AAARGH

Notes

*Note de l'AAARGH: le même jugement avait été rendu contre Rassinier en 1965. Lorsque l'on parle de poursuites judiciaires, on doit toujours se souvenir que Rassinier a été le premier poursuivi et qu'un tribunal a dit que le traiter de nazi, «c'est le diffamer, mais de bonne foi» alors même que, de notoriété publique, qu'il avait été militant pacifiste, résistant, sauveur de juifs, arrêté et torturé par la Gestapo, déporté et libéré avec une invalidité gravissime (il avait perdu 80% de ses fonctions rénales à la suite de coups de pied dans les reins, état dont il finit par mourir prématurément, en 1967, épuisé par les ignobles procès qu'on lui faisait. Rappelons aussi qu'il n'a jamais été condamné Cf le détail de ces affaires dans notre archive Rassinier et, pour la diffamation de bonne foi, dans une annexe d'Ulysse trahi par les siens.

[(1)] Voici quelques échantillons des réponses de R. Hilberg en ce qui concerne Gerstein:

- Je tiendrais le rapport Gerstein [document PS-1553] pour un [document] appelant la plus grande circonspection. Des parties en sont corroborées; d'autres sont un pur non-sens (Transcription, p. 904).

- Gerstein était apparemment une personne très prompte à l'excitation. Il était capable de toutes sortes de déclarations qu'il lui est certes arrivé de faire non seulement dans sa déclaration sous serment en cours d'instruction (affidavit) mais aussi dans le contexte de celle-ci.

Question de D. Christie: Il n'était pas totalement sain d'esprit?

Réponse: Je ne saurais juger de sa santé mentale mais je serais circonspect en ce qui concerne ce qu'il a dit (p. 905).

- Dans son excitation, il était capable d'ajouter de l'imaginaire au réel (imagination to fact). Cela ne fait pas de doute (p. 906).

- Question: Et nous savons que [sa déclaration selon laquelle Hitler était là] était une déclaration totalement fausse, n'est-ce pas?

Réponse: Absolument (p. 907).

- Eh bien [dans ma reproduction de ses déclarations, j'ai éliminé tout ce qui ne semblait pas plausible ou crédible, certainement (p. 921).

- [A propos d'une autre déclaration de Gerstein,] Eh bien, des parties en sont vraies et d'autres parties ne sont que pure exagération, une manifeste et patente exagération [...]. De la rhétorique (p. 923).

- Gerstein était en quelque sorte enclin à une grande excitabilité (p. 924). - Je ne le caractériserais pas comme totalement rationnel, non, mais cela n'a pas de valeur, vu que je ne suis pas un expert en rationalité (p. 925).

- Question: [Il étaitl un esprit très étrange, enclin à l'exagération?

Réponse: Oui (p. 928).

- une déclaration loufoque (a far-out statement) (p. 934).

- dans l'utilisation de pareilles déclarations sous serment en cours d'instruction (affidavits), il faut se montrer extraordinairement circonspect (p. 935).

Il convient de noter que toutes ces concessions ont été arrachées à R. Hilberg avant même la publication des ouvrages de Carlo Mattogno et d'Henri Roques sur Gerstein. [Note de l'AAARGH: mais bien après la dénonciation originelle de ce témoignage par Rassinier !]

*Note de l'AAARGH: le témoignage d'Hilberg, traduit en français par nos soins, est consultable sur le site de l'AAARGH. Toute cette partie concernant Hilberg doit être considérablement nuancée par la lecture de Rassinier, qui avait déjà tout dit sur Hilberg et qui présente les termes de la querelle sur les nombres et l'ordre de Hitler de façon complètement différente. Rassinier a consacré un livre entier à critiquer le livre de Hilberg, Le Drame des juifs européens, et jamais Hilberg n'a répondu à ces critiques.

*Note de l'AAARGH: On lit dans Rassinier que Hilberg a toujours soutenu la thèse d'un million et demi de morts à Auschwitz et que la querelle sur les chiffres a toujours divisé les exterminationnistes. Rassinier a exposé dès les années 1950 ses termes et sa cause: Ben Gourion affirmait qu'il y avait eu quatre millions de morts à Auschwitz, Goldmann asurait qu'il n'y en avait eu quÕun million. Cf les articles du dictionnaire de l'AAARGH, qui renvoient aux textes de Rassinier, qui a consacré la moitié d'un livre (Le Drame des juifs européens) à critiquer les thèses d'Hilberg, qui a toujours suivi Goldmann, et à exposer les données de la querelle sur les nombres.

**Note de l'AAARGH: dès 1960, à la suite des travaux de Rassinier, Kubovy, historien israélien, avait affirmé que l'ordre de Hitler n'avait jamais existé. Cf les articles du dictionnaire de l'AAARGH avec références aux textes de Rassinier.

[(2)] Au domicile d'E. Zundel, dans les rares moments de détente où nous nous retrouvions à plusieurs dizaines autour d'une table, les plaisanteries fusaient sur le compte de R. Hilberg et de sa théorie de l'"incredible meeting of minds". Nous imaginions à qui mieux mieux un monde où l'"incredible meeting of minds" remplacerait les lettres, les télégrammes, le téléphone et où, à table par exemple, il n'y aurait plus besoin de demander qu'on vous passe la salière ou la carafe d'eau vu que, par une "incroyable rencontre des esprits", le détenteur de ces objets, pratiquant le "consensus dans la divination télépathique", irait à tout instant au devant de vos désirs inexprimés et vous tendrait de lui-même, au bon moment, la salière ou la carafe.

[(3)] Là encore, au domicile d'E. Zundel, le témoin R. Vrba suscita notre verve. Il devint "le canard vert" (the green duck). Il faut entendre par là que l'avocat D. Christie, pendant plusieurs jours, lui avait administré des coups de fusil qui, à chaque fois, avaient fait perdre quelques plumes à l'imposteur, sans lui porter pour autant un coup mortel. Le coup mortel, c'est le procureur Griffiths qui l'avait porté à son propre témoin; il avait en quelque sorte demandé à D. Christie de lui passer son fusil à deux coups et, de deux coups, il avait abattu le volatile: un canard "vert", de la couleur livide qu'avait prise, au moment de s'effondrer, le "témoin" R.Vrba.

* Le recours à la licence poétique avait déjà été fait par l'abbé Renard, qui prétendait avoir vu des chambres à gaz à Buchenwald. Laissons Rassinier parler:

« Comme je lui en faisais la remarque au début de 1947, il me répondit: «D'accord, mais ce n'est qu'une tournure littéraire... et, puisque, ces choses ont quand même existé quelque part, ceci n'a guère d'importance.» (P. Rassinier, Ulysse trahi par les siens, ch. 3, p. 108)


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