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L'ouvrage de pointe de la recherche révisionniste

 

L'Holocauste en question

Chapitre 2

première partie

(traduit de l'anglais)

[13]

La controverse autour de l'extermination des juifs

Introduction

 

ERNST GAUSS

 

 

 

1. Vision germano-juive de l'avenir

Lorsque l'assimilation culturelle et sociale des juifs devint une réalité en Allemagne, dans le courant du XIXe siècle, ce développement portait en germe l'une des plus grandes et des plus fructueuses symbioses qui ait jamais uni deux peuples. D'une part, l'identification des juifs d'Europe centrale, et en même temps d'une partie de ceux d'Europe de l'Est, avec la civilisation allemande et même avec la nation allemande ne peut être ignorée. Au nombre des points forts de la participation des juifs au sort de la nation allemande, il y a indubitablement les nombreux soldats juifs de la première guerre mondiale, dont certains reçurent les plus hautes décorations en raison de leur vaillance. (2) Pour nombre de sionistes, la langue du futur état d'Israël devait être l'allemand, ce qui est une autre preuve de cette solidarité. (3)

Mais les liens étroits de ces deux peuples vont plus loin que cela. Qui se souvient aujourd'hui du nom d'Edouard von Simson, fils de juifs convertis au protestantisme? Il a été l'un des acteurs principaux à toutes les étapes de l'unification allemande au XIXe siècle et son rôle dans ce processus a été beaucoup plus important que, pour ne citer qu'eux, celui du roi Guillaume Ier ou de Heinrich von Gagern. (4)

Il est impossible de ne pas se souvenir du rôle extrêmement important des juifs, très nombreux dans les élites intellectuelles allemandes, les philosophes, les poètes, les scientifiques et les artistes dont la contribution a été si décisive dans la renommée mondiale de l'Allemagne dans l'art et la science depuis trois cents ans? Si l'on prend la liste des prix Nobel de la première moitié du XXe siècle, on s'aperçoit non seulement de la prédominance écrasante des savants allemands mais aussi, parmi eux, du grand nombre de zélateurs de la foi juive. (5)

Cette symbiose, si utile au monde entier, serait-elle possible aujourd'hui? Et si cela semble un rêve éloigné et utopique, on peut se demander pourquoi.

Aujourd'hui, les relations entre les Allemands et les juifs sont dominées par les récits des souffrances endurées entre 1933 et 1945. Ces années, dirait-on, ont empoisonné sans remède les relations entre les Allemands et les juifs, qui sont marquées au coin des accusations interminables d'un côté et de repentir tout aussi interminable de [14] l'autre. On y perd totalement de vue les événements de notre histoire commune qui, par leur valeur positive, pourrait servir de modèle à une future coexistence.

Je souhaite que les deux peuples se réunissent à nouveau en un compagnonnage fait de respect mutuel, pour renouer avec les traditions d'une époque qui a produit un tel bénéfice pour le monde entier, les juifs et le peuple allemand. Je souhaite aussi que vienne enfin le temps où tout mépris ou dédain réciproque, toute méfiance et toute peur mutuelle s'érodent et disparaissent finalement. Je languis après la fin d'une époque qui a apporté au monde entier, aux juifs et au peuple allemand un malheur qu'aucune époque précédente n'avait peut-être connu.

Michael Wolffsohn, professeur d'histoire à l'université militaire de Munich, comprit que les juifs en particulier considèrent la remémoration permanente de l'Holocauste (6) constitue le troisième pilier de l'identité juive contemporaine, avec la religion juive et le nationalisme juif. (7) Mais cette attitude pourrait amener les juifs à considérer éternellement l'Allemagne et le peuple allemand comme "l'ennemi", ce qui a un effet négatif immanquable sur la coexistence pacifique des deux peuples. (8) Une discussion semble nécessaire pour examiner le rôle que l'Holocauste devrait jouer dans la conscience juive, de façon que les deux peuples puissent avoir une relation fondée sur le compagnonnage.

La réconciliation entre les deux peuples demandera, cependant, plus que cela. La réconciliation ne peut intervenir que dans un climat qui encourage à parler à coeur ouvert et à écouter sans préjugé, où les opinions peuvent s'exprimer au lieu d'être refoulées ou supprimées, où les points de désaccord sont discutés de façon civilisée et non pas dissimulés par la violence, des procédés de distraction ou le silence.

Il ne faut donc pas seulement discuter de la place que doit occuper l'Holocauste dans la conscience juive; il faut aussi décider si les récits historiques qui sont présentés aujourd'hui sont corrects. La question est de savoir si la tendance que signale le Pr Wolffsohn à transformer l'Holocauste en nouveau pilier transcendantal de l'identité juive a contribué à l'exagération et par là même à la déformation de la façon dont les événements en cause sont représentés.

Avec ce recueil d'expression scientifique libre d'opinions sur l'historiographie de l'Holocauste, je souhaite lancer une invitation générale à la discussion libre de ces questions entre égaux, bien que (ou peut-être parce que) contrairement aux autres ouvrages sur cette question, la position adoptée ici est celle de la controverse. Pour une telle discussion, il est impératif qu'aucune des parties ne mette en cause l'honnêteté de l'autre et son désir de réconciliation. Le but principal et final de cette discussion est la recherche conjointe et sincère de la vérité, afin de contribuer à la réconciliation entre Allemands et juifs qui pourrait aboutir à l'accomplissement de mon rêve de renaissance de la symbiose entre Allemands et juifs.

[15]

 

2. Le principal tabou contemporain

Mais l'Holocauste entre-t-il aussi dans le cadre de cette discussion, menée dans un esprit d'association? Ce qui est arrivé aux juifs dans la zone dominée par Hitler entre 1941 et 1945 n'est-il pas suffisamment horrible, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans les détails? Les précisions concernant le nombre de victimes et la manière dont elles sont mortes ont-elles la moindre importance? Et alors, la discussion n'est-elle pas superflue?

Admettons provisoirement que la manière et le nombre n'est pas d'importance; dans une certaine mesure, cette opinion a une justification morale certaine. Pourquoi alors affirme-t-on alors avec insistance, dans divers pays d'Europe, parfois avec des menaces de poursuite judiciaire, que les choses se sont passées exactement comme on nous le dit, sans la moindre différence? Si les détails n'ont aucune importance, pourquoi refuse-t-on si obstinément de les discuter et de prendre d'autres opinions en considération? Puisque personne ne discute la nature moralement répréhensible de la persécution des juifs, dans son principe même, pourquoi ne pourrait-on pas discuter des aspects particuliers de cette persécution dans un esprit de controverse? Y a-t-il là un tabou qu'il faut respecter, comme le disait le Pr Arnd Simon ? (9) Vers 1985, les théories de l'historien allemand Ernst Nolte ont provoqué une émotion parce qu'il ne se contentait pas de réclamer une comparaison scientifique entre le national-socialisme et le stalinisme (10) mais allait jusqu'à présenter, pour définir les motifs de la persécution des juifs par le national-socialisme des arguments qui étaient, jusqu'alors, une exclusivité de l'extrême-droite et à ce titre, méprisés. (11) Cela seul suffisait à décrier sévèrement Nolte qui brisait les tabous. Mais lorsque l'évolution historique et politique ainsi que des découvertes récentes permises par les l'ouverture des archives des pays de l'ex-Europe de l'Est, le tapage s'est calmé.

Néanmoins, cela n'a pas suffi à Nolte qui a continué à développer son propos: en 1993, il publiait son ouvrage Streitpunkte, dans lequel il examinait les sujets encore en discussion dans l'historiographie du IIIe Reich. (12) Il ne se contentait pas des sujets dont la discussion est admise par les historiens officiels mais insistait lourdement sur les théories du "révisionnisme radical" qui met en doute et essaie de réfuter l'idée qu'un génocide des juifs ait été prévu par le IIIe Reich, au moyen de gaz empoisonné diffusé dans des chambres à gaz fixes ou mobiles. D'après Nolte, cette thèse "ne peut plus être considérée comme purement absurde ou malveillante et écartée [...]" (13) Après avoir examiné soigneusement les ouvrages révisionnistes qu'il expose en partie, en même temps que les thèses qu'ils défendent, il reconnaît [16] que l'école de pensée révisionniste est fondée sur des principes scientifiques qui, au moins en ce qui concerne l'interprétation des sources, sont au moins aussi solides que ceux des historiens officiels, (14) bien qu'il conclue qu'il ne partage pas les opinions des révisionnistes. (15)

Tout le monde est persuadé que les déclarations qu'il fait dans son livre constitue une violation du tabou beaucoup plus grave que celles qui avaient provoqué la "querelle des historiens", puisque dans son livre, il allait en effet jusqu'à rendre les révisionnistes, avec leurs théories et leurs arguments, socialement acceptables -- ce qui, d'après Nolte, avait pu être évité jusqu'alors en recourant au rejet, à la diffamation ou, tout simplement, au silence. Malgré tout, ses collègues aussi bien que la presse ne s'émurent pas le moins du monde après la publication du livre.

Il est inutile de préciser que les membres de l'extrême-gauche réagirent, non pas en publiant des réfutations, mais en recourant à la violence. En février 1994, une conférence de Nolte était prévue à Berlin mais il fut attaqué par une trentaine de personnes qui l'empêchèrent de prendre la parole; ce n'était pas des anarchistes mais des intellectuels normaux, "anti-fascistes", qui l'attaquèrent verbalement, en le traitant par exemple de "nazi" aussi bien que physiquement, avec du gaz lacrymogène et en le frappant. La Frankfurter Allgemeine Zeitung qualifia cela à bon droit de "terrorisme de l'opinion" dans la capitale fédérale. (16) Je me demande si le Pr Nolte continue à accuser Robert Faurisson, un professeur français de critique de textes, le révisionniste le plus connu du monde, (17) d'être en partie responsable des violentes attaques qu'il a subies, parce qu'il avait formulées certaines de ses thèses de façon polémique et agressive ? (18)

 

3. Le "politiquement correct" paralyse l'Allemagne

Les lecteurs allemands aussi bien qu'étrangers ont besoin qu'on leur explique pourquoi les valeurs démocratiques sont en déclin permanent en Allemagne et pour quelle raison. (19)

Dans un discours récent, Günther H. Rehak, social-démocrate autrichien, ex-secrétaire particulier du chancelier fédéral autrichien Kreisky, a montré en quoi le mouvement anti-fasciste -- qui combat avec virulence toute attitude critique dans l'historiographie, surtout du IIIe Reich -- diffère des autres mouvements "anti", (20) Alors que l'anti-capitalisme ou l'anticommunisme, par exemple, ont toujours été affaire d'opinion et ne sont jamais devenus officiels, l'anti-fascisme s'est peu à peu ancré et structuré à tous les niveaux de la société, en particulier dans les pays germanophones. Il y a, par exemple, des cafés antifascistes (à Vienne et à Berlin, par exemple), des librairies antifascistes, ainsi qu'une quantité innombrable d'associations dont le nom ou les statuts contiennent le mot "antifasciste". Alors que la réponse à la question "êtes-vous anticommuniste?" ou êtes-vous anticapitaliste?" n'a que peu de répercussions sociales, il est de plus en plus difficile de répondre à la question "êtes-vous antifasciste?", surtout dans les pays germanophones: si l'on ne prouve pas nettement ses sentiments antifascistes, on se condamne moralement.

Gérard Radnitzky a parfaitement exposé les origines, le mécanisme et les effets du terrorisme de l'opinion antifasciste en Allemagne, phénomène que l'on qualifie généralement par l'euphémisme du "politiquement correct". (21) [17] Alors que le politiquement correct a eu, aux Etats-Unis, des effets sociaux, en revanche dans le domaine politique et judiciaire il n'a pas eu de conséquences notables, et il a même donné naissance des mouvements contraires. (22) En premier lieu dans les pays germanophones, il est devenu peu à peu la mesure de toute décision politique et judiciaire. Les causes de cette évolution sont complexes. La première est que, grâce aux dispositions réglant l'attribution des permis d'émettre ou de publier, le "programme de rééducation" de l'Allemagne élaboré par le gouvernement américain après la seconde guerre mondiale a réservé les postes ayant une influence sur la société, surtout dans la presse écrite ou parlée, la sociologie ou l'histoire, à des antifascistes convaincus, c'est-à-dire à des individus notoirement de gauche et les attitudes antifascistes et antinationales y ont ainsi été délibérément cultivées. (23) Il n'y avait pas de presse libre ni de libertés universitaires jusqu'en 1955, date où l'Allemagne a obtenu une souveraineté partielle. Les publications conservatrices ou de droite ne pouvaient entrer en concurrence avec les avantages financiers dont jouissaient la presse créée en 1945 ou juste après. C'est vrai également de certains cercles universitaires dans les lycées et les universités allemandes, où les éléments définis idéologiquement se reproduisent à l'infini. Et pour être certain que la situation ne change pas non plus d'un point de vue politique, un "Bureau pour la protection de la constitution" fut institué en Allemagne; outre la lutte officielle contre les partis communistes, ce bureau fait tout ce qu'il peut pour refouler les partis conservateurs, nationaux ou de droite et leurs membres dans un vide juridique. En conséquence, l'Allemagne n'a pas de grand organe de presse conservateur ou de droite, presque aucun professeur de lycée ou d'université et aucun parti politique un tant soit peu important se réclamant de cette tendance.

La seconde rupture importante dans l'histoire de l'Allemagne depuis la guerre, pour Radnitzky, est la "révolte étudiante" de 1968, au cours de laquelle les étudiants allemands, incités par l'enseignement de gauche ou même communiste des professeurs nommés par les armées d'occupation alliées dans les universités allemandes vingt ans plus tôt, (24) provoquèrent des émeutes graves par leur slogans procommunistes. (25) Une petite fraction du mouvement aboutit au terrorisme d'extrême-gauche qui maintint l'Allemagne en alerte dans les années 1970, tandis que la majorité des gens de gauche entamaient leur marche vers diverses institutions du pays. (26)

Actuellement, cette génération aux idées allant du socialisme au communisme est au sommet du pouvoir. Ses membres sont présents en nombre dans tous les domaines de la société allemande (27) et cherchent avidement à prendre le contrôle de l'opinion publique par le "Deux-sur-quatre fasciste", (28) qui désigne la façon dont on réduit toute opposition au silence en l'accusant de tendances fascistes. Radnitzky décrit les méthodes par lesquelles cette élite menteuse, manipulatrice et faussaire monte des campagnes de presse pour faire tomber les personnalités d'opinion hétérodoxe, et comment cette élite n'a aucune hésitation devant l'usage de la violence, qu'elle tolère au minimum, [18] par exemple en assassinant des hommes politiques de droite et en incendiant les locaux de leurs publications, alors qu'il s'agit bien souvent de personnalités insignifiantes. Des voix s'élèvent de plus en plus fort, pour mettre en garde contre l'empoisonnement grandissant du climat intellectuel allemand par ce terrorisme de l'opinion et contre le grand danger que court la démocratie en Allemagne, (29) mais évidemment, la presse allemande, "ennemie de la société libre" (30) ne fait pas entendre ces voix au grand public et le reste du monde les ignore aussi obstinément. De toute évidence, comme cela s'est déjà produit avant la seconde guerre mondiale, on préfère une Allemagne faible, qui se détruit elle-même en allant vers un nouvel état totalitaire dans lequel les pouvoirs en place dirigent à leur guise les affaires intérieures, à une démocratie allemande forte qui représenterait un concurrent économique, politique et moral.

