AAARGH
Les Allemands ont-ils
réellement exterminé six millions
de Juifs, la plupart dans des chambres à gaz ?
Et, pour commencer,
a-t-on le droit d'avoir une opinion sur ce sujet ?
[5]
TABLE DE MATIERES
Avant-propos 7
I. EXPOSE DES FAITS 9
II. DOCUMENTS OFFICIELS 14
III. DECLARATIONS ET DISCOURS 18
IV. PHOTOGRAPHIES 20
V. AVEUX ET TEMOIGNAGES 23
VI. PREUVES MATERIELLES ET EXPERTISES 53
A. Installations et procédures de gazage 53
B. Critique 61
-- Ouverture des portes 62
-- Diffusion et ventilation du gaz 64
1. Introduction du gaz 68
2. Diffusion du gaz 68
3. Ventilation des chambres à gaz 73
4. Analyse quantitative des ferrocyanures 77
-- Autopsie des victimes 81
-- Capacité des fours crématoires, des fosses de
crémation et des bûchers 81
-- Conception de la chaîne 116
C. Fouilles, expertises et reconstitution 120
VII. CONCLUSIONS: ABSENCE TOTALE DE PREUVES 127
ANNEXES 137
1 . Vues aériennes prises par l'US Air Force 137
2. Le savon juif 143
3. Extrait du journal de Kremer 146
4. Extrait de "La Nuit" de Wiesel 148
5. Rapport Leuchter: critiques et réfutation 150
6. Les 39 traces criminelles relevées par Pressac 155
7. Les mots "traitement spécial", etc... étaient-ils
codés ? 181
8. Sélection, immatriculation, etc 195
9. Les révisions du CIA 213
10. La tragédie de Bergen-Belsen 216
PRINCIPAUX OUVRAGES CONSULTES 220
1 . Ce livre est le résultat de la compilation de diverses sources, surtout écrites, accessibles au public. Ce livre n'est donc pas l'oeuvre d'un historien, mais d'un simple particulier qui, intrigué et même choqué par la persécution a priori suspecte et même abjecte dont sont victimes les révisionnistes, s'est convaincu de ce que la vérité historique pouvait bien et même devait probablement différer de la version que certains -apparemment des esprits religieux -- veulent imposer par voie légale.
2. Ce livre est une synthèse critique des points de vue des uns, dits " exterminationnistes" ou "historiens officiels" et que nous désignerons le plus souvent par "historiens", et des autres, dits "négateurs" ou "révisionnistes" et que nous désignerons par ce dernier mot, ces choix n'étant dictés que par la commodité qu'offrent ces mots. Il y sera question de:
a- l'extermination programmée des Juifs (ou désignés comme tels, contre leur gré) par les Allemands au cours de la seconde guerre mondiale.
b- l'utilisation à cette fin d'installations industrielles de gazage, parfois spécialement conçues à cet effet.
Nous utiliserons les mots "extermination" et "chambres à gaz" sans les accompagner de correctifs éventuels comme "supposées", et cela, également par commodité.
3. Ce livre a pour but d'informer le public le plus large pour pallier la trahison des historiens et la défaillance des médias en ce domaine; cette ambition nous a conduits à en réduire le coût, donc le nombre de pages, ce qui ne nous a pas permis tous les développements souhaitables et nous a même obligés à prendre des raccourcis. Mais, pouvions-nous faire autrement ?
4. Le plan qui suit, indique comment nous allons progresser dans la compréhension d'une affaire complexe, qui est une des plus grandes affaires criminelles de tous les temps:
I: Nous allons d'abord exposer les faits,
tels qu'ils sont généralement gravés dans
notre mémoire: ce sera l'acte d'accusation.
Il à VI : Nous examinerons ensuite les éléments
dont on se sert habituellement pour se faire une conviction: les
écrits, les déclarations, les documents photographiques,
les aveux, les témoignages et, surtout, les indices matériels.
Comme c'est la règle, nous procéderons à
l'expertise de l'arme du crime et à l'autopsie des victimes.
VII :Là-dessus, nous jugerons en notre âme et conscience
sans nous préoccuper des cris et des fatwas des prêtres,
des historiens de cour et des dévoyés qui prétendent
nous imposer leur vérité par voie légale.
Jean-Marie Boisdefeu, avril 1996
[9]
Pour l'immense majorité des gens, le dogme, même s'il diffère parfois quelque peu de l'histoire officielle du jour, est le suivant:
a -- Un jour (Etait-ce en 1941 ou en 1942 ? On ne sait trop), les AIlemands décidèrent d'exterminer les Juifs (on ne sait pas davantage très bien pourquoi).
b -- Ils se saisirent donc de tous les Juifs qu'ils purent et les déportèrent dans l' "Est" sous prétexte de les y réinstaller, loin de la société européenne, à laquelle ils étaient sensés nuire.
c -- Chargés dans des wagons à bestiaux, les Juifs arrivaient dans un camp d'extermination, le plus souvent Auschwitz. Ils y étaient soumis à l'opération de la "sélection":
-- les Juifs aptes au travail étaient immatriculés et maintenus en vie, mais ils mouraient très vite d'épuisement, compte tenu des conditions pénibles -c'était délibéré- de leur incarcération; au besoin, on les gazait dès qu'il apparaissait qu'ils n'étaient plus aptes à produire , -- les autres, enfants et adultes non valides ou tout simplement d'apparence frêle (pour mieux faire comprendre le dessein génocidaire des Allemands, peut-être aurait-il fallu commencer par eux) étaient immédiatement conduits dans un bâtiment dominé par une haute cheminée, d'où sortaient des flammes et un énorme panache de fumée, aux fins, leur disait-on, d'y prendre une douche. Ils se déshabillaient dans une première pièce; on leur donnait éventuellement un savon factice en sable pour leur donner le change, puis on les poussait dans la chambre à gaz, laquelle était équipée de douches également factices.
Les chambres à gaz des deux plus grands crématoires d'Auschwitz, les Kremas II et III, étaient spécialement conçues pour l'extermination des Juifs, les autres étant des installations mortuaires ordinaires qui avaient été "bricolées" à des fins homicides. On y entassait jusqu'à 3.000 personnes à la fois. Après avoir refermé la porte, on introduisait par une lucarne des granulés de Zyklon-B (un insecticide à base
[10]
d'acide cyanhydrique). Un quart d'heure après, les Juifs
étaient morts et on brûlait leurs corps dans des
fours crématoires. Jadis, on nous disait même tantôt
qu'on les brûlait vifs, tantôt qu'on transformait
leurs corps en lubrifiant et en savon. Certains -et non des moindres-
pensent encore que leurs cendres servaient d'engrais ou d'aliments
pour poissons.
d -- Pendant 3 ans, on a gazé jusqu'à 24.000 Juifs par jour à Auschwitz. Quatre millions de Juifs y furent ainsi assassinés; deux autres mil1ions périrent ailleurs de diverses autres façons, ce qui fait six millions au total.
On ne possède aucune preuve de tout cela, les Allemands ayant détruit leurs archives et supprimé toute trace de leur crime, voire organisé la négation de ce crime (pour le cas où ils perdraient la guerre), mais on dispose, par contre, de nombreux témoignages et aveux. Enfin, il y a des évidences: si, par exemple, les Juifs déportés de Belgique n'y sont pas revenus ou, autre exemple, s'il n'y a plus de Juifs en Pologne, alors qu'il y en avait, jadis, plus de 3.000.000, c'est bien parce que les Allemands les ont exterminés. Tous ceux qui disent le contraire sont des fous ou des nazis. (1)
Voilà en gros ce que nous avons tous retenu de cette tragédie.
Essayons de préciser le chiffre des morts. Et d'abord, d'où vient ce chiffre de 6 millions ?
Il se pourrait que ce soit un SS nommé Hoettl qui l'ait avancé; il déclara qu'Eichmann, qui était chargé de la déportation (l'extermination proprement dite étant surtout confiée à Höss, commandant d'Auschwitz) le lui avait dit un jour qu'il était pris de boisson. Ce chiffre fut retenu. Restait à le justifier a posteriori. A cet effet, on a utilisé deux méthodes:
[11]
lère méthode: décompte par camp d'extermination.
Les lecteurs francophones disposent de deux grandes sources: Léon
Poliakov, célèbre historien juif français
et Raul Hilberg, historien juif américain encore plus célèbre,
qui constitue actuellement la référence de beaucoup.
| en milliers | Histoire populaire | Poliakov II - 1951 | Hilberg 1988 |
| Belzec | 600 | 750 | |
| Sobibor | 300 | 200 | |
| Chelmno | 250 | 150 | |
| Maidanek | 50 | ||
| Auschwitz | 4.000 | 2.000 | 1.000 |
| Einsatgruppen | 1500 | >1300 | |
| Divers | [650] | 1.100 | |
| TOTAL | 6.000 | 6.000 | 5.100 |
2ème méthode: c'est la méthode démographique. Nous ne prendrons qu'un exemple, celui de la Pologne, coeur du Judaïsme mondial avant la guerre. On a calculé les pertes subies par les Juifs polonais en déduisant la population juive d'après la guerre de la population juive d'avant la guerre:
| source(en millions) | Avant | Après | Morts |
| Ruppin | 3,10 (1924) | ||
| CMDJ | 3,30 | 0,50 (1945) | 2,80 |
| Hilberg | 3,35 (1939) | 0,05 (1946) | 3,30 |
| Reitlinger | 2,70 (1939) |
Aujourd'hui, l'histoire "savante" retiendrait donc plutôt 5 millions (entre 4,6 et 5,3, résume Maxime Steinberg) et l'histoire "populaire" 6 millions, chiffre désormais symbolique.
Comme nous devons nous limiter, nous concentrerons notre enquête sur le haut-lieu et la principale communauté victime de cette extermination, c'est-à-dire sur Auschwitz-Birkenau et sur les Juifs polonais.
Pour les Polonais, nous avons dit ci-dessus tout ce qu'à ce stade, il convenait de dire, car il y a unanimité chez les historiens dans les estimations des pertes (3 millions).
En ce qui concerne Auschwitz, par contre, les estimations les plus variées ont été avancées. Faurisson en a fait un inventaire qui donne à penser qu'Auschwitz a été un cas de désinformation caractérisée, tant sont grandes les discordances:
9.000.000 selon le film "Nuit et Brouillard' (1955) d'Alain Resnais (Conseillers historiques: Henri Michel, président du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, et Olga Wormser). Ce film est inlassablement projeté dans les lycées et collèges français.
8.000.000 selon les officiels français
(1945)
7.000.000 selon Raphaël Feigelson (1945)
6.000.000 selon Tibère Kremer, préfacier de Nyiszli
(1951)
5.000.000 à 5.500.000 selon le journal "Le Monde"
(1978) dont 90% de Juifs.
4.000.000 selon un document soviétique (URSS-8) auquel le Tribunal de Nuremberg a donné valeur de "preuve authentique". Ce chiffre a été inscrit sur le monument aux morts d'Auschwitz et il a constitué une référence pour beaucoup pendant un demi-siècle.
[13]
Prenons un raccourci, car la liste est longue:
1.600.000 selon Yehuda Bauer (1989) dont 1.350.000 Juifs
1.500.000 chiffre retenu en 1995 pour remplacer
le 4.000.000 du monument aux morts d'Auschwitz
1.472.000 selon Georges Wellers (1983) dont 1.350.000 Juifs
1.250.000 selon Hilberg (1985) dont 1.000.000 de Juifs
1.100.000 selon Piper du Musée d'Etat d'Auschwitz (1994)
800.000 à 900.000 selon Reitlinger qui avançait ce chiffre dès 1953 (6 ans après Nuremberg)
775.000 selon Pressac, chercheur français (1993)
630.000 à 710.000 selon le même
Pressac (1994) dont 470.000/ 550.000 gazés à l'arrivée
Tous ces chiffres sont encore très éloignés des 150.000 maximum avancés par les révisionnistes, dont Robert Faurisson, l'intervenant le plus célèbre au monde dans cette controverse.
Comme d'habitude, les journaux ont dit ou laissé dire n'importe quoi, sans pour autant donner la parole aux révisionnistes. La plupart des journalistes parlent encore de "millions" de morts, mais déjà, quelques-uns sont descendus à des "centaines de mille".
L'histoire "savante" en est donc à 1.000.000 voire 800.000 voire même 630.000. Les dictionnaires, dont le rôle est de consacrer l'usage et le consensus, ont évolué en conséquence: le Larousse, qui en était encore à 4 millions en 1989, indique 1,5 million dont 1 million de Juifs en 1992; le Hachette de 1993, lui, en est déjà à 1 million de Juifs et Polonais. Quant à l'histoire "populaire", elle en serait encore plutôt à 4 millions. On notera encore que ces 4 millions se décomposaient, selon les historiens, en 3,5 millions de gazés à l'arrivée et plus de 400.000 immatriculés à l'arrivée mais dont seulement 60.000 avaient survécu soit à Auschwitz même soit dans d'autres camps ou ils avaient été évacués.
