AAARGH
De ce qui précède, il apparaît clairement qu'il n'y a aucune preuve de la réalité de l'extermination de multitudes de Juifs dans des usines de mort situées à Auschwitz. Il apparaît au contraire que des preuves existent de la fausseté de cette affirmation.
On nous dit souvent que les Allemands ont détruit ce qui aurait pu constituer une preuve de leur prétendu forfait. C'est insoutenable:
-- D'une part, les crématoires et leurs annexes n'étaient pas tous détruits, quand les Soviétiques ont pris Auschwitz: le Krema I n'avait pas été détruit; les Kremas II et III avaient certes été dynamités (comme tout ce qui pouvait présenter un intérêt pour l'ennemi), mais leurs ruines sont tout à fait exploitables pour les enquêteurs et peuvent faire l'objet d'expertises.
-- D'autre part, les archives existent: simplement, les Soviétiques (et on le savait) en avaient emporté la plus grande partie. Aujourd'hui, le communisme complice du sionisme ayant été balayé, les Russes rendent ces archives au Musée d'Etat d'Auschwitz et les ouvrent aux chercheuirs occidentaux comme Pressac, Fleming, Irving, Mattogno ou Graf.
On notera que les historiens reconnaissent ouvertement cette absence de preuves, par exemple une vedette de l'exterminationnisme comme Arno Mayer, historien américano-luxembourgeois d'origine juive, professeur à Princeton, qui avoue que "les sources pour l'étude des chambres à gaz sont à la fois rares et non fiables".
Cette absence de preuves est telle que, dans la Francophonie, les historiens plus anciens de l'Holocauste, devant ce renouveau du rationalisme qu'est le révisionnisme, ont préféré faire aveu de faillite et remettre leur affaire à un véritable syndic, en l'occurence Jean-Claude Pressac, pharmacien de son état et historien amateur (ce qui, bien entendu, n'enlève rien à ses mérites éventuels) chargé d'essayer de [128] contrer Robert Faurisson, professeur de lettres et lui aussi, historien amateur. Quelle faillite pour les historiens professionnels!
L'aveu de faillite a été publié par la revue "L'Histoire" de juillet 1992 dans un article de Pressac intitulé "Pour en finir avec les négateurs". Un historien célèbre, Philippe Burrin, a préfacé cet article: il y reconnaît, avec l'humilité qui sied à ceux qui se sont ridiculisés dans leur propre spécialité, la défaillance de l'histoire officielle (encore qu'il essaye d'en reporter la responsabilité sur les communistes polonais, ce qui ne fait qu'aggraver son cas). La tâche des négateurs, dit Burrin, "a été, il faut le dire, aidée par la défaillance partielle des historiens; l'exemple extrême étant la version, à sa manière 'révisée', de l'histoire d'Auschwitz telle que l'écrivit la Pologne communiste, établissant de manière parfaitement irresponsable un bilan de quatre millions de victimes (...)". Pressac, dit encore Burrin, a tiré d'une "montagne de paperasse technique" des "traces", des "références explicites" aux chambres à gaz, qui font que "la négation ne peut se maintenir que par la mauvaise foi et le parti-pris". En somme, on caricaturerait à peine la confession publique de Burrin, en disant que les historiens avaient tout faux, car ils n'avaient fait que plagier des irresponsables, mais qu'un pharmacien allait revoir leur copie et que ceux qui douteraient encore étaient de mauvaise foi.
Bedarida et Vidal-Naquet postfacent le même article en guise de caution.
Bien. Et que dit Pressac dans cet article qui est le résumé de son livre monumental de 1989 (livre publié en anglais et que peu avaient lu)? Il y dit des choses qui donnent à penser à certains qu'il est une taupe révisionniste infiltrée dans l'exterminationnisme. Ainsi Pressac ne craint pas de confirmer que l'histoire de la Shoah a été fondée sur des témoignages et des aveux douteux (nous l'avons déjà dit plus haut); de plus, "le côté technique des gazages homicides [a été] pratiquement escamoté"; en ce qui concerne les documents, les chercheurs communistes en ont souvent déformé le sens en les produisant hors de leur contexte; quant aux historiens occidentaux, la "pénurie documentaire" les a conduits à la méthode du "codage" des mots dont ils ont abusé. Et Pressac de terminer cet inventaire-réquisitoire par une paire de claques: "L'histoire ainsi édifiée de 1950 à 1970-80 manquait de rigueur".
Heureusement, Pressac est arrivé et il a trouvé des "traces" de preuves, [129] c'est-à-dire des mots çà et là qui trahissent, affirme-t-il, les agissements criminels des Allemands. Ce raisonnement est des plus courts (bien que, parfois, les éléments apportés par Pressac soient troublants, ce qui a incité certains à penser qu'il y aurait peut-être bien eu ce que, du temps où il fréquentait les révisionnistes, Pressac appelait des "gazouillages"). L'administration par Pressac de ces "débuts" de preuves est insuffisante: elle rappelle le débat qui oppose croyants et incroyants dans d'autres affaires religieuses, comme, par exemple, les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, débat qu'on pourrait résumer de la sorte:
--Croyants: "La Vierge
est apparue à Lourdes. Elle était belle comme tout.
Elle portait une robe blanche avec une écharpe bleue, etc,
etc...".
-- Incroyants: "Ridicule ! Tout cela est contraire
aux lois physiques et défie le bon sens."
-- Croyants: "Nous avons des preuves :
-- Nous avons tout d'abord un témoin du nom de Bernadette Soubirous.
-- Une source est apparue après l'une des apparitions.
-- Des guérisons inexpliquées, donc miraculeuses, ont eu lieu; elles ont été attestées par tels grands médecins et tels témoins.
-- Etc, etc... "
Bien entendu, l'incroyant est mal placé, car il est toujours difficile, voire impossible de prouver qu'une chose n'a pas existé; l'inverse est évidemment plus simple. Tout d'abord, il lui sera facile de récuser Bernadette Soubirous, qui, je le suppose, devait être une demeurée, que les prêtres manipulèrent aisément (à moins que ce ne soit l'inverse). Il pourra prouver que la source existait avant les apparitions et a été élargie par des travaux de canalisation (ce qui est le cas) mais, face aux guérisons (qui, soit dit en passant, se raréfient), il peut se retrouver tout à fait désarmé dans un certain nombre de cas: il ne se les explique pas, c'est vrai, mais il n'est convaincu pour autant de la réalité des apparitions mariales.
L'attitude du révisionniste est la même que celle de l'incroyant: le témoignage d'un Gerstein, il le récuse, car ce témoin est visiblement un déséquilibré; il accepte, par contre, celui de Bela S., mais celle-ci n'apporte rien en faveur de la thèse des historiens; ensuite, lorsqu'on [130] lui sort, 50 ans après les faits, un bon de commande sur lequel figure un mot comme "Gastür", qui signifie peut-être bien "Porte étanche au gaz", il le reconnaît: il est effectivement écrit "Gastür"; c'est indéniable; bien entendu, ce mot l'intrigue et peut-être même l'ennuie; peut-être même ne pourra-t-il pas toujours l'expliquer de façon entièrement satisfaisante, ne fût-ce que parce qu'on l'empêche de chercher et qu'on le persécute cruellement. Et alors? Il n'est pas convaincu pour autant que les chambres à gaz ont existé, car la thèse exterminationniste ne lui en paraît pas moins incongrue, parce que contraire aux lois physiques, chimiques et autres. La prêtraille peut bien traiter l'incroyant de mécréant et le révisionniste de négateur ou de fou: de tels "arguments" ne les feront pas changer d'avis. D'ailleurs, depuis, comme on l'a dit, Mattogno et Graf lui prouvent qu'il avait bien raison.