Le principal mécanisme qui permet aux cercles de gauche de se livrer à leur hystérie et de soumettre le peuple allemand à la terreur psychologique est la "théorie de la culpabilité collective", parfois dissimulée sous le nom de "honte collective" ou "responsabilité collective". Radnitzky fournit des exemples très éloquents de la façon dont cette méthode s'y prend pour maintenir le peuple allemand moralement, politiquement et économiquement responsable des crimes de Hitler -- jusqu'à la fin des temps. Les conditions préalables à la mise en _uvre de ce concept sont l'acceptation entière de toutes les allégations relatives à la culpabilité allemande et le rejet moral (et de plus en plus, légal) de toutes les tentatives de réexamen et la dissimulation de crimes semblables ou pires commis contre le peuple allemand. Désormais, ce modèle de comportement s'est imposé non seulement dans de larges secteurs de l'historiographie fédérale allemande et de la presse mais aussi parmi les représentants politiques du peuple allemand, qui y sont tous gagnés, presque sans exception. Et une fois que ces pratiques ont moralement marqué l'histoire allemande et le peuple allemand en tant qu'exécuteur, du sceau d'infamie de "fasciste", les soi-disant antifascistes sont dans une position moralement inattaquable qui leur permet de faire impunément à peu près n'importe quoi.

La meilleure analyse de la situation dans laquelle se trouvent les historiens qui travaillent sur l'histoire de l'Allemagne contemporaine est peut-être celle qu'en ont proposée Backes, Jesse et Zitelmann en 1990. (31) Ils décrivent l'impossibilité entière d'attirer l'attention du grand public sur de nouvelles découvertes -- à plus forte raison, celle de les faire publier -- à partir du moment où l'opinion publique considère qu'elles améliorent l'image du IIIe Reich. Beaucoup d'historiens ont davantage d'intérêt à préserver l'image politiquement correcte de cette période de l'histoire qu'à soutenir la recherche désintéressée. (32) Malheureusement, la situation a empiré dans beaucoup de pays européens depuis une dizaine d'années, peut-être parce, comme de plus en plus d'historiens refusent d'accepter ces restrictions illégales, la presse et le monde judiciaire et politique réagissent à leur tour par de nouvelles persécutions et restrictions légales.

 

[19]

4. Le blocage juridique complet

Si le terrorisme intellectuel était le seul ennemi contre lequel on dût se battre aujourd'hui, nous devrions nous estimer heureux puisqu'on pourrait s'attendre que l'Etat nous protège contre lui s'il veut que sa légitimité soit reconnue en tant qu'"Etat de droit". Cependant, le problème est plus vaste, dans la plupart des pays d'Europe au moins: il se cache, par exemple derrière l'article 5 des libertés fondamentales allemandes, qui traite du droit d'expression et de la liberté de recherche et d'enseignement.

D'après Nolte, et conformément à la Déclaration des droits de l'homme des Nations-Unies, la science et la recherche sont libres dans tous les domaines sans exception. (33) Quiconque cherche à faire un délit de doutes formulés sous forme de thèses et de preuves et publiés de façon objective, attente au principe de liberté de recherche d'une façon qui doit être vigoureusement condamnée. (34) Or qu'en est-il en réalité? Peut-on être assuré d'être protégé par le droit allemand si l'on affirme que certains aspects de l'ensemble nomme "l'Holocauste de la seconde guerre mondiale" n'ont jamais existé? Que disent les tribunaux qui en ont traité? En ce qui concerne la liberté d'opinion et de recherche, les jugements précisent qu'elle est limitée par le droit élémentaire que constitue l'inviolabilité de la dignité humaine (article 1er de la loi), ce que personne ne contestera. Que des déclarations diffamatoires ou proches de la diffamation sortent du cadre légal de la liberté d'expression, soit. Mais c'est la règle désormais pour les tribunaux allemands de décider qu'émettre l'hypothèse que certains détails de l'Holocauste n'ont pas eu lieu constitue une insulte envers les victimes de l'Holocauste. C'est pourquoi, disent-ils, de telles hypothèses ne sont pas protégées par l'article 5 de la loi. On peut se demander bien entendu, en quoi l'idée qu'il y aurait eu moins de victimes qu'on le dit, et qu'elles n'auraient pas été tuées comme on le prétend, constituerait une insulte à nos compatriotes juifs. Autrement dit, en termes neutres, quelqu'un qui a cru jusqu'à présent que cinq de ses parents avaient disparu au cours d'événements horrible serait insulté si on lui disait que quatre de ces parents n'étaient pas morts de façon sinistre mais s'étaient dispersés un peu partout dans le monde, au hasard de la guerre, y avaient pris de nouveaux noms, ce qui rend aujourd'hui impossible de les retrouver. Au contraire, on pourrait s'attendre à ce que la personne concernée écoute au moins les arguments qu'on lui fournit et tire un espoir nouveau ou même se réjouisse de cette bonne nouvelle potentielle. Il s'agit donc de savoir si c'est une insulte de dire à quelqu'un qu'une injustice ou un malheur donné ne sont pas arrivés à l'un de ses proches. Ne devrait-on pas plutôt être heureux que cette hypothèse s'avère exacte? Autrement dit, tout repose sur la preuve.

Mais les tribunaux allemands permettent-ils d'apporter cette preuve? Le système judiciaire allemand part du principe que l'Holocauste, dans son ensemble et dans ses détails, "est évident" et que prétendre le contraire est objectivement faux jusqu'à preuve du contraire. (35) Dans ces cas d'"évidence", le Code de procédure pénale exempte de la preuve le ministère public et le tribunal. (36) Dans la pratique, les tribunaux vont encore plus loin et interprètent cet article de sorte que la défense n'a plus le droit d'apporter des preuves contraires à la thèse généralement admise!

L'article 244 du code de procédure pénale offre aussi une autre possibilité théorique pour contourner le refus de la preuve par le tribunal. Cet article précise que la preuve déjà présentée au cours du procès peut être rejetée seulement si on peut prouver qu'elle est inadmissible. Autrement dit si la défense demande l'audition d'un témoin présent dans la salle et convoqué par elle conformément aux règles de procédure, le tribunal ne peut refuser de l'entendre que si l'examen des qualités de l'expert montre qu'il n'est pas qualifié, soit par manque de diplôme soit par manque d'expérience professionnelle, pour témoigner comme expert dans le domaine en question. En pratique, les tribunaux fédéraux allemands refusent, en général, non seulement d'examiner les preuves présentées mais aussi d'entendre les experts présents, se dispensant de l'examen des références en faisant appel à "l'évidence" ou à l'inadéquation pure et simple. A ce jour, il n'est arrivé qu'une fois qu'un expert soit interrogé sur ses qualifications et le tribunal a alors décidé que le degré de formation du témoin qui lui conférait le titre de chimiste diplômé était insuffisant pour lui permettre de témoigner comme expert dans le domaine de la chimie; il a décidé qu'il fallait au moins un doctorat. (37) Il est important de noter que ce chimiste diplômé était Germar Rudolf et qu'après sa comparution au tribunal, le Conseil central des juifs allemands intervint auprès de son employeur pour qu'il mette fin aux fonctions d'experts auprès des tribunaux de Rudolf. (38) Il est certain que cette intervention a joué un rôle direct dans le renvoi sans préavis de Rudolf, qui avait un contrat à durée déterminée avec l'Institut Max-Planck. (39) Par la suite, l'université de Stuttgart a refusé d'accorder le titre de docteur à Rudolf alors qu'il répondait à tous les critères formels et scientifiques requis par l'université. Il est probable que tout cela visait à s'assurer que Rudolf ne mettrait plus l'historiographie officielle en danger. (40)

Mais revenons à la question de "l'évidence". La loi allemande accepte le principe que des opinions considérées par la société, et par conséquent par les tribunaux, comme des vérités d'évidence, ne le sont pas toujours en réalité -- "les vieilles vérités" sont sans cesse renversées par de nouvelles découvertes -- et garantit donc à la défense le droit de contester des "vérités d'évidence" et donc d'introduire de nouveaux éléments de preuve; cette introduction se fait de deux manières. (41)

[21]

1. La défense doit prouver que les preuves qu'elle veut soumettre sont meilleures que toutes les autres preuves soumises jusqu'alors aux tribunaux allemands qui s'en sont servis pour conférer le statut de "vérité d'évidence".

ou

2. La défense doit prouver qu'il y a un désaccord public affiché au sujet de l'opinion considérée comme une "vérité d'évidence". Il ne suffit pas là de quelques ouvrages d'auteurs sans grand crédit, il faut qu'une partie notable de l'opinion publique soutienne l'opinion contraire.

En fait, cependant, ces dernières années, toutes les motions déposées par les avocats pour faire admettre la supériorité des nouvelles preuves ont été rejetées au motif que l'Holocauste est une "vérité d'évidence", bien que l'Holocauste en soi n'ait jamais été en question dans ces motions, le point en dispute étant simplement l'affirmation de la supériorité des nouvelles preuves sur les anciennes. (42)

Quiconque considère cette suppression de preuves comme une atteinte au Code de procédure pénale doit savoir que la cour de cassation allemande, récemment, n'a même pas daigné répondre aux requêtes de la défense contre cette état de fait. Le rejet des motions tendant à l'examen de la supériorité des nouvelles preuves sur les anciennes, motivé par le statut de "vérité d'évidence" de l'Holocauste, a été considéré comme légal parce qu'il était conforme à la jurisprudence de tous les tribunaux fédéraux allemands. (43) Autrement dit, les tribunaux allemands se citent mutuellement comme preuve de leurs affirmations propres.

Il y a très peu de temps, le Conseil constitutionnel fédéral a choisi une issue très simple en décidant que les thèses scientifiques d'un certain chercheur à propos de ce même sujet étaient une affirmation concernant des faits et donc, n'étant pas l'expression d'une opinion, n'étaient pas protégées par la liberté d'expression et pouvaient être interdites. (44) Il est désormais interdit à un expert de témoigner devant un tribunal sur ce sujet et nous laissons de côté pour le moment les conséquences professionnelles catastrophiques que cette démarche entraîne et que nous avons déjà évoquées. Le président du tribunal régional de Nuremberg, Peter Stockhammer, par exemple, a averti l'expert Germar Rudolf qu'il commettrait un délit s'il voulait défendre les thèses de l'accusé A. Vogt, qui soutenait qu'il n'y avait jamais eu de chambres à gaz à Auschwitz. (45)

C'était la première fois qu'un tribunal allemand déclarait ouvertement qu'un expert dans le domaine de l'Holocauste devait toujours aboutir à une conclusion prédéterminée s'il ne voulait pas commettre de délit. Et quelles sont les conséquences sur la valeur des expertises établies à ce sujet sur ce point d'histoire, si les experts qui les rédigent sont obligés de se conformer aux exigences politiques alliées et allemandes? L'historien Hans-Heinrich Wilhelm, expert réputé, a donné une rép o nse indirecte à cette question:

«Actuellement, l'histoire de l'Holocauste est considérée comme le chapitre le plus étudié, et de loin, de l'histoire récente. Cependant, un examen attentif de la question montre généralement très vite que notre connaissance de la question se fonde sur des bases très peu solides. L'accord des différents chercheurs ne peut s'expliquer que parce qu'ils se recopient mutuellement sans le moindre esprit critique alors que les minutes des procès, qui ne sont en général pas encore access ib le , contiennent des documents [22] ignorés que même les procureurs qui ont eu à connaître de "l'affaire" à l'époque ont oublié aujourd'hui. A cause du silence imposé aux experts et aux historiens, "l'état de la recherche" est parfois en retard sur l'état des connai ssances détenues par certains.» (46)

Pourquoi "impose-t-on le silence aux experts et aux historiens"? Il semble qu'ici, un expert réputé, avoue que des témoignages incomplets et de parti pris sont la règle plutôt que l'exception, ce qui signifie que tous les experts se parjurent, probablement parce qu'ils sont convaincus que c'est moralement (autrement dit, politiquement) correct, ou qu'ils ont peur des réactions qu'ils provoqueraient en violant les règles tacites.

Dans ces circonstances, il est ridicule que les tribunaux disent que l'une des conditions préalables au renversement des "vérités d'évidence" est un doute public marqué, d'autant plus que tout homme qui doute est impitoyablement traîné devant les tribunaux où il ne lui est pas donné la moindre occasion de prouver ce qu'il avance, puisqu'il n'a pas le droit de faire état des indices qui lui permettraient de le faire.

En mars 1994, Leutheusser-Schnarrenberger, ministre fédéral de la justice, a traité tous les dissidents de menteurs "néo-nazis" et affirmé que la raison pour laquelle on avait conféré le statut de "vérité d'évidence" à l'Holocauste était justement d'empêcher ceux qui contestent certains aspects de l'historiographie officielle d'exposer leurs thèses et leurs preuves au tribunal et au grand public:

"Il est donc superflu d'examiner les preuves [de l'Holocauste]. Beaucoup trouveront cette mesure inutile mais elle prive les menteurs néo-nazis d'une occasion d'exposer leurs thèses au tribunal et au public. (47)

La cour de cassation allemande a décidé en 1994 contrairement à la pratique judiciaire antérieure, que la simple dénégation de la destruction des juifs par le IIIe Reich ne constituait pas en soi une provocation (article 130 du code pénal) ni une incitation à la haine raciale (article 131). Il faut en outre prouver que cette dénégation est liée aux thèses nazies sur les juifs ou bien qu'on a insinué que les juifs avaient fabriqué "le mensonge de l'Holocauste" pour faire chanter, piller ou détruire le peuple allemand, etc. (le "mensonge d'Auschwitz"). Dans son arrêt, la cour de cassation confirmait à nouveau que les massacres dans les chambres à gaz étaient des "vérités d'évidence". (48) Autrement dit, la recherche révisionniste objective dans le domaine de l'Holocauste et la publication des résultats de ses recherches ne tomberait pas sous le coup de l'article 130 et SS., bien qu'il soit interdit de les produire comme preuve contre la "vérité d'évidence" de l'Holocauste.

A la suite d'un tollé général dans la presse, (49) la cour de cassation a émis un avis écrit établissant que la simple dénégation de certains massacres nazis qu'elle soit présentée d'une façon scientifique ou non pouvait certainement attenter à la mémoire des victimes (supposées) de ces massacres et constituer une insulte envers les juifs vivant actuellement, et, à ce titre, tomber sous le coup des articles 185 et 189 du Code pénal.


