AAARGH
19 décembre 1998
14 avril 1999
Chers Amis de la Vieille Taupe,
Voilà maintenant plus de six mois que je ne parviens pas à écrire la présente circulaire. Ou, plus exactement, j'en ai écrit péniblement plusieurs, que j'ai jetées à la corbeille. Plus grave, pendant cette même période, la Vieille Taupe n'est pas parvenue à diffuser divers documents qu'elle avait annoncés
A cette situation, il y a plusieurs raisons. Des raisons de santé, et toutes sortes de raisons qui nécessiteraient pour être explicitées une chronique des événements.
Mais il y a une raison qui domine toutes les autres : Je ne sais plus quoi écrire, je ne sais plus quoi faire.
La Vieille Taupe a diffusé en divers milieux divers textes dont elle espérait diverses relances qui ne se sont pas produites...
En particulier le n°11 de ce bulletin avait été conçu pour provoquer un débat sur la liberté d'expression autour du texte de Noam Chomsky paru dans Le Monde.
L'exégèse attentive de ce texte réserve des surprises auxquelles les lecteurs du Monde et la canaille universitaire sont restés à peu près complètement aveugles.
La publication dans le même bulletin de la lettre de Jean-Marie Le Pen (dans laquelle il révèle avoir été, tout comme Noam Chomsky, destinataire de la prépublication confidentielle des Mythes Fondateurs... (n°2 de La Vieille Taupe) et où il prend également position sans la moindre ambiguïté en faveur de la liberté d'expression des révisionnistes, était destinée à alimenter un débat... qui n'a pas eu lieu. Ce bulletin n° 11 avait fait l'objet d'un important tirage pour être distribué aux BBR, mais le service d'ordre du F.N. s'est opposé à sa distribution, et les révisionnistes présents n'ont pas su surmonter la difficulté.
Ce petit incident a été comme le signal d'une succession d'échecs et de revers pour la Vieille Taupe, qui n'est parvenue à atteindre aucun des objectifs qu'elle s'était fixé.
La crise et l'éclatement du Front National dans ce contexte avait de quoi faire craindre le pire. D'abord, et indépendamment de toute autre considération, elle semblait manifester la toute puissance de nos ennemis, et la décomposition de la seule force politique, en dehors du prolétariat (qui n'existe que s'il se constitue), résistant encore à la domination totalitaire de la société du spectacle.
La Vieille Taupe a suivi très attentivement cette crise très révélatrice. Elle peut témoigner du fait qu'il existait de longue date une « fraternité », une « tendance », qui dénigrait assez systématiquement Jean-Marie Le Pen, et aspirait à la relève, en se conduisant exactement comme des trotskistes à l'intérieur du parti « communiste » à une autre époque (entrisme et noyautage). Ils n'hésitaient pas, d'ailleurs, à dénigrer Le Pen pour ses prétendues intempérances de langage et ses « déclarations intempestives » qui porteraient la responsabilité des échecs électoraux du F. N., c'est à dire à caresser l'électorat et certains militants dans le sens du poil.
Le plus curieux est que ceux-là même qui tenaient ce langage étaient parfois, in petto, de furieux révisionnistes, mais leurs ambitions mondaines passaient avant l'amour de la vérité, et ils jugeaient tactiquement plus habile...
Toujours est-il que Serge Martinez, celui que Le Pen qualifia de « félon », avait naguère injurié une militante du Front qui diffusait des textes révisionnistes au BBR, et qu'en d'autres circonstances, un dirigeant mégretiste, révisionniste convaincu in petto, s'était comporté de façon peu correcte et attentatoire à la liberté d'expression de la Vieille Taupe. Seuls Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch avaient, à une époque où il fallait du courage et de la perspicacité pour le faire, répondu à un courrier que j'avais adressé.
La Vieille Taupe a de bonnes raisons de croire que la liberté d'expression des révisionnistes aurait bien pu devenir le plat de lentille, la monnaie d'échange, qui aurait pu sceller des accords avec des forces politiques tenues en laisse par un lobby qui n'existe pas...(compte tenu de l'urgence et de la gravité de la situation qui nécessite des sacrifices pour arriver au Pouvoir 1... etc. etc.)
Je dois à la vérité de dire qu'il y a aussi dans le camp mégretiste plusieurs révisionnistes historiques, dont l'héroïque Maître Delcroix... et Henri Roques, bien que je le déplore.
Enfin, il y aurait encore beaucoup à dire sur cet épisode... Mais des tâches plus urgentes requièrent notre attention. J'y reviendrai ultérieurement.
Pour la première fois dans l'histoire, le révisionnisme historique, en tant que tel, a pesé sur le plan politique, car, dans les deux camps, ont a sollicité discrètement l'appui et l'aide des « révisos » en prétendant être le meilleur cheval de Troie à terme.
En ce qui me concerne (j'observe les affaires du F.N. de l'extérieur, avec la reconnaissance d'un censuré, due au seul parti politique qui défende la liberté d'expression en France, et proteste contre la censure), ce qui m'a paru potentiellement préjudiciable, c'est le fait que Jean-Marie Le Pen se trouve politiquement déstabilisé alors qu'il est l'objet de procédures judiciaires en France et en Allemagne, proprement scandaleuses, dont l'issue est vitale pour le révisionnisme. Mais tout ça est maintenant dépassé.
Chronique nécessaire : Le mercredi 16 décembre 1998 la cour d'appel a rendu son arrêt dans les 5 procès intentés à Roger Garaudy par une kyrielle d'associations, toutes plus commémoratives, antiracistes, démocratiques et droit-de-l'hommesques les unes que les autres, pour l'édition de son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne.
Pierre Guillaume était impliqué dans un seul de ces cinq procès, pour la prépublication confidentielle, réservée aux abonnés et aux amis de La Vieille Taupe.
En première instance j'avais été relaxé par un jugement très motivé du tribunal, parce que le n°2 de La Vieille Taupe n'était pas public au sens de la loi.
La cour d'appel en a jugé autrement. Elle estime que j'ai « diffusé » cette édition, alors même que tous les censeurs coalisés n'étaient parvenu qu'à se procurer un seul exemplaire, avec des ruses de Sioux, et dans des conditions non élucidées et alors même que les divers services de police, pourtant à l'affût, n'y étaient pas parvenus.
Je suis donc condamné à six mois de prison avec sursis (je n'ai pas encore trouvé le temps de calculer le nombre de mois de prison avec sursis cumulés dont je m'honore) ; à 30000,00F d'amende pénale, au titre de la loi Fabius-Gayssot, pour « contestation de crime contre l'humanité » ; à 4 fois 1 franc de dommages à chacune des associations parties civiles, et à 4 fois 10000,00F pour les frais d'avocats de ces associations. La Vieille Taupe doit donc trouver 70004,00F
Roger Garaudy est pour sa part condamné à 9 mois de prison avec sursis et 160000,00 francs d'amendes pénales au total, dans cinq affaires enchevêtrées, à la fois pour « contestation de crime contre l'humanité », et pour « diffamation, incitation à la haine raciale », etc.
A cette amende pénale s'ajoutent X fois des indemnités à X associations, mais il faudra attendre de disposer du texte de l'arrêt pour calculer exactement ce qu'il en coûte de publier la vérité en France.
Roger Garaudy a décidé de se pourvoir en cassation.
Pour sa part, la Vieille Taupe a fait déjà à deux reprises l'expérience de cette institution dans des circonstances où elle espérait rétablir un minimum de respect du droit et de la raison en ces affaires, avant le vote de la loi Gayssot.
Le rejet de mes deux pourvois indiquait clairement la subversion complète des principes juridiques qui fondaient le droit français et la soumission complète de la magistrature à la religion de l'holocauste.
Le vote de la loi Gayssot « dans l'émotion provoquée par la profanation de Carpentras » (profanation elle-même provoquée par des services très spéciaux dans ce seul but), a été l'occasion d'un véritable coup d'État judiciaire. )
La Vieille Taupe n'ira donc pas en cassation, pour la raison essentielle que, comme elle l'avait dit dans la déclaration remise au tribunal le 9 janvier 1998, elle n'a plus confiance en la justice de son pays.
Une nouvelle déclaration, remise à la cour à l'audience du 4 novembre 1998 est disponible sur internet sur un site qui semble le mieux documenté sur le révisionnisme. (http//www.abbc.com/aaargh)
Nous reviendrons sur ces procès et sur les incidents qui les ont émaillés, et sur l'attitude de la presse.
Nul doute en tout cas que la condamnation de la Vieille Taupe, qui avait été relaxée en première instance, ne constitue une étape décisive dans l'installation du totalitarisme en France, puisque c'est la possibilité de publication confidentielle non publique qui devient elle-même risquée (il faut vivre dangereusement).
