AAARGH

Notes

 

[(1)].. Cette légende absurde (interrogez là-dessus un anatomiste, un chimiste, un spécialiste quelconque) a été reprise, mais sans grand succès, à propos de la Seconde Guerre mondiale. S'il faut en croire Gitta Sereny, les responsables allemands de l'investigation des "crimes nazis" (Zentrale Stelle der Landesjustizverwaltungen zur Aufklaerung NS-Verbrechen) ont "infirmé" l'information selon laquelle les nazis avaient pu utiliser des corps de juifs pour en faire du savon ou des engrais. (Ces responsables travaillent à Ludwigsburg sous la direction du procureur général Adalbert Rueckerl, exterminationniste convaincu.) Gitta Sereny rapporte ce fait dans Into That Darkness (Londres, André Deutsch, 1974) en note 2 de la page 150 de la traduction française: Au fond des ténèbres, Paris, Denoel, 1975. Cependant, s'il faut en croire Pierre Joffroy, des "barres de savon juif" se trouvent aujourd'hui enterrées dans le cimetière juif de Haifa (Israel). En effet, Pierre Joffroy, dans un article consacré à Anne Frank, évoquait en 1956 "ces quatre barres de "savon juif" fabriquées avec des cadavres dans les camps d'extermination et qui, trouvées en Allemagne, furent revêtues d'un linceul, en 1948, et pieusement ensevelies selon les rites dans un coin du cimetière de Haifa (Israel)". Cet article est paru dans le magazine Paris-Match n° 395 du 3 novembre 1956, p.93.

 

[(2)]Voyez cette photo de l'U.S. Army qui a fait le tour du monde et que Arthur R.Butz reproduit à la page 191 de The Hoax of the Twentieth Century. Torrance-California, The Noontide Press, 3e édition, 1979.

][(3)] "[...] fur die Degesch vom 20. Juni 1922 ab vom Reichspatentamt patentiert" (Justiz und NS- Verbrechen, Amsterdam, University Press, tome XIII [1975], p.137).

[(4)]"Un gaz contre les renards", le Quotidien de Paris, 2 septembre 1977. Voyez aussi une revue de chasse: le Saint-Hubert, avril 1979, p.180-181, "Méthodes de réduction de la population vulpine".

[(5)] Je ne suis pas actuellement en mesure de prouver ce que j'avance là. J'ai découvert ce point dans les archives du Centre de documentation juive contemporaine de Paris dont l'entrée m'est interdite depuis janvier 1978, en raison de mes opinions en matière d'histoire.

[(6)] Cette expression semble avoir été créée par le groupe de chercheurs suédois réuni à Taby (Suède) autour de Ditlieb Felderer et qui prépare un ouvrage sur "le mensonge d'Auschwitz" qui sera intitulé Auschwitz Exit.

[(7)]Parmi ces titres trompeurs on peut citer, de Pierre-Serge Choumoff, Les Chambres à gaz de Mauthausen (31, boulevard Saint-Germain, Paris, V), 1972, 96 pages.

[(8)] Georges Wellers, "La "solution finale de la question juive" et la mythomanie néonazie", Le Monde Juif, n° 86, avril-juin 1977, p.41-84. Cet article porte le titre, en anglais, de "Reply to the Neo-Nazi Falsification of Historical Facts concerning the Holocaust"; il occupe les pages 105-162 d'un ouvrage publié en 1978 par "The Beate Klarsfeld Foundation" à New York sous le titre de The Holocaust and the Neo-Nazi Mythomania, XVIII-216pages.

[(9)] Le camp d'Auschwitz a eu trois commandants successifs: Rudolf Hoess, Arthur Liebehenschel et Richard Baer. Le premier a été interrogé par les Anglais, puis par les Polonais, qui l'ont exécuté; le deuxième a été exécuté par les Polonais; le troisième est subitement mort en prison alors que se préparait le fameux "Procès d'Auschwitz" à Francfort (1963-1965). A eux seuls, les Polonais semblent avoir interrogé et jugé 617 personnes (nazies ou alliées des nazis) en rapport avec la question d'Auschwitz; ce chiffre est donné par Hermann Langbein à la page 993 de Der Auschwitz-Prozess, Wien, Europa Verlag, 1965, 2 tomes. De leur côté les Français, les Anglais et les Américains ont souvent eu à interroger ou à juger d'anciens gardiens d'Auschwitz. Il est surprenant que, de la masse énorme de ces interrogatoires et procès, il soit sorti une quantité aussi dérisoire de renseignements sur les prétendus massacres en "chambres à gaz". A ma connaissance on n'a jamais fait mention d'"aveux" ou même d'un renseignement quelconque de la part de Liebehenschel ou de Baer sur les "chambres à gaz". Le vrai "procès des chambres à gaz" d'Auschwitz a été - on ne le dira jamais assez - celui des architectes Walter Dejaco et Fritz Ertl à Vienne (Autriche) en 1972.

Ce procès déclenché par Simon Wiesenthal et présenté comme une affaire sensationnelle devait très vite apparaître comme un fiasco pour l'accusation. Les deux hommes à qui l'on reprochait d'avoir "construit et réparé les gigantesques chambres à gaz et fours crématoires d'Auschwitz-Birkenau" surent apparemment démontrer en techniciens que, s'ils avaient effectivement construit ou fait construire les fours crématoires, ils ne risquaient certes pas d'avoir dessiné des plans de "chambres à gaz" mais seulement des plans des chambres froides qui flanquaient ces fours crématoires. Les deux architectes furent acquittés.

