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LE MENSONGE D'ULYSSE

de Paul Rassinier

*****

Deuxième partie - CHAPITRE III

LOUIS MARTIN-CHAUFFIER

***

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Il est intermédiaire entre les témoins mineurs qu'il dépasse en essayant de dominer ou tout au moins d'expliquer doctement les événements qu'il a vécus, et les grands ténors comme David Rousset dont il n'a pas la puissance d'analyse ou comme Eugen Kogon, dont il n'a ni la précision, ni la minutie. A ce titre, et compte tenu de la place qu'il occupe dans la littérature et le journalisme d'après-guerre, il ne pouvait être classé ni dans les premiers, ni dans les seconds. C'est un littérateur de métier.
Il appartient à cette catégorie d'auteurs qu'on dit engagés. Il s'engage, mais il se dégage aussi souvent -- pour se réengager, car l'engagement est chez lui une seconde nature. On l'a connu communisant -- sur le tard -- il est maintenant anticommuniste. Probablement, d'ailleurs, pour les mêmes raisons et dans les mêmes circonstances: la mode.
Il ne pouvait pas ne pas témoigner sur les camps de concentration. D'abord parce que sa raison sociale est d'écrire. Ensuite, parce qu'il avait besoin de se donner à lui-même une explication de l'événement qui l'avait frappé. Il en a fait profiter les autres. Sans doute ne s'est-il pas aperçu qu'il disait comme tout le monde, à la façon de s'exprimer près.
Titre du témoignage: L'Homme et la Bête, 1948, chez Gallimard.
Originalité: A vu les boîtes de carton qui contenaient la margarine -- tirée de la houille, bien entendu -- qu'on nous distribuait, affublées de la mention: "Garanti sans matière grasse" (Page 95. Déj
à cité).
Témoignage qui est un long raisonnement par référence à des faits que l'auteur caractérise antérieurement à toute réflexion morale ou autre.
[page 144]

TYPE DE RAISONNEMENT


Avant d'être déporté à Neuengamme, Louis Martin-Chauffier a séjourné à Compiègne-Royallieu; il y a connu le capitaine Douce, qui était alors doyen du camp. Voici le jugement qu'il porte sur lui:

"M. le Capitaine Douce, "doyen" du camp et zélé serviteur de ceux qui lui avaient confié cette place de choix, juché sur une table, faisait son compte à haute voix, en fumant sans arrêt des cigarettes qui nous avaient été refusées contre le règlement." (Page 51.)

A Neuengamme, il a connu André qui était un des premiers personnages du camp, fonctionnaire d'autorité choisi par les S.S. parmi les détenus. Voici le portrait qu'il en fait:

" Etroitement surveillé par les S.S., espèce des plus méfiantes, il était, pour pouvoir tenir le rôle qu'il avait choisi, et non sans peine, obtenu de jouer, contraint de parler rude aux détenus, de se montrer brutal en paroles, insensible, inflexible. Il savait que la moindre faiblesse entraînerait une dénonciation et son renvoi immédiat. La plupart se laissaient prendre à ses façons, le croyaient complice des S.S., leur créature, notre ennemi. Comme il était responsable des départs et des attributions de postes, on lui imputait à charge tous ceux qu'il envoyait aux Kommandos, avec une indifférence apparente, sans tenir compte des prières, des plaintes, des récriminations Quant un millier de déportés devaient partir en Kommandos et que 990 seulement étaient enfournés dans des wagons à bestiaux, on ne se représentait pas toutes les ruses qu'avait employées André, tous les risques qu'il avait courus, pour soustraire dix hommes à une mort probable Il se savait généralement détesté ou suspect. Il avait choisi de l'être, préférant le service rendu à l'estime
"Tel que j'ai vu André, il acceptait d'une âme égale la cordialité menaçante des S.S., la servilité complice des Kapos et des chefs de block, l'hostilité de la masse. Je crois qu'il avait surmonté l'humiliation, remplacé sa propre vertu par une sorte de pureté glacée, étrangère à lui-même. Il avait renoncé à son être, en faveur d'un [page 145] devoir qui, à ses yeux, méritait cette soumission." (Pages 167-168-169.)

