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La défense de Michel Adam devant le tribunal administratif auquel il demandait l'annulation de sa révocation

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Monsieur ADAM Michel
44260- Savenay
Professeur Certifié d'Histoire Géographie

Objet : Annulation de Révocation.
"Révisionniste"


Monsieur le Président,

Le neuf mai 1998, j'ai déposé auprès de vos services un mémoire en recours demandant l'annulation de la "révocation" prononcée à mon encontre par le Ministère de l'Education Nationale pour griefs liés au Révisionnisme et à une "atteinte à la crédibilité des Déportés". Je demandais alors l'étude en "urgence" de mon recours, étant donné que je ne percevais plus, dès lors, ni salaire ni indemnité.
Depuis le Ministère et Rectorat de Nantes n'ont pas répondu à mon mémoire introductif de recours demandant cette annulation de "révocation", malgré la mise en demeure sous quinze jours adressée par vos services au Ministère et alors que le mémoire introductif avait été déposé il y a huit mois maintenant.
N'attendant plus de devoir répondre au MEN-Rectorat, j'ai l'honneur de présenter à l'instruction de ma requête un second mémoire complétant

- Les FAITS -


L'ACCUSATION. "Perturbation d'une rencontre organisée à l'Office culturel municipal de Montoir de Bretagne le 12 juin 1995 de 11 heures à 12 heures par une enseignante d'Histoire Géographie du Collège René Guy Cadou de Montoir de Bretagne, entre des élèves de 3e et de 4e de l'établissement et une ancienne déportée à RAVENSBRÜCK..."

LA RÉALITÉ:


En novembre-décembre1991, je m'inscrivais au concours des professeurs Certifiés en Histoire Géographie. J'enseignais les Sciences Physiques et la Biologie en collège tout en étant titulaire depuis deux ans d'une licence de Géographie, d'une licence d'Histoire et avais suivi une année de maîtrise d'Histoire, alors que j'enseignais à plein temps. Cette année scolaire 1991-1992, j'étais allé à quelques reprises à des journées de stage organisées à Angers pour les candidats à ce concours. La quasi totalité des candidats à ce concours étant enseignants en Histoire Géographie soit en Collège, soit en Lycée, je pensais n'avoir que très peu de chances de réussite à ce concours étant donné l'expérience des concurrents, entre cinq et vingt ans, et que de fait, je n'y consacrais guère de temps. Au cours de conversations avec un collègue présent à ce stage, je manifestais quelque peu des intérêts révisionnistes. Par la suite, ce collègue, Monsieur J.-Claude Bon..., et moi-même étions admis au même rang à ce concours. Je sentais alors une coupure manifeste, voire une hostilité à mon égard et je sus qu'il colporta "mes intérêts révisionnistes", spécialement auprès de ses relations au SGEN-CFDT auquel il appartenait.
En 1992-1993, je fis une année difficile de stage. J'étais nommé en effet sur deux établissements à Saint Herblain, l'autre à Cordemais, avec classes difficiles et heures supplémentaires. Heures supplémentaires alors que stagiaire pour une discipline d'enseignement nouvelle, j'aurais dû avoir trois heures de décharge. Je réussis l'E.Q.P. (Examen de Qualification Professionnelle en fin d'année), alors que ce collègue, Monsieur J.-C. Bon..., était recalé lors de l'Inspection par M. Nebout et dut le repasser en septembre ou octobre 1993.
En 1993-1994, j'étais nommé au Collège de Montoir de Bretagne. Je me trouvais en compagnie de M. Bernard Soub..., ami de J.-C. Bon... et un des responsables local et national du Syndicat SGEN-CFDT sur la région de ST Nazaire. Largement déchargé de cours pour ses activités syndicales, il n'a que cinq ou six heures de cours à assurer, soit une seule classe en français,en 6e. Assez vite M. Soub... me demanda de travailler l'Histoire en 6e en chronologie historique avec son programme de Français dans sa classe de 6e. Je refusai pour diverses raisons et même après les relances de M. Soub..., d'autant plus qu'il aurait voulu que je m'adapte à la chronologie du livre qu'il suivait attentivement et même que je fasse l'impasse sur certaines séquences, telles celles sur les Egyptiens qui, à l'époque ne l'intéressaient pas. En particulier par mes remarques, sous mon instigation, il sera gagné à l'intérêt de la connaissance de l'Égypte ancienne et à la reconnaissance d'une certaine antériorité dans l'évolution des civilisations méditerranéennes de l'Egypte ancienne. Sans bien reconnaître ce changement.
Au cours de cette année, je n'avais pas de classes de 3e. Ma collègue Anne-Marie Gau... voulant passer à son tour son EQP dans ces classes après sa réussite pour la deuxième ou troisième fois à ce concours interne des professeurs certifiés d'Histoire Géographie. Elle partageait ces classes avec M
me Nathalie Land....
On me confiait ces classes en 1994-1995 alors que M
me A.-M. Gaut... n'en voulait plus et je les partageais alors avec Mme Anne-Sophie Per...-Dau..., titulaire académique. Cette collègue, au cours d'une conversation me dit avoir été en année de stage au collège de Donges et me parla de son conseiller pédagogique, M. Marie (?), qu'elle estimait beaucoup. Elle me parla de son autre collègue M. J.-C. Bon..., pour lequel elle fut cruelle: "Rien de bien", me dit-elle! Et alors je me souvins de propos que m'avait tenus deux ans auparavant M. Bon..., par lesquels il disait s'être moqué, avec d'autres semble-t-il, d'une jeune stagiaire d'Histoire Géographie à Donges pour ses appartenances catholiques et port de médaille et de croix... Et je voyais la correspondance avec Mme A.-Sophie Per... qui portait souvent au cou une "médaille de la "Vierge" ou la "Croix" de Jésus-Christ ou les deux, dans le Collège même. M. J.-C. Bon... est issu d'une famille catholique, d'établissements scolaires catholiques et a, semble-t-il, bien changé. Il est vrai qu'il y a le problème de la laïcité.
J'ai confié alors à M
me Per... que M. Bon... ne me "parlait plus" depuis qu'il savait mes intérêts révisionnistes.
Toujours est-il que j'ai su par la suite (pièce du dossier de procédure disciplinaire) que M
me Per...avait rapporté ces propos à sa collègue et amie Melle Blan..., puis ailleurs, et qu'ainsi M elle Le Fr... avait cru nécessaire d'étudier le Journal d'Anne Frank avec ses classes.
Et en mai 1995, M
me Per... et Olivier Guiva..., documentaliste, me proposaient une réunion pour les classes de 3e avec la FNDIRP de Mme Cabalé. Je leur répondais que je ne trouvais pas cela nécessaire, ne voulant pas perturber mes horaires pour cette réunion de deux ou trois heures, étant soucieux de pouvoir "boucler" sans forcer un programme d'Histoire Géographie très long en classe de 3e et pour lequel il y a une épreuve au Brevet des Collèges, d'autant plus que des quatre classes de 3e de l'établissement j'avais les classes les plus difficiles et faibles, dans l'ensemble. D'autre part je connaissais déjà la FNDIRP ou du moins ce qui est apparent dans leurs organes de presse par exemple, tel Le Patriote Résistant.
Mais alors il y eut une relance insistante par M
me Per..., mais aussi par M. Guiva..., documentaliste, par Mme Mus..., PEGC (Professeur d'Enseignement Général de Collège) Lettres Histoire Géographie, mais essentiellement enseignante en 6e-5e et classes d'adaptation. Étant coresponsable avec Mme Per... (et partage des indemnités) mais en fait seul responsable du labo d'Histoire Géographie (puisque responsable en fait toute l'année; ma collègue ne m'aida en aucune façon, alors même qu'elle percevait la rémunération afférente à cette co-responsabilité), et ayant deux classes de 3e, j'acceptais cependant le principe de cette réunion. Mme Per..., apparemment à l'initiative de cette réunion avec la FNDIRP, n'organisa en rien cette réunion et me confia les cassettes prêtées quelques jours auparavant par la FNDIRP. Elle ne les visionna jamais, ni avant, ni après. Je le fis, je les visionnais avant la séance et découvrais avec consternation erreurs et insuffisances importantes. Je m'en étonnais et sachant le sujet sensible avec cette FNDIRP, j'angoissais. Parler, faire des remarques? Se taire?
Peut-être ai-je alors trop fumé. Je faisais une très forte angine sans pour autant manquer la classe, et me soignais. Je faisais alors une très forte fièvre le samedi suivant (40·). Je ne manquais pas davantage la classe, lundi j'étais au travail au Collège et il me semble que c'est dans cette semaine que se situe la première réunion de juin 1995 avec la FNDIRP.
Cette réunion se tînt dans une salle municipale de Montoir de Bretagne de 10 h30 à 12h30 environ. Le temps était juste pour passer les deux cassettes "vidéo" que j'avais visionnées et pour une discussion avec les déportés. Avec M. Guiva..., j'installais les appareils de projection et lui indiquais quelles séquences à projeter ou à exclure, puisque sans intérêt, pour gagner du temps. C'était dans mon travail. Je n'ai fait là que mon travail et mes collègues pouvaient y participer, M. Guiva... en organisant les appareils avant la séance, M
me Per... en visionnant les cassettes dont le temps total des projections était largement supérieur au temps dont nous disposions.
Les vidéos étaient composées de plans-fixes, genre "diapos", commentés, se succédant ainsi sans motiver les élèves. Ces vidéos étaient un peu vieillottes. J'apportais, me semble-t-il, quelques commentaires complémentaires sans aucunement, monopoliser la parole, comme le dit malhonnêtement M
me Cabalé.
C'est un mensonge inadmissible de la part de M
me Cabalé-Hingouet de dire, d'écrire dans Le Patriote résistant que j'ai interrompu la vidéo et perturbé la séance (déclarations de 1997). C'était dans mon travail d'organisateur, soucieux du temps, de l'intérêt des élèves, que j'ai participé avec M. Guiva... au passage des vidéos.
Dans un témoignage écrit de M
me Per..., en janvier 1998, celle-ci va aussi dans ce sens. Malhonnêteté intellectuelle, légèreté?