L'acte d'accusation étant dressé, nous allons examiner les arguments avancés par les historiens pour nous convaincre de la réalité des faits.
Souvent, on n'expose à l'appui des thèses officielles, que des documents isolés, retirés de leur dossier et de leur contexte, de sorte qu'il est difficile de les comprendre et de les juger. Encore s'agit-il souvent (cela est vraiment curieux) de copies, voire de copies de copie (non par carbone mais par redactylographie). Souvent, on ne sait même pas où est l'original, de sorte qu'aucune expertise ne peut être faite.
Ces documents sont rares, bien que des tonnes d'archives aient été saisies. Même les historiens reconnaissent qu'ils ne sont pas très probants et ils en ont déduit que ce gigantesque assassinat avait été ordonné et organisé verbalement.
Ces documents sont parfois visiblement fabriqués, souvent falsifiés, mal traduits, mal interprétés, toujours sollicités sous prétexte qu'ils sont "codés" (par exemple, par "réimplantation des Juifs à l'Est", il faudrait systématiquement comprendre "extermination").
Nous reparlerons plus loin de ce codage supposé et de cette prétendue absence de documents (comme nous pourrons nous en convaincre facilement, les Allemands n'ont pas détruit les archives d'Auschwitz, contrairement à ce que les historiens ont également prétendu).
Le plus célèbre document est probablement le "Protocole de Wannsee", qui serait le compte rendu (vraisemblablement par Eichmann) d'une réunion de divers fonctionnaires allemands réunis le 21/l/1942 à Wannsee par Heydrich, qui avait été chargé de trouver une solution définitive (la "Solution finale") au "problème" juif.
Curieux document que ce "protocole", encore que probablement authentique:
* C'est Kempner, substitut du procureur général américain au procès de Nuremberg, d'origine judéo-allemande (il avait été fonctionnaire dans l'administration prussienne) qui l'a produit mais sans jamais indiquer son origine.
* Cet exemplaire est une copie sur papier pelure (la 16ème de 30 copies, est-il précisé en page 1). On ne sait pas où est l'original et on a,
[15]
depuis, récupéré deux autres exemplaires
de cette 16ème copie mais dactylographiés sur d'autres
machines.(2)
On ne comprend pas par ailleurs, comment un document qui était censé organiser l'extermination secrète des Juifs ait pu être édité en 30 exemplaires.
* Il ne comporte ni date, ni en-tête, ni nom du service émetteur, ni paraphe du destinataire, ni indication de classement, ni références (sauf l'indication "D.III.29.9.RS", que personne ne peut expliquer, au bas de la 1ère page).
Tout cela est fort curieux et contraire aux pratiques administratives en cours dans une armée, surtout l'armée allemande (et plus encore les Waffen SS).
* Ce "Protocole" se caractériserait aussi, paraît-il, par des fautes de syntaxe, l'emploi d'un vocabulaire inapproprié, une grande pauvreté de style (mais c'est peu dire qu'Eichmann n'était pas un foudre et cela peut expliquer beaucoup de choses), la présence de "polonismes" caractérisés. La machine à écrire dont on s'est servi pour l'exemplaire de Kempner, ne comportait pas le caractère-logo SS (sous la forme de deux éclairs) qui équipait, disent certains, toutes les machines utilisées dans la SS et ce serait là la marque du faussaire; mais d'une part, le troisième exemplaire de cette 16ème copie a été dactylographié sur une machine de ce type, d'autre part, l'examen des innombrables documents que Pressac a reproduits dans son monumental ouvrage, semble indiquer que les deux types de machines étaient couramment utilisés dans la SS.
Le passage le plus controversé
est en page 7 et 8:
"Dans le cadre de la solution définitive, les Juifs seront emmenés vers l'Est sous direction appropriée et de la manière qui convient pour
[16]
y être mis au travail. Formés en grandes colonnes
de travail, hommes d'un côté, femmes de l'autre,
les Juifs aptes au travail seront conduits dans ces territoires
tout en construisant des routes; sans doute une grande partie
d'entre eux s'éliminera-t-elle par réduction naturelle.
Ce qu'il en restera de toute façon à la fin, c'est-à-dire sans doute la partie la plus capable de résistance, devra être traitée de façon appropriée parce que, constituant une sélection naturelle, ce reste, à sa remise en liberté, est à considérer comme portant en germe les éléments d'une nouvelle renaissance juive. (voir la leçon de l'histoire.)"
D'une part, on relèvera la proposition extravagante de faire construire des routes entre Paris, Bruxelles ou Amsterdam et l'Ukraine par les Juifs déportés: à la page suivante, le bon sens semble être revenu au rédacteur et lui fait parler du transport par chemin de fer (Poliakov contourne l'obstacle et traduit "en construisant des routes" par "pour construire des routes"; Reitlinger fait de même: "et employé à construire des routes"! Après tout, peut-être ne s'agit-il là que d'un lapsus calami de la part d'Eichmann).
D'autre part, le dernier alinéa a reçu une double interprétation:
* l'exterminationniste: Les Juifs doivent être exterminés jusqu'au dernier.
* la révisionniste: Après la guerre, les survivants seront réinstallés dans des territoires autonomes (où ils rejoindront ceux qui n'ont pas été retenus pour le travail). Les révisionnistes disent en trouver confirmation en page 8: "Les Juifs évacués seront tout d'abord transférés, convoi par convoi, dans des ghettos dits de transit, pour être transportés ensuite plus loin vers l'Est. "
Les historiens présentent toujours cette conférence, qui a incontestablement eu lieu, comme le début du processus secret de l'extermination des Juifs. Ceci appelle deux commentaires:
-- D'une part, on rappellera qu'il avait été fait 30 copies de ce compte rendu, ce qui ne permet plus d'affirmer qu'il contenait quelque secret que ce soit, d'autant moins que les historiens nous affirment par ailleurs que les ordres avaient été donnés verbalement.
-- D'autre part, aucun des participants n'a été poursuivi après la guerre pour sa participation à cette monstruosité (sauf Stuckart, auquel on avait d'autres reproches à faire, et encore ne fut-il condamné qu'à une
[17]
peine couvrant la préventive et aussitôt remis en
liberté et Schôngarth, qui fut pendu mais également
pour d'autres motifs). C'est dire si la Justice allemande, qui
n'a pas toujours été très regardante (elle
ne l'est toujours pas) sur la qualité des preuves qui lui
étaient soumises, a bien dû convenir que cette réunion
n'avait pas été un signal donné à
l'extermination.
La présentation de Wannsee comme lieu où a été décidé et programmé le génocide, vient d'ailleurs d'être qualifiée d"'histoire inepte" par une sommité de l'exterminationnisme, Yehuda Bauer du Yad Vashem: à l'occasion de la célébration du 50ème anniversaire de Wannsee, Bauer a en effet déclaré: "Le public répète encore, jour après jour, l'histoire inepte qui veut que ce soit à Wannsee que l'extermination des Juifs ait été décidée. Wannsee n'était qu'une étape dans le déroulement du processus du meurtre de masse". Kurt Patzold de l'Université Humbold de Berlin a tenu des propos semblables dans la revue semi-officielle "Das Parlament" du 3/l/1992. Jean-Claude Pressac, qui est devenu la coqueluche de beaucoup d'exterminationnistes, dit (en 1993) de cette conférence: "Si une action de 'refoulement' des Juifs vers l'Est fut bien prévue avec l'évocation d'une élimination 'naturelle' par le travail, personne ne parla de liquidation industrielle". En fait, il semble bien que Wannsee ne fut le siège que d'une simple réunion d'information: Heydrich avait été chargé de régler la question juive en Europe et il avait donc invité diverses administrations confrontées à ce problème pour le leur faire savoir; à tant qu'à faire, Heydrich avait fait part de ses projets et avait consenti à écouter les doléances et remarques de ses invités. La concertation n'avait pas été plus loin.
On continuerait donc à nous tromper en nous présentant Wannsee comme le siège d'une conférence au cours de laquelle fut concertée l'extermination des Juifs et le compte rendu de cette réunion comme une preuve de l'extermination des Juifs dans des usines de mort.
D'autres documents sont présentés, eux, comme des preuves de l'existence des chambres à gaz. Pressac en a fait l'inventaire et nous en reparlerons abondamment plus loin. Nous aurons aussi l'occasion de citer de très nombreux autres documents.
[18]
On cite, souvent en les déformant (3) et hors contexte, des déclarations incendiaires de Hitler, mais ce ne sont jamais que des mots, des mots souvent employés en réponse à d'autres propos incendiaires provenant de milieux sionistes, eux-mêmes tenus en réaction à l'hostilité des nazis envers les Juifs. De là à passer aux actes ... Les tirades de Hitler sont suffisamment connues pour qu'on ne doive pas y revenir; on retiendra quand même que dans son testament politique du 29/4/1945, Hitler, qui se suicida le lendemain, évoque la "Solution finale":
"Je n'ai jamais caché non plus que, si les peuples européens étaient traités comme des paquets d'actions par les conspirateurs internationaux de la finance, des comptes en seraient demandés au responsable de la tuerie: le peuple juif ! Je n'ai jamais caché non plus que des millions d'hommes ne perdraient pas la vie et que des centaines de milliers de femmes et d'enfants ne seraient pas brûlés vifs sous les bombardements sans que ce coupable n'ait à expier sa faute, encore que d'une façon plus humaine. "
On passera sur les extravagances et injustices de ce texte pour n'en retenir que ce qui peut donner corps à la thèse de l'extermination des Juifs. De deux choses l'une: ou bien, au moment de se donner la mort, Hitler mentait (encore ?) effrontément ou bien il avait apparemment oublié avoir jamais donné l'ordre d'exterminer les Juifs, à moins, bien entendu, qu'il ait considéré que le gaz était un moyen d'exécution plus humain que le feu (c'était l'opinion de Harris, qui, en tant qu'organisateur du bombardement des villes allemandes, en savait long sur le sujet).
Par contre, on cite rarement les propos privés ou publics de ses adversaires. En voici quelques exemples:
[19]
un sioniste américain, Kaufman, avait publié un
plan de stérilisation du peuple allemand. Ce n'était
qu'une stupidité de plus mais, bien entendu, Goebbels se
chargea d'en diffuser le contenu en Allemagne, ce qui eut de graves
conséquences.
Morgenthau, secrétaire au Trésor américain, sioniste lui aussi, avait imaginé un plan visant également à l'élimination des Allemands par asphyxie économique. Ce plan avait été bien accueilli par Roosevelt. (Ce plan qui prévoyait aussi l'exécution sommaire des dirigeants allemands, les a très probablement raidis et a donc prolongé la guerre et le martyre des Juifs.)
Churchill, dont le conseiller principal en la matière était un autre sioniste, Lindemann, déclara le 16 mai 1940 à Paul Reynaud, président du Conseil français: "Nous affamerons l'Allemagne. Nous démolirons ses villes. Nous brûlerons ses récoltes et ses forêts." A la suite de quoi, il consacra effectivement 40% du budget de guerre de la Grande-Bretagne à écraser sous un tapis de bombes les civils allemands: 600.000 d'entre eux, en majorité des femmes, des enfants et des vieillards, furent, dit-on, assassinés de cette façon.
Stâglich donne un échantillon de déclarations publiques de responsables alliés qui dépassent en horreur et en précision tout ce que Hitler a pu dire.
On cite souvent aussi des discours de Himmler (notamment à Posen le 4/10/1943 devant de hauts responsables du Parti) dans lesquels ce dernier aurait clairement dit que l'Allemagne était en train d'exterminer les Juifs. D'un côté, les Allemands se seraient donné la peine de "coder" tous leurs écrits de façon à camoufler la vérité, et d'un autre côté, Himmler aurait crûment dit cette vérité devant de larges auditoires. Ce n'est pas sérieux, disent les révisionnistes. David Irving précise que toutes les pages compromettantes des brouillons de ces discours ont manifestement été l'objet de manipulations.
Nous aurons aussi l'occasion par la suite de reprendre telle ou telle déclaration en faveur de l'une ou l'autre thèse.