En fait ce qu'on est en droit d'attendre de ce syndic qu'est Pressac, ce sont des réponses aux objections rédhibitoires, parce que d'ordre physique et chimique, développées plus haut, réponses que n'ont pu ou pas voulu donner ses devanciers; par exemple en ce qui concerne la capacité des crématoires, car c'est bien facile de dire que les Allemands en ont incinéré des cents et des mille, encore faudrait-il nous dire comment. A une question aussi essentielle, Pressac donnait trente-six réponses, s'embrouillait puis finissait pas répondre dans une note en bas de page: "Des travaux sur ce thème sont en cours".
A une autre question aussi essentielle, la ventilation des chambres à gaz, Pressac répondait que les Kremas II et III étaient équipés d'une ventilation de morgue, c'est-à-dire d'une ventilation non seulement à l'envers mais, surtout, de puissance insuffisante, ce qui est tout à fait insatisfaisant. Ceci ne l'empêchait toutefois pas de conclure triomphalement sous les applaudissements des historiens et des journalistes: "Mais, lorsqu'enfin, cinquante ans après, sont retrouvées les caractéristiques de la ventilation des chambres à gaz homicides, à savoir: la nature (métal ou bois) et le modèle des souffleries, leur disposition, la puissance des moteurs électriques utilisés, leur vitesse de rotation, la section des conduits, les cubages horaires d'air envoyé et extrait, le plus habile des discours négateurs est vain face à ces données incontournables provenant du fournisseur ayant installé ces matériels, et le dossier technique des chambres à gaz homicides dAuschwitz-Birkenau doit être refermé et clos".
Pour bien apprécier cette péroraison,
il faut savoir que Pressac re-
[131]
connaît clairement dans son livre de 1989 que la ventilation
des Kremas était celle qui avait été prévue
initialement, avant même la décision de les transformer
en usines de mort. Il précisait notamment que "toute
tentative de prouver la 'préméditation' de l'utilisation
criminelle de la morgue 1 comme chambre à gaz sur la base
du système de ventilation est tout à fait
infondée" !
Depuis ce premier livre et cet article, les "travaux en cours" de Pressac ont débouché sur un livre publié en 1993 par une filiale du CNRS, ce qui consacre définitivement son auteur et ses thèses. Pressac y confirme (implicitement, cette fois) ses conclusions, puisqu'il affirme que les Kremas II et III avaient été prévus sans chambre à gaz, la ventilation dont ils furent finalement équipés ayant été définie jusque dans les détails (cubage d'air, puissance des moteurs, etc...) à une date antérieure à la décision de déporter les Juifs à Auschwitz ! Pour le reste, Pressac y révise à nouveau l'histoire et modifie le Dogme en tentant de le rendre compatible avec les lois de la physique et de la chimie et avec les données documentaires qu'il a recueillies, à Moscou notamment (soit dit en passant, il n'y a pas recueilli grand-chose). On pourrait le résumer en disant qu'il a trouvé la confirmation de ce que les Allemands avaient construit des bâtiments pour incinérer des cadavres et que, comme tout constructeur, ils avaient établi des plans, procédé à des appels d'offre, examiné des devis, passé des commandes, réglé des factures ... Tout le monde le savait ou s'en serait douté, mais la presse de s'extasier sur ce livre "définitivement incontournable" qu'aucun journaliste n'a probablement lu, chaque journal recopiant ou résumant la dépêche de l'AFP tout en y ajoutant un titre de son cru dans le genre de "Les révisionnistes au tapis..." et " Un fruit dur pour les néo-nazis" ("Le Soir"). En fait, cet ouvrage "qui détruit à jamais les thèses révisionnistes" ("Le Midi Libre") et "qui servira de référence aux historiens du monde entier" ("Le Vif-L'Express") porte un méchant coup à l'histoire officielle. ( 48 ) Ce livre constitue même un apport de taille aux thèses révisionnistes. La tentative d'un Pressac de contrer les révision[132]nistes sur le terrain scientifique est donc un échec complet, pire une déroute.
Du coup, certains historiens intégristes relèvent du bec et rappellent l'évidence: on ne peut pas plus discuter de la manière d'entasser 25 personnes sur un m2 qu'on ne peut discuter de la nature de Dieu, car ces choses dépassent notre entendement; elles ne sont pas à l'échelle humaine et ne sont donc pas susceptibles d'être comprises, décrites, expliquées, montrées: elles sont "inaccessibles ", "inconcevables ", "indescriptibles ", "incommensurables","indicibles","inexprimables","ineffables", "irracontables", "intransmissibles", "inmontrables", "irregardables". La tentation rationnaliste à laquelle a succombé un Pressac est méprisable, peut-être même impie et odieuse: pour commencer, je divise par 3 car les SS étaient des vantards, ensuite j'incinère 3 corps à la fois, etc, etc ... Les scalpels, les éprouvettes, les calculettes, les preuves sont des instruments incongrus dans une recherche qui procède de la métaphysique.
En somme, aujourd'hui comme hier, on nous demande de croire sans preuve; pire, on veut nous interdire de douter sous peine de prison; il faut bien constater que le drame humain qu'a été la déportation des Juifs a donné naissance à une religion.
Bon, d'accord, direz-vous peut-être, les Juifs déportés n'ont pas été gazés, mais, alors, où sont-ils passés ? Je me permets de vous faire remarquer que vous mélangez deux problèmes très différents: celui de l'arme du crime et celui du nombre des victimes. Chacun de nous se doute bien que la déportation d'une population civile en temps de guerre ne peut que tourner au drame: c'est ce que nous exposerons en détail dans le tome 2.
[Suivent 4 pages d'illustrations non reproduites ici.
VUE AERIENNE DU 26/6/1944 DE LA REGION D'AUSCHWITZ
De haut en bas: en 1, Birkenau ou Auschwitz II; en 2, le Stammlager
ou Auschwitz I; en 6, l'immense complexe industriel de Monowitz
ou Auschwitz III.]
[137]
Les vues d'Auschwitz-Birkenau que nous avons reproduites, ont été prises les 26/6/1944 et 25/8/1944 au matin par l'aviation américaine.
Points de repère sur la schématisation
de la vue du 25/8/1944:
-- en 1 et 7, la cour des Kremas II et III.
-- pour le Krema II,
en 2, la salle des fours
en 3, la cheminée (on en voit nettement l'ombre projetée)
en 4, la chambre à gaz: on remarque les 4 orifices supposés servir au déversement du Zyklon-B.
en 5, le vestiaire (l'entrée est à droite)
en 6, une petite fosse
--en 8, la Haupstrasse, qui longe les voies ferrées et qui, après avoir desservi le camp des femmes (au-dessus en 15) et le camp des hommes (en dessous en 16) conduit vers les bâtiments de bain et de désinfection (à droite et en dehors de la photo en 17), et d'une façon générale vers ce qu'on appellerait aujourd'hui la "zone de services": une station d'épuration (au dessus du Krema II, par exemple, en 18), un terrain de sport (juste à gauche du Krema III en 19), etc...
-- en 9, 10 et 11, les 3 voies de chemin de fer de l'embranchement particulier (rampe) construit en 1944: on distingue nettement un train sur la voie 10.
-- en 12, 13 et 14, des files de prisonniers.
L'aviation américaine a effectué des reconnaissances
sur Auschwitz du 27/12/1943 au 21/1/1945: ceci s'explique par
le fait qu'Auschwitz III était devenu un immense complexe
industriel. Deux analystes de la CIA (Central Intelligence
Agency), Dino A. Brugioni et Robert G. Poirier ont examiné
les photos prises en ces occasions et ont publié leurs
[138] conclusions en 1979. Leur rapport ne contient que quelques-unes
des photos qu'ils ont pu examiner mais Ball en a publié
d'autres. Examinons ces conclusions en ce qui concerne Birkenau.