Voir son texte à M
me Cabalé en juin 1995, quelques jours après la séance.
A la fin de cette séance, j'ai posé deux questions dans cette réunion, par nécessité de la connaissance historique et pour susciter l'intérêt des élèves.

1. Il était présenté sur une des deux vidéo intitulée:La déportation,de la FNDIRP, une salle de douches assez vaste 40 m 2 environ, avec une fenêtre vitrée basse au fond, et le commentaire associé était le suivant:

Je posais la question suivante:
"Cette chambre à gaz au camp de Mauthausen fait-elle l'unanimité?"
Et cela voulait demander si les mémoires des déportés de Mauthausen et les études historiques au sujet de ce camp et de cette chambre à gaz étaient en totale concordance.
M
me Cabalé me répondait alors avec un net agacement dans le ton, par l'affirmative, que cela ne faisait de doute pour personne ou quelque chose de ce genre. Le ton de sa réponse, la brièveté de celle-ci me choquèrent.
2. Par la suite, je considérais fondamental de poser une deuxième question sur le sujet de la déportation et de la vie concentrationnaire:
"Quels étaient l'origine, le rôle et le comportement des kapos dans les camps de concentration?"
M
me Cabalé répondit, mais brièvement et trop brièvement pour certains élèves. Elle dit seulement que les kapos étaient souvent des "droit commun" et avaient souvent un comportement détestable à l'égard des autres déportés mais cela fut très court. Et des élèves d'une classe de Mme Per... écrivirent quelques jours après à Mme Cabalé pour demander davantage d'informations à ce sujet. Ma question n'avait pas perturbé la séance mais intéressé les élèves présents. Voilà une des énormes erreurs manifestes dans les faits dans ce dossier.
Que l'on examine le document en annexe dans ce mémoire et que l'on remarque que l'information de M
me Per... à ses élèves est insuffisante et erronée. Les kapos n'étaient pas nécessairement d'origine allemande, absolument pas (voir Marcel Paul).
Lors de cette réunion il n'y eut nulle perturbation de ma part, et à la sortie, nous nous sommes entretenus quelque temps avec ces anciens déportés. Je parlais avec M
me Cabalé et lui disais qu'"actuellement", il ne semblait pas que la chambre à gaz de Mauthausen faisait l'unanimité parmi déportés et historiens et lui parlais du témoignage du déporté-ex-doyen de Faculté de Lettres Michel de Boüard, qu'elle refusait avec agacement. Je n'insistais pas.
Je parlais avec M. Guiyomarc'h (collègue déporté de M
me Cabalé). Celui-ci avait confié aux élèves et aux professeurs son parcours de déporté, ainsi que celui de son frère, me semble-t-il. Tous les deux étudiants en allemand, M. Guiyomarc'h nous dit avoir été déporté au camp de Sachsenhausen-Oranienburg au nord de Berlin, tandis que Mme Cabalé était à Ravensbrück. M. Guiyomarc'h me parlant des kommandos sortant du camp pour le travail trouvait étrange que ce soit parfois pour des usines Schneider proches, qui étaient françaises selon lui.
Lors de cette réunion M
me Per... et Mme Mus... n'intervinrent jamais.
Lors de cette réunion, je ne monopolisais nullement la parole, comme le dit M
me Cabalé dans son article mensonger de l'été 1997.
Par la suite cette réunion me laissait totalement insatisfait et j'étais choqué du contenu archaïque et manipulé des deux cassettes et j'écrivis une lettre à la FNDIRP où j'exposais mes critiques à l'égard des deux vidéos cassettes, courtoisement me semble-t-il. Je parlais nettement dans ce courrier de deux cassettes (deux). Lettre que je montrais à ma collègue M
me Perr... qui me confiait alors "de toute façon je n'y connais quasiment rien de tout cela". Et voilà le travail!.... Je montrais également cette lettre à M. Gilles Lemasle, principal du Collège de Montoir, qui après l'avoir lue me dit textuellement: "Cela ne me dérange pas du tout".
Par la suite je sentais que le peu que j'avais dit posait problème à quelques collègues et se surajoutait probablement à l'étiquette de révisionnisme répandue par Bon..., Soub..., Gaut... et Per....
Je terminais cette année 1995 très fatigué, traînant une petite fièvre depuis le 10 juin environ, mais voulant continuer d'assurer la fin des programmes en classe de 3e.
J'attendais quelque peu une réponse à ma lettre à M
me Cabalé et lui envoyais une seconde lettre après avoir travaillé avec des documents complémentaires dont la thèse d'Olga Wormser-Migot que je connaissais insuffisamment auparavant. Je m'avançais un peu plus cette fois et sans attendre de réponse, après trois semaines de silence que je trouvais déjà "évocateur", surtout après les réponses cassantes et brèves que Mme Cabalé me fit lors de cette séance de juin. Cependant en septembre 1995, une réponse brève de Mme Cabalé se trouvait dans mon casier de Montoir dans une enveloppe déjà ouverte.
Quelques jours après, j'étais convoqué par M. Christian Bouvet, IPR, à un entretien auquel devaient prendre part son collègue Yves Poncelet et le principal du Collège, Gilles Lemasle, au Rectorat de l'Académie de Nantes, au sujet de mes déclarations sur la solution finale.
Presque pour les mêmes dates, m'arrivait une invitation à participer à un stage pour lequel je m'étais inscrit lors de mon année de certifié-stagiaire 1992-93 (Défense et Education Civique) et qui n'avait jamais été organisé. Je n'allais pas à ce stage, pour diverses raisons, dont l'éloignement...
L'entretien dura une heure environ. M. Bouvet avait les deux lettres reçues et transmises par M
me Cabalé. Il m'indiqua, en souriant, que j'avais droit à mes opinions révisionnistes et que d'ailleurs en ce qui concerne l'URSS l'histoire en venait progressivement à une révision, mais qu'en aucun cas je ne devais évoquer le révisionnisme à l'égard de l'Allemagne et de la vie concentrationnaire et de la solution finale dans mes cours et dans le collège au risque de subir des procédures disciplinaires ou pénales.
Cela me choqua. Ce qui me choqua davantage c'est le ton que prit M. Poncelet pour me parler et renforcer ces interdictions. Je demandais à M. Poncelet si au moins le texte de Kurt Gerstein, SS-anti-SS et servant de base aux déclarations des trente-quatre historiens en 1979 pouvait être étudié en classe de 3e comme il l'était dix ans auparavant, et ce au moins pendant dix minutes ou un quart d'heure. Il me fut répondu très durement, méchamment, qu'il n'y avait pas de temps à perdre là-dessus et qu'il fallait faire nos programmes.
Comme ce témoignage qui était il y a peu, un support de la "solution finale", en supposant donc qu'il était crédible, peut-il être aujourd'hui insupportable dans les manuels scolaires et dans l'enseignement? Des manuels le proposaient à l'étude entre 1984 et 1986 pour le moins, par exemple ceux des éditions Nathan et Magnard. Mais qu'on le dise que l'on n'y croit plus, si on y a jamais cru.
Cet entretien me laissa un profond malaise et je confiai une relation à la revue Revision à laquelle j'étais abonné. Il fut convenu de passer un article à ce sujet dans un numéro. Il y eut quelques précipitations dans les arrangements et l'article parut dans le numéro 69 avec la photo de Rabin portant brassard avec croix gammées et extraite, m'a t'on -dit, du Spiegel.