[20]
On notera plus particulièrement deux séries de photos:
a -- une série de photos prises par des SS à l'occasion de l'arrivée de divers convois de Juifs hongrois à Auschwitz en 1944, au moment où l'horreur avait atteint son sommet: on y gazait, nous affirmaient naguère les historiens, jusqu'à 24.000 personnes par jour. Elle a été publiée par Serge Klarsfeld sous le titre de "L'Album d'Auschwitz". Tout émouvant qu'il soit, cet album tend plutôt à démentir une partie de ce qu'on nous raconte sur Auschwitz (débarquement de Juifs apeurés au milieu des hurlements d'hommes en armes distribuant des coups de crosse et des aboiements de chiens, etc ... ). Il est évident que si Faurisson avait mis la main le premier sur ces photos, il les aurait diffusées aussitôt à l'appui de ses thèses; la principale des librairies révisionnistes, La Vieille Taupe, diffusait d'ailleurs cet album avec une dédicace de Faurisson lui-même.
On y voit notamment des files de Juifs non retenus pour le travail sur la route des crématoires, mais d'une part, cette route est aussi celle des bains et de l'épouillage et elle est d'ailleurs empruntée par les Juifs retenus pour le travail; d'autre part, les 4 grands crématoires sont manifestement tous à l'arrêt. On relève par exemple que la cour du Krema III, sur lequel on a une vue extraordinairement précise dans deux photos, est entièrement vide alors que des femmes et des enfants passent devant; on ne distingue pas davantage "les torrents de flammes et de fumées noires qui obscurcissaient le ciel d'Auschwitz"; or, à l'époque, l'afflux des déportés à Auschwitz était extraordinaire et les historiens disent que pour gazer tous ces gens, il avait même fallu recourir à des installations de fortune (fosses de crémation); dès lors, pourquoi n'y avait-il personne dans les abords d'un des deux plus grands crématoires (on y aurait gazé quelque 40% des Juifs) et pourquoi n'y avait-il nulle part de trace de fumée ?
b -- une série de photos d'Auschwitz prises par l'US Air
Force en 1943,
[21]
1944 et 1945: on y voit des trains et des files de détenus
(en marche vers le crématoire, disent les historiens; vers
la station de bains et l'épouillage, rectifient les révisionnistes);
en dehors de cela, on ne distingue rien d'anormal, notamment ni
fumées, ni fosses de crémation: c'est peut-être
même une des raisons pour lesquelles les crématoires
ne furent pas bombardés. Les explications des historiens
ne sont pas convaincantes du tout et sont même franchement
insuffisantes (concernant l'absence de fumées au-dessus
des crématoires et l'absence de fosses de crémation):
chaque fois qu'un avion américain prenait des photographies,
par une "malchance extraordinaire", il n'y
avait pas d'extermination ce jour-là.
D'une part, la probabilité de pareille coïncidence est proche de zéro. D'ailleurs, l'argument est même mensonger, puisque, par exemple, les photos du 25/8/1944 montrent 33 wagons stationnant à Birkenau ainsi que des colonnes de détenus sur les routes da camp: il y avait donc bien "extermination" ce jour-là également, la "malchance" et l'invraisemblance consistant plutôt en ce qu'aucune personne ne se soit trouvée dans les abords des Kremas au moment de la photo. On notera en outre qu'on a fait dire à Höss, ancien commandant d'Auschwitz, qui y était momentanément revenu, que, à cette époque, en raison de l'activité nocturne de l'aviation alliée, on n'incinérait plus que le jour; il aurait donc dû y avoir de toute façon des incinérations ce jour-là: celles d'une partie des corps des gazés de la veille (il était entré deux très grands convois de Lodz).
D'autre part, la "malchance" ne répond pas à la question sur l'absence totale des fosses à une époque où lesdites fosses constituaient le moyen principal de l'élimination des corps des gazés. En fait, il y a tout lieu d'estimer que ces photos sont un élément substantiel qui justifie à lui seul un réexamen de la version officielle, qui, d'évidence, paraît erronée.
On trouvera la reproduction d'une de
ces photos en annexe 1 ainsi qu'une analyse des commentaires de
deux analystes de la CIA (Central Intelligence Agency). Comme
cette annexe fait appel à des éléments que
nous n'avons pas encore exposés, nous conseillons au lecteur
de ne pas s'y reporter à ce stade. Ce conseil vaut également
pour les autres annexes.
[22]
Il existe trois autres séries de photos:
l' "Album de la Bauleitung", composé de 397 photos concernant les travaux de construction du complexe d'Auschwitz, dont 26 concernant les crématoires (nous en analyserons une en annexe 6 et montrerons qu'elle a sans doute été trafiquée); ces photos seraient dispersées en Israël, à Auschwitz et, pour l'essentiel, à Moscou; Pressac dit qu'on connait 25 de ces 26 photos et il en publie quelques-unes, mais elles n'apportent pas beaucoup de lumière. Il est regrettable qu'on ne les ait pas diffusé toutes: certaines n'apporteraient-elles pas des informations déterminantes sur la morgue qu'on dit avoir été la chambre à gaz ?
l'"Album Dürrfeld" du nom d'un ingénieur, haut responsable des usines d'Auschwitz III: ces photos, dit Faurisson, donnent d'Auschwitz une image sans rapport avec l'image d'horreur absolue, ineffable et indicible qu'on nous donne. Faurisson et Pressac en ont publié quelques-unes.
Enfin, on peut encore citer quelques photos aériennes prises par la Luftwaffe et confisquées par les Américains. Walendy en publie 3, dont l'une, datée du 8/7/1944, confirme les photos de l'US Air Force (les deux autres ont été prises après l'arrivée des Soviétiques).
En conclusion, l'examen impartial des photographies qu'on nous montre conduit tout homme de bonne foi à douter sérieusement de la véracité de la version holocaustique.
[23]
On ne s'étonnera pas que dans une affaire aussi gigantesque, on rencontre des accusés qui avouent et d'autres qui nient farouchement, des témoins à charge et d'autres à décharge. Bien entendu, se plaignent les révisionnistes, on ne nous parle pas des accusés qui nient et pas davantage des témoins à décharge: il faut pourtant savoir que, à quelques très rares exceptions près, les déportés juifs d'Auschwitz disent n'avoir jamais vu de chambre à gaz; certains disent même n'en avoir entendu parler qu'après leur libération. Nous en reparlerons, mais il nous fallait, d'entrée, rappeler un fait aussi essentiel et qu'effectivement, on nous cache.
Rappelons ensuite que le témoignage et l'aveu sont des choses fragiles et aléatoires. Donnons quelques exemples:
Jadis, des milliers de pauvres femmes (30.000, dit-on) furent torturées puis brûlées vives comme sorcières après avoir avoué avoir couché avec le Diable; il y eut, bien entendu, des voyeurs qui en témoignèrent. Les aveux des SS battus et torturés (ainsi que nous le verrons) ne sont donc pas non plus a priori convaincants. Les codes d'instruction judiciaire ordonnent d'ailleurs aux magistrats de vérifier soigneusement les aveux des prévenus et nul ne peut être condamné sur son seul aveu.
30.000 témoins catholiques portugais sont censés (encore qu'on ne le leur ait jamais demandé) avoir vu à Fatima le soleil danser. Il est évident que les témoignages stupéfiants de 30 Juifs polonais, tchèques ou ruthènes, qui ne constituent qu'une goutte d'eau dans la masse des rescapés des camps, ne sont donc pas à considérer comme ïe reflet de la vérité. Il y a des fabulateurs dans tous les milieux.
Plus près de nous, rappelons-nous l'épisode de la 'filière boraine" dans l'affaire des "tueurs fous du Brabant wallon". Michel Cocu, déféré devant la Cour d'Assises après avoir avoué, fut reconnu coupable d'assassinats malgré ses rétractations, les doutes émis par les médias et les plaidoiries convaincantes de ses avocats. C'était d'ailleurs un tel
[24]
déni de justice que le président du tribunal, usant
de tel article du code judiciaire, ne tint pas compte du verdict
du jury populaire et relaxa Cocu (du moins pour l'accusation d'assassinats).
Les aveux, expliqua ce magistrat, sont des choses fragiles, qui
doivent toujours être confrontées avec les réalités
objectives.
Encore plus près de nous, souvenons-nous des erreurs de la Justice britannique aux dépens des militants de l'IRA et notamment de Judith Ward, laquelle avait fait des aveux complets après avoir été confondue par des preuves "scientifiques", avait en conséquence été condamnée à la prison à vie, puis reconnue innocente après 18 ans de prison.
Si, en l'occurence, les aveux et témoignages furent choses particulièrement fragiles et aléatoires, c'est, disent les révisionnistes, pour les raisons que voici:
a) Il régnait, en cette fin de guerre, une hystérie collective anti-allemande tout à fait extraordinaire, dont peuvent témoigner tous les contemporains. Pareil climat ne pouvait qu'avoir une influence suggestive sur les enquêteurs, les procureurs, les juges, les témoins et même les accusés.
b) Les fondements du Droit furent bafoués par les concepteurs et organisateurs des procès contre les Allemands; dès lors, ces procès, politiques et médiatiques, ne furent souvent que mascarades. Par exemple, les statuts du Tribunal Militaire International de Nuremberg stipulaient que "Le tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves" (art. 19) ou encore, "Le tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve des faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis" (art. 1). De la sorte, le TMI avalisera la version soviétique des 4.000.000 de morts d'Auschwitz. En ce qui concerne le procès-mère (Nuremberg), le président de la Cour suprême des Etats-Unis, Harlan Fiske Stone, fit remarquer: " [Le procureur général des Etats-Unis] Jackson est parti diriger des scéances de lynchage de haut vol à Nuremberg. Peu m'importe ce qu'il fait aux Nazis, mais je ne supporte pas qu'on aille prétendre qu'il dirige une cour et des débats selon le droit dans son sens habituel." (4)
[25]
c) Certains témoins et la plupart des accusés furent
soumis à la torture psychique et à la torture physique
(notamment les célèbres Höss et Pohl: pour
le premier, il suffit de se référer à ses
tortionnaires). Par exemple, on menaçait le personnel
des camps situés en Pologne (c'était le cas d'Auschwitz)
de les livrer aux communistes polonais ou soviétiques avec
les risques évidents pour leur vie que cette livraison
comportait. Mais c'était là une forme douce
de torture; ainsi, une commission d'enquête américaine,
envoyée en Allemagne en 1948, établit que les Allemands
traduits devant le tribunal américain de Dachau avaient
été soumis à des tortures physiques et psychiques
insupportables: sur 139 accusés dont le cas fut étudié,
137 avaient reçu des coups de pied dans les testicules
et ils en avaient gardé des séquelles durables.
Comment des démocrates ont-ils pu en arriver à appliquer des méthodes qu'ils étaient précisément chargés d'instruire et de juger ? C'est très simple: que ce soit pour la recherche, l'accusation ou le jugement des crimes de guerre, Anglais et Américains eurent tendance, bien entendu, à recruter ceux des leurs qui parlaient couramment allemand; il s'ensuivit, sans qu'on y prenne garde, que ces nouveaux services furent composés majoritairement de Juifs allemands naturalisés de fraîche date après avoir fui l'Allemagne nazie (nous en avons vu un exemple plus haut avec le célèbre substitut Kempner). Ce noyautage fut facilité par la présence du colonel sioniste David Marcus (qui allait devenir commandant en chef de l'armée juive en Palestine) à la tête de la section américaine des crimes de guerre.
C'est lui qui, à ce titre, sélectionna la plupart des juges, procureurs et avocats des tribunaux américains satellites de Nuremberg. Ecoeuré, le président d'un de ces tribunaux, le juge Wenersturm, qui était également membre de la Cour Suprême de 1'Iowa, démissionna en expliquant notamment au "Chicago Tribune" qu'il lui était apparu que 90% du personnel de son tribunal étaient prévenus contre les accusés pour des raisons politiques et raciales. Si tout cela est vrai et on a effectivement de bonnes raisons de le croire, on peut imaginer facilement de quelle manière la justice fut rendue: tous ces policiers, procureurs, juges et témoins juifs réglèrent leurs comptes d'une façon tout à fait compréhensible (sans doute aurions-nous fait la même chose) mais néanmoins parfaitement inique pour la justice et tout à fait domma-
[26]
geable pour l'histoire. (5) On ne pourrait donc guère se
baser sur les décisions des tribunaux de Nuremberg et d'ailleurs
pour se faire une conviction sur l'extermination des Juifs.
Dans ces conditions et en dehors des cas de torture, on peut comprendre que la tactique la plus souvent employée par les témoins et les accusés pour essayer de se concilier les bonnes grâces du tribunal, fut de ne pas nier les faits essentiels déjà admis par le dit tribunal, mais de se défendre d'y avoir pris part ou tout au moins de les présenter comme ayant été exécutés sous la contrainte d'ordres reçus. Ils en rejetaient, si possible, la responsabilité sur ceux qui étaient déjà morts ou qui étaient introuvables. Bref, disent les révisionnistes, la plupart des prévenus ou témoins cités par l'accusation (souvent accusés par ailleurs) essayaient de sauver leur peau comme ils le pouvaient, sans se soucier des conséquences historiques de leurs aveux et témoignages.