Ce ne sont pas là les seules tribulations judiciaires de la Vieille Taupe. Dans l'affaire du tract fondamental (fondateur et initiatique) « Brigitte Bardot traînée devant les tribunaux ! Les Français culpabilisés et humiliés. L'Islam manipulé et instrumenté par le lobby sioniste ! » j'ai finalement été condamné sur plainte de Mouloud Aounit, pour provocation au meurtre, à 2 mois de prison avec sursis, 10000,00 de dommages et intérêt à Mouloud, plus 8000,00 à son avocat.
Mouloud est dorénavant sous la protection de la Vieille Taupe, car son assassinat provoquerait plus d'ennui qu'il n'est nécessaire à la Vieille Taupe. Au surplus, on ne peut pas exclure qu'il se convertisse finalement à la liberté d'expression, au respect de l'altérité, à une lutte effective contre les préjugés raciaux, et qu'il milite enfin pour la Paix entre les peuples, et donc qu'il diffuse activement le Bréviaire de la Paix, à paraître à la Vieille Taupe. Allah est grand. !
A partir de maintenant seule la deuxième version corrigée de ce tract, datée du 14 avril 1999, sera diffusée par la Vieille Taupe, qui remercie la 17· chambre du Tribunal de Paris d'avoir, par sa juste sanction, contribué à ouvrir les yeux de la Vieille Taupe sur la nécessité de maîtriser sa juste colère.
J'ai par ailleurs été relaxé de l'accusation de vol du fichier de la ville de Paris à l'aide duquel ce tract (ainsi que 2 autres) avait été envoyé à 645 directeurs d'école.
Dans l'affaire de la lettre envoyée aux professeurs de Français - Philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, au sujet de Georges Perec, je ne me suis pas présenté à l'audience !
7 misérables philosophes (brevetés AGDG), Mesdames Caro, Bottineau-Fuchs, Paris, Launay, et Messieurs Muglioni, Garino et Coutel se sont constitués parties civiles et ont sollicité chacun la somme de 5000, 00 F à titre de dommages-intérêts, en réparation de leur préjudice moral. L'Association des Professeurs de Philosophie s'était jointe à cette flibuste, ainsi qu'Annie Claude Golse et Martine Verlhac, mais sans réclamer de dommages. Dans sa plaidoirie, l'avocate de ces philosophes avait textuellement déclaré : « Si on pouvait mettre définitivement sur la paille ce monsieur ».
Le tribunal à déclaré irrecevable la constitution de partie civile de ce pompeux aréopage.
Néanmoins, le tribunal n'a pas poussé l'héroïsme jusqu'à rejeter les réquisitions du procureur, et j'ai été condamné à 20000,00 F d'amende pour négation de crime contre l'humanité. Je compte faire appel de cette condamnation.
C'est essentiellement la lettre aux 39 membres de la section chimie de l'Académie des Sciences qui est visée dans l'exposé des motifs (elle était jointe à l'envoi). Cette lettre ne rappelle que des évidences, mais elle aborde le coeur du coeur du problème. Il est remarquable que cette condamnation, inéluctable sous le règne de la gayssotine, ne soit pas assortie de prison (même avec sursis) pour un multirécidiviste comme moi, et soit aussi légère.
20000,00 ce n'est quand même pas beaucoup pour le droit de dire la vérité, et les vérités qui coûtent moins cher ne valent pas grand chose !
Cela étant dit, la Vieille Taupe a de vastes projets, et des publications sous le coude. Il est absolument indispensable que tous nos amis dont l'abonnement-adhésion venait à échéance avec le n° 12 le renouvellent sans tarder. (250,00 F).
Dorénavant, la Vieille Taupe ne s'engage à rien, qu'à faire ce qu'elle pourra, selon les circonstances et la situation. Quand un renouvellement sera indispensable à sa survie, le nombre en bas à droite sur l'étiquette-adresse sera surligné en rouge. Sans renouvellement, l'envoi surligné sera le dernier.
Exceptionnellement, nous adressons cet exemplaire à certains de nos amis qui n'étaient pas à jour, afin de leur donner l'occasion de relancer la machine, et nous vous invitons a photocopier et faire circuler la liste des livres disponibles à la Vieille Taupe (Avec Le Détail au dos) pour recruter de nouveaux amis.
250 F pour participer à l'histoire en train de se faire et recevoir nos prochaines publications. Qui dit mieux ?
Donc, la Vieille Taupe se trouvait fort mal en point, dans une situation bien pire encore qu'on ne peut l'imaginer. (Je n'ai pas le temps de faire la chronique de toutes les avanies et de toutes les persécutions subies). Elle savait certes parfaitement qu'elle est condamnée à perdre toutes les batailles, sauf la dernière, mais cela ne signifie pas qu'elle soit sûre de gagner la dernière bataille, et le risque d'être gazée avant la bataille paraissait sérieux...
C'est dans cet état d'esprit que se morfondait la Vieille Taupe, entre les exploits d'huissier, les perquisitions, gardes à vue, mandats d'amener, et la perspective de prison, lorsqu'une fois de plus se vérifia l'adage selon lequel nous ne pouvons faire confiance qu'à nos ennemis
Le premier signe, qui a réconforté, quasiment ressuscité la Vieille Taupe, aura été la parution au Seuil de la prétendue « biographie » de Paul Rassinier par Nadine Fresco. Ce gros livre, prolongement du livre de Florent Brayard, signale au moins à quel point la personnalité de Rassinier, et tout ce qu'il représente, est absolument indigérable et occupe une place centrale intraitable dans ce qu'on peut appeler le dispositif psychique qui structure les censeurs. Cette question centrale fera l'objet de prochaines publications. Mais c'est la lecture de ce gros livre qui m'a redonné le moral. Ce n'est pas un livre, c'est un symptôme, qui démontre que la Vieille Taupe continue à creuser ses galeries jusque dans le psychisme de nos adversaires les plus acharnés et les plus con-vaincus. Il n'est cependant pas nécessaire d'acheter ce livre, dont le mode d'emploi sera bientôt publié par la Vieille Taupe.
Vous avez remarqué que le ton a changé. La situation a changé.
Le propre d'un bon plan stratégique, c'est d'être conçu pour être déjoué par les initiatives de l'ennemi et les imprévus du terrain et par les lâchetés et insuffisances des amis... Le bon plan, c'est celui qui se reconstitue dans les aléas de la bataille.
La Vieille Taupe avait prévu de mettre le feu au poudre en amorçant les intellectuels par l'article de Chomsky dans Le Monde. Cet article reprend exactement la même position que dans l'avis en préface au Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire du professeur Faurisson. A une concession près, concession necessaire pour être publié dans la Pravda des intellos.
C'était une erreur. Les intellos sont des poudres mouillées. La vieille taupe a corrigé le tir et placé d'emblée La question sur le terrain de la réalité qu'il faut changer : la guerre. La vielle taupe, avec l'aide de Madame Albright et de ses valets, plaçait ainsi au centre de la situation Paul Rassinier, l'homme néanmoins courageux, qui avait dit NON à la guerre.
C'est sur sa capacité à empêcher la guerre et à transformer la guerre en révolution que l'histoire jugera le révisionnisme, et que la Vielle Taupe juge (sans sanction) les révisionnistes. C'est dans cette réalité-là qu'il faut faire la preuve de son efficacité.
Tout le reste n'est qu'enculagulage de moumouche.
Depuis trois semaines la Vieille Taupe ne fait que ça : se battre sur le terrain pour empêcher la guerre. C'est pourquoi cette circulaire n° 12 sera composée par les traces visibles de cette activité, les tracts que nous avons distribués, et l'affichette que nous avons collée.
Cessez de vous morfondre parce que « personne » ne fait rien. Faites quelque chose ! Prenez des initiatives ! Vous pouvez beaucoup plus que vous ne le croyez !
Mais en tous cas vous pouvez mettre un t à médiat, et vous pouvez photocopier et diffuser les documents de la Vieille Taupe, ou d'autres meilleurs ou mieux adaptés à ce que vous êtes.
En particuliers, vous pouvez nous donner un coup de main décisif en photocopiant et en collant partout l'affichette ci jointe sur Ibrahim Rugova.
Grâce à sa diffusion intensive pendant 2 semaines, cette phrase hante bien des consciences, jusqu'au sommet de l'État, où on en connait parfaitement l'origine.
L'apparition « spontanée » de milliers d'affichettes de la Vieille Taupe finira de persuader ceux qui doutent encore que les temps ont changé.
Et il n'est pas interdit d'utiliser la tactique de Leclerc à Koufra.