L'ACCUSATION NUMÉRO II


"Perturbation d'une autre rencontre organisée le 16 mai 1997 dans l'établissement à laquelle participait cette même personne (Mme Cabalé), l'intéressé ayant en effet dans le cadre de ces réunions, jeté le doute sur la crédibilité des témoignages des déportés, alors que ces séances avaient pour but de sensibiliser les élèves au problème de la Déportation pendant la seconde Guerre Mondiale".

LA RÉALITÉ


Dans le droit administratif, de même qu'en toute justice, il est partout spécifié que les circonstances de faits doivent être présentées, recherchées et cela est normal et justifié. Je vais essayer encore de rappeler les circonstances de cette rencontre et de faits qui me sont reprochés, certaines circonstances prenant leur origine plus avant que d'autres.
1. M. Lemasle, principal, inscrivait sur ma feuille de notation-appréciation administrative de 1995-1996: "M. Adam s'intéresse particulièrement à sa discipline et tout ce qui l'entoure." J'étais étonné d'une telle appréciation mais je signais tout de même la prise de connaissance de proposition de note et appréciation, sans trop penser à mal de celle-ci.
2. Peu de temps après, en avril 1996, M. Lemasle, sous les influences de Philippe Guéz..., organisait à la va-vite, à la fin d'une récréation d'après-midi, une réunion de professeurs pour mettre au point le principe d'une organisation de devoirs communs en classe de 4e. Cela se fait très peu ou pas du tout dans les collèges. Quelques professeurs, dont moi-même, exprimions notre opposition pour différents motifs dont celui du "temps nécessaire". Il répondit que de toutes les façons les professeurs perdent du temps et par exemple ne prennent pas leurs élèves à l'heure. Je lui demandais courtoisement de faire attention à ce qu'il disait ainsi. Et alors, soudain il me répliquait très vivement: "Et vous aussi, faites attention à ce que vous dites. Vous ne voulez pas que je vous fasse un dessin ?" Je comprenais immédiatement à quoi il faisait allusion: "la croix gammée", ce qui n'avait rien à voir avec la réunion, et je quittais la salle, scandalisé des propos du principal. D'autres collègues furent scandalisés.
Peu de temps après je me présentais à son bureau pour émettre une protestation à ce sujet et demander une explication sur cette appréciation administrative particulière. Il est vrai qu'en ce qui concerne la signature de note et appréciation administratives, cela se fait la plupart du temps sans explication, ni communication d'aucune sorte, en défaut avec les règles administratives. C'est à peu près: "Signez là vite fait, si vous n'êtes pas satisfait, voilà le formulaire de réclamation."
3. A mes interrogations, le principal M. Lemasle, me répondait qu'il avait de toutes façons "ordre de ne plus me donner des classes de 3e à la rentrée 1996-97", depuis la réunion avec les IPR, depuis la réception par le Collège de la revue Revision et du livre de Graf, L'Holocauste au scanner. Je ne suis pour rien dans ces envois. Je lui demandais communication écrite de cet ordre et il me promit de la demander .
En mai-juin 96, n'ayant rien reçu, je redemandais à nouveau la communication écrite de cet ordre: "Elle n'est pas arrivée", me disait-il.
Et en juin 1996, après une autre demande sans succès, j'écrivais une protestation rapide que je communiquais au principal, déposais et affichais en salle des professeurs, en parallèle avec la photocopie de deux versions du témoignage "Gerstein" extraites des manuels de 4e, Nathan et Magnard.
4. En août 1996, j'écrivais au Rectorat IPR pour recevoir communication écrite de cette interdiction d'enseigner en classe de 3e. Je n'eus aucune réponse.
En octobre 1996 et en février 1997, j'écrivis à nouveau pour cette demande. Je n'eus pas plus de réponse. Alors; ma protestation devant cette interdiction officieuse était affichée et maintenue en salle des professeurs, et cette année 96-97, je n'eus effectivement ni classes de 3e, ni charge de professeur principal d'une classe. Cette non-réponse correspond à un excès de pouvoir. Je me trouvais en exclusion, "mis au placard", sans vraiment de possibilité de me défendre.
5. En début d'année scolaire 96-97, une nouvelle collègue, Brigitte Gr..., Histoire Géographie, me demanda de m'expliquer sur mon exclusion d'enseignement en 3e Histoire Géographie et de lui présenter ce qu'était mon "révisionnisme", en ajoutant que "j'ai eu des parents qui ont disparu (ou souffert, je ne me souviens plus), et de toutes façons, je ne changerai pas d'avis". Avec un discours aussi définitif, je ne voulais pas discuter, cela me semblait inutile. Je suis né en octobre 1941, j'ai aussi une famille qui a été victime de la deuxième guerre mondiale (ou de la première), morts, prisonniers de guerre, des mois entiers et jusqu'à cinq ans en Allemagne et jusque dans les camps soviétiques, privations, années de jeunesse perdues, retour avec santé perturbée, paralysie ou tuberculose à vie ou autre chose encore... Et le rationnement jusqu'aux années 1950 etc. Je lui indiquais que je ne voulais pas discuter ainsi.
Il n'y eut plus d'échanges véritables entre nous par la suite et l'entretien conflictuel que rapporte le principal dans une dénonciation au Rectorat en janvier 1997 est totalement faux. Je ne me souviens de rien de tel. Et même en ce début d'année j'aidais M
me Gr... relativement à sa salle de classes, à son horaire, alors que je n'avais plus, non plus, la charge du laboratoire d'Histoire Géographie, celle-ci étant attribuée à Mme Gaut...-Fau.... Mme Gr... avait un faible horaire à assurer soit 6 ou 8 heures. Après quelques remarques et difficultés, il y eut quelques modifications obtenues ou arrachées de M. Lemasle.
Ces discriminations à mon égard m'étaient évidemment désagréables
- plus d'enseignement en 3e,
- pas de poste de professeur principal,
- plus d'heure de labo Histoire Géographie,
- heures supplémentaires (diminuées fort heureusement, malgré l'argument de "service" qu'on m'avança).
Et je pressentais, que de toutes manières "quelque chose" se préparait à mon encontre, avec le Rectorat, Bouvet, Dominique Borne, Lemasle etc. Les pièces du dossier, dont celles de la communication rapport-délation de Gr..., Marciniak et Lemasle au Rectorat sont éloquentes, sans parler de la diffamation ou du mensonge.

