaire de ses origines dans la petite bourgeoisie juive dans l'Europe centrale des débuts du XXe siècle.

In our language B follows A: Thoughts on the ADC & Islamic Jihad


Two recent emails produced iimportant reactions on al-awda's list. The 1st was "There Is No Military Solution," an op-ed in the August 23 Washington Post, by Ziad Asali, president of the American-Arab Anti-Discrimination Committee (organisation qui suit une ligne de compromis sans limite avec les juifs américains). The 2nd was my posting of Islamic Jihad's "About Us," & my comments on it.
Asali's position is clear:
"After 11 months of violence, the innocents on both sides now hate each other more fiercely. Palestinian children are shot by Israeli soldiers and Israeli children are killed by suicide bombers. No winners, just blood-soaked streets. In a way, though, there are victors: They are the extremists on both sides.... How much blood will be shed before reasonable people reclaim the debate and deny extremists the stage?" [Note de La Gazette du Golfe et des banlieues: Il faut entendre que les "gens raisonnables" sont ceux qui sont prêts à tout accepter pour se faire bien voir des bourreaux du peuple palestinien]
One writer protested "Assali's equation between Israeli occupation and the Palestinian resistance." To the contrary. Asali did the Palestinian cause a service in denouncing suicide bombings & reminding the shocked American public that Zionism, "the continuing occupation of ancestral land the Palestinians view as their own -- has led to extremism on both sides."
Most Americans, & most people, today & everywhere, are like unto the folks back in Ninevah. They "knoweth not their left hand from their right" about politics, much less Middle Eastern politics. But they see what they see, & what they are looking at is Zionist infamies, Jihad & Hamas bombs, Zionist infamies, Jihad & Hamas bombs, ad seriatum.
A plurality of Americans have always been pro-Israel. That's no surprise, given decades of Zionist propaganda, & Republican & Democratic pandering to Zionism for votes & money. To this, add right-wing Protestant Zionist theological monkey-chatter. But that number had been declining, in the wake of Sharon's al-Aksa provocation -- until the suicide-bombs.
The pro-Palestinian minority had been slowly growing. While much of the media here runs from pro-Israel to fanatically so & back, many serious media people grasped the elementary truth that Zionism is oppressive. Then the bombs. While Sharon & Co. didn't gain points with these serious & influential observers, the Palestinian cause lost points.
While the progressive minority grew among the media & the academic world, the working masses didn't move towards the Palestinians, with the significant exception of the Puerto Rican radicals in New York City, who had al-awda march with them in the Puerto Rican day parade. Most crucially, the majority of America are neither pro nor anti-Palestinian. Bluntly put, they have come to see the struggle as a hassle between 2 sects of ham-haters, & you can't do worse than that in the country that invented the pig out. [Note de La Gazette du Golfe et des banlieues:Encore l'arrogance et l'ignorance typique des pauvres Américains ] While increasingly troubled by Israeli brutality, their cynicism is reinforced by suicide bombers, who they equate with WWII Japanese kamikazi pilots, i.e., lunatic losers. [Note de La Gazette du Golfe et des banlieues: Il écrit ça SIX JOURS avant les tours jumelles ] As the bombings occured, an Arab-American buddy just sent me Islamic Jihad's web address, & I checked it out. At this juncture, what is usually said is `I couldn't believe my eyes.' Except that I wasn't surprised. "War is the continuation of politics by other means." That's Karl von Clausewitz's justly celebrated maxim, which in Islamic Jihad's case comes down to their bombs being a reflection of their primitive politics, for all the world to see, on their own website, complete with typos, narrow theological sectarianism &, incredibly, a pretentious -- borrowed -- treatise on the influence of Hegelianism on Zionism. Taste this:
"In this sense, like Feuerbach and Marx, Graetz was "standing Hegel on his head" by giving concrete historical meaning to Hegel's metaphysical dialectic. (Hegel, Philosophy of History) Similarly, just as Marx was to view the dialectical clash described by Hegel as one of group, or economic classes, Graetz was to view the struggle of the Jews as a struggle of the Jews as group, not as an individual personal struggle to attain salvation. In this formulation, contrary to Reform Judaism, individual salvation is irrelevant, communal fulfillment and survival is the essence of the Jewish religion. Hence, Graetz was one of the first protozionist thinkers to emphasize the political nature of Judaism, as communal fulfillment can only be realized through politics."
[Note de La Gazette du Golfe et des banlieues: Ca montre que les étudiants islamistes lisent Marx, Hegel et quelques autres, tout comme les étudiants trotzkystes...]
In other places, such is the pretentious stuff of unread academic magazines. With them, it is another proof that explaining themselves to the outside world is, at most, an after-thought.
An al-awdaite excused their technological crudeness on the grounds that English is a foreign language for them. Except that the Arab world is full of teenagers writing English, using spell checkers. No mincing words, Islamic Jihad's website is 1 of the strangest to be seen.
Asali is quite correct, as far as these guys. Unpolitical fanatics, nothing more. Indeed someone recently pointed out that, unlike Hamas, they are militarists without an accompanying social movement. In any case, Suicide bombs, with or without babble about Hegelianism, is the express track to isolation & defeat. [...]
More crucially, if 2 peoples can share 1 city, why can't they can share 1 country under a democratic, secular & bi-national state? All Palestinian & Arab-American anti-Zionists talk, correctly, of Israeli apartheid. In every literate language they say `in our language, B follows A.' When will the ADC, indeed the entire Palestinian movement, learn from the ANC & speak like the ANC. The African National Congress didn't speak of "two states," & they won.
In arguably the greatest speech ever penned, Abraham Lincoln passed judgement on his nation:
"Fondly do we hope -- fervently do we pray -- that this mighty scourge of war may pass speedily away. Yet, if God wills that it continue, until all the wealth piled by the bond-man's two hundred and fifty years of unrequited toil shall be sunk, and until every drop of blood drawn with the lash, shall be paid by another drawn with the sword, as was said three thousand years, so still it must be said "the judgements of the Lord, are true and righteous altogether."
Following him, we must say that if every drop of blood spilled by Israeli colonialism is repaid by many another spilled by suicide bombs, then history's condemnation of Zionism shall likewise be "true and righteous altogether."
But Lincoln immediately followed his crushing judgement with equally profound words:
"With malice towards none; with charity for all; with firmness in the right, as God gives us to see the right, let us strive on to finish the work we are in; to bind up the nation's wounds; to care for him who shall have borne the battle, and for his widow and his orphan -- to do all which may achieve and cherish a just and lasting peace, among ourselves, and with all nations."
In our day, Lincoln's humanity has been matched by the ANC. Now Zionism is on its unending downward decline. But the day of its defeat is not at hand. Nor shall it be, until democratic secular Palestinians unite with their Israeli similars in a Middle Eastern ANC, opposed to Zionism of any stripe, & the despotism & corruption of Arafat, & the destruction of innocent lives of Israeli youths by despairing elements like Islamic Jihad.
The ball is now in the Palestinian court. Good soup draws chairs to it. So the proverb. Let the democratic secularist Palestinian element among al-awda call together a conference with like minded Palestinians outside its ranks, to draft a start up constitution for a successor state to Israel & the Palestinian Authority. Show 1 & all a realistic goal & a serious strategy to get it, & you earn the right to say to the cynics that you need & deserve the support of all who cherish equality.
Lenni Brenner <[email protected]>

Delivered-To: mailing list [email protected], 5 Sep 2001.


Que ceci soit l'occasion pour nous dire que ni nous soutenons la lutte des mouvements palestiniens de gauche, laïques, ou centristes-démocrates et modérément musulmans, nous soutenons exactement de la même façon les mouvements de résistance islamistes parce que ce sont eux qui sont en première ligne, eux qui se battent pendant que les autres bavardent ou négocient dans les palaces internationaux et qu'à certains moment, s'ils n'étaient pas là, la volonté de résistance des masses palestiniennes ne trouveraient plus aucune expression authentique et populaire. Nous n'entendons pas, comme Brenner et ses copains trotzkystes, donner des leçons de politique aux Palestiniens, dans leur diversité d'opinions. La seule chose qu'ils puissent faire en commun est de résister. C'est la raison pour laquelle nous sommes indéfectiblement à leurs côtés quand ils le font. [Note de La Gazette du Golfe et des banlieues]


SERVITUDES MILITAIRES

Military Democracy


by Uri Avnery

"The Israeli army does not have a state!" Ariel Sharon declared this week, after the Chief-of-Staff tried to create a fait accompli behind his back.
I am not sure that Sharon knows where this phrase comes from. It was coined by the Count Honore de Mirabeau, one of the instigators of the French revolution, in his essay about Prussia. After stating that "war is the national industry of Prussia", Mirabeau said that while in other countries the state has an army, in Prussia the army has a state.
It has been said more than once that Israel is the "Prussia of the Middle East". I have tried to analyze the origins of this similarity.
The Prussian state came into being after a holocaust, before which it was just another small German state, called Brandenburg at the time. In 1618, the Thirty Years War broke out, killing a third of the German people and devastating most of its towns and villages. It left behind a trauma that has not yet entirely disappeared.
In the Thirty Years War almost all the major European armies took part, and all of them fought each other on German soil. Germany is located in the middle of Europe and has no natural boundaries. No sea, no desert and no mountain chain defend it. After the calamity, the leaders of Prussia drew the obvious lesson: if we have no natural barriers to defend us, we must create an artificial barrier in the form of a regular, big and efficient army. That's how the Prussian army came into being, a force that was designed to defend the fatherland, and in the course of time became the terror of its neighbors, until, in the end, it became the Nazi army ironically called the Wehrmacht -- the "defense force".
Israel is faced with a similar dilemma. Zionism was, in the beginning, a small and weak movement, rejected even by the majority of the Jews. When the first Zionists came to this country, t hey were surprised to find here a population that did not agree to turn its homeland over to another people. It resisted violently, and the Zionists defended themselves as well as they could.
Then came the Holocaust and annihilated a third of the Jewish people. It gave Zionism a tremendous impetus. The movement was seen as a valiant effort by the Holocaust survivors to redeem themselves. By the same measure, Arab resistance grew. The Zionists needed to create an "Iron Wall" (as Ze'ev Jabotinsky phrased it) against the resistance, a "defense force" strong enough to withstand the onslaught of the entire Arab world. Thus the IDF was born and, in the war of 1948 conquered some 78% of Mandate Palestine, and in the June 1967 war the remaining 22%, as well as great chunks of the neighboring countries. Since then, the "defense force" has become an army of occupation.
In the Second German Reich there was a popular saying, "der Soldate / ist der beste Mann in Staate" (The soldier is the best man in the state.) In Israel, the slogan was "The best go to the Air Force". In the young state, the army attracted the best and the brightest. The attitude towards the senior officers sometimes bordered on idolatry.
From the time the state was established until today, the generals have controlled the media, both by means of strong personal relations with the editors and by a complex network of army spokesmen masquerading as "our military correspondent", "our Arab affairs correspondent" (generally former army intelligence officers) and "our political correspondent,.
Foreign observers have frequently asked whether a military coup could occur in Israel. That's a silly question, because a coup is quite unnecessary. Since its early days, the army command has had a decisive influence on national policy, and its members have occupied key positions in the Israeli democracy, in a way unimaginable in any other democratic state.
A few facts may suffice: of the 15 chiefs-of-staff who preceded Mofaz, two became prime ministers (Rabin, Barak), four others became cabinet ministers (Yadin, Bar-Lev, Eytan, Lipkin-Shahak). Two prime ministers were past leaders of the pre-state armed underground organizations (Begin, Shamir), and one a former Director General of the Defense Ministry (Peres). Two generals became Presidents of Israel (Herzog, Weizman). In the present government there are five generals (Sharon, Zeevi, Vilnai, Sneh, Ben-Eliezer.)
Former generals have always been allotted the key economic positions and have controlled almost all big corporations and state services. Many generals became mayors. The entire political-military-economic-administrative class in Israel is full of generals.
The dispersal of the generals among different political parties does not change anything. This is proved by the fact that many generals, upon leaving the army, were offered leading positions in both major political parties Labor and Likud and chose one or the other according to the price offered. Some wandered from one party to another (Dayan, Weizman, Sharon, Mordecai). At the beginning of the present Knesset, four political parties were headed by generals (Likud by Sharon, Labor by Barak, Merkaz by Modecai, Moledet by Zeevi). The religious camp has, until now, been bereft of generals, but with the appearance of the far-rightist, Effi Eytam, this will be corrected.
There would have been nothing bad in all this if it would have been only a personal and professional phenomena. But the problem is much more serious, because all the governing generals have a common mentality. All of them believe in the policy of force, annexations and settlements, even if some of them are less extreme than others. The exceptions can be counted on the fingers of one hand, and some would say on one finger (the late Matti Peled).
In this respect, there is no difference between active and retired officers. All of them together have always formed a kind of super-party, directing the political establishment. Not because they are organized and decide together, and not because of their strong social bonds, but because of their uniform way of thinking, which leads them almost automatically to the same conclusions in any given situation irrespective of their belonging to Likud, Labor, National Union or Merkaz. Not necessarily on every detail, but in the general direction.
One of the results is the neutralization of women in the Israeli political system. Women have no place on the upper echelons of the army and its machoist ethos, which directs all spheres of Israeli policy. (The only outstanding exceptions, Golda Meir, took pride in being "the only man in the government" and surrounded herself with generals.)
All this is being done quite democratically. In the "Only Democracy in the Middle East", the army gets its orders from the government and obeys. In Israeli law, the government as such is the Commander-in-Chief of the armed forces. But when the government itself is controlled by former generals, this is meaningless.
That's how it was in the 50s, when the Chief-of-Staff Moshe Dayan imposed on the government a policy of "retaliatory actions" and had it implemented by Major Ariel Sharon. And that,s how it is today, when the same General Sharon imposes the same policy and has it implemented by general Ben-Eliezer, the Minister of Defense, who happens to belong to the rival party. (In democratic countries, it is extremely rare for a Minister of Defense to be a former general.) Sharon's predecessor, the former Chief-of-Staff Barak, surrounded himself with a bunch of generals, rejecting all civilians.
Lately a new and dangerous development has taken place. Under the leadership of the Chief-of-Staff, Shaul Mofaz, a man with a far-rightist outlook, the army has started to rebel against the "political directives". It mobilizes the media against the government and makes it responsible for its abject failure in the war against "terrorism"- reminding one of the Prussian generals after World War I who accused the politicians of "sticking a knife in the back of the army". When Foreign Minister Peres, with the approval of Sharon, recently started to initiate a meeting with Arafat, a "senior military source" leaked to the media that the army strongly objects to all such meetings.
Things reached a climax this week, when the Chief-of-Staff decided to create across the Green Line (the pre-1967 border) "closed military areas", with detention camps and military, Kangaroo courts for Palestinians trying to enter. This means de facto annexation, with far-reaching political, international and national implications.
Sharon, who heard about this while on a state visit in Russia, seethed with anger. A game of accusations and counter-accusations began, with the army leaking secret documents to the media. ("I came across a document..." a TV commentator announced.)
If this gives the impression that this is a major fight between the government and the army, it,s an illusion. Sharon himself belongs to the military clique more than anyone else. But he has an old grudge against the General Staff, which at the time prevented him from becoming Chief-of-Staff. On top of that, contrary to civilian politicians, he has no inferiority complex when dealing with the generals.
This is a fight within the family. There are no real differences of opinions between Sharon and Mofaz. Both believe in the same policy of enlarging the settlements and preventing any compromise with the Palestinian people. Both believe in the maxim "If force doesn,t work, use more force". Both are moving towards escalation and more escalation.
In the Weimar republic after World Wart I, there was a saying: "The Kaiser went, the generals remained". In Israel, the government changes hands from time to time, but the generals always remain.

9 Sep 2001 <
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DÉBUT DE LA FIN (suite)

Extrait de: "Volontaires de la mort: les raisons de l'absurde" par François Géré, Libération, 29 août 2001
(François Géré est directeur scientifique de la Fondation pour la recherche stratégique.)

[...] Démocratique, permissive, foncièrement matérialiste et mécréante, la société israélienne s'engage imprudemment dans un bras de fer sans en avoir les ressorts spirituels. Il se peut que cela soit encore vrai dans l'esprit de M. Sharon (et de ses anciens compagnons d'armes -- Voir plus haut). Mais son époque est révolue, en raison même de la mutation de la société qu'il dirige aujourd'hui. Il semble ne pas avoir pris conscience que le principe du «zéro mort» et le refus des pertes guident l'engagement des forces de son propre pays.
La seconde et ultime raison, tout à fait réelle, de la puissance des VM (=volontaires de la mort), c'est qu'il existe bel et bien une cause politique palestinienne, faite de sang versé, de strates d'humiliations, de frustrations déposées sur quatre générations (le renouvellement des générations est très court chez les Palestiniens) et qu'il est impossible d'échapper à son traitement politique.
La nature de la société israélienne est devenue telle qu'elle ne peut pas espérer gagner sur le terrain symbolique. Nul ne pourra restaurer ce temps biblique où, au coeur de la bataille, se sacrifièrent les frères Maccabées. Quel que soit son gouvernement, Israël n'a donc qu'à s'engager plus résolument que jamais sur le terrain politique, là où il peut encore marquer des points et désamorcer efficacement les bombes vivantes. Ironiquement, c'est une question de survie.


Où EST LA HAINE ?


Un sociologue israélien met en évidence la droitisation de la rue israélienne et redoute son influence sur la jeune génération


- Des enfants israéliens parlant des Palestiniens : "Ce sont des êtres mauvais assoiffés de sang... Le mieux, c'est qu'ils crèvent du sida..."