1. Entrée des Juifs dans les installations dc gazage.
Notons d'abord que l'argument des historiens (notamment Pressac), selon lequel, "par une malchance extraordinaire", les installations de mise à mort étaient à l'arrêt chaque fois que l'aviation américaine prenait des photos d'Auschwitz, est insoutenable: certaines de ces photos ont été prises à l'époque où l'horreur aurait atteint son comble, notamment lors de la liquidation du Ghetto de Lodz: on gazait jusqu'à 24.000 personnes par jour, etc ... etc...
Le 26/6/1944, Brugioni et Poirier constatent la présence d'un convoi ferroviaire à Birkenau, mais ils n'en disent pas plus.
Le 25/8/1944, ils repèrent un très grand convoi de 33 wagons provenant, pensent-ils, très probablement de Lodz: la sélection est en cours ou terminée. Ils voient un groupe de détenus se dirigeant "de toute évidence" vers la chambre à gaz du Krema II (mais c'est aussi la route des bains et de l'épouillage et à cette époque, 50 elle était aussi empruntée par ceux qui étaient censés être épargnés ). La porte de la cour du Krema est ouverte, notent-ils: en fait elle n'est qu'entrouverte, celle du Krema III en face étant bien fermée, elle, et cet indice ridiculement insignifiant ne compense évidemment pas le fait (qu'ils ne relèvent pas) qu'il n'y ait pas la moindre trace d'activité humaine dans cette cour; on n'y voit personne: ni homme, ni chien, ni chat; on ne voit pas davantage ces fameux camions qui amenaient les impotents aux crématoires et pas davantage cette voiture marquée de l'emblème de la Croix-Rouge qui, nous dit-on, apportait le Zyklon-B. Il n'y a rien, rien, absolument rien!
Le 13/9/1944, Brugioni et Poirier voient un convoi géant de 85 wagons (peut-être de Lodz ou de Tchécoslovaquie, pensent-ils). Ils relè[139]vent au passage l'extension du camp de Birkenau (le "Mexico") pour accueillir les Juifs hongrois à l'été 1944 (sans se rendre compte que c'est là une des preuves que les Juifs hongrois n'ont pas été exterminés comme on nous le dit). Ils remarquent une colonne de 1.500 détenus dans la principale rue du camp (qui conduisait, par définition, un peu partout et notamment aux bains et à l'épouillagc): comme ils constatent qu'il y a de l'"activité" (ils ne précisent pas laquelle) au Krema IV (qui n'a pour ainsi dire jamais fonctionné: il est tombé en panne aussitôt après sa mise en route en 1943 et converti en dortoirs!) et que la porte de la cour de ce Krema est ouverte, Brugioni et Poirier pensent que ce "pourrait" être la destination de ces 1.500 hommes (destinés à y être gazés). On avouera que cette conclusion est pour le moins sollicitée.
Le 29/11/1944, Brugioni et Poirier relèvent que pour la première fois, il n'y a aucun train dans la gare du camp (les déportations étaient stoppées depuis belle lurette): on retiendra donc que jusqu'à cette date, ils avaient vu des convois (dont certains, il est vrai, peut-être au départ) sans pouvoir en tirer des conclusions positives: on n'a pas constaté une seule fois, au cours de cette période d'intense activité d'extermination, la présence d'un homme, d'un seul homme dans la cour des grands Kremas II et III, où furent gazés la très grande majorité des Juifs déportés à Auschwitz, Incroyable !
2. Réalité des fosses de crémation.
Comme nous l'avons vu, les crématoires ayant une capacité manifestement insuffisante (même pour 1.000.000 de morts), les historiens prétendent que les Allemands incinérèrent principalement leurs victimes dans de "gigantesques fosses" (8 ou 9 fosses de 40 m de long et 8 m de large, encore qu'en 1994, Pressac ne voyait plus que 3 fosses de 15 m de long et 3,50 m de large!). Elles furent particulièrement utilisées, précisent-ils, en 1944 (précisément à l'époque des reconnaissances aériennes de l'US Air Force). On a vu plus haut que ces fosses sont une vue de l'esprit, ne fût- ce que pour des raisons techniques, mais examinons tout de même les photos.
Le 26/6/1944, Brugioni et Poirier, voyant de nombreuses traces de travaux de terrassement près des Kremas IV et V (lesquels ont peu ser[140]vi, rappelons-le, le Krema IV ayant même été définitivement mis hors service en 1943), font le rapprochement avec les fosses de crémation mais refusent d'en tirer des conclusions positives (comme nous l'avons dit, ces terrassements auraient peut-être pu servir à l'aménagement des "bassins de réserve d'eau contre l'incendie" dont parle Müller). Ils ne retrouvent d'ailleurs plus ces vagues indices sur les photos des 26/7/1944 et 13/9/1944. En ce qui concerne les grands Kremas II et III, ils repèrent, sur toutes les photos si j'ai bien compris, une fosse "possible" derrière les bâtiments (celle qu'on distingue en 6 à l'arrière du Krema II fait environ 10 m sur 5 m; selon Ball, elle a 2 m de profondeur et son fond est recouvert d'eau) et ils pensent que ce sont celles qui ont servi à incinérer les corps que les fours ne pouvaient brûler: ceux qui partagent les conclusions que nous avons développées dans le chapitre que nous avons consacré aux fosses, apprécieront. Le 29/11/1944, ils constatent que la fosse derrière le Krema III a été rebouchée.
Je suppose que c'est à ces endroits que Pressac a fouillé, apparemment sans résultat (en tout cas, il n'en parle pas dans son livre).
A aucun moment, Brugioni et Poirier ne disent avoir vu de stock de combustible (bois ou coke).
3. Flammes et fumées.
Des torrents de flammes et de fumée noire sortaient des crématoires et des fosses, disent les historiens; ils étaient visibles à 30 kms à la ronde; cela aurait dû particulièrement se vérifier à l'époque tragique des reconnaissances aériennes des Américains.
Sur les photos du 26/6/1944, Brugioni et Poirier voient effectivement de la fumée, mais près de la station principale d'épuration; ils n'en voient nulle part ailleurs, ni sortant des crématoires ni sortant des gigantesques fosses (et pour cause: elles n'existent pas) ou des petites fosses trouvées près des Kremas II et III (si ce sont des fosses de crémation; ne seraient-ce pas plutôt, par exemple, des fosses pour les cendres des fours ?). Brugioni et Poirier concèdent que "c'est surprenant". Les autres jours et notamment le 25/8/1944, ils ne voient pas de fumée du tout, même pas en des endroits non suspects! Ils doivent bien admettre, manifestement gênés, que "quoique les survivants rapportent que les cheminées des crématoires crachaient continuellement de la [141] fumée et des flammes visibles à des miles de distance, les photographies n'en donnent aucune preuve positive". (Ces photos prises, précisent-ils, pendant "la période d'extermination", sont datées des 4/4/1944, 26/6/1944, 26/7/1944, 25/8/1944 et 13/9/1944; en fait, en ce qui concerne cette période, on en a aussi en date du 27/I2/1943, mais le ciel était bouché, et du 31/5/1944; on a donc une photo par mois pendant 6 mois consécutifs).
Les photos de l'"Album d'Auschwitz" ne montraient pas davantage de fumée ou de flammes sortant des Kremas; la photo aérienne de la Luftwaffe du 8/7/1944 pas davantage. Ces fumées et flammes (sans parler des odeurs) étaient sans doute celles qui étaient émises par les cheminées et torchères du complexe carbochimique géant d'Auschwitz III (peut-être aussi pour les odeurs, celles qu'émettaient les stations d'épuration): les témoins n'auraient pas menti mais auraient confondu ou extrapolé. D'ailleurs, comme le relève Marais, des flammes ne peuvent sortir d'une cheminée normale, sauf quand il y a le feu à cette cheminée.