5. Du blocage judiciaire à la terreur

A la suite de cet arrêt de la cour de cassation, on pouvait s'attendre que le législateur fasse du "mensonge élémentaire d'Auschwitz" (la mise en cause scientifique de l'Holocauste) un délit passible de l'article 130 et SS, comme c'était déjà le cas en France et en Autriche et comme plusieurs groupes [ 2 3] en avaient déjà fait la demande. (50) Et le paragraphe 3 de l'article 130 révisé, qui est entré en vigueur le 1er décembre 1994, prévoit qu'est coupable de provocation du peuple quiconque:

"[...] en public ou lors d'une réunion, approuve, nie ou banalise, de manière à troubler l'ordre public, n'importe quel acte commis sous le régime nazi et tombant sous le coupe de l'article 220 a, paragraphe 1 [Nda: génocide]."

Bien que le Conseil constitutionnel ait décidé antérieurement que les lois qui interdisent des opinions sont anticonstitutionnelles, et donc illégales, (51) le nouvel article 130 est une loi d'exception qui a pour effet de permettre de punir, spécifiquement et exclusivement, l'approbation, la négation ou la banalisation des actes de génocide commis réellement ou prétendument par le régime nazi. Cette loi ne serait conforme à la constitution que si elle interdisait l'approbation, la négation ou la banalisation de tous les actes de génocide commis dans l'histoire. (52)

Cependant, les recours en justice contre cette loi sont toujours rejetés; les plaintes émises par des juristes allemands, qui disent que cette loi d'exception contre la liberté d'expression, (53) qui n'a pas été élaborée jusqu'à son terme, (54) est une "atteinte à la liberté intellectuelle de tous les opposants" (55) et que sa "légitimité est à tout le moins discutable", (56) sont tout simplement ignorées. Aujourd'hui, même les historiens considèrent les efforts des hommes politiques et des juristes pour limiter gravement la liberté de recherche des historiens contemporanéistes comme une véritable oppression. Par exemple, Joachim Hoffmann, historien, désormais à la retraite, au Centre de recherche sur l'histoire militair e de l'armée allemande, a écrit:

"La volonté des partis politiques de restreindre la liberté de recherche qui est garantie par la constitution allemande, est de plus en plus grotesque. Ils voudraient [] que des controverses historiques soient désormais débattues devant les tribunaux qui les résoudraient (en la personne de juges e t du point de vue du droit pénal). (57)

Ailleurs, il est encore plus explicite sur ces objets censurés, par exemple à la page 158:

«La question d'Auschwitz dans tous ses aspects est devenue l'objet de débats intenses chez les journalistes, qui les conduisent en général avec astuce et en connaissance de cause, en Allemagne et ailleurs, bien que certains groupes animés d'intentions politiques fanatiques franchissent les limites imposées. Ces discussions ne sont pas menées dans la littérature "officielle" mais plutôt dans des publications confidentielles et elles sont considérablement gênées par la censure officielle qui s'exerce contre certaines idées et certaines expressions et dont le respect est surveillé très étroitement par des dénonciateurs politiques. Cet obstacle au libre débat concernant une question très importante [24] pour notre temps ne sera pas éternel, bien qu'il soit parfois très gênant. L'expérience prouve que la recherche historique libre ne peut être bridée par la loi que pendant un certain temps. La réalité de l'histoire persiste malgré le discours officiel et finit toujours par triompher.»

A cause de ces passages politiquement incorrects, qui ne sont pas les seuls, le livre de Hoffmann a été qualifié par la presse de gauche de "scandaleux". (58) Comme Manfred Kehrig, ancien supérieur hiérarchique toujours en fonctions à l'époque, avait préfacé son livre, certains cercles ont cherché à introduire une action pénale ou au moins disciplinaire contre lui mais sans succès. (59) La réaction le plus remarquable est peut-être celle de Daniel Goldhagen, qui s'est répandu dans la presse allemande en faveur de l'abolition immédiate de la loi allemande contre "le mensonge d'Auschwitz", antidémocratique. (60) Heinz Höhne, qui fut pendant de longues années le rédacteur en chef du magazine de gauche Der Spiegel, a aussi critiqué l'inquisition grandissante à laquel le ses collègues étaient confrontés.

«Mais si les historiens, au hasard de leurs recherches, évoquent cette conception manichéenne du bien et du mal, ils risquent de se retrouver très vite au milieu d'un champ de mines faits de tabous et d'idées interdites, où d'étranges coalitions de "pédagogues du peuple" qui ne se réclament que d'eux-mêmes, "juges suprêmes de l'histoire" et modèles de correction politique gardent jalousement leur propre version de la vérité historique. Ils sont dominés par le soupçon qu'étant donné le penchant irrésistible des historiens professionnels pour la révision, il ne restera finalement plus rien de l'ancien portrait, si solidement brandi, du régime fasciste de terreur.» (61)

A la suite du renforcement de la loi pénale, il y eut en Allemagne, au printemps de 1995, une vague de destruction de livres sur l'Allemagne par l'Etat, qui provoqua un autodafé aussi bien des livres d'histoire révisionniste que des livres politiques; ce geste visait exclusivement des livres d'extrême-droite, ou seulement considérés comme tels. (62) On ignore généralement qu'il est possible, en Allemagne, de détruire des livres sur ordre des tribunaux, peut-être parce qu'on ne parle jamais de ces campagnes d'autodafé, autrement dit, qu'elles sont menées dans le dos du grand public. Comme les confiscations de livres sont concomitantes aux poursuites pénales contre tous ceux qui ont participé à la rédaction, à l'importation et à la distribution de cette littérature interdite, à savoir les auteurs, éditeurs, imprimeurs, libraires et grossistes, même lorsque les livres ont été écrits, distribués ou achetés à une époque où ils n'étaient pas interdits (63) -- la liste des individus poursuivis pour "crimes de pensée" s'allonge à une vitesse inquiétante en Allemagne. C'est en grande partie de ce chef que la proportion de délits d'extrême-droite augmente autant dans ce pays. (64) Nous avons donné en annexe une étude plus détaillée de la question, par Anton Mägerle, particulièrement bienvenue dans le contexte du silence quasi complet que l'on observe en Allemange sur tout ce qui touche la censure, les autodafés et la persécution des personnes pour "crimes de pensée".

Le premier ordre de confiscation et de destruct io n, émis après la révision de la loi du 1er décembre 1994, fut exécuté en mars 1995 contre l'édition allemande ce livre, [25] Grundlagen zur Zeitgeschichte. (65) Bien qu'environ mille universitaires allemands aient protesté contre l'autodafé (66) et que deux historiens réputés aient même témoigné en sa faveur devant le tribunal, (67) celui-ci jugea que le livre devait être détruit, condamna la maison d'édition à 30.000 marks d'amende, l'éditeur du recueil ainsi que plusieurs auteurs à des peines de prison et plusieurs libraires et acheteurs à des peines d'amende ou de prison. Le Conseil constitutionnel a apparemment soutenu ce jugement mais sa décision constitue de toute évidence une violation des droits de l'homme, puisqu'elle repose sur une interprétation qui attaque la liberté de recherche, qui est un droit fondamental, en tant que liberté de choisir ses propres idées et de publier les résultats de ses travaux (cf. Karl Popper). (68)

Le procès au sujet de la "liberté" du livre Grundlagen zur Zeitgeschichte en Allemagne -- c'est-à-dire au sujet de la liberté de ses auteurs, de son compilateur, de son éditeur, de son imprimeur de ses vendeurs et de ses acheteurs -- durera sûrement quelques années encore et constitue certainement un cas crucial qui contribuera de façon significative à définir l'avenir des droits de l'homme en Allemagne. Malheureusement, ce n'était pas le dernier coup porté contre la liberté d'expression en Allemange. L'étape suivante intervint à Cologne, avec l'affaire du physicien Wolfgang de Boor, qui déclara dans un courrier des lecteurs qu'on ne devrait pas mettre les révisionnistes en prison mais dans des asiles psychiatriques à cause de leur folie évidente, (69) ce qui rappelle les abus psychiatriques dans le "traitement" des opposants aux systèmes totalitaires. (70) On voit avec le cas d'Emil Lachout, révisionniste autrichien, que le système judiciaire des pays germanophones n'a pas attendu cette suggestion pour s'engager dans cette voie: depuis dix ans, le parquet menait, en vain, une instruction tendant à l'amener devant les tribunaux en raison de ses opinions. Quand la Cour européenne décida en 1997 qu'une instruction de cette durée portait atteinte aux droits de l'homme, (71) le tribunal compétent à Vien ne se hâta de monter le procès, qui eut lieu le 1er juillet de la même année, et désigna un psychiatre, le Dr Heinrich Pfolz [26] comme expert pour apprécier le degré de responsabilité pénale de l'accusé. Comme ce psychiatre n'a pas pu examiner l'accusé qui avait refusé de se rendre à la visite médicale, il indiqua dans son rapport sur l'état mental de Lachout que s'il avait pu examiner l'accusé il aurait conclu qu'il était en partie irresponsable! Sur la base de cette "expertise", les poursuites contre Lachout furent abandonnées en raison de sa responsabilité pénale diminuée. (72) Une farce du même genre fut bientôt présentée à Berlin où le tribunal de Tiergarten, désigna comme expert psychiatre le Dr Platz qui était chargé de déterminer si l'accusé, un éditeur berlinois poursuivi pour avoir publié des livres et des articles révisionnistes , était responsable pénalement ou s'il souffrait "d'un désordre mental, de troubles sérieux de la personnalité ou d'aberration mentale grave." (73)

Tant que les expertises psychiatriques ont pour effet l'abandon des poursuites, on peut être rassuré mais on ne peut s'empêcher de se demander quand interviendra l'étape suivante, où on ne relaxera plus les accusés après l'abandon des poursuites mais où on les internera pour "troubles mentaux sérieux ou aberration mentale grave". Ce jour-là, il n'y aura plus de différence entre l'ex-Allemagne de l'Est et l'Allemagne réunifiée.

Au vu de ces expériences devant les tribunaux en Europe et les réactions du grand public, il peut sembler miraculeux que personne, dans les cercles de pouvoir, n'ose s'attaquer au tabou qui entoure l'Holocauste. Walter Lüftl, président de la chambre nationale des ingénieurs autrichiens jusqu'en 1992, l'a fait: quand il exprima ses doutes fondés sur des considérations techniques, sur certains aspects de l'Holocauste, la justice autrichienne frappa aussi impitoyablement que la justice française ou allemande. Étant donné que Lüftl, ingénieur muni de tous ses diplômes, citoyen "ordinaire" et hautement qualifié dans son domaine, l'architecture, ne s'attendait pas à cette réaction de la part d'un état "régi par le droit", ce lui fut un dur apprentissage. W. Rademacher décrit le cas de Lüftl en guise d'introduction à notre sujet, pour montrer comment les gens normaux aussi bien que des personnalités risquent de se trouver pris dans l'engrenage d'un système judiciaire douteux, attaché à la protection d'un tabou. En même temps, il montre le contraste entre la façon dont on traite les experts au cours des procès concernant des crimes nazis et au cours des procès ordinaires, et familiarise le lecteur avec notre sujet grâce à quelques explications techniques.

 

6. Les preuves peu probantes de l'Holocauste

De quelles preuves dispose-t-on pour justifier ces décisions que les tribunaux citent à l'envi à l'appui des "vérités d'évidence"? Jusqu'ici, dans les procès portant sur ce qu'il est convenu d'appeler les massacres des juifs par les nazis, le système judiciaire allemand (ainsi que d'autres) n'a eu à condamner que des accusés individuelles de responsabilité personnelle ou collective. Les crimes eux-mêmes n'ont jamais fait l'objet d'une instruction judiciaire mais ont toujours été considérés comme authentique, en vertu des décisions du Tribunal militaire de Nuremberg. Mais ce tribunal, lui non plus, n'a jamais mené [27] d'enquête in situ des crimes présumés et ses décisions sont fondées sur des témoignages oculaires et des documents qui ont tous été obtenus de curieuse façon, comme nous le verrons plus tard.

L'authenticité du génocide des juifs par les nazis existe bien que le génocide n'ait jamais été établi par une enquête, aussi bien dans son ensemble que dans ses aspects particuliers: on n'a jamais mené d'enquête matérielle sur les restes des victimes, l'arme du crime, les auteurs ou le crime lui-même. Mais si l'Holocauste est considéré comme authentique a priori et que toute instruction judiciaire s'en trouve automatiquement impossible, aucun tribunal ne pourra jamais parvenir à une décision qui ne confirme pas que ces crimes ont bien été commis. Dans ces conditions, il est particulièrement important d'examiner les témoignages oculaires d'un oeil critique, car on peut s'attendre à ce que les témoignages qui ne confirment pas un crime ou une série de crimes soient rejetés comme sans valeur, tandis que les témoignages le ou les confirmant seront considérés comme authentiques sans la moindre discussion. Pour les tribunaux, autrement dit, la nature générale des crimes est préétablie avant le début de tout procès et les preuves sont inutiles sauf lorsqu'il s'agit de déterminer le degré de responsabilité et la peine y afférente. Dans la deuxième partie du présent ouvrage, Manfred Köhler décrit les conditions dans lesquelles les témoignages oculaires et les confessions ont été obtenus depuis cinquante ans. C'est exprès qu'il n'a pas avancé de critique ou même d'évaluation du témoignage lui-même. Son objet était uniquement le contexte des procès de l'après-guerre, qu'ils aient été faits par les Alliés ou par l'Etat allemand, aussi bien que l'atmosphère sociale surtout en Allemagne de l'Ouest. Les résultats sont forcément choquants parce qu'ils évoquent irrésistiblem e nt les cond i tions des procès de sorcellerie du XVIe et du XVIIe siècle: la conviction générale que l'opinion officielle est infaillible et le dégoût profond et la consternation devant les crimes allégués, sentiments tellement profonds qu'ils privent l'esprit de son pouvoir critique. Ces deux causes eurent immanquablement pour effet, surtout pendant les procès menés par les Alliés dans l'immédiat après-guerre, de détruire le cadre juridique dans lequel n'importe quel Etat soumis à la loi se place pour déterminer la vérité. Les jugements rendus par le Tribunal militaire international et les autres juridictions du même ordre ont défini la norme historique que personne n'a remis en question, même devant les tribunaux allemands, jusqu'à une période très récente. Autrement dit, le concept d'authenticité est né dès 1946 et les tribunaux allemands, depuis, n'ont jamais cessé de mettre en application cette conception de l'histoire, sans éprouver le moindre doute et sans soulever la moindre objection dans quelque milieu que ce soit. Et qui plus est, le climat intellectuel dominant en Allemagne et partout ailleurs dans le monde, passé au moule de l'Holocauste, a inhibé tous les doutes ou les a écrasés dans l'oeuf en utilisant des méthodes que l'on peut, à juste titre, comparer aux attaques violentes menées contre E. Nolte, dont nous parlé plus haut. (74)

Bien évidemment, cela ne signifie pas que les milliers de témoignages oculaires et de confessions concernant l'Holocauste sont faux. Mais la justice sait depuis longtemps que le témoignage oculaire est la preuve la moins sûre qui soit. Il ne devrait donc pas être interdit d'en chercher d'autres, de valeur mieux avérée, avant de décider qu'une vision de l'histoire est exacte.

