AAARGH

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 LA GAZETTE DU GOLFE ET DES BANLIEUES


Nouvelle série



 

 Numéro 40 -- 27 avril 2004

>[email protected]<

http://ggb.0catch.com

Nouvelles en français et en anglais

Créée en 1991 par Serge Thion

News in French and English

Established 1991 by Serge Thion

  

LES ASSASSINS SONT PARMI NOUS

CEUX QUI SOUTIENNENT ISRAEL SONT COMPLICES DES ASSASSINS
ET SONT ASSASSINS EUX-MÊMES

 

NEGROPONTE EST UN CRIMINEL DE GUERRE ENDURCI

 

BUSH – KERRY

BOUCHES QUI RIENT

 

ABOLISSONS LES USA

DANGER POUR L'HUMANITÉ

GOUFRE OÙ SE PERDENT LES RESSOURCES DE LA PLANÈTE

 

AMERICAN CIVILIAN

IF YOU LIKE TO DRIVE SAFELY

IF YOU DON'T LIKE TO BE SHOVELLED

IF YOU DON'T LIKE TO BE BURNED

IF YOU DON'T LIKE TO HANG

IF YOU WANT TO REMAIN IN ONE PIECE AND ALIVE

GO BACK HOME

 

DE QUEL DROIT, BOUBOUCHE,

ABRUTI DU TEXASSE

DONNERAIT DES TERRES PALESTINIENNES

AU BOUCHER CHAROGNE ?

 

THERE IS NO NEED FOR A JEWISH STATE

Mordeccai Vanunu

 

PALESTINE – LA SOLUTION :

UN ÉTAT UNIQUE,

RETOUR ET IN DEMNISATION DES RÉFUGIÉS,

SUFFRAGE UNIVERSEL

 

Ce numéro de la Gazette a été réalisé avec l'aide, volontaire ou involontaire, de trois grands acteurs du drame moyen-oriental, Oussama Ben Laden, le mollah Omar et Moqtada Al Sadr, ainsi que Norman Finkelstein, Ginette Hess-Skandrani, Nicole Gaudiano, Seamus Milne, Jason Keyser, Naomi Klain, Ruffina Bernardetti Silva Mausenbaum, Jacob Oliel, Eric Bart, Ilan Pappe, et beaucoup d'autres...

 

"Saddam Hussein committed injustices against us for 35
years. It is impossible that we let America do the same.
we will kill them with knives. we will eat them."

 Hussein, a Baghdadi Shiite, 36.

  

A small child yelled at our bus, "We will be mujahedeen until we die!"

On the road to Fallujah

 

 Provincial Reconstruction Teams usually consist of about
60 soldiers involved in military and civilian projects.

 

 "It's their Super Bowl," said Maj. T. V. Johnson,
a Marine spokesman. "Falluja is the place to go
if you want to kill Americans."

 

For instance, policies for accidental death and dismemberment coverage have
risen more than 30 percent in recent days, according to insurance
executives specializing in providing coverage to
companies that have employees in Iraq.

 

 

 

 

 

édito

FINE FLEUR

 La fine fleur du judaïsme intellectuel européen s'est discrètement réunie, en février, au château de Canisy, dans la Manche, pour débattre de la "nouvelle question juive". Il paraît qu'il y a une "nouvelle question juive". Après toutes les anciennes. La publication d'Emmanuel Ratier, Faits & Documents, qui est la seule à en parler, en dit ceci: "Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas l'avenir du judaïsme en Europe qui a été au centre des débats mais le devenir d'Israël et la possibilité d'une émigration massive en Europe. Ces gens-là sont dans le secret de dieux: ils voient bien que l'affaire d'Israël est foutue, que seuls les zélotes et les sicaires resteront pour le baroud d'honneur, pour massacrer autant que possible, pour faire des "implantations", ou plutôt des colonies, autant de petits Massada. Mais il n'est pas difficile de voir que le mouvement d'émigration a commencé à prendre de l'ampleur. Les gens raisonnables, sensés, comprennent qu'il leur sera impossible de vivre normalement dans cette pétaudière. Ils retrouvent leur deuxième ou troisième passeport, qui n'était pas loin dans le tiroir de la commode. Ils se préparent à foutre le camp après ce gâchis sanglant, en espérant ne pas y laisser trop de plumes. Et nos intellectuels juifs européens de frétiller: "L'Europe les accueillera à bras ouverts" a bramé Dominique Moisi, de l'Institut français des relations internationales, et d'autres. Ils parlent pour eux. Il est bien évident qu'un afflux massif de ces salopards, mouillés jusqu'au cou dans le sionisme génocidaire, sera massivement rejeté par les intellectuels européens dont ces gens vont essayer de prendre la place. Sous prétexte qu'ils sont persécutés et qu'on leur doit une réparation.

Nous proposons tout au contraire qu'ils fichent le camp ailleurs, qu'ils aillent au Birobidjan, qui les attend depuis longtemps, ou au Colorado, où des terres vierges attendent aussi qu'on fasse "fleurir le désert". Ou en Patagonie,  où il paraît qu'il a existé de vastes projets de colonisation juive. L'Ouganda n'en veut pas, nous non plus. On en a déjà assez comme ça.

 

Negroponte. On annonce à Washington que la succession du pâle Bremer, costard-et-rangers, sera assurée par un ambassadeur de choc, John Negroponte, actuel représentant des Etats-Unis aux Nations Unies. La presse rappelle qu'il faisait partie de ceux qui, sous Reagan, ont organisé le trafic, nommé globalement Irangate, qui consistait à vendre clandestinement des armes aux Iraniens, en guerre contre l'Iraq de Saddam, par le canal des Israéliens, pour financer, contre l'avis du Congrès, la guérilla des "contras" contre le régime de gauche, sandiniste, installé au Nicaragua. Negroponte était ambassadeur au Honduras, et donc aux avant-postes de ces opérations illégales, sanglantes, et totalement impérialistes. Il faisait partie de la bande à Kissinger, des gens qui ne s'encombraient pas de scrupules politiques ou juridiques. Il a commencé par "nettoyer le Honduras" en suscitant un escadron de tueurs, le Bataillon 316. On voit donc le genre.

Mais, peut-être parce qu'Internet est encore jeune, on ne trouve pas de références aux activités antérieures de cet excellent Negroponte. Il convient pourtant de les rappeler. Avant d'être ambassadeur (vers 1981), il avait été conseiller d'ambassade, en poste à Saigon, et à Phnom Penh. En 1972, dans les locaux de l'ambassade US, il disposait d'une pièce fermée, dotée de communications "sécurisées" où il travaillait sur une carte du Cambodge. Cette carte était quadrillée et divisait ainsi le pays en petits carrés d'un kilomètre de côté. Le soir, penché sur sa carte, Negroponte communiquait au commandement de l''Air Force basé à Guam, dans le Pacifique, au sud du Japon, les coordonnées d'un certain nombre de ces carrés. Peu après s'envolaient des escadrilles de B-52, monstres octoréacteurs, chargés chacun de 20 à 25 tonnes de bombes. Ces oiseaux de mort avaient pour mission de "saturer" les carrés, c’est-à-dire de lancer des bombes pour que chaque pouce de terre de ce kilomètre carré soit retourné, pulvérisé, avec évidement les gens et les animaux qui s'y trouvent. C'était déjà la pratique de l'aviation américaine, mise au point lors des bombardements sur l'Allemagne et le Japon pendant la Seconde guerre mondiale. On envoie un mélange dosé de bombes incendiaires, de bombes explosives et de bombes soufflantes pour activer les incendies. D'après J. M. Spaight, qui en fut l'un des promoteurs, ces "bombardements sauvent la civilisation". Or donc M. Negroponte était penché sur ces cartes. Il était supposé savoir ce qui se trouvait au-dessous des bombes. On possède, grâce au Freedom of Information Act, les cartes de ces bombardements qui étaient supposés détruire les unités militaires des Khmers rouges et des Viêtcong. Elles ont été publiées par William Shawcross dans un livre qui a fait sensation, Sideshow -.Kissinger, Nixon and the Destruction of Cambodia, 1979. Or ce que montrent ces cartes, c'est que les principales zones soumises à ces bombardements terrifiants sont les principales zones de peuplement rural. Les forêts, les zones vides, où évoluaient les unités khmères rouges étaient relativement épargnées. Les effets de ces bombardements étaient décuplés par le fait que les B-52 volent si haut qu'on ne les entend pas venir. Au sol, on ne s'en rend  compte qu'au moment où détonnent les premières bombes qui cratérisent le paysage et soufflent les abris des villageois. Le sol tremble sur 50 ou 100 km à la ronde.

Il ne fait aucun doute que M. Negroponte a été l'ordonnateur de ces bombardements de la période 72-73. Qu'il est, avec son patron Kisssinger, l'un des principaux responsables de ces actes insensés qui ont fait, les estimations ne divergent pas beaucoup, dans les 600.000 morts. C'est pas mal comme résultat ! Ça ne l'empêche pas de dormir, Negroponte. C'est un dur à cuire. Il a beaucoup fait massacrer en Amérique centrale aussi. C'est ce meurtrier de masse qu'on va voir trôner à Baghdad à la tête d'une "ambassade" de 3 à 4000 personnes, commandant à une armée de plus de 100.000 hommes lourdement armés. MacArthur, Eisenhower ont eu des rôles de ce genre. Et Patton, avant qu'on l'assassine. On demandait au simple Bremer, la semaine dernière, à qui il allait remettre le pouvoir en Iraq au 30 juin. "Good question", a-t-il répondu avec son air idiot. La réponse est toute trouvée: il remettra la pouvoir à Negroponte, beaucoup plus rompu aux massacres, et qui ne veut pas d'un régime réellement irakien, qui serait, par la force des choses, principalement shi'i'te. L'alternative est un régime de colonie américaine. Il s'est imposé à Hawaii pendant un siècle. Aux Philippines pendant cinquante ans. Il s'applique encore à Porto Rico. Où est le problème ?

Subira-t-il le sort de Valérien, le dernier empereur romain qui ait tenté de s'emparer de l'Iraq ? Voici ce qu'en disent les historiens: les Perses, retranchés sur le haut-Euphrate, dans la région de Mossoul, ont attendu l'arrivée des troupes impériales. L'armée romaine, à la sortie du désert, tomba dans le piège qui lui était tendu dans une région qui lui était hostile. Totalement défait, Valérien dut se rendre, en 260 après JC, et admettre la capitulation de l'armée romaine. Il mourut peu de temps plus tard, après avoir subi de nombreuses humiliations. Les habitants du cru ont écorché son cadavre et l'ont l'empaillé pour le suspendre aux murs de Ctésiphon, la capitale de l'époque, dont il reste quelques ruines impressionnantes. Ctésiphon se trouve à cinquante kilomètres au nord de Baghdad. On voit que les traditions locales, de Ctésiphon à la pelle de Fallouja, remontent à la plus haute antiquité, comme dirait l'ami Vialatte. C'est ce qu'on peut souhaiter de mieux au sanglant guignol qui s'apprête à rejoindre Baghdad. La justice attend.

 

Ilan Halévy est l'Israélien de service de l'OLP. Son rôle est de faire le juif car l'OLP a pour politique de vouloir se faire passer pour aussi juif que les Juifs. L'idée qui sous-tend cette attitude, particulièrement visible dans l'émigration palestinienne en Occident, est la suivante: les juifs, à force de se plaindre et de se faire plaindre, ont gagné l'appui qu'il fallait à leur projet de création d'un État. Faisons pareil, empruntons la recette et nous arriverons nous aussi à créer notre État. On voit l'illusion, mais elle n'est pas dissipée, faute d'une politique de rechange. Cette attitude de béni-oui-oui et de soumission a mené à Oslo. Le soir de cet accord "historique", on pouvait prévoir qu'il menait droit à l'échec, les juifs ne cherchant qu'à rouler les Palestiniens et à ne pas tenir leurs vagues promesses, et les autorités palestiniennes promettant des choses que le peuple palestinien, lui, refuse avec la dernière énergie. Mais dans ce contexte, Ilan Halévy a encore une petite utilité politique. Son rôle est d'introduire ce qu'il faut d'attitude juive dans la politique arafatiste pour qu'elle soit acceptable par une opinion occidentale pénétrée et dominée par les différentes officines du sionisme et du judaïsme politiques. Le boulot d'Halévy est donc, en pratique, d'introduire une dose de sionisme afin de montrer que les Palestiniens sont devenus les moutons que le sionisme "de gauche" espère trouver en Palestine.

C'est pourquoi il peut écrire ceci:

 

Le sionisme, historiquement et politiquement, depuis sa naissance et jusqu'à aujourd'hui, vit de l'antisémitisme, se nourrit de sa virulence, se légitime par sa persistance, et assure à l'ombre de ce péril tout à la fois la soumission des communautés juives de par le monde à son hégémonie et l'immunité/impunité des pratiques de l'État d'Israël.

Car il faut remettre les équations sur leurs pieds. C'est l'antisémitisme, sous sa forme contemporaine, c'est-à-dire le refus d'intégrer les juifs comme des citoyens à part entière dans les sociétés européennes, qui a produit le sionisme, et non l'inverse. [...] Et c'est un fait que “les juifs”, en tant que collectif délimité par l'appartenance à une communauté religieuse auto-définie comme tribu, c'est-à-dire comme communauté de sang, envers et contre toute évidence historique et anthropologique, ont été soumis au cours de l'histoire européenne à divers degrés et formes de persécution, d'oppression et de ségrégation dont l'intériorisation en tant que norme de relations entre les groupes humains a produit le pessimisme philosophique constitutif de la vision sioniste du monde et générateur du cynisme politique qui sous-tend la politique israélienne. C'est l'antisémitisme, en tant que forme particulière du racisme européen, qui fonde le sionisme, à la fois en tant que forme particulière d'ultra-nationalisme ethniste et en tant que forme particulière de racisme colonial. Il est donc parfaitement illusoire de s'imaginer que l'on puisse lutter efficacement contre ce dernier sans prendre à bras le corps et en charge la lutte contre le premier. Et ce n'est pas se déplacer sur le terrain de l'adversaire que d'opérer cette prise en charge, bien au contraire.

<http://www.solidarite-palestine.org/rdp-int-030522-2.html>

 

Il est intéressant de voir ici à l'œuvre le ravage du judéocentrisme; rares sont les juifs qui parviennent à s'en émanciper. C'est exactement sur ce genre de discours que se fonde la prétendue légitimité du sionisme : ils sont méchants avec nous et donc nous devons faire notre État, qui sera bon, par définition, pour nous protéger.

Or toutes les affirmations ci-dessus sont de la mythologie pure. Les persécutions sont une pure invention. Les juifs ont toujours voulu se retrancher des sociétés où ils vivaient en tant que minorité religieuse et économique. Entre leurs tentatives de manipuler les pouvoirs locaux et le désir des pouvoirs locaux de les instrumentaliser, il a pu y avoir des crises et des violences. Mais les crises et les violences, dans l'Europe du Moyen-Age et de la Renaissance, il y en a eu beaucoup, et la très grande majorité des victimes n'étaient nullement juives. Toute cette histoire doit être ré-écrite et on y verra que les juifs, dont l'importance numérique est presque nulle, sauf sans doute en Pologne, ont été généralement protégés par les pouvoirs en place des réactions que provoquaient leurs pratiques économiques. L'imbécillité quasi stalinienne d'Ilan Halévy éclate au grand jour quand il décrit les origines du sionisme: c'est au moment où les sociétés occidentales s'ouvrent pour accueillir la masse des chômeurs juifs, issus de l'éclatement interne des ghettos, que les judéocentristes croient voir une "oppression" et une "ségrégation". Historiquement, c'est exactement le contraire qui s'est passé. Les sociétés occidentales, en Europe et en Amérique, ont accueilli et assimilé des masses considérables de pouilleux, juifs et non-juifs, venus d'une Europe centrale et orientale encore plongée dans une économie archaïque, stagnante, rurale, dominée par les intermédiaires juifs. Elle accueillait, dans les mêmes conditions, c'est-à-dire comme prolétaires non-protégés, des masses de paysans sans terre et sans emploi venu des profondeurs de l'Allemagne, de l'Italie méridionale, de la péninsule ibérique, de la Scandinavie profonde, c'est-à-dire de la périphérie du monde industriel, non encore mise en exploitation directe. Les juifs ont fait partie de ce grand flux historique (qui a véritablement peuplé l'Amérique du Nord) mais ce qu'ils appellent ségrégation n'est que le reflet de leurs propres exclusivisme et judéocentrisme, qui a permis de dériver un nationalisme juif à partir des idées nationalistes plus ou moins racistes, aussi appelées völkisch, qui avaient cours, à la fin du XIXe siècle, dans le monde germanique. Comme Romus et Remulus allaités par la louve, le sionisme et le nazisme sont les enfants jumeaux nourris par le nationalisme fin de siècle: ils partagent les mêmes idées de base et les mêmes pratiques racistes de discrimination et de désir de génocide. Ce sont les juifs qui ont inventé le sionisme et qui en sont responsables. Les crapules staliniennes à la Halévy n'y changeront rien. Les juifs qui se sont solidarisés avec le sionisme devront payer le prix historique de son échec et de sa liquidation prochaine.

Notons,  pour finir, les menaces du flic stalinien:

 

C'est en effet le dernier congrès sioniste qui fixait, parmi ses objectifs stratégiques, la délégitimation systématique de l'antisionisme et son équation à l'antisémitisme. Les imbéciles criminels qui ont cru servir la cause palestinienne en tabassant des juifs dans les rues de Paris sont les exécutants de cette stratégie. Ils ont également fourni le prétexte d'une reculade politique des Socialistes et des Verts, et donc d'une régression politique du mouvement. Dans les régimes “révolutionnaires” qu'ils affectionnent, ça s'appelle de la trahison, et ça coûte très cher.

 

Quand les "imbéciles criminels" du Bétar ratonnent les antisionistes dans les rues de Paris, Ilan Halévy n'est pas là pour s'interposer. Il ferme sa gueule. Nous n'encourageons personne à "tabasser des juifs", ni à tabasser personne, bien sûr. Mais voir tabasser le Bétar, comme on a déjà vu la police le faire, quand elle en a l'occasion, ça réjouit le cœur de l'honnête homme.

26 avril 2004.