Par ailleurs, prenez contact où vous êtes avec tous ceux qui luttent contre la guerre. Soutenez ceux qui vous paraissent honnêtes et dynamiques, quelles que soient leurs positions et opinions de départ.
Les temps sont venus !
Pour l'humanité, le train a sifflé trois fois !
La suite vous parviendra selon le développement de la situation et selon les circonstances de la bataille.
En vrac : Les gens qui fonctionnent selon des principes fermes et irréfragables (fussent-ils différents) communiquent par transmission de pensée
Les honnêtes gens et les gens normaux discutent avec leurs amis et leurs proches. Seuls les crapules et les détenteurs de pouvoirs s'expriment à la télé, et les télévisionnaires les regardent.
N'oubliez pas. Vous pouvez toujours envoyer de l'argent à la Vieille Taupe, c'est ce qui lui manque le plus. Mais n'envoyez que l'argent dont vous ne pensez pas pouvoir faire vous-même une meilleure utilisation.
P. Guillaume. Le 16 avril 1999
Comme il avait été prédit dans le n°11 de ce bulletin : « Le génocide-holocauste-shoah ne survivra pas à l'an 2000,
c'est terminé ! »
15 janvier 1999
15 janvier 1999
Communiqué de presse
« Couillon », « Taré », « Truffe », « Connard »
Un éditeur et directeur de publication, soupçonné de révisionnisme, vient de subir, dans des conditions révoltantes, une garde à vue de 27 heures.
Cela s'est passé à Lyon les 13 et 14 janvier. La victime s'appelle Jean Plantin. Responsable de la revue Akribeia sous-titrée Histoire,rumeurs,légendes, J. Plantin est connu pour son exceptionnelle érudition et le sérieux de ses travaux.
Les justiciers auxquels il a eu affaire appartiennent au service de la police judiciaire de Lyon : il s'agit de policiers parmi lesquels se sont distingués les inspecteurs Jean-Pierre Ducros et Damien Baconnier.
J. Plantin a été interpellé à son domicile de St-Genis-Laval et emmené à l'Hôtel de police. Il a subi une fouille à corps et une mise à nu. Certains policiers, saisis d'une sorte de frénésie mentale et verbale, ont multiplié les manifestations d'arrogance, de mépris, d'ironie ainsi que les insultes, le traitant tour à tour de « couillon », de « taré », de « truffe » et de « connard » (la liste des insultes n'est pas exhaustive).
Au bout de 24 heures, J. Plantin a été reconduit à son domicile. Une perquisition y a commencé, où l'inspecteur D. Baconnier a pris soin de semer le plus complet désordre dans la bibliothèque et les documents personnels de l'éditeur. Participaient aussi à la perquisition une jeune femme ainsi qu'un homme venu spécialement de Paris le jour même et semblant appartenir à l'officine de censure du ministère de l'Intérieur, officine qui se pare du nom de « Direction des libertés publiques » (sic). Les deux ordinateurs de J. Plantin ainsi qu'une dizaine de disquettes informatiques ont été saisis, ce qui réduit à néant plusieurs années de travail, de recherche, de traduction et d'édition.
Le 14 janvier, la mère de l'éditeur, âgée de 75 ans et gérante de la société éditrice d'Akribeia a été également interrogée à l'Hôtel de police. Même traitement pour le responsable de la société immobilière où se trouve domiciliée la boîte postale.
Les Amis de Jean Plantin, et ses admirateurs, n'ont pas l'intention de laisser l'affaire en l'état. Policiers et magistrats qui, de près ou de loin, participeraient à cette dégradante chasse aux sorcières et qui, notamment, refuseraient, sous quelque prétexte que ce soit, la restitution immédiate de ses biens et de ses instruments de travail à ce remarquable chercheur, doivent savoir que nous rendrons compte de leurs faits et gestes, nommément, précisément et comme la loi et le bon droit nous autorisent à le faire.
Les Amis de Jean Plantin
Le peuple serbe, au cours du XXe siècle, aura été le paradigme, l'exemple parfait, d'un petit peuple soudé par un fort sentiment identitaire. L'antifascisme et l'antigermanisme ont joué et jouent encore un rôle central dans l'Esprit du peuple serbe...
On semble bien avoir oublié en France, le rôle si important de l'engagement des Serbes contre l'Allemagne, au côté de l'alliance franco-britannique, au cours de la première guerre mondiale.
Au cours de la seconde guerre mondiale, la résistance des Serbes face à l'occupation allemande a été héroïque, infiniment plus précoce, plus populaire, plus générale, plus efficace que la « Résistance française ».
Les troupes allemandes d'occupation au sol, ne sont jamais parvenues qu'à contrôler péniblement les grandes villes et les axes routiers. Les Serbes n'ont de leçon de résistance au fascisme et à l'oppression étrangère à recevoir de personne. C'est au contraire un terrain sur lequel ils peuvent donner des leçons au monde entie 2. Mais les Serbes, bien qu'ils soient fiers, n'ont pas une mentalité de donneurs de leçons en dehors de leur pays, même si chez eux, ils sont sûrs d'eux-mêmes et dominateurs, ce qui ne les empêche nullement de cohabiter pacifiquement avec d'autres peuples. Ils avaient massivement adhéré à l'idée de Fédération yougoslave.
Ceux qui vivaient en Yougoslavie ne demandaient dans leur immense majorité qu'à continuer à y vivre en paix, chez eux, en compagnie d'autres peuples, pourvu qu'on leur permît d'être eux-mêmes, et un peu plus chez eux chez eux, que les autres... En échange de quoi ils acceptaient que les autres peuples soient eux-mêmes, chez eux, un peu plus chez eux qu'eux.
Ceux qui vivaient en diaspora n'estimaient pas devoir donner des leçons de bonne conduite à leurs hôtes, mais conservaient leur « serbitude » comme un jardin secret d'ordre spirituel et privé.
L'équilibre a été rompu le jour où les Serbes du Kossovo, devenus très minoritaires après que Tito ait transféré 200.000 d'entre eux en Voïvodine, ont vu se profiler la perspective de n'être plus chez eux au Kossovo.
Dans un Kossovo administré par les Kossovars (donc essentiellement par des Kossovars d'origine albanaise très majoritaires, mais dans le maintien de la souveraineté yougoslave) les choses auraient pu continuer... à condition que la minorité serbe ne se sente pas menacée et humiliée par la majorité albanaise. Cela aurait été possible avec des responsables kossovars albanais comme Ibrahim Rugova, nationaliste modéré, plus soucieux du développement social, économique et culturel de son peuple que d'idéologie.. Encore eût-il fallu que cette tendance majoritaire ne soit pas mise progressivement sur la touche par les manigances américaines... Cependant que ces mêmes Américains ne faisaient rigoureusement rien pour encourager les opposants serbes, démocrates et modérés, à Milosévitch.
Et voilà que se profilait devant les Serbes la perspective d'être, à terme, expulsés du Kossovo comme ils l'avaient été de Croatie ! Céder sur ce point, ce n'était pas seulement subir une défaite et une avanie de plus, c'était accepter de perdre son âme. Le Kossovo, c'est un peu La Mecque, ou la Jérusalem des Serbes ! C'est certainement bien embêtant pour les planificateurs humanitaires, mais c'est une réalité spirituelle dont il faut tenir compte... à moins de les tuer.
L'immense majorité des Kossovars albanais ne demandait qu'à continuer à vivre en paix avec les Kossovars Serbes, et s'il y avait un fort sentiment identitaire chez les Kossovars albanais, comme chez les Kossovars Serbes, il n'y avait pas de « nationalisme » albanais, tout simplement parce que le sous-développement du Kossovo et plus encore de l'Albanie ne permettait pas à une bourgeoisie de rêver à un destin national autonome.
Peut-on même appeler bourgeoisie le conglomérat de rackets mafieux, trafiquants d'armes, trafiquants de drogues, trafiquants de tout, qui sont seuls à accumuler de l'argent face à une masse misérable de petits agriculteurs, de bergers, d'ouvriers et surtout de chômeurs... Le nationalisme « albanais » n'a eu d'existence sociale et historique qu'en se soumettant à un ou plusieurs maîtres étrangers (et récemment successivement : Hitler, Staline, Mao, et maintenant les Américains).
Le « nationalisme albanais » a été encouragé, suscité, fabriqué, financé, armé et médiatisé par des forces étrangères à l'Albanie et au peuple albanais. Aucune des conditions qui permettraient l'émergence d'un mouvement national autonome ne sont réunies.
Après le destin déplorable du mouvement national algérien et le devenir catastrophique du mouvement afghan, il faut être fou à lier ou intellectuel de gôche pour attendre quoi que ce soit d'une « juste lutte de libération du peuple albanais » et d'une guerre dans les Balkans, hypothèse dans laquelle les Albanais n'auraient pas d'autre destin que celui de devenir les supplétifs et la chair à canon des Américains.