Nazareth -- Asi Sha'rabi, ancien officier dans l'unité de "lutte anti-terroriste" de l'armée israélienne, qui étudie actuellement la psychologie sociale dans une université londonienne, avoue qu'il n'aurait jamais osé imaginer, même dans ses pires cauchemars, l'étendue de la haine raciste que les enfants israéliens nourrissent à l'encontre des enfants palestiniens de leur âge, "même si j'avais déjà pleine conscience de l'évolution droitière en cours au sein du peuple israélien, depuis le déclenchement de l'Intifada".
M. Sha'rabi a préparé une thèse consacrée à la vision que des enfants juifs israéliens de huit à dix ans ont des enfants palestiniens de leur génération, ainsi que l'étendue de leur compréhension du conflit israélo-palestnien. A cette fin, il a interrogé un échantillon de quatre-vingt quatre enfants israéliens, après l'attentat (suicide) contre une discothèque de Tel Aviv. Il a demandé à chacun de ces enfants d'envoyer une lettre à un enfant palestinien, en l'accompagnant de dessins exprimant ce qui lui passe par la tête. Le résultat, a indiqué Shar'abi au journal israélien Ma'ariv, a été que "la haine enflamme d'une manière effrayante le coeur des enfants juifs, qui ont représenté les enfants palestiniens de leur âge comme portant de longues chevelures hirsutes et munis de grandes canines acérées, (des êtres qu'ils préféreraient voir) mourir du sida ou brûler dans les bûchers éternels de l'enfer". Le fait est que la description revenant le plus souvent chez les enfants israéliens en ce qui concerne les Arabes (des "êtres mauvais, repoussants, assoiffés de sang") montre que ces enfants reçoivent une éducation basée sur des préjugés racistes. Les livres scolaires ne sont pas exempts des poisons de la vision sioniste impitoyable pour l'homme palestinien et arabe, en général, rejeté pour la simple raison qu'il est palestinien ou arabe. La "nourriture spirituelle" (des jeunes Israéliens) ne se cantonne pas aux seuls manuels scolaires, mais elle est prégnante également dans les matériels didactiques et les livres d'enfants les plus populaires, qui développent chez leurs jeunes lecteurs une haine aveugle à l'encontre des Arabes, un déni total de leur parole et de leur intelligence, auxquels s'ajoute le déni de leur droit au pays et la nécessité de les liquider physiquement ou de les nettoyer ethniquement.
D'après Shar'abi, qui ne cache pas sa stupéfaction attristée devant les constats de son étude, et qui a ressenti une certaine pudeur et une grande gêne lorsqu'est arrivé le moment de les présenter à son directeur de thèse, professeur dans une université britannique, relève aussi que les enfants qui y ont participé ont évoqué leur aspiration à la paix. Mais il s'agit d'une paix "creuse", selon ses propres termes. Il a ajouté que "la paix, aux yeux des enfants (israéliens), est possible avec les Arabes, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il ne faille pas les tuer et les exterminer jusqu'au dernier"... Le chercheur attire l'attention sur le fait que les enfants citadins se sont révélés généralement plus extrémistes que ceux des colonies et des kibbutz. A leurs yeux, "un bon Arabe, c'est un Arabe mort".
Parmi les exemples cités par l'auteur de la thèse, une fillette juive a écrit à son hypothétique petite correspondante palestinienne : "je te souhaite la mort à la suite d'une maladie. J'attends (avec impatience) ta mort et je te la souhaite, à toi et à tous les membres de ta famille". Une autre écrit ( "à la sale Arabe") : "... Je n'aime pas du tout ce que vous nous faites. Nous (vous) le rendrons au centuple jusqu'à ce que vous arrêtiez de tirer. Je souhaite que vous creviez tous".
La majorité des enfants (juifs) renouvellent leurs "souhaits de mort". L'un d'entre eux a dessiné un enfant palestinien portant la barbe, avec des dents acérées apparentes. Les qualificatifs de "puant, sale, assassin, meurtrier, fou, arriéré..." reviennent dans la plupart de leurs lettres.
Le chercheur cite la transcription d'un débat entre cinq enfants qui discutent des moyens de mettre un terme au conflit actuel. L'un des enfants propose des négociations en vue de réaliser la paix, un deuxième lui oppose la nécessité de "faire sauter tous ces salauds de Palestiniens", un troisième propose de bombarder les villes palestiniennes, tandis que le quatrième tente de convaincre ce dernier de la nécessité de négocier avec le président palestinien et que le cinquième conclut en hurlant d'une voix suraigüe son exigence que les mosquées et les maisons (palestiniennes) soient réduites en cendres par les bombardements. Le sociologue retire de l'analyse de ce mini débat que les propos qu'avancent les enfants reflètent exactement ceux que les Israéliens adultes échangent entre eux au cours de leurs conversations, chez eux, au salon, qui reflètent de manière concrète l'atmosphère droitiste qui domine dans la société israélienne et qui ne peut qu'être renforcée par les positions officielles des gouvernants actuels d'Israël.

Al-Hayat (quotidien arabe publié à Londres) du samedi 25 août 2001.
Traduit de l'arabe par Marcel Charbonnier, Point d'information Palestine > No 166 du 04/09/2001, BP 33 - 13191 Marseille, <
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ISRAEL EXISTERA-T-IL EN 2009 ?

Le gouvernement israélien vient de signer une commande de 52 avions de combat américains (F-16) pour la coquette somme de 2,5 milliards de dollars. C'est bidon, puisqu'en réalité c'est le cochon de contribuable américain qui paiera. Mais les livraisons devraient s'échelonner entre 2006 et 2009. Qui pourrait affirmer qu'en 2009 la chose appelée "Etat d'Israël" existera encore ? Et à quoi servira toute cette quincaille ?


ILS COMMENCENT À SE BARRER

La vague de "descente" (émigration) qui inquiète Israël...


par Catherine Dupeyron


Jérusalem, correspondance.
Le sujet reste tabou. Près de trente ans après la grande vague d'émigration qui a suivi la guerre du Kippour, les Israéliens répugnent toujours à parler de ceux qui, à la faveur d'une crise, quittent le pays. Le terme hébreu yerida désignant l'émigration est lui-même péjoratif. Littéralement, il signifie "descente" par opposition à la "montée" en Israël, qualifiant l'immigration. Cependant, ces derniers mois, quelle que soit la discrétion des uns et des autres, l'Intifada a incité nombre de citoyens israéliens à partir, ou au moins à s'y préparer. Tous les indices vont dans ce sens; l'augmentation du nombre de visas pour certains pays, la hausse du nombre d'inscriptions d'étudiants israéliens dans des universités à l'étranger, la multiplication des déménagements vers l'Europe et les Etats-Unis. Parallèlement, le flot des nouveaux immigrants, notamment en provenance de Russie, s'est sensiblement tari en 2001. Cet été, les entreprises de déménagement israéliennes ont enregistré une progression de 20 % à 35 % pour les départs vers l'étranger et une baisse de 35 % à 45 % pour les arrivées. D'après Yehuda Lévy, directeur de la société Globus, "il n'y a pas de profil type du nouvel émigrant. Toutes les catégories sont touchées, soit parce que les gens ont peur, soit à cause de la situation économique. Il y a même des gens qui habitaient dans les territoires qui sont partis". A Tel Aviv, nombre de jeunes "yuppies" nés en Israël, qui subissaient la crise économique de la "high tech" et aspiraient à une vie sans histoires pour leurs enfants, ont préféré s'en aller. Leurs destinations favorites: le Canada, les Etats-Unis et l'Europe. D'autres soulignent que, pour des raisons logistiques et psychologiques, le phénomène d'émigration touche plus les olim, les nouveaux immigrants arrivés ces dernières années, de Russie ou d'ailleurs. La possession d'un second passeport, l'intégration encore partielle dans la société israélienne, des liens familiaux forts existant dans leur pays d'origine, sont autant de facteurs qui plaident pour le départ. "Souvent, les jeunes au chômage sont repartis les premiers. Puis leurs parents, qui étaient venus les rejoindre en Israël, les ont suivis", remarque un autre transporteur."

On ne sait jamais
Les Russes choisissent majoritairement le Canada, l'autre grand pays de la neige et du froid. Il y a aussi tous ceux qui ne partent pas, mais qui y pensent et prennent leurs dispositions en conséquence. "C'est le syndrome du "On ne sait jamais "", remarque Françoise Le Moign, consul de France à Tel Aviv, dont les services ont été submergés par des demandes de régularisation faites par les "doubles nationaux" pendant l'été, habituellement calme. "Il y a eu une hausse constante tout au long de l'année, mais le phénomène a connu un pic après l'attentat du Dolphinarium l'attentat-suicide commis dans une discothèque de Tel Aviv le 1erjuin, qui a fait vingt et un morts qui a créé un gros choc". Les uns qui, jusque-là, avaient négligé de déclarer aux autorités françaises leurs enfants nés en Israël les ont fait inscrire comme ressortissants français; les autres, installés en Israël depuis vingt ou trente ans, ont fait mettre à jour leurs papiers, réactivant ainsi leur nationalité française.

Le Monde, 28 septembre 2001


Et le Pôle Sud? On pourrait pas leur suggérer le Pôle Sud, si on trouve un accord avec les pingouins?....


2 - La Grande Claque de New York


The New York Grand Slap



EDITO 2


Nous avons choisi de nommer l'événement du 11 septembre La Grande Claque de New York pour en souligner l'aspect symbolique et la signification profonde. Les humilés du Moyen-Orient, les captifs réduits en servitude par l'Occident, principalement par l'Amérique qui en est le "chef de file", à la fois par des moyens militaires (voir la Guerre du Golfe) et par des moyens financiers (pompage des dollars pétroliers par Wall Street) se lèvent et donnent une gigantesque claque à celui qui les opprime. Le maître, qui prend la baffe dans la gueule, est surpris, déséquilibré. Il trébuche (très Bush). Il se redresse sur ses pattes de coq et crie à l'univers: c'est la guerre. Ce n'était pas la guerre, c'était une claque. La méprise est complète mais elle n'est pas involontaire. Pendant qu'il se cachait dans les terriers du Nebraska, George W. Rabbit a eu le temps de réfléchir. Il s'est forcément rendu compte que la Claque arrivait comme sanction de la politique américaine au Moyen-Orient. Qu'il était possible, même à un cow-boy texan, d'en tirer une leçon. Il a préféré la fuite en avant: saisir l'occasion par les cheveux. La Claque va permettre de lancer une nouvelle étape dans la conquête et la domination du monde. C'est ce qu'a voulu dire George W. Rabbit en disant: "C'est la guerre". Il faut bien comprendre qu'il n'y a pratiquement aucun rapport entre ce qui s'est passé à New York, qui est le fait d'un groupe de gens encore mal identifiés, et le projet amérricain qui va se servir de ce prétexte pour installer en Asie centrale, domaine jusque-là réservé de la Russie, les premiers jalons et les premières bases d'une mainmise américaine. Tout le monde sait aujourd'hui que l'Asie centrale, principalement turcophone, recèle des réserves pétrolières que certains experts n'ont pas hésité à comparer avec celles du golfe Persique.
On a déjà pu suivre, au cours des dix dernières années, les manoeuvres commerciales, financières et politiques par lesquelles les grandes compagnies américaines ont tâché de se saisir des monopoles de la production, ou de l'acheminement vers le marché occidental de ces ressources qui donnent un nouvel espoir de vie aux industries fondées sur le pétrole, en particulier l'industrie automobile. Ces différentes manoeuvres ont dans l'ensemble échoué. Elles se sont heurtées à la présence de l'Iran, que les Américains veulent contourner, et surtout à l'opposition de la Russie qui a longtemps intégré ces larges territoires dans son espace politique, sous des formules diverses (empire, Union soviétique, confédération, etc.) Les petites bureaucraties locales, principalement formées dans le moule communiste, ont su ou ont pu refuser les ponts d'or que les corrupteurs américains apportaient avec eux. Déjà vidée d'une partie de sa substance économique par les mafias post-soviétiques, la Russie a su utiliser son savoir-faire politique pour éviter que l'emprise américaine ne tombe sur ces régions et ces ressources stratégiques.
Du temps où les Anglais s'étaient octroyé l'empire des Indes, les rivalités avec l'empire russe s'exerçaient d'abord dans la zone de contact qui recouvre grosso modo l'Afghanistan. Le pays ne doit sa géographie récente qu'aux équilibres qui s'étaient joués entre Russes et Anglais. C'est ce que Rudyard Kipling, qu'on publie aujourd'hui dans la Bibliothèque de la Pléïade, appelait "le Grand Jeu", dans un roman célèbre et qu'il faut toujours relire, Kim. (C'est de ce roman que Kim Philby, le maître espion britannique passé à Moscou tire son prénom...)
Mais le Grand Jeu, dont on voit bien qu'une nouvelle partie s'annonce, demande de l'agilité et de la subtilité. Il se fonde sur une compréhension particulièrement fine des populations qui habitent cette région. De ces qualités, les sinistres Amerloques, dirigés par un lapin frisé, sont entièrement dépourvus. Ils connaissent beaucoup mieux les arcanes du commerce des naphtes et des huiles lourdes. L'idée même que le vieux marteau-pilon qui a déjà dévasté tant de contrées prospères va maintenant être lancé contre un individu vêtu de sa gandoura et de ses quelques acolytes est déjà une figure du plus haut comique. Tout ce que les Américains vont réussir à faire, c'est à déchaîner la famine dans cette région, déjà épuisée par la guerre civile et une sécheresse persistante. Quand il aura fait un demi-million de morts, le lapin du Nébraska devra bien s'arrêter et parachuter de la farine, au lieu de ses bombes. Et alors, où seront les islamistes?

ST, 25 sept. 2001

Nous sommes tous Peaux-Rouges



A l'heure où l'on ne sait pas trop de choses sur l'origine des attaques contre les E-U tous les regards sont dirigés vers le Moyen-Orient pour accuser les «terroristes», comme il se doit.

C'est là une lecture « primaire », voire « primitive » d'un phénomène que l'on a tout intérêt à diaboliser pour mieux s'en laver les mains à bon compte.
En anthropologie, cela s'appelle le « bouc émissaire ». C'est la façon dont les sociétés humaines lavent leurs « fautes originelles » et apaisent leur mauvaise conscience. Jadis, dans les temples antiques, on « lavait » les péchés à l'aide de peaux de moutons transformées en véritables serpillières censées pouvoir décaper ces péchés et les évacuer en toute sécurité. Aujourd'hui, ces moutons prennent l'aspect de « terroristes » livrés pieds et poings liés au sacrifice expiatoire et collectif des médias. Les péchés de l'Occident sont déversés sur la figure de ces « terroristes », ou de ces Arabes palestiniens « en liesse » face l'horreur absolue.
Au siècle dernier, cette scène était immortalisée dans les albums en BD exhibant les Indiens d'Amérique effectuant, « en liesse », la danse du scalp autour des Blancs prêts à être sacrifiés. Tony Blair parle d'une guerre entre le « monde libre et démocratique et le terrorisme », tout en continuant, ce faisant, à bombarder tranquillement jour après jour les populations civiles iraquiennes. Plus explicite, Schröder, parle d'attaques contre la « civilisation », rejetant les quatre cinquièmes de la planète dans la catégorie des « barbares ». Bush, quant à lui, remonte aux temps bibliques : c'est la manifestation du « diable ». Telle est la culture des chefs qui nous gouvernent. Ils sont incapables de voir autre chose que la lutte entre le « mal » et le « bien », puisque le mal c'est les autres, surtout quand ce sont eux les victimes. La culture du Far-Ouest est bien là, et les BD n'en finissent pas de nous convaincre de la noble cause de l'Occident qui a civilisé les Indiens en les exterminant, les spoliant, les diabolisant et les culpabilisant.
Au « Nous sommes tous Américains » de Jean-Marie Colombani, nous Apaches et autres « peaux-rouges » non civilisés nous crions : « Nous sommes tous Indiens ».
C'est à peine que l'on se souvienne qu'il existe un problème au Moyen-Orient d'où seraient venues les attaques suicidaires. C'est à peine que l'on évoque « la démission » de Bush face à la tragédie palestinienne et aux crimes israéliens.
Devant l'horreur de ces attaques suicidaires contre les E-U, comment peut-on ne pas nous souvenir d'une même tragédie encore plus horrible et plus atroce qui a frappé un million de civils iraquiens lors de la dite « guerre du Golf » en direct et dans un enthousiasme quasi-unanime des citoyens de l'Occident, Europe et Etats-Unis confondus ? Et même les lois de la guerre les plus sacrées ont été foulées de la pire des façons en décimant une armée en déroute, bombardée au napalm et à l'uranium en plein désert ? Et que dire de l'abri souterrain regorgeant de réfugiés iraquiens atteint de plein fouet de missiles incendiaires, passé sous silence et au mieux minimisé par les médias occidentaux.
Plus que jamais, la « civilisation », aujourd'hui comme hier, lors de l'extermination des Rouges, puis de l'esclavage des Noirs, puis de l'exploitation des Blancs, ne cesse d'écraser avec toujours et encore plus de moyens les races inférieures « terroristes » qui refusent de vivre dans l'indignité, et préfèrent mourir en combattant.

Mondher Sfar, un Peau-Rouge


RÉACTION EUROPÉENNES

Il faut profiter de l'occase pour renforcer...LA POLICE !!!