[(10)] Kommandant in Auschwitz/Autobiographische Aufzeichnungen von Rudolf Hoess, Eingeleitet und Kommentiert von Martin Broszat, 1958, Verlagsanstalt Stuttgart. C'est à la page 166 de ce livre, dans le fragment de confession que Hoess aurait rédigé en novembre 1946, que se trouve le passage suivant: "Eine halbe Stunde nach den Einwurf des Gases wurde die Tuer geoeffnet und die Entlueftungsanlage eingeschaltet. Es wurde sofort mit dem Herausziehen der Leichen begonnen." Et c'est à la page 126 du livre, dans le fragment daté de février 1947, qu'il est dit que l'équipe chargée de sortir les cadavres des "chambres à gaz" faisait ce travail avec une "morne indifférence" "mit einer stumpfen Gleichmuetigkeit" "comme s'il s'agissait de n'importe quelle besogne quotidienne (" als wenn es irgend etwas Alltaeglisches waere"). Hoess est censé ajouter: "Beim Leichenschleppen assen Sie oder rauchten." Autrement dit: "Tout en traînant les cadavres], ils mangeaient ou fumaient." Pour Hoess, ils ne cessaient d'ailleurs de manger. Ils mangeaient quand ils extrayaient les cadavres hors des chambres, quand ils enlevaient les dents en or, quand ils coupaient les cheveux, quand ils traînaient leur charge vers les fosses ou vers les fours. Hoess ajoute même cette énormité: "Aux fosses ils entretenaient le feu, ils arrosaient [les cadavres] avec la graisse qui s'accumulaient, ils fouillaient dans les montagnes de cadavres en feu pour faciliter l'arrivée de l'air.". Il ne nous dit pas comment la graisse faisait pour n'être pas brûlée elle-même (on ne rôtit pas les corps à la broche comme s'il s'agissait de poulets mais on les carbonise en tas accumulés sur le sol ou sur les bûchers). Il ne nous dit pas comment les hommes pouvaient approcher de ces formidables bûchers pour en recueillir les flots de graisse (!), ni comment ils pouvaient fouiller dans ces montagnes de cadavres pour faciliter le passage de l'air. L'absurdité de cet "arrosage avec graisse accumulée" (" das Uebergiessen des angesammelten Fettes") est d'ailleurs telle que le traducteur français du livre présenté par Martin Broszat a très discrètement omis de traduire ces cinq mots allemands (Rudolf Hoess, Le Commandant d'Auschwitz parle..., traduit de l'allemand par Constantin de Grunwald, Paris, Julliard, 1959, réimpression du 15 mars 1970, p.212).

[(11)] Pour les différents procès dits "de Nuremberg", les Américains ont dépouillé de nombreux documents techniques relatifs au Zyklon B. S'ils avaient lu ces documents avec attention et s'ils avaient poursuivi leurs recherches, comme je l'ai fait moi-même, dans certains ouvrages techniques qui étaient en possession de la Library of Congress de Washington, ils se seraient aperçus de la somme incroyable d'impossibilités techniques contenue dans tous les témoignages selon lesquels les Allemands avaient utilisé le Zyklon B pour tuer des êtres humains en "chambres à gaz". Je consacrerai ailleurs qu'ici une étude aux quatre documents qui, pour moi, anéantissent la légende des "chambres à gaz". Ces quatre documents sont d'abord deux documents enregistrés par les Américains pour les procès de Nuremberg, puis deux études techniques signées de Gerhard Peters et que l'on peut consulter à la bibliothèque de Washington. Je rappelle que Gerhard Peters a été, pendant la guerre, le directeur temporaire de la firme DEGESCH (Deutsche Gesellschaft fuer Schaedlingsbekaempfung, Société allemande pour la lutte contre les nuisibles) qui contrôlait notamment la distribution de Zyklon B. Après la guerre, Gerhard Peters allait être plusieurs fois traduit en justice par ses compatriotes: il n'avait, disait-il, jamais entendu parler pendant la guerre d'un emploi homicide du Zykion B.

 

- Documents de Nuremberg (documents NI, c'est-à-dire Nuremberg, Industrialists): a) NI-9098, enregistré seulement le 25 juillet 1947: brochure intitulée Acht Vortraege aus dem Arbeitgebiet der DEGESCH (Eight Lectures on aspects of DEGESCH's field of operation/Huit exposés sur le champ d'activités de la DEGESCH) et imprimée en 1942 pour usage privé. A la fin de cette brochure, p.47, apparaît un tableau descriptif de chacun des huit gaz fabriqués par la firme. Au point n°7 de la description on lit pour le Zyklon B: "Luftbarkeil: wegen starken Haftvermoegens des Gases an Oberflaechen, erschwert u. langwierig" (Ventilation properties: complicated and long to ventilate since the gas adheres strongly to surfaces/Ventilation: compliquée et longue vu que le gaz adhère fortement aux surfaces);

b) NI-9912, enregistré seulement le 21 août 1947: affiche intitulée Richtlinien fuer die Anwendung von Blausaeure (Zyklon) zur Ungeziefervertilgung (Entwesung) (Directives for the use of prussic acid (Zyklon] for the destruction of vermin [Disinfection] - Directives pour l'usage de l'acide prussique [Zyklon] pour détruire la vermine [désinfection]). Ce document est d'une importance "capitale; mieux que tout autre, il montre à quel point le maniement du Zyklon B ne peut être le fait que d'une personne entraînée. Le temps requis pour que le produit détruise la vermine va de 6 heures par temps chaud à 32 heures par temps froid; la durée normale est de 16 heures. Cette longue durée s'explique sans doute par la composition du Zyklon. Le Zyklon est de l'acide prussique ou cyanhydrique absorbé par un support de diatomite. Le gaz se dégage lentement en raison même de la nature du support. Cette lenteur est telle qu'on ne comprend pas comment les Allemands auraient pu choisir le Zyklon pour liquider des foules humaines. Il leur aurait été beaucoup plus facile d'utiliser de l'acide cyanhydrique sous sa forme liquide. Ils disposaient d'importantes quantités de cet acide dans les laboratoires de l'I.G.-Farben d'Auschwitz où ils travaillaient notamment à la préparation du caoutchouc synthétique. C'est du document NI-9912 que je tire les informations concernant l'emploi du Zyklon B pour le gazage d'un baraquement, la durée de l'aération (au moins 21 heures), etc.

 

- Documents de la Library of Congress: il s'agit de deux études techniques écrites par Gerhard Peters et publiées toutes deux dans Sammlung chemischer und chemisch-technischer Vortraege, l'une en 1933 dans Neue Folge Heft 20 et l'autre dans Neue Folge Heft 47 a, en 1942 (revue éditée par Ferdinand Enke à Stuttgart). En voici les titres, suivis de la cote de la Library of Congress:

a) "Blausaeure zur Schaedlingsbekaempfung" (QDI, S2 n.f., Heft 20 1933, 75p.)

b) "Die hochwirksamen Gase und Daempfe in der Schaedlingsbekaempfung" (QDI, S2 n. f, Heft 47a, 1942, 143p.). Soit dit en passant, on admirera que cette revue publiée en pleine guerre en Allemagne soit parvenue également en pleine guerre à la Library of Congress de Washington; c'est ainsi que le numéro de 1942 a été enregistré à Washington... le 1er avril 1944!

[(12)] La réglementation française concernant l'emploi de l'acide cyanhydrique est aussi draconienne que l'allemande; voyez le décret 50-1290 du 18 octobre 1950 du ministère de la Santé publique.