Ainsi, de deux hommes qui remplissent les mêmes fonctions, l'un a droit à la sévérité laconique et au mépris de l'auteur, tandis que l'autre bénéficie, non seulement de son indulgence approbative, mais encore de son admiration. Si on approfondit, on apprend, à la lecture de l'ouvrage, que le second a rendu un service appréciable à Martin-Chauffier, dans une circonstance qui mettait sa vie en danger. Je n'ai pas connu le capitaine Douce à Compiègne, mais il est fort probable que, par rapport à André, son seul tort est de n'avoir pas su choisir les gens auxquels il rendait des services -- car il avait certainement, lui aussi, ses clients et d'avoir des connaissances littéraires trop limitées pour savoir qu'il y avait, dans son doyenné, un certain nombre de Martin-Chauffier et Martin-Chauffier lui-même.
Il n'est d'ailleurs pas superflu d'ajouter que ce raisonnement postule:

" J'ai toujours admiré, avec un peu d'effroi et quelque répulsion, CEUX qui, pour le service de leur patrie ou d'une cause qu'ils estiment juste, choisissent toutes les conséquences de la duplicité: ou la défiance méprisante de l'adversaire qui les emploie, ou sa confiance S'IL LES abuse; et le dégoût de ses compagnons de combat, qui voient en LUI un traître; et la camaraderie abjecte des traîtres authentiques ou des simples vendus qui, LE voyant attaché à la même besogne, LE considèrent comme L'UN des leurs. Il y faut un renoncement à soi-même qui me dépasse, un artifice qui me confond et me rebrousse. "1 (Page 168.)

On se demande ce que les avocats de Pétain attendent pour prendre texte de cet argument qui tient toute sa saveur [page 146] d'être né sous la plume d'un des plus beaux fleurons du crypto-communisme. Si la mode revient au Pétainisme, Martin-Chauffier, en tout cas, pourra en retirer quelque fierté, et peut-être quelque profit.

AUTRE TYPE DE RAISONNEMENT.

Au camp, l'auteur converse avec un médecin qui lui dit:

" Il y a actuellement dans le camp trois fois plus de malades que je n'en puis accueillir. La guerre sera finie dans cinq ou six mois, au plus tard. Il s'agit pour moi de faire tenir le coup au plus grand nombre possible. J'ai choisi. Vous et d'autres, vous vous remettez lentement. Si je vous renvoie au camp dans cet état et dans cette saison (on était à la fin de décembre), vous serez morts en trois semaines. Je vous garde. Et -- écoutez-moi bien -- je fais entrer ceux qui ne sont pas très gravement atteints, qu'un séjour au Revier peut sauver. Ceux qui sont perdus, je les refuse2. Je ne peux pas me payer le luxe de les accueillir pour leur offrir une mort paisible. Ce que j'assure, c'est la garde des vivants. Les autres mourront huit jours plus tôt: de toutes façons, ils seraient morts trop tôt. Tant pis, je ne fais pas de sentiment, je fais de l'efficacité. C'est mon rôle.
"Tous mes confrères sont d'accord avec moi, c'est la voie just.e Chaque fois que je refuse l'entrée à un moribond et qu'il me regarde avec stupeur, avec effroi, avec reproche, je voudrais lui expliquer que j'échange sa vie perdue contre une vie peut-être sauvée. Il ne comprendrait pas, etc. " (Page 190.)

Sur place, j'avais déjà éprouvé qu'on pouvait entrer au Revier3 et y être soigné -- relativement -- pour des motifs parmi lesquels la maladie ou sa gravité n'étaient parfois que secondaires: entregent, piston, nécessité politique, etc. Je portais le fait au compte des conditions générales de vie. Si par surcroît, des médecins détenus ont fait le raisonnement que Martin-Chauffier prête à celui-ci, il convient de l'enregistrer comme argument philosophique, et de la faire [page 147] entrer comme élément causal à côté du "sadisme" des S. S, dans l'explication du nombre des morts. Car, il faut beaucoup de science, d'assurance et aussi de présomption à un médecin pour déterminer en quelques minutes, qui peut être sauvé et qui ne le peut pas. Et j'ai bien peur que, s'il en a été ainsi, les médecins ayant fait ce premier pas vers une conception nouvelle du comportement dans la profession, ne soient progressivement arrivés à en faire un second, à se demander, non plus qui peut, mais qui doit être sauvé et qui ne le doit pas, et à résoudre ce cas de conscience par référence à des impératifs extra-thérapeutiques.