6. En avril 1997, le quotidien Libération fait paraître un article concernant la thèse ou le débat sur la fabrication possible par la France de Zyclon B. L'illustration était une "chambre à gaz" au camp de "Dachau", et ressemblait à une salle de douches. La légende était: "Chambre à gaz à Dachau. Le Zyclon B a été utilisé dans tous les camps de concentration nazis".
Ce journal arriva ainsi dans tous les collèges et Lycées de France en pleine semaine de la "Presse à l'école". Cette photographie et sa légende sont manifestement et officiellement fausses. Pourquoi cela?? J'ai adressé un courrier de protestation à Libération que j'ai également communiqué au Rectorat. Je n'eus aucune réponse à ces courriers.
7. Lors de cette semaine de la Presse à l'Ecole, Ouest France fit une dotation de plusieurs centaines d'exemplaires du quotidien du 10 mars 1997. Je fus le seul professeur à utiliser ce quotidien en classe pour une étude de la presse en éducation civique en classe de 4e.
Qui a pris la responsabilité d'envoyer ce numéro dans les Collèges?!
Où est le partenariat Presse et Inspection Académique ou Rectorat ou IPR d'Histoire Géographie ou Inspection Régionale vie scolaire ?
Il en est de même quant au numéro de Libération cité précédemment. Que fit l'Inspection Générale d'Histoire Géographie ?
Pourquoi cette question relativement à ce quotidien Ouest France ? Cette question correspond à un article court en page intérieure présentant le passage en fin d'année 1997 aux assises de l'ex-principal de Giberville, près de Caen (Calvados), pour viol d'élèves.
Déplacé, il était encore en fonctions, alors que la Chambre d'Accusation avait maintenu le principe du jugement en assises. Depuis nous n'en avons pas entendu parler, à moins que ce soit lui qui était encore dans la banlieue lyonnaise jusqu'en avril 1998...
Comment les élèves voyant cet article n'auraient-ils pas été choqués? N'y aurait-il pas eu perte de "confiance dans le monde des adultes" pour reprendre l'expression utilisée par la FCPE à mon encontre. Et à quelques centimètres, suicide de deux lycéennes.
8. En décembre 1996, Vincent Reynouard, ingénieur chimiste, professeur de mathématique et de sciences en lycée professionnel à Honfleur était suspendu par le Rectorat de Caen, pour utilisation de l'ordinateur à des fins personnelles et griefs de révisionnisme. Il était révoqué en mars-avril 1997.
En mars-avril 1997, le professeur de philosophie Bernard Defrance était suspendu d'enseignement après des semaines ou des mois de cours avec ses élèves où il pratiquait avec eux et elles le "strip-poker philosophique" et où lui et eux se sont retrouvés entièrement nus. Le Conseil de Discipline et le Ministère le laissèrent en fonctions, qu'il continue sans doute encore aujourd'hui.
9. Après dissolution de la Chambre des députés, des élections législatives anticipées étaient organisées en mai 1997, en deux tours.
Premier tour prévu le dimanche 18 mai 1997. Dès le samedi 10 mai 1997, mon collègue M. Soub... apposait un affichage "syndical" de grandes dimensions, en noir et rouge fortement étalés, affichage en fait totalement politique anti-FN-anti Le Pen. Cet affichage était totalement illégal en salle(s) de professeurs et a fortiori en période électorale. Un autre affichage pour ou contre un autre parti ou personnage politique aurait été tout aussi illégal.
Je protestais auprès du principal, ce samedi 10 mai 97. Il me répondit que c'était sans importance, que cela ne se voyait pas.
10. Le mardi 13 mai 1997, vers 10h30, en salle des professeurs, j'interpellais M. Soub... quant à son affichage et lui disais qu'il y avait illégalité totale. Il me répondait par des propos où il mêlait Vichy, Pétain et la suite... Des collègues, nombreux, me soutenaient dans cette protestation. Le principal, toujours aussi peu courageux, répondait dans son coin, que "cela ne se voyait même pas", faisait preuve d'une mauvaise foi, pour ne pas dire autre chose, évidente.
La principale-adjointe me soutenait dans ma protestation et me suggérait d'enlever l'affichage. Ce que je ne faisais point.
Quelques minutes après la reprise des classes le principal venait me trouver pour me dire qu'il venait de téléphoner à l'inspecteur d'Académie Gérard Blier quant à cet affichage. G. Blier lui assura qu'on pouvait le laisser s'il n'y avait pas de troubles ou de perturbations dans la salle des professeurs et qu'ainsi il envisageait de le maintenir. Je protestais contre une telle façon de voir les choses et de procéder en maintenant un affichage syndicalo-politique provocateur, fauteur de troubles, totalement illégal.
11. Ce même mardi 13 mai 1997, quittant le collège vers 13h, M
me Gr... me hélait vulgairement aux abords du collège. Je la rejoignais cependant. Elle me disait alors: "Tu sais, on organise vendredi 16 mai 1997, une autre réunion avec Mme Cabalé de la FNDIRP, elle aura lieu au collège et Mme Cabalé ne veut pas t'y voir". Etonné, choqué de cette annonce et surtout de l'allure des propos, je lui rétorquais sur le ton de la plaisanterie: "Alors j'y viendrai", mais sans vraiment y penser sérieusement. Nous avons conversé une ou deux minutes puis nous nous sommes opposés et séparés.
Qu'attendait-elle de cette annonce ?
Pourquoi faire cette réunion dans le collège ?
Par la suite je m'interrogeais quelque peu sur cette réunion, sur cette annonce. Toujours est-il qu'une pièce du dossier, écrite par M
me Gr... porte en relation avec cette réunion et cette annonce: "Il fallait crever l'abcès", avec sa signature et celle de C. Larchev....
12. Le jeudi 15 mai, je voyais sur la presse l'annonce de la réunion pour l'intronisation des candidats RPR et UDF avec la participation du ministre de l'Education Nationale F. Bayrou, de tendance CDS-UDF. Étant disponible à ces horaires je me rendais à la Tour de Bretagne, lieu de la réunion à Nantes. Il y avait manifestation des maîtres auxiliaires encore au chômage. Je m'avançais dans le hall et j'y voyais avec surprise mon principal parmi une vingtaine de personnes. M. Bayrou n'étant pas arrivé je redescendais pour remonter au bout d'une heure. A son arrivée il donnait une interview à la presse à propos du problème des maîtres auxiliaires et à propos des pédophiles dont il était question dans la Presse relativement à l'enseignement.
Puis M. Bayrou gagna la salle de réunion. Je m'y installai aussi parmi une trentaine de personnes dont mon principal de l'autre côté de l'allée à gauche. Un homme d'une quarantaine d'années vint au bout de dix minutes trouver mon principal. Probablement était-ce M. Thévenet, le conseiller du ministre, avec qui il sera au téléphone le lendemain vendredi 16 mai dès 9h alors que M
me Cabalé de la FNDIRP était au collège. Peut-être et sans doute s'étaient-ils déjà vus. L'entretien dura peu. Et peu après, je quittais la salle, cette réunion.
13. Le lendemain 16 mai 1997, vendredi, avait lieu cette deuxième réunion avec M