Make hay while the sun shines



The European Union is seizing the chance to centralise police and judicial powers in the flurry of activity which has been generated by the response to the terror attacks. In the short term, national anti-terrorism experts are to be delegated to Europol, where they will co-ordinate national policy. In the longer term, the full centralisation of domestic and judicial policy as originally foreseen in Maastricht is to be implemented. On Friday, at an EU meeting in The Hague (the seat of Europol), an extension of Europol's mandate will be discussed. Hitherto, it has been impossible for Europol staff to carry out investigations within the EU themselves: they have to pass through national police and judicial authorities. That will doubtless go by the board and the extension of Europol's powers is already on the agenda for a meeting of the 15 EU interior and justice ministers next week. It is therefore likely that one of the last bastions of national sovereignty, justice and home affairs, will now finally fall to the EU: Brussels knows that the attacks in the USA mean that pressure can more easily be exerted in that direction. A list of measures is therefore being prepared, by, among others, the German Interior Minister, Otto Schily, to create an anti-terror unit within Europol. Schily knows a thing or two about terrorism, having himself been the lawyer for members of the Baader-Meinhof gang in the 1970s. In Brussels, people are saying, "This time it is not about statements of intent but about quite concrete steps." [Die Welt, 20th September 2001] You have been warned.
Moreover, jurists meeting at a large euro-conference in Nuremberg this week promised that there would henceforth be greater co-operation in judicial and security matters between EU states as a response to the attacks. They had been discussing the EU Charter of Fundamental Rights and tax harmonisation: although some speakers, like the Slovak Justice Minister, Jan Carnogursky, called for the Charter not to be used to settle sensitive ethical questions like abortion or cloning, others said that the Charter was useful for forging European identity. The experts also bemoaned the fact that little progress was being made on tax harmonisation: EU states continued to compete with each other for inward investment, they said, and this meant they tried to undercut each other. But the German federal lawyer, Hermann von Langsdorff, said that in view of the terrorist attacks on the USA, the committee of European Jurists, "Pro-Eurojust" would be ready for any trans-border investigations which might be required. In June, the committee had brought together prosecutors from six EU countries with a view to carrying out investigations into the activities of Osama bin Laden. "Pro-Eurojust" is the forerunner of the future Eurojust committee which is to be the counterpoint to the new European police authority, Europol. The problem, Langsdorff added, was that there was so far no agreement on the concept of a criminal organisation. He said that this lack of harmonisation was hampering the committee's trans-national work.

Handelsblatt, Frankfurt, 14th September 2001, reproduit dans European Foundation Intelligence Digest, No. 126, 20th September 2001


HEILI HAILO

On 19th September, the German parliament approved by a massive majority the principle that the German army would co-operate with the Americans in the war against terrorism. A huge demonstration was organised in front of the Brandenburg gate in Berlin to show support for the US. A poll for Die Woche shows a large majority of Germans in favour of American strikes, even though most Germans do not want their army to get involved.
....Looking a little like Darth Vader, or like the SS, the men of the KSK wear a black uniform with black masks and helmets. They are laden with guns and equipped with the latest radio and infra-red equipment. The KSK was created in 1996 after Belgian paras had to rescue two journalists from Deutsche Welle out of Rwanda. If the German commando is sent into Kabul, it is likely to be accompanied by both British and French special forces and also perhaps by American special troops of which there are some 40,000 in the US forces. The French would be likely to send their 13th parachute regiment (known as `Dragon') as well as their own elite unit, Commando de Renseignement et d'Action Profondeur, or CRAP for short.


Udo Ulfkotte, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 19th September 2001. Il faut noter que le principal signe de la "normalisation" de l'Allemagne est celui qu'on va envoyer l'armée allemande casser la figure des "mauvais". Les Français, quant à eux, ne se rendent pas compte que Crap, en argot anglais, c'est de la merde.


BIG MANIPE

A team sent by the Israel Defense Ministry to film Palestinian children rejoicing in East Jerusalem staged the event that was later circulated inthe US and around the world. A member of the team approached the Juhaina Sweets Shop and gave the owner 200 shekels and asked him to distrïbute the sweets to the children, according to the owner of the shop. Veteran Israeli political analyst Meron Benvenisti, a former deputy mayor of Jerusalem, noted in Ha'aretz (Thursday Sept. 13): "A team from the Spokesman's Office of the Israel Defense Forces was sent to film the scenes of joy and candy being handed out in East Jerusalem "for public relations purposes" Benvenisti wrote.

From: <http://www.jerusalem-times.net/news/n1.htm>
14 September issue of the Jerusalem Times . It is on the front page of Vol. VIII, no. 397:

Le Jerusalem Times est un journal palestinien. Nous n'avons pas pu recouper cette information.


MENSONGE A L'ÉTAT PUR


Israeli Intelligence Blames Iraq



An article in the prestigious Jane's Foreign Report states that Israel's military intelligence service suspects that Iraq is the country behind the massive attacks on the New York World Trade Center and the Pentagon. The Israeli sources claim that for the past two years Iraqi intelligence officers shuttled often between Baghdad and Afghanistan, meeting with Ayman Al Zawahiri, an Egyptian senior member of Bin Laden's organization who is named as his possible successor, and also established strong ties with Hizbullah's Imad Mughniyeh, considered by Western intelligence agencies as the most dangerous active terrorist today. Jane's quotes the Israeli source as saying, "We've only got scraps of information, not the full picture - but it was good enough for us to send a warning six weeks ago to our allies that an unprecedented massive terror attack was expected We believe that the operational brains behind the New York attack were Mughniyeh and Zawahiri, who were probably financed and got some logistical support from the Iraqi Intelligence Service."


Les sionistes n'hésiteront devant aucune manipulation.

 

NON ET NON

Non à la guerre!



Pour la première fois depuis la guerre de Sécession, les Etats-Unis d'Amérique vivent dans leur chair et sur leur territoire les affres de la guerre. La tragédie du 11 septembre offrait au peuple américain une occasion historique de découvrir le caractère nécessairement universel de la compassion pour les victimes innocentes, pour toutes les victimes innocentes.Mais le locataire de la Maison Blanche et les stratèges du Pentagone ne l'entendent pas ainsi. Ils ont déjà identifié l'homme à abattre et les pays à agresser. Et George W.Bush, en partant en croisade comme l'ont fait tous ses prédécesseurs, ne fait qu'exacerber la siuation qui a conduit aux actes du 11 septembre. Il ne fait qu'approfondir et développer la haine qu'éprouve une grande partie de l'humanité pour la politique américaine. Depuis Hiroshima et Nagasaki jusqu'à la guerre contre la Serbie, en passant par le Guatemala, le Vietnam, Panama, la Somalie, l'Iraq et tant d'autres, cette politique est synonyme de terreur et de mort. Comme le peuple iraqien depuis dix ans, demain, le peuple afghan, déjà cruellement éprouvé par vingt ans de guerre et d'agressions, risque de subir à son tour les "dommages collatéraux" de la croisade US pour le contrôle du monde. Cette nouvelle guerre sera meurtrière pour tous et ses conséquences incalculables. Pour la mener, Washington a besoin d'un large consensus. Pour l'obtenir, tous les moyens sont bons: propagande, pressions, promesses.
Le monde n'a pas à se laisser embrigader dans cette nouvelle aventure criminelle, où il a tout à perdre. En particulier l'Europe, dont la France, doit au contraire prendre des initiaives en faveur du dialogue, de la justice et de la paix, s'inscrire à contre-courant de l'unilatéralisme de la politique américaine, qui s'est manifesté dans toute son arrogance à Kyoto comme à Durban.
Nous appelons les citoyens du monde à dire : non à la guerre!
Nous exigeons de nos gouvernements qu'ils s'opposent à la création d'une coalition guerrière dirigée par les USA pour soumettre les peuples du monde.
Paris, le 22 septembre
Premiers signataires: Fausto Giudice, Fathy Halaly, Ginette Hess-Skandrani, Abdallah Kebbi, Fabien Marius-Hatchi, Beddy Ould Ebnou, Mondher Sfar, Omar Tahar
Envoyez vos signatures à <[email protected]

 

MOSCOU VITE

Russian Intelligence Figure Analyzes Further Threats to United States



[...] Q: WHAT shows that the attack in the U.S. was planned over a long time?
Kosiakov: First of all, people with professional flying skills were selected. There were are least four such agents [one for each plane], and they most probably each had a back-up, because of the high probability that the planned pilot could be injured during the hijacking. Secondly, all participants in the operation were prepared for martyrdom, and such people are not easy to find. Finally, the departure of four aircraft from four [sic] different points occurred at intervals of minutes. That means that the distances, times of flight, and schedules were calculated beforehand, and flights were chosen that could reach the strike targets within the most convenient interval of time.
This is all quite complicated to calculate, considering that the airliners
also had to be seized.
Q: . . . Some analysts say that only a state could do this.
Kosiakov: The preparation time has to have been months. And the organization must be quite powerful. In our view, the participation of some state, is doubtful. . . Not a single secret service would accept such casualties. They train their members in a different way. Now if Bush had been killed, then one might suspect the secret service of some country. But in this case the target was the civilian population. . .
Q: And what follows from all this?
Kosiakov: You see, in evaluating the situation one fact stuck out. It is known that there were telephone calls from the airplanes. One of the passengers that called was a professional journalist. But, the media has not made any mention of a description of the terrorists. None of the passengers who called said, for example, "we have been hijacked by Arab terrorists." Not one of them described what the terrorists looked like, their accents, pronunciation; nothing caused the callers to want to characterize them in some way. . .
Q: Couldn't the secret services conceal this information?
Kosiakov: These were private phone calls, which not even the FBI could keep secret. The conclusion suggests itself that the outward appearance of the hijackers in no way distinguished them from the rest of the passengers. Only then, would a person fail to mention any features of the hijackers. This suggests that the hijackers looked Caucasian.
There is also another fact, pointing to this. The criminals left a big lead: a rental car was found, left at the airport out of which a plane was hijacked, filled with the Koran, and flying manuals in Arabic. But then look: Not a single organization has claimed responsibility. That means, the terrorists want to conceal their identity. So, given such professionalism, given such extreme care, how could such an error be permitted? This hardly fits with the minute detail of the planning of the action.
All this points to the conclusion that the criminals wanted to leave a false trail. The secret services will pay no attention to ordinary Americans or Europeans, but will look for Arabs.[...] Extract.


<http://www.fpp.co.uk/online/01/09/WTC_Kosyakov.html>

CAVALIERS

D'abord le texte en anglais, ensuite en français. Nous avons aussi une réponse intéressante d'un Israélien installé à New York.

Orient Express



By Israel Shamir



Like the Four Riders of the Apocalypse, the unknown kamikaze rode their giant crafts into the two visible symbols of American world domination, Wall Street and the Pentagon. They vanished in flames and smoke, and we do not yet know who they were. They could be practically anybody: American Nationalists, American Communists, American Fundamentalist Christians, American Anarchists, anybody who rejects the twin gods of the dollar and the M-16, who hates the stock market and interventions overseas, who dreams of America for Americans, who does not want to support the drive for world domination. They could be Native Americans returning to Manhattan, or Afro-Americans who still have not received compensation for slavery.
They could be foreigners of practically any extraction, as Wall Street and the Pentagon ruined many lives of people all over the globe. Germans can remember the fiery holocaust of Dresden with its hundreds of thousands of peaceful refugees incinerated by the US Air Force. Japanese will not forget the nuclear holocaust of Hiroshima. The Arab world still feels the creeping holocaust of Iraq and Palestine. Russians and East Europeans feel the shame of Belgrade avenged. Latin Americans think of American invasions of Panama and Granada, of destroyed Nicaragua and defoliated Colombia. Asians count their dead of Vietnam war, Cambodia bombings, Laos CIA operations in millions. Even a pro-American, Russian TV broadcaster could not refrain from saying, `now Americans begin to understand the feelings of Baghdad and Belgrade'.
The Riders could be anybody who lost his house to the bank, who was squeezed from his work and made permanently unemployed, who was declared an Untermensch by the new Herrenvolk. They could be Russians, Malaysians, Indonesians, Pakistanis, Congolese, as their economy was destroyed by Wall Street and the Pentagon. They could be anybody, and they are everybody. Their identity is quite irrelevant, but the Jews already decided: it has to be Arabs.
One would think, after Oklahoma, we should become less hasty with our conclusions. But my countrymen, Israeli politicians are impatient folk. The flames in Manhattan did not die out yet, they started political profit taking. Mr Ehud Barak came live on BBC, and said `Arafat' within three minutes flat. On CNN, his twin Bibi Natanyahu appropriated the blame to Arabs, Muslims, Palestinians. Shimon Peres, an old wizened wizard, spoke against suicide as a psychiatric adviser, reminding his audience of Palestinian attacks. He looked worried: it is hard to enslave people who are not afraid to die. This old killer of Kana even mentioned Gospels. Density of Israelis on the air approached the saturation point. They insinuated and incited, pushing their shopping list into a chalk-white face of shell-shocked America: please, destroy Iran! And Iraq! And Libya, plees!
The first twenty four hours of maximal exposure were utilised by the Jewish propaganda machine to its utmost. Not a single fact was yet known, but racist anti-Arab slurs became a commonplace. While we Jews quite reasonably object to any reference to the Jewishness of a bad guy, we really do not mind producing revolting racist drivel of our own. A good Jewish-American activist, James Jordan, warned in al-Awda: "Making broad, all-inclusive statements and insinuations about "Jews" completely marginalizes and discredits your organization". But how come the endless stream of 'broad, all-inclusive statements and insinuations', about 'the Arabs' did not 'completely marginalized and discredited' the Jewish organisations and media who practice it? Apparently, it is a Jewish right to decide who will be marginalized in America and who will not.
The connection was in the minds. The American Jewish supremacists want to turn all the world into Palestine, where the natives will enjoy harsh local rule and limited local rights, while the master race will have a rather different level of life. Israel is just a small-scale model of their new brave world of globalisation.
As there were no hard facts against Palestinians, the Israelis made their damnedest from the scenes of joy shot in East Jerusalem. It is a rather weak point, and I'll tell you why. In Agatha Christie's Murder on the Orient Express, her favourite detective M. Poireau encounters an unusual complication: all passengers on board the train have had a good reason to bump off the unpleasant old lady. My dear American friends, your leaders placed your great country into the old lady's shoes.
Israelis used the event to the max. They even killed some ten Palestinians and destroyed five Goyiish houses in Jerusalem. The reports were rather gleeful, in the style `we told you', and the experts of Israeli TV concluded by one o'clock, the attack `was good for the Jews'. Why? It would strengthen American support of Israel.
The kamikaze attack could do exactly that. America could enter a new cycle of violence in its troubled relations with the world. Revenge will follow revenge, until one of the sides will be obliterated by nuclear blast. It appears president Bush prefers this course. He declared war on his and Israel's adversaries. Bush did not even understand that the war was declared by the US many years ago, only now it started to come home. So many people are sick of America's ham-fisted approach, that the countdown for the next attack began.
Alternatively, America could see this painful strike at her Wall Street and her Pentagon, as the last call to repent. She should change her advisers, and build her relations with the world afresh, on equal footing. Probably she should rule in the domination-obsessed Jewish supremacist elites of Wall Street and media, part company with the apartheid Jewish state. She could become again the universally loved, rather parochial America of Walt Whitman and Thomas Edison, Henry Ford and Abe Lincoln.
Jaffa, 12.9.01