Toutefois, certains accusés, plus courageux, niaient farouchement mais il était évident qu'ils ne faisaient qu'aggraver leur cas: de "criminels", ils devenaient "criminels endurcis". Selon les révisionnistes, l'un d'eux, Richard Baer, qui avait été l'un des successeurs de Höss à la tête d'Auschwitz, mourut même mystérieusement en prison. Baer niait avoir gazé qui que ce soit et même avoir jamais entendu parler de chambre à gaz et son attitude retardait l'ouverture du procès médiatique et pédagogique de Francfort de 1963, dont Baer, vu ses responsabilités passées, devait être la vedette. Les dénégations publiques de pareil accusé auraient été contre-productives pour les organisateurs du procès et sa mort les arrangeait trop bien pour qu'on ne se demande pas, en effet, s'il ne fut pas aidé à mourir (le rapport d'autopsie n'excluerait d'ailleurs pas qu'il ait été empoisonné). Lors du procès, il ne fut même pas question de son interrogatoire et on comprend pourquoi. On notera aussi que le troisième et dernier commandant d'Auschwitz, Arthur Liebehenschel, qui fut pendu par les Polonais, ne reconnut pas davantage la réalité des gazages, semble-t-il.
[27]
d) La plupart des témoins à charge sont des Juifs
victimes de la persécution nazie: leur désir de
vengeance, nous en avons déjà dit un mot, est bien
compréhensible, mais il n'est pas le meilleur garant de
la véracité de leurs dires. Tous ces témoins,
sans aucune exception, dirent des choses tout à fait incroyables
et, à y bien réfléchir, c'est bien pour cela
qu'ils avaient été retenus:
Certains racontaient comment les Allemands fabriquaient du savon avec les cadavres des Juifs (on lira en annexe 2 le résumé d'une étude de Faurisson à ce sujet).
Certains décrivaient des chambres à gaz dans des camps où l'histoire officielle d'aujourd'hui dit qu'il n'y en eut pas (parfois, les commandants SS de ces camps l'avouèrent aussi et furent exécutés).
Certains autres décrivaient des scènes dantesques manifestement imaginaires: ils racontaient, par exemple, qu'on brûlait jusqu'à 1.000 cadavres de Juifs sur d'énormes bûchers qui donnaient une lumière visible dans un rayon de 30 kms et émettaient une odeur de chair brûlée qu'on pouvait déceler à la même distance.
En définitive, les témoignages célèbres les plus crédibles sont les plus inconsistants et, bien entendu, ils n'ont jamais été évoqués en justice (par exemple, celui de Simone Veil, la célèbre femme politique française déportée à Auschwitz à 16 ans).
Toutes ces invraisemblances s'expliqueraient, selon Reitlinger, par le fait que la plus grande partie de la documentation sur les "camps de la mort" a été réunie par une commission officielle polonaise et une commission juive, qui ont interrogé les "survivants physiquement valides, qui étaient rarement des hommes cultivés ( ... )De plus, le Juif d'Europe orientale est rhétoricien de nature: il aime s'exprimer en usant de comparaisons fleuries": ainsi, quand un témoin parle de "wagon-lit", il faut comprendre "voiture de voyageurs" (par opposition à "fourgons à bestiaux"). "Parfois, l'imagination dépasse toute crédibilité (..) Même les lecteurs qui ne souffrent pas de préjugés raciaux peuvent trouver un peu trop gros, pour arriver à les digérer, les détails sur ces assassinats monstrueux et être amenés à (..) reléguer ces récits parmi les fables (..) Au fond, les lecteurs ont le droit de penser qu'il s'agit de témoins 'orientaux' pour lesquels les nombres ne sont que des éléments de rhétorique". On commencerait, à lire Reitlinger, à prendre plus au sérieux le dicton russe "Menteur comme un témoin oculaire".
[28]
Tout comme Reitlinger, les autres historiens doivent bien admettre
que tous les témoins cités en justice ou dont le
témoignage a été largement diffusé,
ont dit des çhoses extravagantes, mais ne disposant que
de ces témoignages pour étayer leurs thèses
et devant bien s'en contenter, ils rétorquent que ces témoignages
sont valables "pour l'essentiel', ce qui est, on l'admettra,
un curieux raisonnement. Ceci ne les empêche pas de dénoncer
les "pseudo-méthodes" des révisionnistes
qui manqueraient de la rigueur nécessaire à la recherche
historique (6); en clair et pour parler comme tout le monde, les
historiens admettent, de la part des témoins, des dérives
systématiques par rapport à la version admise par
consensus (c'est-à-dire qui a paru admissible): l'hyperbole
ne semble pas les déranger et pas davantage la transgression
des lois physiques et chimiques.
Cette tolérance (pour ne pas parler de complaisance) va très loin: ainsi Pressac, examinant les témoignages du célèbre docteur Nyiszli, du cordonnier Tauber et de quelques autres, constate que ces témoins décrivent des choses en moyenne quatre fois plus grandes que ce qu'elles sont ou devraient être. N'importe qui de sensé en rirait et éconduirait le témoin; la défense réclamerait un examen psychiatrique; un juge de mauvaise humeur ce jour-là le condamnerait pour outrage à magistrat. Les historiens, eux, ne sont pas troublés par si peu: Pressac en conclut simplement que ces témoins ont utilisé un "coefficient multiplicateur" qu'il fixe, en l'occurence, à 4. Il va jusqu'à généraliser ce raisonnement comme s'il reposait sur une loi logique: il ne s'étonne donc pas davantage de ce que le nombre de victimes d'Auschwitz [29] (actuellement fixé à noins de 1.000.000) ait pu être fixé erronément jadis à 4.000.000: ce n'est qu'un cas d'application de cette loi.
Théorisant cette "découverte", Pierre Vidal-Naquet n'hésite pas à écrire dans la préface du livre de Mayer en 1990: "Que l'on puisse dire aujourd'hui que tel témoignage important doive être affecté, quant aux nombres, d'un coefficient de division par quatre est une conquête scientifique que nous aurions grand tort de bouder. "
Et comme, apparemment, les historiens avaient raison quand ils fixaient le nombre des morts d'Auschwitz à 4,000.000, ont encore raison au moment où ils le fixent à 1.000.000, et auront toujours raison quand, demain, on peut le craindre pour eux, il leur faudra le fixer à 100.000, Vidal-Naquet ajoute: "On ne diminue pas le crime des Nazis en renonçant à des chiffres faux. La question du nombre exact des victimes n'est pas essentielle."
Serait-ce donc un détail ? Jean-Marie Le Pen fut poursuivi pour moins que cela, ce qui tend, au moins, à prouver que la Justice française est sélective.
Plus fins et même subtils, bref apparemment très embarrassés, Yannis Thanassekos et Jean-Marie Chaumont de la Fondation Auschwitz, expliquent: "On notera enfin que si les exagérations de certains témoignages surprennent ou même agacent, elles sont renvoyées soit à une pathétisation que le rescapé croit nécessaire pour compenser la banalité et l'indigence des mots, soit encore à des facteurs psychologiques de mise en valeur. L'important est ici peut-être pour commencer que, contrairement à une opinion assez répandue chez certains historiens en particulier, ils n'en sont nullement dupes mais aussi que ces exagérations ont comme un fondement objeciif dans l'inconcevabilité même de l'expérience concentrationnaire: elles apparaissent ainsi comme une forme élémentaire de mise en fiction destinée à transmettre, au-delà de l'exactitude des chiffres et des faits, le sentiment de démesure radicale quotidiennement éprouvé."
Une autre historienne très à la mode actuellement, Annette Wieviorka, chercheuse au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), est tout aussi étonnante; parlant du fameux rapport de Vrba et Wetzel (lequel donne 1.765.000 morts à Birkenau entre avril 1942 et avril 1944), elle écrit: "Certes, il y a des erreurs, notamment dans les chiffres dont nous savons aujourd'hui qu'ils sont surévalués, ou dans [30] les descriptifs des chambres à gaz. Mais ces erreurs sont minimes par rapport à l'exactitude globale du rapport et du processus d'anéantissement qui s'y déroule." Et d'excommunier les révisionnistes coupables d'"hypercritique" et de renvoyer pour "contre-hypercritique" les historiens, comme Jean-Claude Pressac, qui tentent de leur répondre: le travail de Pressac sur la technique employée dans les gazages, dit-elle encore, est certes utile pour faire taire les "négateurs" et permettre une meilleure estimation du nombre de victimes mais il n'en constitue pas moins "un produit monstrueux en ce qu'il gomme totalement l'humanité des victimes et réduit ainsi Birkenau et la destruction des victimes à un pur problème technique. "
Cette attitude peu scientifique, on le notera, est une constante chez les historiens (en dehors de Wellers et, plus récemment, de Pressac, raison pour laquelle nous nous référerons si souvent à ce chercheur). En 1979, par exemple, "Le Monde" publiait une déclaration de 34 historiens français, dont Poliakov et Vidal-Naquet; le point fort en était: "Il ne faut pas se demander comment techniquement un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement: il n' a pas, il ne peut y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz ". (7)
De suite après la guerre, le docteur Bendel, célèbre témoin au procès de Belsen et au procès Tesch, ne disait déjà rien d'autre. Comme le rappelle Carlo Mattogno, un avocat de la défense l'interrogea sur une des nombreuses absurdités de son témoignage, à savoir que les Allemands, en telle circonstance, avaient enfermé 1.000 prisonniers dans une pièce de 40 m2 et 64 m3 (ce qui donne 25 personnes par m2 et 16 personnes par m3):
-- avocat: "Comment est-il
possible de faire entrer 1. 000 personnes dans une pièce
de 64 m3 ?"
-- témoin: "Cela, il faut se le demander. Cela
ne peut se faire qu'avec la technique allemande."
[31]
-- avocat: "Soutenez-vous sérieusement que
dans un espace d'un demi
mètre cube, on puisse mettre 10 personnes ?"
-- témoin: "Les 4 millions de gens qui
ont été gazés à Auschwitz en sont
les témoins."
Toutes ces bizarreries, venant de gens diplômés d'universités, d'historiens et d'universitaires à la mode, de chercheurs travaillant dans des institutions prestigieuses, donnent une idée du délabrement du raisonnement que peuvent provoquer la fièvre dogmatique et le conformisme; l'argument d'autorité remplace la discussion et la pétition de principe remplace le syllogisme: on tient pour vrai ce qui fait l'objet même de la question. Cette attitude vicieuse a pourtant sa logique, pensent les révisionnistes: incapables de discuter du pourquoi et du comment, certains historiens préfèrent ne pas en discuter du tout et jeter le discrédit sur ceux qui acceptent d'en discuter; pire, la plupart se souillent au point de réclamer l'emprisonnement de leurs contradicteurs !
Et pourtant, la méthode des révisionnistes semble licite et c'est une méthode policière habituelle: interrogatoire, contre-interrogatoire, confrontation, critique, réflexion, doute, expertise, reconstitution permettent de faire le tri entre les témoins honnêtes et les inévitables fabulateurs. Seuls, me semble-t-il, les bigots peuvent contester ce point de vue. Si, jadis, dans les procès en sorcellerie, les juges s'étaient davantage préoccupés (ils le firent parfois) de la longueur de la queue du diable, ils n'auraient pas envoyé tant de malheureuses femmes au bûcher. De la sorte, peu de témoins sortent indemnes du travail de critique des révisionnistes, si ce n'est quelques rares témoins qui n'ont rien dit de concret: quand on parle du diable, il vaut mieux ne pas donner trop de détails.
Si la théorie du "coefficient multiplicateur" (ou "diviseur", c'est selon) expliquerait les absurdités des témoins (sans que Pressac détaille leurs motivations), comment expliquer celles des SS en aveu?
Pressac les explique par la même théorie et il donne même les motivations psychologiques des SS: ceux-ci ont exagéré leurs méfaits "par orgueil professionnel" et "par vantardise" ("par fierté professionnelle", disait déjà Reitlinger): ainsi, par exemple, ont-ils utilisé dans le calcul des capacités de crémation d'Auschwitz un "coefficient multi[32]plicateur" de 2 à 3 (et même bien plus). Pressac va jusqu'à attribuer aux SS une large responsabilité dans les invraisemblances de l'histoire officielle. Il y a peut-être parfois du vrai dans cette explication (et, à l'occasion, nous ne manquerons pas de nous y référer, par exemple, lors de l'examen du rapport Korherr et du cas des Einsatzgruppen) mais on est en droit de se demander si les exagérations et invraisemblances (on n'ose dire les mensonges) contenues dans leurs aveux, n'étaient pas le plus souvent la conséquence de coups de pieds reçus dans les testicules.