[28] L'examen des témoignages eux-mêmes prouve qu'ils sont plus que fautifs dans leur contenu. Köhler rappelle que les révisionnistes s'y emploient depuis des dizaines d'années, ce qui nous dispensera d'en faire l'étude approfondie dans le présent volume, bien que d'autres recherches soient encore à mener dans ce domaine avant que tous les témoignages puissent être appréciés à leur juste valeur. Nous nous intéresserons, cependant, à une sorte de témoignages essentiels, ceux qui affirment que des humains ont été gazés dans les prétendues chambres à gaz d'Auschwitz et de Birkenau. Depuis quelque temps déjà, Robert Faurisson s'est spécialisé dans ce domaine car il est au centre de l'histoire de l'Holocauste. Les résultats de l'analyse des témoignages correspondants sont choquants: dès que l'on presse les prétendus témoins de questions un peu précises, par exemple devant des tribunaux; ils s'effondrent complètement et il ne reste plus qu'une carcasse vide, auquel un tribunal canadien a attribué la valeur d'une oeuvre d'imagination ou peut-être même de conte de fées. Une étude plus récente de Germar Rudolf arrive aux mêmes conclusions: au cours d'un entretien avec un ex-officier SS d'Auschwitz, il a pu établir que les récits de témoins, cinquante ans après la guerre, sont incohérents, mêlés de rumeurs, influencés par les impressions recueillies dans la presse, en contradiction avec la réalité et, par conséquent, absolument impossibles à prendre en compte. (75)

On nous montre aussi le procès d'un prétendu criminel national-socialiste, émanant des amis de la famille de l'accusé. A ce jour, les travaux portant sur les procès faits en Allemagne à de prétendus criminels nationaux-socialistes ont été faits presque exclusivement du point de vue du ministère public et des magistrats; Laternser est le seul à avoir exprimé la position de la défense. (76) Les accusés eux-mêmes, de même que leur famille et leurs amis, n'ont jamais été en mesure de dire à quoi ressemblent ces procès de leur point de vue. (77) Le récit que nous publions ici est la première tentative de redressement de la situation. Il est évidemment subjectif dans son approche, mais étant donné la prépondérance écrasante de portraits, tout aussi subjectifs, dressés par les magistrats et le ministère public, c'est une correction nécessaire qu'une société pluraliste doit pouvoir apprécier. (78) Si l'on admet la véracité des faits que Claus Jordan a mis au jour durant la lutte pleine d'abnégation qu'il a menée pendant des années pour que l'accusé Gottfried Weise soit traité avec justice (et il faut croire à leur véracité jusqu'à preuve du contraire), on ne peut qu'espérer que l'erreur judiciaire tragique qui a conduit un vieillard à la prison perpétuelle soit une exception. Comme tous les autres verdicts dans les procès contre les crimes nationaux-socialistes, la condamnation à la perpétuité que Weise a subie est fondée essentiellement sur les témoignages de l'accusation qui, comme le démontre Claus Jordan, se sont trompés, à tout le moins.

Malheureusement, le comportement des tribunaux allemands, depuis cinquante ans, comme Manfred Köhler le montre et comme le confirme l'expérience des avocats de la défense dans ces procès, indique exactement le contraire: le procès de Gottfried Weise n'est que l'archétype de milliers d'autres cas. Si son cas est différent des autres, c'est uniquement parce que Weise avait beaucoup d'amis courageux qui lui ont offert absolument tout leur temps et que son procès a duré jusqu'au moment où de nouvelles preuves sont arrivées, grâce notamment à l'ouverture des archives du bloc communiste ainsi [29] qu'aux recherches des historiens, dont beaucoup de révisionnistes. Cependant, l'espoir que nous avions que son nouveau procès s'achève comme celui de Demjanjuk, par un acquittement, a été déçu: Gottfried Weise a été gracié en avril 1997 par ce qu'il était gravement malade, et il est mort en 2000. (79)


7. Il manque six millions de personnes, qu'importent les détails?

Une fois que le premier obstacle à la discussion avec les profanes a été franchi, à savoir, une fois que l'on a admis que les témoignages oculaire sont sans valeur et qu'une accusation aussi abominable que celle de la destruction des juifs d'Europe nécessite d'autres preuves plus solides, on arrive alors à la question de principe: est-il décent de discuter les détails de la destruction et même la possibilité de la prouver, puisqu'après tout, la disparition de six millions de juifs pendant la seconde guerre mondiale est un fait incontestable.

Si on cherche les travaux qui portent sur les statistiques des pertes juives pendant la seconde guerre mondiale, on découvre vite qu'ils ne sont que deux: l'ouvrage révisionniste La Disparition des juifs d'Europe de l'Est, de W. Sanning (1983), et la compilation effectuée en 1991 par Wolfgang Benz, Dimension des Völkermords. (80) Tandis que Sanning établit le nombre de disparus sans laisser de traces à environ trois cent mille, Benz conclut au statu quo et s'en tient à une perte d'environ six millions. La contradiction entre les deux ouvrages saute aux yeux et il faut donc absolument les comparer.

Il faut noter qu'une fois de plus, ce sont les révisionnistes qui ont abordé les premiers un aspect essentiel de l'Holocauste. (81) Bien que l'ouvrage de Wolfgang Benz soit, de toute évidence, une réaction au livre révisionniste, la remarque de Nolte concernant la façon dont les historiens officiels traitent les révisionnistes ne s'en applique pas moins: ou bien on ne les cite pas, ou bien on les diffame. Nulle part dans le livre de Benz on ne trouve discutés les arguments avancés par Sanning. Par conséquent, on n'a plus qu'à comparer les données qu'utilise chacun et évaluer la valeur relative de leurs auteurs. Le résultat de la comparaison que fait Germar Rudolf sont, tout d'abord, que les deux ouvrages proposent des définitions complètement différentes du concept "victime de l'Holocauste". Sanning ne tient compte que des personnes qui ont été victimes de mesures directes prises dans le cadre de la politique nationale-socialiste de destruction, alors que Benz considère tous les disparus juifs comme des victimes de l'Holocauste, c'est-à-dire qu'il compte les juifs qui sont tombés en se battant dans les rangs de l'Armée rouge, ceux qui ont été victimes de la déportation soviétique et des camps de travail et les diminutions de population dues à l'augmentation du taux de mortalité, à la conversion religieuse, etc.

Mais surtout, Benz n'accorde pas la moindre attention aux migrations de population qui ont eu lieu pendant et après la seconde guerre mondiale, alors que c'est le coeur de notre enquête statistique: Benz ignore purement et simplement l'émigration des juifs d'Europe que l'on a qualifiée de nouvel Exode et qui a commencé avant la seconde guerre mondiale, s'est interrompue pratiquement en 1941 et a atteint son apogée entre 1945 et 1947. Benz ne tient guère compte non plus des migrations des juifs en Europe de l'Est ni du nombre de juifs polonais qui ont réussi à échapper à l'armée allemande [30] et de ceux qui ont été déportés par les Soviétiques en 1941 et 1942.

Sur tous ces points, l'étude de Sanning regorge de documentation et on a l'impression très forte que Benz, n'ayant rien à lui opposer, s'est contenté de ne pas aborder la question.

Ce n'est évidemment pas une réponse à la question de savoir lequel de ces deux ouvrages est le plus proche de la vérité historique. C'est au lecteur de décider, puisque d'après Rudolf, il faudra encore approfondir beaucoup les recherches avant de pouvoir établir avec certitude les statistiques de la population juive mondiale, sujet très brûlant. Un exemple le montre: alors que David B. Barett, missionnaire statisticien qui travaille aux Etats-Unis, affirme depuis plusieurs années que le nombre de personnes qui professent la foi juive stagne autour de dix-huit millions dans le monde, L'Annuaire juif américain déclare depuis 1979, qu'il est d'environ quatorze millions. ( 82) A la demande des statisticiens de L'Annuaire juif américain, Barett a réduit son chiffre à moins de treize millions et demi. (83) La cause de cette réduction est que les responsables de l'annuaire refusent les juifs de race différente, par exemple les juifs noirs ou indiens, dont les communautés comptent plusieurs centaines de milliers de membres. (84) Quiconque traite la démographie avec des méthodes aussi différentes, et, en ce qui concerne les statisticiens de l'annuaire juif, si arbitraires, mérite qu'on lui demande si son but véritable est d'informer ou de tromper.

Mais ici, on rencontre une nouvelle objection: le nombre de juifs qui sont morts dans la sphère d'influence germanique n'a pas d'importance, de même que les circonstances, parce qu'une seule victime est déjà une de trop.

Il est incontestable qu'une est déjà une de trop et on peut même aller plus loin: les m e sures prises dans le cadre de la persécution menée par le IIIe Reich et qui n'ont pas provoqué la mort de façon directe sont à tous égards impardonnables. Mais ce n'est pas un argument susceptible d'empêcher la recherche démographique à propos des lieux et des méthodes de destruction des juifs, à un double titre: d'abord, cette objection ne tient pas pour la simple raison que le nombre de victimes est considéré comme sacro-saint depuis des dizaines d'années; si ce nombre n'avait pas d'importance, il serait inutile de le protéger en lui conférant l'aura d'un tabou social et pénal. Il est évident que la signification du chiffre de six millions va bien au-delà des destins individuels en cause: l'enjeu est symbolique et ne peut donc être abandonné à la légère, dans la mesure où si les doutes sur le nombre de victimes étaient justifiés, on arriverait rapidement à élargir le scepticisme à d'autres domaines de l'ensemble holocaustique.

Bien que nous ne souhaitions pas nier la tragédie que représente, pour chaque victime, son destin personnel, la science doit néanmoins s'en tenir au principe que les nombres peuvent toujours être remis en question. Il est absolument irrationnel que ceux qui doutent du nombre de six millions soient poursuivis ou même soumis à des procès alors que la société et la justice ne trouvent rien de mieux pour résister aux arguments sérieux contre ce nombre, que de déclarer soudain qu'il n'a aucune importance et que la dignité d'une seule victime mériterait d'être défendue. Ou bien le nombre de six millions est une vérité qui mérite d'être protégée par la loi, ou bien il n'a aucune importance: c'est l'un ou l'autre.

Deuxièmement, et c'est plus important, s'il est moralement fondé de dire qu'une seule victime est une victime de trop, cela ne peut constituer en soi un obstacle à l'enquête scientifique sur un crime que l'on considère généralement [31] comme si moralement répréhensible qu'il est unique et sans parallèle dans l'histoire de l'humanité. (85) Un crime prétendument unique doit être susceptible de répondre à la procédure habituelle pour n'importe quel crime, c'est-à-dire qu'il doit faire l'objet d'une enquête complète. J'irais même plus loin: quiconque postule qu'un crime est unique doit être prêt à subir une enquête exceptionnellement complète du prétendu crime pour que sa singularité soit établie comme un fait. D'un autre côté, si l'on cherche à protéger le prétendu crime sans précédent de toute enquête, en agitant le tabou de l'outrage moral, on se rend coupable du crime sans précédent consistant à placer l'accusation de culpabilité sans précédent au-delà de toute critique et de toute défense.


8. Des domaines incontestables d'injustice nationale-socialiste

Lorsqu'ils étudient le meurtre présumé des juifs, les historiens partisans du statu quo voient dans le programme d'euthanasie appliqué avant le commencement de la guerre (le meurtre des prétendues "vivants indignes de la vie", c'est-à-dire les handicapés mentaux ou physiques) l'origine des techniques et de l'organisation de ce massacre. La raison en est qu'il y a beaucoup de points communs entre les deux, principalement l'identité du personnel employé. (86) Je ne pense pas qu'il soit très sérieux de voir dans cette identité la preuve du massacre, parce qu'elle ne signifie peut-être rien de plus que le désir des dirigeants de conserver un personnel dont la loyauté était éprouvée par une opération très controversée dans la société, pour une opération à venir, tout aussi controversée. Mais ce but controversé peut être aussi bien la déportation que l'enfermement dans des ghettos ou le massacre des juifs: tout reste à prouver.

Pour autant que je sache, les révisionnistes n'ont jamais émis douté de la réalité de ces meurtres effectués au nom de l'euthanasie et qui se chiffrent à cent mille environ. (87) L'appréciation morale de l'élimination d'êtres totalement invalides est une question différente. Dans les démocraties occidentales en particulier, cette question a fait l'objet d'un débat très virulent et dans certains cas, la pratique a duré jusqu'à la fin de la guerre; (88) récemment, la question de l'extension de la pratique du suicide assisté à des cas d'euthanasie a été soulevée. (89) Je n'ai pas du tout l'intention d'émettre un avis dans un domaine où je n'ai aucune compétence particulière. Cependant, je ne peux m'empêcher de souligner, comme Nolte, (90) mon étonnement devant ceux qui sont moralement choqués par le meurtre de cent mille grands infirmes au nom d'un "bien-être génétique public" peut-être douteux, au cours des douze ans de dictature nationale-socialiste, alors que les mêmes ne sont en rien choqués par l'assassinat [32] d'environ quatre millions de foetus en parfaite santé, rien que pour les douze dernières années en Allemagne seulement, et ce pour des motifs purement matériels et égoïstes. Les catégories morales que nous utilisons aujourd'hui sont complètement différentes de celles qui étaient en vigueur il y a cinquante-cinq ans. Je doute qu'elles soient meilleures.