<http://www.israelshamir.com/>

Orient Express

par Israël Shamir


Tels les Quatre Cavaliers de l'Apocalyose, des kamikazes anonymes ont pénétré sur leurs vaisseaux géants dans les deux symboles visibles de la domination mondiale américaine, Wall Street et le Pentagone. Ils se sont abîmés dans les flammes et la fumée et nous ne savons toujours pas qui ils sont. Théoriquement, ils pourraient être n'importe qui; des nationalistes américains, des communistes américains, des chrétiens intégristes américains, des anarchistes américains, toute personne qui rejette les dieux jumeaux du dollar et du M-16, qui hait la bourse et les interventions militaires américaines, qui rêve de l'Amérique aux Américains, qui ne veut pas soutenir la politique d'hégémonie mondiale. Ils pourraient être des Amérindiens reprenant Manhattan ou des Noirs américains qui n'ont toujours pas été indemnisés pour l'esclavage.
Ce pourrait être aussi des étrangers de n'importe quel pays, puisque Wall Street et le Pentagone ont ruiné d'innombrables vies dans le monde entier. Les Allemands se souviennent de l'holocauste féroce de Dresde où des centaines de milliers de réfugiés pacifiques ont été réduits en cendres par l'aviation américaine. Les Japonais se souviennent, évidemment, de l'holocauste nucléaire d'Hiroshima. Le monde arabe ne s'est pas remis du terrible holocauste de l'Irak et de la Palestine. Les Russes et les Européens de l'Est ont l'impression que la honte de Belgrade est vengée. Les Américains du Sud pensent à l'invasion américaine au Panama et à la Grenade, à la destruction du Nicaragua et à la défoliation de la Colombie. Les Asiatiques comptent les morts de la guerre du Vietnam, des bombardements cambodgiens, des opérations de la CIA au Laos par millions. Même un présentateur de télévision pro-américain, en Russie, n'a pu s'empêcher de dire que "maintenant, les Américains commencent à comprendre les sentiments de Bagdad et de Belgrade".
Les Cavaliers pourraient être toute personne dont les banquiers ont saisi la maison, qui a été chassée de son emploi pour devenir chômeur à perpétuité, qui a été déclarée Untermensch par le nouveau Herrenvolk. Ils pourraient être russes, malaisiens, mexicains, indonésiens, pakistanais, congolais, brésiliens, vietnamiens, car dans chacun de ces pays, l'économie a été détruite par Wall Street et le Pentagone. Ils pourraient être n'importe qui car ils sont tout le monde. Leur identité n'a aucune importance car c'est ce qu'ils ont à dire qui compte et cela, on le lit sans doute possible dans les cibles qu'ils ont choisies. Je me demande si le Quatrième Cavalier était en route pour Hollywood ou pour le Washington Post.
En outre, comme les dirigeants juifs ont déjà décidé que c'était forcément des Arabes, leur identité n'a définitivement plus aucune importance. On pourrait s'attendre, après l'affaire de l'attentat d'Oklahoma, à plus de prudence dans les accusations. Mais les hommes politiques israéliens, mes compatriotes, sont trop impatients: les flammes de Manhattan n'étaient pas encore éteintes qu'ils avaient déjà commencé à toucher les profits politiques. Ehoud Baraque est apparu à la BBC où il a nommé "Arafat" dans un délai de cinq minutes. Son alter ego Netaniahu, à CNN, a immédiatement accusé les Arabes, les musulmans, les Palestiniens. Simon Peres, vieux renard rusé posant au psychiatre-conseil, s'est prononcé contre le suicide, en rappelant à son auditoire les attaques palestiniennes. Il avait l'air soucieux: il est très difficile de réduire en esclavage qui ne craint pas la mort. L'assassin chevronné de Cana a même cité les Evangiles. A ce moment-là, la proportion d'Israéliens présents sur les chaînes de télévision devenait insupportable: ils insinuaient et excitaient, agitant leur liste de commissions à la face d'une Amérique pétrifiée et défigurée par la terreur: "S'il vous plaît, allez détruire l'Iran! Et l'Irak et la Lybie, siou plaît!
La première journée, où la scène a été occupée exclusivement par l'affaire, a été mise à profit au maximum par la propagande juive. Avant même qu'un seul fait soit établi, la calomnie anti-arabe battait son plein. Alors que nous, les juifs, avons le droit de protester quand on met en avant la judéité d'un voyou, nous nous sentons parfaitement autorisés à émettre des propos d'un racisme révoltant; un militant [juif américain] d'une grande noblesse d'esprit le disait ainsi sur la liste de discussion al-Awda: "Si une association se permet des généralisations et des insinuations à propos des "juifs", elle perd immédiatement toute légitimité et se trouve ostracisée." Mais comment se fait-il que les mêmes généralisations et "insinuations faites à propos des Arabes ne fassent pas perdre leur légitimité et ne frappent pas d'ostracisme" les associations ou les journaux juifs qui les profèrent? Apparemment, les juifs ont le droit de décider qui doit être ostracisé en Amérique.
La relation était déjà présente dans tous les esprits, étant donné qu'Israël n'est qu'un microcosme de leur "brave new world" de la mondialisation. Comme il n'y a pas le moindre indice incriminant les Palestiniens, les Israéliens et leurs agents des chaînes de télévision occidentales ont tiré tout ce qu'ils pouvaient, et bien plus encore, des scènes de réjouissance prétendument enregistrées à Jérusalem. C'est un pur mensonge. Personne ne se réjouit de la mort de civils innocents, mais on peut très bien se réjouir de l'effondrement d'un symbole haï. On célèbre la fin de la guerre le 11 novembre et non la mort d'Allemands ou de Japonais. Quand les Américains se sont réjouis d'avoir "atteint leur cible" à Badgad en 1991, c'est de leur succès qu'ils jouissaient et non de la délicieuse odeur de chair humaine brûlée.
Les prétendues réjouissances palestiniennes ne sont qu'un instrument de lavage de cerveau sorti tout droit de la boîte de propagande nazie. Elles rappellent une autre invention juive, celle des Palestiniens envoyant leurs enfants à la mort pour en tirer profit. Ces deux mensonges sont si inhumains et insultants qu'ils n'atteignent que leurs auteurs. Je suis navré pour les Palestiniens, le peuple le plus humilié de la Terre, je suis encore plus navré pour les Américains qui absorbent les poisons distillés par leur presse. Ils ne se rendent pas compte que les agents israéliens cherchent à tirer un bénéfice de la mort d'Américains. Ne pensez plus aux Palestiniens, il y a eu des élans dans le monde entier.
Dans le roman d'Agatha Christie, Le crime de l'Orient Express, le célèbre Hercule Poirot est confronté à une situation qui sort de l'ordinaire: tous les passagers du train avaient un excellent motif pour trucider le sale vieillard. Chers amis américains, vos dirigeants ont placé votre grand pays dans la même situation que ce vieillard.
Les Israéliens ont tiré tout ce qu'ils pouvaient tirer de l'événement : ils ont tué vingt Palestiniens, dont une fillette de neuf ans, sont entrés sur leurs chars dans Jénine et Jéricho et ils ont détruit plusieurs maisons de non-juifs à Jérusalem. Les comptes rendus ont été plutôt joyeux, sur le thème "on vous l'avait bien dit" et les spécialistes des chaînes de télévision israéliennes ont conclu, dès treize heures, que l'agression "était bonne pour les juifs". C'est excellent, a dit Netaniahu. Pourquoi? Parce que le soutien des Etats-Unis à Israël allait s'en trouver renforcé.
L'attaque-suicide pourrait très bien avoir cette conséquence. Les Etats-Unis pourraient entrer dans une nouvelle escalade de violence dans leurs relations difficiles avec le monde entier; la vengeance répondrait à la vengeance jusqu'à ce qu'un des camps soit anéanti par une exploision nucléaire. Il semble que ce soit l'attitude choisie par Bouche; il a déclaré la guerre à ses adversaires et à ceux d'Israël. Il n'a pas compris que les Etats-Unis avaient déclaré la guerre il y a très longtemps, mais que ce n'est qu'aujourd'hui qu'ils en subissent physiquement les conséquences. Il y a tellement de gens qui en ont assez de la maladresse de l'attitude américaine que le compte à rebours pour la prochaine attaque a commencé.
Les Etats-Unis pourraient aussi considérer ce coup douloureux porté à Wall Street et au Pentagone comme l'ultime occasion de se repentir. Ils pourraient changer de conseillers et construire leurs relations avec le monde entier sur de nouvelles bases égalitaires. Il faudrait sans doute qu'ils mettent au pas les dirigeants juifs de Wall Street assoiffés de domination et la presse, qu'ils rompent avec l'apartheid israélien. Ils pourraient alors redevenir l'Amérique universellement aimée, plutôt provinciale, de Walt Whitman et Thomas Edison, d'Henri Ford et d'Abraham Lincoln.
Le président Bush a désormais le choix entre la vengeance qui anime l'Ancien Testament et l'esprit de charité du Nouveau.
Jaffa, 14.9.01


Traduction de la GGB.

NON ET NON


Communiqué n·4
Paris, le 14 septembre 2001
Tout en exprimant sa compassion pour les victimes des actes de guerre perpétrés par des inconnus sur le territoire nord-américain le 11 septembre, la Coordination pour la décolonisation de toute la Palestine tient à exprimer sa plus vive inquiétude devant la situation en Palestine occupée.
Profitant de ce que les regards du monde sont tournés vers New York et Washington, l'armée isarélienne se livre depuis plusieurs jours à de très violentes attaques contre la population civile palestinienne. Il est à craindre que ces attaques se poursuivent et s'étendent, sous couvert de défense de l'Occident contre l'Islam fanatique.
La CDTP tient également à mettre en garde contre l'amalgame massif et répétitif opéré par les médias depuis le 11 septembre entre Arabes, Musulmans, Palestiniens et terroristes, premier pas d'une nouvelle croisade.
Nous appelons les Européens à ne pas se laisser embrigader dans cette nouvelle croisade, à laquelle ils n'ont rien à gagner. Cette croisade, lancée par George W. Bush, risque de mettre tous les pays membres de l'OTAN sur la ligne de front de la guerre mondiale menée par le gendarme de la planète contre les peuples du Sud. Cela aurait des conséquences tragiques pour les populations civiles, y compris européennes. C'est en effet, rappelons-le, l'injustice entretenue dans les rapports Nord-Sud qui est à l'origine du désespoir et de la violence.

Coordination pour la décolonisation de toute la Palestine (CDTP), 7 boulevard d'Algérie, 75019 Paris, Tél: 06 13 99 28 86


CHRONOLOGIE DES SALOPERIES


The United States and Middle East:


Why Do "They" Hate Us?

By Stephen R. Shalom


The list below presents specific incidents of U.S. policy in the Middle East. The list minimizes the grievances against the United States in the region because it excludes more generalized long-standing policies, such as U.S. backing for authoritarian regimes (arming Saudi Arabia, training the secret police in Iran under the Shah, providing arms and aid to Turkey as it ruthlessly attacked Kurdish villages, etc.) The list also excludes actions of Israel in which the United States is indirectly implicated because Israel has been the leading or second-ranking recipient of U.S. aid for many years and has received U.S. high-tech weaponry and the diplomatic benefit of U.S. veto power in the Security Council.
1948: Israel established. U.S. declines to press Israel to allow expelled Palestinians to return.
1949: CIA backs military coup deposing elected government of Syria.
1953: CIA helps overthrow the democratically-elected Mossadegh government in Iran (which had nationalized the British oil company) leading to a quarter-century of repressive and dictatorial rule by the Shah, Mohammed Reza Pahlevi.
1956: U.S. cuts off promised funding for Aswan Dam in Egypt after Egypt receives Eastern bloc arms.
1956: Israel, Britain, and France invade Egypt. U.S. does not support invasion, but the involvement of its NATO allies severely diminishes Washington's reputation in the region.
1958: U.S. troops land in Lebanon to preserve "stability".
early 1960s: U.S. unsuccessfully attempts assassination of Iraqi leader, Abdul Karim Qassim.
1963: U.S. reported to gives Iraqi Ba'ath party (soon to be headed by Saddam Hussein) names of communists to murder, which they do with vigor.
1967-: U.S. blocks any effort in the Security Council to enforce SC Resolution 244, calling for Israeli withdrawal from territories occupied in the 1967 war.
1970: Civil war between Jordan and PLO. Israel and U.S. prepare to intervene on side of Jordan if Syria backs PLO.
1972: U.S. blocks Sadat's efforts to reach a peace agreement with Egypt.
1973: U.S. military aid enables Israel to turn the tide in war with Syria and Egypt.
1973-75: U.S. supports Kurdish rebels in Iraq. When Iran reaches an agreement with Iraq in 1975 and seals the border, Iraq slaughters Kurds and U.S. denies them refuge. Kissinger secretly explains that "covert action should not be confused with missionary work."
1978-79: Iranians begin demonstrations against the Shah. U.S. tells Shah it supports him "without reservation" and urges him to act forcefully. Until the last minute, U.S. tries to organize military coup to save the Shah, but to no avail.
1979-88: U.S. begins covert aid to Mujahideen in Afghanistan six months before Soviet invasion in Dec. 1979. Over the next decade U.S. provides training and more than $3 billion in arms and aid.
1980-88: Iran-Iraq war. When Iraq invades Iran, the U.S. opposes any Security Council action to condemn the invasion. U.S. soon removes Iraq from its list of nations supporting terrorism and allows U.S. arms to be transferred to Iraq. At the same time, U.S. lets Israel provide arms to Iran and in 1985 U.S. provides arms directly (though secretly) to Iran. U.S. provides intelligence information to Iraq. Iraq uses chemical weapons in 1984; U.S. restores diplomatic relations with Iraq. 1987 U.S. sends its navy into the Persian Gulf, taking Iraq's side; an overly-aggressive U.S. ship shoots down an Iranian civilian airliner, killing 290.
1981, 1986: U.S. holds military maneuvers off the coast of Libya in waters claimed by Libya with the clear purpose of provoking Qaddafi. In 1981, a Libyan plane fires a missile and two Libyan planes shot down. In 1986, Libya fires missiles that land far from any target and U.S. attacks Libyan patrol boats, killing 72, and shore installations. When a bomb goes off in a Berlin nightclub, killing two, the U.S. charges that Qaddafi was behind it (possibly true) and conducts major bombing raids in Libya, killing dozens of civilians, including Qaddafi's adopted daughter.
1982: U.S. gives "green light" to Israeli invasion of Lebanon, killing more than 10,000 civilians. U.S. chooses not to invoke its laws prohibiting Israeli use of U.S. weapons except in self-defense.
1983: U.S. troops sent to Lebanon as part of a multinational peacekeeping force; intervene on one side of a civil war. Withdraw after suicide bombing of marine barracks.
1984: U.S.-backed rebels in Afghanistan fire on civilian airliner.
1988: Saddam Hussein kills many thousands of his own Kurdish population and uses chemical weapons against them. The U.S. increases its economic ties to Iraq.
1990-91: U.S. rejects any diplomatic settlement of the Iraqi invasion of Kuwait (for example, rebuffing any attempt to link the two regional occupations, of Kuwait and of Palestine). U.S. leads international coalition in war against Iraq. Civilian infrastructure targeted. To promote "stability" U.S. refuses to aid post-war uprisings by Shi'ites in the south and Kurds in the north, denying the rebels access to captured Iraqi weapons and refusing to prohibit Iraqi helicopter flights.
1991-: Devastating economic sanctions are imposed on Iraq. U.S. and Britain block all attempts to lift them. Hundreds of thousands die. Though Security Council had stated that sanctions were to be lifted once Saddam Hussein's programs to develop weapons of mass destruction were ended, Washington makes it known that the sanctions would remain as long as Saddam remains in power. Sanctions in fact strengthen Saddam's position. Asked about the horrendous human consequences of the sanctions, Secretary of State Madeleine Albright declares that "the price is worth it."
1993-: U.S. launches missile attack on Iraq, claiming self-defense against an alleged assassination attempt on former president Bush two months earlier.
1998: U.S. and U.K. bomb Iraq over the issue of weapons inspections, even though Security Council is just then meeting to discuss the matter.
1998: U.S. destroys factory producing half of Sudan's pharmaceutical supply, claiming retaliation for attacks on U.S. embassies in Tanzania and Kenya and that factory was involved in chemical warfare. U.S. later acknowledges there is no evidence for the chemical warfare charge.
18 Sep 2001

LES MAUVAIS COMPTES FONT LES MAUVAIS AMIS

Letters to the Editor, The Edmonton Sun, September 28, 2001:

Where is the discussion in The Sun about worldwide terrorism? If we are going to go to war against it, we should understand it completely. Perhaps we could start with the U.S.-sponsored coup against democracy in Guatemala in 1954 which resulted in the deaths of over 120,000 Guatemalan peasants by American-installed dictatorships over the course of four decades. From there, we could discuss how the U.S. overthrew the government of the Dominican Republic in 1965 and helped to murder 3,000 people. In 1973 the U.S. sponsored a coup in Chile. But back in 1965, the U.S. also sponsored a coup in Indonesia that resulted in the murder of over 800,000 people. Then there was the U.S.-sponsored terrorist Contra war against Nicaragua in the 1980s which resulted in the deaths of over 30,000 innocent people. More soft targets were eliminated in the U.S. war against the people of El Salvador in the 1980s. The U.S. has sponsored a war of terror against the peoples of southern Africa (especially Angola) that began in the 1970s and continues to this day. U.S. military and CIA actions continued in Somalia, Haiti, Afghanistan, Sudan, Brazil, Argentina, and Yugoslavia. The deaths in these actions ran into the hundreds of thousands. A conservative number for those who have been killed by U.S. terror and military action since the Second World War is eight million people. Yes, the terrible events of Sept. 11 must be resolved and the perpetrators brought to justice. After all, over 6,000 innocent people died in an unforgivable display of a lack of respect for human lives.
S.R. Cox
 

LES DROITS DE L'HOMME AUX CHIOTTES

Bush Suspends Habeas Corpus: Legal Immigrants May Be Held Without Cause



Washington, DC--The Bush Administration today announced it is using its powers under the National Emergency Act to suspend the right of habeas corpus for all immigrants in the country, including legal immigrants, meaning that any immigrant in the United States right now can be held indefinitely by the police or government without trial or demonstration of cause to hold them.
In short, all immigrants in the country are now subject to summary arrest. The declaration by the Bush administration is being followed by a move in Congress to grant the Justice Department the power to summarily detain any immigrant in the United States, citizen or not, as a matter of law, and not just in exceptional circumstances.
Though no one has yet suggested infringing the rights of US citizens, the move is a frightening first step to a national tyranny, based on perpetual suspension of the Constitution in the name of fighting perpetual war. The US lived under such tyranny during the Civil War and World Wars I and II.

 

U.S. Forbids Interview with Taliban Leader on Public Radio



Israeli media have yet another lesson to learn from the U.S. The U.S. State Department has forbidden Voice of America to broadcast an already-taped interview with Pakistani Taliban leader Mollah Muhammad Omar. The State Department said that the American taxpayer need not pay for anti-American propaganda.

ISRAEL IN THE MIDDLE OF IT
The debate over whether the World Trade Center and Pentagon attacks were Israel's fault continues to gain steam in the United States. One example: Hosts of a popular sports radio program in New York blame U.S. support for Israel for the attacks. Mike Francesca and Chris Russo, hosts of the "Mike and the Mad Dog" show on WFAN, in a recent broadcast, also demanded that Jewish-Americans decide where their loyalties lie by swearing loyalty to either the United States or Israel. Among those responding to the charges was the New York Post's Phil Mushnick, who wrote that in fact, "a holy war has been declared by Muslim extremists all over the world against all who reject their fanatical doctrine. In Afghanistan, the ruling Taliban has ordered and carried out the destruction of ancient Buddhist shrines. In Kabul, eight people, including two American women, are on trial, accused of "spreading" Christianity... It goes on and on, with little to none of it having to do with Israel. Muslim fanatics have slaughtered humans in the name of Allah for centuries, long before the existence of Israel and even the United States..."