[(13)] Le plan qui nous permet de donner ces dimensions au centimètre près se trouve dans les archives du musée d'Etat d'Oswiecim (Auschwitz). La cote de la photo de ce plan est: Neg. 519. Les plans des Kremas IV et V sont encore plus intéressants que ceux des Kremas II et III. Ils prouvent en effet que les trois pièces abusivement qualifiées de "chambres à gaz" étaient d'inoffensives pièces, dotées de portes et de fenêtres ordinaires. Il n'y a pas de cave, ni de grenier. Le seul moyen pour les S.S. de "jeter le Zyklon" dans ces pièces "en venant de l'extérieur" aurait été le suivant: il aurait fallu que les S.S. prient leurs futures victimes, entassées à plusieurs centaines ou milliers dans 236,78 mètres carrés, de bien vouloir ouvrir les fenêtres pour qu'ils "jettent le Zyklon" - après quoi, les victimes auraient soigneusement refermé ces fenêtres, puis elles se seraient abstenues de briser les vitres jusqu'à ce que mort s'ensuive. On comprend vraiment que les communistes polonais se montrent si discrets sur le compte de ces plans et qu'ils préfèrent évoquer les "aveux" de Hoess sans fournir beaucoup d'illustrations topographiques.

[(14)] Ces intéressants vestiges des Kremas sont visibles derrière une grande vitrine de l'arrière-salle qui, dans le bloc d'exposition n° 4, est consacrée aux Kremas.

[(15)] Ces détails sur la première exécution aux gaz toxiques ont été donnés par le journal belge le Soir du 9 février 1974; sous la rubrique "Il y a 50 ans", ce journal reproduisait un article du Soir du 9 février 1924.

[(16)] Le résumé que je donne ici d'une exécution par l'acide cyanhydrique s'inspire d'une enquête qu'un avocat américain a bien voulu mener pour moi auprès de six pénitenciers et auprès d'une firme fabriquant des chambres à gaz. Les six pénitenciers sont les suivants: pénitenciers de San Quentin/Californie; de Jefferson City/ Missouri; de Santa Fe/ Nouveau Mexique, de Raleigh/ Caroline du nord; de Baltimore/ Maryland; de Florence/ Arizona. La firme est celle d'Eaton Metall Products Co. de Denver/ Colorado. Il va de soi qu'il y a des variantes dans le mode d'exécution d'un pénitencier à l'autre. J'ai personnellement obtenu l'autorisation de visiter l'une de ces chambres à gaz. La feuille de procédure (" Gas Chamber Procedure Check Sheet") révèle que la simple préparation de la chambre pour une exécution exige deux jours de travail pour deux employés à raison de huit heures de travail par jour chacun. La chambre une fois prête, l'opération elle même se déroule en 47 temps. Cette feuille ne suffit pas du tout à se faire une idée de la complication des tâches puisqu'il s'agit d'une simple énumération de manoeuvres. Prenons un exemple: la dernière indication de manoeuvre est ainsi rédigée: "Empty Chamber/ Body Removed" (Vider la chambre/ enlèvement du corps). Or, ces mots signifient ceci: le médecin et ses deux assistants doivent, après avoir attendu le temps réglementaire, pénétrer dans la chambre en portant masque à gaz, tablier de caoutchouc et gants de caoutchouc; le médecin doit passer la main dans la chevelure du mort pour en chasser les molécules d'acide cyanhydrique qui y seraient restées; les deux assistants doivent, avec un jet, soigneusement laver le corps; ils doivent en particulier laver l'intérieur de la bouche et toutes les ouvertures du corps; ils ne doivent pas oublier de laver avec grand soin le pli des bras et le pli des genoux. La simple vue d'une de ces petites chambres à gaz faites pour tuer un seul condamné rend dérisoires ces locaux de pierres, de bois et de plâtre qu'on nous présente comme étant d'anciennes chambres à gaz allemandes. Si la chambre à gaz américaine est faite exclusivement d'acier et de verre, c'est pour une raison de bon sens et pour une raison plus spécialement technique. La première raison, c'est que l'acide ayant tendance à adhérer aux surfaces et même à les pénétrer il faut éviter toute matière qui se prêterait à cette adhérence et à cette pénétration. La seconde raison est que, lorsque les ventilateurs vident l'air de la chambre, il y a un risque d'implosion; d'où l'épaisseur remarquable de l'acier et des verres de l'habitacle. Il va de soi que la très lourde porte d'acier ne peut se fermer qu'avec un volant.

[(17)] Les communistes polonais eux-mêmes reconnaissent que le tatouage avait pour but de rendre les fuites plus difficiles (et de faciliter l'élucidation de la provenance d'un fugitif rattrapé); voyez Contribution à l'histoire du KL-Auschwitz, éditions du musée d'Etat d'Oswiecim, 1968, p.16 et 99.

[(18)] Louis De Jong, Viertelsjahrshefte fuer Zeitgeschichte, Munich, 1969, Heft 1, p1-16: "Die Niederlande und Auschwitz". Sensible au caractère délicat de ce genre de révélations, le directeur de la revue, H. Rothfels, s'explique dans un avant-propos (Vorbemerkung) sur la raison qui l'a conduit à publier cette étude. Cette raison est que M. Louis De Jong n'étant pas allemand, il serait d'autant moins soupçonné de faire l'apologie du national-socialisme qu'au contraire il avait en tant que directeur d'un institut officiel comme celui d'Amsterdam, fourni tous les gages souhaitables de son sérieux. Cet avant-propos donne une idée de la situation où se trouvent les historiens allemands: il y a certaines vérités qu'ils ne peuvent pas dire sans être soupçonnés de faire l'apologie du nazisme. Il faut savoir aussi que M. Louis De Jong est d'autant moins suspect qu'il est d'origine juive.

[(19)] Ces photographies aériennes ont été révélées au grand public par Dino A.Brugioni et Robert G.Poirier dans un article intitulé "The Holocaust Revisited" (Central Intelligence Agency, Department of Commerce, National Technical Information Service, Washington D. C; ST 79-10001,19pages). Les deux auteurs offrent un exemple intéressant d'aveuglement. Ils essayent à tout prix d'adapter ce que leur montre la réalité matérielle de ces photos avec ce qu'ils croient savoir de la réalité d'Auschwitz grâce à trois ouvrages exterminationnistes. Il y a une contradiction spectaculaire entre les photos et les commentaires qu'ils sont ainsi conduits à donner de ces photos.

[(20)] L'article 19 du statut du Tribunal militaire international dispose: "Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves [...]" (The Tribunal shall not be bound by technical rules of evidence [...] / Der Gerichtshof ist an Beweisregeln nicht gebunden [...])

L'article 21 dispose: "Le Tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis [...]" (The Tribunal shall not require proof of facts of common knowledge but shall take judicial notice thereof [...] / Der Gerichthof soll nicht Beweis fuer allgemein bekannte Tatsachen fordern, sondern soll sie von Amts wegen zur Kenntnis nehmen [...] .)