 

1 - La Palestine martyrisée par les sauvages

 

MUR

 

Le Mur de l'Apartheid et l'histoire du conflit israélo-palestinien

 Norman G. Finkelstein

 Compte rendu de conférence et traduction
par Olivier Roy, 20 février 2004
 
 
Norman Finkelstein est né à Brooklyn en 1953, de parents survivants des camps de concentration nazis. Il est professeur de science politique à l'Université De Paul à Chicago. Il a passé sa thèse de doctorat à Princeton sur la théorie du sionisme. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont deux traduits à ce jour en français, L'industrie de l'Holocauste, réflexions sur l'exploitation de la souffrance des Juifs, [d'abord traduit sur le site de l'AAARGH (voir notre page Finkelstein) et ensuite publié] aux Éditions La Fabrique (2001) et, co-écrit avec Ruth Bettina Birn, L'Allemagne en procès, la thèse de Goldhagen et la vérité historique, paru chez Albin Michel (2000) [présent en version originale sur le site de l'AAARGH] . Vous pouvez retrouver de nombreux textes de Norman Finkelstein - en anglais - sur son site: <http://www.normanfinkelstein.com/>.
La conférence intitulée Le Mur de l'Apartheid et l'histoire du conflit israélo-palestinien a été donnée le 11 février 2004 à l'Université Concordia de Montréal.
 
 
 
Le premier sujet abordé par M. Finkelstein concerne la différence à faire entre le traitement des faits historiques et l'aspect moral et politique du conflit. Rappelant à juste titre que le conflit israélo-palestinien n'est pas aussi compliqué que certains veulent le faire croire, il a ensuite abordé la question du traitement des faits historiques. «En fait, on peut légitimement affirmer qu'au cours des dernières années, un large consensus a été atteint sur ce qui est arrivé en Israël/Palestine depuis cent ans. Il y a eu une époque où la somme de savoir sur la question était complètement dominée par une partie et où il n'y avait qu'une poignée de dissidents dans l'historiographie. Mais aujourd'hui, je crois qu'il est juste de dire que le portrait général fait plus ou moins l'unanimité. Il y a bien sûr certains détails sur lesquels les historiens sont en désaccord, et c'est normal, mais les points essentiels de cette histoire forment un consensus.» Mais c'est là qu'une question intéressante apparaît, selon M. Finkelstein, à savoir pourquoi, étant donné que le conflit n'est pas si compliqué et qu'il existe une certaine unanimité, il y a encore tant de dissensions autour de l'aspect intellectuel de ce conflit.
À cela, deux pistes de réflexions sont fournies. D'une part, il y a les «désaccords légitimes (...) relevant avant tout du conflit moral et politique. Les gens peuvent avoir des jugements moraux différents sur les mêmes sujets.» Un bon exemple de cela est l'expulsion des Palestiniens de 1948 qui «n'est plus un sujet de différents sérieux». Ici, M. Finkelstein rappelle d'ailleurs que, bien avant Benny Morris, le biographe-hagiographe de Ben Gourion avait reconnu que la moitié des Palestiniens qui sont devenus réfugiés avaient été expulsés entre mai 1948 et le début de 1949, démontrant ainsi que «même les historiens israéliens conservateurs ont concédé, il y a assez longtemps, le fait qu'au moins la moitié des Palestiniens ont été expulsés».
Revenant sur le cas de Benny Morris, M. Finkelstein aborde ensuite l'aspect moral de ces désaccords légitimes, c'est-à-dire la façon de considérer ces faits historiques. «Monsieur Morris (...) affirme qu'il est vrai qu'ils ont été expulsés, mais que c'est ce qu'il fallait faire. Le nettoyage ethnique, tel que le démontre selon lui le vingtième siècle, ne serait pas une mauvaise idée. De plus, il dit que l'erreur de Ben Gourion a été de ne pas expulser suffisamment de Palestiniens, qu'il aurait dû expulser tous les Palestiniens qui sont devenus citoyens israéliens et qu'il aurait également dû expulser les Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Voilà un jugement moral. On pourrait dire que c'est un jugement moral nazi, mais c'est tout de même un jugement moral. On peut ne pas être d'accord avec cela.» Se référant ensuite à la reconnaissance et aux modalités d'application du droit au retour, M. Finkelstein démontre «qu'on peut être d'accord sur les faits [l'expulsion des Palestiniens] tout en ayant des différents légitimes sur les dimensions morales et politiques du conflit [l'application du droit au retour]».
La deuxième piste de réflexion quant aux nombreuses dissensions sur l'aspect intellectuel du conflit relève plutôt d'un ensemble de discussions et de débats complètement illégitimes qui présentent trois dimensions. La première est la «la tentative de mystification du conflit, pour l'envelopper dans un nuage qui vise à masquer et à voiler les vrais problèmes». C'est la catégorie des «professeurs pompeux et des semblants de professeurs [qui parlent] d'anciennes animosités, de conflit biblique, de conflits de religion et de civilisations». Pour M. Finkelstein, «c'est là une diversion intentionnelle et une tentative délibérée pour dissimuler le vrai problème». La seconde dimension est la carte de l'Holocauste, celle qui consiste à «essayer d'impliquer les souffrances colossales que les Juifs ont endurées durant la Seconde Guerre mondiale, dans le but de susciter la confusion». C'est dans cette dimension que s'insère le dernier instrument de diversion, le «nouvel antisémitisme», qui, «si on y regarde de près, et je l'ai fait (à mon grand chagrin j'ai épluché toutes les publications), n'est que pure absurdité». Cette nouvelle carte comporte deux buts, «associer toute critique à l'encontre d'Israël à l'antisémitisme» et «exactement comme l'Holocauste nazi, (...) métamorphoser l'auteur du crime en une victime». La troisième dimension est cette «prolifération vaste et incontrôlée de pures impostures qui continuent d'avoir de l'influence malgré le niveau impressionnant des connaissances raffinées».
La dernière en date parmi ces impostures est celle du professeur de droit à Harvard, Alan Dershowitz qui, dans son livre The Case for Israel, se livre à une attaque en règle contre toutes les accusations portées à l'encontre d'Israël au cours des dernières années. Ce livre a fait l'objet d'une polémique aux États-Unis après que l'auteur a dit, à un commentateur radio qui remettait en cause la véracité des faits présentés dans le livre, qu'il donnerait un chèque de dix mille dollars à l'OLP si quelqu'un prouvait qu'il y a quoi que ce soit de faux dans son livre. Norman Finkelstein s'est attelé à la tâche et a démontré que le livre, en plus de contenir des inexactitudes grossières, était en fait largement un plagiat d'une autre imposture vieille de vingt ans, From Time Immemorial de Joan Peters. Dans ce livre paru en 1984, l'auteur affirmait que les Palestiniens n'existent pas, qu'ils ont simplement immigré en Palestine à la fin du dix-neuvième siècle dans la foulée des premières vagues d'immigration juives. Largement acclamé à sa sortie, ce livre avait peu après été mis au pilori après que M. Finkelstein en eût démontré le caractère frauduleux.
Mais cette fois, la démystification que M. Finkelstein a fait du livre de M. Dershowitz n'a pas eu le moindre effet. «Avez-vous observé les critiques du livre après notre débat [les deux protagonistes se sont affrontés sur les ondes d'une station de radio], dans le New York Times, le Washington Post, le Boston Globe? Regardez. Ils savaient que le livre était une imposture, ils savaient que le livre était une fumisterie. Regardez les critiques, c'est comme si ce livre était la plus grande invention depuis le pain tranché. Pas le moindre effet. Cela est particulièrement effrayant.» Soulevant l'inquiétude que suscite l'impunité dont peut jouir un tel homme, «c'est Alan Dershowitz, c'est l'École de droit de Harvard, c'est Israël, c'est le chœur», M. Finkelstein attire aussi l'attention sur les jugements moraux de M. Dershowitz. Dans un livre publié en 1992, ce dernier parle du nettoyage ethnique. «Il en parle comme «d'une question de dernier ordre» et l'assimile à un «renouvellement urbain massif». Voilà le nettoyage ethnique. Que dit-il de la torture? Il dit qu'il veut plus de torture. Il veut que cette torture soit insoutenable. Allez voir l'entrevue qu'il a accordée à Salon Magazine, c'est en ligne. Il y dit qu'il souhaite que la torture soit atroce, qu'il y en ait plus, pas moins. Voici même un exemple: il veut que des aiguilles stérilisées soient insérées sous les ongles. (...) Voilà des antécédents assez horribles. Il n'est pas seulement un monstre pathologique, il est un monstre moral.» Mais, comme le dit M. Finkelstein, tout cela passe comme si de rien n'était.
Après cette introduction sur le caractère moral et politique du conflit israélo-palestinien, M. Finkelstein a abordé l'histoire de ce conflit. Selon lui, les objectifs du mouvement sioniste voulaient répondre à deux problèmes. Le premier était celui de la «répulsion des Gentils, le rejet des Juifs par les Gentils ou ce qu'on nomme aujourd'hui l'antisémitisme». Le second problème était «l'attraction des Gentils, ou ce que certains Juifs appelaient le problème de l'assimilation. Il y avait cette peur que les Juifs soient tellement attirés par le monde non juif qu'ils s'y fondraient complètement et y perdraient leur identité juive.» À partir de là, le mouvement sioniste a suggéré sa solution, l'établissement d'un État juif en Palestine, devant être majoritairement juif, voire homogène. Mais cette solution comporte elle-même deux problèmes. En premier lieu, «le mouvement sioniste avait besoin du soutien d'une grande puissance, parce que la Palestine, au moment de l'émergence du sionisme, était une partie intégrante de la carte mondiale (...) que, non seulement les Britanniques, mais les Ottomans, les Allemands et les Français convoitaient». Ce problème a cependant été réglé dès 1917 avec la publication de la Déclaration Balfour qui, «quoiqu'il y ait encore plusieurs interprétations, affirme le soutien de la Grande-Bretagne envers la création d'un État juif en Palestine». Malgré ce soutien, le mouvement sioniste affrontait toutefois un second défi, qui se poursuit encore aujourd'hui, celui de la population indigène. «On a ici même le nœud du problème: que faire lorsqu'un veut créer un État majoritairement sinon homogéniquement juif dans une région qui est majoritairement non juive?»
«On peut imaginer toutes sortes de solutions, mais dans la réalité, il n'y a que deux solutions, puisque, comme l'a déjà dit Ben Gourion, il n'y a aucun exemple dans l'histoire d'une nation qui laisse sa place à une autre nation parce que cette dernière lui a expliqué ses raisons. (...) En fait, il y a quelques années, l'historien Benny Morris, un m'as-tu-vu mais tout de même un chercheur convenable, a écrit dans un essai qu'en examinant la situation passée, il n'y avait que deux solutions pour les sionistes. La première est la voie de l'Afrique du Sud, (...) une minorité coloniale dominant une large majorité indigène exploitée. L'Apartheid. Quant à la deuxième option, c'était celle du transfert, ce qu'on nomme aujourd'hui le nettoyage ethnique. Se débarrasser de la population indigène afin de pouvoir créer un État homogène, ou à tout le moins presque homogène. Au bout du compte, peu importe comment on examine le problème, c'étaient les deux seules options si on voulait créer un État juif plus ou moins homogène.»
Après la publication de la Déclaration Balfour, on peut voir apparaître une tendance au sein du mouvement sioniste qui «soutient, en privé, sinon en public, la voie du transfert». Il y avait donc deux versions. En public, «ils affirmaient vouloir vivre avec les Arabes, aider à créer un État florissant pour les Arabes et les Juifs», alors qu'en privé, «ils étaient attachés à l'idée du transfert». M. Finkelstein s'appuie sur les deux principaux livres de Benny Morris ainsi que sur d'autres ouvrages qui démontrent cette attitude au sein du mouvement sioniste. C'est ici qu'entre en jeu ce que M. Finkelstein appelle «la meilleure carte du mouvement sioniste et plus tard d'Israël», c'est-à-dire «qu'ils sont bien organisés, bien préparés et que quand vient le temps d'agir, ils agissent». Du point de vue même de Ben Gourion, tout était une question d'opportunité. «Leur unique préoccupation était de choisir le bon moment» en fonction de divers facteurs, dont l'opinion publique. Il fallait donc qu'ils se préparent pour «ce que Ben Gourion appelait les temps révolutionnaires, les temps où l'on peut faire des choses qu'on ne peut pas faire en temps normal. Et s'ils rataient cette occasion, tout un monde était perdu.»
Insistant sur ce facteur de l'opportunité historique, M. Finkelstein fait remarquer qu'à chaque occasion, la Déclaration Balfour en 1917, le Plan de partage de 1947 et la Guerre de juin 1967, le mouvement sioniste, puis l'État d'Israël, ont su s'organiser adéquatement, se préparer efficacement et surtout, faire preuve de suffisamment de férocité. Employant le langage marxiste, c'était, dit-il, «un de ces moments dans l'histoire où le facteur subjectif est crucial. Et à chaque fois que ce facteur subjectif a été crucial, le mouvement sioniste, puis l'État israélien, savaient comment maximiser ce facteur subjectif.» M. Finkelstein fait remarquer que c'est ce qui est arrivé dans le cas du Plan de partage de 1947, lorsque le mouvement sioniste était très bien organisé, en plus d'avoir pu acheter une demi-douzaine de votes, dont celui des Philippines et du Liberia.
Cet opportunisme n'a cependant pas été commun aux deux parties du conflit. «Pour être honnête avec les faits historiques, le mouvement palestinien a été excellent pour gaspiller tous les moments historiques et pour ne pas mobiliser leurs ressources humaines.»
Dans ce contexte où il est clair que le mouvement sioniste était engagé envers l'option du transfert, «on peut ainsi dissiper quatre-vingt-dix pour cent du brouillard qui enveloppe le conflit israélo-palestinien, parce qu'il n'est pas nécessaire d'invoquer de complexes explications pour déterminer la raison de la résistance palestinienne envers le sionisme. (...) Ils avaient compris que si le sionisme l'emportait, ils deviendraient exilés.» Citant de nouveau Morris, «la peur du déplacement territorial et de la dépossession ont été la principale cause de l'antagonisme arabe envers le sionisme», M. Finkelstein insiste sur les expressions qui n'apparaissent pas dans cette citation. «Est-ce qu'il mentionne l'antisémitisme? Est-ce qu'il mentionne la haine à l'égard des Juifs? Est-ce qu'il mentionne un quelconque choc de civilisation cosmique entre le monde judéo-chrétien et le monde islamique? Non!»
Mais le conflit israélo-palestinien est dans une classe à part. «Dans toute autre circonstance, dans tout autre conflit, les gens rationnels auraient compris cela. Prenons un exemple facile, l'Amérique du Nord. (...) Les Amérindiens ont démontré une résistance très brutale envers l'empiétement des immigrants européens. Ils ont tué des femmes et des enfants, comme l'ont fait les colons. (...) Que dirait toute personne rationnelle si un historien affirmait, pour expliquer la résistance des Amérindiens, que ces derniers étaient poussés par un anti-européanisme, ou la haine des Blancs, ou l'antichristianisme? Toute personne rationnelle rirait, parce que la raison est évidente, ils résistaient (...) aux Euro-américains parce qu'ils perdaient leur terre, ils perdaient leur patrie. Alors pourquoi, dans le cas du conflit israélo-palestinien, faut-il en arriver à des explications cosmiques pour quelque chose qui est, ou à tout le moins me semble, assez simple et peu compliqué?»
M. Finkelstein dresse alors un parallèle entre l'utilisation de l'antisémitisme par Ben Gourion et l'utilisation du nouvel antisémitisme aujourd'hui. Citant Ben Gourion qui a dit, à l'époque du Yishuv, que «des colons juifs sont tués uniquement parce qu'ils sont juifs», il démontre que, tout comme aujourd'hui, ce langage n'était qu'un instrument idéologique pour affermir l'esprit d'accord des sionistes, pour faire croire qu'ils étaient les victimes.
Un troisième élément de l'histoire du transfert dans le conflit israélo-palestinien évoqué par M. Finkelstein est celui de l'évolution du droit international. Il rappelle qu'à cette époque, entre les deux guerres mondiales, «la communauté internationale n'était pas entièrement opposée à l'idée du transfert de populations pour régler les conflits ethniques». Deux cas sont mentionnés, celui du transfert de populations entre la Grèce et la Turquie, après la Première Guerre mondiale, «très sanglant et horrible, mais au bout du compte, plusieurs pays en ont conclu que c'était mieux ainsi». L'autre cas mentionné est celui, moins connu, «des douze à quinze millions d'Allemands qui ont été expulsés de diverses parties d'Europe [après la Seconde Guerre mondiale], dont peut-être jusqu'à deux millions sont morts en chemin». [Il aurait pu mentionner aussi l'énorme transfert de populations qui a présidé à la séparation de l'Inde et du Pakistan, au moment de l'indépendance en 1947 et qui a fait aussi des centaines de milliers ou des millions de victimes. ]
C'est dans ce contexte que la Guerre de 1948 se déroule. Profitant de la guerre qui l'oppose aux États arabes voisins, l'État d'Israël nouvellement créé s'approprie près de quatre-vingts pour cent de la Palestine et expulse les trois quarts de sa population indigène, soit environ sept cent cinquante mille personnes, «en accord avec leurs espoirs et leur planification. (...) Le mouvement sioniste atteint en quelque sorte son objectif: la création d'un État juif en Palestine, mais pas encore sur toute la Palestine. À quelques exceptions près, c'est ainsi que la situation demeure jusqu'en juin 1967.»
Profitant de nouveau de ces temps révolutionnaires, Israël conquiert le reste de la Palestine en juin 1967. «Toutefois, ils font face, en 1967, au même problème auquel ils faisaient face au début du mouvement sioniste, c'est-à-dire, dans le cas de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qu'ils veulent la terre, mais qu'ils ne veulent pas les habitants.» Mais les choses ont changé depuis 1948. Dans le cadre des Conventions de Genève, la communauté internationale a déclaré illégal tout transfert de population, dans le sillon de l'extermination des Slaves par les Nazis sur le front Est de la Seconde Guerre mondiale. Devant ce dilemme, le mouvement sioniste n'a que deux options, «expulser la population, ce qui n'est plus une option en 1967, ou, pour utiliser l'expression de Benny Morris, la voie de l'Afrique du Sud, (...) une minorité coloniale dominant une large majorité indigène exploitée». La solution de l'expulsion n'étant plus possible, c'est donc vers l'Apartheid qu'Israël se tourne. «Voilà une bonne esquisse de la présente situation, une minorité coloniale dominant une vaste majorité indigène exploitée.»
Voilà donc un aspect de la situation d'alors, «Israël, avec le soutien crucial des États-Unis, réussit à créer un État d'Apartheid dans les Territoires occupés». Pour M. Finkelstein, l'autre aspect de la situation, c'est le reste du monde «qui compte parfois, pas souvent». Dans ce cas, le reste du monde, c'est la résolution 242, adoptée à la fin de 1967, demandant l'évacuation des Territoires occupés en échange de la reconnaissance d'Israël par les États arabes. «Vous remarquerez que la résolution ne dit rien des Palestiniens. À cette époque, les Palestiniens n'étaient pas considérés dans ce conflit, c'était vu comme un conflit entre États voisins. C'est au début des années soixante-dix que la résolution 242 commence à être interprétée différemment» avec l'apparition du droit à l'autodétermination des Palestiniens dans les Territoires occupés en 1967. «C'est ce qui a été appelé et est encore appelé la solution à deux États. (...) En fait, cette étape du conflit dure depuis trente-cinq ans et on peut dire qu'au cours des vingt-cinq dernières années, le conflit est demeuré remarquablement stable, c'est-à-dire (...) d'un côté Israël et les États-Unis et de l'autre côté le reste du monde.»
Toutefois, un facteur du conflit a commencé à changer au cours des années soixante-dix, avec l'acceptation, par les Palestiniens et les pays arabes, de la solution à deux États de la résolution 242. «Israël fait maintenant face un grave problème, c'est-à-dire la pression qui est exercée sur lui pour joindre ce consensus international, entreprendre un retrait total et accepter une solution à deux États.» Ce revirement palestinien est décrit, dans la littérature universitaire israélienne, comme «l'offensive de paix palestinienne». Pour Israël, il n'y a plus qu'une solution, la défaite militaire de son principal adversaire, d'où l'invasion du Liban en juin 1982, entraînant la mort d'environ vingt mille Palestiniens et Libanais, majoritairement des civils. «À la fin, Israël atteint en quelque sorte son but et envoie en exil la direction palestinienne, éliminant la question palestinienne de l'agenda international.»
Cinq ans plus tard, les Palestiniens des Territoires occupés se révoltent «par des moyens de résistance largement non violents», et commence alors ce qui a été appelé l'Intifada. «J'ai passé quelque temps là-bas, et cela a été une réelle leçon d'humilité et une expérience inspirante. Cela n'a rien à voir avec un quelconque fantasme sur les peuples du Tiers monde, c'était simplement très inspirant et impressionnant de voir des gens ordinaires s'engager dans une lutte très héroïque et courageuse pour leur liberté.» Par la suite, M. Finkelstein a insisté sur les énormes souffrances subies par les Palestiniens pendant l'Intifada, emprisonnements, tortures, démolitions de maisons, couvre-feux, etc., et a mis cela en perspective avec la non violence qui a caractérisé cette lutte, et ce afin de répondre à la critique de ceux qui reprochent aux Palestiniens leur actuel recours à la violence.
Après la défaite de l'Intifada, l'éclatement du bloc soviétique et la fin de l'aide financière provenant des pays du Golfe suite à la première guerre du Golfe, les Palestiniens se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. C'est alors que les États-Unis et Israël arrivent avec une nouvelle idée et disent à la direction palestinienne: «Si vous acceptez de jouer le rôle des gestionnaires de l'occupation, vous pourrez garder votre place, sinon, alors c'est la fin de l'OLP. M. Arafat, avec ses copains, décide de jouer le rôle qu'on lui assigne. (...) C'est ce qui a été appelé le processus de paix d'Oslo.» Durant ces années Oslo, «Israël établit les bases d'un régime d'Apartheid».
On peut donc voir que, la solution du transfert n'étant plus possible, Israël s'est tourné vers l'Apartheid, et «en 2000, il a de facto atteint son but». M. Finkelstein emploie ici l'expression de facto parce qu'Israël n'a pas encore réussi à obtenir les droits légaux sur cette terre. C'est ce qu'Israël a essayé de faire à Camp David. «Dans les faits, ils ont présenté un ultimatum à M. Arafat et l'ultimatum était: Soit vous signez sur la dernière ligne et acceptez un bantoustan, soit vous êtes fini. Et M. Arafat, pour diverses raisons (...) ne signe pas sur la dernière ligne (...) et, à ce moment, il s'est métamorphosé en terroriste.» Suite à cette décision d'Arafat, constatant que les sept années de stratégie de la carotte n'ont pas fonctionné, et l'Intifada al-Aqsa ayant commencé, Israël décide alors d'employer le bâton. S'ensuit la réoccupation des Territoires, Israël essayant de contraindre les Palestiniens à l'obéissance par la force.
En fin de conférence, M. Finkelstein revient sur la similarité entre les deux destructions de l'Irak, la première qui avait entraîné les Accords d'Oslo et la seconde qui a entraîné le Feuille de route, Israël et les États-Unis espérant que les Palestiniens se seraient rendus à l'évidence qu'ils ne pouvaient plus espérer la réalisation de leurs aspirations et accepteraient finalement les miettes. C'est dans ce contexte qu'Israël construit le Mur, pour s'approprier la terre. «Est-ce qu'il va réussir ou non? La réponse est entre nos mains. Je suis intimement convaincu que nous pouvons y mettre un terme, mais nous devons faire preuve du même niveau d'engagement, du même degré de conscience, de la même volonté de dévouement que le fait l'autre partie. Il est très facile de trouver des excuses pour nos défaites, d'évoquer ce lobby tout-puissant. (...) Mais nous avons deux armes formidables, et je ne suis pas poétique en disant cela, je le dis parce que je crois en ces deux armes: l'arme de la vérité et l'arme de la justice. Le fait est que nous avons aujourd'hui le monopole de (...) ces deux armes que sont la vérité et la justice.»
«Si nous avons un peu de courage, nous pouvons vaincre.»
 