Arutz-7 Educational Radio: a project of Beit El Institutions http://yeshiva.org.il (radio d'extrême-droite)
25 sept 2001

 

RÉFLEXIONS

Le terrorisme est une maladie essentielle du système

Quelques réflexions sur les attentats:

par Emmanuel Videcoq


1. Les auteurs des attentats étaient tous des membres des élites arabes (brevets d'aviation, études universitaires en Allemagne ou aux USA). Ils n'ont aucunement agi dans l'intérêt des déshérités, quoiqu'ils l'aient fait en leur nom: comme toutes les élites qui aspirent à devenir classe dominante, Bin Laden, le réseau Al Qaida etc. doivent obtenir la faveur d'un secteur significatif de la population. A celà le Coran ne suffit pas.
2. C'est bien pour ça qu'ils ont frappé les centres du pouvoir économique et du pouvoir militaire américains. Pour les masses arabes (non seulement irakiennes et palestiniennes), ce sont -- pour des raisons que chacun comprend -- des objets de haine.
3. Ce faisant, ils ont escompté la réaction américaine qui a consisté à obliger des Etats islamiques, voire islamistes (Arabie saoudite, Pakistan, Emirats) qui jouaient l'ambigüité entre l'Islam et l'alliance avec les USA de choisir leur camp. Ce choix est pour ces régimes de base religieuse, mais alliés des USA un choix douloureux et surtout périlleux. S'ils gardent leur précieux allié extérieur, ils perdent les masses et inversément.
4. Cette crise de légitimité permet le remplacement d'une élite "modérée" par une élite islamiste qui ne remet aucunement en question l'ordre néolibéral ni même la domination américaine (voir les déclarations de Bin Laden à CNN), mais conteste le monopole du pouvoir exercé par les monarchies pétrolières. A l'instar de la révolution islamique iranienne qui n'a aucunement remis en question le capitalisme, Bin Laden et son réseau veulent s'appuyer sur les masses pour déplacer les monarchies corrompues et les remplacer par une république théocratique.
5. Il ne faut donc pas se leurrer: si les attentats ont frappé des symboles du pouvoir américain, leur but n'est aucunement de l'ébranler, entre autres choses parce qu'il n'existe plus de pouvoir autonome américain dans le contexte de la mondialisation. Le seul enjeu des attentats est un enjeu régional propre au monde islamique: il s'agit de déterminer qui va désormais assurer la gouvernance néolibérale dans la région.
6. Les perpétrateurs des attentats sont vraisemblablement des hommes du réseau Bin Laden formé par la CIA et les services secrets pakistanais pour combattre (par des moyens terroristes) le régime pro-soviétique afghan. Ils sont ainsi reliés à une de leurs cibles: le Pentagone. Ils obtiennent leurs fonds de la spéculation financière et profitent de la libéralisation tous azimuts des mouvements de capitaux (imposée par les USA au monde entier pour financer leur dette publique et leur énorme endettement privé au moyen de la bulle financière). Ils ne sont donc pas étrangers aux Tours jumelles ni à Wall Street.
7. Bin Laden et compagnie sont donc des créatures ou plutôt une maladie essentielle du système. Pour la combattre celui-ci devrait détruire ses propres pilliers, en contrôlant les mouvements de capitaux et en détruisant des alliances politiques et économiques qui le soutiennent (Arabie, Pakistan, Emirats, les Taliban eux-mêmes...). Ce faisant, il perdrait une grande partie de son pouvoir économique et de sa force militaire. Dans une grande mesure, le risque est la condition d'existence du capitalisme globalisé (Giddens dixit): le maintien de ce régime suppose non seulement davantage de misère dans le Tiers-monde et parmi les couches défavorisées du centre, mais l'insécurité partout. A force de fabriquer des Palestiniens dans toute la planète on finit par vivre dans l'insécurité permanente comme les Israéliens.
8. Les peuples du monde entier ont donc été frappés à NY et à Washington ce 11 septembre 2001 par une faction néolibérale extrémiste. La guerre qui couve aux quatre coins du monde s'est finalement globalisée: Manhattan ressemble à Ramallah. La faction au pouvoir aux USA s'apprête à toucher les dividendes politiques de cet état de guerre après en avoir empoché les dividendes boursiers comme d'ailleurs le propre Bin Laden ne se serait pas privé de le faire. Elle a décrété un état de guerre prolongée (10 ans au moins d'après Bush) qui rendra extrêmement difficile la mobilisation des forces démocratiques qui depuis Seattle s'expriment contre la globalisation capitaliste.
9. Il faut à tout prix en finir avec cet état de guerre permanente et désormais universelle et créer des conditions qui ne permettent ni à Bin Laden ni à Bush d'asseoir sur les peuples le pouvoir des "marchés" au nom de la lutte du Bien contre le Mal. Un mouvement contre la violence et la tyrannie de la finance est de plus en plus nécessaire si nous voulons défendre la sécurité, la vie et la démocratie dans toute notre planète. Le capitalisme globalisé est malade de la violence et de la misère qu'il engendre. Il faut organiser l'exode des peuples et créer dans la résistance même de nouvelles relations sociales si nous ne voulons pas crever avec lui.

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[email protected]> via Multitudes.

CACA

Pourquoi les Américains sont dans le caca? Parce qu'ils continuent à faire ce qu'ils font depuis trente ans: ils sous-traitent leurs renseignements avec le Mossad. C'est le Mossad qui leur fournit l'essentiel de ce qu'ils croient avoir à savoir sur le Moyen-Orient. Les dirigeants américains sont de complets imbéciles dont il n'y a rien à attendre de bon. Mais le pire est sans doute que le Mossad n'est plus que l'ombre de lui-même. Ces premiers ministres militaires l'ont saccagé et émoussé. Comment veut-on qu'ils comprennent quoi que ce soit au monde qui les entoure?


ON NE SE MOUCHE PAS DU PIED


Après Ariel Sharon, la Gazette interviewe Ben Laden



In the first part of this interview which occurred in May 1998, a little over two months before the U.S. embassy bombings in Kenya and Tanzania, Osama bin Laden answers questions posed to him by some of his followers at his mountaintop camp in southern Afghanistan. In the latter part of the interview, ABC reporter John Miller is asking the questions.

What is the meaning of your call for Muslims to take arms against America in particular, and what is the message that you wish to send to the West in general?
The call to wage war against America was made because America has spear-headed the crusade against the Islamic nation, sending tens of thousands of its troops to the land of the two Holy Mosques over and above its meddling in its affairs and its politics, and its support of the oppressive, corrupt and tyrannical regime that is in control. These are the reasons behind the singling out of America as a target. And not exempt of responsibility are those Western regimes whose presence in the region offers support to the American troops there. We know at least one reason behind the symbolic participation of the Western forces and that is to support the Jewish and Zionist plans for expansion of what is called the Great Israel. Surely, their presence is not out of concern over their interests in the region....Their presence has no meaning save one and that is to offer support to the Jews in Palestine who are in need of their Christian brothers to achieve full control over the Arab Peninsula which they intend to make an important part of the so called Greater Israel.

Many of the Arabic as well as the Western mass media accuse you of terrorism and of supporting terrorism. What do you have to say to that?
There is an Arabic proverb that says "she accused me of having her malady, then snuck away." Besides, terrorism can be commendable and it can be reprehensible. Terrifying an innocent person and terrorizing him is objectionable and unjust, also unjustly terrorizing people is not right. Whereas, terrorizing oppressors and criminals and thieves and robbers is necessary for the safety of people and for the protection of their property. There is no doubt in this. Every state and every civilization and culture has to resort to terrorism under certain circumstances for the purpose of abolishing tyranny and corruption. Every country in the world has its own security system and its own security forces, its own police and its own army. They are all designed to terrorize whoever even contemplates to attack that country or its citizens. The terrorism we practice is of the commendable kind for it is directed at the tyrants and the aggressors and the enemies of Allah, the tyrants, the traitors who commit acts of treason against their own countries and their own faith and their own prophet and their own nation. Terrorizing those and punishing them are necessary measures to straighten things and to make them right. Tyrants and oppressors who subject the Arab nation to aggression ought to be punished. The wrongs and the crimes committed against the Muslim nation are far greater than can be covered by this interview. America heads the list of aggressors against Muslims. The recurrence of aggression against Muslims everywhere is proof enough. For over half a century, Muslims in Palestine have been slaughtered and assaulted and robbed of their honor and of their property. Their houses have been blasted, their crops destroyed. And the strange thing is that any act on their part to avenge themselves or to lift the injustice befalling them causes great agitation in the United Nations which hastens to call for an emergency meeting only to convict the victim and to censure the wronged and the tyrannized whose children have been killed and whose crops have been destroyed and whose farms have been pulverized.
In today's wars, there are no morals, and it is clear that mankind has descended to the lowest degrees of decadence and oppression. They rip us of our wealth and of our resources and of our oil. Our religion is under attack. They kill and murder our brothers. They compromise our honor and our dignity and dare we utter a single word of protest against the injustice, we are called terrorists. This is compounded injustice. And the United Nations insistence to convict the victims and support the aggressors constitutes a serious precedence which shows the extent of injustice that has been allowed to take root in this land.

What is your relationship with the Islamic movements in various regions of the world like Chechnya and Kashmir and other Arab countries?
Cooperation for the sake of truth and righteousness is demanded from Muslims. A Muslim should do his utmost to cooperate with his fellow Muslims. But Allah says of cooperation that it is not absolute for there is cooperation to do good, and there is cooperation to commit aggression and act unjustly. A Muslim is supposed to give his fellow Muslim guidance and support. He (Allah) said "Stand by your brother be he oppressor or oppressed." When asked how were they to stand by him if he were the oppressor, He answered them, saying "by giving him guidance and counsel." It all goes to say that Muslims should cooperate with one another and should be supportive of one another, and they should promote righteousness and mercy. They should all unite in the fight against polytheism and they should pool all their resources and their energy to fight the Americans and the Zionists and those with them. They should, however, avoid side fronts and rise over the small problems for these are less detrimental. Their fight should be directed against unbelief and unbelievers.

We heard your message to the American government and later your message to the European governments who participated in the occupation of the Gulf. Is it possible for you to address the people of these countries?
As we have already said, our call is the call of Islam that was revealed to Mohammed. It is a call to all mankind. We have been entrusted with good cause to follow in the footsteps of the Messenger and to communicate his message to all nations. It is an invitation that we extend to all the nations to embrace Islam, the religion that calls for justice, mercy and fraternity among all nations, not differentiating between black and white or between red and yellow except with respect to their devotedness. All people who worship Allah, not each other, are equal before Him. We are entrusted to spread this message and to extend that call to all the people. We, nonetheless, fight against their governments and all those who approve of the injustice they practice against us. We fight the governments that are bent on attacking our religion and on stealing our wealth and on hurting our feelings. And as I have mentioned before, we fight them, and those who are part of their rule are judged in the same manner.

In your last statement, there was a strong message to the American government in particular. What message do you have for the European governments and the West in general?
Praise be Allah and prayers and peace upon Mohammed. With respect to the Western governments that participated in the attack on the land of the two Holy Mosques regarding it as ownerless, and in the siege against the Muslim people of Iraq, we have nothing new to add to the previous message. What prompted us to address the American government in particular is the fact that it is on the head of the Western and the crusading forces in their fight against Islam and against Muslims. The two explosions that took place in Riyadh and in Khobar recently were but a clear and powerful signal to the governments of the countries which willingly participated in the aggression against our countries and our lives and our sacrosanct symbols. It might be beneficial to mention that some of those countries have begun to move towards independence from the American government with respect to the enmity that it continues to show towards the Muslim people. We only hope that they will continue to move in that direction, away from the oppressive forces that are fighting against our countries. We however, differentiate between the western government and the people of the West. If the people have elected those governments in the latest elections, it is because they have fallen prey to the Western media which portray things contrary to what they really are. And while the slogans raised by those regimes call for humanity, justice, and peace, the behavior of their governments is completely the opposite. It is not enough for their people to show pain when they see our children being killed in Israeli raids launched by American planes, nor does this serve the purpose. What they ought to do is change their governments which attack our countries. The hostility that America continues to express against the Muslim people has given rise to feelings of animosity on the part of Muslims against America and against the West in general. Those feelings of animosity have produced a change in the behavior of some crushed and subdued groups who, instead of fighting the Americans inside the Muslim countries, went on to fight them inside the United States of America itself.
The Western regimes and the government of the United States of America bear the blame for what might happen. If their people do not wish to be harmed inside their very own countries, they should seek to elect governments that are truly representative of them and that can protect their interests. ...
The enmity between us and the Jews goes far back in time and is deep rooted. There is no question that war between the two of us is inevitable. For this reason it is not in the interest of Western governments to expose the interests of their people to all kinds of retaliation for almost nothing. It is hoped that people of those countries will initiate a positive move and force their governments not to act on behalf of other states and other sects. This is what we have to say and we pray to Allah to preserve the nation of Islam and to help them drive their enemies out of their land.
American politicians have painted a distorted picture of Islam, of Muslims and of Islamic fighters. We would like you to give us the true picture that clarifies your viewpoint
The leaders in America and in other countries as well have fallen victim to Jewish Zionist blackmail. They have mobilized their people against Islam and against Muslims. These are portrayed in such a manner as to drive people to rally against them. The truth is that the whole Muslim world is the victim of international terrorism, engineered by America at the United Nations. We are a nation whose sacred symbols have been looted and whose wealth and resources have been plundered. It is normal for us to react against the forces that invade our land and occupy it .

Quite a number of Muslim countries have seen the rise of militant movements whose purpose is to stand up in the face of the pressure exerted on the people by their own governments and other governments. Such as is the case in Egypt and Libya and North Africa and Algiers and such as was the case in Syria and in Yemen. There are also other militant groups currently engaged in the fight against the unbelievers and the crusaders as is the case in Kashmir and Chechnya and Bosnia and the Horn of Africa. Is there any message you wish to convey to our brothers who are fighting in various parts of the Islamic World?
Tell the Muslims everywhere that the vanguards of the warriors who are fighting the enemies of Islam belong to them and the young fighters are their sons. Tell them that the nation is bent on fighting the enemies of Islam. Once again, I have to stress the necessity of focusing on the Americans and the Jews for they represent the spearhead with which the members of our religion have been slaughtered. Any effort directed against America and the Jews yields positive and direct results -- Allah willing. It is far better for anyone to kill a single American soldier than to squander his efforts on other activities.


John Miller's interview begins.

You come from a background of wealth and comfort to end up fighting on the front lines. Many Americans find that unusual.
This is difficult to understand, especially for him who does not understand the religion of Islam. In our religion, we believe that Allah has created us for the purpose of worshipping him. He is the one who has created us and who has favored us with this religion. Allah has ordered us to make holy wars and to fight to see to it that His word is the highest and the uppermost and that of the unbelievers the lowermost. We believe that this is the call we have to answer regardless of our financial capabilities.
This too answers the claims of the West and of the secular people in the Arab world. They claim that this blessed awakening and the people reverting to Islam are due to economic factors. This is not so. It is rather a grace from Allah, a desire to embrace the religion of Allah. And this is not surprising. When the holy war called, thousands of young men from the Arab Peninsula and other countries answered the call and they came from wealthy backgrounds. Hundreds of them were killed in Afghanistan and in Bosnia and in Chechnya.

You have been described as the world's most wanted man, and there is word that the American government intends to put a price on your head -- in the millions -- when you are captured. Do you think they will do that? And does it bother you?
We do not care what the Americans believe. What we care for is to please Allah. Americans heap accusations on whoever stands for his religion or his rights or his wealth.
It does not scare us that they have put a price on my head. We as Muslims believe that our years on this earth are finite and predetermined. If the whole world gets together to kill us before it is our time to go, they will not succeed. We also believe that livelihoods are preordained. So no matter how much pressure American puts on the regime in Riyadh to freeze our assets and to forbid people from contributing to this great cause, we shall still have Allah to take care of us; livelihood is sent by Allah; we shall not want.

Mr. bin Laden, you have issued a fatwah calling on Muslims to kill Americans where they can, when they can. Is that directed at all Americans, just the American military, just the Americans in Saudi Arabia?
Allah has ordered us to glorify the truth and to defend Muslim land, especially the Arab peninsula against the unbelievers. After World War II, the Americans grew more unfair and more oppressive towards people in general and Muslims in particular. The Americans started it and retaliation and punishment should be carried out following the principle of reciprocity, especially when women and children are involved. Through history, American has not been known to differentiate between the military and the civilians or between men and women or adults and children. Those who threw atomic bombs and used the weapons of mass destruction against Nagasaki and Hiroshima were the Americans. Can the bombs differentiate between military and women and infants and children? America has no religion that can deter her from exterminating whole peoples. Your position against Muslims in Palestine is despicable and disgraceful. America has no shame.
We believe that the worst thieves in the world today and the worst terrorists are the Americans. Nothing could stop you except perhaps retaliation in kind. We do not have to differentiate between military or civilian. As far as we are concerned, they are all targets, and this is what the fatwah says .
The fatwah is general (comprehensive) and it includes all those who participate in, or help the Jewish occupiers in killing Muslims.

Ramzi Yousef was a follower of yours. Do you remember him and did you know him?
After the explosion that took place in the World Trade Center, Ramzi Yousef became a well known Muslim figure. Muslims have come to know him. Unfortunately, I did not know him before this incident. I of course remember who he is. He is a Muslim who wanted to protect his religion jealously from the oppression practiced by America against Islam. He acted with zeal to make the Americans understand that their government was attacking Muslims in order to safeguard the American-Jewish interests.