[(21)] Prison et déportation, Paris, éditions Spes, 1947, p.77.

[(22)] La prétendue "chambre à gaz" de Dachau porte aujourd'hui l'inscription suivante rédigée en cinq langues (allemand, anglais, français, italien, russe):

Gaskammer getarnt als "Brausebad" -- war nicht in Betrieb

Gas chamber disguised as a "shower room" -- never used

Chambre à gaz "chambre de douche" camouflée -- ne fut jamais utilisée.

J'ai demandé à Frau Barbara Distel, directrice du musée de Dachau, et au Dr Guerisse, président du Comité international de Dachau, sis à Bruxelles, ce qui leur permettait de qualifier de "chambre à gaz" un local "inachevé"; on se demande en effet comment on peut savoir qu'un local inachevé est destiné à devenir, une fois achevé, une chose qu'on n'a encore jamais vue de sa vie. J'ai également voulu savoir si on avait fait procéder à une expertise technique, scientifique ou judiciaire de ce lieu. Sur ce second point la réponse a été que non. Sur le premier point je n'ai pas reçu de réponse. Chaque visiteur de Dachau ne serait-il pas en droit d'exiger des éclaircissements sur place? Chaque Allemand ne serait-il pas en droit de demander aux accusateurs une preuve à l'appui de leur terrible accusation? Car c'est une terrible accusation que de dire que telle ou telle personne a forgé une arme abominable avec l'intention de tuer des êtres humains dans une sorte d'abattoir.

[(23)] Voyez "Réflexions sur l'étude de la déportation", par Germaine Tillion, dans le numéro spécial intitulé "Le système concentrationnaire allemand (1940-1944)" de la Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale de juillet 1954. Consultez les pages 16, 17, 20, 21, 24, 26 et, surtout, la note 2 de la page 17, la note 2 de la page 18 et la note 1 de la page 20.

[(24)] Document de Nuremberg "Paris/Storey" PS-3870: déclarations sous serment du policier Hans Marsalek. Les conditions dans lesquelles Ziereis aurait d'après ce policier avoué l'existence et le fonctionnement d'une "chambre à gaz" à Mauthausen valent d'être méditées. Elles font de l'interrogatoire une pure et simple séance de torture qui a duré de six à huit heures jusqu'à ce que Ziereis rende l'âme. Le policier lui-même dit qu'il a conduit l'interrogatoire du commandant pendant six à huit heures dans la nuit du 22 au 23 mai 1945. Il dit que Franz Ziereis était grièvement blessé, que trois balles l'avaient traversé de part en part et qu'il savait qu'il allait mourir. On peut voir aujourd'hui au musée de Mauthausen une photo prise au flash et qui représente Ziereis encore vivant tandis qu'assis près de lui un interné l'écoute; il y a d'autres gens dans la pièce au chevet du moribond; peut-être le général Seibel, commandant de la 11e division blindée américaine, et l'ancien médecin des internés, le déporté Dr Koszeinski, étaient-ils là, comme l'affirme le policier. Qu'un général de division et un médecin de profession aient admis de participer à cette séance de torture en dit long sur la mentalité de ceux qui estiment avoir un "nazi" sous la main: un "nazi" n'est pas un homme, mais une sorte de bête malfaisante. C'est bien ainsi, on peut en être sûr, que tous les commandants de camps ont été considérés. Il ne faut pas s'étonner des "aveux" qu'ils ont faits ou qu'on dit qu'ils ont faits.

[(25)] "Keine Vergasung in Dachau" par le Dr Martin Broszat, Die Zeit, 19 août 1960,

[(26)] Voyez l'ouvrage que je cite, ci-dessus, dans ma note 10. Le Dr Martin Broszat explique dans la note 1 de la page 167 pourquoi il ne donne pas la suite du texte de Hoess. Il dit que dans cette suite, Hoess nous livre des "données tout à fait déroutantes" (" voellig abwegige Angaben") qu'il qualifie d'informations "qu'on ne peut absolument pas prendre au sérieux" (" muessen diese Mitteilungen als gaenzlich unzuverlaessig gelten"). Le Dr Broszat donne un exemple de ces aberrations, mais il prend soin de choisir la moins aberrante de ces aberrations. Quinze ans après la publication de son livre, il se trouve que les Polonais ont, à leur tour, donné ce qu'il est convenu d'appeler le texte de la confession de Hoess. Et c'est là que, pour le coup, on s'aperçoit que les "aberrations" s'étaient multipliées sous la plume de Hoess. Pour en avoir une idée, on pourra se reporter à l'ouvrage suivant: KL-Auschwitz in den Augen der S.S. Verlag des Staatlichen Auschwitz-Museums, Cracovie, 1973, p.135-136. Le Dr Broszat s'est disqualifié aux yeux de tout historien sérieux par la publication qu'il a ainsi faite de la "confession de Hoess" et, avec un tant soit peu d'attention et d'honnêteté, il aurait dû conclure que cette confession, là où elle est auto-accusatrioe, n'est qu'un amas d'absurdités et d'aberrations qui n'ont pu être dictées à Hoess que par ses geôliers polono-staliniens.

[(27)] L'expression employée par le D' Broszat est "vor allem"; cette expression embarrassée me semble avoir été dictée par le désir de ne pas se prononcer sur l'authenticité de "chambres à gaz" qui ne sont situées ni en Pologne, ni dans l'Ancien Reich; c'est le cas pour Mauthausen, situé en Autriche, et le Struthof, situé en Alsace.

[(28)] Par suite d'un phénomène fréquent en la matière, le Dr Broszat a pu donner l'impression qu'il rétractait plus ou moins ses affirmations courageuses du 19 août 1960. Il a écrit ou laissé écrire par des membres de son institut de Munich des lettres ou des articles où l'on se demande s'il revient sur les termes de sa lettre à Die Zeit. En réalité, à regarder les textes de près, on a surtout l'impression que le Dr Broszat fait des concessions de pure forme. Pour en juger, on se reportera aux textes suivants:

a) Réponse de Frau Dr S. Noller, le 26 octobre 1967, au journaliste de Paris-Match Pierre Joffroy. Cette réponse est partiellement publiée dans le livre de Pierre-Serge Choumoff (p.73-74) que j'ai mentionné dans ma note 7

b) L'avant-propos du Dr Broszat à une étude de Frau Dr Ino Arndt et du Dr Wolfgang Scheffler parue dans Viertelsjahrshefte fuer Zeitgeschichte d'avril 1976 et intitulée "Organisierter Massenmord an Juden in NS-Vernichtungslagern" (p.105-135; avant-propos: p.105-112);

c) Réponse de Frau Dr Ino Arndt, le 25 novembre 1977, au Pr Egon G.L.Rieder. Cette réponse a été publiée par MUT-Verlag, janvier 1979 (adresse: 3901 Asendorfen B.R.D.).