Avant d'examiner quelques cas de témoignages célèbres sur l'extermination des Juifs dans des chambres à gaz, relevons à nouveau que certains témoins ont raconté qu'il y avait eu aussi des chambres à gaz homicides dans des camps non juifs comme Dachau, Buchenwald ou Bergen-Belsen: leurs prétentions sont généralement combattues par les historiens soucieux de garder aux seuls Juifs le monopole de la mort génocidaire. Parmi eux, le bien connu Arthur Haulot, ancien commissaire général (belge) au tourisme, qui, en 1945, au retour d'Allemagne, écrivit un "reportage hallucinant sur sa captivité dans les camps de la mort de Dachau et Mauthausen": Haulot y dit qu'il y eut des chambres à gaz dans ces camps. Or, l'histoire officielle est formelle: il n'y en eut qu'en Pologne dans les camps réservés aux Juifs. Certes, Haulot rentrait tout juste de captivité et on peut comprendre certains excès de langage à chaud. Toutefois, il a réédité son ouvrage en 1985 sans rien y changer. Citons encore deux autres affirmations qui apparaîtront extravagantes aux plus bienveillants:
Haulot dit que "( ... ) toutes les rues avoisinant le camp [de Dachau] ont été tracées et bétonnées par les prisonniers. Et à chaque fois que la bétonneuse avançait d'un mètre, on jetait un Juif, qui passait au mortier" ...
Rapportant l'épidémie de typhus de fin 1944, il concède que le mal fut "propagé par les poux" et que les Allemands prirent "quelques timides et incohérentes mesures de défense" mais il ajoute aussitôt en note de bas de page qu'il croit savoir que l'épidémie pourrait peut-être bien avoir été "systématiquement élargie" par les Allemands ...
De son côté, un certain Moshe Peer, qui a été déporté de France à Bergen-Belsen à l'âge de 11 ans, racontait encore, pas plus tard qu'en 1993 devant 300 jeunes à la Petah Tikva Sephardic Congregation de [33] Saint-Laurent (Canada), qu'il était passé au moins six fois dans la chambre à gaz de ce camp allemand. Peer disait ne pas savoir comment il avait pu en réchapper; il émettait prudemment l'hypothèse que c'était dû à son âge: "Peut-être que les enfants sont plus résistants ("The Journal of Historical Review", nov/dec 1993)
Si ce Peer est un illustre inconnu sur lequel il est difficile de porter un jugement, par contre, Haulot, lui, est un homme estimé (il vient d'ailleurs d'être anobli). Dès lors, pourquoi donc faudrait-il croire a priori les témoins qui attestent les gazages d'Auschwitz et non ceux qui attestent les gazages de Dachau ou Bergen-Belsen ?
Ceci dit, examinons -- brièvement, il est vrai -- quelques aveux et témoignages célèbres, souvent exploités par les historiens,
Capital a été le témoignage de Rudolf Höss (prononcez Heuss et ne confondez pas avec Rudolf Hess, qui fut le dauphin de Hitler). Höss fut le commandant d'Auschwitz pendant la plus grande partie de la guerre. C'est lui qui créa le camp et mit en place, dit-on, les installations de gazage des Juifs. Il a notamment laissé une confession écrite (dans la prison polonaise où il attendait sa grâce ou son exécution), confession,
-- écrite au crayon à papier (ce qui permet les retouches),
-- ne comportant aucune rature, ni correction, alors que ce manuscrit comporte plusieurs centaines de pages, ce qui suggère, admet Pressac, qu'il a été recopié,
-- rédigée généralement en parfait allemand mais comportant, paraît-il, des passages pollués par des fautes d'allemand et des polonismes caractéristiques,
-- enfin et surtout, contenant des choses incroyables. Qu'a donc dit Höss dans cette confession et aussi lors de ses témoignages oraux précédents, sur des points essentiels?
Comment, par exemple, tuait-il les Juifs? Il varia dans ses déclarations et, de toute façon, il décrivit un processus irréaliste et impossible à mettre en oeuvre. Pressac a bien dû en convenir.
Quand avait-il commencé sa sinistre besogne? Il ne le savait apparemment pas trop et il hésita beaucoup; il déclara d'abord: "A l'été 1941, à moins que ce ne soit qu'en septembre", ensuite: "Peut-être seulement en janvier 1942", puis finalement: "Au printemps 1942".
Est-ce qu'il pouvait au moins dire combien
de Juifs il avait tués?
[34]
Non, il ne le pouvait pas, même pas à un rnillion
près. A Nuremberg, il déclara: "2.500.000
dans les chambres à gaz et 500. 000 autrement",
soit, précisa-t-il 70 à 80 % des déportés
(ce qui fait 3,8 à 4,3 millions de déportés:
il devait pourtant bien savoir qu'il y avait eu 4 à 5 fois
moins de gens à être passés par Auschwitz.);
plus tard, en Pologne, il confessa "1.130.000"
(c'était déjà plus vraisemblable), puis "des
millions". Finalement le tribunal de Cracovie le rendit
personnellement responsable de "2.800.000 morts minimum"
(environ 300.000 immatriculés et 2.500.000 minimum
non-immatriculés gazés à l'arrivée),
le nombre total des victimes étant estimé à
3 à 4 millions. Comme nous l'avons vu plus haut, Hilberg
dit aujourd'hui qu'il y eut 1.200,000 de morts sous le commandement
de Höss et de ses successeurs (630.000, dit même Pressac).
D'après certains, les extravagances contenues dans les
aveux de Höss pourraient être en partie volontaires:
elles auraient pu être destinées par Höss à
discréditer ses aveux aux yeux de la postérité.
Pour rester dans les chiffres, comment, par exemple, expliquer
les énormités suivantes? Höss rapporte que
Eichmann espérait déporter 3.000.000 de Juifs de
Hongrie, 4.000.000 de Roumanie et 2.500.000 de Bulgarie. Or, les
estimations officielles allemandes de 1942 pour ces 3 pays étaient
respectivement de 743.000, 342.000 et ... 40.000.
Il est pourtant à noter que plus le temps passait, plus Höss retrouvait la mémoire et plus il devenait précis jusqu'à ce qu'on fut, disent les révisionnistes, en présence d'une version qui avait une apparence de vraisemblance et sur laquelle fut moulée la version holocaustique officielle, laquelle inspira de nombreux témoignages postérieurs. Les jeunes doivent savoir que, auparavant, les témoins et les historiens étaient fort confus: ils racontaient que les Allemands utilisaient qui les flammes, qui la vapeur, qui l'électricité tantôt dans des piscines tantôt sans piscines, qui la chaux vive, qui des pompes à vide, qui des pompes de "désoxygénation", qui la fusillade, qui l'arme blanche, etc..., certains -pourquoi pas après tout- parlant aussi de gaz (avec ou sans bain chaud). (8) La commission soviétique qui enquêta à Auschwitz en 1945 et interrogea 2.819 ex-détenus, déclara le 6/5/1945 que plus de [35] 4.000.000 de détenus y avaient été exterminés "passés par les armes, rnorts de faim, empoisonnés et atrocement torturés". Certes, par la suite, cette commision parlait de gaz mais ce n'était qu'un exemple qu'elle donnait des "mauvais traitements" réservés aux détenus. Eh oui, voilà la vérité: 2.819 détenus d'Auschwitz (dont 346 de France, 159 de Hollande et 41 de Belgique), interrogés à Auschwitz même (ce qui donnait une grande force à leur témoignage) et au lendemain de leur libération (c'est-à-dire sans avoir été influencés par la lecture de Poliakov ou Reitlinger), ont témoigné qu'en résumé, les morts d'Auschwitz avaient été "passés par les armes", étaient "morts de faim", avaient été "empoisonnés et atrocement torturés"! Si le gazage avait été cette arme industrielle décrite par les historiens, comment croire que ces 2.819 détenus auraient pu l'ignorer? Comment ne pas douter que le gazage de masse est, pour l'essentiel, un mythe fabriqué après la libération des camps? Les jeunes doivent savoir encore que pour ce qui est des corps des détenus exterminés, l'historiographie naissante enseignait couramment qu'on en faisait du savon ou encore des lubrifiants, à moins qu'on ne les incinérât et qu'on se servît des cendres comme engrais ou pour nourrir des poissons.
Avec le temps, il est finalement apparu aux yeux des historiens que le témoignage de Höss les desservait. Dès lors, ils commencent à lâcher ce témoin et cela, bien qu'il constitue la clé de voûte de leur construction. Ainsi, dans "Nouvelle Vision" n· 33/1994, Faurisson cite:
-- Hilberg (en 1985 au premier procès Zündel): "[Cette déposition] semble avoir été un résumé de choses que [Höss] a dites ou qu'il a peut-être dites ou qu'il a peut-être pensé qu'il avait dites, un résumé que quelqu'un lui a fourré sous le nez et qu'il a signé, ce qui est fâcheux."
-- Pressac (1989): "Höss,
malgré son rôle essentiel dans la 'Solution Finale'
ne peut être considéré actuellement comme
un témoin fiable sur les dates et les chiffres."
-- Browning (1993): "Höss a toujours été
un témoin très faible et [36] confus."
et encore: "C'est pour cette raison que les révisionnistes
l'utilisent tout le temps afin d'essayer de discréditer
la mémoire d'Auschwitz dans son ensemble." ["Rare
impudence", commente Faurisson, car ce sont les historiens
qui se réfèrent "tout le temps" à
Höss.]
Autre témoin célèbre: le SS Kurt Gerstein, surnommé l"'Espion de Dieu", dont Hochhut s'inspira dans sa célèbre pièce à scandale "Le Vicaire" et dont les divers témoignages ont été analysés de façon exhaustive par Henri Roques dans la fameuse "Thèse de Nantes". Ce Gerstein disait s'être engagé dans la SS pour en percer les "secrets": ceci est déjà un mensonge, car il avait d'abord voulu s'engager dans la Luftwaffe; celle-ci l'avait réformé et lui avait conseillé de tenter sa chance dans la SS qui engageait à-tout-va. Il y devint le spécialiste de l'épouillage et de l'épuration de l'eau. Son témoignage est celui d'un déséquilibré et d'un mythomane voire d'un mystificateur: il parle, par exemple, de 25.000.000 de morts rien que pour Belzec et Treblinka, l'ingénieur qu'il était affirme avoir mesuré les chambres à gaz de Belzec (25 m2 de superficie) et avoir compté le nombre de suppliciés qu'on y entassait sous prétexte de leur faire prendre une douche (700 à 800 à la fois), ce qui donne 28 à 32 personnes par m2. Bref, pour les historiens, qui l'ont parfois corrigé, souvent expurgé de ce qui était trop extravagant, c'est un témoignage "valable pour l'essentiel" et pour les révisionnistes, c'est un témoignage extravagant à écarter. En fait, son récit est tellement incroyable que la Justice française se mit à le soupçonner d'avoir participé aux massacres qu'il dénonçait et, victime de son propre jeu, Gerstein se pendit dans sa cellule peu après la rédaction de ses divers témoignages. Il est à noter que, durant la guerre, Gerstein avait déjà fait part de ces gazages de masse à Belzec et Treblinka et qu'après la guerre, un professeur d'hygiène du nom de Pfannenstiel, qui était inspecteur des installations sanitaires de la SS, confirma l'essentiel du témoignage de Gerstein tout en réduisant l'échelle de ces massacres (c'étaient des massacres isolés ignorés de Berlin, etc...); on ne peut toutefois pas tenir compte de ce témoignage pourtant capital car Pfannenstiel, pour prix de son refus initial d'avaliser les déclarations extravagantes de Gerstein, fut maintenu plus de 5 ans en prison et, bien entendu, on peut craindre qu'il ait finalement fait comme tout le monde: avouer ce qu'on voulait qu'il avoue [37] pour retrouver la liberté, la paix, sa femme et ses cinq enfants et il fut effectivement relaxé quelques jours après avoir accepté de cautionner Gerstein avec, tout de même, des réticences, ainsi que nous l'avons dit. Toutefois, en privé, Pfannenstiel qualifia le récit de Gerstein de "fantaisiste" (cf. la lettre de Pfannenstiel à Rassinier retrouvée par Faurisson et publiée par Roques). Par contre, un autre témoin célèbre, le résistant polonais Jan Karski, qui prétendit aussi être entré dans le camp de Belzec, donna une description très différente des opérations de mise à mort (les Juifs étaient rechargés dans des wagons dont le plancher était recouvert de chaux vive, etc... ), de sorte qu'on ne sait même plus lequel de ces témoins déclarés dignes de foi mais en désaccord complet, il faudrait croire pour ne pas tomber sous le coup des lois liberticides. L'expert canadien Ball a achevé de discréditer les thèses des massacres de masse à Belzec et Treblinka: Gerstein était, à n'en pas douter, un fabulateur de premier ordre.