Wali Khan Amin Shah was captured in Manila. American authorities believe he was working for you, funded by you, setting up training camps there and part of his plan was to plan out the assassination or the attempted assassination of President Clinton during his trip to Manila.
Wali Khan is a Muslim young man; his nickname in Afghanistan was the Lion. He was among the most courageous Muslim young men. He was a close friend and we used to fight from the same trenches in Afghanistan. We fought many battles against the Russians until they were defeated and put to shame and had to leave the country in disgrace. As to what you said about him working for me, I have nothing to say. We are all together in this; we all work for Allah and our reward comes from him. As to what you said about the attempt to assassinate President Clinton, it is not surprising. What do you expect from people attacked by Clinton, whose sons and mothers have been killed by Clinton? Do you expect anything but treatment by reciprocity?

The federal government in the US. is still investigating their suspicions that you ordered and funded the attack on the US military in Al Khobar and Riyadh.
We have roused the nation and the Muslim people and we have communicated to them the fatwahs of our learned scholars who the Saudi government has thrown in jail in order to please the American government for which they are agents.
We have communicated their fatwahs and stirred the nation to drive out the enemy who has occupied our land and usurped our country and suppressed our people and to rid the land of the two Holy Mosques from their presence. Among the young men who responded to our call are Khalid Al Said and Abdul Azeez Al.and Mahmud Al Hadi and Muslih Al Shamrani. We hope Allah receives them as holy martyrs. They have raised the nation's head high and washed away a great part of the shame that has enveloped us as a result of the weakness of the Saudi government and its complicity with the American government ... . Yes, we have instigated and they have responded. We hope Allah grants their families solace.

You've been painted in America as a terrorist leader. To your followers, you are a hero. How do you see yourself?
As I have said, we are not interested in what America says. We do not care. We view ourselves and our brothers like everyone else. Allah created us to worship Him and to follow in his footsteps and to be guided by His Book. I am one of the servants of Allah and I obey his orders. Among those is the order to fight for the word of Allah and to fight until the Americans are driven out of all the Islamic countries.
No one expected the mujahedeen to beat the Russians in Afghanistan. It came as a surprise to everyone. What do you see as the future of American involvement in the Middle East, in taking on groups like this?
Allah has granted the Muslim people and the Afghani mujahedeen, and those with them, the opportunity to fight the Russians and the Soviet Union.
They were defeated by Allah and were wiped out. There is a lesson here. The Soviet Union entered Afghanistan late in December of '79. The flag of the Soviet Union was folded once and for all on the 25th of December just 10 years later. It was thrown in the waste basket. Gone was the Soviet union forever. We are certain that we shall -- with the grace of Allah -- prevail over the Americans and over the Jews, as the Messenger of Allah promised us in an authentic prophetic tradition when He said the Hour of Resurrection shall not come before Muslims fight Jews and before Jews hide behind trees and behind rocks.
We are certain -- with the grace of Allah -- that we shall prevail over the Jews and over those fighting with them. Today however, our battle against the Americans is far greater than our battle was against the Russians. Americans have committed unprecedented stupidity. They have attacked Islam and its most significant sacrosanct symbols We anticipate a black future for America. Instead of remaining United States, it shall end up separated states and shall have to carry the bodies of its sons back to America.

What do you see as the future of the Saudi royal family and their involvement with America and the US military?
History has the answer to your question. The fate of any government which sells the interests of its own people and, betrays the nation and commits offenses which furnish grounds for expulsion from Islam, is known. We expect for the ruler of Riyadh the same fate as the Shah of Iran. We anticipate this to happen to him and to the influential people who stand by him and who have sided with the Jews and the Christians giving them free reign over the land of the two Holy Mosques. These are grave offenses that are grounds for expulsion from the faith. They shall all be wiped out.

Describe the situation when your men took down the American forces in Somalia.
After our victory in Afghanistan and the defeat of the oppressors who had killed millions of Muslims, the legend about the invincibility of the superpowers vanished. Our boys no longer viewed America as a superpower. So, when they left Afghanistan, they went to Somalia and prepared themselves carefully for a long war. They had thought that the Americans were like the Russians, so they trained and prepared. They were stunned when they discovered how low was the morale of the American soldier. America had entered with 30,000 soldiers in addition to thousands of soldiers from different countries in the world.
As I said, our boys were shocked by the low morale of the American soldier and they realized that the American soldier was just a paper tiger. He was unable to endure the strikes that were dealt to his army, so he fled, and America had to stop all its bragging and all that noise it was making in the press after the Gulf War in which it destroyed the infrastructure and the milk and dairy industry that was vital for the infants and the children and the civilians and blew up dams which were necessary for the crops people grew to feed their families. Proud of this destruction, America assumed the titles of world leader and master of the new world order. After a few blows, it forgot all about those titles and rushed out of Somalia in shame and disgrace, dragging the bodies of its soldiers. America stopped calling itself world leader and master of the new world order, and its politicians realized that those titles were too big for them and that they were unworthy of them. I was in Sudan when this happened. I was very happy to learn of that great defeat that America suffered, so was every Muslim. ...
Many Americans believe that fighting army to army like what happened in Afghanistan is heroic for either army. But sending off bombs, killing civilians like in the World Trade Center is terrorism.
After our victory over the Russians in Afghanistan, the international and the American mass media conducted fierce campaigns against us
They called us terrorists even before the mujahedeen had committed any act of terrorism against the real terrorists who are the Americans. On the other hand, we say that American politics and their religion do not believe in differentiating between civilians and military, between infants and animals, or among any human groups. ...
Our mothers and daughters and sons are slaughtered every day with the approval of America and its support. And, while America blocks the entry of weapons into Islamic countries, it provides the Israelis with a continuous supply of arms allowing them thus to kill and massacre more Muslims. Your religion does not forbid you from committing such acts, so you have no right to object to any response or retaliation that reciprocates your own actions. But, and in spite of this, our retaliation is directed primarily against the soldiers only and against those standing by them. Our religion forbids us from killing innocent people such as women and children. This, however, does not apply to women fighters. A woman who puts herself in the same trench with men, gets what they get. ...
The American people, by and large, do not know the name bin Laden, but they soon likely will. Do you have a message for the American people?
I say to them that they have put themselves at the mercy of a disloyal government, and this is most evident in Clinton's administration .
We believe that this administration represents Israel inside America. Take the sensitive ministries such as the Ministry of Exterior and the Ministry of Defense and the CIA, you will find that the Jews have the upper hand in them. They make use of America to further their plans for the world, especially the Islamic world. American presence in the Gulf provides support to the Jews and protects their rear. And while millions of Americans are homeless and destitute and live in abject poverty, their government is busy occupying our land and building new settlements and helping Israel build new settlements in the point of departure for our Prophet's midnight journey to the seven heavens. America throws her own sons in the land of the two Holy Mosques for the sake of protecting Jewish interests.
The American government is leading the country towards hell. We say to the Americans as people and to American mothers, if they cherish their lives and if they cherish their sons, they must elect an American patriotic government that caters to their interests not the interests of the Jews. If the present injustice continues with the wave of national consciousness, it will inevitably move the battle to American soil, just as Ramzi Yousef and others have done. This is my message to the American people. I urge them to find a serious administration that acts in their interest and does not attack people and violate their honor and pilfer their wealth.

In America, we have a figure from history from 1897 named Teddy Roosevelt. He was a wealthy man, who grew up in a privileged situation and who fought on the front lines. He put together his own men -- hand chose them -- and went to battle. You are like the Middle East version of Teddy Roosevelt.
I am one of the servants of Allah. We do our duty of fighting for the sake of the religion of Allah. It is also our duty to send a call to all the people of the world to enjoy this great light and to embrace Islam and experience the happiness in Islam. Our primary mission is nothing but the furthering of this religion.
Let not the West be taken in by those who say that Muslims choose nothing but slaughtering. Their brothers in East Europe, in Turkey and in Albania have been guided by Allah to submit to Islam and to experience the bliss of Islam. Unlike those, the European and the American people and some of the Arabs are under the influence of Jewish media. ...

pbs online and wgbh/frontline
<http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/binladen/who/interview.html>


Au début de l'année les Etats-Unis ont fait un procès à Ben Laden. il s'agissait de camions piégés dans les ambassades américaines de Nairobi et Dar-es-Salaam. On peut trouver sur le Net le compte-rendu complet du procès, mais il s'est interrompu le 10 juillet.

10 July 2001 -- List of daily transcripts of the USA v. Usama bin Laden et al trial in the Southern District of New York. Digital files from the Court Reporters
Office; (212) 805-0300.
Day 1 5 February 2001 <http://cryptome.org/usa-v-ubl-01.htm> (213KB)
Day 2 6 February 2001 <http://cryptome.org/usa-v-ubl-02.htm> (245KB) On vous passe la suite, jusqu'à:
Day 74 5 July 2001 <http://cryptome.org/usa-v-ubl-74.htm> (10KB)
Day 75 9 July 2001 Not sent by Court Reporter
Day 76 10 July 2001 <http://cryptome.org/usa-v-ubl-76.htm> (18KB) Ça se termine par:
THE COURT: -- for the interview for the pre-sentence report, and that will be noted.
2 Is there anything else?
3 MR. FITZGERALD: No, Judge. Thank you.
4 THE COURT: That being the case, we are adjourned
5 until September 19th at 10 a.m.

Peut-être encore un ajournement ?