Pour en revenir au génocide présumé des juifs, à part certains aspects de ce qu'il est convenu d'appeler la "nuit de cristal", le 9 novembre 1938, (91) les révisionnistes et les historiens officiels font des récits très ressemblants des stades successifs de la persécution des juifs par les nationaux-socialistes, jusqu'au lancement présumé de l'extermination pendant l'été de 1941; il y a parfois cependant des dissensions sur les mobiles et l'ampleur des mesures individuelles: exclusion de certaines professions, renvois, aryanisation des commerces, gel des comptes en banque, travaux forcés, expulsion, c'est-à-dire déportation dans des ghettos, confiscation des biens, port de l'étoile de David, rationnement alimentaire et déportation des camps de transit ou de concentration. (92) Les révisionnistes admettent, bien sûr, que la négligence, pour dire le moins, a coûté la vie à des milliers de juifs, surtout dans le cadre de la déportation, de l'emprisonnement dans les ghettos et les travaux forcés. Mais même sur la question de l'existence d'assassinats de juifs exclusivement pour des motifs religieux, les révisionnistes ne sont pas d'accord; personnellement, je considère ces assassinats comme certains mais je ne sais absolument pas s'ils ont été approuvés ou même ordonnés d'en haut, pas plus que je n'ai idée de leur nombre, faute de documents sur la question. (93)

Même lorsqu'il s'agit des plans formés par les nationaux-socialistes jusqu'à la mi-1941 pour l'avenir des juifs dans leur sphère d'influence, on trouve des points communs entre les opinions des révisionnistes et celles des historiens dits fonctionnalistes. Dans le contexte de la politique concrète des nationaux-socialistes, M. Broszat soulignait en 1977 qu'à part des menaces verbales de Hitler, il n'y avait aucune preuve dans les événements politiques qui ont précédé la mi-1941, de l'existence d'un programme d'extermination national-socialiste. Au contraire, les documents aussi bien que les résultats concrets de la politique de Hitler prouvent que jusqu'en octobre ou novembre 1941, toutes les mesures prises allaient dans le sens d'une expulsion des juifs hors de la sphère d'influence allemande, en les déportant. (94) A cet égard, les documents contemporains qui parlent d'évacuation, de déportation, de réinstallation, etc., des juifs, ne sont pas du tout en langage codé; [33] ils disent exactement ce qu'ils veulent dire. C'est ce qu'a soutenu, récemment, l'historien israélien Yehuda Bauer. (95)

Examinons maintenant l'aspect de l'injustice nationale-socialiste envers les juifs sur lequel les révisionnistes et les exterminationnistes sont d'accord, en le confrontant à la définition légale du génocide dans la l égislation d'après guerre, qui est libellée ainsi dans le code pénal:

"Article 220a. Génocide. Quiconque aura, dans l'intention de détruire complètement ou en partie un groupe national, racial, religieux ou ethnique

1. tué des membres dudit groupe,

2. infligé [] des dommages corporels ou mentaux graves aux membres dudit groupe,

3. soumis ledit groupe à des conditions d'existence susceptibles de provoquer leur destruction physique complète ou partielle,

4. adopté des mesures destinées à empêcher les naissance s au sein dudit groupe [...] encourra l'emprisonnement à perpétuité."

Si l'on accepte cette définition, on peut considérer que le crime de génocide existerait sans qu'il soit besoin d'une extermination massive, programmée et industrialisée des juifs, particulièrement par le gaz et les massacre. Les révisionnistes ne nient pas que le régime national-socialiste ait délibérément, ou au moins par une négligence coupable, soumis les juifs de sa sphère d'influence à des conditions de vie qui, pour une part, leur ont infligé des dommages corporels et mentaux, pour une autre part provoqué leur destruction physique et une réduction délibérée des naissances par la ségrégation des sexes. Les révisionnistes ne sont pas d'accord sur la connaissance qu'avait le gouvernement national-socialiste des conditions de vie dans les camps de concentration et les ghettos; ils ne sont pas d'accord non plus sur la façon dont ce gouvernement considérait ces conditions de vie: s'il les approuvait, ou bien s'il n'a pas réussi à les améliorer ou si, éventuellement, il les encourageait. Tous ces points sont essentiels pour déterminer l'appréciation judiciaire des mesures nationales-socialistes contre les juifs. Mais tout cela sort du cadre de ce v olume. Il y a encore beaucoup de recherches à faire dans ce domaine.

Mais même si les paragraphes 2, 3 et 4 de l'article 220a s'appliquent, le gouvernement national-socialiste pouvait-il être poursuivi de ce chef après la guerre? Cette définition du génocide a été adoptée, à la fois par la loi interne allemande et par les conventions internationales après la seconde guerre mondiale et, par conséquence, ce n'était pas un crime avant la défaite complète du IIIe Reich. Et comme la loi n'a pas d'effet rétroactif, Hitler et ses compagnons ne pouvaient tomber sous le coup de cet article. Seul le massacre lui-même aurait été punissable. De plus, il ne faut pas oublier que les puissances victorieuses ont pris leurs précautions pour se mettre à l'abri de poursuites pour des crimes de même nature ou bien pires: les traités avec l'Allemagne qui mettaient fin à la guerre prévoyaient qu'aucun citoyen des nations alliés ne pouvait être poursuivi par l'Allemagne et, dans beaucoup de pays, des lois d'amnistie ont mis fin à toute possibilité de poursuites. Ainsi, ni Staline, ni Roosevelt, ni Churchill, ni Tito, ni de Gaulle et ni Benes avec leurs millions de "bourreaux volontaires" ne couraient le moindre risque d'être punis pour les génocides commis contre les Allemands pendant la guerre (par des attaques aériennes) mais surtout après ("purification ethnique" dans l'est de l'Europe, camps de prisonniers de guerre, Goulag). Par conséquent, le génocide du peuple allemand, qui est peut-être le plus énorme génocide de l'histoire de l'humanité, est presque oublié. (96) De ce point de vue, [34] la chasse aux sorcières "nazies", qui dure depuis près de cinquante ans, n'est qu'une gigantesque hypocrisie.

En conclusion, même si la persécution des juifs par les nationaux-socialistes, dans son principe, est indubitable, il doit être permis de douter de certains aspects de cette persécution, par exemple les mesures d'exécution individuelles ou les intentions ultérieures, les programmes et les ordres de perpétrer le massacre.


9. Des documents ignorés jusqu'à nos jours ou acceptés sans discrimination

D'après les fonctionnalistes, la situation militaire allemande était désespérée vers le milieu ou la fin de 1941 et il était devenu évident qu'il serait impossible d'expulser les juifs d'Europe: c'est alors que les nationaux-socialistes se sont mis à les exterminer. Ces là que la critique révisionniste commence, puisque les documents existants non seulement infirment cette thèse mais prouvent la thèse contraire.

Arthur Butz a montré que les autorités de toutes les grandes puissances, pendant la seconde guerre mondiale, les Alliés, le Vatican, la Croix-Rouge ainsi que les associations juives et les résistants dans l'Europe occupée se comportés pendant toute la guerre comme s'ils savaient que les juifs n'étaient pas exterminés. (97) Carlo Mattogno a remarqué que les séries de documents émanant des autorités supérieures de l'Etat allemand et qui traitaient des évacuations, déportations, transplantations, etc., ne s'interrompent pas du tout, même après novembre 1941. (98) D'autre part, il n'y a pas un seul document administratif qui parle d'extermination générale des juifs, et notamment il n'y a pas d'ordre de Hitler établissant le fait. (99) Toutes les hypothèses pour expliquer cette lacune reposent sur le secret absolu entourant le massacre; autrement dit, les présumés criminels ont évité d'émettre des documents qui auraient pu faire preuve, ou ont pris soin de les détruire. (100) Si l'on essayait de reconstituer l'histoire de l'Holocauste uniquement avec des documents, il faudrait admettre qu'à partir de l'automne 1941, les documents n'ont plus leur signification apparente et qu'à partir de cette date, on s'est mis à utiliser un langage codé dans lequel un vocabulaire autrefois innocent, comme "transplantation" et "traitement spécial" signifie désormais "meurtre". Telle est, très exactement, l'interprétation des historiens contemporains, celle qui est à la base du livre de Kogon, Langbein et Rückerl, dont la partie intitulée "Un langage codé" révèle au lecteur qu'il ne peut [35] comprendre les documents correctement que s'il considère qu'ils veulent dire autre chose que ce qu'ils disent réellement. (101)

Il est néanmoins tout à fait possible que dans beaucoup d'occurrences, des termes comme "traitement spécial" aient été effectivement102

des euphémismes désignant des exécutions et qu'on puisse en faire la preuve. (102) Il n'en est pas moins vrai que l'expression n'avait pas toujours ce sens et qu'elle ait servi à désigner tout un tas de mesures différentes, par exemple la désinfection ou la quarantaine, des punitions aussi bien que des faveurs de toute sorte, bien d'autres choses encore. (103) Il est donc impossible de partir de quelques cas démontrés pour appliquer ce sens à tous les autres cas pour lesquels rien n'a été prouvé à ce jour. Pour qu'on puisse procéder ainsi, il faudrait disposer de documents authentiques donnant la clé de ce langage codé, c'est-à-dire le sens de chacun des termes à utiliser. (104) Mais on n'a jamais trouvé cette clé et on peut se demander comment les destinataires d'ordres codés savaient quand un ordre devait être exécuté littéralement et quand il fallait l'interpréter autrement, et dans quel sens, d'autant plus que, c omme on le sait, l'infraction à un ordre était punie très sévèrement par le IIIe Reich. Ce point, dont la signification est essentielle, a été soulevé récemment par un groupe d'auteurs révisionnistes mais comme d'habitude, la partie adverse a complètement ignoré ce point dans sa réponse. (105) Cependant, la valeur de la thèse officielle de l'histoire, fondée sur l'interprétation non-littérale de ces documents, repose entièrement sur la réponse à cette question; il s'agit là d'un thème oublié de la recherche historique qui sort du projet de ce volume et qu'un groupe de révisionnistes étudie actuellement. (106)

Les historiens officiels se fondent évidemment sur d'autres documents pour considérer que la totalité de l'extermination présumée des juifs est prouvée. Les révisionnistes ont fourni beaucoup de critiques de ces arguments, dont ce livre ne donnera que quelques exemples. (107) Le plus surprenant dans cette affaire est que les historiens officiels négligent presque complètement leur tâche principale, la critique des documents sur lesquels ils se fondent. L'acceptation sans discussion de tous les documents qui peuvent incriminer l'Allemagne est un phénomène général et scandaleux qui a atteint son apogée avec la publication des faux mémoires de Hitler, un scandale qui n'a été dénoncé [35] que par un étranger, David Irving, qui est depuis devenu un authentique révisionniste.

Les historiens devraient se méfier du fait que les Alliés et leurs affidés disposaient, après la guerre, de tous les moyens concevables de falsification: du papier à en-tête, des machines à écrire, des tampons, des imprimeries, etc. Il est d'autant plus incroyable de constater la crédulité et la naïveté des historiens contemporains (surtout allemands, mais aussi étrangers) dans leur approche des prétendus documents d'époque. (108)

Presque tous les contributeurs de ce volume se sont heurtés, en préparant leur article, à la nécessité de l'analyse critique d'une vaste série de documents qui ne peuvent être énumérés ici; c'est pourquoi je me contenterai d'introduire rapidement chacun des chapitres qui portent essentiellement sur la critique des documents. Les critiques révisionnistes abondantes du "procès-verbal de la conférence de Wannsee" sont un de ces cas exemplaires que l'histoire officielle ignore totalement de nos jours encore; seul E. Nolte a mentionné, dès 1987, que l'authenticité du procès-verbal n'était pas certaine. (109) Puisque les historiens officiels ont été incapables de fournir la moindre réponse aux nombreux arguments très divers avancés par les révisionnistes, et résumés par J.-P. Ney, (110) il semble que ce document soit effectivement un faux dépourvu de la moindre valeur comme preuve à l'appui de l'élaboration de plans pour l'extermination par le gouvernement du IIIe Reich.

Nous avons aussi, d'I. Weckert, une critique, beaucoup plus importante, des documents qui concernent la prétendue commande des camions à gaz ainsi que leur modification et leur usage qui a permis, prétend-on, d'asphyxier des milliers de juifs avec les gaz d'échappement. Là encore, les preuves matérielles et circonstancielles laissent à penser que les principaux "documents incriminants" sont des faux. I. Weckert discute aussi la vraisemblance des témoignages oculaires que l'on invoque dans cette affaire.

Ensuite, Udo Walendy examine l'iconographie qui est censée prouver les atrocités commises contre les juifs par les nationaux-socialistes. Il s'agit ici de déterminer ce que les photos montrent exactement, si elles ont été retouchées ou fabriquées de toutes pièces par des montages ou des dessins. Un tas de cadavres ou un charnier à ciel ouvert, par exemple, peuvent être présentés comme preuve des meurtres dans des chambres à gaz mais rien ne prouve que ces photos ne montrent pas, en réalité, les victimes allemandes d'une attaque aérienne alliée, des morts de faim ou d'épidémie dans des camps allemands ou alliés, des soldats morts au combat, des victimes de massacres soviétiques ou des services secrets soviétiques? U. Walendy examine les indices qui permettent d'établir qu'une photo a été modifiée ou fabriquée de toutes pièces avant de mon t rer, exemples à l'appui, que la falsification de photos en vue d'incriminer le IIIe Reich est la règle plus que l'exception. On est stupéfait d'apprendre que, la plupart du temps, il existe plusieurs versions d'une fausse photo, ce qui facilite leur dévoilement. En prouvant que la falsification est courante, [37], on ne prouve évidemment pas que les crimes que les photos falsifiées sont censées représenter n'ont pas eu lieu, de sorte que la critique des photos ne permet pas de réfuter ces allégations. Mais le principe devrait être de prouver les accusations de façon irréfutable avant de les considérer comme fondées. Les documents photographiques que nous connaissons, cependant, ne peuvent servir de preuve irréfutable, bien que l'opinion publique actuelle et surtout la société de consommation branchée sur la télévision et la presse les accepte avec empressement en disant: "si je le vois, c'est que vrai". Ce que l'on oublie souvent, c'est que l'oeil ne détermine pas seul ce qu'on croit avoir vu et que ce sont des associations suscitées par la vue de la photo qui décident de l'interprétation finale qu'on fera du contexte des images. Ces associations, en général, sont produites par la légende et le commentaire qui souvent ne sont pas très véridiques.

Il y a aussi des photos qui nous ont fait beaucoup progresser dans notre enquête sur le prétendu Holocauste; il s'agit des photos aériennes prises par les avions de reconnaissance allemands ou alliés, qui ont fixé les lieux de l'extermination prétendue, à des moments où elle est censée avoir eu lieu. Dans son article, J. C. Ball, dont le métier est l'interprétation de photos aériennes, présente les principales photos aériennes de Treblinka, de Babi Yar et d'Auschwitz-Birkenau et montre que ces photos, non seulement ne prouvent pas les exterminations massives alléguées en ces lieux et considérées comme certaines par les décisions des tribunaux, mais encore prouvent qu'elles n'ont pas eu lieu. Les travaux de J. Ball, bien qu'ils datent déjà de 1992, n'ont jamais suscité une mention de la part des historiens officiels. (111) Une fois de plus, on se contente d'ignorer ce qui semble absolument irréfutable. Il y a une seule exception, c'est celle d'un ancien directeur de la Militärgeschichtliche Forschungsamt de Fribourg et de Postdam, qui, dans son dernier livre, Stalins Vernichtungskrieg, met en doute la réalité du massacre des juifs de Kiev en 1941. (112)

Jusqu'à présent, la plupart des travaux révisionnistes ont eu pour but d'attaquer pour les réfuter les thèses officielles, autrement dit, leur but était destructeur; nul doute qu'à l'avenir, l'accent sera mis sur la recherche constructive, c'est-à-dire expliquer comment les choses se sont réellement passées si les récits actuels sont faux. La nature destructrice de la recherche révisionniste depuis plusieurs dizaines d'années a souvent été provoquée par le fait que les révisionnistes, travaillant individuellement avec de très faibles moyens financiers et même sous la menace perpétuelle de la répression officielle, ne disposaient comme base de travail que des miettes tombées des tables des historiens officiels qui jouissaient, eux, d'une organisation internationale et de nombreux millions de fonds publics. Cela va forcément changer, puisque l'accès aux archives est de plus en plus facile, aussi bien en Occident qu'à l'Est et parce que le nombre des révisionnistes et leurs moyens d'action augmentent proportionnellement à leur audience grandissante dans le grand public. Après tout, une fois prouvé que l'ensemble de la thèse qui rend compte de cet événement historique complexe, même sur les milieux universitaires et politiques seront obligés de reconnaître le besoin de mener de nouvelles recherches constructives et de trouver de nouvelles explications.