me Cabalé de la FNDIRP et cela dans le Collège, et avec "convention" d'exclusion à mon égard pour cette réunion. J'étais toujours très perplexe sur ce que je devais faire quant à cette réunion. Cependant je trouvais ma situation morale d'exclusion d'enseignement en 3e, avec les discriminations annexes, difficilement supportable et acceptable. Je ne voulais pas rester comme cela "au placard". Le matin du 16 mai, sans vraiment savoir si j'allais faire bien ou mal, contraint et forcé, je suis allé au collège où je n'avais pourtant pas cours dans la matinée.
A 9h, je passais dans le couloir devant la permanence où étaient réunies les classes de 3e. Je revenais deux minutes après; porte entrouverte, je pénétrai dans la salle de permanence où se trouvait déjà M
me Cabalé et les professeurs de Français, d'Histoire Géographie ainsi que la documentaliste. Uniquement des femmes d'ailleurs. J'étais assez mollement repoussé et allais vers le fond de la salle où je pouvais m'asseoir parmi les élèves. Certains d'entre eux me connaissaient pour m'avoir eu comme professeur dans des classes antérieures. Je ne disais rien alors que très rapidement Mme Gr..., très à son affaire, me demandait de sortir. Je lui dis alors que j'étais là en protestation de la situation qui m'était faite, situation d'exclusion d'enseignement en 3e, situation de discrimination, et que cela était en partie la faute de M me Cabalé et de la FNDIRP. Mme Cabalé était déjà sortie, dès mon arrivée semble-t-il. Au bout d'un moment Mme Gr...me proposait encore de sortir, puis de m'expliquer sur mon révisionnisme. Je ne répondais rien et c'est alors qu'elle me traita "d'assassin de la mémoire" reprenant une expression de Pierre Vidal-Naquet à l'égard de Paul Rassinier, professeur d'Histoire Géographie ex-déporté à Buchenwald pour faits de Résistance et auteur du Mensonge d'Ulysse et Ulysse trahi par les siens, ou à l'égard de Robert Faurisson, ou des deux. Expression provocatrice de sa part et manquant vraiment de mesure. Il me semble que c'est alors que je lui disais qu'elle était "ignorante" et que je m'étais introduit dans la réunion en "protestation de la situation qui m'était faite pour avoir exprimé des doutes sur l'unanimité de la Chambre à gaz de Mauthausen, selon les études d'Olga Wormer-Migot, historienne, posé des questions relatives aux kapos, et par l'intervention de Mme Cabalé". C'est bien tout ce que j'ai pu dire dans cette réunion. Et je puis assurer que je n'ai jamais dans cette réunion exprimé quoi que ce soit relativement aux autres camps de concentration sous le contrôle du 3e Reich entre 1940 et 1945. Le témoignage de mes ex-collègues Mmes Larchev..., B. Gr..., A-S Gau...-Fau...r, Monique Le... et Sylvie Dan... inclus dans le dossier de procédure disciplinaire le confirme d'ailleurs. Par contre le texte qu'elles produisent et signent est gravement erroné concernant ce qu'elles rapportent de la réunion de 1995 à laquelle aucune d'elles ne participait. La prudence, l'esprit scientifique auraient dû leur imposer la réserve indispensable, à fortiori dans de telles circonstances et quand il est question d'Histoire. D'autant plus qu'elles manquent manifestement de maîtrise dans le choix des termes, de l'expression et cela en contradiction avec l'atmosphère politique du temps que nous vivons. N'écrivent-elles pas, ne signent-elles pas: "Deux ans plutôt, il avait perturbé l'intervention des déportés invités; au nom d'erreurs portant sur des points de détail, il réfutait l'existence des chambres à gaz, niant ainsi tout le vécu douloureux et la véracité des dires de Mme Cabalé". Comment ces collègues ont-elles pu écrire cela, c'est faux et incohérent, et cela voudrait dire que le où il n'y avait pas de chambres à gaz il n'y avait pas de "passé douloureux", selon ce qu'elles écrivent.
Par la suite, M
me Josette Tache, faisant fonction de principale adjointe, M. Gilles Lemasle, Principal, appelés par Mme Larchevê..., grande organisatrice de la réunion, me demandèrent de sortir de la salle, ce que je ne fis point.
M. Lemasle invita alors les élèves à aller à la cantine pour que la réunion s'y tienne.
Je dois préciser que dans cette salle, pendant les faits ainsi relatés, les élèves sont restés calmes, certains m'étant hostiles, dont la bande Moureaux-Crusson liée à la FNDIRP par certains relais, d'autres m'étaient favorables, beaucoup étaient très perplexes. Les années précédentes certains, certaines de ces élèves avaient été les miens dans d'autres classes de la 6e à la 3e même.
Les élèves allèrent vers la salle de cantine et j'allais de mon côté. En quittant le collège dans le couloir, je croisais le principal qui brutalement m'enjoignait de venir à son bureau. Je n'en voyais pas du tout l'intérêt, les communications avec lui depuis deux ans étaient quasiment nulles (et probablement depuis son problème avec M
me Nadine Madel... qu'il pensait que je soutenais délibérément contre lui: Ce qui est faux, mais dans sa mise en quarantaine, j'étais un des seuls à lui parler). Je refusai. Il me dit alors m'avoir vu à cette réunion UDF-RPR avec M. Bayrou: "Oui je vous ai vu hier, vous vouliez parler au ministre"... En fait, je m'étais alors trouvé à cinquante centimètres de M. Bayrou et c'est vrai, j'aurais pu l'interpeller, mais j'en connaissais l'inutilité, je supposais les réponses qu'aurait faites M. Bayrou. Je connaissais les positions du CDS, héritées du MRP, sur la deuxième guerre mondiale.
Puis il me menaçait, "attention, vous allez voir", et me disait que "le conseiller du ministre lui avait dit qu'"il y avait un révisionniste dans l'établissement". Ce qui est faux ou en partie faux, dans la mesure où probablement il y avait rendez-vous pris à l'occasion de cette réunion électorale RPR-UDF de la droite parlementaire, pour "résoudre" le problème. Réunion aussi bien utilisée pour mettre au point cette journée du lendemain le vendredi 16 mai 1997 au collège et en prévoir les conséquences.
Puis il me lançait tout d'un coup des propos qui signifiaient à mots couverts "nazi" ou "fasciste", de la même façon qu'un an auparavant il m'avait parlé de "dessin", sous entendu "la croix gammée". J'étais choqué par l'amalgame facile qu'il faisait et me lançait avec une volonté injurieuse. Je ne sais quelles sont ses relations ou convictions politiques réelles. Mais il n'avait absolument pas à dire cela, quoi qu'il en soit, quoiqu'il en fût. Je lui répliquais en lui disant qu'il était un "dégonflé" en pensant à l'affiche anti-FN du SGEN-CFDT de M. Soub..., affichage politique pendant les élections législatives de mai 1997, qu'il n'avait pas enlevée alors que c'était son devoir. Affiche qui était encore en place jusqu'au 20 mai 1997 en totale illégalité. Il y a peut-être des élections cassées pour moins que cela.
M. Soub... faisait une faute grave par cet affichage politique pendant la campagne des Législatives.
Le principal G. Lemasle, l'inspecteur d'Académie G. Blier, mis d'ailleurs en retraite depuis par le Recteur Daniel Bloch, qui ont opté pour son maintien étaient également en faute très grave et réfléchie.