Suite à la conférence, il y a eu une période de questions. Sept ou huit personnes sont intervenues, trois d'entre elles cherchant à discréditer M. Finkelstein, l'une d'elles obligeant d'ailleurs la sécurité à intervenir. Je ne reprends ici qu'une de ces questions.
— Qu'elles sont d'après vous les conditions d'une solution réaliste dans les circonstances présentes?
— «Tout le monde sait que nous sommes présentement à la croisée des chemins. Il y a lieu de se demander si la soi-disant solution à deux États n'est pas dépassée par les faits, s'il y a vraiment possibilité de voir l'armée israélienne se retirer et si la seule alternative n'est pas de se battre pour le droit des Palestiniens à une citoyenneté égale au sein d'un seul État. Je ne connais pas la réponse à cette question et je n'aime pas y penser, parce que c'est naviguer en eaux troubles. Tout ce que je peux dire est que nous ne pouvons être cavaliers, capricieux ou des puristes idéologiques. Il est facile de jouer à ce jeu de dire, je veux un État, une personne, un vote, je ne veux pas ce règlement à deux États et ainsi de suite, parce que je ne crois pas aux États ethniques. Moi-même je n'y crois pas, je suis un communiste à l'ancienne, je crois en un monde, une communauté et tout le reste. Mais il faut considérer le monde tel qu'il est, et le principal aspect sur lequel il faut se concentrer (...), c'est la réalité de la souffrance des gens ordinaires là-bas. Le but ici ne doit pas être de gagner une bataille idéologique (...), mais de faire son possible, de faire de son mieux pour que les gens là-bas aient une mesure raisonnable de paix. (...) Tout ce que je peux dire est que si vous croyez que cet État unique idéal est la seule alternative, vous parlez de quelque chose pour lequel la présente génération de Palestiniens et probablement la prochaine sera sacrifiée. Vous rayez de la carte cette génération, parce que cela ne se produira pas avant dix, vingt, peut-être trente ans. Vous pouvez en être certains. Donc, il faut faire preuve d'une énorme prudence morale avant de rayer les vies des gens là-bas et dire: désolé, rien ne changera avant dix, vingt, trente ans. Il faut être certain qu'il n'y a pas la moindre possibilité d'un retrait israélien total et qu'il n'y a pas plus de possibilité d'alléger la souffrance des Palestiniens de cette génération avant de s'engager sur cette voie. Je ne suis pas certain de cela à cent pour cent. Je cois qu'il y a ne serait-ce que deux pour cent de possibilité d'assister à un retrait israélien total et à un allégement raisonnable de cette souffrance. C'est ainsi que je vois la situation.»
 
Olivier Roy (Montréal)
 Solidarité-Palestine <mailto:[email protected]>
<http://www.solidarite-palestine.org/rdp-int-040220-1.html>
 

 

DANS QUEL MONDE VIVENT-ILS ?

 

-La presse sioniste annonce: "Succès total pour Ariel Sharon – La frontière de 1949 n'est plus intangible, plus de droit au retour pour les Palestiniens : deux annonces historiques qui, cependant, n'engagent aux États-Unis que l'administration républicaine".

Le patron des organisations sionistes génocidaires va demander au petit manitou de Washington de prononcer quelques paroles sur les "frontières", qu'Israël ne reconnaît pas, et sur le droit des réfugiés à rentrer chez eux, droit qui est inscrit dans toutes les lois nationales et internationales. Et cet animal de Bush prononce. De quel droit ? Du fait qu'il est en charge d'un État qui s'est fondé sur le massacre génocidaire et l'expropriation illégale des terres des habitants du pays ? Illégale au regard même du droit des États-Unis, puisque les États-Unis ont signé, au XIXe siècle, près de trois cents traités avec les nations amérindiennes, traités passés entre puissances souveraines, et tous ensuite foulés au pieds par ces mêmes États-Unis qui ont entrepris de s'approprier les terres par la force en expulsant ou en concentrant les populations authentiquement propriétaires du sol ! La parallèle entre les génocidaires protestants anglo-saxons et les génocidaires juifs ashkénazes et séfarades est frappant.

 

<http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_analyse.php3?id_article=23638>

 

 

ASSASSINATS

 

Le Terrorisme sioniste

Ou L'assassinat ciblé du Docteur Abdel Aziz Al Rantissi,

dirigeant du Mouvement Hamas tué dans un raid israélien à
Gaza samedi 17 avril 2004.
 
Gaza est une petite bande de terre de 362 km2 prisonnière, entre Israël, la Méditerrannée et le désert, où vivent 1,2  millions de Palestiniens dans une prison à ciel ouvert, cernée de barbelés. 35 % de cette petite terre sont occupés par 7500 colons, les Palestiniens s'entassant sur le reste du territoire. Gaza est non seulement l'enfer des temps modernes, mais aussi l'endroit où la résistance à l'occupation est permanente. Les Gazaïs sont devenus au fil des années un mouvement de résistance indomptable, ce qu'a bien compris le criminel de Tel Aviv. C'est bien parce qu'il veut se débarrasser de Gaza la résistante, qu'il a commis l'assassinat ciblé de Cheikh Yassine, le 22 mars, pulvérisé dans son fauteuil roulant, et  fait envoyer un missile contre le Dr. Al Rantissi, exterminé dans sa voiture.
Afin de continuer, avec la bénédiction de Washington, la  colonisation de la Cisjordanie et poursuivre le vol des terres palestiniennes ainsi que les massacres des autochtones, il doit se débarrasser des résistants les plus engagés. Abdel Aziz Al Rantissi était un des dirigeants de Hamas reconnu et respecté. Il était pédiatre, et surtout très engagé dans la résistance de terrain. Ce combattant pour la liberté de son peuple spolié de tous ses droits en 1948 et  vivant prisonnier sur sa propre terre a toujours vécu au milieu des siens.
Son combat acharné contre une des armées les plus  puissantes et les plus féroces du monde, mérite toute notre  admiration. Tout comme son prédécesseur Cheikh Yassine, il restera dans nos mémoires. Ce nouveau meurtre, contraire au droit international et à toutes les conventions internationales et violant la charte des Nations Unies a reçu le feu vert du terroriste de la maison blanche. C'était un des buts du voyage du  sanguinaire Sharon qui peut dorénavant entraîner toute la région dans sa folie suicidaire, pendant que le boucher de  Washington continue à terroriser le peuple irakien.
  Jusqu'à quand ces deux jumeaux du terrorisme pourront-ils continuer impunément à dominer tous les peuples du monde, à voler leurs terres et leurs ressources et entraîner  la planète entière dans leur folie destructrice sous justification mensongère de lutter contre le terrorisme ?
Qui peut encore aujourd'hui croire à ce bobard?
N'oublions pas que les Irakiens et les Palestiniens en résistant au colonialisme défendent aussi nos libertés.
 
Ginette Hess Skandrani, 19 avril 2004
 
 

 

  

2 - Guantanamo ou le déni du droit

 

LA VIE ORDINAIRE DES SS AMÉRICAINS

November 21, 2003
 

Guards feel brunt of Guantanamo prisoners’ aggression 

By Nicole Gaudiano

Times staff writer
 
Guantanamo Bay, Cuba — Barely a month into her job at the U.S. prison camp here, Sgt. Jen McWilliams walked past a cell and felt a warm fluid splash over her. It was a cup of a detainee’s urine.
A single mother, McWilliams steels herself through long days at Camp Delta — the detention center for 660 accused terrorists — with the knowledge that her 6-year-old daughter in Rhode Island needs a good role model. It helps that she comes from a family of strong women, she said.
But as a maximum-security prison guard, this woman in Army battle dress uniform has never felt so tested. The assault made her feel angry and degraded, she said. But she followed orders — she walked away and reported the incident.
“I could take all of the lessons I’ve learned in life, and it never would have prepared me for what we deal with here,” said McWilliams, in the Rhode Island Army National Guard. “You expect the unexpected to happen when you walk in the camp.”
This is life “inside the wire,” where about 135 guards work daily with accused Taliban and al-Qaida fighters — changing their laundry, escorting them to showers, feeding them and staying alert for any surprises under a hot Cuban sun.
When they are cursed, spit at or urinated on, they must respond by writing reports. When the detainees try to hurt themselves — more than 20 have attempted suicide with bedsheets or clothing — the guards are the people who find them.
 
Intense job stress
Before arriving at Guantanamo Bay, the guards must meet with a psychiatrist to get a feel for what they’ll be facing. Every six weeks, the JTF, which runs the compound, mandates that guards see a combat stress team and take off for training and decompression.
So intense is the mission, they recently were moved to housing farther away from the camp, just to get them away from “that element,” said Naval Reserve Lt. Cmdr. Bob Mulac, a Joint Task Force-GTMO spokesman.
Is sympathy for the inmates a factor in the stress?
“The human part of it is there,” said Army Reserve Chaplain (Maj.) Daniel Odean, assigned to the JTF. “It’s difficult to work with the human element that is locked up and you’re having to meet their basic human needs.” Human rights advocates have voiced concerns over the detainees’ undefined legal status. Alistair Hodgett, an Amnesty International spokesman, said the fact that prisoners are being held without charges and with no access to legal counsel may help explain some of the behavior the guards’ experience.
“It comes as no surprise that prisoners who are being held without any opportunity to challenge the legality of their detention express their feelings about that the only way they can,” Hodgett said.
But until the legal issues are resolved, the guards must continue to show up for work at cells filled with people whose outlet for aggression — other than themselves — can often be the one handing them dinner.
“It just seems like the only good days are when they’re tired or sleeping,” said Army Sgt. Nick Barker, of the 463rd Military Police Company from Fort Leonard Wood, Mo.
Barker said guards quickly learn what’s likely to set off the cellblock. Guards know not to touch detainees’ Korans — given to each one, along with prayer beads, a prayer cap, oils and an arrow pointing to Mecca.
“To them, the only thing they have that nobody can take away from them is their religion,” Barker said. “If they feel that’s been disrespected or violated, maybe they’ll decide they don’t want to comply with something.”
Detainee insults can sometimes be a source of amusement: “They love to call us donkeys,” Barker said. “They think it offends us.”
But then there is the spitting and water tossing if a guard were to, say, ignore a request for toothpaste. “Sometimes they’ll mix soap in [the water] and throw it on you,” he said. “They just want to make you as mad as possible. It’s pretty much their justice system. If they think we’re not doing something right, that’s their way of punishing us.”
 