[(29)] Sur Treblinka ainsi que sur Belzec, Sobibor et Chelmno, voyez NS-Vernichtungslager im Spiegel deutscher Strafprozesse par Adalbert Rueckerl, Deutscher Taschenbuch Verlag, édition originale en décembre 1977.

[(30)] Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945), thèse, Presses universitaires de France, 1968, p.541-544.

[(31)] Hoess a été torturé. C'est par les Polonais eux-mêmes que nous le savons. Ils l'ont autorisé à le dire dans sa confession. Il peut y avoir plusieurs motifs à cette autorisation du juge d'instruction Jan Sehn. Comme Hoess se répand en louanges sur la bonté de ses geôliers de Cracovie, il se peut qu'on ait voulu nous donner l'idée que, si Hoess avait auparavant dit n'importe quoi dans ses dépositions recueillies par les Britanniques, c'est qu'il avait parlé sous la torture tandis que, cette fois-ci, dans sa prison de Cracovie, il s'exprimait en toute liberté. Dans son "empressement" à tout avouer à ses tortionnaires britanniques, Hoess était allé jusqu'à parler du camp "d'extermination" de... "Wolzek près de Lublin"; or, Wolzek n'a jamais existé ni près de Lublin, ni ailleurs en Pologne. Hoess citait pourtant ce camp mythique dans le document NO-1210 du 14 mars 1946, puis dans le document PS-3868 du 5 avril 1946, puis dans le document Nl-034 du 20 mai 1946. Dans ce "Wolzek" terriblement embarrassant on a proposé de voir Belzec, ce qui est absurde puisque dans le document PS-3868 il est précisé par Hoess qu'il y avait "trois autres camps d'extermination dans le Gouvernement général: Belzekx (sic), Treblinka et Wolzek" (" drei weitere Vernichtungslager in Generalgouvernment: Belzekx, Treblinka und Wolzek"). Cette solution absurde est imposée par la "bible" des recherches exterminationnistes que constitue The Holocaust/The Nuremberg Evidence (Part One: Documents) édité par Yad Vashem à Jérusalem et par le Yivo Institute de New York en 1976 (voyez p.334). Une solution encore moins acceptable a été proposée par le procureur Adalbert Rueckerl en note 5 de la page 37-38 de l'ouvrage que je cite, ci-dessus, dans ma note 29. Ce magistrat n'hésite pas à dire que Wolzek est... Sobibor! On n'en finirait pas de citer les aberrations contenues dans les papiers que la justice militaire britannique a fait signer à Hoess. Pour ne prendre ici qu'un seul autre exemple, Hoess situe à Treblinka une installation de gazage par camions qu'il situera ensuite à Culmhof! Les Anglais lui font dire "Treblinka" (NO- 1210 et PS-3868) là où les Polonais lui font dire "Culmhof" (NO-4498 B); or la distance, à vol d'oiseau, est de près de 250 km entre Treblinka qui est à l'est de Varsovie et Kulmhof ou Chelmno-sur-Ner qui est à l'ouest de Varsovie. Jan Sehn a donc autorisé son prisonnier à nous faire des révélations sur la manière dont il avait été traité avant de bénéficier de l'hospitalité si enviable de la prison de Cracovie. Les Anglais l'ont sérieusement malmené et cela à tel point que Hoess a dû, dit-il, signer un procès-verbal dont il ne connaissait pas le contenu. Il commence par écrire ceci dans sa confession aux Polonais de Cracovie: "Es wurde uebel zugesetz durch die Feld Security-Police." (Je subis un traitement fâcheux de la part de la police de sécurité militaire britannique.) Et il ajoute: "Unter schlagenden Beweisen kam meine erste Vernehmung zustande. Was in dem Protokoll drin steht weiss ich nicht obwohl ich es unterschrieben habe. Doch Alkohol und Peitsche waren auch fur mich zuviel." (C'est sous arguments frappants que se déroula mon premier interrogatoire. Ce que contient le procès-verbal, je l'ignore, bien que je l'aie signé. L'alternance de l'alcool et du fouet était vraiment de trop, même pour moi.) Hoess ajoute encore que, transféré quelques jours après à Minden-sur-Weser au centre principal des interrogatoires de la zone anglaise, il subit un traitement encore plus brutal de la part du procureur général anglais, un major. (" Dort wurde mir noch mehr zugesetz durch den 1. englischen Staatsanwalt, einem Major".) Il dit que le régime de la prison correspondait à l'attitude du major. Pendant trois semaines il ne put ni se laver ni se raser. Pendant trois semaines il dut garder les menottes! Transféré à Nuremberg, son séjour dans la maison d'arrêt lui fit l'effet d'une cure en sana: un séjour idéal en comparaison de ce qu'il avait connu. Mais les interrogatoires, menés par des juifs exclusivement, furent terribles, d'un point de vue non pas physique mais psychologique. Ses interrogateurs ne lui laissaient aucun doute sur le sort qui l'attendait, notamment en Europe orientale. Transféré en Pologne, il connut à nouveau de terribles épreuves, mais soudain apparut le procureur et désormais Hoess fut traité avec une surprenante prévenance ("anstaendig und entgegenkommend"). On trouvera tous ces details dans les pages 145-147 de Kommandant in Auschwitz (voyez, ci-dessus, ma note 10). Ce que Hoess ne mentionne pas, c'est le résultat de ces tortures physiques et morales subies avant sa livraison aux Polonais. Le 5 avril 1946, soit dix jours avant sa comparution devant le Tribunal de Nuremberg, on lui extorquait une stupéfiante déclaration sous serment (en américain: affidavit) qu'il signait bien qu'elle fût, non pas dans sa langue maternelle, mais... en anglais. C'est le document PS-3868. Devant le tribunal, le 15 avril 1946, le procureur américain (le procureur Amen) lut, en présence de Hoess, le texte de cette déclaration. Les propos signés de Hoess firent sensation. Quant à Hoess, il frappa tout le monde par son "apathie" (sic). Ses réponses se limitaient pour la plupart à un "oui" lorsque le colonel Amen lui demandait si tout ce qu'il lisait était exact. Cette "apathie" fut qualifiée par les observateurs de "schizoide" ou de termes approchants. Ces observateurs, acharnés contre Hoess, ne se doutaient pas à quel point l'adjectif de "schizoide" qu'ils voulaient insultant, était exact et reflétait une terrible réalité: Hoess était dans un état second, il était "deux hommes à la fois", déchiré, hébété, scindé en deux ou presque: "schizoide" en vérité comme peut l'être un homme physiquement et psychologiquement torturé et qui, comme il l'a dit dans sa confession, se demandait ce qu'il venait faire devant ce formidable tribunal. Il faut lire le texte du dialogue entre le colonel Amen et l'accusé Hoess à la date du 15 avril 1946 dans le tome XI, p.425 et suivantes, du grand procès de Nuremberg (références de l'édition française).