Comme nous l'avons déjà fait remarquer, si l'aviation américaine n'a pas vu de fumées sortir des Kremas, ce n'est pas parce que, par une "malchance" que les statisticiens n'admettront pas, il n'y avait pas d'extermination ces jours-là mais tout simplement parce que, par un "hasard" que les statisticiens peuvent admettre, il n'y avait pas d'incinérations ces jours-là, les crématoires fonctionnant uniquement de façon intermittente quand les morgues étaient remplies de cadavres. Autre explication donnée par Marais, laquelle explication ne s'oppose pas nécessairement à la nôtre: "Cette absence àe fumée peut s'expliquer aussi par la nature du combustible utilisé (le coke) et par une exploitation rationnelle, sans surcharge, des fours crématoires." ("Revision", mai- juin-juillet 1994).
4. Orifices de déversement du Zyklon-B.
Brugioni et Poirier relèvent l'existence de ces
4 orifices et sur le Kreina II et sur le Krema III.
Relevons encore qu'ils ont constaté que le 14/l/1945, les chambres à gaz des Kremas Il et III n'avaient pas encore été dynamitées: l'agrandissement des photos de ce jour-là serait bien intéressant (les Allemands, dit le Kalendarium, avaient enlevé les 50 cms de terre et [142] donc d'herbes qui les recouvraient et les orifices doivent apparaître plus clairement que sur les autres clichés, d'autant plus que ce jour-là, les Kremas étaient recouverts par la neige).
Le géologue John C. Ball a analysé à son tour ces photos ( 51 ) et il a mis en évidence un certain nombre de trucages de la part de la CIA, trucages dont un profane peut se convaincre facilement:
-- En ce qui concerne les orifices de déversement du Zyklon-B, nous en reparlerons en annexe 6. Disons déjà que la présence de ces orifices est le résultat d'un faux indiscutable et même grossier.
-- En ce qui concerne les colonnes de détenus, Ball a relevé le 25/8/1944 l'ajout de colonnes dans le camp des femmes et dans celui des hommes, mais sans relation avec l'extermination. Notons encore, bien que cela concerne Auschwitz I, que le 25/8/1944, le faussaire fait passer une colonne de détenus "à l'enregistrement" sur le toit d'un baraquement!
-- Par contre, Ball a relevé que
les clôtures des terrains des Kremas II et III,
qui n'étaient constituées que de simples fils barbelés
comme partout dans le camp, avaient été renforcées
par le faussaire comme pour donner l'impression que les Kremas
étaient camouflés. On relève d'ailleurs
avec étonnement que le 31/5/1944, le faussaire de la CIA
a oublié de renforcer une bonne portion de la clôture
du Krema II. ( 52 )
En conclusion, ces photographies, malgré leur manipulation grossière et le parti pris des analystes de la CIA, prouvent que l'histoire officielle est mensongère ou, pour le moins, entachée d'exagérations extravagantes. Qui oserait prétendre le contraire?
[143]
(D'après Robert Faurisson, dans "Annales d'Histoire Révisionniste", n* 1, Printemps 1987)
En 1942, le célèbre rabbin new-yorkais Stephen Wise, président du Congrès Juif Mondial, déclara que les Allemands fabriquaient en quantité industrielle du savon à partir de cadavres de Juifs. Wise, qui est un éminent talmudiste. a joué un rôle prépondérant dans la fabrication de l'autre grande légende, celle des chambres à gaz.
En 1943, le Comité Antifasciste Juif d'URSS tint des meetings aux USA aux fins de récolter des fonds: à chaque fois, l'acteur Salomon Mikhoels montrait une savonnette humaine prétendument ramenée d'un camp de concentration.
A Nuremberg, l'avocat général soviétique Smirnov présenta un témoin du nom de Mazur, préparateur à l'Institut anatomique de Danzig, qui affirmait que cet institut avait fabriqué du savon humain. Smirnov produisit aussi des déclarations sous serment faites dans ce sens par deux prisonniers anglais. Smirnov déposa même des bouts de savon. Comme ce fut trop souvent le cas dans les procès contre les Allemands, on ne fit aucune expertise et on ne contre-interrogea aucun témoin.
L'avocat général britannique Shawcross déclara qu' "à l'occasion" les Allemands avaient utilisé les corps de leurs victimes pour pallier le manque de savon.
Dans son jugement du 1/10/1946, le tribunal a déclaré que les Allemands avaient fait des essais de fabrication de savon à partir de graisse humaine.
Le célèbre juge SS Morgen confirma le fait devant un tribunal militaire américain: il raconta que Dirlewanger, qui commandait un commando SS sur le front de l'Est, avait fait périr de jeunes Juives par piqûres de strychnine, découper leurs corps en petits morceaux, mélanger ceux-ci avec de la viande de cheval et fait bouillir le tout pour obtenir du savon. Comme nous l'avons vu, Morgen fut aussi un des témoins les plus cités par l'accusation pour prouver l'existence des chambres à gaz.
Après la guerre, d'après Hilberg, les Polonais boycottaient le savon parce qu'ils croyaient qu'il avait été fabriqué avec de la graisse humaine.
[144]
Des morceaux de savon furent montrés dans des expositions
ou enterrés dans des cimetières juifs d'Europe et
d'Israël: à Polticeni (Roumanie), à Sighet
(Hongrie), à Haïfa (Israël), à l'Institut
historique de Varsovie (Pologne), à la Kaznelson-House
du Kibbouts des combattants du Ghetto en Israël, à
l'Institut Yivo de New-York (USA), à la Cave des Horreurs
au Mont-Sion (Israël). Sources citées par Faurisson:
Polticeni: Simon Wiesenthal, "RIF", Der Neue Weg, 1946. Le célèbre chasseur de nazis est aussi grand fabulateur que Wiesel: il indique que les savonnettes portaient une marque de fabrique "RIF' pour "Rein Jüdisches Fett" ("Pur savon juif"). En fait "RIF" signifiait "Reichstelle für Industrielle Fettversorgung" ("Office du Reich pour l'approvisionnement industriel en matières grasses"). Le lecteur aura déjà remarqué que "Jüdisches" commence par un J et non pas par un I.
Sighet: "The New York Times",
9/12/1986
Haïfa: Pierre Joffroy, "Paris Match", 3/11/1956.
Autres: Ditlieb Felderer, Bible Researcher, Revisionnist History,
Oct 1979; confirmation pour Israël et New York est donnée
par Hilberg.
On trouve encore d'autres allusions à ce savon juif:
-- L"'Encyclopoedia Judaïca", article "Poland", Vol 13, pp 761-762, contient une photo d'une usine de savon à Danzig.
Le rabbin Schneier en 1983, à la cérémonie d'ouverture du Rassemblement américain des survivants juifs de l'Holocauste, déclarait: "Nous avons en mémoire les pains de savon marqués des initiales RJF faits des cadavres de nos bien-aimés." On notera que "RIF" est devenu "RJF " ( 53 ).
En Belgique, Ludo Van Eck, reproduit également une photo d'une savonnerie de ce type ("Le livre des camps", Leuven, 1979). 54 )
[145]
Le germaniste Joseph Rovan, professeur à l'Université
de Paris III déclarait encore en 1984 que pour Hitler,
les Juifs étaient à Auschwitz "de la matière
première pour savonnette".
En 1986, la Fondation Auschwitz à Bruxelles confirmait encore l'existence dudit savon juif.