Sense of betrayal
The stress and the long hours are reasons McWilliams said she felt betrayed when she heard that a chaplain and two translators were charged with security breaches at the camp. She thinks two of those arrested may have visited her cellblock.
“It was almost like a kick in the face to us as soldiers,” she said. “It’s almost like they didn’t care about how hard we work.”
With four guards assigned to each block of 48 cells, two are constantly walking the block, putting a set of eyes on every detainee every 30 seconds. Their conversations must remain solely “operational,” so if a detainee asks where he is, for instance, the guard can’t answer.
About 12 percent to 15 percent of the guards are women, who handle all tasks except escorting detainees to the shower. The presence of women doesn’t please the detainees. McWilliams said some refuse to take orders from a woman, and guards from earlier tours told her the detainees had exposed themselves to female guards.
“We were trained to know they don’t respect females, and females are less than males in their culture,” she said.
Such behavior doesn’t get them far. Through the withholding of prayer oils and comfort items, detainees are taught that if they cooperate, life gets better for everyone. The most cooperative ultimately can leave the camp’s three maximum-security areas for Camp 4, where they can live communally, shed their orange garb for cooler white clothes and pray on authentic prayer mats with less intense supervision.
Detainees still are questioned regularly, although Maj. Gen. Geoffrey Miller, the Joint Task Force commander, said it has taken a while to sort through aliases just to figure out who the detainees are. […]
 
< http://www.marinetimes.com/story.php?f=1-292236-2420574>
 

 

 

 

3 - L'Iraq des marais

 

 

BÉBERT ET BLOUBLOUCHE

 

 

Bush et Blair ont allumé un incendie qui les consumera.
L’insurrection irakienne nous rafraîchira la mémoire,
au cas où nous aurions oublié les leçons de l’Empire

par Seamus Milne
 
[“ Aucune réelle remise de pouvoir n’est prévue, le 30 juin prochain. La loi irakienne a été entièrement réécrite afin d’autoriser les étrangers à détenir 100 % des entreprises, les contrats sont déjà entérinés, les ministres ont été nommés. La seule chose que les Irakiens contrôlent encore, c’est les hôpitaux. Tout le reste, notamment le retrait des forces américaines, le contrôle sur les ressources naturelles ou l’économie nationale, est verrouillé : aucun gouvernement irakien élu n’y pourra rien changer. ”]
 
Où sont passés, aujourd’hui, les bateleurs de la guerre en Irak ? Où sont les faucons républicains (américains) qui avaient prévu que l’invasion anglo-américaine serait “ un pique-nique ” accueilli par des Irakiens lanceurs de grains de riz et de couronnes de fleurs ? Où sont les apologistes libéraux, qui annonçaient une “ aube nouvelle ” de liberté et de démocratie dans le monde arabe, tandis que les marines américains enveloppaient Bagdad, (à la Christo), dans les étoiles et les rayures des Stars and Stripes, l’an dernier ? Certains, à l’instar du Sun – qui prétendait hier que les Irakiens reconnaissent volontiers que l’occupation est “ pour leur propre bien, à long terme ”, et qu’ils ne sont absolument pas en “ révolte sanglante ” - semblent frappés par un syndrome aigu de déni de la réalité.
D’autres, à en juger à l’exploit de l’écrivain néocon William Shawcross [bel exploit dans "Why Saddam will never disarm", The Observer, 8 juin 2003] et de la parlementaire blairite Ann Clwyd, ont été réduits à un état d’incohérence bégayante par l’ampleur du bain de sang et de souffrances qu’ils ont contribué à provoquer. Clwyd, qui visite régulièrement l’Irak en sa qualité d’ “envoyée spéciale chargée des droits de l’homme” du Premier ministre (britannique), a eu beaucoup de mal à reconnaître, dans une interview publiée lundi dernier, que les bombardements des F-16 et des hélicoptères mitrailleurs Apache américains, sur les villes irakiennes, risquaient de provoquer la mort de civils, et non pas seulement des blessures [scoop !]. Le lendemain, on apprenait que seize enfants ont été tués à Fallujah, des avions de guerre américains ayant bombardé les maisons où ils se trouvaient avec des missiles. Et hier, dans ce qui semble le massacre le plus épouvantable (à cette date, hélas…), un hélicoptère amerloque a tué des dizaines d’Irakiens, en bombardant de missiles (3) une mosquée de Fallujah [à vérifier : le bombardement a été confirmé, mais pas les victimes, NdT]
Une attaque contre une mosquée en pleine prière de l’après-midi ne pourra, à l’évidence, que renforcer les rangs de ce qui est désormais un soulèvement d’ampleur nationale contre l’occupation étrangère sous houlette américaine. En déclenchant une répression impitoyable contre le clerc chiite Muqtada al-Sadr – qui plus est, on fait mieux, en manière de démonstration éloquente de ce que signifie le mot “ liberté ”, dans l’Irak occupé, en faisant interdire son journal – les États-Unis ont fini par réussir à déclencher la révolte depuis longtemps annoncée dans le sud irakien chiite, mettant ainsi un terme à l’isolement de la résistance dans le fameux “ triangle sunnite ” [région centrée sur Tikrit, où se trouve la ville de Fallujah – 300 000 habitants, NdT]. Les “ 3B ” - Bush, Blair et Bremer – ont allumé un incendie, en Irak, qui pourrait fort bien les consumer, tous. Ces derniers jours ont montré que l’insurrection s’est étendue bien au-delà des rangs de la milice de Sadr. Et, bien loin de se lancer dans la guerre civile que les politiciens – Madame Soleil américains et britanniques nous avaient prédite, les guérillas sunnite et chiite mènent le combat côte à côte, à Bagdad, contre les forces d’occupation.
Cette révolte présente tous les signes d’un tournant en direction d’une Intifada irakienne, et des villes telles Fallujah et Ramadi – centres de résistance depuis les premiers jours d’occupation – subissent aujourd’hui le traitement réservé par Israël aux Palestiniens à Jénine, à Naplouse et à Rafah (notamment…) au cours des deux années écoulées. Des groupes de résistants ne se contentant plus d’attaquer les troupes d’occupation américaines et d’autres nationalités au cours d’escarmouches et d’embuscades, et étant passés à une stratégie consistant à tenir le terrain, les efforts américains pour les détruire – chose qu’un général américain a juré qu’il ferait, hier – sont de plus en plus brutaux. Partout, en Irak, des militaires américains (et des militaires européens des pays coalisés) sont en train de tuer des Irakiens par centaines, dans les rues de leurs propres villes, dans un remake explosif et sanglant de l’héritage impérial au Moyen-Orient.
Pour la Grande-Bretagne, l’Irak est aujourd’hui le terrain de sa première guerre coloniale à grande échelle, depuis qu’elle avait été chassée d’Aden, à la fin des années 1960. Et l’engagement des commandants américains à “ pacifier ” les centres bourgeonnants de l’insurrection irakienne rappellent non seulement les efforts vains des États-Unis pour briser les Vietnamiens dans les années 1960 et 70, mais aussi les euphémismes illusoires des propres campagnes britanniques, imbibées de sang, au Kenya et en Malaisie, dix ans auparavant. C’est la même terminologie qui est utilisée afin de damner ceux qui se battent contre le diktat étranger en Irak. Ainsi, le porte-parole du président Bush a qualifié les guérilleros chiites de “ brutes terroristes ”, tandis que son proconsul en Irak, Paul Bremer – chef d’une armée d’occupation forte de 130 000 hommes, qui a déjà tué plus de 10 000 civils irakiens – s’est fendu d’un bijou de dénonciation au prix inestimable de “ groupes, qui pensent que le pouvoir, en Irak, viendra à la force du fusil… c’est intolérable ! ”…
Le plus gros des médias et de la classe politique britanniques ont suivi le mouvement, dans une tentative non dissimulée de normaliser l’occupation de l’Irak aux yeux de l’opinion publique. Le fait que des commandos britanniques aient tué quinze Irakiens, mardi dernier à Amara, a été encore moins couvert par les médias que l’ignominieux tabassage à mort de prisonniers irakiens sous surveillance britannique. Tant la BBC qu’ITN qualifient, de manière routinière, les forces britanniques de “ gardiens de la paix ” ; les mercenaires privés sont appelés “ sous-traitants civils ” ; le renforcement de l’occupation planifié pour juin prochain s’appelle, chez eux : “ la remise du pouvoir aux Irakiens ” ; le groupe de Sadr représente toujours “ une petite minorité ” de l’opinion publique chiite et un sondage d’opinion outrageusement non-scientifique et contradictoire, effectué en Irak le mois dernier – dans lequel la plupart des répondants se sont déclarés opposés à la présence des forces de la coalition en Irak – est utilisé, de manière ubuesque, afin de démontrer le soutien de la majorité des Irakiens à l’occupation !
La panique croissante, à Washington, au sujet de ce que le Sénateur Edward Kenney appelle “ le Vietnam de Bush ”, se concentre, désormais, sur la date du transfert formel – et totalement cosmétique – de souveraineté à une administration fantoche irakienne triée sur le volet : aujourd’hui, c’est pour le 30 juin. L’idée originelle d’une date rapprochée était de donner une impression de progrès, en Irak, avant les élections présidentielles aux États-Unis. Mais il y avait aussi la crainte que des pressions en faveur d’un gouvernement de transition – élu – ne deviennent irrésistibles, si le transfert était repoussé à plus tard. Or, comme toute puissance occupante, les États-Unis redoutent plus que tout des élections libres en Irak. Dans tous les cas, d’après les plans existants, les États-Unis maintiendront un contrôle effectif total – sur la sécurité, le pétrole, la politique économique, les grands contrats – sous l’empire d’une constitution provisoire bidon, jusqu’à ce que le “ transfert ” pour la galerie soit opéré.
L’insurrection actuelle ressemble de plus en plus à l’ultime grande révolte contre le pouvoir britannique en Irak, en 1920, qui coûta, elle aussi, plus de 10 000 vies, et contribua à amener l’indépendance – de pure forme – du pays. De pure forme, car la Grande-Bretagne maintint son contrôle en coulisse, au moyen de bases militaires et de “ conseillers ” ministériels, jusqu’à ce que la monarchie irakienne cliente soit finalement renversée, en 1958. Si l’Irak doit recouvrer, un jour, son indépendance, la leçon de l’histoire indique que la résistance irakienne devra s’efforcer de rendre l’occupation beaucoup plus coûteuse en pertes humaines, et que les gens conscients, dans les pays occupants, des dangers, de l’impraticabilité et de l’injustice d’un pouvoir impérial, doivent augmenter la pression politique sur leurs dirigeants afin d’exiger leur retrait.
A la différence, par exemple, de l’Espagne ou de l’Australie, nous sommes ligotés, en Grande-Bretagne, par le fait que les trois principaux partis politiques sont déterminés à maintenir l’occupation, y compris les Libéraux Démocrates – dont l’ancien dirigeant, et gouverneur de la Bosnie, Lords Ashdown, a justifié par avance au moins une décennie d’occupation supplémentaire de l’Irak… Mais l’opposition contre cette bravoure impériale défraîchie est très forte, dans l’opinion britannique, et elle traverse tous les partis : il faut absolument qu’elle s’exprime, aujourd’hui. Il y a une multitude de moyens possibles pour amener un retrait négocié et dans l’ordre, suivi d’élections libres. Tony Blair appelle ça “ se barrer comme des voleurs ”, tout en admettant que “ nous avons tout faux ” ! Mais c’est lui, et Bush, qui ont tout faux : pas plus d’armes de destruction massive, en Irak, que de beurre en branche ; l’Irak ne représentait absolument pas une menace ; pas d’aval de l’ONU : l’invasion était manifestement illégale. En Irak, les soldats étrangers ne sont pas des Casques bleus de la paix : ce sont des agresseurs. Il faut tout reprendre à zéro, et réapprendre les leçons de l’Empire. Et vite !
 
The Guardian, 8.avril 2004.
<mailto:[email protected]>

 

 

PAS BON POUR LE GESHEFT

 

Gel du commerce entre Israël et l'Irak

 
La dernière vague de violence et d'enlèvements en Irak a conduit à l'arrêt total des relations commerciales israélo-irakiennes. Les hommes d'affaires israéliens, qui il y a encore une semaine étaient sur place, ont quitté le territoire irakien le plus vite possible.
Les sociétés israéliennes ont cessé de faire transiter leurs marchandises en Irak via la Jordanie et les pays du Golfe. Les Irakiens qui devaient de l'argent aux sociétés israéliennes ont mis fin à leurs versements et celles-ci se retrouvent confrontés à nombre d'impayés.
Le directeur de la chambre de commerce Israël-Jordanie a expliqué que les sociétés des deux pays ayant signé des accords n'ont pas mis un terme radical à leurs contrats. Le lien physique a cependant été rompu puisque associés et représentants israéliens sont tous rentrés en Israël. Actuellement, aucune affaire n'est en vigueur. Selon lui, les hommes d'affaires israéliens qui se rendent en Irak sont régulièrement en contact avec lui. A sa connaissance, il n'en resterait aucun bloqué là-bas.
Ces derniers seraient au nombre de quelques dizaines. Certains sont des entrepreneurs travaillant pour des grandes sociétés américaines qui œuvrent à la reconstruction de l'Irak. D'autres sont des exportateurs présents sur les marchés irakiens. Les affaires israéliennes en Irak se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Les marchandises sont en règle générale acheminées par des camionneurs jordaniens et irakiens.
Arutz 7 du 14 avril 2004.

 

Dans le même numéro:

Le Seder des deux derniers juifs de Kaboul

A Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, restent seulement deux juifs: Itshak Lévy et Zevouloun Siman-Tov, et comme chaque année, ils ont fêté le Seder de Pessah en gardant leurs coutumes, épicées par une dispute légendaire qui les empêche de passer les fêtes ensemble. Siman Tov a accueilli cette année six invités: un caméraman, deux juifs américains, deux volontaires et le réalisateur d'un film consacré aux deux derniers juifs de Kaboul...

 

Bientôt l'Afghanistan, terre des "Aryens", sera judenrein, mais sous la botte américaine...

 

 

UN GÉNOCIDE EN PRÉPARATION

 

Some Troops Expect All-out Fallujah Fight

By Jason Keyser
 
Fallujah -- Digging in around Fallujah, their three-day-old truce punctured by shelling, gunfire and well-orchestrated ambushes, U.S. Marines gave vent to their frustrations Tuesday, saying they saw no alternative to an all-out battle for the city. With U.S.-backed Iraqi officials still talking with city leaders about ending the standoff, it's not for the troops to decide how this tangle of conflicting forces will unravel.
But as Marines traded gun and mortar fire with rooftop snipers and fighters on the northern edge of Fallujah, some of them anticipated a bloody push to take the city of 200,000 people, a stronghold of Sunni Muslim insurgents. "If they're trying to find a peaceful way out of this, great. But at this point, there seem to be few options other than to get innocents out and level it, wipe it clear off the map," said 1st Lt. Frank Dillbeck, scanning the city's outskirts with binoculars during a relative lull in fighting. [...]
 
Newsday
April 13, 2004
<http://www.ufppc.org/index.php?option=content&task=view&id=420&Itemid=2>

 

 

UN AN DÉJÀ

 

La fureur déclenche la solidarité en Irak

par Naomi Klein
 
Bagdad - Le 9 avril 2003, la ville tombe devant les forces US. Un an plus tard, elle se soulève contre elles.
Le Secrétaire à la Défense, Donald H. Rumsfeld, prétend que la résistance est juste le fait de quelques voyous, bandes de voleurs et terroristes. Il est dangereux et naïf de penser cela. L'occupation est maintenant combattue ouvertement, par des gens normaux, défendant leurs lieux de vie - c'est une "Intifada" irakienne. "Ils ont volé notre terrain de jeu" m'a dit cette semaine un garçon de huit ans en montrant six chars d'assaut occupant un terrain de football près d'un parcours aventure rouillé. Le terrain est une oasis de verdure au milieu d'un marécage d'eaux usées, non traitées et de détritus abandonnés dans ce quartier de Bagdad.
Sadr City n'a pas vu grand chose des milliards de dollars affectés à la "reconstruction" de l'Irak, et c'est en partie pour cela que Muqtader Sadr et son armée, Al Mahdi, sont si populaires ici. Avant que le chef de l'occupation US, Paul Bremer, ne provoque maladroitement un conflit armé avec Sadr en interdisant son journal, et arrêtant et tuant ses adjoints, l'armée Al Mahdi ne combattait pas les forces de la coalition; elle faisait le boulot à sa place.
Après tout, en un an de contrôle sur Bagdad, l'autorité provisoire de la coalition n'a pas réussi à faire fonctionner les feux tricolores, ou ramener la sécurité la plus élémentaire pour la population civile. En conséquence, la soi-disant "milice illégale" de Sadr, s'est vue engagée dans des activités subversives telles que régler la circulation automobile ou garder des usines. Sadr a simplement rempli le vide sécuritaire créé par Paul Bremer.
Mais à l'approche de la remise du pouvoir aux Irakiens le 30 juin, Bremer considère maintenant Sadr et Al Mahdi comme une menace à éliminer - sans tenir compte des dommages infligés à une population qui en est venue progressivement à dépendre d'eux. C'est pourquoi, le vol des terrains de jeu n'était que les prémices de ce que je vis à Sadr City cette semaine.
A l'hôpital Al Thawra, j'ai rencontré Raad Daier, un ambulancier avec une balle dans l'abdomen, un des douze coups tirés, d'après ses déclarations, par un Humwee (véhicule militaire) US. D'après des responsables de l'hôpital, il transportait au moment de l'attaque, six personnes blessées par les forces US, dont une femme enceinte, touchée à l'estomac et qui a perdu son bébé.
J'ai vu des voitures carbonisées, dont des douzaines de témoins oculaires prétendaient qu'elles avaient été touchées par des missiles US, et j'ai eu la confirmation par les hôpitaux que les conducteurs avaient été brûlés vifs. J'ai aussi visité le Block 37, dans le quartier Chuadir, un alignement de maisons où chaque porte était criblée de trous de projectiles. Les habitants m'ont dit que les tanks US étaient passés dans leur rue en tirant sur les maisons. Cinq personnes ont été tuées, parmi elles, Murtada Muhammad, 4 ans.
Jeudi, j'ai vu quelque chose que je craignais plus que tout cela; une copie du Coran qui avait été transpercée d'une balle. Elle gisait dans les ruines de ce qui fut le QG de Sadr, à Sadr City. Quelques heures plus tôt, d'après les témoins, les chars US détruisaient les murs du Centre, après que le toit ait été traversé par deux missiles téléguidés. Mais la destruction la plus terrible a été perpétrée par les hommes.
D'après les clercs du bureau de Sadr, les soldats sont entrés dans le bâtiment et ont déchiré les photos du Grand Ayatollah, Ali Sistani, l'autorité religieuse chiite en Irak. Quand je suis arrivée au Centre, le sol était couvert de textes religieux déchirés, de copies du Coran déchiquetées et sur lesquelles on avait tiré avec des armes à feu. Et il n'a pas échappé aux shi'ites que quelques heures plus tôt, les soldats US avaient bombardé une mosquée sunnite à Fallouja.
Pendant des mois, la Maison-Blanche a fait des sinistres prédictions à propos d'une guerre civile sur le point d'éclater entre la majorité shi'ite, qui pense que c'est à son tour de gouverner l'Irak, et la minorité sunnite, qui veut préserver les privilèges acquis sous le régime de Saddam Hussein.
Mais c'est le contraire qui semble se dessiner cette semaine. Les sunnites et les shi'ites ont vu leurs maisons attaquées et leurs sites religieux profanés. En se soulevant contre un ennemi commun, ils commencent à enterrer leurs anciennes rivalités et unir leurs forces contre l'occupation. Au lieu d'une guerre civile, ils sont sur le point d'établir un front uni. C'était visible jeudi, dans les mosquées de Sadr City ; des milliers de shi'ites s'alignaient pour donner leur sang pour les sunnites blessés dans les attaques de Fallouja. "Nous devrions remercier Paul Bremer" m'a dit Salih Ali "il a finalement uni l'Irak. Contre lui".
 