[(32)] Sur les tortures systématiquement infligées par les Américains à leurs prisonniers allemands, on voudra bien se reporter dans l'index du livre d'A.R. Butz (The Hoax...) aux références concernant Justice Gordon Simpson ou Judge Charles F. Wennerstrum. Je recommande aussi un des plus beaux livres jamais écrits en faveur des droits de l'homme: Manstein, His Campaign and His Trial, par Sir Reginald Thomas Paget (London, Collins, 1951), doté d'une étonnante préface de Lord Hankey. A la page 109, Sir Paget mentionne que la commission d'enquête américaine Simpson/Van Roden/Laurenzen avait rapporté "entre autres choses que sur les 139 cas examinés il avait été découvert que 137 [soldats et officiers allemands] avaient eu leurs testicules détruits à jamais par les coups reçus de l'équipe américaine d'investigation des crimes de guerre" (" reported among other things that of the 139 cases they had investigated 137 had had their testicles permanently destroyed by kicks received from the American War Crimes Investigation team").

[(33)] Le Dr ingénieur Duerrfeld était le directeur temporaire de l'usine Buna à Auschwitz. Dans le document NI-034 on fait dire à Hoess que le Dr Duerrfeld était au courant des gazages d'êtres humains à Birkenau et qu'il en parlait à ses collègues. Or, dans le document NI-11046, l'intéressé répond: "Je regrette d'avoir à dire que c'est par la radio et par les journaux que j'ai pour la première fois entendu parler [de ces gazages]. Je dois dire que c'est là une marque d'infamie pour le peuple allemand, cela je dois le dire." (" It is a sorry fact that I heard of first through the radio and through newspaper reports. I must say that it is a brand of infamy for the German people, that I must say.") Voyez également le document NI-9542 pour Otto Ambros ou le document NI-11631 pour Kurt Rosenbaum. Bien placés pour tout connaître de ce qui se passait à Auschwitz, ces deux hommes affirment n'avoir jamais rien su des gazages. Des internés aussi ont eu le courage d'écrire qu'ils n'avaient jamais vu de "chambre à gaz" à Auschwitz ou à Birkenau, bien qu'ils se soient trouvés tout près de l'endroit où ces "chambres" étaient censées se trouver. C'est le cas de Benedikt Kautsky, le social-démocrate autrichien d'origine juive. Il vécut sept ans en camp de concentration. Sa mère mourut à Birkenau le 8 décembre 1944, à l'âge de 80 ans passés. Dans Teufel und Verdammte (Wien, Verlag der Wiener Volksbuchhandlung, 1948), il écrit, p.316, qu'il n'a personnellement pas vu ces "chambres à gaz" dans le camp. Cela ne l'empêche d'ailleurs pas de se livrer ensuite à une sorte de description de ce qu'il n'a pas vu. Il le fait sur la foi de ceux "qui ont vu".

[(34)] Je fais ici allusion à certains accusés du procès de Francfort (1963-1965), procès dont Hermann Langbein prétend avoir rendu compte dans Der Auschwitz-Prozess, ouvrage que je mentionne ci-dessus, dans ma note 9. Franz Hofmann aurait employé l'expression de "aider à pousser"; il l'aurait curieusement employée au pluriel: "haben wir [...] mitgeschoben" (p.241). Hans Stark aurait aidé un infirmier à verser du gaz par une ouverture dans le toit de la "chambre à gaz"; mais Stark est confus, très vague et le président donne l'impression surtout de lui faire réciter un texte (p.439).

[(35)] On devrait accorder la plus grande attention au 42e et dernier tome des comptes rendus du grand procès de Nuremberg. Ce tome s'ouvre sur le très long document (153 pages) PS-862. Il s'agit d'une synthèse du colonel britannique Neave. Celui-ci avait été chargé de résumer une foule d'enquêtes réalisées dans les camps de prisonniers des Alliés. Il en ressort ce qui ressort également du document "Politische Leiter-54" (p.348): Les 26.674 anciens dirigeants politiques interrogés ont déclaré que c'est seulement après la capitulation de mai 1945 qu'ils ont, pour la première fois, entendu parler d'une extermination de juifs dans des camps appelés "d'extermination". (" Sie von einer Vernichtung von Juden in sog. Vernichtungslagern erst nach der Kapitulation im Mai 1945 Kenntnis erhielten.")

[(36)] Dans une correspondance privée, Me Robert Servatius, qui fut avocat au grand procès de Nuremberg (1945-1946) et qui défendit Adolf Eichmann au "procès de Jérusalem" (1961) m'a parlé de "prétendu gazage" et de "personnes prétendument gazées" (" der behaupteten Vergasung", lettre du 22 février 1975; "der in Auschwitz angeblich vergasten Personen", lettre auparavant, du 21 juin 1974). Le célèbre avocat résume en une phrase la raison pour laquelle les avocats allemands se gardent bien de soulever devant un tribunal la question de l'existence des "chambres à gaz": il semble, dit-il, que pour les défenseurs le problème de l'existence des chambres à gaz soit passé à l'arrière-plan par rapport à la question de la participation de leurs mandants aux prétendus gazages ("Anscheinend ist die Frage der Existenz von Gaskammern fuer die Verteidiger zurueickgetreten, gegenueber der Frage der Beteiligung ihrer Mandanten an der behaupteten Vergasung"). On ne saurait mieux dire. L'avocat précisait en outre, en réponse à l'une de mes questions sur Eichmann que ce dernier avait déclaré (à qui? la lettre n'est pas claire sur ce point) n'avoir jamais vu de chambre à gaz, ni avoir eu connaissance de rapports à leur sujet (" Eichmann hat erklaert, dass er niemals eine Gaskammer gesehen habe oder dass ihm darueber berichtet worden sei" (lettre du 22 février 1975). Les sténogrammes du procès (consultables en plusieurs langues au Centre de documentation juive de Paris) prouvent qu'Eichmann n'a apparemment rien su des "chambres à gaz", sinon ce qu'il en avait lu en prison dans la "confession" de Hoess (voyez la séance du 19 avril 1961, cotes JI-MJ à 02 RM).

[(37)] C'est à la télévision française que Me Albert Naud, visiblement ému, devait faire cette déclaration impromptue (Antenne 2, "L'huile sur le feu", émission de Philippe Bouvard, octobre 1976).