C'est pourquoi le pseudo-nationalisme pseudo-albanais, porte autant que Milosévitch, une lourde part de responsabilité dans la situation catastrophique maintenant créée. Les idéologues de la « Libération », de la lutte armée, de la « juste lutte du peuple » etc., ne sont, en la circonstance, que les paravents de la politique des États-Unis de Mme Albright. Il appartient au peuple albanais de commencer par se libérer de ses libérateurs.
La riposte de Milosévitch a consisté à supprimer l'autonomie administrative du Kossovo en 1989. Cela ne pouvait que contribuer à mettre le feu au poudres... Mais il faut bien comprendre que l'alternative qui se profilait à l'horizon était l'expulsion de la minorité serbe du Kossovo ! C'est en tout cas ce que très logiquement les Serbes pouvaient craindre, à en juger par la partialité constante dont faisaient preuve les États-Unis, et le traitement dont ils étaient l'objet par l'ethnie médiatique.
Les Serbes ne défendent aucun intérêt impérialiste au Kossovo, pays pauvre, dans lequel ils sont minoritaires. Ils défendaient le droit d'une minorité à vivre en paix face à une majorité manipulée et instrumentalisée par leurs ennemis !
A tous ceux qui ne parviennent pas à comprendre pourquoi c'est la totalité du peuple serbe qui s'est sentie agressée, y compris les opposants les plus avérés à Milosévitch, il faut répondre que cette incompréhension elle-même dénote, soit leur désinformation, soit l'inadaptation des schèmes à l'aide desquels ils tentent de décrypter la réalité.
Les Serbes ne sont pas des monstres différents des autres hommes. Leur réaction ne se comprend que si l'on sait que les Serbes étaient ou croyaient être le dos au mur. Il faut bien savoir que ce sont près de 500.000 Serbes qui ont été victimes de l'épuration ethnique, en Croatie dans la Krajina, en Bosnie et à Sarajévo, dans l'indifférence des médiats. Ce sont les Serbes les principales victimes de l'éclatement de la Yougoslavie, car beaucoup s'étaient investis dans la Fédération yougoslave. Et voilà que se dessinait devant eux la perspective d'être expulsés à terme du Kossovo !... et en se faisant traiter de nazis ! y compris par les Allemands !
Ce n'était pas seulement subir une défaite et une avanie de plus, c'était le triomphe du mensonge déconcertant : l'épuration ethnique pour eux-mêmes, dès lors que les médiats aux ordres de la propagande humanitaire leur avait taillé un costard de nazi ! Trop c'est trop... C'est pourquoi les Serbes ont conscience, au-delà du Kossovo, d'être victime d'un tort en soi, et donc de résister à titre humain contre le règne totalitaire du mensonge médiatique.
C'est à ce titre, et à ce titre seulement que la vieille taupe est solidaire du peuple serbe.
Mais à ce titre elle est totalement solidaire. Comme elle est totalement solidaire du peuple albanais.
La propagande de l'OTAN peut bien soutenir maintenant que Milosévitch avait prémédité l'exode des yougoslaves albanophones. Ce sont les menaces puis les bombardements de l'OTAN qui lui ont donné les moyens politiques et situationnistes de passer à l'acte.
LE MONDE RENVERSÉ DE L'IDÉOLOGIE
L'« épuration ethnique » au Kossovo aura été le seul résultat tangible de l'intervention de l'OTAN, tout comme elle a été le résultat final de la politique américaine et allemande en Yougoslavie ! avec l'éclatement de la Fédération et la création de la Bosnie, État « musulman » fabriqué.
LE POINT D'IMPLOSION DE L'IDÉOLOGIE ANTIFASCISTE
C'est au nom de la lutte contre le nouvel Hitler-Milosévitch que le « socialiste » « national » allemand Schröder participe aux bombardements de l'OTAN sur la Serbie. C'est au nom de la lutte contre le nouvel Hitler-Clinton que Milosévitch mobilise contre l'OTAN ! Même Adolf ne s'y reconnaîtrait pas.
A l'évidence, la « Mémoire » 3 du Génocide-Holocauste-Shoah-Extermination, joue, du côté de l'OTAN, un rôle essentiel. C'est l'élément justificateur et unificateur indispensable : Il faut empêcher le « retour du pire ». Tel est le terrible fardeau de nos excellents dirigeants démocratiques, Clinton, Blair, Schröder, Chirac & Jospin, qui n'avaient pas d'alternative... Tel est, du moins, le discours obligé. C'est-à-dire celui que l'on lit dans les médiats libres et démocratiques, les médiats satisfaits de leurs chaînes.
Sans cette propagande, et le conditionnement médiatique de l'opinion publique, WOTAN n'aurait pas les moyens politiques de poursuivre les bombardements de terreur.
Or cette propagande de guerre « exterminationniste » avait commencé bien avant qu'on « eut découvert la réalité de l'holocauste ». Dès le 20 novembre 1917, le secrétaire d'État allemand aux affaires étrangères Richard von Kühlmann est lui-même victime de cette propagande, Il relate comment les Bulgares exterminent les Serbes systématiquement [mot à mot : « auf dem Verwaltungswege » : par la voie bureaucratique] : « sous prétexte d'hygiène, on mène ces derniers dans des établissements d'épouillage et, là, on les élimine par gaz ». Il semblerait que l'origine de ce bobard de guerre ait été la propagande alliée, notamment anglaise. C'est en tout cas dans The Daily Telegraph [Londres] du 22 mars 1916, page 7, que l'on relève :
The Daily Telegraph, le 22 mars 1916
Ce sont donc les Serbes et la propagande de guerre alliée qui, les premiers, dès 1916, ont inventé l'extermination et les chambres à gaz !
Ce sera donc aux Serbes, actuellement soumis aux bombardements terroristes de W6 OTAN, qu'incombe la tâche surhumaine de dévoiler le mensonge de la propagande de guerre moderne, et de rendre ainsi la guerre impossible, au profit de l'humanité toute entière.
C'est la Pâques orthodoxe ! Prions pour que le peuple Serbe soit fidèle à lui-même et pour que Dieu lui donne la force d'accomplir son destin. Inch'Allah
Romainville, le Samedi 10 avril 1999, à 17 h 55
Pierre Guillaume.
Adhèrent n°1613 de l'Union des athées 7, totalement soumis à Dieu
Est-ce la troisième guerre mondiale qui commence ?
L'impéritie des politiciens de tous bords ne permet même pas d'exclure cette éventualité !
Mais déjà, et comme toujours, la vérité est la première victime, dans tous les camps, du déploiement guerrier. Nos médiats, qui dénoncent la propagande serbe, font exactement tout ce qu'elles reprochent de faire aux médiats serbes. Il n'y a de liberté d'expression en France que pour les menteurs et les canards qui acceptent leurs chaînes.
Les Kossovars musulmans, d'origine albanaise, subissent actuellement le sort qu'ont subi les Serbes de Krajina, dans des conditions terriblement aggravées par les gesticulations militaires de l'OTAN.
C'en est au point que le niveau des atrocités provoquées par l'affrontement des passions ne peut trouver de précédent comparable par son ampleur et sa brutalité en Europe que dans l'expulsion des Allemands des Sudètes, et de Prusse orientale.
Les Kossovars albanais sont actuellement les principales victimes.
Ils ont été instrumentalisés successivement comme justification, comme otages et comme alibi par l'impérialisme américain et la politique de Madeleine Albright.
Ils sont maintenant instrumentalisés comme victimes spectaculaires par tous ceux qui voudraient ajouter la guerre à la guerre et justifier de nouvelles interventions, sources de nouvelles catastrophes humaines (humanitaires disent-ils). Ils risquent dans un proche avenir d'être instrumentalisés comme chair à canon par ceux-là qui voudraient les armer pour utiliser leur ressentiment et sortir du bourbier où ils se sont mis.
Madame Madeleine Albright porte une lourde responsabilité dans la situation catastrophique maintenant créée, et une responsabilité absolument directe dans la tragédie que subissent actuellement les populations Kossovares.
Contrairement à ce que prétendent nos médiats respectueuses, les États-Unis n'ont pas recherché l'apaisement à Rambouillet. Ils ont poussé la délégation Kossovar à l'intransigeance en faisant miroiter leur appui. Les États-Unis ont empéché la délégation serbe de signer pour une autonomie administrative du Kossovo, en exigeant une forte présence militaire au sol de l'OTAN, alors même que, par leur attitude, ils montraient que cette présence ne serait pas neutre, et que cette autonomie administrative, acceptée par les Serbes, ne serait qu'une courte étape vers l'indépendance.