9 avril 2004 - The Los Angeles Times

<http://paxhumana.info/article.php3?id_article=421>

Traduction bénévole du rezo des Humains Associés : JMM & RI

 

 

IL Y A DRAPEAU NOIR ET DRAPEAU NOIR

 

Qui se cache derrière “ Le Drapeau Noir ”, une milice apparemment shi'ite qui impose sa loi dans certains quartiers de Bagdad ? Les services secrets américains ? Les escadrons du “ Drapeau Noir ” sont bien renseignés. Ils se déplacent avec un religieux shi'ite et un policier. Bien qu’ayant comme symbole un drapeau noir frappé de Zulficar, l’épée de l’Imam Ali, ses responsables affirment avoir des sunnites et des Kurdes parmi leurs membres.  Pour le Cheikh Abbas al-Rabei, proche de Moqtada al-Sadr, l’intervention de civils armés est la porte ouverte à tous les débordements. Les volontaires de “ L’Armée du Mahdi ”, qui dépend du mouvement Sadriste, ne portent pas d’arme …  du moins en public. 
<http://www.iwpr.net/index.pl?archive/irq/irq_52_2_eng.txt>

 

On ne peut pas non plus exclure la possibilité d'une milice financée par Israël. Souvenez-vous du Liban...

AFI Flash 27

 

  

INTERVIEW 1

 

MUQTADA  AL - SADR  EXIGE LA  CESSATION  DE  L’ AGRESSION

ET  LE  RETRAIT  DES  TROUPES  AMERICAINES

 

Interview de l’Agence de presse russe Novosti  (16/4/04)
 
 
 
Nadjaf (15/4/04) - "Nous sommes prêts aux pourparlers avec le régime d'occupation, mais nous n'avons pas l'intention d'abandonner nos exigences", a dit Muqtada Al-Sadr.
"Il s'agit avant tout de retirer les troupes de toutes les régions de l'Irak et d'arrêter l'agression contre le peuple irakien", a-t-il  souligné. D'ailleurs, il a dit qu'il ne pourrait pas se mettre à la table des pourparlers avec les "assassins des Irakiens".
"Je tiens à répéter qu'il n'y aurait pas de pourparlers directs avec les Américains", a déclaré Al-Sadr. Nos conditions principales restent les mêmes: cesser l'agression contre le peuple irakien dans toutes les régions du pays et interdire aux troupes d'entrer dans les villes saintes de Nadjaf et Kerballa" (les tombes de l’Imam Ali, gendre du Prophète Mahomet, et de son fils Hussein né de Fatima, fille du Prophète Mahomet, s'y trouvent).
"Mes exigences avancées à l'administration d'occupation sont celles de tous les Irakiens: cesser l'occupation et ne pas faire obstacle à l'introduction de la charia (loi islamique) dans le pays, a fait remarquer Al-Sadr. Mes vœux sont ceux du peuple irakien, rien de plus".
"J'adresse la seule demande (au peuple irakien): si les Américains me tuent, ne pas abandonner la lutte pour l'indépendance, la liberté et pour la propagation de l'islam", a dit le leader shi'ite.
"Les troupes américaines ont franchi une distance immense et sont arrivées en Irak non pas pour affranchir les Irakiens de Saddam Hussein. Leurs objectifs en Irak sont autres: détruire les valeurs islamiques et les traditions des Irakiens, assurer la domination totale d'Israël dans la région et instaurer le contrôle sur le pétrole irakien", estime Al-Sadr.
Selon le leader des shi'ites, tout le monde en Irak partage son avis, selon lequel, après avoir fait des dépenses financières immenses et après avoir essuyé des pertes liées à l'occupation de l'Irak, les Américains n'ont pas l'intention de quitter le pays après le transfert du pouvoir aux Irakiens.
"A cette fin, le régime d'occupation a déjà choisi parmi les Irakiens des hommes politiques qui les arrangent et qui veilleront avec zèle à leurs intérêts dans le pays", affirme Al-Sadr.
"C'est pourquoi tous les Irakiens honnêtes qui se prononcent contre l'occupation de leur patrie sont considérés par les Américains comme des ennemis qui représentent une menace pour eux. Voici pourquoi, lorsque l'“ Armée du Mahdi ” qui est la véritable armée populaire de l'Irak a essayé d'occuper la place qui lui revient dans la nouvelle société irakienne, cela n'a pas, naturellement, manqué d'alarmer les occupants", a déclaré Al- Sadr.
A son avis, l'occupation cessera vraiment pour le peuple irakien au moment où les élections générales auront lieu dans le pays et le dernier soldat américain quittera l'Irak.
Le futur État irakien doit reposer sur les principes de la charia.
"Nous voulons créer un État de l'islam, de la justice et du peuple", a dit Al-Sadr en répondant à la question sur sa vision de l'organisation politique idéale du futur Irak.
"Les distinctions ne doivent pas exister dans cet État futur entre les chiites, les sunnites et les chrétiens. Mais cet État doit reposer sur les principes de la charia", a souligné le leader shi'ite. Parlant de la structure de l'Irak, Al-Sadr a exprimé la certitude que le fédéralisme conduirait à la désintégration de l'Irak. "Le fédéralisme en Irak conduira le pays à son démembrement. C'est pourquoi nous nous opposons catégoriquement à tout projet visant à imposer un système fédératif à l'Irak", a souligné Al-Sadr.
Selon le leader shi ite, le peuple irakien a exprimé il y a quelques mois son attitude envers le fédéralisme, lorsque de grandes manifestations de protestation ont eu lieu dans diverses provinces de l'Irak.
"Celui qui soutient le fédéralisme en Irak est, en fait, l'ennemi du peuple irakien, a déclaré Al-Sadr. Nous interprétons le plan de faire de l'Irak une Fédération comme l'accord Sykes-Picot (accord secret de 1916, entre la France et l'Angleterre, sur le partage de l'empire ottoman) dans la version irakienne. Le sort de la Palestine ravagée et détruite est un exemple probant de ce qui peut se produire en Irak pour faire plaisir à ceux qui s'appellent les Irakiens, mais qui ne pensent, en réalité, qu'à leurs propres intérêts égoïstes".
Répondant à la question sur le rôle de la Russie dans le règlement du problème irakien, Al-Sadr a dit que la position russe était conforme, de longues années durant, aux intérêts du peuple irakien. "Quant à moi, je souhaite avant tout que la Russie joue un rôle plus important dans l'opposition à l'insolence des leaders américains capables de détruire le monde", a-t-il fait remarquer.
"La Russie reste une superpuissance, elle peut apporter une aide immense à l'Irak. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, elle peut influer sur la position de cette organisation internationale pour qu'elle s'oppose aux plans dangereux de l'Amérique", a déclaré le leader chiite.
 
<http://fr.rian.ru/rian/index.cfm?prd_id=427&date=2004-04-16&startrow=51>
 
Traduction : Novosti. AFI Flash 28.

 

 

 

4 - Le piège afghan

INTERVIEW 2 : ON LES TUERA

 

An Interview With The Taliban's Mullah Omar

By: Mohammad Shehzad on: 18.04.2004 [16:29 ]
 
Mullah Omar, the Supreme Leader of the Taliban and the Commander of the Faithful to his followers has also been a reclusive figure. A few weeks ago, it was rumored that he was injured during a Coalition operation inside Afghanistan however this turned out to be false. Through the auspices of an influential jihadi leader, Mohammad Shehzad spoke with the Taliban leader over the phone from Kabul. Shehzad, who had met Omar in a cave near Kandahar in October 2002, positively identified the voice.
 
Q. Where are you? How is your health? What are you doing for food?
I cannot disclose my location due to security reasons. I change it very frequently. But I can tell you I am in Afghanistan. I am perfectly fine. Food should not be an issue for a true Muslim. God feeds me like he feeds other Muslims.
 
Q. What is your strength? Who provides you arms and ammunition?
We are so many in numbers that our strength cannot be counted. Before vacating the country, we had dumped the arms and ammunition in huge quantities at various secret locations. We have enough to fight for decades. Moreover, we snatch arms and ammunition from the coalition forces just like we seized it from the Soviet forces.
 
Q. What is your strategy?
We carry out guerilla activities. We recently carried out some suicide attacks that have been very fruitful by the grace of God. We have set up a special suicide squad that consists of 2,000 Taliban. This squad will make life hell for the US and its allies and force them out of Afghanistan. Insha Allah!
 
Q. How did you manage to escape the US troops in Afghanistan? Are
stories of your under-the-moonlight motorcycle getaway fact or myth?
This does not matter how I managed to escape. What really matters is God's mercy, kindness and greatness. He has been protecting Osama bin Laden and myself when the US warplanes were intensively bombarding the Tora Bora caves. It was almost impossible to escape this attack. But by the grace of God, we did not receive a single scratch.
 
Q. Did you flee to Pakistan?
I am not sure. Perhaps! The border between the two countries is so contiguous that it is extremely difficult to judge whether one is physically in Pakistan or Afghanistan. We don't stay at one place and keep moving.
 
Q. When was the last time you met or heard from Osama? Is he alive?
I met him months ago and we are in contact with each other. He is very much alive and kicking.
 
Q. Where is he?
You think I will tell you! All I can say is, he is not in your (Pakistan) tribal areas!
 
Q. You said you are in contact with Osama. What is your mode of communication?
I cannot go into details. There could be several ways. We have our own traditional system of communication.
 
Q. Do you regret lending support to Osama and hosting him in your country?
Not at all. Osama is the greatest mujahid of the present times. He is not a terrorist as propagated by the US. He fought for Afghanistan. He saved Afghans. How could we regret hosting him? I asked the world to provide evidence again him. He was innocent. Therefore, nobody ˜ even Saudi Arabia could prove anything against him.
We had tremendous pressure to expel him ˜ even from our friends like Saudi Arabia and Pakistan. Your former Pakistan interior minister Moinuddin Haider and even General Pervez Musharraf met me personally to seek Osama's extradition. But I refused. We paid a very heavy price for this decision. But we proved that the Taliban were independent people. They were nobody's product as portrayed by the media.
 
Q. The Taliban could have escaped the US wrath had they expelled Osama...
We don't care for the US wrath! We are only afraid of God's wrath. The US was hell-bent to topple our legitimate government. It would have still done so even had Osama been expelled.
 
Q. Don't you think you unnecessarily antagonised the international community? After all, what was the rationale behind destroying the Bamiyan Buddha?
I did not want to destroy the Bamiyan Buddha. In fact, some foreigners came to me and said they would like to conduct the repair work of the Bamiyan Buddha that had been slightly damaged due to rains. This shocked me. I thought, these callous people have no regard for thousands of living human beings ˜ the Afghans who are dying of hunger, but they are so concerned about non-living objects like the Buddha. This was extremely deplorable. That is why I ordered its destruction. Had they come for humanitarian work, I would have never ordered the Buddha's destruction.
 
Q. What is your opinion about General Musharraf?
General Musharraf was used by the US to topple our legitimate government. Thus he has committed a major sin. We will not forgive him! He is not loyal to Pakistan. He has betrayed the people of Pakistan as well as the Muslim nationhood. Like Bush, he too is a threat to the Muslim unity. I urge the people of Pakistan to wage jihad against Musharraf, remove him from power and punish him severely.
 
Q. Afghans have chosen a constitution. They will be electing their president soon. Don't you think the country is moving toward stability?
All the delegates of the Loya Jirga were criminals as rightly pointed out by a young lady Malalai Joya. She showed the courage of telling the delegates that they were murderers of innocent people of Afghanistan and they should be dragged to the national and international courts of justice. The Loya Jirga is a US ploy to derive legitimacy for the Karzai government. We denounce it.
Our position is clear: we will kill all those who will register themselves as voters or cast votes in the forthcoming election. We will kill all those who support the US and its allies in any manner. America is the greatest evil on earth. It is the enemy of Islam. Whoever is the US friend is the enemy of Islam. Killing the enemies of Islam is jihad. We have already consigned to hell more than 1,000 infidels that include the Americans, their allies and their Afghan flunkies.
 
Q. Have you issued a religious ruling to kill women that are working with aid agencies in Afghanistan?
Yes. As I said, whoever sides with the US or its allies deserves death. I am giving such women the last warning. If they do not dissociate themselves from these agencies within 30 days and confine themselves to the boundary wall of their houses, death will be their destiny. These agencies are preaching Christianity under the cover of development. Most of the Afghans have become apostate. They also deserve death. We will kill them.
 
Q. What do you think of Afghan President Hamid Karzai?
He is a puppet of America, just like Abdul Haq, Haji Abdul Qadeer and Ahmad Shah Masoud. We condemned these three traitors to death. Insha Allah very soon, Karzai will also meet their fate. We want to show the world how the Taliban treats traitors!
 
Q. Your former foreign minister Mullah Wakil Ahmed Muttawakil has turned renegade after striking a deal with the US. Another colleague Mullah Siddiqullah has deserted you. Does not it indicate 'demoralisation' among the Taliban?
The Taliban are not demoralised. Despair is a sin. The Taliban are united. We are giving the US and the coalition forces a tough time. We are hunting them down like pigs. We are very happy to learn that the US is dispatching an additional contingent of more than 2,000 soldiers. This will be a huge herd of pigs for us to hunt down. We are waiting anxiously for their arrival!
Mullah Muttawakil has not tuned renegade. He is in US custody, enduring the worst physical and mental torture. The US has failed to extract anything from him. Moreover, the Taliban is the name of a movement based on ideology. Such movements do not depend on individuals, but conviction, belief and God's support. All these elements are very much there.
 
Q. A section of Afghan society says 'Mullah Omar' is a brand name and not a real person.
You better ask General Moinuddin Haider (former interior minister of Pakistan) or General Musharraf. They have met me. They will tell you whether 'Mullah Omar' is a myth or a reality. However as said earlier, our movement does not depend on individual. If I die today, there will be many 'Mullah Omars' to replace me. Similarly, if Osama dies today, there will be many 'Osamas' to replace him.
 
This interview was originally conducted by Mohammad Shehzad for Rediff.
 

 

5 - Le pays des faux-juifs

DES FAUX-JUIFS ? EN VEUX-TU, EN VOILÀ

 

A Story of the Lemba and Me

By Rufina Bernardetti Silva Mausenbaum*
 
Johannesburg, South Africa. My interest was first ignited a few years ago, when I read an article about South Africa's "Black Jews." I knew very little except what most others in the Jewish community knew -- that there were Black Bantu-speaking people in our country who claimed to be descended from Jews, lived as Jews and practiced Judaism as remembered and passed down to them orally through the ages.  Believe my surprise when I received a call from Professor Mathivha, resident of Louis Trichardt, South Africa, last year.  We had a mutual friend in Washington, Dr Jack Zeller, a pathologist who is president of Kulanu --“all of us” in Hebrew-- an organization active in 22 countries, and for whom I had written a story about my personal life as "a child of the Anusim" (forced converts).
President of the Lemba Cultural Association and former vice-principal of the University of the North, this charming gentleman told me how he identified with many of the things I had written about; the identity problems, the rejection and the pain I had experienced and felt growing up, without "belonging." This was the beginning. Things snowballed after that.  Another mutual friend, an ex-Pretoria medical doctor, Shmuel Wapnick, now living in New York, had visited Professor Mathivha and Ephraim Selamolela last year. He started including my friend Sylvia Magid and me in e-mails.  A network grew and developed, a network of interested Jews, researchers, historians, and anthropologists. This network included Tudor Parfitt who was instrumental in the recent news-breaking discovery of the DNA results, proving the relation to Jews of this centuries-old oral Lemba history. [Ce qui prouve qu'on peut lui faire dire n'importe quoi, à l'ADN !!! ]
Dr. Shmuel Wapnick, on his way back to New York after four days in South Africa to attend his niece's wedding, hosted a get-together at a kosher restaurant where my friend Sylvia Magid and I were honored to be. It was yet another beginning. We met with a number of Lemba people, all identifying as Jews. One was Dr. Rudo Mathivha, pediatrician and US trained ICU specialist, daughter of Professor Mathivha. Also present were Ephraim Selamolela, the prominent businessman, his two sons, a niece whose name means "great person," her mother, and the gentleman who is president of the Lemba Burial Society. I looked into Rudo's warm smiling eyes, felt enveloped by her acceptance, felt humbled that these gracious people were willing to accept me, part of the white Jewish community who had ignored their existence and claims for years. They asked for nothing. Educated, charming and economically successful, all they had hoped for was acceptance.
Dr. Wapnick left with the go-ahead to arrange for a shaliach (emissary), one of our little networks of caring Jews from around the world, to come and start the Lemba Educational Center, in Louis Trichardt. Yaakov Levi’s arrival as that shaliach is now widely known and celebrated.
Regarding the results of the news breaking genetic testing, David B. Goldstein, a population geneticist at Oxford University, took the discovery one step further. Goldstein's research showed that the proportion of Lemba men carrying the genetic signature of the cohanim (priests) was similar to those found among the major Jewish populations, strongly supporting the Lemba tradition of Jewish ancestry. The DNA sequences were particularly common among Lemba men who belong to the Buba clan, the senior of their twelve groups. The Lemba, from South Africa and Zimbabwe, believe they were led out of Judea by a man named Buba.
In a separate study, Dr. Parfitt, who is Director of the Center for Jewish Studies at the School of Oriental and African Studies at the University of London, has discovered the route the Lemba say they used to emigrate. He was told they traveled from a place called Senna to Africa. Parfitt, who has studied the Lemba for ten years and described his work in a recent book, Journey to the Vanished City, said he found a village called Senna in Hadramawt, a former site of Jewish communities in Yemen. He believes that is the "Senna" referred to in Lemba oral tradition. "It turned out what they are saying about themselves is substantially correct." [Quel tas de cohneries !! ]
Which leaves us, the South African Jewish Community, with a moral dilemma: What is our responsibility as Jews, our future obligation to help those interested back to halachic Judaism? Now that we know, can we continue to pretend they do not exist?

 

Rufina Bernardetti Silva Mausenbaum hosts the popular website: Saudades (http://www.saudades.org/). C'est une Sud-Africaine vraiment toquée... Va-t-il falloir coucher avec des Noirs "juifs" ????