Par contre, Hilberg a déclaré qu'il s'agissait d'une rumeur sans fondement. L'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich aussi (1983). Georges Wellers, ancien d'Auschwitz et historien français, dit que la fabrication de savon juif appartient à la "catégorie des bobards qui circulaient déjà dans les camps". ( 55 )
Désormais, conclut Faurisson,
plus personne n'oserait confirmer pareille légende (56).
Mais pourquoi ne faudrait-il plus croire à une légende
pour laquelle on a des témoignages, des documents photographiques,
des opinions de grands historiens et des "preuves",
et pourquoi faudrait-il croire à une autre légende
(celle des chambres à gaz) pour laquelle on a des éléments
d'appréciation du même ordre? Pourquoi la Justice
française poursuit-elle les "négateurs"
de chambres à gaz et pas ceux de savon juif, alors
que les deux faits ont été attestés et certifiés
à Nuremberg même?
[146]
Le 2/9/1942, au début de son court séjour
à Auschwitz-Birkenau en tant que médecin
SS, le professeur Johann-Paul Kremer note dans son journal:
"Zum 1. Male draussen
um 3. Uhr früh bei einer Sonderaktion zugegen. Im vergleich
hierzu erscheint mir das Dante'sche Inferno fast wie eine Komödie.
Umsonst wird Auschwitz nicht das Lager der Vernichtung genannt
!"
("Ce matin, à
3 heures, j'ai assisté, dehors, pour la première
fois à une action spéciale. Comparé à
cela, l'Enfer de Dante me paraît presque comme une comédie.
Ce n'est pas sans raison qu'Auschwitz est appelé le Camp
de l'Anéantissement ! " )
Nous passerons sur les querelles de vocabulaire, par exemple la querelle entre ceux qui traduisent "Vernichtung" par "extermination" et ceux qui le traduisent par "anéantissement". Nous passerons aussi sur les altérations de texte faites, jadis, par les historiens, altérations qui n'étaient peut-être pas innocentes: ainsi traduisaient-ils "das Lager der Vernichtung", expression quasi littéraire (Kremer n'en était pas avare) dont l'équivalent en français est "le Camp de l'Anéantissement (ou de l'Extermination)", par "un camp d'extermination", expression d'allure administrative, comme "Le Soir" le fait encore le 2/10/1992. On notera encore qu'en aucun endroit de son journal, Kremer ne mentionne clairement qu'il y ait eu des gazages à Auschwitz, ce qui fait que son journal est l'objet d'interprétations.
Interprétation des historiens: Cette nuit-là est arrivé de France un convoi de déportés juifs. Un certain nombre ont été retenus pour le travail, mais la plupart ont aussitôt été gazés: c'est cette opération qui constitue l' "action spéciale" dont parle Kremer (il en parle à quinze reprises, le plus souvent à l'occasion de l'arrivée d'un convoi). Cette première expérience de l'extermination des Juifs a horrifié Kremer, qui s'est confié à son journal.
Interprétation des révisionnistes: Cette nuit-là est arrivé de France
un convoi de déportés juifs, alors que le camp et
la ville [147] d'Auschwitz étaient frappés par de
terribles épidémies de typhus, dysenterie, etc...
(les déportations furent même suspendues et le camp
en quarantaine). L'"action spéciale" dont
parle Kremer consistait à réceptionner ce convoi:
ce n'était pas une mince affaire d'accueillir d'un coup
en pleine nuit 1.000 à 2.000 personnes, épuisées
par un long voyage et dont certaines étaient âgées
ou malades (il y avait habituellement pour les malades des wagons
sanitaires ou qualifiés de tels dans ces convois); il fallait
notamment séparer ceux qui étaient aptes au travail
et ceux qui, ne l'étant pas, devaient être réimplantés
à l'Est; dans l'immédiat, il fallait à 3
heures du matin installer tout ce monde au milieu de malades et
de mourants dans une atmosphère dantesque: ainsi, le
tiers des détenus immatriculés au 1/9/1942 moururent-ils
dans le mois !
Les révisionnistes renvoient en outre à une lettre du 21/10/1942 de Kremer à sa gouvernante:
"Toutefois, je n'ai pas encore reçu de réponse définitive, mais je m'attends à pouvoir être de retour à Munster avant le 1er décembre et ainsi tourner définitivement le dos à cet enfer d'Auschwitz, où en plus du typhus, etc.... règne aussi maintenant la typhoïde."
Il semble donc bien que, pour le docteur Kremer, l'"enfer d'Auschwitz", c'était les épidémies qui frappaient les Juifs et les SS (57) et non l'extermination des Juifs par gazage. Nous aurons l'occasion dans le tome 2 de revenir sur la période au cours de laquelle Kremer a vécu à Auschwitz et nous montrerons à quel point cette thèse est justifiée.
[148]
(...)
Nous ne savions pas encore quelle direction était la bonne, celle de gauche ou celle de droite, quel chemin conduisait au bagne et lequel au crématoire. Cependant, je me sentais heureux: j'étais près de mon père. Notre procession continuait d'avancer, lentement.
Un autre détenu s'approcha de
nous:
-- Contents ?
-- Oui, répondit quelqu'un.
-- Malheureux, vous allez au crématoire.
Il semblait dire la vérité. Non loin de nous, des flammes montaient d'une fosse, des flammes gigantesques. On y brûlait quelque chose. Un camion s'approcha du trou et y déversa sa charge: c'était des petits enfants. Des bébés ! Oui, je l'avais vu, de mes yeux vu... Des enfants dans les flammes. (Est-ce donc étonnant si depuis ce temps-là le sommeil fuit mes yeux ?)
Voilà donc où nous allions. Un peu plus loin se trouverait une autre fosse, plus grande, pour des adultes.
Je me pinçai le visage: vivais-je
encore ? Etais-je éveillé ? Je n'arrivais pas à
le croire. Comment était-il possible qu'on brûlât
des hommes, des enfants et que tout le monde se tût ? Non,
tout cela ne pouvait être vrai. Un cauchemar... J'allais
bientôt m'éveiller en sursaut, le coeur battant et
retrouver ma chambre d'enfant, mes livres...
La voix de mon père m'arracha à mes pensées:
-- Dommage... Dommage que tu ne sois pas allé avec ta mère...
J'ai vu beaucoup d'enfants de ton âge s'en aller avec leur
mère...
Sa voix était terriblement triste. Je compris qu'il ne voulait pas voir ce qu'on allait me faire. ll ne voulait pas voir brûler son fils unique.
Une sueur froide couvrait mon front. Mais je lui dis que je ne croyais pas qu'on brûlât des hommes à notre époque, que l'humanité ne l'aurait jamais toléré...
-- L'humanité ? L'humanité
ne s'intéresse pas à nous. Aujourd'hui, tout est
permis. Tout est possible, même les fours crématoires...
Sa voix s'étranglait.
[149]
-- Père, lui dis-je, s'il en est ainsi, je ne veux plus
attendre. J'irai vers les barbelés électrifiés.
Cela vaut mieux qu'agoniser durant des heures dans les flammes.
Il ne me répondit pas. Il pleurait. Son corps était secoué d'un tremblement. Autour de nous, tout le monde pleurait. Quelqu'un se mit à réciter le Kaddich, la prière des morts. Je ne sais pas s'il est déjà arrivé, dans la longue histoire du peuple juif, que les hommes récitent la prière des morts sur eux-mêmes.
-- Yitgadal veyitkadach chmé raba...Que Son Nom soit grandi et sanctifié... murmurait mon père.
Pour la première fois, je sentis la révolte grandir en moi. Pourquoi devais-je sanctifier Son Nom? L'Eternel, Maître de l'univers, l'Eternel Tout-Puissant et Terrible se taisait, de quoi allais-je Le remercier?