Sans cet affichage, tout à fait illégal, serais-je intervenu dans cette réunion du vendredi 16 mai 1997 avec la FNDIRP de M
me Cabalé ? Ce n'est pas sûr. Tout aurait été différent. Quelle enquête a été faite auprès de la direction nationale du SGEN-CFDT qui a donné les ordres de cet affichage politique en pleines législatives ?
De toutes manières le climat dans l'établissement aurait été apaisé. Je n'étais pas le seul, loin de là, à trouver insupportable le comportement de M. Soub... qui cherche toujours à donner des leçons. Mais qu'il laisse donc ses responsabilités syndicales et ses 12 à 14 heures de décharges horaires et qu'il retrouve un temps complet d'enseignement. Il ne serait peut-être pas si frais et dispos. Qu'il aille donc enseigner un peu partout. Ses discours ne seraient pas si simplistes et irresponsables et contradictoires d'ailleurs.
Après que le principal m'eût à nouveau menacé de "ce qui allait m'arriver", je quittais le collège , allais rendre un livre à la bibliothèque de Saint Nazaire et en profitais pour donner un coup d'oeil à la presse. Étonnement! Ouest France du jour même, du vendredi 16 mai 1997, passait un grand article présentant M
me Cabalé de la FNDIRP comme disponible pour venir dans les établissements scolaires pour la mémoire de la déportation, pour lutter contre le révisionnisme et un "parti d'extrême droite" .C'était donc un projet nettement politique en opposition avec l'arrêt Rodot du Conseil d'État. Je connaissais déjà, de la part même de la FNDIRP et de son organe Le Patriote Résistant et par d'autres articles de presse relatifs à la FNDIRP ses divers objectifs, ce qui d'ailleurs avait motivé mes préventions à l'égard de la FNDIRP d'autant qu'un de ses deux fondateurs fut M. Paul, membre et ministre du PCF nettement stalinien, et ancien déporté-kapo du camp de Buchenwald.
D'autre part, cette année je me suis aperçu que cette même M
me Cabalé était très certainement la personne qui insultait M. L. Wetzel, normalien, agrégé d'Histoire aux abords d'un palais de justice en 1984 à l'occasion d'un procès relatif à M. Paul. M. Wetzel avait exprimé des doutes, son opposition même à de qu'une rue de Sartrouville porte le nom de Marcel Paul, pour son manque de représentativité morale en tant que déporté, puisque selon certaines études officielles il n'aurait pas été résistant et tint le rôle de "super-kapo" dans le camp de Buchenwald.
Comment les enseignants, l'Inspection Régionale et l'Inspection Générale, le ministère de l'Education peuvent-ils laisser une Fédération de déportés et une personne aussi engagée que M
me Cabalé venir et intervenir à l'intérieur des Établissements Scolaires publics alors que cela ne serait pas possible dans de nombreux établissements scolaires tant publics que privés ?
En résumé et conclusion:
1- Cette réunion de mai 1997 était organisée au Collège et "on me faisait interdiction" d'y assister.
C'est pour mon intérêt moral personnel, c'est pour l'intérêt public que je m'y suis rendu.
2- Cette réunion était une provocation à mon égard: aujourd'hui cela est évident selon les éléments ci-dessus et par les écrits de M me Gr...: "Il fallait crever l'abcès". Ainsi il fallait m'avertir pour que je vienne, pour que je fasse une faute et que je sois exclu d'une manière ou d'une autre de l'Éducation Nationale. Ont participé à cette provocation, plus ou moins directement, les professeurs organisateurs de la réunion; la FNDIRP, la direction du Collège surtout par M. Lemasle et M
me Tache Josette et il y eut des relais jusqu'aux plus hauts niveaux de l'Inspection Générale et du Ministère (MEN). La presse également avec Ouest France y participa. Mais d'autres groupes ou personnes, tel le journaliste Nicolas Chiron, de la Casinière, et la FCPE très certainement aussi, par exemple, mais je ne suis sans doute pas complet.
3- Il n'y eut pas de faute grave ce vendredi 16 mai 1997 puisque j'intervenais également pour protester contre une précédente sanction restée plus ou moins dissimulée par l'Administration, contre un excès de pouvoir de cette même Administration qui ne me répondait pas, malgré trois ou quatre demandes, à ce qu'allait être ma situation.
4- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Administration n'est intervenue que quinze jours à trois semaines après, ayant attendu que la situation se détériore pour moi et qu'on m'ait fait faire d'autres fautes, elle-même y participant directement ou indirectement, aussi bien avec la FCPE.
5- Il n'y eut pas faute grave puisque ce n'est que le 12 juin 1997, après que l'Administration ait participé à la campagne de presse et de signatures de pétition contre moi, campagne honteuse et scandaleuse, que j'étais entendu par l'Inspecteur Pédagogique Régional d'Histoire Géographie C. Bouvet, pendant trois quarts d'heure en présence du principal G. Lemasle (de 17h à 17h45 environ) .
6- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Inspectrice Vie Scolaire Marie Annick Le Gouellec-Decrop, missionnée pour participer à une inspection au collège ne l'effectua jamais, préférant m'a-t-elle confié par la suite, vice-présider un jury de concours.
Et là il y eut faute grave de l'Administration qui laisse la seule responsabilité de l'Inspection à M. Ch. Bouvet
Et là il y eut faute grave avec erreur manifeste d'appréciation par cet inspecteur qui ne sut pas mener correctement l'entretien, qui posa des questions étranges et qui le lendemain accepta un rapport gravement erroné du principal, en contradiction manifeste avec des écrits de ma part: je n'ai évidemment jamais nié l'existence et la dureté des camps de concentration.
7- Il n'y eut pas faute grave puisque l'Inspecteur Général d'Histoire Géographie en charge de la région ouest ne participa pas à ma connaissance à l'Inspection de ces faits. Il s'agit de M. Alain Bergounioux, secrétaire National du parti Socialiste, semble-t-il. Évidemment en mai et juin 1997, avec les Législatives anticipées et la gauche dite plurielle arrivant au gouvernement et à Matignon, il ne pouvait plus remplir ses fonctions autres dans l'Éducation Nationale. Espérons qu'il n'y eut tout de même pas d'emploi fictif. Avec les trois ans de L. Jospin aux Affaires Étrangères avec un fort salaire, mais sans aucune affectation connue, cela serait choquant.
8- Il n'y eut pas faute grave puisque j'ai assuré mon enseignement dans toutes mes classes sans guère de problèmes en toute sérénité, à part les interventions de quelques élèves provocateurs ou poussés par la FCPE (tels A. B.d'une classe de 4e).
Il n'y eut pas faute grave puisque de 1993 à 1997, je ne fis l'objet d'aucune inspection pédagogique, que ce soit après la séance de juin 1995 ou que ce soit après celle de mai 1997.
Alors que hypocritement les Inspecteurs allèguent qu'étant donné ma suspension, il n'a pas été possible de m'inspecter... Invraisemblable, comment osent-ils écrire cela ? Évidemment après ils ne le pouvaient pas, mais avant, les jours, les semaines, les mois, les années avant, ils le pouvaient, l'Inspection le pouvait. Pourquoi cela n'a-t-il pas été fait ?