Dans le même temps, ce sont principalement les services secrets des États-Unis qui ont financé, habillé, armé et médiatisé en moins d'un an, l'U.C.K., armée de « libération » dont la soudaine apparition rendait l'affrontement inévitable !
Lorsque la colombe de la Paix humanitaire a la silhouette d'un F.117, on ne peut que se réjouir de la voir s'écraser par l'opération du Saint Esprit.
Quel qu'il soit, celui par qui cet avion a été abattu apparait comme l'instrument de la vengeance des malheureuses populations irakiennes, précédentes victimes de l'humanitarisme américain, et Milosévitch comme le vengeur de Saddam Hussein ! Les voies de Dieu sont insondables !
Il faut empêcher par tous les moyens l'escalade. Il faut dénoncer le déluge de bons sentiments et la propagande d'atrocité, qui ne sert qu'à provoquer de nouvelles atrocités. Il faut dénoncer les soi-disant Musulmans, qui s'opposent à Dieu en s'alliant avec l'impérialisme américain. Il faut dénoncer le gendarme « humanitaire » du monde et ses valets lamentables, en France, Chirac et Jospin.
Le terrorisme cynique de l'impérialisme américain ne peut que déchaîner le terrorisme partout dans le monde. Si des troupes de l'OTAN sont envoyées en ex-Yougoslavie, si les bombardements continuent, il ne sera bientôt plus possible de traverser en sécurité un tunnel en Europe.
Paris, le 30 mars 1999. OTAN suspend tes vols
Et vous, heures propices
Suspendez votre cours...
Que faire ? Photocopiez, diffusez, envoyez à vos amis en province et à l'étranger ce tract, tant que vous n'en avez pas rédigé un meilleur. Commencez par discuter. Interpeler vos voisins. Créez des comités autonomes d'initiatives contre la guerre, dans les quartiers, sur les lieux de travail. N'attendez rien des organisations politiques, afin que chacun puisse parler librement, mais personne imposer son point de vue ou l'exclusion de quiconque, Manifestez votre opinion contre la guerre. Créez des forums de discussion spontanée. Créez des comités d'initiatives avec ceux qui veulent agir pour imposer l'arrêt des bombardements. La France doit quitter l'OTAN. ... Puis une coordination de ces comités.
Comité d'initiative contre la guerre
adresse provisoire : Librairie du Savoir, 5, rue Malebranche. 75005 Paris
e-mail : deserteurs@hotmail.com
Une rumeur court Paris. Il existerait un nouveau livre du professeur Faurisson, de plus de 2000 pages, en quatre volumes, édité par lui-même. C'est du moins ce que prétendent certaines personnes, proches des milieux révisionnistes. Au contraire les historiens sérieux et reconnus du CNRS, de l'Université ou de l'EHESS soutiennent qu'il s'agit d'un mythe. En effet, on ne trouve ce livre ni à la FNAC, ni aux PUF ni dans aucune librairie « sérieuse ». D'ailleurs, font-ils remarquer, ce livre ne saurait exister au pays de la gayssotine, où son auteur se verrait immédiatement couper le sifflet.
Comment admettre qu'un livre de 2000 pages environ, en quatre volumes, puisse avoir été imprimé au nez et à la barbe de la police juive de la pensée, secondée maintenant par la police d'État de l'Histoire (Geschichte Staat Polizei). On se souvient que l'imprimerie Corlet, à Condé sur Noireau, imprimeur habituel de la Vieille Taupe et des révisionnistes, avait, à la suite de pressions de toutes sortes, refusé d'imprimer l'édition publique samizdat des Mythes fondateurs de la politique israélienne. On sait les révisionnistes aux abois, sans éditeurs, sans imprimeurs, ruinés, écrasés d'amendes et d'indemnités diverses... On sait les révisionnistes partout réduits à la situation de prolétaires, qui n'ont pour vivre que leur force de travail, alors que leurs adversaires s'emploient avec succès à faire qu'ils ne puissent plus la vendre nulle part. La réalité même de ce livre, que personne n'a jamais vu, et dont l'existence ne repose que sur des témoignages peu fiables (unreliable), semble techniquement impossible (technische unmöglich), à moins d'avoir été imprimé au delà de l'ancien Rideau de fer, pour le moment hors d'atteinte de la Gestapo.
L'analyse des témoignages de ceux qui prétendent que ce livre existerait bel et bien donne à penser au contraire que l'existence de ce livre serait de nature mythique. D'abord parce que jusqu'ici personne n'a été en mesure de le montrer physiquement. Certain prétendent même qu'il aurait été envoyé gratuitement à ses destinataires, par la poste, et qu'il suffirait de le demander poliment au professeur Faurisson pour le recevoir !
On reconnaît là le mythe de l'abolition de la marchandise, cher à Karl Marx et à l'Internationale Situationniste. Faurisson, persécuté, surveillé, ruiné, traqué, serait parvenu à s'émanciper magiquement des contraintes matérielles ! Avec l'aide de qui ?
Certains de ces « témoins » soutiennent que le titre en serait Le Bréviaire de la Paix... et qu'il y aurait quatre livre... comme les quatre évangiles... !
Ce sont précisément ces éléments qui inclinent à penser que l'existence de ce livre relève du mythe compensateur, d'autant plus que le professeur Faurisson est coutumier du fait. N'annonçait-il pas déjà en 1980, dans son fameux Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, précédé d'un Avis de Noam Chomsky, la sortie imminente d'un livre où « je publierai un grand nombre de documents techniques sur le Zyklon B, sur les chambres à gaz de désinfection, sur les chambres à gaz d'essai de masques, ainsi qu'environ 250 pièces photographiques inédites pour la plupart, et l'essentiel de ma documentation sur le mythe des « chambres à gaz » et du « génocide ». Ce livre contiendra en outre une réfutation détaillée de « l'abondance de preuves » déposées par la LICA et consort ». (Mémoire en défense... p. XXXIII).
On peut donc se demander si la naissance de la rumeur sur l'existence d'un nouveau livre de Faurisson n'est pas liée à la sortie du livre de Nadine Fresco, La Fabrication d'un antisémite, publié aux éditions du Seuil, qui, lui, existe sans aucun doute, et que l'on peut trouver dans toutes les librairies. Ce livre, salué immédiatement par Michel Contat dans Le Monde, Jean Lacouture dans Le Nouvel Observateur, Pierre Vidal-Naquet dans Les Inrockuptibles, Jacques Nobécourt dans La Croix, et André Rollin dans le Canard satisfait de ses chaînes, et dans plusieurs émissions de radio, entendait bien assurer la solution finale de la question historique de l'existence des « chambres à gaz », par la décrédibilisation définitive du premier à avoir posé cette question sur un plan historique : Paul Rassinier.
D'après tous ces critiques médiatiques, elle y serait entièrement parvenu, et le « négationnisme » serait définitivement anéanti, exterminé.
La rumeur de l'existence d'un nouveau livre de Faurisson apparaît donc comme une pathétique illusion des révisionnistes aux abois, partout débusqués, qui rêvent que soit conjuré par ce livre magique le sort terrible qui les attend, comme ils avaient rêvés en 1980 que soit conjuré le jugement condamnatoire qui s'annonçait du Tribunal de Paris. Ce jugement devait inaugurer pour eux, en fait, vingt ans de tribulations dans le désert, dans une totale déréliction.
Si au contraire s'avérait l'existence de ce nouveau livre du Professeur, c'est Nadine qui, non seulement aurait consacré vingt ans de sa vie à creuser une sape pour placer une formidable mine (et la dernière) sous un fortin démilitarisé et soigneusement entretenu comme leurre par la Vieille Taupe,...mais encore, c'est elle qui aura finalement contribué à la gloire posthume de celui sur le cercueil duquel elle voulait tirer le « Rideau ». L'existence même de son livre-à-elle prouve que, si le présent politique (imparfait), à Belfort, appartenait bien comme elle le démontre, à Pierre Dreyfus-Schmit, c'est Paul Rassinier, l'homme qui avait dit NON à la guerre, qui vient d'entrer dans l'histoire, malgré les braillards.
Il appartient donc dorénavant, à tous ceux que ces questions de l'Être et du non-Être intéressent, de rechercher les preuves de l'existence ou de l'inexistence du nouveau livre du professeur Faurisson.