Souvent cité et controversé a été le témoignage de Johann-Paul Kremer (ne confondez pas avec Josef Kramer, qui exerça divers commandements, notamment à Auschwitz). C'était un professeur d'anatomie déjà âgé, qui avait été rappelé pour 2 à 3 mois à Auschwitz dans l'été 1942 au plus fort d'une vague d'épidémies diverses: typhus, typhoïde, dysenterie, etc... Il tenait un journal, malheureusement en style télégraphique, dans lequel il a exprimé l'horreur que lui inspirait Auschwitz (face à l'extermination, disent les historiens; face aux épidémies, disent les révisionnistes). Kremer, bien qu'ayant participé à des "actions spéciales" qu'il relate, n'avait pas cru bon de détruire son journal, ce qui constitue un bon point pour les révisionnistes. La première lecture de ce journal par celui qui croit encore intensément aux gazages, est accablante pour les Allemands. Toutefois, une seconde lecture approfondie va dans le sens des révisionnistes, surtout si on se donne la peine de lire les commentaires des uns et des autres (on lira en annexe 3 l'analyse d'un court mais célèbre extrait de ce journal); la conclusion qu'on en tire est que, à l'été 1942 du moins, on n'y gazait pas les déportés juifs, mais qu'ils y mouraient en masse du fait d'épidémies effrayantes (ainsi, près du tiers des détenus immatriculés au ler septembre 1942 sont-ils morts au cours du mois !).
Jugé à Cracovie, Kremer avoua la réalité des gazages et sauva sa tête; revenu en Allemagne, il dut se reconfesser (procès de Munster).
[38]
Cité à charge au procès de Francfort, il
ne chercha pas à revenir sur ce qu'il avait reconnu précédemment,
mais, pensent les révisionnistes, on est en droit de se
demander si ce n'était pas pour qu'on cesse de l'importuner
(il avait plus de 80 ans, avait passé 10 ans en prison,
avait été persécuté à son retour:
il devait bien savoir que tout reniement lui vaudrait de nouveaux
ennuis et à son âge... ).
Le célèbre juge SS Konrad Morgen fut un témoin très utilisé pour attester l'existence des chambres à gaz: en 1946, à Nuremberg, il les localisa toutes à Monowitz, complexe industriel aussi appelé Auschwitz III, où les historiens n'en placent aucune. Or Morgen devait bien connaître Auschwitz (il y avait enquêté sur des abus commis par la section politique du camp) et aucune confusion de sa part n'est envisageable. Plus tard, dans les années 60, à Francfort, il les situa enfin "correctement" à Birkenau ! Tant qu'il y était, il attesta aussi la fabrication de savon juif.
Et Adoif Eichmann? Ce SS était
chargé de la déportation des Juifs (en dehors de
la Pologne et la Russie), Höss s'occupant de la mise à
mort. Enlevé en Argentine par les Israéliens, il
fut la vedette d'un procès célèbre mais qui
fut surtout médiatique et pédagogique, car on y
raconta un peu n'importe quoi, ce qui a également été
le cas lors du procès Demjamjuk. Eichmann reconnut la réalité
de l'extermination dans des chambres à gaz, mais en en
reportant la responsabilité sur d'autres. C'est là
une tactique qui a pu être efficace dans de nombreux cas,
mais l'attitude coopérative de Höss ou Eichmann (qui
fut pendu et il ne l'avait pas volé) ne pouvait pas modifier
un verdict inévitable parce que nécessaire:
-- d'une part, seule la mort semblait pouvoir punir les crimes
abominables dont on les accusait;
-- d'autre part, la mort était une bonne manière
de sceller sans retour les aveux de personnages-clé.
En fait, le témoignage d'Eichmann n'apporte rien sur l'extermination proprement dite: ainsi, ne savait-il pas trop bien s'il avait jamais vu une chambre à gaz ou s'il avait pris connaissance de leur existence après guerre (de fait, il a répété devant le tribunal les extravagances de Höss, ce qui donne à penser aux révisionnistes et à certains historiens
[39]
qu'il avait peut-être connu les détails de l'extermination
en lisant... Poliakov et Reitlinger dans sa cellule). ( 9 )
Du côté des témoins juifs célèbres, Filip Müller, Juif tchèque, qui disait avoir fait partie d'un commando chargé d'extraire les cadavres des chambres à gaz d'Auschwitz (les Allemands étaient censés liquider systématiquement ces travailleurs au bout de 2 à 3 mois, mais lui, Müller, prétend y avoir servi 3 ans durant). Il expliquait, entre autres bêtises, qu'à Auschwitz, on brûlait les corps dans des fosses; les dites fosses "longues de 40 mètres, larges d'environ 6 à 8 mètres et profondes de 2,5 mètres se terminaient à chaque extrémité par des creux dans lesquels s'écoulait la graisse fondue. Les détenus devaient arroser les cadavres de cette graisse pour les faire mieux brûler". Ce Müller, qui est un des personnages centraux du célèbre film documentaire "Shoah" de Claude Lanzmann, racontait aussi que de nombreux couples de Tziganes, après s'être déshabillés dans l"'antichambre de la mort" et comprenant le sort qui les attendait, se disaient adieu en faisant l'amour.
Dans le même registre, citons Raymond Rivière, non-Juif déporté à Auschwitz au titre de résistant, premier président de l'Amicale (belge) des ex-prisonniers politiques Auschwitz-Birkenau, Camps et Prisons de Silésie, qui, plus tard, donnera naissance à la Fondation Auschwitz.
[40]
Rivière présidait la délégation belge
de 10 anciens détenus au procès Höss. Si on
en croit la "Volksgazet" du 19/4/1947, Rivière
réussissait à concilier trois thèses en partie
concurrentes mais toutes extravagantes, celle du savon juif, celle
de l'engrais juif et celle de la graisse combustible:
"Rivière se souvient des 4 crématoires maintenant disparus, des fosses qu'on remplissait de branchages qu'on arrosait de pétrole.
Après la mise à feu des bûchers, on y jetait les victimes, parfois vivantes. On commençait par les plus gros pour économiser du combustible et la graisse humaine était récupérée pour la fabrication de savon, tandis que les cendres servaient d'engrais. "
Toutefois, le témoin le plus célèbre est Elie Wiesel. Juif hongrois, Wiesel a été déporté à Auschwitz; il ne fut pas gazé bien qu'il fût encore un enfant (15 ans). Comme nous allons le voir, Wiesel doit être considéré comme un fabulateur, mais ceci ne l'a pas empêché de tromper les grands de ce monde (Carter, Mitterand, etc... ) et d'obtenir le Prix Nobel. Que des gens pour la plupart remarquables, à n'en pas douter, comme les parlementaires norvégiens aient distingué de la sorte cet égaré, est la preuve qu'ils ne l'avaient jamais lu. Nous, nous allons en lire quelques pages extraites de "La Nuit", qui est le récit de son incarcération à Auschwitz; la version française de ce livre a encore été rééditée en 1987.
On notera tout d'abord que le mot "gaz" et ses dérivés n'apparaissent qu'une seule fois dans tout son récit, et encore, tout à fait incidemment: s'adressant à Dieu (selon son habitude), Wiesel dit en page 109: "Mais ces hommes-ci que Tu as trompés, que Tu as laissé torturer, égorger, gazer, calciner, que font-ils ?". Par contre, il raconte dans le détail (encore que sans excès et pour cause) que les Allemands exterminaient les Juifs en les brûlant vifs dans des fosses, les adultes dans de grandes fosses et les enfants ... dans de petites fosses. On lira cette relation d'halluciné en annexe 4.
Un autre grand fabulateur est Pinchas Epstein. Cité au procès de Ivan Demjamjuk à Jérusalem en 1987, il raconta notamment qu'un jour, Ivan força un détenu à violer une fillette de 12 ans, qui avait survécu à la chambre à gaz et appelait sa mère en pleurant au milieu des cadavres. On notera que c'est là une affabulation classique, qui vient [41] encore de nous être ressortie en Bosnie. Il est incroyable, disent les révisionnistes, que pareils témoignages puissent être pris en considération; or, ils le sont: "Dans la salle, rapportait la presse, l'émotion gagne le public. Journalistes, soldats et policiers essuient des larmes."
Voilà pour les grands témoins (on ne peut évidemment les citer tous, mais tous ont témoigné de façon aussi peu crédible), ceux qui sont à la base de la Vulgate exterminationniste, mais il y a les autres, les sans-grade, dont les témoignages n'étaient apparemment pas assez extravagants pour être pris en considération par les juges, les historiens, les médias, les éditeurs et les préfaciers. La Fondation Auschwitz de Bruxelles en a recueilli et publié quelques-uns ces dernières années et on peut d'ailleurs se demander pourquoi, puisque, en général, ils ne confirment pas les témoignages des grands témoins et apportent de l'eau au moulin des révisionnistes. Cinquante ans après les faits, leur témoignage, toujours émouvant, tardif, certes, mais néanmoins crédible est souvent le même ( 10 ):
1. Auschwitz, c'était très dur, mais ce n'était tout de même pas l'enfer; certains n'ont entendu parler des chambres à gaz qu'après leur libération.
2. L'évacuation des camps de Silésie devant l'avance des Soviétiques se fit dans des conditions épouvantables, du moins dans sa phase ultime (les "marches de la mort").
[42]
3. L'écroulement final des armées allemandes et
de leur logistique amena la catastrophe dans les camps de l'Ouest
où les détenus d'Auschwitz avaient été
évacués: faim, épidémie, mort au point
qu'en comparaison Auschwitz apparut à certains presque
comme une "sorte de palais" ou encore un "camp
modèle plus ou moins humain".(11)
Que dit, par exemple, Bela S.,
militante et administrateur de la Fondation Auschwitz, déportée
à 16 ans en Juillet 1944 (26ème convoi) avec sa
famille à Auschwitz ?
-- Son père est mort dans les bras des Soviétiques
après s'être enfui de Theresienstadt, où il
avait été évacué.
-- Sa mère est morte du typhus à Bergen-Belsen, où elle avait été évacuée. Cette double perte fut pour la jeune Bella un choc dont elle ne s'est pas remise et on le comprend.
-- Son frère cadet (moins de 14 ans)? On l'a vu à Auschwitz I, mais personne ne sait ce qu'il est devenu. Sans doute est-il mort, mais où et comment ? Peut-être comme son jeune cousin, qu'elle a rencontré deux ou trois fois à Birkenau et qui n'est pas revenu non plus. Tout ce qu'elle sait avec certitude du sort de ce jeune frère, c'est qu'il était à Auschwitz I. On notera que cela signifie donc qu'il n'avait pas été gazé à l'arrivée (pas plus que son jeune cousin, d'ailleurs):
[43]
or, comme nous aurons l'occasion de le voir, ce jeune frère
faisait partie des 47 enfants du 26ème convoi qui, d'après
la statistique belge et le Kalendarium, furent tous gazés
à l'arrivée à Birkenau (12). On aurait
d'ailleurs pu commencer par faire remarquer que notre témoin
elle-même fait partie de ces 47 enfants considérés
officiellement comme gazés à l'arrivée (tout
en figurant à la fois et tout aussi officiellement parmi
les rescapés !). Nous allons en reparler dans un instant.
-- Son frère aîné (18 ans), par contre, est revenu de son côté, tout comme elle (libérée à Theresienstadt), son amie M. et sa mère (libérées à Dachau), de même que leur copine Suzy.
-- La catastrophe s'est effectivement abattue sur sa famille, mais les chambres à gaz là-dedans ? Bela S. dit qu'elle savait qu'elles existaient, mais sans plus. Toutefois, plus loin, elle précise qu'elle n'a découvert "tout cela [les "atrocités"] comme beaucoup d'autres que par après".
Quant à Marie P. (la M.
du témoignage précédent), elle a été
déportée à Auschwitz avec ses parents en
juillet 1944 (également 26ème convoi); elle n'avait
pas 14 ans:
-- son père est mort à Mauthausen, où il
avait êté évacué.
-- Sa mère et elle-même sont restées ensemble
et ont été libérées près de
Dachau, où elles avaient été évacuées.
[44]
-- Et les chambres à gaz? Oui, elle a vu des sélections
à l'arrivée, en quarantaine et après: les
plus faibles étaient envoyées à la chambre
à gaz, chambre à gaz qu'elle aussi, n'a jamais vue.
Un jour, elle a, elle aussi, été sélectionnée:
elle a cru qu'elle allait être gazée et... elle s'est
retrouvée dans un autre camp.
Sa narration de la sélection à l'arrivée est instructive: les femmes, dit-elle, ont été mises sur deux files:
-- l'une comprenait les impotentes, les enfants et leurs mères; elles sont montées dans des camions et personne ne les a revues: c'est donc qu'elles ont été gazées.