L'ACCUSATION NUMÉRO III



"Expression au travers de son enseignement au Collège René Guy Cadou à Montoir de Bretagne, de ses convictions négationnistes et révisionnistes quels que soient les niveaux des classes qui lui ont été confiées et quels que soient les programmes".


LA RÉALITÉ


1 En niveau de 3e

Dans mon enseignement, en classes de 3e, en fin d'année scolaire 1994-1995, correspondant à mon début d'enseignement pour ce niveau, au sujet de la Solution Finale, en même temps qu'était étudiée la thèse du génocide présentée par les manuels, j'ai présenté le fait qu'il y avait des chercheurs qui faisaient une étude critique du génocide, participaient à une révision du génocide, tant pour les nombres des victimes que pour les circonstances et les moyens utilisés, que ces chercheurs étaient appelés "révisionnistes" ou "négationnistes". Et j'ai été bref à ce sujet. Mais comme on m'avait plus ou moins imposé la séance avec la FNDIRP de Mme Cabalé et ses vidéocassettes avec erreurs et insuffisances, en particulier à propos de la chambre à gaz de Mauthausen, j'ai étudié avec ces classes le témoignage de l'ancien déporté à Mauthausen Michel de Boüard, historien, ancien doyen de Faculté de Lettres de Caen, croix de guerre, médaille de la Résistance. Lecture, études de termes, réflexion, diversité des témoignages et même pour une même personne. Je n'ai fait là que ce qui était de mon devoir d'homme, d'enseignant. Ce témoignage de de Boüard était paru dans Ouest France à l'occasion de la présentation de la thèse de Roques sur le témoignages du SS-anti SS Kurt Gerstein en 1986. De Boüard avait soutenu cette thèse, très controversée probablement parce que le témoignage de Gerstein supportait en partie la thèse du génocide par le gaz et la déclaration des 34 historiens avec Vidal-Naquet et Poliakov en 1979. Peut-être ai-je aussi cette année-là présenté et étudié le texte d'une version du témoignage Gerstein, présenté dans le manuel de 3e jusqu'en 1986 au moins. Témoignage étrange par les invraisemblances matérielles qu'il comporte, et par la personnalité du "témoin-acteur".
En ce qui concerne l'année scolaire 1995-1996 ma deuxième année scolaire avec le niveau 3e, avec les deux classes de ce niveau, je me suis trouvé collègue en 3e de M
me Igiga... venant d'arriver de l'Académie de Reims me semble-t-il. Je n'ai pas eu à l'idée de faire venir la FNDIRP et elle ne me l'a pas proposé.
Après la réunion de septembre 1995 avec les IPR à la suite des démarches de M
me Cabalé relativement à mes remarques, je savais que j'étais épié, surveillé et que même les élèves avaient pu être poussés par FCPE et FNDIRP.
Je modifiais quelque peu mes cours et comme la question juive est importante dans la période relative à la seconde Guerre Mondiale, j'avais préparé pour mes classes une synthèse de l'Histoire du peuple hébreu ou juif des origines connues jusqu'à 1945, jusqu'au tribunal de Nuremberg, et citais la loi Fabius-Gayssot. Dans les derniers paragraphes je décrivais déportation et vie concentrationnaire, sélection pour le travail avec le rôle des kapos et je présentais les deux thèses concernant la Solution Finale.
Nous avons lu et étudié les documents du Manuel et également des documents, en entier ou en partie que j'ai fournis aux élèves, tels le texte -témoignage de Kurt Gerstein, la déclaration des 34 historiens supportant ce témoignage et peut-être aussi les déclarations du témoin-déporté, le doyen Michel de Boüard.
Pour cette étude, je m'efforçais d'être assez bref, il y eut je crois quelques échanges questions-réponses avec la classe. Mais je laissais évidemment les élèves libres de penser ce qu'ils voulaient de ces témoignages et de cette question. Je n'ai fait que ce que ma conscience, que ce que mon devoir d'enseignant d'Histoire m'imposaient