Nous continuions à marcher. Nous nous rapprochâmes peu à peu de la fosse, d'où se dégageait une chaleur infernale. Vingt pas encore. Si je voulais me donner la mort, c'était le moment. Notre colonne n'avait plus à franchir qu'une quinzaine de pas. Je me mordais les lèvres pour que mon père n'entende pas le tremblement de mes mâchoires. Dix pas encore. Huit. Sept. Nous marchions lentement, comme après un corbillard, suivant notre enterrement. Plus que quatre pas. Trois pas. Elle était là maintenant, tout près de nous, la fosse et ses flammes. Je rassemblais tout ce qui me restait de forces afin de sauter hors du rang et me jeter sur les barbelés. Au fond de mon coeur, je faisais mes adieux à mon père, à l'univers tout entier et, malgré moi, des mots se formaient et se présentaient dans un murmure à mes lèvres: Yitgadal veyitkadhach chmé raba... Que Son Nom soit élevé et sanctifié... Mon coeur allait éclater. Voilà. Je me trouvais en face de l'Ange de la mort...
Non. A deux pas de la fosse, on nous ordonna de tourner à gauche, et on nous fit entrer dans une baraque.
(...)
[150]
L'historien allemand Ernst Nolte de l'Université
Libre de Berlin a écrit dans "Sieg", n*
5/1990:
"Même pour des profanes, il est évident, après le premier choc, que, dans des pièces qui sont exposées au vent et à la pluie depuis plus de 40 ans, il n'est plus possible de trouver des preuves décisives de la non-existence de processus déterminés, à moins de prouver qu'une coloration bleue ineffaçable par des influences extérieures aurait dû nécessairement se produire d'une manière analogue à ce qui s'est passé pour des chambres dites d'épouillage. C'est précisément cette preuve que Leuchter n'apporte pas."
Depuis, Rudolf a comblé cette lacune du rapport Leuchter et détruit l'argument -de bon sens, il est vrai- de Nolte. Plus récemment, après la lecture du rapport de Rudolf, le célèbre historien, confessant qu'il n'était pas qualifié pour juger cette expertise, ajoutait tout de même: "Cependant, mon impression est que cette expertise est une contribution importante à la solution d'un problème important, solution devenue urgente depuis le 'Rapport Leuchter'."
L'argumentation de Pressac a le grand mérite d'exister mais elle est incohérente. La formation des ferrocyanures, dit-il, se serait produite dans les chambres à gaz d'épouillage mais pas dans les chambres à gaz homicides en raison des quatre paramètres suivants:
1. la quantité de Zyklon-B mis
en oeuvre;
2. la durée de l'opération;
3. la température ambiante;
4. les effets des intempéries.
En ce qui concerne les paramètres "quantité" et "durée", on utilisait, dit Pressac, beaucoup plus de Zyklon-B dans les chambres d'épouillage, et cela, pendant plus de temps et à une température plus élevée. Il fallait, dit-il (sans preuve, bien entendu), une concentration de HCN (acide cyanhydrique) de:
[151]
-- 5 g/rn3 pendant 6 heures pour tuer un pou,
-- seulement 0,3 g/m3 pendant 5 minutes pour tuer un homme.
Et Pressac de préciser que 97 à 98 % (pour le moins 95%) du Zyklon-B utilisé à Auschwitz ont servi à gazer des poux. ( 58 )
Mais, dit-il aussi, pour être sûr du résultat (en fait Pressac est lié par les dires des témoins quant au nombre de boîtes utilisées par opération), on administrait aux Juifs 40 fois la dose létale, soit 12 g/m 3 (encore que pendant moins de 10 minutes).
Il y a déjà là une
contradiction: si les Allemands avaient voulu être
surs du résultat, ils se seraient donné un peu plus
de temps. Mais comme nous le verrons, là aussi, Pressac
reste lié par les dires des témoins et il ne peut
donner davantage de temps aux Allemands (bien que, obligé
de se défendre sur le plan de la capacité de crémation,
il prétende par ailleurs qu'il n'y avait qu'un seul gazage
"possible" par jour dans les Kremas II et
III: Pressac n'en est pas à une incohérence
près !). Malgré quoi, son raisonnement se détruit
tout seul:
-- Ces 10 minutes ont été répétées
d'innombrables fois pour gazer ces centaines de milliers de Juifs
(ces millions, disaient naguère les historiens) et cela
change tout, car "les petits ruisseaux font les grandes
rivières". Pressac aggrave son cas en affirmant
que le gaz avait juste le temps d'être inhalé par
les victimes mais pas celui de se déposer sur les murs:
c'est vraiment puéril de sa part.
-- Ces 10 minutes sont pure théorie, car il fallait bien
davantage de temps pour diffuser et ventiler le gaz, et cela lui
permettait de [152] s'insinuer dans les murs et de s'y transformer
en ferrocyanure. Le fabricant nous le dit et les experts, comme
Rudolf, nous le confirment.
-- On a retrouvé des doses quantifiables de ferrocyanure dans des locaux autres que ces deux sortes de chambres à gaz, locaux qu'on avait dû désinfecter l'une ou l'autre fois et dans lesquels on aurait dû trouver beaucoup moins de ferrocyanure que dans des chambres homicides.
-- Même si elles n'ont pas été répétées plusieurs fois par jour, comme Pressac l'affirme aujourd'hui, ces 10 minutes, toutes théoriques qu'elles soient, auraient néanmoins suffi à assurer un développement des ferrocyanures, pour autant, bien entendu, que le gaz ait réussi à se diffuser (ce qui n'est pas sûr, mais il faut bien admettre que s'il ne se diffusait pas, il ne pouvait pas davantage tuer les Juifs que former des ferrocyanures).
Voilà pour les paramètres "quantité"
et "durée".
Pour ce qui est de la "température", il faudrait, pour commencer, que Pressac se mette en accord avec lui-même:
-- Elle était, dit-il, portée à 30*C dans les chambres à gaz d'épouillage (pour faciliter la diffusion de l'HCN, qui entre en ébullition à 25,7 * C); si elle était moindre dans les chambres à gaz homicides (notamment en hiver, saison au cours de laquelle elle devait être proche de zéro si pas en dessous), comment l'HCN pouvait-elle bien se diffuser et faire son oeuvre en 10 minutes ? On peut ajouter que, comme l'a démontré Rudolf, plus la température est basse et plus le gaz cyanhydrique qui aurait réussi à se dégager (en petites quantités, bien entendu) a de chances de se transformer aussitôt en ferrocyanure, surtout dans un milieu humide.
-- Si la température s'élevait rapidement dans les chambres à gaz homicides grâce à la "chaleur humaine", comme le prétendait Wellers et comme le prétend également Pressac, son argument relatif à la température n'est plus valable (à savoir qu'il n'y aurait pas eu formation de ferrocyanure dans les chambres à gaz homicides du fait que la température y était trop basse).
[153]
Quant aux effets des "intempéries"
et d'une façon générale des effets
de la durée dans le temps, on a vu comment Rudolf y
a répondu de façon imparable. Il n'y avait d'ailleurs
qu'à examiner le mur extérieur d'une certaine
chambre à gaz d'épouillage pour s'en convaincre.
(Ce mur est encore bleuté après cinquante
ans d'exposition au soleil et aux intempéries.)
Bref, Pressac ne cesse de se retrouver coincé dans ses propres contradictions et, contrairement à ce qu'affirment des gens qui, visiblement, ne l'ont pas lu, il n'est pas arrivé à trouver la moindre faille dans l'expertise de Leuchter.