Ha-Lapid, Summer, 2000

<http://www.cryptojews.com/Lemba.htm>

  

UNE TRAQUE AFRICAINE

 

 Bernard Lazare signale l'existence (supposée) "sur les confins du Sahara" de tribus juives noires. Il cite un auteur, Mardochée Aby Serour, et un livre, Les Daggatouns, inconnus du catalogue de la BNF. (p. 136 éd. de la VT). Heureusement Google est là. Il nous fournit aussitôt la référence suivante:

 

Abitzror, Mardochée, réédition annotée et commentée par Michel Abitbol, Les Cahiers du Judaïsme 10, automne 2001, pp. 79-82, lequel reste tout aussi inconnu du catalogue Opale-Plus. Mais l'Encyclopedia judaica vient à notre secours:

 

DAGGATUN:  By : Richard Gottheil 
Nomad tribe of Jewish origin living in the neighborhood of Tementit, in the oasis of Tuat in the Moroccan Sahara. An account of the Daggatun was first given by R. Mordecai Abi Sarur of Akka (Morocco), who in 1857 journeyed through the Sahara to Timbuctu, and whose account of his travels was published in the Bulletin de la Société de Géographie (Dec., 1895; see Bulletin de l'Alliance Israélite, II. 42, 1880; "La Grande Encyclopédie," XXIII. 254; Meakin, "Land of the Moors," p.17). According to R. Mordecai, the Daggatun live in tents and resemble the Berber Tuaregs, among whom they live, in language, religion, and general customs. They are fairer in complexion than the generality of African Jews, and are still conscious of their origin. They are subject to the Tuaregs, who do not intermarry with them. R. Mordecai is authority for the statement that their settlement in the Sahara dates from the end of the seventh century, when 'Abd al-Malik ascended the throne and pushed his conquests as far as Morocco. At Tementit he tried to convert the inhabitants to Islam; and as the Jews offered great resistance he exiled them to the desert of Ajaj, as he did also the Tuaregs, who had only partially accepted Islam. Cut off from any connection with their brethren, these Jews in the Sahara gradually lost their Jewish practises and became nominally Mohammedans.These statements of R. Mordecai evidently rest upon some foundation. The Arabs driven to Ajaj are to be identified with the Mechagra mentioned by Erwin de Bary ("Ghat et les Tuareg de l'Ain," p. 181), among whom a few Jews are said still to dwell. V. J. Horowitz ("Morokko," p. 58, Leipsic 1887) also speaks of many free tribes in the desert regions who are Jews by race, but who have gradually thrown off Jewish customs and have apparently accepted Islam. Among these tribes, he says, are the Daggatun, numbering several thousands and scattered over several oases in the Sahara, even as far as the River Dialiva or Niger. He says, also, that they are very warlike and in constant conflict with the Tuaregs. According to Horowitz, the Mechagra mentioned above are also to be reckoned as one of these Jewish tribes.

Elle cite d'autres sources:

Detailed information in regard to the Daggatun (whose name may perhaps be derived from the Arabic "tughatun" = infidels) is still wanting. Rohlf ("Reise Durch Marokko," p. 144) found no professing Jews in the whole oasis of Tuat; those who lived there in former times having all been either converted or exterminated by the Mohammedans. He notes, however, that their descendants have preserved the Jewish characteristic aptitude for trade.
Bibliography:
I. Loeb, Les Daggatouns, Paris, 1880: H. S. Morais, The Daggatoun, Philadelphia, 1882.
<http://www.jewishencyclopedia.com/view_friendly.jsp?artid=5&letter=D-11k> copié du cache.

 

Alors nous avons trouvé un candidat au délire interprétatif, qui jette les bases d'une expansion d'Eretz israel jusqu'à la grand boucle du Niger, incluant évidemment le Sahara, tout entier. Voyez comment fonctionne la machine interprétative:

 

Les Juifs du Mali, par Jacob Oliel

En mars 1996, une dépêche de l'A.F.P. répercuta l'annonce par un quotidien de Bamako de l'éveil de la communauté juive malienne. Certes, la nouvelle ne pouvait donc surprendre par elle-même, des Juifs ayant été signalés depuis des siècles en Afrique occidentale: dans la région de Tombouctou, leur présence fut mentionnée avant et après l'islamisation. La vraie question était donc de savoir quel groupement juif avait pu traverser les épreuves et le temps pour réapparaître tout à coup après des siècles de silence.
Voyons d'abord, à la lumière des écrits et témoignages, les caractères, les époques, et les lieux d'implantation de ces Juifs signalés en Afrique de l'ouest jusqu'à la fin du XV°siècle:
L'ancien empire du GHANA, fondé par des hommes blancs (Tarikh es Soudane) vers l'an 300. Or, selon M. Delafosse, ces rois blancs auraient été des Judéo-syriens chassés par les persécutions romaines de Cyrénaïque, vers 118.
A leur arrivée en Afrique occidentale, au VIII° siècle, les premiers Musulmans trouvèrent entre Sénégal et Niger, sur l'emplacement du futur royaume du Mali (Mallal) et le territoire de la Kamnuriyya des populations qui "lisaient la Tawrat " et des groupements juifs qui seront mentionnés par les grands historiens et géographes arabes (El Bakri, Idrissi...)
Nous en trouvons confirmation, en quelque sorte dans un récit laissé par un Juif de la tribu de Dan, [disparue, à cette date, depuis au moins quinze siècles ! ] Eldad le Danite, apparu à Kairouan vers la fin du IX° siècle et qui évoque l'existence, au Sahara, d'un empire juif. Certes nous savons toute l'histoire du royaume juif du Touat, qui s'est maintenu jusqu'en 1492, et nous savions, sans être en mesure d'en apporter la démonstration qu'une partie de la diaspora touatienne s'était dirigée vers le sud pour tenter de trouver refuge sur l'autre rive du Sahara, après la destruction des communautés de Tamentit et du Gourara. Nous savons aussi que les premiers Européens, tout comme les Musulmans quelques siècles auparavant, avaient rencontré des Juifs en arrivant en Afrique occidentale; ce fut notamment le cas de:
— Valentim Fernandes, qui parle de Juifs au XVI° siècle à Oualata, et de
— Mungo Park, lequel, vers 1795 à Tombouctou, puis à Sansanding s'est trouvé en présence de Juifs qui étaient vêtus et priaient "comme des Musulmans".
Vers 1496, Mahmoud Kati signale la présence des Banou Israël: "près du lac Fati, dans la région de la boucle du Niger, et précisément à Tendirma, vivaient à la fin du XV° siècle des Juifs, qui s'étaient rendus célèbres par les puits qu'ils avaient creusés, - dont les parois étaient enduites de beurre de karité- et par la qualité de leurs légumes, due à l'eau avec laquelle ils étaient arrosés:(Tarikh el Fettach)".
En 1500, à Gao, l'Askia Mohamed Touré, à la demande du Cheikh Abd el Krim El Meghili, le bourreau des Juifs du Touat, fit arrêter tous les Juifs touatiens qui vivaient sur son territoire; El Meghili voulait venger sur eux la mort de son fils "assassiné au Touat par le parti des Juifs". Cette décision indisposa le Cadi de Tombouctou qui demanda son annulation compte tenu que ces gens ne pouvaient être tenus responsables des événements survenus ailleurs. Les Juifs de Gao retrouvèrent leur liberté, sans que personne n'ait pu savoir ce qu'ils devinrent par la suite.
Vers 1865, le rabbin Mardochée aby Serour a rencontré, au cours de ses déplacements le long du Niger, des gens qui lui ont déclaré: "Nous sommes des Juifs et nos ancêtres étaient originaires de Tamentit". C'étaient les fameux Daggatoun, que personne ne rencontra et dont le nom même resta inconnu après Mardochée. Or, ces gens vivaient parmi les Touareg aouillimiden qui occupent tout le territoire situé au nord du fleuve, de Tombouctou à l'Adrar et à l'Aïr.
Henri Lhôte a, d'une certaine façon confirmé certains renseignements donnés par Mardochée quand il m'a affirmé que les Touareg avaient razzié des Juifs du Touat, et en particulier les forgerons; ce qui peut expliquer, d'après lui, l'existence de fractions comme les Ida Houssaq [les fils d'Isaac], les Enaden...
Sans tirer de conclusions, Théodore Monod a lui aussi été frappé par tout un faisceau d'éléments concordants: du symbole de la Magen David (ou Sceau de Salomon) placé au-dessus d'une porte à Ouadane, à la pierre gravée en hébreu de Ghormali, en passant par les inscriptions latines de Carthage, les "Altercations" de Saint Augustin, les cartographes juifs majorquins du Sahara...(L'Hippopotame et le philosophe, Actes-sud, 1993, pp. 239-247)
Et je ne parlerai pas de toutes les ethnies africaines dont les origines juives présumées n'ont jamais été démontrées: Peuls, Mandés, Bafour... ...ni de tous les symboles gravés ici ou là en Afrique occidentale, assez mystérieux pour donner lieu à toutes les controverses, mais qui rappellent la tradition magico-cabbalistique!
Lesquels de ces "Juifs" disparus s'étaient réveillés soudain pour revendiquer leur origine? Bien évidemment, le plus simple, si je puis dire, était d'aller se rendre compte sur place et d'essayer de tirer au clair l'affaire des Juifs du Mali. J'ai effectué ce voyage en juillet-août 1996 et je dois dire que, malgré certaines déceptions, les résultats obtenus sont plus que satisfaisants:
Dans les villages du fleuve autour de Tendirma, un nom mystérieux est resté dans toutes mémoires: les Banou Israël [littéralement, les Fils d'Israël]. Leur trace s'était perdue à cet endroit exactement en 1493-1494, les rendant à ce point énigmatiques que les chercheurs ont fini, en désespoir de cause, par s'en tenir à la conclusion simple que le nom n'avait rien d'hébraïque, étant dû, à une rencontre fortuite très probablement !... A Tendirma, j'ai pu voir l'emplacement du dernier puits et le "cimetière des Juifs" selon toute vraisemblance, il s'agirait plutôt d'un charnier: les squelettes à fleur de terre, leur position et l‘enchevêtrement des ossements, tout semble indiquer que leur mort ne fut pas naturelle, qu'ils n'ont pas reçu de sépulture...
Il fallait chercher ailleurs les descendants des rescapés et essayer de savoir si cette communauté juive malienne existait réellement, comment elle avait survécu, ce qu'elle pouvait avoir conservé de ses origines juives, des traditions, croyances et pratiques... Car une chose devenait certaine: tous les Banou Israël n'avaient pas été massacrés à la fin du XV° et beaucoup ont pu sauver leur vie en acceptant l'islamisation. Etrangement, ces gens ne semblent avoir oublié ni leur origine juive ni, pour certains, leur patronyme; c'est ainsi que nous avons pu rencontrer des Al Ihudi, des Al Kuhin [Cohen]...
En fait, nous étions loin du fol espoir de retrouver de nouveaux Falasha. Coupés de tout lien avec les communautés, les Juifs du Mali ont tout perdu, jusqu'à la signification du mot "juif" qui a été vidé de sa substance par cinq siècles d'islamisation forcée; tout est faussé dans leur esprit et s'ils se croient "Juifs" comme leurs voisins sont Dogons, Songhay, Bambaras, les plus fervents continuent à accompagner leur signature d'une "étoile de David" qui a tantôt six, tantôt cinq branches! [quand ils font des chèques ? ]
Sans doute ne faudra-t-il pas rejeter ces 2000 Juifs du Mali dont le mérite immense doit être reconnu d'avoir, dans des conditions peu imaginables, préservé la seule chose demeurée inviolable: la mémoire de leur origine. [Il semble que cette mémoire se réduise à rien ! ] Les Communautés européennes et américaines, dont ils attendent beaucoup, devront tendre la main à ces frères, (naguère perdus à jamais, et resurgis du néant, miraculeusement) qui attendent leur aide pour sauver leurs enfants de la famine, des épidémies de méningite, pour leur faire donner une éducation. [Nous y sommes. Ces braves gens ont compris que les juifs sont de naïves vaches à lait qui réclament la traite, des Noirs, bien sûr.]
 
Les Daggatoun
En me rendant au nord-Mali, j'ai voulu, par la même occasion, vérifier les affirmations concernant les Daggatoun, tenter de voir s'ils existaient encore, et, à condition qu'ils l'aient conservé, savoir quel le souvenir ils pouvaient avoir de leur origine, cent trente ans après le passage du rabbin Mardochée.
Mardochée aby Serour avait écrit que les Daga étaient "blancs comme neige" et ils sont en effet très clairs, les femmes et les enfants, particulièrement fins, ayant une peau bien blanche. [Et maintenant, tour de passe-passe, les Noirs sont des Blancs. hop là ! ]
Le plus surprenant, peut-être, fut de rencontrer parmi les Touareg de Gao, Bourem, Tombouctou... des gens qui, sans hésitation, se déclaraient d'origine juive; et dont le nom IMRAD, en tamachek (la langue des Touareg), ou, en songhaï "DAGA " désigne ceux-là même qu'à la suite d'une erreur de traduction, Isidore Loeb avait appelés les DAGGATOUN, la fameuse "tribu d'origine juive vivant parmi les Touareg".
Évidemment, j'étais impatient de vérifier les renseignements donnés par Mardochée en 1880, et je dois avouer que je n'ai pas été déçu: si quelques Daga seulement disent que leurs ancêtres venaient du Maroc, qu'ils faisaient le commerce du sel et du tabac, d'autres se déclarent nettement d'origine juive et touatienne, ce qui renforce la thèse d'une migration vers le sud après les persécutions et les massacres infligés aux Juifs du Touat, en 1492.
Avec les DAGA, nous n'étions pas au bout de nos surprises: non seulement leur lexique est riche de mots pour nous troublants: par exemple les notions telles que "savoir, connaître" sont exprimées par le mot "talmud", mais il existe, près du lac Faguibine (Ouest de Tombouctou), une tribu touarègue appelée Kel Izariyel; du reste, nous avons trouvé des prénoms tels que Eli, IZariyel, et parmi les patronymes Lewi (ou Leway)...
Autant d'éléments pourraient paraître chacun insuffisant; un tel faisceau reste impressionnant... Sans doute faudra-t-il entreprendre d'autres voyages dans la boucle du Niger pour mener à bien toutes les recherches restant à effectuer, essayer de glaner un complément de renseignements sur d'autres groupes d'origines diverses (Enaden, Ida Ous'haq...) et sur ces Juifs du Mali pour les aider matériellement leur situation étant particulièrement désastreuse aux plans sanitaire, éducatif...
 
 1997 - Institut Sépharade Européen, 25 rue Dodonée, B-1180 Bruxelles, Moïse Rahmani <mailto:[email protected]>
 

Ces fumistes ne sont pas dangereux, jusqu'au jour où les sionistes cyniques décident d'instrumentaliser ces gens et de les forcer à émigrer. Sans compter la tromperie sur le baratin des origines. Ils ont ainsi tué plus de 6000 Falashas lors de la première émigration, dans les années 80. Vous me direz, être coolie chômeur en Éthiopie, ou au Mali ou en Israël, quelle différence ? Pour les sionistes, ça rapporte un certain nombre de jeunes soldats qui ne coûtent pas cher.

 

 

 

6 - Les mystères de New York

 

AJOUTS

 

Quelques ajoutées pages au site doutefree :

<http://doutefree.ifrance.com/doutefree/docu.html>

<http://doutefree.ifrance.com/doutefree/arte.html>

<http://doutefree.ifrance.com/doutefree/chaos.html>

<http://doutefree.ifrance.com/doutefree/fsh604.html>

 

ARTE TOMBE MAL

 