Capitaine Nemo, Paris, le 13
avril 1999
A l'instar de Bernard Notin dans son article « Le rôle des médiats dans la vassalisation nationale : omnipotence ou impuissance ? » la Vieille Taupe se range sous la bannière orthographique de R. Salmon, qui a expliqué, dans « La communication médiatisée » (Revue des Sciences Morales et Politiques, n·1, 1986, pages 35-51) que plusieurs membres de l'Académie, à la commission du dictionnaire, recommandaient cette orthographe pour quatre raisons : la forme adjective est attestée depuis des siècles ; en devenant substantif, les règles de la langue sont respectées ; une utilisation correcte est possible au singulier et au pluriel ; tous les dérivés souhaitables existent. »
La Vieille Taupe adoptera dorénavant cette graphie et rejettera la forme latine, le pluriel de medium, les media, et sa francisation bâtarde : les médias. Elle invite tous ses amis à adopter fermement cette orthographe, à la fois pour des raisons de francophonie, et pour signifier discrètement notre solidarité avec Bernard Notin contre les censeurs. Cette graphie, qui finira par s'imposer, permettra de mesurer les progrès de l'influence de nos amis, et de la liberté, jusque dans les médiats, et permettra à la vieille taupe de reconnaître les siens.
La Vieille Taupe, qui entend bien mettre au pas les médiats, a décidé de commencer par les affubler d'un
t.
(La Vieille Taupe n·1, printemps 1995, page 136)
AMOUR, après avoir longtemps hésité
entre les deux genres, est considéré par les grammaires
classiques comme masculin au singulier et féminin au pluriel.
DÉLICE ne s'emploie guère
qu'au pluriel ; il est alors presque toujours féminin.
Quand on l'emploie au singulier, il est masculin. Cette opposition
de genre entre le singulier et le pluriel existait déjà
en latin.
ORGUE est masculin au singulier. Au pluriel il est aussi masculin quand il désigne plusieurs instruments. Mais il est féminin quand il désigne de façon emphatique un seul instrument : Les grandes orgues.
MÉDIAT est masculin au singulier comme au pluriel lorsqu'il désigne un ou plusieurs des organes médiateurs qui s'interposent entre la réalité et le public. Il est féminin au pluriel lorsqu'il désigne l'ensemble des organes médiateurs, éventuellement antagoniques, qui participent au concert de la société du spectacle : Les médiats respectueuses.
Contribution à l'acribie orthographique.
(Article rédigé avec la collaboration de Jean-Claude Chevalier, chargé d'une maîtrise de conférences à l'université de Lille ; Claire Blanche-Benveniste, assistante à la Sorbonne ; Michel Arrivé, maître de conférences à la Faculté des lettres de Tours ; Jean Peytard, maître de conférences à la faculté des lettres de Besançon.)
Correction typographique : Raoul Marin.
LA VIEILLE TAUPE
Organe de critique et d'orientation postmessianique
B. P. 98 75224 Paris cedex 05
Serge Thion. Vérité historique ou vérité politique ? Le dossier de l'affaire Faurisson. La question des chambres à gaz. Paris 1980, 352 pages, nomb. ill., 150,00 F
Bernard Lazare. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes. Paris 1985, 207 pages, 80,00Fprmu.html
Paul Rassinier. Le Mensonge d'Ulysse. Bordeaux 1998, 262 pages, 129,00 F
Paul RassinieLe Drame des juifs européens. Paris 1985, 224 pages, 90,00 F
Pierre Guillaume. Droit et Histoire. Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de diffamer..., Paris 1986, 192 pages, 80,00 F
J. Aïtken. Épilogue judiciaire de l'Affaire Faurisson. Paris 1990, 32 pages, 25,00 F
Robert Faurisson. A-t-on lu Rimbaud ? suivi de L'affaire Rimbaud. Paris 1991, 205 pages, 120,00 F
Pierre Marais. En lisant de près les écrivains chantres de la Shoah. Primo Lévi, Georges Wellers, Jean-Claude Pressac. Paris 1991, 127 pages, 90,00 F
Philippe Decourt. Les Vérités indésirables. Faut-il réhabiliter Galilée ? Comment on falsifie l'histoire : le cas Pasteur. Paris 1989, 319 pages, 150,00 F
Claude Autant-Lara. Le Bateau coule. Discours de réception à l'Académie des Beaux--Arts. Paris 1989, 111 pages, 60,00 F
Annales d'histoire révisionniste. (n° 2, 4 et 5 épuisés) n° 1, 3, 6, 7, 8. Chaque numéro, environ 200 pages, 60,00 F
Israël Shahak. Histoire juive - Religion juive. Le poids de trois millénaires, Paris 1996, 232 pages, 100,00 F
Roger Garaudy. Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Paris 1996, 280 pages, 100,00 F
Roger Garaudy. Les États-Unis, avant-garde de la décadence. Paris 1997, 217 pages, 100,00 F
Roger Garaudy. Le Procès du sionisme israélien. Paris 1998, 175 pages, 100,00 F
Grégoire Dumitresco. L'Holocauste des âmes. Paris 1997, 262 pages, 120,00 F
Alberto D'Anzul. Judaïsme et Altérité. Paris 1997 (constituait le n° 8 hors commerce de la revue La Vieille Taupe. Ce texte, avec celui d'Israël Shahak, ci-dessus, est au fondement de la stratégie de la Vieille Taupe) 240 pages, 120,00 F
Sylvain S. Salvini Le Mythe de l'aviation italienne en France sur les routes de l'exode en juin 1940. La solution de l'énigme. 160 pages, 90,00 F
Jean-Marie Boisdefeu (Notes de lecture de...). La Controverse sur l'extermination des Juifs par les Allemands. Tome 1 : L'Examen des preuves. Tome 2 : Réalités de la « solution finale ». Anvers 1996-97, 232 - 252 pages, ensemble 250,00 F
Devant l'agravation considérable de la répression dans toute l'Europe, après l'arrêt (16 décembre 1998) de la Cour d'appel dans le procès Garaudy, qui supprime tout ce qui subsistait encore de liberté d'expression, alors que Vincent Reynouard vient d'être condamné à trois mois de prison ferme par le tribunal de Saint-Nazaire pour diffusion du Rapport Rudolf et que Pierre Guillaume vient d'être condamné pour une lettre privée au sujet de Georges Perec, envoyée aux professeurs de philosophie dans les classes préparatoires aux Grandes Écoles scientifiques, La Vieille Taupe interrompt toute nouvelle publication pour quelques temps pendant lesquels elle redéfinira sa stratégie.
Pour aider la Vieille Taupe face à l'adversité, pour participer à sa lutte, pour la liberté d'expression, pour participer aux initiatives qu'elle prendra en 1999, pour être informé et recevoir ses publications confidentielles, adressez lui un chèque de 250,00 F à l'ordre de La Vieille Taupe.
A photocopier recto-verso, et à diffuser tout azimut.
Au sujet des chambres à gaz nazies, Jean-Marie Le Pen a déclaré :
« Si vous prenez un livre de mille pages sur la seconde guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail. »
Il pourra invoquer des arguments encore plus percutants et plus précis, et en appeler à Eisenhower, Churchill, de Gaulle, Élie Wiesel, René Rémond, Daniel Goldhagen et au texte même du jugement de Nuremberg.
Trois des ouvrages les plus connus sur le seconde guerre mondiale sont Croisade en Europe du général Eisenhower, Mémoires de guerre de Winston Churchill, et Mémoires de guerre du général de Gaulle. Dans ces trois ouvrages on ne trouve pas la moindre mention des chambres à gaz nazies.
Il en va de même pour le récit autobiographique où Élie Wiesel relate son expérience d'Auschwitz et de Buchenwald (La Nuit, éditions de Minuit, 1958). Dans le premier volume de ses mémoires, il écrit : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu'elles restent fermées au regard indiscret. Et à l'imagination » (Tous les fleuves vont à la mer, le Seuil, 1994, p.97).
Dans le troisième volume de son Introduction à l'histoire de notre temps, René Rémond qui, à l'époque, présidait, au sein du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, la commission de l'histoire de la déportation, ne soufflait mot de ces chambres à gaz (Le XX· siècle de 1914 à nos jours, le Seuil, 1974). Quatorze ans plus tard, alors qu'il était devenu le président de l'Institut d'histoire du temps présent, il ne mentionnait pas plus ces chambres à gaz dans un ouvrage pourtant long de plus de mille pages (Notre Siècle, de 1918 à 1988, Fayard, 1988).
Depuis mars 1996, l'historien juif américain
Daniel Jonah Goldhagen est progressivement devenu la
coqueluche des médiats à travers le monde grâce
à un livre paru d'abord en anglais, puis en allemand, puis
en français sous le titre : Les bourreaux volontaires
de Hitler. Les Allemands ordinaires et l'holocauste (le Seuil,
1997). S'il y mentionne les chambres à gaz nazies, ce n'est
guère que pour dire que « leur efficacité
[a été] largement surestimée »
(p.18) et qu'elles ont toujours été, à
tort « la préoccupation dominante de l'opinion
et même des historiens » (p.170) Il va jusqu'à
estimer que le « gazage est plutôt un épiphénomêne
dans l'extermination des juifs » (p.504) et que « l'excès
d'attention accordé aux chambres à gaz doit être
contrebalancé » (p.506).