Enseignement dans les autres niveaux;
Il s'agit des classes de 6e, 5e et 4e, niveaux que j'avais seulement en 1996-1997.
2-En classes de 4e et de 6e
Cette année de 1996-97, deux classes de 4e m'étaient confiées. Les témoignages introduits au dossier concernaient seulement une de ces classes, la 4eB. Dans cette classe se trouvait l'élève A. B. dont j'avais eu la soeur, les années précédentes, en classe de 4e et de 3e. Tempéraments et physiques tout à fait opposés. L'aînée très mince, polie, discrète, mesurée et travailleuse alors que la cadette est grande, très massive, brusque, sûre d'elle-même, irrégulière dans le travail et le comportement et parfois excessive. Déjà, auparavant j'avais entendu parlé d'elle, alors qu'elle était en classe de 6e relativement à un comportement excessif, disait-on, qu'elle manifesta dans une soirée franco-sénégalaise qui se passait dans le collège après la présence dans ce collège de personnels et d'élèves d'un collège catholique de garçons du Sénégal (jumelage organisé par M
me Marie-Pierre Marcin..., professeur de Biologie du collège. La mère de cette élève, Mme B.est délégué FCPE dans le collège pour cette classe, tandis que l'oncle est instituteur, et devait savoir qu'une provocation était organisée à mon égard.
Au mois de mai 1997, avant la deuxième réunion avec la FNDIRP du vendredi 16 mai 1997 me semble-t-il, alors qu'en éducation civique nous faisions un travail sur la liberté de la presse, A. B. est intervenue avec insistance en posant des questions relativement à la loi Gayssot dont, disait-elle, elle venait de prendre connaissance sur le cahier d'Histoire de 3e de sa soeur aînée E. B. Elle semblait partagée, étant, si je me souviens bien, soucieuse de liberté de la presse, et m'interrogeant, cherchant à savoir ce qu'étaient les thèses révisionnistes. Ce n'est pas du prosélytisme que j'ai fait, j'ai seulement répondu à ses questions en essayant tant bien que mal de présenter le contenu de ces thèses selon leur niveau de classe et de connaissances, avec le plus d'objectivité possible. Ce n'est pas moi du tout qui abordais délibérément l'exposé de thèses révisionnistes et si après tout on peut en parler relativement à la liberté de la presse et à la censure qui dans ce domaine est imposée, il fallait passer à autre chose. Mais cette élève A. B. est revenue à plusieurs reprises à ce sujet, d'autres jours, invitant d'ailleurs fortement ses camarades et j'ai dû lui demander de ne plus intervenir, ce qui ne lui a pas plu du tout.
Et d'ailleurs son comparse G. A. qui, me semble-t-il, témoigne aussi dans le dossier relativement au livre d'Anne Frank, anonymement bien sûr, intervint lui aussi à propos de ce livre. Je lui répondais qu'il y avait des doutes reconnus et tout à fait officiels au sujet de ce livre (sans citer cependant les commentaires de Pierre Vidal-Naquet).
Et nous en sommes restés là.
Cependant, après la journée du Vendredi 16 mai, je sentais bien les commérages début ou fin d'heure, ou par proximité, entre G. A., A. B. et C. A. particulièrement, émanant de la FCPE.
Mais c'est évidemment le jeudi 12 juin qu'il y eut "autre chose", ce que l'on attendait très certainement.
En effet le journal Presse Océan du jour précédent, le mercredi 11 juin, présentait un article me concernant avec protestations de la FNDIRP et de la FCPE à mon égard, avec des rappels des séances avec la FNDIRP en 1995 et 1997 mais en n'oubliant pas mensonges, diffamations et injures à mon encontre. Ce journal, ce même article, donnait la parole encore aux représentants de la FCPE qui ainsi invitaient les parents à venir s'informer et signer une pétition ce même jour le mercredi 11 juin à 20h à la salle polyvalente de Montoir.
Et très probablement le Rectorat était-t-il au courant du projet de cet article puisque, dit l'article, il était contacté le jour précédent, c'est à dire le 10 juin par téléphone. Ce qui est une attitude bien discutable de la part du Rectorat. Même la présidente de cette association FCPE, je ne l'ai su que par la suite a su montrer plus de retenue et n'a pas voulu participer à cette meute (il s'agit de M me Vilain T.).
Je découvrais cet article le mercredi soir vers 18h à Nantes. Rentrant à mon domicile je pensais quelque peu me rendre à cette réunion, m'expliquer devant ces personnes parents d'élèves,.mais les termes de l'article étaient trop forts et je n'entrevoyais rien de positif à y aller, au contraire. Et j'avais une longue journée de cours le lendemain. J'ai lu depuis que la FCPE attendait que je vienne devant elle, en réunion publique ! Après ce qu'elle avait envoyé aux familles !
Le lendemain jeudi 12 juin 1997, j'étais au collège et successivement devant mes classes de 8 ou 9 heures jusqu'à 16h30. Evidemment j'étais très marqué par ce qui se passait, marqué moralement et physiquement et n'ayant quasiment aucun appui. Devant le regard interrogateur des élèves, les uns réjouis sans doute de ce qui m'arrivait, les autres choqués, d'autres ne comprenant pas du tout ce qui se passait, j'ai pris le parti de présenter rapidement de quoi il était question. Et j'ai dit à l'une des 4e ou aux deux classes, à l'une des 6e ou aux deux, que j'avais ce jour, que l'on voulait m'écarter de l'Education Nationale, de ma fonction de professeur certifié d'Histoire Géographie parce que l'on savait que j'étais révisionniste et que je ne croyais pas aux "Chambres à gaz homicides" dont on parle pour la "Solution Finale" que cette opinion là n'était pas acceptée actuellement. Il y a eu quelques questions, des soutiens très forts pour moi dans une ou deux classes, mais il est très évident que les élèves subissaient la pression de la FCPE et de leurs parents. De toutes les manières, ces déclarations que je faisais alors furent très brèves, je n'insistais pas et je reprenais mes cours. Cependant dans l'une des classes une pétition circulait, dans une classe de 6e. Je l'interceptais dans les mains d'E. T. "Voulez-vous que M. Adam reste professeur dans ce collège?" Deux colonnes pour ou contre. Toutes les croix étaient en ma faveur. Je rendais la pétition. Elle n'est, bien sûr! jamais arrivée dans mon dossier. Que l'on examine cet article de presse du Mercredi 11 juin 1997. Il y est question des deux séances avec la FNDIRP que l'on m'accuse d'avoir perturbées mais il n'est pas question du tout de propos révisionnnistes que j'aurais tenus auparavant à toutes les classes et pour tous niveaux et programmes.
Et en ce qui concerne les classes de 6e antérieurement à cette journée très particulière du Jeudi 12 juin 1997, dans mon dossier de procédure disciplinaire de pièces établies surtout par M. Lemasle, Mme Marcin..., M. Bou..., présentent des rapports concernant des expressions révisionnistes de ma part en niveau de 6e. De quoi s'agit-il donc?
C'est en décembre 1996 et en janvier 1997 qu'avec les classes de 6e nous avons étudié l'histoire, civilisation et la religion du peuple "hébreu" ou "juif". A la fin de cette étude, le manuel des classes de 6e du collège, collection Hatier, que nous avons utilisé en partie en classe ou à la maison proposait un "dossier" constitué de deux pages (les p. 54 et 55 présentant textes, cartes et photographies relatives à la Diaspora et à la création de l'Etat d'Israël en Palestine. Principalement, le texte page 54 indique: "Plus de 6 millions d'entre eux (les juifs) sont alors exterminés. A la suite de ce génocide les survivants fondent en Palestine, l'Etat d'Israël." Je ne me souviens plus très bien de ce cours et du temps passé. Evidemment je reconnais avoir présenté à ces élèves qu'à côté des tenants largement majoritaires du génocide ou de l'extermination relativement à la solution finale, il existait des personnes, chercheurs ou historiens, qui "révisaient" ce nombre de 6 millions de juifs "exterminés" ainsi que les moyens utilisés par le IIIe Reich. Et cette présentation a été brève et nous sommes passés à autre chose sans qu'il y ait eu de problème dans ce cours. Là aussi je me sentais obligé par conscience et devoir d'exprimer brièvement la situation des recherches concernant cette Solution finale, puisque le livre de chez Hatier de cette classe faisait état d'une thèse.
Il me semble que c'est en janvier et peut-être à cette heure de cours, qu'il y eut un retard considérable à commencer ce cours par le fait qu'au cours précédent, avant la récréation de 10h et quart, un élève se plaignait de la disparition d'un objet de valeur, stylo ou montre, à son professeur d'Education Physique, M
me Catherine Franchi... Elle gardait les élèves jusqu'à ce que cet objet soit restitué et comme cela ne se faisait pas, le principal appelé, M. Gilles Lemasle, faisait procéder "à la fouille" des cartables ou des élèves ou des deux. Toujours est-il que cet objet appartenant à C. M;, était retrouvé dans le cartable de C. A., fils de la déléguée des parents d'élèves de cette classe (et dont j'avais eu le frère en classe les années précédentes). Mme C. fut très active dans la campagne de la FCPE à mon encontre. Toujours est-il que j'avais beaucoup de mal après cette histoire de vol à recréer une atmosphère propice au travail, pour laquelle d'ailleurs le principal m'enjoignait brutalement à l'arrivée de cette classe, de leur faire un travail de morale et d'éducation civique sur le "vol". Toujours est-il que cette affaire a dû leur rester en tête et qu'au cours suivant Mme Marcin... se soit interrogée sur leur trouble. Les cahiers de textes pourraient indiquer si cette expression du révisionnisme s'est située le même jour que cette "affaire de vol" pour laquelle C. A. fut concerné, et qui troubla beaucoup les élèves de cette classe

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