[(38)] Cet avocat complaisant était Me Anton Reiners, de Francfort.

[(39)] Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews, Chicago, Quadrangle Books, 1967; Gerald Reitlinger, The Final Solution, 2e éd., Londres,, Vallentine, Mitchell, 1968; H.G.Adler, Der Verwaltete Mensch, Tuebingen, J.C.B.Mohr (Paul Siebeck), 1974; Hermann Langbein, Menschen in Auschwitz, Wien, Europa Verlag, 1974; Olga Wormser-Migot, Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945), Paris, Presses universitaires de France, 1968; Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, par Serge Klarsfeld, (BP 137-16, 75763 Paris cedex 16),1978.

[(40)] Extrait de ce que les Allemands nomment "Bormann Vermercke". La partie finale de ces "Bormann Vermercke" a été publiée en France sous le titre de Le Testament politique de Hitler, version française et présentation de François Genoud, Paris, Arthème Fayard, 1959, p.71-72.

[(41)] "Dass sie deshalb [ihre Konfession] verfolgt worden waren, wie ich glaubte, liess manchmal meine Abneigung gegenueber unguenstigen Aeusserungen ueber sie fast zum Abscheu werden." (Mein Kampf Muenchen, Zentralverlag der N.S.D.A.P., 1942, p.55) "Die grossen Meister der Lage" (les grands maîtres du mensonge) est un mot de Schopenhauer, repris par Hitler, p. 53 de Mein Kampf.

[(42)] Déclaration publiée dans The Jewish Chronicle du 8 septembre 1939, p.1.

[(43)] Daily Express, 24 mars 1933, p.1.

[(44)] "Nach Beendigung des Krieges werde er [Hitler] sich rigoros auf den Standpunkt stellen, dass er Stadt fuer Stadt zusammenschlage, wenn nicht die Drecksjuden rauskaemen und nach Madagaskar oder einem sonstigen juedischen Nationalstaat abwanderten" (Henry Picker, Hitlers Tischgespraeche im Fuehrerhauptquartier 1941-1942, Percy Ernst Schramm [...], Stuttgart, 1963, p.471).

[(45)] Les textes et les faits abondent qui prouvent que les autorités allemandes interdisaient et réprimaient ces excès, même quand les juifs pouvaient en être les victimes. Je ne citerai qu'un texte et deux faits. Ce texte est celui du général von Roques daté du 29 juillet 1944, sur le front russe (document NOKW-1620). Quant aux faits, ils sont rapportés dans le document OKW-501. Voici le premier fait: au printemps de 1944, à Budapest, un lieutenant tue une juive qui voulait le dénoncer parce qu'il lui avait volé, avec certains de ses hommes, quelques-uns de ses biens. Un tribunal militaire allemand le condamne à mort et ill est passé par les armes, tandis que plusieurs de ses hommes de troupe et sous-officiers sont condamnés à de longues peines de prison. Voici le second fait: près de Rostov (U.R.S.S.), deux soldats sont condamnés à mort par un tribunal militaire allemand (et exécutés?) pour avoir tué l'unique habitant juif d'un village. On trouve ces exemples et bien d'autres faits du même genre dans le 42e et dernier tome des comptes rendus du grand procès de Nuremberg. Malheureusement, ce tome est quasiment ignoré de tout le monde. Il est notamment ignoré par les magistrats qui se permettent d'invoquer "ce qui a été établi à Nuremberg" mais ne prennent pas assez le soin de relire les documents pourtant établis par les vainqueurs ayant à juger les vaincus. L'historien peut d'autant moins se permettre cette légèreté qu'il sait que ces vainqueurs-là ont commis deux très graves malhonnêtetés:

1- Ils ont eux-mêmes procédé au tri des documents sans y associer la défense;

2- Ils ont procédé à un tri de ce tri en publiant les 42 tomes sans inclure bien des pièces déposées par la défense. Il faut bien savoir qu'aujourd'hui encore, près de 35 ans après la guerre, les Alliés maintiennent au secret une formidable quantité de documents dont on peut penser qu'ils ont prélevé déjà tout ce qui, à leurs yeux, pouvait accabler l'Allemagne. Imagine-t-on l'Himalaya de "crimes de guerre" qu'avec de tels procédés on pourrait faire juger par un "tribunal militaire international" formé de vaincus ayant à juger leurs vainqueurs? Mais, pour en revenir à la question des "excès" ou "crimes de guerre", je me permets de suggérer que l'armée allemande et, en particulier le corps des S.S., a été redoutablement dure à la fois dans le combat et dans les mesures de police dues à la guerre de partisans, mais qu'elle a été, d'une certaine façon, moins redoutable pour les civils non combattants que beaucoup d'autres armées. Plus une armée est disciplinée et tenue en mains et moins, en principe, les populations civiles en auront à craindre des excès de toutes sortes. A ce point de vue, des bandes de partisans, quelque sympathie qu'on puisse éprouver pour la cause qu'elles sont censées défendre, sont presque toujours redoutables pour la population civile.

[(46)] Cette livraison fut qualifiée du nom de "Opération Keelhaul". Voyez The Hoax d'Arthur R. Butz, p.248-249. Le terme de "Keelhaul" est parlant; ce verbe anglais signifie: "infliger; le châtiment de la cale humide à quelqu'un, ou le haler d'un côté à l'autre du navire en le faisant passer sous la quille".

[(47)] Je signale qu'à la même époque, et cela sans aucune excuse militaire, la ségrégation raciale à l'encontre des Noirs (parfois dénoncée dans les journaux français de la "collaboration" sévissait chez nos alliés américains et sud-africains.

[(48)] Discours prononcé à Posen le 6 octobre 1943, p.169 de Discours secrets d'Heinrich Himmler, Paris, Gallimard, 1978. Il s'agit de la traduction française de Geheimreden 1933 bis 1945 und andere Ansprachen, Propylaeen Verlag, 1974. Cet ouvrage est à utiliser avec précaution et surtout sa traduction en français.

[(49)] Le texte du "Madagaskar Projekt" est peu connu. On le trouve au Centre de documentation juive contemporaine de Paris. Il porte la cote 172 de la police d'Israel (Quartier général, 6e bureau). Il semble que ce document n'ait été mis au jour qu'en 1961 à l'occasion du procès d'Adolf Eichmann. Il se compose d'une lettre de Theodor Dannecker, du 15 août 1940, adressée au secrétaire de légation Rademacher et du rapport lui-même qui paraît être, d'ailleurs, un brouillon ni signé, ni daté. Sa cote au C.D.J.C. de Paris est DXII-172.