La loi Fabius-Gayssot interdit de contester, dans le jugement de Nuremberg (30 septembre et 1er octobre 1946), ce qui est relatif aux seuls « crimes contre l'humanité ». Parmi ces crimes figurerait l'emploi de chambres à gaz homicides.
Mais on constate que, sur les quelque 84000 mots de la version française du jugement, seuls 520 mots, extrêmement vagues, sont consacrés à ces chambres à gaz. Ce qui constitue 1160e du texte du jugement, ou 0,62%. Le jugement ne comporte aucune description ni aucune localisation de ces chambres. Et la seule chambre à gaz dont des photographies furent présentées aux accusés fut la prétendue chambre à gaz du camp de Dachau, où tous les historiens, et l'Association des anciens déportés de Dachau, reconnaissent qu'il n'y eut jamais de gazage homicide. Ce laconisme du tribunal avait d'abord permis aux « témoins », aux journalistes, aux historiens, de placer ces chambres un peu partout, jusqu'à ce que des orthodoxies, d'ailleurs variables, ne s'établissent.
Sur les différents motifs pour lesquels Eisenhower, Churchill, de Gaulle, Élie Wiesel, René Rémond, Daniel Goldhagen, et le texte même du jugement de Nuremberg sont si discrets au sujet des chambres à gaz nazies, les révisionnistes ont des explications que la loi Fabius-Gayssot interdit de publier.
Les prétendues révolutions de 1848 ne furent qu'incidents, petites fissures et crevasses dans le corps solide de la société européenne. Cependant, elles en dévoilèrent l'abîme intérieur. Elles laissèrent deviner, sous la solidité apparente, un immense océan qui, une fois mis en mouvement, pouvait faire voler en éclat des continents entiers. Dans le vacarme et le désarroi elles annoncèrent l'émancipation du prolétariat, le secret du XIXe siècle et de sa révolution.
Il est vrai que cette révolution sociale ne fut pas une trouvaille de 1848. Vapeur, électricité et machine à tisser avaient un caractère révolutionnaire autrement dangereux que les citoyens Barbès, Raspail et Blanqui eux-mêmes. Mais bien que l'atmosphère qui nous entoure pèse sur chacun de nous d'un poids de plusieurs milliers de livres, nous en apercevons-nous ? Pas plus que la société européenne avant 1848, qui baignait dans l'atmosphère révolutionnaire et en était submergée.
Un fait éclatant qu'aucun parti politique n'oserait contester caractérise notre siècle. D'un côté, nous avons vu naître des forces industrielles et scientifiques qu'on n'aurait pu imaginer à aucune époque antérieure de l'histoire humaine. De l'autre apparaissent les symptômes d'une débâcle telle qu'elle éclipsera même les horreurs fameuses de la décadence de l'Empire romain.
De nos jours, chaque chose semble grosse de son contraire. La machine, qui possède le merveilleux pouvoir d'abréger le travail et de le rendre plus productif, amène la faim et l'excès de fatigue. Par un étrange caprice du destin, les nouvelles sources de richesses se transforment en sources de détresse. On dirait que chaque victoire de la technique se paie par une déchéance de l'homme. A mesure qu'il se rend maître de la nature, il tombe sous la domination de ses semblables et de sa propre infamie. Même la pure lumière de la science semble ne resplendir que grâce aux ténèbres de l'ignorance. Toutes nos inventions et tous nos progrès ne paraissent avoir d'autres résultats que de doter de vie et d'intelligence les forces matérielles et de ravaler l'homme et sa vie au niveau d'une force matérielle. Ce contraste de l'industrie et de la science modernes avec la misère et la déchéance modernes, ce contraste des forces productives avec les conditions sociales de notre temps est un fait patent, écrasant, indéniable. Certains partis politiques peuvent le déplorer, d'autre souhaiter d'être délivrés de la technique moderne et en même temps des conflits modernes ; ou bien encore ils peuvent penser qu'un progrès aussi remarquable dans le domaine de l'industrie exige, pour atteindre la perfection, un recul non moins remarquable dans l'ordre politique. Quand à nous, nous ne sommes pas dupes de l'esprit perfide qui ne se lasse pas de nous signaler toutes ces contradictions. Nous savons que les forces nouvelles de la société réclament des hommes nouveaux qui les maîtrisent pour faire de la bonne besogne. Ces hommes nouveaux, ce sont les ouvriers.
Ils sont le produit des temps nouveaux, tous comme les machines elles-mêmes. Dans les symptômes qui déconcertent la bourgeoisie, l'aristocratie et les piètres annonciateurs du déclin, nous reconnaissons... la vieille taupe qui sait saper si vite la terre, le digne pionnier la révolution. Les ouvriers anglais sont les premiers nés de l'industrie moderne. Ils ne seront sans doute pas les derniers à venir en aide à cette révolution sociale, engendrée par cette industrie, une révolution qui n'est autre que l'émancipation de leur propre classe dans le monde entier et qui est aussi universelle que le règne du capital et l'esclavage du salariat. Je connais les luttes héroïques soutenues par la classe ouvrière anglaise depuis le milieu du siècle dernier, luttes qui, pour être mises sous le boisseau et passée sous silence par les historiens bourgeois, n'en furent pas moins glorieuse.
Au Moyen Age, il existait en Allemagne un tribunal secret qui vengeait tous les crimes de la classe dominante, la Sainte-Vehme. Quand on voyait une maison marquée d'une croix rouge, on savait que son propriétaire avait été jugé par la Sainte-Vehme. Toutes les maisons sont de nos jours marquées de la mystérieuse croix rouge. Le juge, c'est l'histoire ; l'exécuteur de la sentence, c'est le prolétaire.
Allocution prononcée par Karl Marx en avril 1856, à une fête organisée par les chartistes de Londres pour le quatrième anniversaire de leur journal People' s Paper.
La thèse d'avril 1999 de la vieille taupe : Tout a déjà été dit, il ne reste plus qu'à le faire.
Brigitte Bardot a dit, dans Le Figaro du 26 avril 1996, sa « colère » au vu de la souffrance des animaux, les moutons, égorgés en dehors de tout contrôle, lors de la fête musulmane de l'Aïd el Kébir, dite fête du mouton, célébrée en France exclusivement par des populations immigrées.
Dans le même article, la célèbre militante de la défense des bébés phoques manifestait son inquiétude face à la dégradation générale des moeurs, la décomposition des valeurs et de la culture nationales, et son angoisse face à l'irruption de comportements et de moeurs d'origine étrangère liés à une immigration massive, jugée envahissante.
On peut certes être en désaccord avec les opinions et les sentiments de BB. On peut penser qu'ils dénotent à l'égard de l'Islam d'une part, et de l'immigration d'autre part, une hostilité qui n'est pas exempte de préjugés xénophobes.
Il ne fait pourtant aucun doute que cette opinion et ces sentiments sont ceux d'une grande quantité de Français de souche.
On peut ne pas les partager, et penser qu'une sensiblerie exagérée à l'égard des animaux dissimule mal une opinion politique à l'égard de l'immigration, et donc, critiquer, rejeter, dénoncer, cette opinion et ces sentiments, et on ne s'en est pas privé, mais doit-on les traîner devant les tribunaux ?
La plupart des musulmans en France, et même parmi les plus hostiles à Brigitte Bardot et à ses propos, n'imaginaient probablement pas qu'il fût possible d'obtenir la répression de tels propos par un tribunal français, d'autant plus que les musulmans de France, même ceux qui ne cachent pas leur mépris à l'égard de tel ou tel aspect de cette société, demeurent sensibles au climat de tolérance et à la liberté d'expression qui règne dans ce pays, contrairement à la situation qui domine dans leurs pays d'origine et dans l'ensemble des pays de l'aire islamique.
Sur le parvis du tribunal, envahi par les défenseurs des animaux et les supporters de Brigitte Bardot, les discussions et la confusion allaient bon train. Quelques musulmans pris à parti poliment, oscillaient entre la proclamation de leurs droits de citoyens français et la dénonciation de la perversion et de la décadence de la société française.
La question du foulard islamique ayant été lancée, un jeune musulman déclarait que BB était « une salope » et que « les Françaises étaient des putains », opinion d'ailleurs assez généralement affirmée in peto par beaucoup de musulmans.