-- l'autre file comprenait les femmes retenues pour le travail et qui furent immatriculées (plus deux enfants: elle, Marie P. qui n'avait que 13 ans et demi et une autre fille de 14 ans).
Or, comme nous venons de le dire, il y avait dans ce convoi (le 26 ème) 47 enfants dont 23 filles, qui, ont toutes été gazées à l'arrivée: relayant le Dogme, la statistique belge et le Kalendarium nous l'affirment. Mais la même statistique témoigne de ce que 8 filles sont revenues en Belgique! Parmi elles, notre témoin elle-même, qui doit probablement ignorer ce fait: tout comme Bela S. et d'autres, elle est à la fois officiellement "rescapée" et "présumée gazée à l'arrivée" à Birkenau!
De plus, cela signifie que, sur ces 8 filles qui sont revenues en Belgi[45]que, certaine faisaient peut-être bien partie de cette file de femmes impotentes, âgées, inaptes, etc... qui sont censées avoir été gazées. (13)
Un autre de ces témoins, Yevgenyv H., arrêté comme résistant, déporté fin 1943 à Auschwitz, fut libéré à Ebensee, où il avait été évacué.
-- Il était d'abord passé par Breendonck (Anvers), lequel camp l'a le plus marqué: c'est là qu'il a vécu "la véritable bestialisation". A Auschwitz, au moins, entre le travail et le coucher, les détenus, dit-il, étaient libres d'aller et venir, voir les amis, discuter le coup, jouer au football (le dimanche). Ce témoin a même vécu, à l'usine, une histoire d'amour, une belle histoire d'amour, avec la jeune femme qui lui servait de manoeuvre (il était tourneur). Tout n'était donc pas aussi déshumanisé qu'on nous le dit.
-- Et les chambres à gaz? Et les fours crématoires? Tous les jours, il voyait beaucoup de morts et il croyait "naïvement" que les crématoires ne servaient qu'à les incinérer. Il ne se rendait pas bien compte et, dit-il encore, "ce n'est qu'après mon retour, quand on m'a cité les chiffres, que j'ai réalisé".
Un autre militant actif et également
administrateur de la Fondation Auschwitz, Charles VW., a
été déporté à Auschwitz en
juillet 1944, c'est-à-dire au moment où s'achevait
le gazage de 400.000 Juifs hongrois à raison de pointes
de 24.000 par jour (c'est du moins ce que les historiens nous
ont raconté) et à la veille d'une période
plus courte, certes, mais encore plus sombre, paraît-il
(celle du gazage des Juifs de Lodz). Charles VW. reconnaît
qu'il n'a lui aussi, entendu parler de chambres à
gaz que quand la guerre fut finie. A la question de savoir quand
il a réalisé qu'on exterminait les Juifs, Charles
VW. répond: "Je crois que je l'ai surtout réalisé
quand tout était fini. Quand on est venu [46] nous
raconter qu'il y avait des chambres à gaz (...)".
(14) Comment cela est-il possible? Charles VW. est un de ces témoins
dont le bon sens (il est athée, apparemment comme beaucoup
de rescapés) et l'honnêteté semblent certains
et on peut s'étonner de cette ignorance à l'époque
et sur le site même de ce crime gigantesque. Ce fait n'intrigue
pas Thanassekos et Chaumont, qui ont recueilli tous ces témoignages;
par ailleurs, ils se contentent de parler de "connaissance
a posteriori": ne serait-ce pas là un euphémisme
pour "connaissance suggérée"?
Au fond, il apparaît -mais je ne l'ai pas vérifié auprès des intéressés- que la disparition du mythe des chambres à gaz ne troublerait guère tous ces sans-grade; cela ne changerait rien à ce qui semble constituer l'essentiel de leur discours, à savoir l'incompréhensibilité de l'épreuve absurde et injuste qu'ils ont dû subir (d'autant plus grande chez certains qu'ils ne se sont jamais sentis Juifs) (15) et leur besoin de voir leurs souffrances reconnues. Leur témoignage, finalement, désarmerait les révisionnistes. Après tout, ils ne disent rien d'autre que Rassinier, le "pape" du révisionnisme de la seconde guerre mondiale, qui fut interné 18 mois à Buchenwald et Dora, en revint avec 95% d'invalidité et donna de son expérience concentrationnaire une relation toute aussi émouvante.
Pour ce qui est de la SS et également en dehors des témoins célèbres, il faut citer Thies Christophersen, un sous-lieutenant agronome qui travailla l'année 1944 au camp-annexe de Rajsko, où étaient effectués des essais de culture de kok sagis (variété de pissenlit dont le latex était étudié comme substitut au caoutchouc). Choqué de voir son pays accusé d'un crime dont il disait avoir pu vérifier sur place qu'il était imaginaire, il publia son témoignage spontanément (ce qui, bien entendu, lui [47] valut bien des ennuis); comme il n'avait pas été poursuivi pour son activité dans la SS, son témoignage est assez crédible. Joint à ceux des sans-grade belges, son témoignage devrait permettre à de jeunes historiens, plus sérieux (ou plus courageux?) que leurs aînés, d'écrire une histoire d'Auschwitz proche de la vérité.
Il faut aussi parler de ceux qui n'ont pas témoigné, soit qu'ils n'aient pas osé, pu ou voulu ("pour ne plus revivre leurs souffrances passées", pense la Fondation Auschwitz), soit tout simplement qu'on ne leur ait rien demandé:
A. Il y a d'abord, disions-nous plus haut, la masse des rescapés, dont ont été extraits les témoins belges de ci-dessus; peut-être y en a-t-il tout de même parmi eux qui croient à ces chambres à gaz qu'ils n'ont jamais vues et dont, très souvent, ils n'ont entendu parler qu'après leur libération. Ceci pourrait s'expliquer, dit un révisionniste français, par "une extrapolation abusive de ce qu'ils ont pu voir ou ressentir durant leur déportation (cheminées fumantes, (...)) ou par une propagande d'après guerre qui les a convaincus d'accréditer toutes les légendes concernant ces gigantesques abattoirs humains". D'une façon générale, comme le reconnait Pressac, "le témoignage humain [peut] êire déformé par (...) l'acquis de connaissances ultérieures."
B. En ce qui concerne les accusés, on s'étonnera de ce que le chef de l'Office Central de la Construction d'Auschwitz (la Bauleitung), le célèbre major SS Karl Bischoff, n'ait pas été inquiété après la guerre: il n'a même jamais été interrogé comme témoin, ce qui est curieux, car c'était lui qui avait présidé à toutes les phases de la conception, de la construction et de la mise en route des crématoires (y compris les chambres à gaz). Ses explications auraient, bien entendu, été capitales et définitives, "Aurait-on craint, se demande Stäglich, qu'il ne puisse prouver, à l'aide de documents qui se trouvaient en sa possession, 1'absence de fondement de toutes les affirmations ayant trait aux 'usines de mort'?".
Certes, par la suite, deux de ses adjoints, Dejaco, ingénieur-architecte, chef du bureau des plans, et Ertl, également ingénieur-architecte, furent jugés à Vienne en 1972, à une époque où l'on avait [48] enfin cessé d'interroger les suspects à coups de pied dans les testicules. L'expert désigné par l'accusation ne put mettre les accusés en difficulté, malgré le fait qu'il bénéficia de l'aide documentaire du Musée d'Etat d'Auschwitz, de l'URSS et de toutes les forces sionistes (Simon Wiesenthal, notamment) et ils furent acquittés. Leur procès a été le véritable "procès d'Auschwitz", dit Faurisson, à qui -- chose bien regrettable pour l'histoire -- a été refusé l'accès aux minutes.
C. Certes, les responsables de la Degesch et de Testa (producteur et distributeur du Zyklon-B) furent inquiétés et deux d'entre eux exécutés à l'issue d'un procès dont Pressac dit qu'il fut inique et même une mascarade (on les condamna plus précisément pour avoir livré du gaz à Ravensbruck, camp dans lequel, disent maintenant les historiens, il n'y eut jamais de chambre à gaz homicide). De toute façon, ce procès ne pouvait apporter aucune lumière, car ces industriels et commerçants ne pouvaient évidemment pas prouver que leur insecticide n'avait servi qu'à gazer des poux, mais ce n'aurait pas été le cas, par contre, pour celui du constructeur des fours crématoires (également fournisseur et monteur de la ventilation des morgues-chambres à gaz), la célèbre Topf und Söhne, qui ne fut guère inquiétée.
Seul, Kurt Prüfer, responsable de la conception et de la construction des fours de Topf, fut arrêté et interrogé, ses papiers saisis (il les avait préalablement expurgés, dit Pressac qui n'était pas là pour le voir mais qui l'affirme quand même); on ne découvrit rien d'anormal et Prüfer fut relâché. Plus tard, Topf fut mise sous séquestre par les Soviétiques en attendant que soient éclaircies ses relations avec la direction d'Auschwitz, puis nationalisée par la RDA. Prüfer, qui n'avait pas cru bon de se mettre à l'abri (ce qui donne à penser qu'il n'avait rien à se reprocher), fut à nouveau emprisonné, cette fois par les communistes, avec trois de ses collègues (Sander, qui mourut presqu'aussitôt pendant les interrogatoires, Schultze, qui s'était occupé de la ventilation des crématoires et Braun): jugés par un tribunal soviétique, ils n'eurent d'autre solution que de reconnaître la réalité des chambres à gaz mais sans donner le moindre détail ! ("L'Evénement du Jeudi", citant Fleming en octobre 93, a donné un aperçu saisissant de la vacuité de leurs aveux.) Les 3 survivants furent condamnés à 25 ans de détention, ce qui était ridicule, compte tenu de ce dont ils étaient accusés: Prüfer [49] mourut en 1952 et les 2 survivants furent même libérés en 1955. (16)
Tous ces ingénieurs étaient dans la même position que Bischoff: ce n'était pas des militaires sans spécialité, mais des techniciens souvent très qualifiés et, sauf recours à la torture et au lavage de cerveau (recours problématique en dehors de la période de l'immédiate après-guerre, encore que chez les communistes... ), il n'était pas envisageable de les faire coopérer à la fabrication d'une légende. Il était après tout plus simple de s'appuyer sur les élucubrations de gamelles comme Höss (après les avoir bien travaillées), de déséquilibrés comme Gerstein ou encore de fabulateurs comme Wiesel.
Non, vraiment, il n'y a rien de convaincant dans les témoignages quant à la réalité des chambres à gaz. Au contraire.
[50] Plan du camp d'Auschwitz-Birkenau [non reproduit ici]
[51]
Ce camp est celui de Birkenau, dit aussi Auschwitz II, celui dans
lequel s'est déroulé, selon les historiens, l'essentiel
de l'extermination. (Voir aussi une vue aérienne en page
134).
Entre le BI et le BII, la voie de chemin de fer entrée
en service à la mi-1944.
Tout en haut à gauche, le Krema
II et à sa droite le Krema III. Juste en dessous
de celui-ci, la plaine des sports, indiquée "SP"
pour "Sportplatz" sur les plans (mention que
les historiens effacent systématiquement) et qui a servi
aussi à des concerts en plein air (de ce terrain de sport,
joueurs et spectateurs avaient donc une vue directe sur le Krema
III et plus particulièrement sur sa chambre à
gaz !) ; à la droite de cette plaine, le secteur hospitalier.
Au-dessus de ce secteur, le "Canada" (magasins
d'effets enlevés aux détenus) et (en forme d'enclume)
le "Zentral Sauna" (bains et douches, désinfection).
A la gauche du "Canada", des installations d'épuration
(il y en a également à gauche du Krama II). A
la droite du "Canada", les Kremas IV et
V. Les Bunkers 1 et 2 se seraient trouvés
dans les bois et prés à droite et au-dessus des
Kremas IV et V. Les "gigantesques fosses"
n'ont pas été retrouvées (et pour cause,
ainsi que le démontrent les vues aériennes de 1944,
il n'y en a jamais eu).
En BI à gauche : camp des femmes
En BII au centre : camp des hommes, camp des familles, camp des Tziganes. En BIII à droite : camp de transit (dit "Mexico") inachevé.
=======================
NOTES
1/ Selon le même dogme, les Juifs rescapés du génocide
refondèrent Israël en Palestine, pays qui leur appartenait
pour l'avoir reçu de Dieu et que les Palestiniens avaient
accaparé en profitant de la dispersion des Juifs par les
Romains. Les Arabes tentèrent de s'y opposer et envahirent
le pays après avoir demandé aux Palestiniens de
l'évacuer le temps de repousser les malheureux Juifs à
la mer. Mais, ceux-ci résistèrent vaillamment et,
depuis, ils ont créé un Etat qui est un modèle
de démocratie et de tolérance. Ceux qui critiquent
Israël sont des antisémites.