Critique de l'émission d'Arte anti-complotite

Date: Thu, 15 Apr 2004 18:28:25 +0200
 
Bonjour, veuillez trouver ci-dessous ma critique de l'émission.
Eric Bart
 
Dans son émission du 13 Avril 2004, Arte tente de ridiculiser la thèse du complot du 11 Septembre ainsi que le "petit journalisme". Mais avant de donner des leçons de journalisme, Arte devrait faire sa propre critique.
Voyons rapidement d'abord, l'émission sur le christianisme de MM. Mordillat et Prieur, l'émission où il est dit que Jésus était peut-être le fils d'un soldat romain, Ben Panthera, qui aurait violé Marie !! [C'est une vieille calomnie qui traîne en divers endroits du Talmud. ] Là, par exemple, tout est fait pour montrer que Jésus n'était pas fils unique, mais on oublie de citer l'évangile de Jean "Femme, voici ton fils ... et toi voici ta mère" (Jean 19, 25-26) qui est un contre-indice majeur. Récemment, sur le plateau de "Culture et Dépendances", Michel Quesnel a accusé MM. Mordillat et Prieur de défendre une thèse "biaisée", sous couvert de rigueur scientifique, et d'avoir mis en branle une "machine de guerre" contre le christianisme. Mais Arte continue, persévère malgré qu'Internet, en la personne de Thierry Murcia, ait depuis longtemps et merveilleusement confondu l'imposture :
<http://membres.lycos.fr/murciathierry/annon.htm> . Ces messieurs d'Arte se plaisent-ils dans la médiocrité ... ou dans l'infamie ?
  Revenons à l'émission anti-complotite sur le 11 Septembre. L'antisémitisme chez les conspirationnistes est si vrai qu'Arte a bien fait de le dénoncer largement. Passons, l'incompétence du bas ne doit pas cacher l'incompétence du haut.
 Voici maintenant ce que disent les journalistes d'Arte, Antoine Vitkine et Barbara Necek : "Les raisons avancées pour la guerre en Irak n'étaient pas les véritables raisons. Les véritables raisons étaient la lutte contre le terrorisme et le remodelage du Proche-Orient. Il suffisait d'écouter Bush, Powell et les autres pour l'entendre. Pas de complot secret donc. Mais une partie de l'opinion publique, tout particulièrement influencée par l'extrême gauche n'a jamais voulu prendre en compte ces arguments. Dans les manifestations on est souvent resté à une vision simpliste".
 Les simplistes sont les Vitkine et Necek. Pourquoi ne pas remodeler les zones tribales du Pakistan ? MM. Vitkine et Necek, ignorez-vous que la guerre d'Irak était souhaitée avant le 11/9 ? Avez-vous trouvé des ADM en Irak ? Avez-vous trouvé un lien entre Irak et Al-Qaeda ? En quoi les Américains luttent-ils contre le terrorisme en Irak ? Où est l'évidence ? Est-ce que l'insurrection actuelle en Irak participe à la lutte contre le terrorisme ? Est-ce qu'envoyer un missile sur une mosquée réduit les vocations kamikazes ? Est-ce que le gouvernement US n'attise pas lui-même la haine de l'Occident ? Nombreux étaient ceux qui dénonçaient un tel raisonnement, comme mon père par exemple, qui n'est ni gauchiste, ni internaute ! Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas les raisons de la guerre d'Irak et vous en faites partie, MM. Vitkine et Necek, puisque que vous n'expliquez rien. Donnez-nous une vraie explication, vous les grands, vous les savants. Figurez-vous qu'un petit peuple désespère de savoir pourquoi on tue et pourquoi on instille une haine assassine.
  En fin d'émission, le grand spécialiste de la lutte anti-complotite en Allemagne, Gunther Latsch, nous dit qu'il y a deux arguments majeurs pour ramener à la réalité les paranos du complot du 11/9 :
1° - Bush n'aurait pas pu gérer un complot aussi complexe sans la collaboration d'au moins 1500 complices, dont un qui, tôt ou tard aurait dénoncé le mensonge.
2° - Si les traîtres sont si forts, pourquoi n'ont-ils pas apporté des ADM en Irak pour accuser Saddam Hussein ?
 Pour répondre au point n°1 rappelons-nous de l'Irak et des preuves des ADM. En Angleterre, il a fallu peu de traîtres pour tromper l'opinion publique, le gouvernment britannique a fabriqué des preuves: le faux du Niger démasqué par l'ONU, l'affaire du rapport secret partiellement copié mot pour mot sur la thèse de l'étudiant Ibrahim al-Marashi. Les Anglais se sont fait prendre deux fois parce que, par souci du secret, ils ont agi en dépit des services officiels, ainsi leurs méthodes étaient trop simples, trop artisanales. Un journaliste anglais avait écrit que moins d'une dizaine de personnes devaient être au courant. Je prétends que les organisateurs du 11/9 ont agi en dépit des CIA, NSA et FBI. Ils étaient peu nombreux, nous verrons plus bas comment ils ont pu s'organiser.
 Concernant le point n°2, il est certain que les traîtres auraient eu intérêt à placer des fausses armes en Irak. D'ailleurs s'ils l'avaient fait, Mr Latsch n'aurait même pas parlé de ce deuxième point, il nous aurait simplement dit "Pov' paranos, voyez bien qu'y a des ADM en Irak !". Donc, qu'il y en ait ou pas, dans les deux cas on a tort ! CQFD. A nous de prouver qu'ils ont voulu le faire, come d'hab ... Essayons :
 Comme dit précédemment, je ne pense pas que les traîtres aient osé se servir des infrastructures gouvernementales pour réaliser des faux élaborés. Pourtant, dans ce cas, il semble qu'ils aient pris le risque d'utiliser un service de la CIA pour cacher des ADM en Irak ... et quelqu'un l'aurait dénoncé ... conformément au point n°1 ! C'est l'histoire rapportée par le site <almartinraw.com>.
 D'après <http://globalresearch.ca/articles/IRA308A.html>
"Nelda Rogers, grand officier au ministère de la défense américain dénonce une tentative de mise en place d'ADM en Irak. L'équipe chargée de le faire a finalement été tuée par des tirs amis suite à une incompétence de la CIA. La dénonciatrice du Pentagone, Nelda Rogers a 28 ans de carrière dans le debriefing. Elle a eu si peur pour sa sécurité qu'elle a décidé de tout raconter ... L'équipe était composée d'anciens personnels militaires ... ils étaient payés au travers du ministère de l'agriculture ... ils sont tous morts."
  En début et fin d'émission, le présentateur d'Arte, Daniel Leconte, nous conseille l'excellent livre L'effroyable mensonge de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel. Pourtant, il y a deux ans, j'ai moi-même montré les "effroyables expertises" de ce livre ... en vain ? Lisez Mr Leconte:
<http://0911.site.voila.fr/ericbart_fr.htm>
  Précisons aussi que si l'absence d'avion sur le Pentagone paraît correcte au premier abord, elle ne tient pas à l'analyse. Tout le monde le sait maintenant, il y avait bien un avion. Cependant il semble que cet avion ait, d'une façon ou d'une autre, explosé juste avant le contact avec le Pentagone :
<http://eric-bart.net/iwpb/
  Pour finir, revenons sur le point n°1 de Latsch. Comment une opération complexe comme le 11/9 a pu être montée avec peu de personnels ? Le complot n'exclut pas la participation arabe de même qu'il n'implique pas la collusion entre les terroristes et le gouvernement US. Je défends la thèse d'une cellule de liaison entre les kamikazes et les institutions US. Les kamikazes veulent tuer des GI et les GI veulent tuer des terroristes, et entre les deux il y aurait une "cellule double" qui tenterait de diriger et d'influencer les deux camps, les deux armées. Ainsi, il suffit d'avoir un général dans chaque camp pour créer le grand complot, il n'y a plus besoin d'une ribambelle de traîtres. Évidemment on est pleine conspiration. J'étaierai plus loin avec un exemple précis.
 Tout d'abord remarquons que les cellules dormantes terroristes sont relativement indépendantes et autonomes. Elles fonctionnent comme des services secrets, une fois formées elles opèrent clandestinement et sont activables à distance avec un simple ordre laconique. Remarquons aussi que les services secrets pakistanais (ISI) sont largement impliqués dans le terrorisme et que l'ISI a largement fricoté avec des services américains pendant la guerre russo-afghane. Remarquons l'impunité de l'ISI. Avec Mohamed Sifaoui, remarquons l'impunité des zones tribales du Pakistan. Finalement remarquons que les structures nécessaires à la maintenance de cette "cellule double" existent et perdurent.
 Venons-en à l'exemple précis. Venons-en à Gilani. Je me suis intéressé aux déclarations de Bernard-Henri Lévy autour de l'assassinat de Daniel Pearl. Bernard Henri Lévy disait que des camps d'entraînement terroriste existaient aux USA. Ces camps sont l'œuvre de Syed Mubarik Ali Shah Gilani (aka Sheik Mubarak Ali Jilani Hasmi). Les combattants qu'il formait partaient se battre en Afghanistan contre les Russes avec la bénédiction du gouvernement US. Daniel Pearl enquêtait sur Gilani parce que des fonctionnaires pakistanais avaient rapporté que Richard Reid (l'homme aux semelles de TNT) avait rencontré Gilani peu avant sa tentative d'attentat. BHL pense que Gilani est responsable de l'assassinat de Daniel Pearl. Il pense même que Gilani chapeaute Ben Laden.
 Qui est ce Gilani ? C'est la vraie question. Si Gilani travaille pour des services occidentaux, la donne est différente, peut-être que des Arabes et des Occidentaux travaillent en concert pour manipuler des islamistes kamikazes. Gilani serait un officier de liaison, un agent double, un homme de la "cellule double", un membre du "grand complot".
 J'avais déjà fait une enquête "Internet" sur ce Gilani. Le résultat est effarant. Par manque de temps et par désillusion, je ne l'ai pas parachevée. Après l'avoir publiée de-ci de-là, j'espérai que quelqu'un continuerai. A ma connaissance, cela n'a pas été fait à ce jour. Aujourd'hui, je l'ai rapidement complété pour servir à cet article, les références sont livrées pêle-mêle à la fin. La voici :
  Gilani est soupçonné dans l'enquête sur les attentats du World Trade Center en 1993. Il quitte alors les USA pour vivre au Pakistan. Curieusement la secte de Gilani "Jamaat ul-Fuqra", soupçonnée elle aussi, a été retirée de la liste américaine des organisations terroristes en 2000.
Février 2002, les USA demandent l'extradition de Gilani au motif qu'il a reçu 400 000 US$ d'organismes américains (non cités).
Le Pakistan refuse au motif qu'il est en train d'être jugé dans l'affaire Pearl.
Mars 2002, Gilani nie toute implication dans l'assassinat de Pearl, "il ne connait pas Ben Laden et sa secte est pacifique". Gilani sera relaxé.
Dans l'affaire Pearl, c'est Ahmed Omar Saeed Sheikh qui est inculpé. De nombreux fonctionnaires pakistanais pensent que Saeed Sheikh tient son pouvoir de ses relations avec la CIA ! Gilani est par ailleurs supposé être le mentor de Saeed Sheikh.
Juillet 2002, Omar Saeed Sheikh est condamné. Le compte-rendu de la justice pakistanaise ne cite que complaisamment le respectable Pir Gilani, "Pir" est une particule honorifique. Dans le livre Les Cerveaux du terrorisme il y a moins d'une dizaine de ligne sur Gilani ! Je ne crois pas en la justice pakistanaise ni en Les cerveaux du terrorisme. On m'a d'ailleurs signalé que la présentation de la préparation de l'attentat du Pentagone faite dans ce livre est largement improbable.
Omar Saeed Sheikh (aka Sheikh Omar) est celui qui a financé Mohamed Atta pour les attaques du 11 Septembre 2001. Les liens entre Sheikh Omar et l'ISI sont établis. Il existe aussi des liens entre l'ISI et Gilani.
 Jamaat ul-Fuqra, la secte jihadiste de Gilani, a été interdite par Pervez Musharraf. Des analystes américains nous disent que cette secte entretenait des liens avec des hauts fonctionnaires des services secrets pakistanais (ISI). Un ancien chef du contre-terrorisme à la CIA Vince Cannistraro a dit : "Les liens sont si clairs que Gilani emploie des ex hauts fonctionnaires de l'ISI dans la direction de son organisation".
Aujourd'hui Gilani a sa ville "sainte" aux USA : Islamville !!!
 
Références :

http://www.globalresearch.ca/articles/CHO111C.html

http://www.globalresearch.ca/articles/CHO303D.html

http://www.cbsnews.com/stories/2002/03/13/60II/main503644.shtml

http://usinfo.state.gov/regional/nea/sasia/afghan/text/0327state.htm

http://www.merip.org/mer/mer224/224_aidi.html

http://www.rediff.com/news/2002/feb/04wsj.htm

http://www.pittsburghlive.com/x/tribune-review/opinion/datelinedc/s_20141.html

http://www.dawn.com/2002/07/16/top2.htm

http://www.cooperativeresearch.org/timeline/main/saeedsheikh.html

http://wnd.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=29608

http://www.cbsnews.com/stories/2002/03/13/60II/main503644.shtml

http://www.cbsnews.com/stories/2002/03/13/60II/main503644.shtml

http://www.newsmax.com/archives/articles/2002/1/30/182250.shtml

http://www.holyislamville.org/

 

 

Quant à Thierry Murcia, voici ce qu'on trouve sur son  site:

 

Thierry MURCIA s’insurge

 

Cela fait déjà 6 ans que les deux journalistes Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, maîtres ès sarcasmes et ironie, fusillent avec brio Jésus, les Apôtres et les Saintes Écritures. Et que fait l’Église, que répondent les croyants ? Rien. Ou plutôt non. C’est bien pire puisque c’est même un éditeur chrétien - Desclée de Brouwer (DDB) - qui a publié le deuxième livre de ces deux apprentis fossoyeurs du christianisme: Jésus, illustre et inconnu (mars 2001).
La seule réaction est venue d’un auteur non-chrétien, moi-même, agacé par l’arrogance affichée et les inepties débitées par les deux auteurs. Ma réponse à Jésus contre Jésus (Droit de réponse en 101 points) publiée chez Osmondes (Décembre 2000) est épuisée depuis longtemps et ne sera pas rééditée. Ma réponse à Jésus, illustre et inconnu est inédite. J’offre gracieusement ces deux contre-poisons à tous ceux et à toutes celles qui en ont vraiment assez des sottises qu’on leur sert et qui souffrent de n’entendre que les cloches qu’on leur sonne. Il n’y en aura pas d’autres ! J’en ai assez de travailler pour la  (en l’occurrence pour rien !). Merci en retour de faire connaître l’auteur et son site.
Thierry Murcia, Avril 2004.
Ses textes sont disponibles soit en html soit en pdf:
<http://membres.lycos.fr/murciathierry/annon.htm>

 

 

 

 

 

7 - Le Row

  

INTERVIEW 3 : Full text: 'Bin Laden tape'

 

Praise be to Almighty God; Peace and prayers be upon our Prophet Muhammad, his family, and companions.
This is a message to our neighbours north of the Mediterranean, containing a reconciliation initiative as a response to their positive reactions.
Praise be to God; praise be to God; praise be to God who created heaven and earth with justice and who allowed the oppressed to punish the oppressor in the same way. Peace upon those who followed the right path:
In my hands there is a message to remind you that justice is a duty towards those whom you love and those whom you do not. And people's rights will not be harmed if the opponent speaks out about them.
The greatest rule of safety is justice, and stopping injustice and aggression. It was said: Oppression kills the oppressors and the hotbed of injustice is evil. The situation in occupied Palestine is an example. What happened on 11 September 2001 and 11 March the Madrid train bombings is your commodity that was returned to you.
It is known that security is a pressing necessity for all mankind. We do not agree that you should monopolise it only for yourselves. Also, vigilant people do not allow their politicians to tamper with their security.
Having said this, we would like to inform you that labelling us and our acts as terrorism is also a description of you and of your acts. Reaction comes at the same level as the original action. Our acts are reaction to your own acts, which are represented by the destruction and killing of our kinfolk in Afghanistan, Iraq and Palestine.
The act that horrified the world; that is, the killing of the old, handicapped Hamas spiritual leader Sheikh Ahmed Yassin, may God have mercy on him, is sufficient evidence.
We pledge to God that we will punish America for him, God willing.
Which religion considers your killed ones innocent and our killed ones worthless? And which principle considers your blood real blood and our blood water? Reciprocal treatment is fair and the one who starts injustice bears greater blame.
As for your politicians and those who have followed their path, who insist on ignoring the real problem of occupying the entirety of Palestine and exaggerate lies and falsification regarding our right in defence and resistance, they do not respect themselves.They also disdain the blood and minds of peoples. This is because their falsification increases the shedding of your blood instead of sparing it.
Moreover, the examining of the developments that have been taking place, in terms of killings in our countries and your countries, will make clear an important fact; namely, that injustice is inflicted on us and on you by your politicians, who send your sons - although you are opposed to this - to our countries to kill and be killed.
Therefore, it is in both sides' interest to curb the plans of those who shed the blood of peoples for their narrow personal interest and subservience to the White House gang.
We must take into consideration that this war brings billions of dollars in profit to the major companies, whether it be those that produce weapons or those that contribute to reconstruction, such as the Halliburton Company, its sisters and daughters.
Based on this, it is very clear who is the one benefiting from igniting this war and from the shedding of blood. It is the warlords, the bloodsuckers, who are steering the world policy from behind a curtain.
As for President Bush, the leaders who are revolving in his orbit, the leading media companies and the United Nations, which makes laws for relations between the masters of veto and the slaves of the General Assembly, these are only some of the tools used to deceive and exploit peoples.
All these pose a fatal threat to the whole world.
The Zionist lobby is one of the most dangerous and most difficult figures of this group. God willing, we are determined to fight them.
Based on the above, and in order to deny war merchants a chance and in response to the positive interaction shown by recent events and opinion polls, which indicate that most European peoples want peace, I ask honest people, especially ulema, preachers and merchants, to form a permanent committee to enlighten European peoples of the justice of our causes, above all Palestine. They can make use of the huge potential of the media.
I also offer a reconciliation initiative to them, whose essence is our commitment to stopping operations against every country that commits itself to not attacking Muslims or interfering in their affairs – including the US conspiracy on the greater Muslim world.
This reconciliation can be renewed once the period signed by the first government expires and a second government is formed with the consent of both parties.
The reconciliation will start with the departure of its last soldier from our country.
The door of reconciliation is open for three months of the date of announcing this statement. For those who reject reconciliation and want war, we are ready.
As for those who want reconciliation, we have given them a chance. Stop shedding our blood so as to preserve your blood. It is in your hands to apply this easy, yet difficult, formula. You know that the situation will expand and increase if you delay things.If this happens, do not blame us – blame yourselves. A rational person does not relinquish his security, money and children to please the liar of the White House.
Had he been truthful about his claim for peace, he would not describe the person who ripped open pregnant women in Sabra and Shatila reference to Israeli Prime Minister Ariel Sharon and the destroyer of the capitulation process reference to the Palestinian-Israeli peace process as a man of peace.
He also would not have lied to people and said that we hate freedom and kill for the sake of killing. Reality proves our truthfulness and his lie.
The killing of the Russians was after their invasion of Afghanistan and Chechnya; the killing of Europeans was after their invasion of Iraq and Afghanistan; and the killing of Americans on the day of New York reference to 11 September was after their support of the Jews in Palestine and their invasion of the Arabian Peninsula. Also, killing them in Somalia was after their invasion of it in Operation Restore Hope. We made them leave without hope, praise be to God.
It is said that prevention is better than cure. A happy person is he who learns a lesson from the experience of others. Heeding right is better than persisting in falsehood.Peace be upon those who follow guidance.
 
BBC News, Apr 15. The text of the tape as broadcast by al-Arabiya:

 

 

SUR LA QUESTION DU PSEUDO-RÉVISIONNISME EN ISRAEL

 

Response to Benny Morris' "Politics by other means" in the New Republic

By Ilan Pappe
 
In a 17 March 2004 article, "Politics by Other Means", Benny Morris offered a "review" of Ilan Pappe's new book, "A History of Modern Palestine; one land, two peoples" (Cambridge University Press, 2003), which tells the history of Palestine from the point of view of its workers, peasants, children, women and all the subaltern groups that make the society and not its political elite. Morris' "review" consisted of a series of ad hominem attacks and outright factual distortions. Ilan Pappe sent the following reply to the New Republic, who refused to publish it.
 