[38] Aujourd'hui, nous assistons à l'abandon de la position de défense désespérée des anciennes thèses au profit de la recherche de nouvelles approches. Alors que la critique des preuves sur lesquelles l'historiographie s'est fondée jusqu'à présent n'est pas achevée faute de chercheurs compétents désireux de la mener à bien, des moyens matériels nécessaires et surtout, de libre accès aux archives. Dès 1991, par exemple, Steffen Werner a émis l'hypothèse que même après 1941, les nationaux-socialistes avaient une politique effective d'émigration pour les juifs, qui eut pour résultat l'installation de très nombreux juifs en Biélorussie et en Ukraine. (113) Une fois de plus, les historiens officiels n'ont pas jugé bon de faire le moindre commentaire. (114) Les documents provenant du Bureau central de la police et de la Waffen-SS d'Auschwitz, découverts récemment à Prague, ouvrent de nouvelles perspectives car ils montrent que les autorités allemandes ont dépensé des millions de marks pour faire construire le camp de Birkenau, ce qui n'aurait pas été le cas s'il s'était agi d'un camp d'extermination et suggère, au contraire, que l'ensemble constituait un camp ordinaire de travaux forcés. (115) Outre ces documents, il y a encore des dossiers complets à étudier aux Etats-Unis, à Moscou, à Prague, à Varsovie, à Lublin et à Auschwitz. La recherche dans ces archives a commencé 116

il y a très peu de temps chez les exterminationnistes comme J.-C. Pressac ou G. Fleming. (116) Pourtant, ces chercheurs ne cherchent dans les archives que ce qui pourrait contribuer à défendre la thèse officielle; Pressac, en particulier, a utilisé très peu de données.  (117) Aucun chercheur officiel n'a jamais fouillé ces énormes archives pour essayer d'explorer les nouvelles approches ou d'élaborer de nouvelles interprétations sortant du cadre de la théorie exterminationniste.


NOTES

1/ Walter Nagl, Gentechnologie und Grenzen der Biologie, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 1987, p. 127.

2 / Pendant la seconde guerre mondiale aussi, beaucoup de soldats juifs et d'officiers couverts de décoration, ayant une ascendance juive, combattirent dans la Wehrmacht en vue de la victoire de la nation allemande; cf. les travaux de l'historien Bryan Rigg de l'université de Yale, The Daily Telegraph, December 2, 1996 (en ligne sur ce site, dans l'original anglais ou dans notre traduction française).

3 / Cf. John C. G. Röhl, "Kaiser Wilhelm II. und Theodor Herzl im Heiligen Land Ein deutsches Protektorat in Palästina?", Die Zeit, 1998, No 42 (online:
http://www.humboldt-foundation.de/automat_db/wt_show.text_page?p_text_id=85).

4 / Cf. G. Meinhardt, Eduard von Simson, Habelt, Bonn, 1981. On trouvera dans Dietrich Bronder, Bevor Hitler kam, 2e édition, Marva, Genève, 1975, pp. 333-346, un survol des contributions juives à la société allemande contemporaine, avant la seconde guerre mondiale.

5 / Avant 1933, il y a eu trente-huit prix Nobel allemands, dont cinq étaient juifs, soit 13%; le taux de juifs dans la population allemande était inférieur à 1% à l'époque.

6 / Le mot "holocauste" est ambigu en soi. Il est fréquemment utilisé pour désigner toutes les mesures prises contre les juifs par le gouvernement national-socialiste et ses alliés, mais comme la persécution n'a malheureusement rien d'exceptionnel dans l'histoire, cette définition semble beaucoup trop large. Nous l'utilisons pour désigner le génocide des juifs d'Europe, commis ou entrepris délibérément par les nationaux-socialistes, avec comme arme principale "la chambre à gaz".

7 / Michael Wolffsohn, "Eine Amputation des Judentums?", Frankfurter Allgemeine Zeitung, 15 avril 1993, p. 32; à propos de la signification psychologique de l'Holocauste, cf. H. F. Stein, The Journal of Historical Review, (JHR), 1980, 1 (4) p. 309-322 (online:
http://ihr.org/jhr/v14/v14n5p28_Stein.html); M. A. Hoffman II, JHR, 1985, 6(4) p. 467-478
(online: /v06/v6p467_ Hoffman.html).

8 / Moshe Zimmermann a lui aussi remarqué que la transformation de l'Holocauste en une entité mythique, transformation qui s'accélère avec le temps, est un obstacle au retour de la normalité entre Allemands et juifs; cf. Zimmermann, Aus Politik und Zeitgeschichte, 1992, 42 (1-2) p. 33-43, p. 34.

9 / Dans une conversation avec Germar Rudolf, le 3 mai 1993, à l'Institut Max-Planck pour la recherche à Stuttgart. Il faut voir aussi les expériences très intéressantes menées par Robert Hepp, professeur de sociologie, avec ses étudiants. Lorsqu'il leur exposa les thèses révisionnistes pendant ses cours, il obtint des réactions tout à fait semblables aux réactions des membres des "sociétés primitives" lorsqu'on viole leurs tabous: R. Hepp, "Die Kampagne gegen Hellmut Diwald von 1978/79. Zweiter Teil: Richtigstellungen", in Rolf-Josef Eibicht (éd.), Hellmut Diwald. Sein Vermächtnis für Deutschland. Sein Mut zur Geschichte, Hohenrain, Tübingen 1994, note 46. En Allemagne, tout ce qui concerne les juifs est véritablement un tabou très fort. Il suffit pour s'en apercevoir de demander à des Allemands quel est, à leurs yeux, le tabou le plus fort de la société allemande. Le plus souvent, ils n'osent même pas prononcer le mot "juif" alors qu'ils nomment d'autres sujets comme "le sexe" ou "les étrangers". Dans une société qui affirme ne pas connaître le moindre tabou, déclarer qu'un sujet est tabou revient à accuser cette société, ce qui équivaut à une violation dudit tabou que la plupart des gens ne sont pas prêts à commettre.

10 / La nature comparable de ces deux régimes totalitaires a été longtemps un thème central des travaux de Nolte. Cf. Nolte, Der Faschismus in seiner Epoche, Piper, Munich, 1963 (traduction française: Le Fascisme dans son époque, Paris, Julliard, 1970, 3 volumes); Nolte, JHR, 1994, 14 (1) p. 15 à 22.

. Cf su r

11 / Cf surtout: E. Nolte, Der Europäische Bürgerkrieg 1917-1945, Ullstein, Frankfurt am Main/Berlin, 1987 (La Guerre civile européenne, 1917-1945, Le Grand livre du mois, 2000). On trouvera un exposé de la "querelle des historiens", ainsi qu'une bibliographie complète, dans I. Geiss, Der Hysterikerstreit, Bouvier, Bonn, 1992; cf. R. Kosiek, Historikerstreit und Geschichtsrevision, 2e édition, Grabert, Tübingen, 1988. Voir Devant l'Histoire. Les documents de la controverse sur la singularité de l'extermination des Juifs par le régime nazi, Paris, Le Cerf, 1988.

12 / E. Nolte, Streitpunkte, Ullstein, Frankfurt am Main / Berlin, 1993; cf. aussi la réponse d'un révisionniste, M. Köhler, Auch Holocaust-Lügen haben kurze Beine, Cromwell Press, Brighton, 1994; (en ligne: vho.org/D/Nolte/NR.html).

13 / E. Nolte, Streitpunkte , p. 8.

14 / Ibid., p. 304.

15 / Ibid., p. 9, 290 et 297.

16 / Frankfurter Allgemeine Zeitung, 4 février 1994, p. 4, et 5 février 1994, p. 27.

17 / Rappelons qu'il préface cet ouvrage [N. du T.]

18 / E. Nolte, Streitpunkte, p. 306.

19 / L'intolérance envers la scientologie, qui se manifeste aux Etats-Unis, appartient aussi à cette catégorie.

20 / G. H. Rehak, "Wandlungen des Antifaschismus", Kommentare zum Zeitgeschehen, No 33, août 1997, Postfach 543, A-1171 Vienne.

21 / G. Radnitzky "Die 'Politische Korrektheit' gefährdet die Meinungsfreiheit. Totalitäre Tendenzen im Rechtsstaat", R. von Schrenck-Notzing (éd.), Freiheit braucht Mut, Kronos, Munich, 1997, pp. 125 à 176 (en ligne: vho.org/D/fbm/radnitzky.html#Radnitzky).

22 / Cf. J. F. Garner, Politically Correct Bedtime Stories, New York, 1994.

23 / Jusqu'en 1955, un journal ou une chaîne de radio ou de télévision ne pouvait paraître que si les vainqueurs l'y autorisait. Pour obtenir le permis, il était nécessaire de manifester des convictions antifascistes et antinationales, cf. C. von Schrenck-Notzing, Charakterwäsche. Die Politik der amerikanischen Umerziehung in Deutschland, Ullstein, Berlin 1993; G. Franz-Willing, Umerziehung, Nation Europa, Coburg, 1991.

24 / On pense à Max Horkheimer, Theodor Adorno, Herbert Marcuse etc.

25 / Des chefs communistes comme Ho Chi Minh, Che Guevara et Mao Tsé Toung étaient adulés ouvertement à l'époque.

26 / L'une des personnalités les plus marquantes de ce mouvement, en ce moment, est le ministre allemand des affaires étrangères, Joshka Fischer. La plupart des membres du gouvernement allemand actuel ont leurs racines idéologiques dans l'extrême-gauche soixante-huitarde.

27 / D'après M. Behrens, R. von Rimscha, "Politische Korrektheit" in Deutschland. Eine Gefahr für die Demokratie, Bouvier, Bonn 1995, p. 112, au moins 48% de tous les meneurs d'opinion en Allemagne se disent de gauche ou radicaux de gauche, 19% libéraux et seulement 10% démocrates-chrétiens ou conservateurs -- et ce, dans un climat d'opinion qui, sans arrêt depuis cinquante ans, a fait glisser les coordonnées de l'éventail politique vers la gauche. On trouvera une analyse de cette victoire dans Rüdiger Proske, Vom Marsch durch die Institutionen zum Krieg gegen die Wehrmacht, Von Hase & Köhler, Mayence, 1997.

28 / Hans-Helmuth Knütter, Die Faschismus-Keule, Ullstein, Frankfurt/Main, 1993

29 / Outre G. Radnitzky, op. cit. et M. Behrens, R. von Rimscha, op. cit., cf. aussi Ch. Anstötz, R. Hegelmann, H. Kliemt, Peter Singer in Deutschland: Zur Gefährdung der Diskussionsfreiheit in der Wissenschaft, Lang, Frankfurt, 1995; R. Baader (éd.), Die Enkel des Perikles -- liberale Positionen zu Sozialstaat und Gesellschaft, v. 2, Resch, Gräfelfing, 1995; G. Habermann, Der Wohlfahrtsstaat. Geschichte eines Irrwegs, Ullstein, Berlin, 1994; E. Jesse, "'Political Correctness' in den USA und in Deutschland", Mut, 1995, No 12, pp. 18 à 21; H. Kappel, A. von Stahl, Für die Freiheit, Ullstein, Berlin, 1996; R. K. Laprecht, "Oligarchie in Karlsruhe: Über die Erosion der Gewaltenteilung", Neue Juristische Wochenschrift, 1994, 50, pp. 3272sq.; K. Löw, Von "Hexen" und Hexenjägern, Baierbrunn, 1993, tous cités par G. Radnitzky, ibid.; G. Detlefs, Die Pervertierung der Meinungsfreiheit, Hohenrain, Tübingen, 1995.

30 / G. Bacher, cité par G. Radnitzky, op. cit., p. 139.

31 / U. Backes, E. Jesse, R. Zitelmann (éds.), Die Schatten der Vergangenheit, Propyläen, Berlin, 1992 (en ligne: vho.org/D/dsdv/dsdv.html).

32 / Cf. particulièrement dans le livre cité ci-dessus, Uwe Backes, Eckhard Jess, Rainer Zitelmann, "Was heißt: 'Historisierung des Nationalsozialismus?'", p. 25; Franz W. Seidler, "Lebensborn e.V. der SS. Vom Gerücht zur Legende", p. 291; Eckhard Jesse, "Philosemitismus, Antisemitismus und Anti-Antisemitismus. Vergangenheitsbewältigung und Tabus", p. 543; Uwe Backes, "Objektivitätsstreben und Volkspädagogik in der NS-Forschung. Das Beispiel der Reichstagsbrand-Kontroverse", p. 614. (Tous se trouvent en ligne: vho.org/D/dsdv/dsdv.html.)

33 / D'après Karl R. Popper, l'un des philosophes contemporains les plus renommés, cela constitue le coeur de la dignité humaine, cf. Objektive Erkenntnis, 4e éd., Hoffmann und Campe, Hamburg, 1984. On trouvera un exposé plus détaillé dans G. Rudolf, "Über richtige und falsche Erkenntnise", H. Verbeke (éd.), Kardinalfragen zur Zeitgeschichte, Vrij Historisch Onderzoek, pp. 19-47 (en ligne: vho.org/D/ Kardinal/ErkenntnisR.html: et en anglais: vho.org/GB/Books/cq/percept.html).

34 / E. Nolte, Streitpunkte, p. 308.

35 / Aux Etats-Unis et au Canada, la situation est semblable à beaucoup de points de vue. cf. l'affaire de l'Institute for Historical Review contre Mel Mermelstein, qui est exposée dans l'IHR Newsletter, No 82, octobre 1991, et M. Weber, JHR, 3 (1) (1982), pp. 31-51 (en ligne: ihr.org/jhr/v03/v03p-31_Weber.html); cf. aussi Michael Collins Piper, Best Witness. The Mel Mermelstein Affair and the Triumph of Historical Revisionism, Center for Historical Review, Washington, D.C., 1994; Theodore J. O'Keefe, "History and Memory: Mel Mermelstein's Eyewitness' Evidence", JHR, 1997, 16 (4), pp. 2 à 13 (en ligne: /v16/v16n4p-2_Okeefe.html); cf. le jugement du deuxième procès Zündel à Toronto (Queen vs. Zündel), Barbara Kulaszka (éd.), Did Six Million Really Die? Report on the Evidence in the Canadian "False News" Trial of Ernst Zündel - 1988, Samisdat Publishers Ltd., Toronto, 1992, pp. 424 sq. (en ligne: www.zundelsite.org/english/dsmrd/dsmrdtoc.html); bien que le tribunal canadien ait accepté les preuves matérielles, il les a purement et simplement ignorées dans son jugement.