The Real bin Laden



by Mary Anne Weaver


In the wake of the attacks on the World Trade Center and the Pentagon, intelligence experts focussed on the possible role of Osama bin Laden, the Saudi multimillionaire who has been held responsible for a number of terrorist actions, including the bombing of the American embassies in Nairobi and Dar es Salaam. This piece, from last year, profiles bin Laden.In August of 1998, the mysterious Saudi multimillionaire Osama bin Laden was declared Washington's most-wanted fugitive. The previous February, he had called on his followers to kill Americans around the world, and now he was being accused of the bombings of two United States Embassies, in Nairobi and Dar es Salaam. Not long after the embassy attacks, American cruise missiles struck targets in Afghanistan believed to be bin Laden training camps, killing a number of people but not bin Laden, who was then forty-three years old. Today, a year and a half later, after one of the costliest and most complicated international criminal investigations in United States history, the government seems divided on how to deal with him. Every strategy has backfired, from covert operations, to what is now euphemistically called "bringing bin Laden to justice," to our missile attacks, whose clear but unstated objective was to kill bin Laden and his key aides. Some American officials I spoke to conceded that they could only hope reports that bin Laden is seriously ill -- reports he has denied -- prove to be true.Perhaps as bedevilling as anything else has been bin Laden's silence in the past eleven months. Last February, he "disappeared" somewhere in the mountains of Afghanistan. Then, during the summer, the C.I.A. issued a series of intelligence reports warning that bin Laden appeared to be about to strike again. These findings, based on telephone intercepts, were greeted skeptically by some within the United States intelligence community. Other American intelligence warnings came and went, and there were scores of arrests around the world -- most recently last month, when an Iraqi, an Algerian, and eleven Jordanians were arrested in Amman after entering Jordan from Afghanistan. All the men had trained with explosives at one of bin Laden's military camps and, according to Jordanian officials, were in the early stages of planning a series of terrorist attacks against Biblical and tourist sites. Some days afterward, an Algerian named Ahmed Ressam was detained as he entered the United States with an arsenal of bomb-making components in the trunk of his car; arrests of other Algerians quickly followed, in and around Seattle, in Vermont, and in New York. According to knowledgeable officials in the American intelligence community, Ressam, along with a number of the others now under arrest, has been linked to Algeria's extremist Armed Islamic Group -- an organization that bin Laden has been funding for a number of years.As a result of the intelligence warnings, the Secretary of Defense cancelled a scheduled trip abroad. On the anniversary of the embassy bombings and during the millennium celebrations, Americans around the world were told to be alert. At its Washington headquarters, the F.B.I. abruptly suspended public tours.These developments, however, have obscured the larger questions facing the government: how to respond to an enemy who is a man and not a state; who has no structured organization, no headquarters, and no fixed address; and whose followers live in different countries and feel a loyalty not so much to that man as to the ideology of militant Islam. According to several intelligence officials, the Clinton administration's answer, to a large extent, has been to do precisely what Osama bin Laden himself has been doing over the years: it has mythologized him.In November of 1998, three months after the embassy bombings, the Justice Department handed down a two-hundred-and-thirty-eight-count indictment charging bin Laden with conspiracy to kill Americans and accusing him of involvement (without detailing his specific role) in much more than the embassy attacks. It charged that, as the leader of a terrorist conspiracy for nearly ten years, bin Laden had attempted to procure the components of nuclear and chemical weapons. According to the indictment, bin Laden also had a logistical and training role in the 1993 killing in Somalia of eighteen American servicemen, one of whose bodies was seen on television being dragged through the streets by a mob. (In an interview broadcast on CNN in May of 1997, bin Laden himself boasted that his followers had played a role in those deaths.) Yet the indictment did not provide persuasive evidence that bin Laden personally commanded the bombings of our embassies in East Africa, and the government has still not produced such evidence. Ambassador Robert Oakley, who led the State Department's Counter-Terrorism Office, called bin Laden's boast of involvement in the Somali deaths "preposterous." And when President Clinton said that bin Laden was responsible for a 1995 assassination attempt in Addis Ababa against Hosni Mubarak, the Egyptian President, one member of Egypt's largest militant Islamist group to whom I spoke was outraged: the group, Gama'a al-Islamiya, had labored for more than a year to plan and execute the attempt, he said. Given bin Laden's genius for self-promotion, a worried United States official told me, the Administration's unsophisticated attempts at international spin control only help him. In fact, the real bin Laden is more interesting, and perhaps more dangerous, than the fantasies that have surrounded him.
Osama bin Muhammad bin Awad bin Laden was born in 1955, the youngest of some twenty surviving sons of one of Saudi Arabia's wealthiest and most prominent families. He is part puritanical Wahhabi, the dominant school of Islam in Saudi Arabia, yet at one time he may have led a very liberated social life. He is part feudal Saudi, an aristocrat who, from time to time, would retreat with his father to the desert and live in a tent. And he is of a Saudi generation that came of age during the rise of OPEC, with the extraordinary wealth that accompanied it: a generation whose religious fervor or political zeal, complemented by government airline tickets, led thousands to fight a war in a distant Muslim land. That Pan-Islamic effort, whose fighters were funded, armed, and trained by the C.I.A., eventually brought some twenty-five thousand Islamic militants, from more than fifty countries, to combat the Soviet occupation of Afghanistan. The United States, intentionally or not, had launched Pan-Islam's first jihad, or holy war, in eight centuries. Bin Laden's father was a Yemeni who had immigrated to the kingdom and had made a fortune by building a construction company into a financial empire. Osama's mother, a Syrian beauty, was his father's fourth, and final, official wife (the other three were Saudis), and she was considered by the conservative bin Laden family to be far ahead of her time. (For instance, she refused to wear a burka over her Chanel suits when she travelled abroad.) Osama was her only son. Tutors and nannies, bearers and butlers formed a large part of his life. He and his half brothers -- and, to a lesser extent, his thirty half sisters -- were playmates of the children of the kingdom's most prominent families, including various royal princes and princesses. Nonetheless, his childhood has been described as an often lonely one. "It must have been very difficult for him," one family friend told me. "In a country that is obsessed with parentage, with who your great-grandfather was, Osama was almost a double outsider. His paternal roots are in Yemen, and, within the family, his mother was a double outsider as well -- she was neither Saudi nor Yemeni but Syrian."In 1968, Osama's father (along with his American pilot) died in a helicopter crash, and Osama, at the age of thirteen, inherited eighty million dollars. When he was fifteen, he had his own stable of horses, and at nineteen he entered King Abdul-Aziz University, in Jidda, where he received a civil-engineering degree in 1979. A barber who saw him often in the early nineteen-seventies has told the Mideast Mirror that in Beirut's flashy night clubs and bars his client was known as a free-spending, fun-loving young man -- "a heavy drinker who often ended up embroiled in shouting matches and fistfights with other young men over an attractive night-club dancer or barmaid." There is no evidence that bin Laden showed any interest in politics before 1979, when three events shook the Middle East: Egypt and Israel signed a peace treaty; the Soviets invaded Afghanistan; and the Iranian Revolution toppled the Shah. Years later, looking back on the invasion of Afghanistan, bin Laden told an interviewer from the Arabic-language Al-Quds al-Arabi, "I was enraged, and went there at once."Friends of the bin Laden family told me that the truth wasn't quite so dramatic. Osama spent the first years of the war travelling throughout Saudi Arabia and the Persian Gulf and raising millions of dollars for the jihad. Some of the funding came directly from the Saudi government, some from official mosques, and some from the kingdom's financial and business élite -- including his late father's construction empire, the Bin Laden Group, which by then had interests on three continents.
In 1984, bin Laden moved to Peshawar, a Pakistani border town near the Khyber Pass which served as the key staging area for the jihad in Afghanistan. That year, I and other journalists in the region began to hear of a man known as the Good Samaritan or the Saudi Prince. He would arrive unannounced, it was said, at hospitals where wounded Afghan and Arab fighters had been brought. He was lean and elegant, and dressed in the traditional shalwar kameez of the Afghan tribes -- a blousy knee-length tunic top-over tailored trousers of fine English cloth, and he always wore English custom-made Beal Brothers boots. According to the stories that we heard, he was soft-spoken, and went from bed to bed dispensing cashews and English chocolates to the wounded and carefully noting each man's name and address. Weeks later, the man's family would receive a generous check. Soon we began to hear other tales. In the ungovernable tribal areas on the Pakistani-Afghan frontier, and in the military training camps outside Peshawar and in Afghanistan, jihad trainees and clerics began to speak of another enigmatic Saudi. He had arrived in an unmarked military transport plane, and brought in bulldozers and other pieces of heavy equipment, which he deployed to design and construct defensive tunnels and storage depots, and to cut roads through the deep valleys of Afghanistan. According to one frequently told story, the man often drove one of the bulldozers himself across the precipitous mountain peaks, exposing himself to strafing from Soviet helicopter gunships. This man also turned out to be bin Laden, and the equipment that he brought in was furnished by the Bin Laden Group. Four years had passed since the C.I.A. began providing weapons and funds -- eventually totalling more than three billion dollars -- to the various Afghan resistance groups, all of which were, to varying degrees, fundamentalist in religion, autocratic in politics, and venomously anti-American. During (and also after) the jihad in Afghanistan, bin Laden met frequently with Hassan al-Turabi, an erudite Islamist who now effectively controls the rigid Islamic government in Sudan. He dined regularly with President Zia ul-Haq, Pakistan's military ruler, who was a conduit for the C.I.A. arms. He cultivated generals from the Pakistani intelligence service. And he befriended not only some of the most anti-Western of the Afghan resistance leaders fighting the jihad but also the Egyptian cleric Sheikh Omar Abdel-Rahman, who is now serving a life sentence in a Minnesota prison for conspiracy to "wage a war of urban terrorism" against the United States.The C.I.A. station chief in Pakistan from 1986 to 1989 was Milt Bearden, an avuncular, barrel-chested man with an easy smile. He arrived with the first shipments of Stinger missiles that Washington dispatched to the combatants, and he spent a good deal of time in the mountains with the resistance groups. Not long ago, I asked Bearden, who is now retired, if he had known bin Laden during the war years. "No," he replied. "Did I know that he was out there? Yes, I did, but did I say that this tall, slim, ascetic Saudi was instrumental? No, I did not. There were a lot of bin Ladens who came to do jihad, and they unburdened us a lot. These guys were bringing in up to twenty to twenty-five million dollars a month from other Saudis and Gulf Arabs to underwrite the war. And that is a lot of money. It's an extra two hundred to three hundred million dollars a year. And this is what bin Laden did. He spent most of the war as a fund-raiser, in Peshawar. [C'est un guerrier du genre Malraux... ] He was not a valiant warrior on the battlefield." According to Bearden, bin Laden and the Saudi contingent "fought in only one important battle that I know of: the battle of Ali Khel" -- in Paktia province, not far from the area struck by United States cruise missiles in August of 1998. "The Soviets ran out of steam just before we ran out of supplies. There were perhaps twenty or twenty-five Saudi shaheeds" -- martyrs. Bin Laden, fighting under the nom de guerre Abu Abdullah, appeared to have modelled himself on the twelfth-century military hero Salah al-Din [Saladin ] , who effectively checked the Crusaders and reconquered Jerusalem."As time went on," Bearden told me, "the story of the battle of Ali Khel grew, as did that of the Saudis' battlefield role. Part of the myth of bin Laden and of the Saudi fighters sprang from this. The U.S. government, along with others, sang the ballad of the Saudi shaheeds, and, dollar for dollar, King Fahd matched our funds. We put five hundred million dollars into Afghanistan in 1987 alone, and the Saudis matched us bill for bill."
In 1989, when the Soviets withdrew from Afghanistan in defeat, bin Laden returned to Jidda, and to his place in the family's business empire. But with the collapse of the oil boom Saudi Arabia faced growing economic and social problems. According to the State Department's annual human-rights reports, the kingdom's royal family was also becoming increasingly repressive and corrupt. Bin Laden began to criticize the feudal Saudi regime openly, and to support its opposition groups. His half brothers and some of his royal friends-including Prince Turki, the chief of Saudi intelligence, and Prince Salman, the governor of Riyadh, with whom bin Laden had worked during the jihad -- attempted to restrain him, and for a time he devoted himself to personal matters: expanding his holdings (which are based, in large part, on more than sixty companies, many of them in the West) and producing heirs. He now has four wives, carefully chosen for their political connections or their pedigree, and some ten children. Bin Laden's quietude, however, did not last long, as he increasingly came under the sway of two of Saudi Arabia's most militant clerics, Sheikhs Safar Hawali and Salman Awdah -- whose views are considered revolutionary by the Saudi regime, and whose fatwas, or religious opinions, bin Laden still propagates. In 1991, the royal family expelled him from the kingdom for his political activities, and his family publicly renounced him. He sought refuge in Sudan. After that, bin Laden's political evolution accelerated. His departure from his homeland coincided with the arrival there of tens of thousands of United States troops for the Persian Gulf War. When the Saudi regime permitted them not only to occupy its soil but to remain after the victory, bin Laden's antipathy to both the regime and the United States was inflamed. In his mind, the United States had become to Saudi Arabia what the Soviet Union had been to Afghanistan: an infidel occupation force propping up a corrupt, repressive, and un-Islamic government. During five years of exile in Sudan, from 1991 to 1996, bin Laden placed his wealth -- a fortune now estimated at more than two hundred and fifty million dollars, largely in foreign bank accounts -- at the disposal of militant Islamist groups around the world. Whether he retains access to his family's fortune, which is estimated to be worth some five billion dollars, is a matter of dispute.
While bin Laden was based in Sudan, the Saudi regime warned him more than once that it would countenance no actions directed against the Saudi throne. He ignored the warnings. In the early nineties -- during the Bush Administration, and presumably with the knowledge of the United States -- the Saudis secretly dispatched hit teams to Khartoum with a contract on bin Laden's life. And in 1994, as a result of urging by the United States, the normally cautious House of Saud took what one Saudi expert told me was an astonishing step: it antagonized its fundamentalist community by publicly stripping bin Laden of his citizenship, citing his "irresponsible behavior and his refusal to obey instructions issued to him." The kingdom also stripped him of much of his Saudi property and many of his assets.Then, inexplicably, in November of 1996, the Saudi royal family invited bin Laden to return home. Or so he claimed, in an interview with Al-Quds al-Arabi, and he added that the regime had also offered to restore his assets and the properties it had seized. In exchange, bin Laden was expected to swear an oath of allegiance to King Fahd. He refused. Saudi officials will neither confirm nor deny that the offer was made; indeed, over the years they have consistently refused to comment on anything about bin Laden -- a testament, perhaps, to their continuing bewilderment about how to cope with him.According to a declassified State Department report, when bin Laden was in Sudan he established and financed three terrorist training camps in the north of the country; bought two farms in the east; and paid to transport some five hundred "Afghan Arabs," as the foreign jihad fighters are called, to Sudan from Pakistan after Pakistani officials threatened to expel them. He mixed war and profit, establishing new companies and entering joint ventures with the Sudanese government. More and more Afghan Arabs came to Sudan to support his operations there. Some were instructors in his military training camps; others, management experts and economists, ran his businesses. Still others served as liaisons among a dozen or so bin Laden-supported militant Islamist groups.Yet David Long, a former official in the State Department who is considered an expert both on the Saudis and on terrorism, said, "Is Osama bin Laden the exclusive font of terrorist evil? No. This is an informal brotherhood we are seeing now, whose members can draw on each other; it's not a clear, sterling network. Bin Laden's organization" -- an umbrella group called al-Qaeda, or "the base" -- "is not a terrorist organization in the traditional sense. It's more a clearing house from which other groups elicit funds, training, and logistical support. It's a chameleon, an amoeba, which constantly changes shape according to the whims of its leadership, and that leadership is Osama bin Laden. It's highly personalized." Long went on, "Bin Laden is a facilitator -- a practitioner of the most ancient way of doing things in the Middle East. He does not have the brilliant, top-of-the-art international structure of Abu Nidal" -- the Palestinian terrorist of the nineteen-seventies and mid-eighties. "If you were to kill Osama tomorrow, the Osama organization would disappear, but all the networks would still be there." Long believes that the more serious threat bin Laden poses to the interests of the United States lies in his ability to destabilize friendly Arab governments, such as Saudi Arabia's, whose support is geopolitically crucial to us. (In fact, bin Laden very likely sees his battle with the House of Saud as his most important struggle; from his perspective, the United States is of secondary concern.) Other United States officials agree, and warn that bin Laden has given financial backing to anti-government groups in Egypt (where he has underwritten some of the activities of the Gama'a al-Islamiya and al-Jihad), Algeria, Yemen, Somalia, Saudi Arabia, and the Philippines. He has supported Islamic fighters not only in Afghanistan but also in Chechnya, Kosovo, Kashmir, Bosnia, and Tajikistan. But even though these groups may enjoy his patronage, he does not control them, and they are everything that his own organization is not: they are well structured, and most have long histories and specific (and often legitimate) complaints and concerns.
In May of 1996, under pressure from the United States and Saudi Arabia, the Sudanese government asked bin Laden to leave, and he returned to Afghanistan permanently, accompanied by two military-transport planes carrying some of his wealth, more than a hundred of his Afghan Arab fighters, and his four wives. Between two and three thousand of his other loyalists fanned out into Europe and across East Africa. "It was like sending Lenin back to Russia," an American diplomat said to me. "At least in the Sudan we could indirectly monitor some of his activities."When bin Laden arrived in Afghanistan, the government that had eventually assumed power after the departure of the Soviets was being besieged by a fundamentalist student faction known as the Taliban. Its leader was Mullah Muhammad Omar, who, like bin Laden, had fought in the jihad. The two men had a similar ideology and complementary needs: bin Laden needed refuge, and the fledgling Taliban needed cash. Bin Laden gave the mullah an initial payment of three million dollars for the cause, and the Taliban was able to capture the key center of Jalalabad in September of 1996. Ten days later, the capital, Kabul, fell. And, sometime after that, according to United States officials, bin Laden, through the marriage of one of his daughters, became Mullah Omar's father-in-law.
The American war against bin Laden has affected United States policy throughout much of the Islamic world, particularly in South Asia and the Middle East. Memorably, on August 20, 1998, the Pakistani Army's chief of staff, General Jehangir Karamat, was playing host in Islamabad to his American counterpart, General Joseph Ralston, the vice-chairman of the Joint Chiefs of Staff. Around ten o'clock in the evening, as the two men were having dinner, Ralston looked up from his chicken tikka, checked his watch, and informed his host that in ten minutes some sixty Tomahawk cruise missiles would be entering Pakistan's airspace. Their destination, he said, was Afghanistan, where bin Laden was believed to be operating four training camps. General Karamat was stunned, and appalled. "It was a 'This is happening as we speak' kind of conversation," an American intelligence official told me. "Ralston was there, on the ground, to make absolutely certain that when the missiles flew across Pakistan's radar screen they would not be misconstrued as coming from India and, as a consequence, be shot down." The intelligence official paused for a moment, and then said, "This is one hell of a way to treat our friends." By the following day, General Karamat's anger -- and that of the government he served -- ;had turned to rage. A number of the Tomahawks either had been poorly targeted or had not fallen where they were aimed. Two of the four training camps that were hit and destroyed, in the Zhawar Kili area of Afghanistan's Paktia province, were facilities of Pakistan's own intelligence agency, the Inter-Services Intelligence, or I.S.I. According to a highly placed official, five I.S.I. officers and some twenty trainees were killed. The government of Pakistan was not only furious but embarrassed, because it had not been taken into Washington's confidence. Why had there been only ten minutes' notice? And why had General Karamat been notified, instead of the Prime Minister? Pakistan wasn't our only affronted ally. Saudi Arabia, Egypt, Jordan, and the Palestinian Authority -- indeed, much of the Islamic world-expressed dismay. The United States had reason to be embarrassed as well. For, despite President Clinton's claim, in a televised address a few hours after the missile strikes, that a "gathering of key terrorist leaders" had been expected to take place at one of the target sites, bin Laden and his top lieutenants were more than a hundred miles away when the missiles struck. The meeting that Clinton referred to had occurred a month earlier, in Jalalabad. The United States had expended seventy-nine million dollars on satellite-guided cruise missiles to destroy just thousands of dollars' worth of obstacle courses, field barracks, and tents. Only one of the six facilities struck was a bin Laden training camp. "It was all rather Biblical," a former intelligence official told me at the time. "The President was very specific: he wanted two targets, for the two embassies that were bombed." (The second target was the al-Shifa pharmaceutical plant, in Sudan, which the Administration claimed was used by bin Laden in either the manufacture or the distribution of chemical weapons. The Administration retreated from this theory last May, when, in refusing to answer a lawsuit, it released the frozen assets of the plant's owner.) Of the missile attacks, the former intelligence official asked, "Was it an intelligence failure or a policy failure? Or both?" In the following year, there were approximately seventy temporary closings of American embassies and consulates after the C.I.A. warned that bin Laden appeared to be in the "advanced stages" of operational plans for another strike against an American facility abroad. But the agency conceded that it lacked precise information on where he might strike, or when. In a sense, bin Laden did not need to act; for, even without another bombing, he was holding the United States government hostage.
Before Pakistan's Prime Minister Nawaz Sharif was deposed, in a military coup last October, one of his key officials said to me, "I think what the Americans are really trying to say to us is 'Why don't you do our dirty work -- get bin Laden and deliver him or, preferably, eliminate him?' We've told the Americans, 'Provide the Taliban with evidence, and let them try bin Laden there.' " The Taliban has offered to do just that, once it receives evidence from the United States, but Washington does not take the offer seriously. ("Disingenuous, even laughable" is the way one United States official described it to me.) More recently, as the Taliban scrambled to avert sweeping financial and commercial sanctions imposed by the United Nations at the insistence of Washington, the Taliban's leaders floated a proposal that a panel of Islamic judges be convened in Afghanistan to determine bin Laden's fate -- presumably to decide whether to extradite him to a third country for trial or to exonerate him. United States officials were divided on whether the Taliban was attempting to find a face-saving way to expel bin Laden or was merely playing for time; the Clinton Administration rejected the proposal peremptorily. The United States was equally perplexed by a letter allegedly written by bin Laden to Mullah Omar -- and leaked by the Taliban's official press on October 29th -- in which bin Laden offered to leave Afghanistan in exchange for a guarantee that his new location would be known to only two Taliban officials, including his son-in-law. As I thought about what the other options might be, I remembered something else that the Pakistani official had said to me: "Quite honestly, what would Pakistan gain by going into Afghanistan and snatching bin Laden for you? We are the most heavily sanctioned United States ally. We helped you capture Ramzi Yousef" -- the convicted mastermind of the World Trade Center bombing in New York. "We helped you capture Mir Amal Kansi" -- he has been sentenced to death for the murder of two C.I.A. employees outside the agency's headquarters in 1993 -- "and all we got were thank-you notes. You lobbed missiles across our territory with no advance warning! You humiliated our government! You killed Pakistani intelligence officers! And then you come to us and say, 'It's your problem. You've got to get Osama bin Laden for us.' "
Saudi Arabia, for its part, continues to permit American troops to billet in the country, but it has prohibited them from conducting air strikes against Iraq. And, despite the American presence -- or, perhaps, because of it -- the kingdom's princes and foundations and wealthy businessmen, who include a number of bin Laden's friends, remain the leading benefactors of many of the world's militant Islamist groups. Thus, in a barely disguised attempt not to further antagonize bin Laden and his followers, the royal family has not allowed the F.B.I. to interrogate any of the suspects allegedly involved in the 1995 and 1996 bombings of United States military installations in Riyadh and Dhahran, and in both cases it abruptly cut short any inquiry into the broader dimensions of the bombings. More recently, the House of Saud has refused to permit United States investigators to interrogate one of bin Laden's key financial aides -- Sidi Tayyib, a man of some influence, whom Saudi intelligence officials either have arrested (at the strong urging of Washington) or have lured into changing sides. But the Saudis, following their own investigation, bluntly told their C.I.A. counterparts that there was no basis for treating Tayyib "like a criminal." Tayyib, who is married to one of bin Laden's nieces, probably knows as much as anyone else about bin Laden's intricate financial empire.
As bin Laden's international image and stature increase -- along with his support, both ideological and financial, among some of the kingdom's élite and the élites of other states in the Persian Gulf -- any Saudi hopes of quietly resolving its bin Laden problem by force become less tenable. And each time the Clinton Administration raises the stakes, and further enhances bin Laden's prominence, more and more disaffected Saudis flock to join the kingdom's militant Islamist underground, of which bin Laden remains a central part. That is one of the most worrisome consequences of America's obsession with one man.
For twenty years, Osama bin Laden has refashioned himself with extraordinary dexterity and skill. Now the House of Saud, ever fearful of the Islamist challenge to its throne, appears intent on a transformation of its own -- to turn what has been an often complex battle of wills between the Saudi royal family and its errant son into a far simpler conflict, one that pits bin Laden and his followers against the United States.