De jeunes lycéens d'origine maghrébine venus avec leur classe (par hasard ?) au Palais de justice, et à qui l'attroupement devant la XVIIe chambre avait été présenté comme « des lepénistes », engageaient très agressivement la conversation avec les défenseurs des animaux et leur lançaient la manière dont « les Français » tuaient le cochon ou les lapins dans les campagnes... sans s'apercevoir que si les propos de Brigitte Bardot devaient être jugés racistes et répréhensibles, les leurs, parfaitement symétriques, reposaient aussi sur des amalgames abusifs et des généralisations réductrices, et donc ne le seraient pas moins.
Ces jeunes « antiracistes » convaincus (en ce qu'ils traitaient systématiquement leurs interlocuteurs de « racistes » et semblaient avoir été dotés d'arguments par leur professeur) semblaient n'avoir aucune connaissance de l'Islam et ignoraient même ce que signifiait le sacrifice d'Abraham que commémore l'Aïd el Kébir.
Le parvis du tribunal donnait une illustration saisissante du fait que les préjugés et les amalgames simplificateurs sont très généralement répandus, et que ceux des immigrés à l'égard des indigènes ne le cèdent en rien à ceux des indigènes à l'égard des immigrés. Pourtant un journaliste arabe qui assistait, désolé, aux conversations de groupe en groupe fit remarquer, à l'occasion, que Le Pen avait refusé la guerre contre l'Irak et dénoncé l'embargo, et plus généralement le traitement inhumain imposé à ce pays, et que l'épouse de Le Pen animait une association en faveur des enfants irakiens.
Un jeune musulman, Français d'origine antillaise, qui avait assisté au début de l'audience, jugeait que l'article de Brigitte Bardot était très politique et très astucieusement écrit, et qu'elle était probablement manipulée par le Front National, mais qu'elle se défendait très bien. « Elle était sincère, et probablement un peu naïve dans la défense des animaux, » mais il estimait que ce procès était un piège dans lequel l'Islam n'avait rien à voir. Il espérait que Brigitte Bardot ne soit pas condamnée. Il estimait que ceux qui voulaient sa condamnation ne cherchaient qu'à « mettre de l'huile sur le feu » et « donneraient de l'Islam une image odieuse aux Français ».
Sur ces entrefaites, un avocat sortait de la salle d'audience et tenait une conférence de presse qui semblait avoir été préméditée, à en juger par l'attitude des journalistes et photographes de presse et de télévision présents, qui se précipitaient immédiatement.
Pour Maître Zaoui, avocat de la Licra, sioniste militant, pour qui la Pax Judaïca doit régner sur le monde entier, les choses étaient simples. Le discours de Brigitte Bardot était un discours de « haine et d'exclusion » à l'égard des immigrés, un discours « raciste » qui devait être réprimé en tant que tel, « car on sait où cela peut mener... ! » (C'est-à-dire, chacun devait comprendre : aux chambres àgaz d'Auschwitz...etc.). Il appartenait, dès lors, aux organisations antiracistes telles la Licra et le Mrap d'être « particulièrement vigilantes » et de ne « tolérer aucun dérapage ».
Dès lors, la parole stratégique du Maître éclairait la situation.
De fait, et l'audience devait le confirmer, le procès fait à Brigitte Bardot était conduit par les avocats de la Ligue des droits de l'Homme, du Mrap et de la Licra, et les associations musulmanes semblaient n'avoir été entraînées là que pour donner du poids à la rhétorique « antiraciste », utilisée comme une arme pour détruire la liberté d'expression, qui demeure l'une des caractéristiques de la société française dont le peuple français puisse être légitimement fier !
Mais si Brigitte Bardot est condamnée, ces organisations, qui sont les courroies de transmission traditionnelles à gauche, du lobby sioniste, auront fait la preuve de leur toute puissance et de leur capacité de manipuler à leur seul profit, au nom de « l'antiracisme », les institutions officielles de l'Islam dont elles se prétendent le porte-parole !... Les Français auront, de ce fait, de bonnes raisons de rendre l'Islam et l'immigration responsables de cette atteinte sans précédent à leurs libertés.
Car le problème n'est pas de savoir si Brigitte Bardot a tort, ou raison, ce qui se discute. Il est de savoir si, pensant ce qu'elle pense, Brigitte Bardot a encore le droit de s'exprimer en France. Ou si la rhétorique antiraciste est devenue le fondement d'un nouvel ordre moral, qui justifie la censure imposée par la police de la pensée.
Ce qui revient à assurer en France le triomphe d'une Inquisition judaïque.
Honte aux musulmans qui sont tombés dans le piège !
Tous les avocats qui ont plaidé... et prétendaient défendre la population musulmane... étaient des Juifs sionistes militants !
La Licra et la Ligue des droits de l'homme qui avaient pris la tête de la croisade contre l'Irak n'hésitent pas à utiliser les poncifs de la propagande la plus ordurière à l'égard de l'Islam et des Arabes lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts d'Israël. Ils n'hésitent pas au besoin à se présenter aux Français comme le meilleur rempart contre la barbarie arabe et le fanatisme « islamique » et ne reculent devant aucun amalgame si leurs intérêts sont en jeu. Ils peuvent bien redorer leur blason et accroître leur capacité de manoeuvre et d'infiltration en défendant « la population musulmane » contre BB, puisqu'en cas de besoin et à l'occasion d'un de ces mystérieux attentats attribués sans aucune preuve à des « islamistes », ils n'hésiteront pas à mobiliser contre les musulmans tous les préjugés communs.
Le lobby sioniste a besoin d'utiliser les uns contre les autres, et les autres contre les uns, pour fonder son pouvoir. Il ne lutte pas pour réduire et déconstruire les préjugés raciaux, il les exploite et il les amplifie pour prospérer de la dénonciation rituelle du « racisme ».
Mais Allah n'est pas le dieu des immigrés contre les dieux des indigènes, comme JaHWéH était le dieu des Juifs contre les dieux des autres peuples.
Allah est UN, au delà de tout ce qui existe, et l'Islam est la religion des hommes soumis à Dieu seul. Dans la période de sa grandeur conquérante, l'Islam ne s'est pas imposé aux populations par la force et la contrainte. L'Islam a conquis des pays entiers parce qu'il apportait aux peuples la liberté, et le Djihad à ceux qui s'opposent à Dieu. Il a connu la défaite, la décadence et l'humiliation lorsque, au lieu d'être soumis à Dieu, il a renoncé au Djihad, et a prétendu soumettre les hommes à d'autres hommes en utilisant le nom d'Allah.
Dans l'Islam, la liberté est la règle, l'interdit l'exception...même si tel n'est pas le cas dans de nombreux pays qui se revendiquent de l'Islam.
La Licra, le Mrap et la Ligue des droits de l'Homme font tous leurs efforts depuis plusieurs années pour détruire la liberté d'expression en France dans le seul but de préserver les mythes fondateurs de l'État d'Israël et d'obtenir la censure des travaux, et la répression des historiens révisionnistes. Ces trois organisations s'étaient distinguées par leur acharnement contre le musulman Roger Garaudy, et contre l'Abbé Pierre, chrétien fidèle au message du prophète Jésus, l'envoyé de Dieu.
Cela seul aurait dû suffire à dissuader n'importe quel musulman de s'acoquiner avec ces ennemis de Dieu et du genre humain, à ces ennemis de la pensée libre et de la dignité de l'homme.
Honte aux « musulmans » qui se soumettent aux ennemis de Dieu pour humilier les Français ! Honte aux traîtres musulmans liés aux institutions et aux régimes décadents, exploiteurs, et oppressifs, qui n'invoquent « Allah » que pour mieux tromper les peuples.
Tout au contraire, il appartient aux véritables musulmans, à tout ceux qui ne sont soumis qu'à Dieu, d'aider les Européens à rétablir en Europe la liberté de penser et la dignité de l'Esprit (La V. T. n°1) en proclamant le Djihad contre ceux qui s'opposent à Dieu. C'est ainsi, et seulement ainsi que l'Islam méritera la considération et le respect des indigènes européens. In'cha'Allah !
Honneur à Madame Leila El Fourgi, présidente de la SPA tunisienne, venue témoigner en Faveur de Brigitte Bardot, qui, invitée par le président du tribunal à prêter serment, s'est refusée à jurer à la République laïque soumise aux lobbies, et a sorti le Coran de sa poche pour prêter serment.
Qu'Allah, dans sa miséricorde, préserve les musulmans qui le trahissent, et se soumettent à ceux qui s'opposent à Lui, tel Mouloud Aounit, président du Mrap, et tous ceux qui usurpent la défense de l'Islam, du sort des moutons à l'Aïd.
Allah Ahkbar ! Comité Franco-Islamique de Libération
La Vieille Taupe. B.P. 98. 75224 PARIS cedex 05