[(50)] Voyez la lettre de Rademacher à l'ambassadeur Bielfeld en date du 10 février 1942 (document NG-5770).

[(51)] "Solution d'ensemble" (" Gesamtloesung") et "solution finale" (" Endloesung") sont les deux termes interchangeables employés par Goering dans sa fameuse lettre du 31 juillet 1941 adressée à R. Heydrich. Les exterminationnistes ont épilogué à perte de vue sur cette très courte lettre (document PS-710) et, en particulier, sur ces deux mots de Goering. Ils ont d'autant plus spéculé sur ce texte qu'ils l'ont - du moins pour certains d'entre eux - cyniquement amputé de la première moitié de sa première phrase où se trouvait une claire et nette explication du sens qu'il faut donner à ces deux mots. Ces deux mots, qui n'en font qu'un, impliquent émigration ou évacuation ("Auswanderung oder Evakuierung"). Gerald Reitlingcr se permet de citer intégralement la petite lettre en plaçant tout au début du texte trois points de suspension. Le lecteur de Reitlinger voit donc qu'il manque le début de la phrase qu'il va lire et il est conduit à penser qu'il n'y a certainement rien d'important dans le fragment qui manque. Il est difficile d'agir plus malhonnêtement que Reitlinger! (Voyez Gerald Reitlinger, Die Endloesung "The Final Solution", traduction de l'anglais en allemand par J.W.Bruegel, 4e édition revue et corrigée, Berlin, Colloquium Verlag, 1961, p.92.) On trouvera le texte, non amputé, à la page 32 du remarquable ouvrage de Wilhelm Staeglich, Der Auschwitz Mythos, Legende oder Wirklichkeit? Tuebingen, Grabert Verlag, 1979, Wilhelm Staeglich est cet ancien magistrat de Hambourg qui subit une incessante persécution depuis 1973 à cause de ses convictions révisionnistes.

[(52)] On trouve mention de ces naissances dans le "calendrier" des Cahiers d'Auschwitz, édités par le musée d'Etat d'Oswiecim, en particulier dans les cahiers 7 et 8. Les Allemands tenaient registre de toutes les naissances, y compris juives. Ils tenaient registre de tout. Chaque opération chirurgicale, par exemple, était notée avec le nom de l'interne, son numéro matricule, l'objet et le résultat de l'opération (en latin), la date, la signature du chirurgien. Aux crématoires, l'extraction d'une dent en or à un cadavre faisait l'objet d'un rapport (Meldung) circonstancié. Ce dernier point, à lui seul, rend absurde la légende des massacres en masse avec arrachage des dents en or sur une échelle quasi industrielle.

[(53)] J'ai personnellement fait une enquête minutieuse sur les exécutions sommaires réalisées par les résistants dans une petite région de France; j'ai eu la surprise de constater que les communautés tziganes avaient payé un lourd tribut en morts, non pas du fait des Allemands mais du fait des résistants. Cette enquête ne peut actuellement être publiée en France.

[(54)] Sur l'existence d'une école de maçons, voyez, par exemple, le témoignage de Franz Hofmann dans l'ouvrage d'Hermann Langbein, Der Auschwitz-Prozess, p.236. Sur les équipes d'apprentis (Lehrlings-Kommandos), voyez le témoignage du détenu Curt Posener dans le document NI-9808.

[(55)] Georges Wellers, L'Etoile jaune à l'heure de Vichy De Drancy à Auschwitz, Paris, Fayard, 1973, p.V,4,5, et 7.

[(56)] La distance de Drancy à Auschwitz (1250 km) était couverte, en général, en deux jours.

[(57)] Je ne peux que renvoyer ici aux cas de Maurice Bardèche, Paul Rassinier, Manfred Roeder, Thies Christophersen, Wilhelm Staeglich, J.G.Burg (juif), Hellmut Diwald, Udo Walendy, Arthur R.Butz et à mon propre cas. Rien ne manque: prison, violences physiques, amendes, incendie criminel, carrières brisées, incroyables décisions de justice, calomnies pures, exil forcé. Pas une association défendant la liberté d'expression, pas un seul groupe d'écrivains n'a élevé la moindre protestation contre les stupéfiants procédés du groupe Springer à l'égard soit de David Irving, soit du professeur d'université Hellmut Diwald. Dans ce concours de persécutions, l'Allemagne arrive incontestablement en tête. La France vient en seconde position. L'Afrique du Sud n'en est pas loin.

[(58)] Cette décision date du 17 mai 1979 (Bundespruefstelle fuer jugendgefaehrdende Schriften, Entscheidung Nr.2765). L'expert choisi a été le procureur Adalbert Rueckerl. Ce dernier était juge et partie puisqu'il se trouve avoir consacré sa vie et certains de ses ouvrages à défendre une thèse (celle de l'extermination) qu'Arthur R. Butz considère, ainsi que moi-même, comme erronée. Le texte du jugement est de 55 pages. Ce texte apparaîtra sans doute dans quelques années comme un monument d'incompétence historique. Le président du tribunal était Rudolf Stefen. Le professeur Konrad Jentzsch représentait l'art (Kunst); l'écrivain Bernhard Ohsam, la littérature; Gunther Roland, le corps professoral (Lehrerschaft); le prélat Dr Hermann, les églises; etc.

[(59)] Ce fut mon cas à Lyon le 29 janvier 1978 au colloque national sur "Eglises et chrétiens de France dans la Deuxième Guerre mondiale".

[(60)] Parmi les 42 tomes des comptes rendus (tronqués) du grand procès de Nuremberg, voyez le tome III, p.574-575 de l'édition française, et lisez le document PS-2738 (déclaration sous serment - affidavit - de W. Hoettl).

[(61)] Pages 120-122, 125, 128, 136, 141, 149 et 157, sous le titre de: "Nahum Goldmann: au nom d'Israel". M. Goldmann dit que ces colossales réparations "constituent une innovation extraordinaire en matière de droit international". Elles étaient contraires à la constitution allemande. Il a dicté ses conditions à Adenauer en 1950. Il a obtenu 80 milliards de DM, soit 10 à 14 fois plus que la somme d'abord espérée. Il dit: "Sans les réparations allemandes [...], Israel n'aurait pas la moitié de son infrastructure actuelle [1976]: tous les trains en Israel sont allemands, les bateaux sont allemands, ainsi que l'électricité, une grande part de l'industrie... sans même parler des pensions individuelles versées aux survivants [...]. Certaines années, les sommes d'argent qu'lsrael recevait de l'Allemagne dépassaient le montant des collectes du judaisme international - les multipliant par deux ou par trois." Le jeune contribuable allemand de 1979, qui n'est pour rien dans la guerre de 1939-45, paie, bien entendu sa part.



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