The New-Yorker, Issue of 2000-01-24 Posted 2001-09-13
 

MANIF

Grande manifestation contre les interventions militaires



(on ne parle pas de guerre, il faut être deux pour la faire...)
organisée par le collectif "Faut réagir", déjà à l'initiative du rassemblement de 500 personnes, samedi dernier, devant le trocadéro. Ce collectif est composé d',invisibles (tendance libertaire).
Contre tout type d'intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés, en Afganhistan ou ailleurs,
En soutien au peuple afghan, et particulièrement aux femmes, victimes du régime des Talibans
En soutien également aux déserteurs afghans, victimes de la fermeture des frontières de leur voisin et de la politique de l'État Afghan,
Contre la logique de sécurisation et les nouvelles lois sécuritaires qui se profilent en Europe et aux États-Unis,
Contre la politique de domination impérialiste, qui a favorisé durant ces trentes dernières années l'apparition de régimes autoritaires au proche et moyen-orient et en Amérique du sud, et dont les intégristes de tous bords ont fait leur terreau.
Présents ce soir à une réunion "unitaire", plusieurs invisibles ont claqué la porte, ne voulant pas cautionner l'inertie et les jeux politiciens de plusieurs partis et appareils syndicaux présents, dont le principal mot d'ordre était "attendre", sans réelle volonté d'organiser une quelconque intervention politique (à part une conf' de presse lundi)...
N'attendons pas qu'il y ait des milliers de victimes pour réagir ! Faîtes circuler ce message...
GRANDE MANIFESTATION CONTRE LES INTERVENTIONS MILITAIRES
Samedi 6 octobre - 15 heure - Place de la République/Paris
faut.ré[email protected]
Tel : 06 14 56 17 86


A L'EAU A L'EAU

La détection des terroristes tombe à l´eau


par Sylvain Chavaribeyre


Deux satellites américains se sont écrasés, vendredi 21 septembre. Parmi eux, Orbview 4, un satellite d´imagerie sophistiqué, destiné à localiser les terroristes en Afghanistan et leurs éventuelles armes biologiques... Quatre-vingt cinq secondes. Les scientifiques américains ont pu croire, pendant ce cours laps de temps, que le lancement de la fusée Taurus serait un succès. Mais, un peu plus d´une minute après le lancement, le deuxième étage de la fusée a pris feu en plein vol. Quelques minutes après, les deux satellites OrbView 4 (appartenant à la société d´imagerie Orbimage) et Quick Toms (propriété de la NASA) sont tombés dans l´Océan Indien. L´échec du lancement de la fusée Taurus rappelle cruellement celui de Pegasus, en juin dernier. Même moteur (baptisé Orion 50S), mêmes acrobaties dans le ciel... La NASA a affirmé qu´elle allait mener l´enquête. Mais la prestigieuse agence américaine a d´ores et déjà perdu dans la bataille le satellite Quick Toms, destiné à observer l´évolution du trou de la couche d´ozone (en remplacement de la sonde Toms Earth Probe, qui commence à fatiguer...). Mais la palme du plus cuisant échec revient sans nul doute à Orbimage, une société spécialisée dans l´imagerie satellitaire de haute définition. Son petit protégé, OrbView 4, situé dans l´étage supérieur de la fusée, devait vendre des images haute résolution à des clients civils, gouvernementaux et mêmes militaires. Ces derniers étaient tout particulièrement intéressés par un instrument d´imagerie hyper spectral gentiment baptisé "Warfighter", qui aurait notamment servi à localiser les terroristes cachés en Afghanistan.

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http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=7397>

 

 


UN OBSCURANTISTE À TOUT CRIN

Interview d'Alexande Adler

[...]
MZ : Aujourd'hui, encore très peu de voix s'élèvent pour lézarder ce front pro-américain, et vous pensez que dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, on va relancer la question des Palestiniens ?
AA : Mais, écoutez, c'est évident ! La France est partie pour cela ! Quand je dis la France, je parle du gouvernement. C'est à l'opinion de paralyser cette réaction ; mais tout ça sera complexe.
Dans cette affaire il y a un courant néo-vichyste puissant, mais il y a aussi beaucoup de gens qui ont une spontanéité gaulliste. En réalité cette affaire va diviser tous les partis, toutes les institutions. Mais nous sommes entrés dans une phase turbulente en France sur cette question.
[...]
nous aurons des musulmans qui vont s'élever contre les Talibans et la Kaîda et tutti quanti. De la même façon qu'on a vu des généraux algériens faire front finalement avec un courage certain à une offensive islamiste d'une ampleur considérable [Note de La Gazette du Golfe et des banlieues: Vivent les éradictaurs assassins de la démocratie ] nous aurons des musulmans qui vont s'élever contre les Talibans et la Kaîda et tutti quanti.
[...]
je crois beaucoup qu'il existe des tribus perdues d'Israël, et en particulier en Afghanistan où trois des grandes tribus Pathanes, les Afridi, les Youssoufzaï et les Shinwari, sont des tribus d'origine israélite. Elles habitent dans le même coin et sont très hostiles aux Talibans maintenant. Le rabbin Israël est allé les voir à plusieurs reprises et je suis persuadé qu'il y a quelque chose à faire aussi pour ces lointains parents, abandonnés maintenant et qui se trouvent au coeur du cyclone..Ca serait très intéressant si Israël envoyait des émissaires à l'issue de cette guerre, ou pendant cette guerre, pour essayer de prendre contact avec ces lointains parents oubliés, mais qui gardent comme une fierté leur origine israélite, qui en sont persuadés.
MZ : Vous pensez les faire venir en Israël ? Non ? Pas nécessairement ?
AA : On ne sait jamais. On ne sait pas ce qu'il peut résulter d'une telle situation. Mais si certains voulaient s'établir en Israël, moi je pense que ce serait une chose extraordinaire !
[...]


La bêtise de cet Adler est sans fond. Cette crétinerie des "dix tribus perdues" a certes fourni le thème de quelques ouvrages de la littérature romantique. Mais il faut être dans l'ignorance le plus crasse pour voir à ces mythes une réalité quelconque. Et en plus, en plein milieu de l'Afghanistan !!! Voilà bien des idées à la Pauwels.

Interview d'Alexandre Adler par Michel Zerbib dans l'émission "L'invité de la rédaction" diffusée sur "Radio J" (Paris 94.8 Mzh) le jeudi 20 septembre 2001, retranscrite à partir de l'enregistrement par Jacqueline Olivier, Point d'information Palestine > No 169 du 26/09/2001, AMFP - BP 33 - 13191 Marseille <[email protected]>

BANLIEUES


Cinquieme Zone, 15 septembre 2001, N·118
PARAÎT TOUS LES 15 JOURS
A DISCUTER, A REPRODUIRE, A FAIRE CIRCULER
Cinquième zone, 11, rue S. Allende, 92220 Bagneux
TEL: 06 03 63 70 61, <
http://www.cinquieme-zone.org>
<
[email protected]>

Cinquième zone est un (tout) petit journal, un tract, en réalité, paraissant tous les 15 jours. Il s'adresse plus particulièrement aux jeunes des banlieues dont tout le monde parle mais à qui personne ne s'adresse politiquement. L'«exclusion» qui les frappe est aussi celle de l'action politique.
Sous forme papier et avec une mise en page plus attrayante, CZ est distribué à la porte de lycées, de stations de métro et de RER et dans des cités de la banlieue parisienne et de quelques villes de province. Il est reproduit par des associations et des individus qui le font circuler.
Il est possible de télécharger le bulletin sous format Publisher à partir du site (www.cinquieme-zone.org ) ou de s'abonner (2 carnets de timbres pour un an, 20 numéros). C'est le prix des timbres.
Bien entendu, tout ceci coûte un peu d'argent: il n'est pas interdit à ceux qui en ont trop d'envoyer 4 sous de temps en temps.

LE TALON DE FER(*)

DES BOURREAUX DES PEUPLES!

Les attentats contre le World Trade Center à New-York et contre le Pentagone à Washington sont une déclaration de guerre. Mais quelle guerre? Et de qui contre qui?
Les attentats n'ont pas été revendiqués mais les cibles frappées et les réactions de satisfaction plus ou moins manifestes dans certains pays pauvres montrent qui était visé: les Etats-Unis, leur richesse, leur puissance, leur arrogance.
Ces attentats sont pourtant une monstruosité. Les victimes se compteront par milliers, pour la plupart des employés, du personnel de service, des secrétaires et des agents administratifs, des gens ordinaires et, parmi eux, des Blancs, des Noirs et des Latinos.
Des symboles de la toute puissance américaine ont été atteints. Mais c'est la population qui est martyrisée.
L'objectif des terroristes est clair: provoquer les Etats-Unis, les pousser à déclencher des représailles contre les pays suspectés, creuser un fossé de haine entre pauvres des pays riches et pauvres des pays pauvres, cultiver le racisme et rallier ainsi l'adhésion de centaines de millions d'hommes à une cause qui n'est pas la leur. Derrière l'apparence d'un combat contre l'impérialisme américain et contre les grandes puissances occidentales qui rançonnent le monde, ils veulent mettre en place des régimes tyranniques où les peuples pauvres et humiliés subiraient toujours l'exploitation et la misère et, en prime, la méticuleuse dictature de dingues fanatiques.
C'est un piège mortel pour tous ceux que l'arrogance des riches face à la misère révolte. Il est vrai, mille fois vrai, que les grandes puissances, les USA en tête, et leurs grandes entreprises, les capitalistes pour parler clair, ravagent la planète. Ils pillent l'humanité entière, volent les matières premières, exploitent la main d'uvre sur les cinq continents, dévastent la terre, la mer et le ciel et réduisent des milliards d'humains à la misère, y compris parmi leur propre population. Et ils n'hésitent pas à massacrer des milliers ou des millions d'humains, à rayer des villes de la carte à l'arme atomique (Hiroshima, 60000 morts), dès lors qu'ils l'estiment de leur intérêt. La liste des guerres et des expéditions armées contre les peuples révoltés ou contre les pays qui ne se soumettent pas est inépuisable. L'oppression du peuple palestinien, le massacre des Tchétchènes, le sort réservé au peuple irakien et toutes les dictatures soutenues par les USA en témoignent encore aujourd'hui. Et c'est fondamentalement de cette barbarie que se nourrissent les terroristes.
Combattre cet ordre inhumain est une nécessité. Faire que le fric ne soit plus le maître du monde et le but unique de toute activité, agir pour se débarrasser de l'exploitation de presque tous pour l'unique profit de quelques uns est une urgence. Faute de quoi, l'humanité continuera de se débattre dans la pauvreté, la famine parfois, et les convulsions des guerres civiles ou étrangères et du terrorisme d'Etat ou de bandes armées.
En frappant les symboles de l'ordre américain, les terroristes font semblant de parler au nom des peuples humiliés et réduits à la misère. Mais ce qu'ils font montre dans quel camp ils sont. Qui peut croire que des gens capables de tuer aveuglément des milliers d'innocents ne méprisent pas profondément les peuples? Et ils ne tuent pas seulement ceux qu'ils considèrent comme leurs ennemis: en août 1998, deux attentats attribués à Ben Laden avaient frappé les ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et à Dar-es-Salam (Tanzanie), blessant 4600 personnes et en tuant 224, dont 12 américains. Les 212 Africains assassinés étaient sans doute les faux-frais de la guerre sainte? Un sacrifice à la gloire de leur cause?
En agissant comme ils l'ont fait, les auteurs des attentats savaient qu'ils déclencheraient des frappes aveugles (terroristes!) des généraux américains. Ils savaient qu'ils engendreraient la montée du racisme. Ce sont des ennemis des peuples. Comme les dirigeants américains avec qui ils partagent la soif de pouvoir et l'arrogance des puissants.
Les dirigeants des trusts américains (et autres), leurs larbins galonnés ou politiciens vampirisent la planète. Les commanditaires des attentats aspirent à prendre leur part du butin. Dans cette affaire, les peuples ne sont, pour les uns comme pour les autres, que du bétail bon à trimer à leur profit dans les périodes de paix et sur lesquels ils prélèvent leur tribut de chair et de sang quand c'est la guerre, leur guerre.
Il ne faut pas se tromper de combat. Celui des jeunes et des peuples, des exploités du monde entier est celui de la justice sociale et de la dignité. Contre les exploiteurs qu'ils soient en costume trois pièces, en turban ou en uniformes ! Si les exploités y renoncent, ils se condamnent à subir éternellement, à New-York, à Kaboul, à Washington, Jérusalem, Bagdad ou Paris, le talon de fer des bourreaux des peuples avec toutes leurs variantes. Oui, il faut une révolution! Celle des exploités de tous les pays contre leurs exploiteurs, eux aussi de tous les pays!
*Le Talon de fer est le titre d'un roman de l'écrivain américain Jack London (1876-1916). A lire.
[...]
Vigipirate, le retour.
Gouvernements oppresseurs et terroristes dingues se font la courte-échelle. A peine les attentats connus, le gouvernement français décidait la réactivation du plan Vigipirate. Son effet n'est pas seulement, contrairement à ce qu'affirment les autorités, de renforcer les contrôles dans les aéroports et les gares mais de multiplier les vérifications d'identité au faciès, les fouilles et les palpations de tous ceux dont le premier flic venu décide qu'ils ont une tronche de suspect. Mieux vaut être vieux, blond et en costume que jeune, basané et en requins.
On n'y peut rien, disent certains jeunes, que serrer les poings et se venger à la première occasion. Pas sûr. S'ils le voulaient vraiment, s'ils trouvaient l'énergie de s'organiser, les jeunes trouveraient des solutions. Ils pourraient, par exemple, tenir une main courante (comme au commissariat) de tous les contrôles effectués, noter les détails, l'heure, le lieu, les circonstances. Et collectivement, accompagnés d'adultes, du maire, du curé, du rabin, de l'imam et de quelques journalistes aller ensemble au commissarat demander pourquoi Mohamed a été contrôlé 28 fois et Jérôme une seule.

Cinquième zone: Que faire?

Les "banlieues", les quartiers les plus pauvres sont aussi les plus mal équipés, les plus mal desservis par les transports et les services publics. Ils sont ceux où la société capitaliste rejette ceux qu'elle exploite le plus et qu'elle condamne au chômage et à la misère matérielle et morale.
Chômage, précarité, pauvreté, racisme, violence, sont les produits d'une société injuste qu'il faut combattre. Faute de quoi l'injustice et la misère seront le terreau des fanatismes.
Les catégories les plus pauvres de la population, quelle que soit leur origine, les jeunes en particulier, n'ont pas d'autre solution que de reprendre le combat collectif des opprimés contre les oppresseurs. C'est par les armes de l'action politique et syndicale que les générations passées avaient obtenu des améliorations. C'est en reprenant ces traditions de combat que nous enrayerons la spirale de la pauvreté.
Que faire avec Cinquième zone?
D'abord le faire lire autour de soi, le reproduire, le distribuer à ceux qu'on estime. S'abonner.
Puis l'informer, donner son opinion en écrivant ou en laissant un message sur le répondeur ou le site Internet.
Le contacter, demander à en recevoir plusieurs exemplaires pour les distribuer.
Demander à participer aux réunions CZ. Et plus encore, si affinités.


AUJOURD'HUI, COMME DEMAIN


11 septembre 2001
Aujourd'hui aussi, 35.615 enfants sont morts de faim.
victimes: 35.615 (FAO)
lieu: pays pauvres de la planète
wéditions spéciales des tg: zéro
articles de presse: zéro
messages du président de la république: zéro
convocation d'une cellule de crise: zéro
manifestations de solidarité: zéro
minutes de silence: zéro
commémorations des victimes: zéro
messages du pape: zéro
les bourses: pas mal
l'euro: en reprise
niveau d'alerte: zéro
mobilisation de l'armée: aucune
hypothèse sur l'identité des criminels: aucune
probables mandants du crime: pays riches
20% de la population mondiale consomment 80% des ressources de la planète; si l'attentat de New York à été qualifié d'inhumain, comment pouvons-nous qualifier l'acte de laisser mourir 13 millions d'enfants par an? Qui se souvient du feu d'artifice sur Bagdad ? Il est très parlant de se rappeler l'attitude de CNN lors de la guerre du Golfe et de la comparer à leur attitude actuelle. Souvenez-vous : " Dans la nuit de Bagdad bombardée, trois reporters-vedettes, installés en lieu sûr (l'hôtel Rachid), rivalisent d'inconscience et de vulgarité: ils raillent la passivité des Irakiens; ils s'étonnent que depuis une heure trente, l'armée irakienne les laisse poursuivre ce commentaire en direct. Ils finissent en éclatant de rire, en s'extasiant sur l'esthétisme du feu d'artifice, en devisant sur la qualité du repas ... "
Source : Extrait de Attention, Médias, de Michel Collon, Edition EPO.


UN TUEUR EN LIBERTÉ

L'acquittement du policier Pascal Hiblot, dix ans après le meurtre d'un adolescent dans une banlieue "chaude, Le Val Fourré, démontre une volonté des autorités judiciaires et policières de protéger un assassin en uniforme. Les circonstances ne laissent guère planer le doute. Le flic a tiré, comme à la parade, sur le jeune qui était déjà passé et lui présentait le dos.
Qui sont les auteurs du crime? Le pauvre connard en uniforme à qui on donne un pistolet? Ou ceux qui lui donnent un pistolet et lui disent qu'il ne faudrait pas qu'il s'en serve? Normalement, si on veut utiliser des armes, si c'est une sorte de guerre, il faut envoyer des militaires. Ils sont censés savoir se servir de leurs armes et obéir aux ordres. Les gendarmes sont de cette espèce, même s'ils passent le plus clair de leur temps le cul dans un fauteuil. Mais si on envoie des civils, les policiers sont des civils, avec des flingues qu'ils savent à peine manier, on doit s'attendre à des dégats. Quand on voit déambuler ces jeunots, avec quelques nanas, dans leurs unioformes grotesques et avec leur casquettes de comédie, on est saisi de terreur. ces gens sont plus dangereux que toute la mafia réunie.
La seule solution qui protégerait le public, lers délinquants, qui n'ont pas tous mérité la peine de mort, et les flicards eux-mêmes, c'est de leur ôter cet instrument très dangereux qu'on appelle arme à feu. Les Anglais ont une police sans arme. La haine, souvent justifiée, de la police perdrait sa raison d'être. Il y aurait moins de morts et moins de suicides dans la police. Tout le monde s'y retrouverait, au lieu de cette gigantesque hypocrisie qui domine la scène. et ce porc de Vaillant qui veut fouiller les coffres des voitures. Même Pasqua n'y avait pas réussi. Mais comme on le sait, en matière de répression, les socialistes sont toujours pires que tous les autres. Demandez à Hitler (national-socialiste) et à Mussolini (socialiste fasciste).


Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d'Holocaustes (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <[email protected]>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

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