36 / §244 Section 3 Clause 2, Code allemand de procédure pénale.

37 / Procès d'O. E. Remer, District Court Schweinfurt, Ref. 1 KLs 8 Js 10453/92.

38 / Lettre du secrétaire du Conseil central des juifs allemands, H. Jaeckel, au Pr H. F. Zacher, President de la Société Max-Planck, en date du 22 juin 1993.

39 / Dans le procès qui a suivi, ce renvoi sans préavis a été transformé en rupture bilatérale de contrat de travail. cf. Tribunal industriel de Stuttgart, Ref. 14 Ca 6663/93.

40 / Pour un exposé détaillé, cf. W. Schlesiger, Der Fall Rudolf, Cromwell Press, Brighton, 1994, disponible désormais auprès de VHO (online: vho.org/D/dfr/Fall.html); Herbert Verbeke (ed.), op. cit.

41 / Oberlandesgericht [Cour d'appel du Land] de Düsseldorf, réf. 2 Ss 155/91OE52/91 III; Conseil constitutionnel fédéral, réf. 2 BrR 367/92.

42 / A cet égard, il est révélateur qu'un juge de Munich ait reconnu, en s'adressant à l'avocat de la défense Klaus Goebel; qu'il ne réussirait jamais à faire admettre les preuves révisionnistes dans la mesure où des ordres politiques l'interdisent. Cf. O. E. Remer (éd.), Die Zeit lügt!, Verlag Remer-Heipke, Bad Kissingen, 1992, p. 9 (en ligne: vho.org/D/Beitraege/Zeit.html), ainsi que des conversations particulières avec K. Goebel.

43 / Réf. 1 StR 193/93.

44 / Conseil constitutionnel fédéral, arrêt du 9 juin 1992, réf. 1 BvR 824/90, Neue Juristische Wochenschrift, 1993, p. 916.

45 / Réf. 6/38 Ns 341 Js 31951/92, cf. Süddeutsche Zeitung, 17 mars 1994, p. 52; pour un exposé plus complet de ce scandale judiciaire, cf. Karl Salm, "Der Justizskandal in Fall Thomas-Dehler-Stiftung", Staatsbriefe, 1994, 5 (12) (en ligne: vho.org/D/Staatsbriefe/Salm6_2-4-6.html).

46 / H.-H. Wilhelm, U. Backes, E. Jesse, R. Zitelmann (éds.), op. cit. , p. 403.

47 / S. Leutheusser-Schnarrenberger, ministre fédéral de la justice, Allgemeine Jüdische Wochenzeitung, 24 mars 1994, p. 2.

48 / Bundesberichtshof [cour de cassation fédérale], arrêt du 15 mars 1994, réf. 1 StR 179/93.

49 / Cf. la presse quotidienne allemande du 22 avril 1994.

50 / Münchner Merkur, 17 mars 1994, p. 4. H. Däubler-Gmelin, vice-présidente du parti social-démocrate et ministre de la justice du contre-gouvernement social-démocrate, soutient de façon particulièrement active cette démarche; Süddeutsche Zeitung, 21 avril 1994; cf. aussi le ministre fédéral de la justice, cité supra. La FAZ a adopté une position hostile (7 et 27 avril, 7 juillet 1994).

51 / Karl-Heinz Seifert, Dieter Hömig (éd.), Grundgesetz für die Bundesrepublik Deutschland, 2e éd., Nomos Verlagsgesellschaft, Baden-Baden, 1985, cf. le commentaire de l'article 5 de la loi fondamentale.

52 / Stefan Huster, "Das Verbot der 'Auschwitz-Lüge', die Meinungsfreiheit und das Bundesverfassungsgericht", Neue Juristische Wochenschrift, 1995, p. 489. On trouvera un résumé de la situation juridique actuelle de la recherche révisionniste dans K. C. Holmar, Deutschland in Geschichte und Gegenwart (DGG), 1994, 42(2), p. 4-5.

53 / Idem.

54 / Dreher et Tröndle (éds.), Strafgesetzbuch, 47e éd., Rdnr. 18 zu §130.

55 / Daniel Beisel, "Die Strafbarkeit der Auschwitz-Lüge", Neue Juristische Wochenschrift, 1995, p. 997-1000, cf. p. 1000.

56 / Karl Lackner, Strafgesetzbuch, 21e éd., Beck, Munich, 1995, Rdnr. 8a zu §130; cette loi a eu de nombreuses critiques, cf. Hans A. Stöcker, NStZ, 1995, p. 237-240; Manfred Brunner, FAZ, 17 août 1994; Ernst Nolte, FAZ, 8 septembre 1994; Ronald Dworkin, Tageszeitung, 17 mai 1995; Horst Meier, Die Zeit, 15 septembre 1995; ibid., Merkur, 12/1996, p. 1128-1131; H. Hoffmann, FAZ, May 21, 1994, lettre au journal, p. 9; cf. FAZ, 21 mai 1994, p. 10: "Strafbarer Irrtum"; ibid., 7 et 27 avril et 7 juillet 1994.

57 / J. Hoffmann, Stalins Vernichtungskrieg 1941-1945, Verlag für Wehrwissenschaften, Munich, 1995, p. 308.

58 / K. Naumann, "Stalins Vernichtungskrieg?", Die Zeit, 10 octobre 1995; cf. aussi M. Grill, "Amtliche Schützenhilfe für Legendenbildung", Badische Zeitung, 23 décembre 1995; courrier des lecteurs, ibid., 29 décembre 1995; pour un compte rendu objectif, G. Gillessen, "Der andere große Verderber Europas", FAZ, 10 octobre 1995; W. Birkenmaier, "Hitlers Angriff - Stalins totaler Krieg", Stuttgarter Zeitung, 28 juillet 1995, p. 24.

59 / Communication personnelle de J. Hoffmann et de Wolfgang Bergt.

60 / Par exemple dans Profil (publication viennoise), 9 septembre 1996, p. 75.

61 / H. Höhne, Gebt mir vier Jahre Zeit, Ullstein, Berlin, 1996, p. 8.

62 / La revue Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung (VffG) publie régulièrement un état de la question (PO Box 118, GB-Hastings TN34 3ZQ); on peut le consulter en ligne: vho.org/censor/Censor.html.

63 / Pour le législateur allemand, ce n'est pas un arrêté ministériel qui rendrait ces livres illégaux mais leur contenu même.

64 / Pour la destruction et la persécution des patriotes allemands en général, cf. R.-J. Eibicht, Unterdrückung und Verfolgung Deutscher Patrioten, Hutten Verlag, Viöl, 1997.

65 / Il est impossible de discuter tous les cas ici mais on peut renvoyer à des travaux qui traitent des cas les plus notables: U. Walendy, "Ausgehebelte Grundrechte", Historische Tatsachen, No 69, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho/Weser 1996; H. Verbeke (éd.), op. cit.; H. Schmidt, Jailed in "Democratic" Germany. The Ordeal of an American Writer, Guderian Books, Milton/FL 1997; G. Anntohn, H. Roques, Der Fall Günter Deckert, DAGD/Germania Verlag, Weinheim 1995; il faut consulter en outre les revues Sleipnir (Postfach 350264, D-10211 Berlin), Staatsbriefe (Postfach 140628, D-80456 Munich) et VffG (PO Box 118, GB-Hastings TN34 3ZQ) qui signalent régulièrement les cas de censure et d'interdiction du domaine intellectuel en Allemagne (en ligne: vho.org/D/Sleipnir; vho.org/D/Staasbriefe; vho.org/VffG.html; vho.org/censor/Censor. html).

66 / "Appell der 100 Die Meinungsfreiheit ist in Gefahr", FAZ, 17 mai 1996; Stuttgarter Nachrichten et Stuttgarter Zeitung, 19 juillet 1996, avec cinq cents signataires; Westfalen-Blatt, 13 et 18 septembre 1996, avec mille signataires chacun.

67 / Expertises d'Ernst Nolte et de Joachim Hoffmann, Tribunal régional de Tübingen, réf. 4 Gs 173/95; le second a été publié dans VffG, 1997,1 (3), pp. 205ss; cf l'annexe 2 de cette édition.

68 / Dans une affaire du même ordre (réf. 1 Bv R408f./83), le Conseil constitutionnel a approuvé la confiscation du livre de Wilhelm Stäglich, Der Auschwitz Mythos. Legende oder Wirklichkeit? Eine kritische Bestandsaufnahme, Grabert-Verlag, Tübingen 1979 (en ligne sur l'aaargh); trad. anglaise: The Auschwitz Myth: A Judge Looks at the Evidence, Institute for Historical Review, Newport Beach, CA 1986; cf l'annexe du livre Wigbert Grabert (éd.), Geschichtsbetrachtung als Wagnis, Grabert, Tübingen, 1984, pp. 287ss.

69 / W. de Boor, "Bei Angeklagten mit Monoperceptose", FAZ, 8 mai 1995, p. 12; cf. W. de Boor, D. Meurer (éd.), "Über Monoperceptosen", Zeitschrift für das gesamte Sachverständigenwesen, 1983, 4 (2).

70 / Par exemple, H. Festge-Weinrother, "Eingespannte Psychatrie", FAZ, 13 mai, 1995; dans un livre qu'il a publié ensuite sur le même sujet, de Boor a fait quelque peu machine arrière: Wolfgang de Boor, Wahn und Wirklichkeit. Psychiatrische Grenzfälle vor Gericht, Verlag C. H. Beck, Munich 1997; cf. le compte rendu de VffG, 1998 2 (1), pp. 56-60 (en ligne: vho.org/VffG/1998/1/Buecher1.html#Kammerer).

71 / Cf. VffG, 19971, 1, p. 52.

72 / Le Standard de Vienne, 2 juillet 1997. Auparavant, quatre autres psychiatres avaient refusé de déclarer Lachout anormal (communication personnelle de Lachout). De toute évidence, la justice autrichienne a eu du mal à trouver un psychiatre "désireux de coopérer".

73 / Réf. 271 Ds 155/96, décision du juge Maietti, 8.7.1997; cf. VffG, 1998, 2 (1), pp. 35-36. (en ligne: vho.org/VffG/1998/1/Toepfer1.html); à la fin des années 1960, les poursuites contre le révisionniste autrichien Franz J. Scheidl furent abandonnées parce que le tribunal considéra que l'accusé souffrait de troubles mentaux; communication personnelle de W. Rademacher. Les livres de Scheidl sont disponibles sur le site vho.org.

74 / Robert Faurisson, par exemple, un révisionniste célèbre, a été attaqué dix fois, dont quatre avec des conséquences sérieuses, une fois même presque mortelles. Et on ne parle pas des innombrables procès ruineux qui débouchent invariablement sur des condamnations (à dans peines d'amende ou d'emprisonnement), la difficultés professionnelles et la destitution de diplômes que subissent les révisionnistes un peu partout. On lira un résumé de l'oppression des révisionnistes dans R.-J. Eibicht, op. cit., et R. Hepp, op. cit.. Au début de 1998, ce dernier livre fut confisqué en Allemagne à cause d'une note rédigée en latin (!!!) dans laquelle l'auteur émettait un doute à propos de la version généralement admise des chambres à gaz nazies. Cf. DGG, "Lateinischer Satz quält Staatsanwälte. Neue Groteske der Political Correctness", Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1998, 46 (2), pp. 13-14; (en ligne: vho.org/D/DGG/DGG46_2.html) VffG, 1998, 2 (1), p. 1, 81.

75 / . G. Rudolf, "Auschwitz-Kronzeuge Dr. Hans Münch im Gespräch", VffG, 1997 3 (1), p. 139-190 (en ligne: vho.org/VffG/1997/3/RudMue3.html).

76 / H. Laternser, Die andere Seite im Auschwitzprozeß 1963/65, Seewald, Stuttgart, 1966.

77 / En dehors des comptes rendus des procès de Weise (R. Gerhard (éd.), Der Fall Gottfried Weise, 2e éd., Türmer, Berg 1991) et de quelques ouvrages parfois polémiques, comme Deutscher Rechtsschutzkreis (éd.), Zur Problematik der Prozesse um "Nationalsozialistische Gewaltverbrechen", Schriftenreihe zur Geschichte und Entwicklung des Rechts im politischen Bereich, No 3, Bochum 1982; G. Stübiger, Der Schwammbergerprozeß in Stuttgart, id., No 4, mai 1992.

78 / Cf. aussi l'opinion de J. Tuchel, J. Weber and P. Steinbach (éds.), Vergangenheitsbewältigung durch Strafverfahren?, Olzog, Munich, 1984, p. 141-142.

79 / Cf. l'article d'A . Neumaier dans le présent volume.

80 / W. N. Sanning, Die Auflösung des osteuropäischen Judentums, Grabert, Tübingen 1983 (traduction anglaise: The Dissolution of the Eastern European Jewry, Newport Beach, 1983), et W. Benz (éd.), Dimension des Völkermords, Oldenbourg, Munich 1991.

81 / Les révisionnistes ont aussi été les premiers à critiquer valablement les témoignages et les documents et à réclamer des preuves matérielles.

82 / Pour les chiffres de Barett, Britannica Book of the Year, Encycl. Brit. Inc., Chicago, edition 1986: 18,0 millions; 1987: 18,1 millions; 1988: 18,2 millions; 1989: 17,4 millions; 1990: 17,4 millions; 1991: 17,6 millions; 1992: 17,8 millions; 1993: 18,2 millions; chiffres arrondis; cf. Junge Freiheit, April 1, 1994, p. 4. Pour l'annuaire, American Jewish Yearbook, New York, 1980, vol. 81, pp. 285-289; cf. W. N. Sanning, op. cit., p. 272.

83 / Britannica Book of the Year, Encycl. Brit. Inc., Chicago, éditions à partir de 1994.

84 / Explications données par D. Barett du Global Evangelization Movement, professeur à l'université Regent en Virginie, dans une lettre à E. Heer, 5 juillet 1995.

85 / Nolte le dit comme les autres, soit dit en passant, même si l'on a parfois prétendu le contraire; cf. Der europäische Bürgerkrieg 1917-1945, p. 516; Streitpunkte, Section II. 5., p. 381ss, et p. 421ss.