L'historien belge Jean Stengers, lui, a estimé (en mai 1989) que l'expertise de Leuchter était "ridicule" à cause de l'état actuel des installations et de notre méconnaissance relative des lieux: "On sait combien le remaniement des lieux depuis près d'un demi-siècle rend extraordinairement difficile l'identification des vestiges -à supposer qu'il en reste- des bâtiments qui ont pu servir de chambres à gaz. Même un examen approfondi des plans conservés ne permet dans certains cas que des suppositions (...)". En décembre 1992, il persiste à parler d'"expertise-bidon".
On peut lui répondre que ni le Musée d'Etat d'Auschwitz, qui a fait procéder à une contre-expertise, ni Pressac (bien que Stengers s'y réfère) ne partagent ses réticences. J-C Szurek, qui, en 1989, a donné une description-inventaire d'Auschwitz, ne dit rien qui puisse donner raison à Stengers. Enfin, les photos récentes que donne Pressac laissent penser qu'une expertise de la chambre à gaz du Krema II est même étonnamment facile (on peut se glisser facilement sous le manteau de béton du toit effondré et on distingue très nettement plafond, armatures, piliers, poutre maîtresse et murs de briques, qui sont manifestement d'origine et n'ont pas été remaniés). Les films-vidéo tournés à l'occasion de l'expertise de Leuchter ou ramenés par d'autres (McCalden par exemple) font même pénétrer le téléspectateur à l'intérieur de la chambre à gaz du Krema II (ce qui est interdit au pélerin qui a fait le déplacement à Birkenau). Les réticences de Stengers peuvent se justifier par exemple pour le Krema I mais en aucune manière pour les Kremas Il et III, où est censé s'être déroulé l'essentiel des gazages: on sait où ils sont et où sont censées s'être trouvées leurs chambres à gaz;
[154]
certains de leurs vestiges, comme les murs de briques,
sont parfaitement identifiables et on y a un accès facile.
( 59 )
Enfin, compte tenu de ses remarques,
on est en droit de demander au professeur Stengers sur quelles
preuves matérielles un rationaliste peut donc bien fonder
sa croyance aux chambres à gaz ?
[155]
Pressac a relevé dans les archives d'Auschwitz 39 "traces criminelles" c'est-à-dire qu'à 39 reprises, il a retrouvé des indices, des mots, etc... qui prouvent, croit-il, la conversion des divers Kremas à des fins criminelles. Certaines de ces traces, soit seules soit en association, semblent accablantes pour les Allemands mais. comme on va le voir, les choses ne sont pas toujours simples. De toutes façons, aucune de ces "traces" ne compense les objections rédhibitoires des révisionnistes concernant la ventilation du gaz, la capacité de crémation, etc.... objections que nous avons développées plus haut. Enfin, ainsi que nous l'avons dit plus haut, un nouvel élément a été apporté en fin 1995 par Mattogno et Graf: ils ont découvert à Moscou un document relatif à un projet de "chambre d'épouillage pour le Krema II d'Auschwitz-Birkenau" et cette découverte capitale pourrait bien clore toute discussion car la réalisation de ce projet pourrait expliquer toutes les "traces" de Pressac et "détricoter" toute l'argumentation révisionniste, argumentation 1e plus souvent convaincante mais, par moments, laborieuse voire spécieuse.
Néanmoins, nous pensons qu'aujourd'hui, il reste encore intéressant d'examiner les principales de ces traces, ne fût-ce que pour mettre en évidence d'éventuels mensonges.
1. PORTES ETANCHES AU(X) GAZ.
On trouve dans les archives d'Auschwitz plusieurs mentions de portcs étanches au(x) gaz pour la morgue 1 des Kremas II et III: les historiens y voient une preuve qu'elles servaient de chambres à gaz; en effet, pourquoi équiper des morgues de portes semblables ?
Un exemple: un bordereau du 6/3/1943 porte sur la commande d'une "porte [étanche] au(x) gaz de 100/192 [cm] pour la morgue 1 (...) identique à la porte de la cave du Krema II d'en face". Il s'agit donc des Kremas II et III et du coup, nous apprenons qu'effectivement les morgues 1 de ces deux grands Kremas, dans lesquels se serait déroulé l'essentiel de l'extermination, avaient une porte étanche au(x) gaz et
[156]
sont donc bien, selon les historiens, des chambres à gaz
homicides. Cette commande a été confirmée
dans une lettre du 31/3/1943, qui rappelle aussi une commande
antérieure de 3 autres portes étanches au(x) gaz
pour les Kremas IV et V, semblables, dit la lettre,
aux portes déjà livrées jusqu'alors (c'est-à-dire,
selon Pressac, la porte livrée pour le Krema II et
une porte déjà livrée pour le Krema IV,
dans lequel il y avait en tout 4 portes semblables); ce passage
banaliserait en quelque sorte la porte étanche au(x) gaz
et on est en droit de se demander s'il n'y en avait pas un peu
partout dans tous les bâtiments en dur d'Auschwitz, sans
parler des portes étanches au gaz de la vingtaine de chambres
à gaz d'épouillage du camp. Bien entendu, si seules
les morgues 1 en avaient été équipées,
ce serait différent, mais on n'est pas bien sûr que
ce soit réellement le cas.
On peut encore ajouter que:
a/ -- Ces morgues, disent certains révisionnistes, servaient à l'occasion d'abri antiaérien (nous en avons déjà parlé et nous avons dit qu'on peut se demander si ces morgues n'avaient pas été conçues à cet effet également) et cela justifiait la pose de portes ad hoc. Argument bien faible, admettent d'autres révisionnistes.
b/ -- Jadis, certains avaient émis l'idée que l'on aurait pu se servir de la morgue 1 du Krema II pour des essais de gaz de combat (autre que l'HCN) mais alors, pourquoi avoir fait de même dans les autres Kremas? C'est invraisemblable.
c/ -- A l'appui de la présence de chambres d'épouillage dans les Kremas, ce qui est une autre explication, on pourrait peut-être citer la commande le 9/7/1943 par l'administration des crématoires et exécutée le 9/7/1943 d'une "clé pour chambre à gaz" (" 1 Schlüssel. für Gaskammer"). En effet, pourquoi une clé pour une porte de chambre à gaz homicide? On les fermait avec des barres, affirment les historiens. C'est effectivement "incompréhensible", admet Pressac. Comme on le verra plus loin, Faurisson a donné une piste intéressante avec le "cellier à gaz" mais il est bien possible que le document ramené par Mattogno et Graf règle la question.
d/ -- De son côté, Gauss donne des précisions qui paraissaient déterminantes:
-- d'une part, rappelle-t-il après
Leuchter, ces portes étaient en bois et le joint d'étanchéité
était en feutre et, dès lors, c'est une pure
[157]
convention de langage de les baptiser "portes étanches
au gaz" car elles ne pouvaient l'être. Cette argumentation,
on le notera, ruinerait --partiellement -- la thèse de
l'abri antiaérien.
-- d'autre part, la morgue 1 (et les autres morgues) étaient destinées à accueillir les corps de typhiques et il était donc nécessaire de calfeutrer les portes pour éviter une dispersion continue des microbes. Cette étanchéisation était d'ailleurs dans le cas des Kremas II et III un élément indispensable de la ventilation de la morgue 1: sans elle, le circuit n'aurait pas été fermé correctement et la ventilation aurait été inefficace.
e/ -- Gauss rapporte par ailleurs que Lüftl signale une commande -- dont ne parle pas Pressac -- de 240 fermetures pour des "fenestraux étanches au(x) gaz" ("gasdichte Luken"). Le niveau de cette commande est tel qu'on ne peut donner de sens criminel à cette appellation mais était-ce pour les Kremas?
f/ -- Des documenus semblables ont été produits au procès de Dejaco et Ertl. Ces deux accusés ont été acquittés. C'est donc qu'ils ont fourni une explication satisfaisante. Pressac qui a pu consulter le dossier, ne dit pas laquelle. Pourquoi? Ce ne serait pas sans raison qu'on refuserait aux révisionnistes l'accès au dossier.