Benny Morris tells his readers in the New Republic that he and I walked a stretch of road together as 'revisionist historians'. This is how an article begins with a factual mistake, an article which is meant to show that my works are a fabrication. This is a falsification of history as I could not be a partner to a person who had already in 1988 held views I found morally unacceptable. I was privy to the views he only aired later on, already in our first meeting back in the late 1980s. I was fully aware as he seemed to trust me of his abominable racist views about the Arabs in general and the Palestinians in particular. Unlike others, I did not feel that his good qualities as a chronologist which came out in his most famous book, The Birth of the Palestinian Refugee Problem (Cambridge 1987) he was never a proper historian and especially his invaluable contribution in aggregating data for us on the 1948 ethnic cleansing made up for his bigotry and narrowmindedness.
In fact, there was, and still is a direct line between the kind of chronology he provided in the 1980s which had very little analysis and therefore hid well his justification for ethnic cleansing and his recent overconfidence that he can provide such analyses in his latest works instead of his conventional collection of facts. Such an attempt was made in his Righteous Victims which came out in 1999: a book in which analysis was replaced by his right wing ideologies. It was much easier to accept him as a data collector without much ideology than his new presumptuous posture of a historian who shares with us his views. Now that we know all we want to know about his views, and much more I suspect, we can only long for the old Morris.
The debate between us is on one level between historians who believe they are purely objective reconstructers of the past, like Morris, and those who claim that they are subjective human beings striving to tell their own version of the past, like myself. When we write histories, we built arches over a long period of time and we construct out of the material in front of us a narrative. We believe and hope that this narrative is a loyal reconstruction of what happened although as was discovered by historiographers Morris had never bothered to read we can not ride a train back in time to check it.
Narratives of this kind, when written by historians involved deeply in the subject matter they write about, such as in the case of Israeli historians who write about the Palestine conflict, is motivated also and this is not a fault but a blessing by a deep involvement and a wish to make a point. This point is called ideology or politics. Zionist historians wanted to prove that Zionism was valid, moral and right and Palestinian historians wished to show that they were victimized and wronged. Morris wanted also to make a point recently that ethnic cleansing of Palestinians by Jews was justified in the past and would be acceptable in the future. Lately he shared with us some other views that explain his listing of what he calls the 'factual' mistakes in my book that of viewing all the Arabs and all the Muslims as barbarians and primitive people. This also applies to their documents, sources and histories. Anyone who argues with him about these ideas is 'factually' wrong.
I had a different point to make: I condemned the uprooting of the Palestinians and the violence inflicted on them, as well as the de-Arabization of Jews who came from Arab countries to Israel, the imposition of military rule on Palestinians in Israel before 1967 and the de facto Apartheid policies put in place after 1967. I also cry out against the callous Israeli occupation of the West Bank and the Gaza Strip. I do it not only as human being, but also as Jew, who feels appalled that such crimes can be committed by Jews after the holocaust. I studied history to find out why it happened and gave answers through analyzing Zionist ideology, the historical colonialist context in which Zionism emerged and so on.
When something is burning in your bones you might mistake names and dates as did Morris in his review in the New Republic when he smeared my friend Avi Shlaim who fell from grace in Morris' eyes because of his Zionism. Morris accuses Shlaim for identifying with a British diplomat of the 1940s whom he calls James Troutbeck and whom he sees as an anti-Semite. There was never such a person. Morris probably means John Troutbeck who was not an anti-Semite as Morris writes, quite the contrary.
Does this misspelling of the name, or that of almost all the Arab and Palestinian names he mentions in his first book disable us from understanding the points he makes or miss the zeal with which he drives them home? Or does his manipulation of the Ben-Gurion diary's text, as has been exposed unfortunately by a rival of both of us, Ephraim Karsh (who rejects the 'new history' but none the less exposed a serious gap between Morris' text and the original diary of Ben-Gurion, the first prime minister of Israel) of all people, undermine our respect for his work? Not in my books at least. I am worried about moral issues not the natural human follies of professional historians.
But Morris wants to persuade us that this is not the nature of the historiographical debate. His view as stated in the New Republic article is: 'that while historians, as citizens, had political views and aims, their scholarly task was to arrive at the truth about the historical event or process, to illuminate the past as objectively and accurately'. The 'noble dream', an American historian called it in the beginning of the last century. But this in Morris' case is not a noble dream as he is not a dreamer like myself, this is pure cynicism. An Israeli historian who justifies ethnic cleansing, writes about it in The Birth of the Palestinian Refugee Problem (and even recently republished an updated version of this book) can not claim to be a 'neutral' historian.
Why did he twice write the book on that episode in history? Just by sheer accident? Morris tells us in the preface to the updated book on the 1948 war that new material prompted him to revise the book. But in fact this is not what distinguishes his two books. The first was written at a time when it was bon ton to be a 'peacenik' and his version of history was that the ethnic cleansing in Palestine (the massive expulsion of about 750,000 Palestinians in 1948) was not the result of a master plan. It happened through a war and therefore there was no Israeli accountability or direct responsibility a narrative that fitted the peace camp at the time. But with such views after Netanyahu's victory in the 1996 elections it was difficult to get professorship in an Israeli university. This is when the shift began.
And it was even easier to get tenure and professorship he gladly found out if he would air the set of views, he believed in any way. So when the second Intifada broke out, our charlatan finds out that the bon ton in Israel has shifted to the right. In his new book the ethnic cleansing becomes a master plan that is criticized by Morris for not being efficient enough as too many Palestinians were left in their houses (almost 10 percent of those living within the Jewish State). Nonetheless, the ethnic cleansing is now represented as a wise foresight of the Israeli leadership at time that should be repeated once more. This is not based on new evidence, but on an ideological twist.
Thus the strong conviction Morris expresses in the following way that 'my own view is that the historian must base his work on the primary sources, that is, on contemporaneous documents' is not the basis for his historical conviction. His primary sources come almost exclusively from the IDF archives. With the help of these documents he reconstructs 1948 (he used some English sources in a lame and insignificant biography he wrote on Glubb, I believe, but this is an exception not the rule).
Israeli officers lied in the past and lie in the present but they are the basis for the true history for Morris. In fact, when his ideology changed he guessed they told only part of the truth about the ethnic cleansing and therefore he was willing to be a post-modernist and read into, and outside, the texts. But his picture of the 1948 war will never be complete. There are plenty of Arab and Palestinian documents, but Morris who cannot read Arabic, will not be able to use them.
Morris feels that his strongest card against me is my 'sloppiness' which is structural and therefore he lists an endless number of mistakes. He finds them all in my recent book, A History of Modern Palestine; one land, two peoples (Cambridge University Press, 2003). This book tells the history of Palestine from the point of view of its workers, peasants, children, women and all the subaltern groups that make the society and not its political elite. It is also a book that wishes to see Jews and Palestinians living one day in one state.
There are, according to Morris, to begin with: the grand mistakes. Here they are. The first, that the Palestinians were the main victims of the conflict (in the last two hundred years). I think even the majority of the readers of The New Republic are familiar with that fact. But for someone who regards the Arabs as barbarians and almost semi-human it is clear that their suffering is not equal to that of the civilized Zionists.
Secondly, there was no Palestinian feminism or women's participation in the national struggle; nor were they organized. Morris does not only lack Arabic, he does not as a rule read or quote any work of Palestinian women or for that matter other women's work or Palestinian male historians. 'There are no good Palestinian historians' he told a crowded hall sitting next to me and Edward Said in 1998. My knowledge and reading, and indeed working with feminist historians, is a 'factual' mistake. Take the question of women casualties he uses only Israeli sources to show that he is right and I am wrong.
Yes, I use Palestinian sources for the Intifada: they seem to me to be more reliable, I admit. In his ignorance, and as he has not been in the occupied territories for years, which I visit regularly, he claims that, ever since 1988, that Islamic fundamentalism restricted women's participation in the confrontation with the occupying forces. Ten minutes from where he lives he could had witnessed the first demonstration of the present Intifada. Only women many of them veiled participated in it (in the unfulfilled hope that the Israeli army would not shoot them). But even East Jerusalem, its history and, yes, even its documents are not 'legitimate' bricks in the house of history he builds.
Thirdly, he claims I invent a history of children; presumably they are not a subject matter in his reading as they do not appear in the political archives. Do the readers of the New Republic really need reminding of the great works done on children's history here, in Europe and the Middle East? But, Morris never read one work on Ottoman history therefore he claims no one can write the history of children in Palestine. The IDF archives, his shrine of truth, has not written about them, unless they were victims of massacres.
His forth point is that I have not mentioned Bar Kochba, a Jewish hero who fought against the Romans, or the bible. This allegation comes from someone who says in the beginning of this article that he is on the left. Yes we know that in the name of Bar Kochba and other Jews who had roamed Palestine two thousands years ago, Palestinians were expelled from their homes. But I thought, as Morris says in the beginning of the article, he came to deconstruct Zionist historiography not to propagate it.
Then there are the smaller mistakes. In some cases he just openly lies. For instance I write in the book in page 108: 'The Palmach, the Stern Group and Menachem Begin's Irgun would emerge at the end of the mandate'. Morris writes in order to inflate the list of 'fabrications': 'according to Pappe, the Stern Gang and the Palmach existed before the Revolt' (without giving a page number of course).
Why does he lie openly? I hope this is out of commitment to his new cause and not malice. On page 293 I write that Ben Gurion became the chairman of the Jewish Agency in 1935. Morris writes: according to Pappe, Ben-Gurion in 1929 was the chairmen of the Jewish Agency'. And so on and so forth, every fact, apart from two or three, is being brought before the readers as a sheer lie. But of course he needs this list so as to show that in what counts minute details there is no end to my mistakes. Well, it seems to recap on E. H. Carr's dictum that to praise the historian for his facts is like praising the architect for the timber of the wood. Morris' timber is not of best quality, and his architecture is monstrous.
Morris attributes my mistakes for being almost a Palestinian. The moment you are a Palestinian you can only be a bad historian. He detests, as he admits, my siding with the Palestinian narrative of disputed events, such as the debate over the question of who provoked the 1920 and the 1929 riots. Morris relies on the British reports when they endorsed the Zionist claims and disregards the British reports when they endorse the Palestinian claims. I probably do the opposite in many cases, I admit it; he does not. He is an 'objective' historian.
Similarly amazing is the way Morris treats things he does not know. Take for example the following sentence: 'Brazen inaccuracy similarly marks Pappe's treatment of the Arab Revolt of 1936-1939. Pappe writes that the Arab Higher Committee had tried to 'negotiate a principled settlement with the Jewish Agency (it did not)'. Why did it not Morris says so. Well the historian Yizhar Herzog mined the beloved archives of Morris, the Zionist Archives, and has given us a detailed picture of these negotiations.[1] In his haste Morris even contradicts himself when he disagrees with the figure I gave for the number of refugees living outside Palestine in the end of the 1948 war, which is based, among other things on his own work. In other cases, he echoes Israeli propaganda when he claims no damage was inflicted on Lebanon in the 1982 war.
My books has in it mistakes of the dates, names and numbers as does his books. We should all try and minimize them to note, I agree. Very few of us succeed and one can only hope to become perfect in the next work which has not as yet been written (the Well Kept Secret among historians who served as readers for other historians). They should not however be pointed out as part of an ideology or a basis for ad hominem attack. Worse, a reviewer is not allowed to lie openly about them as Morris does.
Finally, Morris decided to involve my two boys, whom he knows well, in his narrative. They, he explains to the readers, would be the first ones to leave Palestine or to be killed there, if my political vision would become a reality. My boys know Morris: they have met him. They also have met all my Palestinian friends. I leave to the readers to decide with whom among my visitors and friends they would wish to share the land of Palestine. They have several advantages: they are learning Arabic, they do not distinguish between my friends according to nationality or religion and I hope they will never grow to be mature supporters of massacres, ethnic cleansing and bloodshed.
Unlike Morris, they do not tell my Palestinian students that if there were to be too many of them as a result of the right of return or birth it is the end of civilization (as the Nazis had told the Jews). They are lucky to be growing up in an atmosphere where maybe they got Adolf Hitler's birthdate wrong by a year, but they will do all they can to prevent the Nazi venom from slipping through the veins of its own and ultimate victims who came and colonized Palestine, uprooted its population and occupied and brutalized many of them. Morris will probably feel unwelcome in such as society of equality between people and races and yet would write its history and claim to be 'objective' about it all.

Dr. Ilan Pappe is a senior lecturer of Political Science at Haifa University and the Academic Director of the Research Institute for Peace at Givat Haviva. His books include The Making of the Arab-Israeli Conflict, 1948-1951 (New York, 1992) and The Israel/Palestine Question (London, 1999).

The Electronic Intifada, 30 March 2004

<http://electronicIntifada.net/v2/article2555.shtml>

 


NN

Notules du Net


@@**@@**@@  Pour une fois, un Américain qui semble connaître l'Iraq et qui ne dit pas trop de bêtises. Juan Cole, prof à Michigan Un. Rara avis.

<http://www.juancole.com/2004_04_01_juancole_archive.html - 108183083727085448>

 

 

@@**@@**@@   Les nouveautés de la propagande juive;  Le journal de 13 heures sur France Inter: Isabelle Dor, correspondante à Jérusalem, fait état des résultats d'une enquête des services spéciaux d'Israel.

 

"Une nouvelle étape vient d'être franchie dans la conception des attentats kamikazes. Outre les clous et boulons dont les factions palestiniennes truffent les ceintures de leur "candidats au Martyr" (femmes et enfants compris), il est prévu d'y adjoindre désormais des poches de sang contenant le virus du sida. Ceci, aux dires d'un martyr potentiel, afin de contaminer irrémédiablement les blessés et ceux qui leur portent secours."

 @@**@@**@@  Et si l’Amérique perdait cette guerre ? Par Michel Gurfinkiel

Les sionards, répugnants alliés d'une vaste baudruche qu'ils appellent USA, commencent à voir baisser le trouillomètre. Ça commence à sentir mauvais dans la culotte de ces zouaves.

Voir <http://www.upjf.org/documents/showthread.php?threadid=6395>

Rigolo.

 

 

@@**@@**@@   Lettre d'un de ces distingués gentlemen américains qui se trouvent en  poste, par le plus grand des hasards, sur les riantes rives de l'Euphrate:

“Hey guys you don't have to call my mom I already called her and told her. I still have the cell number I just didn't have it handy at the time. Everything inside of me tells me that we are headed back north.  Just another shit sandwich handed to a unit that has already had it's fill of shit sandwiches.  The guys are all up in arms about it.  If we do go north I would hate to have to be the JAG that has to figure out whether or not our body count is justified or not cause most everybody I talk to (myself include) just doesn't care if they are good Iraqi's or bad ones.  If the motherfucker's even look at me wrong I'm gonna drill'em.  Like the saying goes I would rather be judged by the twelve than carried by the six.  It may not be the right thing or even the sane thing but it is what I have to do to survive the last trip that I will EVER take with the Army and possible the US military.
They are hanging us out to dry and couldn't care less if we die or not.  Our boys are plum wore down, and our vehicles have been driven into the ground.  I don't see how we can possibly be an effective fighting unit especialy when it is seems like it is going to be a more offesive campaign.  For a greater majority of this unit the extetion will mean the end of thier military carriers. I can't say that I feel any differant myself.  I can say that one year later I feel like I am 10 years older and 5 years dumber.  At least this has taught me a lesson that god willing I will be able to pass on to my children.  They probably won't listen just like I didn't listen to you, but at least I can try.  I hope I get to see you guys soon, or at all.  Only the lord knows what tomarrow will bring.”

 

 @@**@@**@@   Jewboy: John Kerry veut débarrasser le monde de l'antisémitisme. Dans son message adressé à la communauté juive américaine à l'occasion de Pessah, le sénateur John Kerry, candidat démocrate à la présidentielle US, a mis en garde contre la résurgence de l'antisémitisme, s'engageant à “ne prendre aucun repos jusqu'à ce que le monde soit débarrassé de cette plaie”. (9/4/2004) Proche-Orient.merdo

 @@**@@**@@   En Israël, le film de Mel Gibson, La Passion du Christ, n'est pas présenté en salles, faute de distributeur. (2/4//2004)

 

@@**@@**@@   Pas de petits profits, disait ma grand-mère. Cheney Took in $178,437 from Halliburton in 2003:

 Vice President Dick Cheney received $178,437 in deferred pay last year from Halliburton, the Texas oil-field services company he once headed that has received billion-dollar government contracts in Iraq.

<http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=politicsNews&storyID=4816533&section=news>

 

 @@**@@**@@   Mission / Evangélisation: Un million de Bibles en Irak. Plus qu'un million d'exemplaires de la Bible ont été apportées en Irak par des missionnaires américains depuis la fin de la guerre. Comme le relate le quotidien australien Sydney Morning Herald dans son édition de jeudi dernier, ces distributions massives sont surtout le fait de groupes évangéliques présents en Irak depuis des mois. Ils ont d'ailleurs construit une église chrétienne à Bagdad, ouverte tous les jours.

(Protestinfo) ajouté le 29-3-2004 dans Mission / Evangélisation 

@@**@@**@@  Livre. Palestine – De Jérusalem à Munich, par Abou Daoud avec la collaboration de Gilles du Jonchay Série “ Autobiographie ”, éditions Anne Carrière, Diffusion : Hachette, Paris, 1999, 741 p., ISBN : 2-84337-085-X;

Cette autobiographie relate l’histoire du peuple palestinien et des différentes organisations qui ont combattu pour sa reconnaissance. A travers l’analyse des relations de ce peuple en exil avec les dirigeants qui se sont succédé à la tête des États arabes limitrophes d’Israël, il apporte un éclairage inédit sur cette période de l’histoire du Proche-Orient, en guerre depuis 1948.

Si l’auteur a décidé de raconter les événements dont il fut le témoin ou l’auteur, et notamment d’avouer sa pleine responsabilité dans l’organisation et la préparation de l’attentat des Jeux Olympiques de Munich en 1972, c’est parce qu’il est convaincu qu’une véritable paix avec Israël ne peut être bâtie sans que l’on éclaircisse les points restés longtemps obscurs.

Abou Daoud considère avoir perdu sa guerre contre Israël et est prêt à en tirer les conséquences. Il ne renie rien de ce qu’il a commis personnellement même s’il reconnaît avoir contribué par son action à des dérapages. Mais n’est-ce pas également le cas de ses vainqueurs ?

Abou Daoud est viscéralement opposé à tout ce qui perpétue la division de la Palestine.

[Mohammed Daoud Odeh, plus connu sous le nom d’Abou Daoud, est né en 1937 à Silwan, dans les faubourgs de Jérusalem. Membre du conseil révolutionnaire du Fatah, il est revenu depuis peu dans son pays, la Palestine. Gilles du Jonchay, journaliste, chef du service “ étranger ” de la rédaction nationale de France 3 (1985 – 1991), est membre de la Presse diplomatique.]



[1] See his article 'Negotiations between the Jewish Agency and the Palestinians' in Ilan Pappe (ed.), Jewish-Arab Relationship in Mandatory Palestine; A New Approach to the Historical Research, Givat Haviva 1992, pp. 11-42.

  


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Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


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