86 / Cf. par exemple, G. Sereny, Am Abgrund, Ullstein, Frankfurt am Main/Berlin, 1979; article de K. A. Schleunes, in E. Jäckel et J. Rohwer (éds.), Der Mord an den Juden im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart, 1985, p. 70ss, surtout p. 78.

87 / Cf. K. Dörer, Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte (VfZ), 1967, 15, p. 121-152; L. Gruchmann, VfZ, 20 (1972) p. 235-279; article de H.-W. Schmuhl, in M. Prinz and R. Zitelmann, Nationalsozialismus und Modernisierung, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 1991, p. 239-266.

88 / Cf. Dietrich Bronder, op. cit., pp. 312-323; cf. aussi André N. Sofair, Lauris C. Kaldjian, "Eugenic Sterilization and a Qualified Nazi Analogy: The United States and Germany, 1930-1945", Annals of Internal Medicine, 132 (15.2.00), pp. 312-319.

89 / Le point de départ de ce débat très récent fut la comparaison entre l'euthanasie humaine avec la pratique de l'euthanasie animale. Cf. le livre du Britannique Peter Singer Practical Ethics, Cambridge UP, Cambridge, 1979, surtout p. 127ss (p. 175f. dans la seconde édition de 1993). Tout récemment, la traduction allemande d'un livre anglais favorable à l'euthanasie a été annulée par un éditeur du nord de l'Allemange, à cause d'une campagne publique; cf. Ch. Anstötz et al., op.cit.

90 / E. Nolte, op. cit., p. 285.

91 / On trouvera un exposé de la position des historiens officiels dans H. Graml, Der 9. November 1938. "Reichskristallnacht", 4e éd., Schriftenreihe der Bundeszentrale für Heimatdienst, Heft 4, Bundeszentrale für Heimatdienst, Bonn 1956; H. Lauber, Judenpogrom "Reichskristallnacht" November 1938, Grossdeutschland, Bleicher, Gerlingen, 1981; on trouvera une opinion révisionniste antérieure dans I. Weckert, Flashpoint: Kristallnacht 1938 -- Instigators, Victims and Beneficiaries, Institute for Historical Review, Newport Beach, 1991, qui ne croit pas que le gouvernement nazi ait été l'instigateur (texte allemand en ligne: vho.org/D/Feuerzeichen/FR.html). Cette thèse est infirmée par le journal de Goebbels, D. Irving, Die geheimen Tagebücher. Der unbekannte Dr. Goebbels, Focal Point, Londres 1995, surtout pp. 407-411; Irving, Goebbels. Mastermind of the Third Reich, Londres, 1996. Cependant, l'authenticité de ces documents n'est pas encore établie. Pour ce qui est de la réaction de Hitler, il a dû autoriser le massacre dont les effets lui ont sans doute paru modérés, puisqu'il a interdit aux compagnies d'assurance allemandes de verser des indemnités aux juifs et a forcé les juifs allemands à payer une amende supplémentaire d'un milliard de marks. Cette conduite après les faits est éloquente.

92 / Par exemple, cf. les récits reproduits dans le livre classique d'histoire de l'Holocauste, R. Hilberg, The Destruction of the European Jews, Quadrangle Books, Chicago, 1961; 2e éd., Holmes & Meier, New York, 1985.

93 / Cf. Germar Rudolf, Sibylle Schröder "Partisanenkrieg und Repressaltötungen", VffG, 1999, 3 (2), pp. 145-153 (en ligne: vho.org/VffG/1999/2/RudolfSchroeder145-153.html); cet article est une version mise à jour et complétée de mon introduction à l'article de K. Siegert.

94 / M. Broszat, VfZ, 1977, 25, pp. 739-775, surtout pp. 748ss, qui est une réponse à D. Irving, Hitler's War, Londres, 1977, réédition 1991; l'école intentionnaliste prétend que Hitler avait prévu le massacre dès le début: cf. par exemple, C. Browning, VfZ, 29 (1981) pp. 97-109; E. Goldhagen, VfZ, 1976, 24, pp. 379-405; et, plus récemment, S. Friedländer, Nazi Germany and the Jews, tome 1: The Years of Persecution, Harper-Collins, New York, 1997; on trouvera une discussion du processus de prise de décision dans E. Jäckel and J. Rohwer (éds.), op. cit.; cf. aussi l'article de S. Goshen, dans le Zeitgeschichte de Vienne, 1986-1987, 14 , p. 221-243.

95 / Y. Bauer, Jews for Sale?, New Haven, 1994.

96 / Bien que ce ne soit peut-être pas le plus énorme massacre de l'histoire de l'humanité, parce que le communisme a certainement fait plus de victimes depuis 1917 en Russie ou en Chine et même le massacre des Indiens d'Amérique ou le commerce des esclaves ont peut-être fait plus de victimes qu'il n'y a eu d'Allemands tués, mais dans aucun de ces cas le but n'était la "purification ethnique" des Indiens d'Amérique [note de l'aaargh: que cherchait-on alors?], des Noirs d'Afrique, des Chinois de Chine ou des Russes de Russie [note de l'aaargh: les Russes prétendent pourtant que c'était bien le but du pouvoir communiste. Cf les thèses de Chafarevitch, à paraître bientôt en français.] La famine d'Ukraine dans les années trente est peut-être un génocide comparable aux pertes allemandes pendant et après la seconde guerre mondiale; cf. R. Conquest, The Harvest of Sorrow, Oxford-New York, 1986.

97 / Arthur R. Butz, "Context and Perspective in the 'Holocaust' Controversy", JHR, 1982, 3 (4), pp. 371-405 (en ligne: vho.org\GB\Journals\JHR\3\4\Butz371-405.html).

98 / Carlo Mattogno, "Le Mythe de l'extermination des juifs", Annales d'Histoire Révisionniste (AHR), 1987, 1, pp. 15-107 (en ligne: abbc.com/aaargh/fran/archVT/AHR/AHR1/ Mattogno/CMexterm1.html), esp. 41ff.; traduction anglaise: "The myth of the extermination of the Jews: Part I", JHR, 1988, 8 (2), p. 133-172 (online: vho.org/GB/Journals/JHR/8/2/ Mattogno133-172.html); part II: JHR, 1988, 8 (3), p. 261-302 (en ligne: /3/Mattogno261-302.html). On trouvera une discussion complète dans C. Mattogno, La Soluzione Finale: Probleme e polemiche, Padua 1991.

99 / C. Cross, Adolf Hitler, Londres, 1973, p. 313; J.C. Fest, Hitler, New York, 1975, p. 681; Article de S. Friedländer, L'Allemagne nazie et le génocide juif, Actes du colloque de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris, 1985, pp. 177-178; D. Irving, Hitler's War, 1991, p. 19f.; W. Laqueur, Was niemand wissen wollte: Die Unterdrückung der Nachrichten über Hitlers Endlösung, Berlin-Vienne, 1981, p. 190; J. J. Martin, The Man who invented "Genocide": The Public Career and Consequences of Raphael Lemkin, Torrance, 1984, p. 40; A. J. Mayer, Why did the Heavens not Darken? The "Final Solution" in History, New York, 1990, p. 235f.; J. Noakes, G. Pridham (éd.), Nazism: A History in Documents and Eyewitness accounts 1919-1945, vol. 2, New York, 1988, p. 1136; L. Poliakov, Bréviaire de la haine, Paris, 1979, p. 134; W. Shirer, The Rise and Fall of the Third Reich, New York, 1960, p. 1256; C. Zentner, Adolf Hitler, Mein Kampf, Munich, 1979, p. 168.

100 / A part M. Broszat, op. cit., cf. aussi l'article de W. Scheffler dans sAus Politik und Zeitgechichte, 1982, 32 (43), p. 3-10.

101 / E. Kogon, H. Lan gbein, A. Rückerl et al. (éds.), Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas, Frankfurt am Main 1985, Section II. Trad. française: Les Chambres à gaz, secret d'Etat, Paris, Minuit, 1984.

102 / Cf. outre E. Kogon et al., ibid., Joseph Wulf, Aus dem Lexikon der Mörder. "Sonderbehandlung" und verwandte Worte in nationalsozialistischen Dokumenten, Gütersloh, 1963; les deux auteurs ont visiblement soigneusement sélectionné des documents appuyant leur thèse. Il faudrait faire une compilation plus critique.

103 / Cf. les exemples proposés par A. R. Butz, The Hoax of the Twentieth Century: The Case Against the Presumed Extermination of European Jewry, Newport Beach, 1985, pp. 112ss. Traduction française: La Mystification du XXe siècle.

104 / On cite fréquemment comme document fournissant cette clé le document du TMI 3040-PS, tiré de l'Allgemeine Erlasssammlung (Recueil général d'arrêtés) (AES), part 2, A III f (Traitement des ouvriers civils étrangers), édité par le RSHA. Il contient notamment les textes prévoyant la punition les ouvriers civils étrangers en cas de crimes graves (notamment le "Sonderbehandlung", peine capitale par "pendaison"). Cependant, cela ne s'applique pas automatiquement à tous les autres cas, et certainement pas aux juifs déportés dans des ghettos et des camps de concentration.

105 / Pour le texte révisionniste, H. K. Westphal, W. Kretschmer, C. Konrad, R. Scholz, DIE ZEIT lügt!, Bad Kissingen, 1992, p. 18-19. (en ligne: vho.org/D/Beitraege/Zeit.html). Pour la réponse, T. Bastian, Auschwitz und die "Auschwitz-Lüge". Massenmord und Geschichtsfälschung, Munich ,1994.

106 / De premiers résultats ont été publiés par W. Stromberger, "Was war die 'Sonderbehandlung' in Auschwitz?", DGG, 1996, 44 (2), pp. 24f (online: vho.org/D/DGG/Strom44_2.html); cf. aussi Carlo Mattogno, "'Sonderbehandlung' and Crematory II" (qu'on ne trouve que sur internet: codoh.com/granata/sonder.html). D'autres travaux devraient être publiés.

107 / Par exemple, cf. A. R. Butz, The Hoax , pp. 112ss; W. Stäglich, Der Auschwitz-Mythos, Tübingen 1979; U. Walendy, Historische Tatsachen, No 1 à 77, Vlotho 1975-1997, qui constitue plus un appel à de plus amples recherches qu'une collection scientifique structurée.

108 / Comme exemples de faux généralement acceptés on citera les mémoires de Hitler et les entretiens de Rauschning avec Hitler; (édités par Karl Corino, Gefälscht!, Reinbek 1992; cf. Eberhard Jäckel, A. Kuhn, H. Weiss, VfZ, 1984, 32, pp. 163-169) Katyn (cf. Franz Kadell, Die Katyn Lüge, München 1991), la carte de SS de John Demjanjuk (D. Lehner, Du sollst nicht falsch Zeugnis geben, Vohwinckel, Berg o.J.).

109 / E. Nolte, Der Europäische Bürgerkrieg, p. 592; et Streitpunkte, pp. 313-314.

110 / L'auteur a interdit que l'on reproduise dans l'édition anglaise son article, publié originellement dans l'édition allemande; [Note de l'aaargh: le texte est disponible en français: <http://aaargh-international.org/fran/erv/grundlagen/jpnwannsee.html> cf. Hans Wahls, Zur Authentizität des »Wannsee-Protokolls«, Zeitgeschichtliche Forschungsstelle, Ingolstadt 1987; Roland Bohlinger, Johannes P . Ney, Zur Frage der Echtheit des Wannsee-Protokolls, 2e éd., Viöl, 1992, 1994; Roland Bohlinger (éd.), Die Stellungnahme der Leitung der Gedenkstätte Haus der Wannsee-Konferenz zu dem von Bohlinger und Ney verfaßten Gutachten zur Frage der Echtheit des sogenannten Wannsee-Protokolls und der dazugehörigen Schriftstücke, Viöl, 1995.

111 / J. C. Ball, Air Photo Evidence, Delta, 1992 (les documents sont disponibles sur internet à l'adresse: www.air-photo.com/).

112 / J. Hoffmann, op. cit., p. 161, cf. p. 302-303. Michael Shermer a contesté les affirmations de Ball en s'appuyant sur ce que lui ont dit de soi-disant spécialistes en photos aériennes! Michael Shermer, Why People Believe Weird Things, New York, 1997; cf. Germar Rudolf, "Das Rudolf Gutachten in der Kritik, Teil 2", VffG, 1999 3 (1), pp. 77-82 (en ligne: vho.org/VffG/1999/1/RudDas1.html). Brigitte Bailer-Galanda, est encore plus mauvaise, elle déforme tout simplement les faits sans essayer de prouver quoi que ce soit: Brigitte Bailer-Galanda, Wolfgang Benz, Wolfgang Neugebauer (éds.), Wahrheit und Auschwitzlüge, Vienne, 1995, p. 25; lire la critique de Germar Rudolf, "Zur Kritik an Wahrheit und Auschwitzlüge", H. Verbeke (éd.), Kardinalfragen zur Zeitgeschichte, Berchem, 1996, p. 96 (en ligne: vho.org/D/Kardinal/ WahrheitR.html; en anglais: vho.org/GB/Books/cq/critique.html).

113 / S. Werner, Die 2. babylonische Gefangenschaft, 1ère éd. à compte d'auteur; 2e édition, Grabert, Tübingen, 1991 (en ligne: vho.org /D/d2bg/I_II.html; en anglais: vho.org/GB/Books/tsbc).

114 / A l'exception d'E. Nolte, une fois de plus, qui signale les thèses de Werner mais les rejette sans explication. Streitpunkte, p. 317.

115 / Cf. F. Freund, B. Perz, K. Stuhlpfarrer, in Zeitgeschichte, Vienne, 1993-1994, 20, p. 187-214; cf. aussi B. Wegner, VfZ, 1992, 40 p. 311-319; cf. H. J. Nowak, "Kurzwellen-Entlausungsanlagen in Auschwitz", VffG, 1998 2 (2), pp. 87-105 (en ligne: vho.org/VffG/1998/2/Nowak2.html), et sa contribution au présent ouvrage.

116 / J.-C. Pressac, Les Crématoires d'Auschwitz, la machinerie du meurtre de masse, Paris, CNRS, 1993; résumé anglais très rapide, en collaboration avec R.-J. van Pelt, in Y. Gutman, M. Berenbaum (éds.), Anatomy of the Auschwitz Death Camp, Bloomington, 1994.; G. Fleming, "Engineers of Death", The New York Times, 18 juillet 1993, p. E19; cf. F. Töben, "Ein KGB-Novellist: Gerald Fleming", VffG, 1997 2 (1), p. 87-91 (en ligne: vho.org/VffG/1997/2/Toben2.html).

117 / Cf. les critiques de R. Faurisson, S. Thion, P. Costa, Nouvelle Vision, 1993, 31, p. 11-79; R. Faurisson, Réponse à Jean-Claude Pressac, Colombes, 1994; H. Verbeke (éd.), Auschwitz: Nackte Fakten, Berchem, 1995 (en ligne: vho.org/D/anf/AR.html).


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Le Onze tiret un

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