Voilà où en était
la discussion à fin 1995: eïle semble bien tout à
fait dépassée par la découverte de Mattogno
et Graf ! Ces portes pourraient tout simplement être les
portes de chambres à gaz d'épouillage projetées
et réalisées en partie voire en totalité
mais jamais mises en service.
2. "FUSSBODEN BETONIEREN IM GASSKAMMER"
Le 2/3/1943, un ouvrier d'une entreprise extérieure note (en faisant une faute d'orthographe: il écrit Gass pour Gas) sur une fiche de travail qu'il avait eu, entre autres travaux, à "bétonner le sol de la chambre à gaz [du Krema IV]" ("Fussboden betonieren im Gasskammmer"): c'est, dit Pressac, la preuve qu'il y avait une chambre à gaz homicide dans ce Krema et que tout le monde était au courant. Mais il dit aussi que cet ouvrier avait, quelques jours plus tôt, posé dans la même pièce des fenêtres étanches au gaz et en avait "déduit avec bon sens qu'il était dans une 'chambre à gaz'[homicide]".
NOTES
48/ Au passage d'ailleurs, Pressac règle quelques soldes
de comptes: "Les chercheurs se sont tus pour conserver
leurs précieux fauteuils. Il y a eu une couardise universitaire.
" ("Le Monde")
49/ [IL N'EXISTE PAS DE NOTE 49]
50/ Dans l'"Album d'Auschwitz", ainsi que nous
l'avons dit plus haut, la photo du Krema III indique également
que cette porte est fermée au moment où des déportés
manifestement inaptes (femmes âgées ou accompagnées
d'enfants) passent à hauteur des deux grands Kremas.
51/ Du moins les copies de négatifs déposées
aux archives américaines, car les négatifs eux-mêmes
sont apparemment inaccessibles; s'il y a faux et usage de faux,
on peut facilement comprendre pourquoi: ces négatifs portent
la trace de grattages ou surcharges opérés par les
faussaires. En 1995 les sionistes ont mis la main sur la CIA et
cela n'est pas de nature à faire éclater toute la
vérité.
52/ Cette clôture est tardive: selon Pressac, elle a été
demandée le 9/5/1944 et dessinée le 16/5/1944.
Avant, si on comprend bien, il n'y avait aucune clôture
autour des crématoires, ce qui constitue déjà
un renseignement intéressant en soi. La photo aurait-elle
été prise au cours des travaux de pose de cette
clôture?
53/ Pour les USA, on peut ajouter ceci: en 1974, "Israël
Nachrichten" citait le célèbre Henry Kissinger,
ancien Secrétaire d'Etat américain: "Mes
parents ne sont plus de ce monde: ils ont été
transformés en savon." D'autres journaux rapportent
ce propos doublement mensonger. En fait, le père de Kissinger
est mort en 1982 à New York à l'âge de 95
ans; l'annonce de sa mort en a été faite par sa
femme et ses deux fils, dont Henry, qui, tous, avaient émigré
de Bavière en 1938.
54/ En Belgique également et bien avant lui, Raymond Rivière,
président de l'Amicale des anciens d'Auschwitz et délégué
au procès Höss, certifiait l'existence du savon juif,
comme nous l'avons vu plus haut. Toujours en Belgique, Maxime
Steinberg, historien de la déportation des Juifs de Belgique,
y croyait encore en 1981 ("Pour" des 2 et 7/7/1981).
A propos de Kurt Asche qui aurait expliqué la déportation
des Juifs en plaisantant ("Nous avons besoin de
savon"), Steinberg concluait: "Cette odieuse
boutade indique que Kurt Asche était même informé
de l'usage fait avec les cadavres des dêportés gazés".
Il pouvait d'ailleurs fonder sa conviction sur une
décision de justice: le Tribunal Supérieur du Schleswig-Holstein
qui jugea Asche en 1977 a enregistré cette boutade en précisant,
selon Steinberg, qu'elle "porte à croire que les
Juifs devaient être tués pour ensuite utiliser leurs
débris".
55/ Récemment, Yehuda Bauer du Yad Vashem a confirmé
que pour les Israéliens également, le savon juif
était désormais à considérer comme
une fable, fable que Bauer impute d'ailleurs ... aux Allemands,
lesquels l'auraient imaginée pour effrayer les Juifs ("C'était
une forme sadique de torture psychique", a précisé
Bauer) ! ("The Jerusalem Post", 5/5/1990)
56/ Il se trompait: il s'est encore trouvé une avocate
pour en faire mention en juin 1992 à Fontainebleau au procès
de deux révisionnistes, Philippe Costa et Laurent Gentel.
57/ On peut citer le cas des médecins SS: le Dr
Popiersch, médecin-chef d'Auschwitz, et scn successeur,
le Dr Schwella en sont morts; en ont été victimes
mais en ont réchappé le Pr Kremer lui-même
et les Drs Schwarz, Uhlenbrock et Mengele. (Faurisson dans "Réponse
à J-C Pressac")
58/ Il s'agit là d'une révision de l'histoire,
les historiens nous ayant affirmé très exactement
le contraire, notamment Hilberg, qui dans son livre de 1988 (éd.
française), dit: "La presque totalité des
approvisionnements d'Auschwitz [en Zyklon-B] servait au
gazage des gens ; très peu servaient à la
désinfection"! On comprend bien, sans pour
autant l'approuver, la démarche de Pressac: obligé
d'expliquer l'absence de cyanures, il réduit radicalement
la quantité de Zyklon-B ! Et de même qu'en 1988,
Hilberg écrivait une chose sans preuves parce que cela
confortait la thèse exterminationniste, Pressac, en 1989,
écrit très exactement le contraire, toujours sans
preuves et toujours pour la même raison: ceci montre une
fois de plus que les historiens ne sont pas au service de l'Histoire,
mais l'ont mise au service des thèses qu'ils sont chargés
de défendre. Cette révision n' est pas sans effet,
ainsi que nous le verrons, sur la signification donnée
aux mots "action spéciale" et "traitement
spécial".
59/ Les révisionnistes proclament depuis longtemps
que cette chambre à gaz du Krema I constitue une
supercherie. Piper lui-même vient de leur donner partiellement
raison en 1992: "La chambre à gaz du camp [principal]
a été construite après la guerre (...)
[cette] reconstruction fut fabriquée par l'Union Soviétique
à la suite d'un ordre direct de Staline."
En fait, c'est la totalité du Krema qui a été
reconstruite: Felderer a découvert que les fours ne sont
reliés à aucun conduit d'évacuation de fumées
et que, forcément, la célèbre cheminée
n'était pas davantage reliée à un foyer:
c'est un postiche. Un autre responsable du Musée, Jan Machelek,
avait déjà fait l'aveu de cette supercherie à
Faurisson en 1976.
Même un magazine comme "L'Express" vient
de reconnaître que le Krema I a été
"reconstruit" par les Russes (Eric Conan dans
l'édition du 19/l/1995: "Tout y est faux.")
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LA CONTROVERSE SUR L'EXTERMINATION
DES JUIFS PAR LES ALLEMANDS, Notes
de lecture de Jean-Marie Boisdefeu, 2ème édition,
1996, Vrij Historisch Onderzoek , Tome 1: L'examen des preuves,
ISBN: 90 73111 19 6, Wettelijk Depot: D/5727/1996/2, NUGI 648,
V.H.0., Postbus 60, B-2600 Berchem. 2, België (VIaanderen).
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de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.
L'adresse électronique
de ce document est
<http://aaargh-international.org/fran/bsdf/jmb1.3.html>