2/Selon Reitlinger, ce 16ème exemplaire était celui
de von Weizsäcker, secrétaire d'Etat aux Affaires
Etrangères; celui-ci l'avait paraphé et annoté
("Aber nicht für Presseschmidf", Presseschmidt
étant le surnom d'un fonctionnaire de son service nommé
Schmidt et qui avait la réputation d'être bavard).
On possède, par ailleurs, la lettre qui accompagnait l'envoi
de ce protocole au sous-secrétaire d'Etat Luther. Mais,
on en a deux versions originales dactylographiées sur des
machines différentes; de plus, toutes deux sont signées
par Heydrich et annotées (longuement et de la même
manière) par Luther. Il est difficile de ne pas admettre
qu'au moins une des deux versions est un faux.
3/ Par exemple, quand Hitler parle d'"éradication
du Judaïsme", les historiens feignent de comprendre
"extermination des Juifs", un peu comme si par
"extinction de la pauvreté", il fallait
entendre "extermination des pauvres".
4/ En fait, c'est Lawrence qui présidait le tribunal; Jackson
était procureur général des Etats-Unis.
5/ Relatant la mort de Kempner en 1993, le "Monde"
précise qu'il "avait entamé dès
avant la guerre sa lutte contre le nazisme comme juriste au ministère
prussien de l'intérieur" et qu'il avait été
"plusieurs fois emprisonné" par les Allemands.
Il serait irréaliste de prétendre qu'il n'ait pas
été prévenu contre les accusés de
Nuremberg.
6/ Nous édulcorons le jugement porté par les exterminationnistes
sur leurs opposants: Jean Stengers était un des rares à
garder une attitude digne: certes, il traitait Faurisson de "savant
fou", ce qui était bien son droit car ce n'est
pas une insulte, mais il protestait avec indignation contre le
traitement infligé aux révisionnistes; mais, depuis
peu, il est aussi d'avis de les envoyer en prison. Pour les autres,
les révisionnistes sont des "négateurs",
des "provocateurs", des 'faussaires",
des "clowns" (Simone Veil, qui n'approuve
pas pour autant les lois antirévisionnistes comme l'Amendement
Gayssot), des "gangsters de l'histoire" (Bruno
Frappat, du temps où il travaillait au "Monde",
journal éminemment respectable, autrefois), des "minables
crapules et ignobles charlatans" (Marie-Laure Stengers
au Parlement belge. Où-a-t-elle donc appris ce langage
de charretier? A la maison paternelle ou à l'Université
de Bruxelles?); quant à Pierre Vidal-Naquet, il a qualifié
les idées révisionnistes d"'excréments
intellectuels", mais on est vraiment dans le bas de gamme.
7/ Vidal-Naquet devait préciser en 1992: "Nous
avions assurément tort, au moins dans la forme, même
si le fond de notre argumentation était juste". Bref,
persiste et signe.
8/ Le très estimé "New York Times"
du 30/8/1944 précisait en première page qu'à
Maïdanek, "les victimes prenaient toujours un bain
avant l'exécution parce que l'eau chaude dilatait les pores
de la peau et accélérait 1'action du gaz".
Le joumal précisait qu'il y avait eu 1.500.000 morts
dans ce camp et, bien entendu, les responsables du camp avaient
reconnu les faits tout en se défendant d'y avoir personnellement
participé. Aujourd'hui, Maïdanek est passé
au second plan au profit d'Auschwitz: les historiens n'insistent
plus beaucoup sur ses chambres à gaz homicides (on n'en
a pas retrouvé, d'ailleurs, bien que le camp soit tombé
intact aux mains des Soviétiques) et ils ont considérablcment
réduit le nombre de victimes.
9/ Eichmann n'a pas volé, disions-nous, la peine que lui
infligea le Tribunal de Jérusalern, ne fût-ce que
par l'inhumanité qu'il montra dans l'exécution d'une
mesure (la déportation), qui était déjà
une mesure odieuse: si certains Juifs furent déportés
dans des conditions matérielles acceptables pour
l'époque (par exemple, la majorité des Juifs de
Belgique, de Luxembourg, de France, des Pays-Bas, d'Allemagne
et d'Autriche furent déportés dans des voitures
de voyageurs de 3ème classe, chacun ayant une place assise
et, en ce qui concerne la Belgique, ce ne serait qu'à partir
du 20ème convoi -- sur 26 -- que les Allemands auraient
systématiquement utilisé des wagons à marchandises
pour éviter les évasions), par contre la
majorité des Juifs des autres pays furent déportés,
semble-t-il, dans des fourgons à bestiaux, voire des wagons
de marchandises et dans des conditions épouvantables.
Certes, c'était la guerre et l'inconfort était le
lot de tout le monde (certains prisonniers de guerre belges furent
même emmenés en captivité en péniches
à charbon) mais ceci n'excuse pas cela.
On notera, par ailleurs, qu'Eichmann avait une personnalité
complexe: ce chasseur de Juifs était apparenté à
des Juifs et eut, semble-t-il, une maîtresse juive; esprit
confus, il n'aurait jamais adhéré aux thèses
nazies, pense H. Arendt, et il affirmait, d'ailleurs, ne pas haïr
les Juifs.
10/ Pourquoi ces témoins seraient-ils a priori plus crédibles
que les grands témoins ? Parce qu'ils apportent de
l'eau au moulin révisionniste ? Bien sûr que non,
mais tout simplement parce qu'ils ne disent rien qui soit a priori
contraire aux lois physiques. Parallèlement à
ces témoignages, la Fondation publiait d'autres témoignages,
comme celui de Bery Nahmias, présidente de l'Association
dcs déportés grecs; ce témoin dit, entre
autres choses, que "( ... ) les fours crématoires
ne pouvaient pas contenir plus de 5.000 à 10. 000 personnes
( ... )" (ce qui fait 24 à 48 personnes
par m2). Eh bien, pour les révisionnistes, sans
doute pour vous aussi, je le suppose, c'est entendu et ils ne
risquent pas de classer ce témoin avec les sans-grade dont
nous allons parler.
Ajoutons encore qu'un certain nombre de ces témoins belges
donnent l'impression d'avoir eu connaissance à l'époque
de leur incarcération de l'existence des chambres à
gaz (Renée VH. et René R, par exemple, tous
deux administrateurs de la Fondation Auschwitz) mais leur
relation n'est pas factuelle mais politique et philosophique et,
dès lors, on ne peut rien en retirer pour cette enquête.
11/ A Auschwitz même (qui était un complexe de camps
ct non un camp unique), les conditions de vie variaient déjà
beaucoup d'un camp à l'autre: selon certains témoins
du procès de l'IG-Farben, les détenus d'Auschwitz
III (camp de travail de Monowitz) avaient des logements tout à
fait décents, voire confortables (bâtiments à
fenêtres, ce qui est évidemment la moindre des choses,
lits individuels, chauffage central et eau chaude à volonté);
par contre, à Auschwitz II c'est-à-dire Birkenau
(surtout camp de transit), les conditions étaient souvent
très pénibles (bâtiments éclairés
par lanterneaux, châlits collectifs, chauffage insuffisant).
Tout le reste semble avoir été à l'avenant
(nourriture, hygiène, comportement des kapos, etc... ).
Les conditions dans les sous-camps (comme Rajsko, ainsi qu'en
témoigne Simone Veil) étaient également meilleures
qu'à Birkenau.
En général et en dehors de la période au
cours de laquelle le Reich s'effondra et au cours de laquelle,
de ce fait, l'horreur s'installa dans de nombreux camps de l'Ouest,
les détenus semblent classer Birkenau et les camps de l'Ouest
(comme Dachau) à peu près au même niveau,
très en dessous de Monowitz, camp sur lequel les détenus
sont -- relativement- très élogieux. (Lors du dernier
appel du 17/1/1945, Monowitz et ses sous-camps comptaient 35.000
détenus.)
12/Le "Kalendarium" est une relation journalière
par Danuta Czech, historienne du Musée d'Etat d'Auschwitz
des principaux évènements qui se sont déroulés
à Auschwitz-Birkenau et dont elle a pu avoir connaissance
à diverses sources, certaines documentaires et d'autres
testimoniales. Bien qu'il comporte des lacunes, puisque Czech
n'avait pas pu exploiter le gros des archives qui se trouve
à Moscou, le Kalendarium est un document de référence
pour tous les intervenants. Le travail de Czech n'est toutefois
pas exemplaire et Pressac n'est pas tendre pour elle (ni d'une
façon générale pour l'ensemble des historiens):
il lui reproche, avec raison, d'avoir privilégié
les témoignages par rapport aux documents. Il faut
dire que, quoi qu'il en dise, Pressac n'est pas davantage exempt
de ce reproche. On ajoutera qu'il a l'habitude douteuse de mélanger
des informations à caractère anodin provenant de
sources docurnentaires dûment référencées
à des assertions de son crû: il donne ainsi à
son lecteur l'impression trompeuse que ses assertions ont
une source documentaire.
13/ On nous répondra peut-être que la distinction
formelle entre "adultes" et "enfants"
(les moins de 16 ans, voire ceux qui ont eu 16 ans l'année
de leur déportation: cas du 26ème convoi), établie
lors de la formation des convois, n'existait plus au moment de
la sélection: les SS sélectionnaient sur la mine
des déportés [encore qu'il leur arrivât, dans
le doute, de s'inquiéter de l'âge des enfants, ce
qui doit être mis à leur décharge] et de ce
fait, on pouvait retrouver dans les sélectionnés
des enfants, qui "faisaient plus que leur âge".
Effectivement, 6 des filles rescapées de ce 26ème
convoi que j'ai pu identifier étaient plus âgées
que Marie P.: elles pouvaient fort bien se trouver dans la même
file que Marie P., celle-ci les ayant tout simplement prises pour
des adultes et les enfants, les "vraies", celles
qui étaient moins âgées que Marie P., se trouvant
dans la file des gazées.
On peut répondre
1 -- Si on permettait aux révisionnistes d'avoir accès
à toutes les archives, le doute serait vite levé.
2. Il reste que la statistique des "présumés
gazés à l'arrivée", basée
de façon dogmatique sur cette distinction formelle
et approximative entre adultes et enfants, reprend tous ces
enfants, dont les 8 filles qui sont revenues.
3. Comment expliquer, par exemple, le retour du 25ème
convoi (parti 2 mois avant) de la Petite Friedel R., laquelle
n'avait que 9 ans? Et celui du petit Elie B., Juif belge de moins
de 7 ans déporté par Drancy en septembre 1942 et
de la petite Arlette B., Juive belge de moins de 5 ans
déportée également par Drancy en mars 1944?
14/ Témoignage de 1992; précédemment (en
1985, par exemple), Charles VW. avait indiqué qu'il avait
eu durant sa détention une connaissance claire de l'existence
des chambres à gaz. Je laisse à ses interviewers
le soin d'analyser ces discordances dans le temps. Pour ma part,
je m'en tiendrai à ses dernières déclarations.
15/ Renée VH.: "Je suis absolument athée
et si ma petite fille me demandait ce qu'est un Juif, je serais
bien en peine de lui répondre. Pour vous dire: mon frère
a mon âge: eh bien, il y a septante ans de cela, il est
rentré un jour de l'école et il a dit à mes
parents: 'Il paraît qu'il y a un élève juif
dans ma classe" et c'était justement lui. Cela ne
signifiait rien pour nous."
16/ La vraisemblance est que Prüfer n'aurait pu être
convaincu de participation à une extermination de
masse qui était imaginaire et qu'il pouvait même
le prouver. Dès lors, le plus simple était
évidemment de le faire taire en le condamnant au Goulag
par décision administrative: on peut même s'étonner
de cette "clémence" inhabituelle de la
part des communistes. Mais pourquoi avoir libéré
Schultze, lequel était accusé de la mise au point
de la pièce maîtresse de la machinerie du
meurtre (la ventilation de la chambre à gaz)? Ce Schultze
a-t-il été inquiété à son retour
par la Justice allemande? Pressac n'en dit rien de plus et c'est
bien regrettable.
SUITE --------------------------------->
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LA CONTROVERSE SUR L'EXTERMINATION
DES JUIFS PAR LES ALLEMANDS, Notes
de lecture de Jean-Marie Boisdefeu, 2ème édition,
1996, Vrij Historisch Onderzoek , Tome 1: L'examen des preuves,
ISBN: 90 73111 19 6, Wettelijk Depot: D/5727/1996/2, NUGI 648,
V.H.0., Postbus 60, B-2600 Berchem. 2, België (VIaanderen).
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de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.
L'adresse émectronique
de ce document est
<http://aaargh-international.org/fran/bsdf/jmb1.1.html>