LE REGIME DES CAMPS.

"Le traitement que nous infligeaient les S.S. était la mise en oeuvre d'un plan concerté en haut lieu. Il pouvait comporter des raffinements, des embellissements, des fioritures, dus à l'initiative, aux fantaisies, aux goûts du chef de camp: le sadisme a des nuances. Le dessein général était déterminé. Avant de nous tuer ou de nous faire mourir, il fallait nous avilir." (Page 85.)

Sous l'occupation, il existait en France une Association des familles de Déportés et d'Internés politiques. Si une famille s'adressait à elle pour avoir des renseignements sur le sort de son déporté, elle recevait, en transmission, un rapport venant de ce "haut lieu" allemand.

Voici ce rapport4:

"Camp de Weimar. - -Le camp est situé à 9 km de Weimar et y est relié par une voie ferrée. Il est à 800 m d'altitude.
"Il comporte trois enceintes de barbelés concentriques. Dans la première enceinte, les baraques des prisonniers, entre la première et la deuxième enceinte, les usines et les ateliers où l'on fabrique des accessoires de T.S.F., des pièces de mécanique, etc.
"Entre la deuxième et la troisième enceinte s'étend un terrain non bâti que l'on finit de déboiser et où l'on exploite les routes du camp et du petit chemin de fer.
[page 148]
"La première enceinte de barbelés est électrifiée et jalonnée de myriades de miradors en haut desquels se trouvent trois hommes armés. Pas de sentinelles à la deuxième et à la troisième enceintes, mais, dans l'enclos des usines, il y a une caserne de S.S.; ils font, pendant la nuit, des patrouilles avec les chiens, ainsi que dans la troisième enceinte.
"Le camp se développe sur 8 km et contient 30.000 internés environ. Au début du régime nazi, des opposants y étaient internés. Sur la population, il y a moitié Français, moitié étrangers, Allemands antinazis, mais qui restent Allemands et qui fournissent la plupart des chefs de block. Il y a aussi des Russes, parmi lesquels des officiers de l'Armée rouge, des Hongrois, des Polonais, des Belges, des Hollandais, etc.
"Le règlement du camp est le suivant:
"4 h 30: Lever, toilette surveillée torse nu, lavage du corps obligatoire.
"5 h 30: 500 cm3 de potage ou café, avec 450 g de pain (parfois ils ont moins de pain, mais ils ont une ration de pommes de terre de bonne qualité, abondante); 30 g de margarine, une rondelle de saucisson ou un morceau de fromage
"12 heures: Un café.
"18 h 30: Un litre de bonne soupe épaisse.
"Le matin, à 6 heures, départ pour le travail. Le rassemblement se fait par emploi, usine, carrière, bûcheronnage, etc. Dans chaque détachement les hommes se placent par rang de cinq et se tiennent par le bras pour que les rangs soient bien alignés et séparés. Puis l'on part, musique en tête (constituée de 70 à 80 exécutants, des internés en uniforme: pantalon rouge, veste bleue à parements noirs).
"L'état sanitaire du camp est très bon. A la tête se trouve le professeur Richet, déporté. Visite médicale chaque jour. Il y a de nombreux médecins, une infirmerie et un hôpital, comme au régiment. Les internés portent le costume des forçats allemands en drap artificiel relativement chaud. Leur linge a été désinfecté à l'arrivée. Ils ont une couverture pour deux hommes.
"Il n'y a pas de chapelle au camp. Il y a pourtant de nombreux prêtres parmi les internés, mais qui, en général, ont dissimulé leur qualité. Ces prêtres réunissent les fidèles pour des causeries, récitation de chapelets, etc.
[page 149]
"LOISIRS. -- Liberté complète dans le camp le dimanche après-midi. Cette soirée est agrémentée de représentations données par une troupe théâtrale organisée par les internés. Cinéma, une ou deux fois par semaine (films allemands), T.S.F. dans chaque baraque (communiqués allemands). Beaux concerts donnés par l'orchestre des prisonniers.
"Tous les prisonniers sont d'accord pour trouver qu'ils sont mieux à Weimar qu'ils ne l'étaient à Fresnes ou dans les autres prisons françaises.
"Nous rappelons aux familles des déportés que le bombardement allié des usines de Weimar, qui a eu lieu vers la fin août, n'a fait aucune victime parmi les déportés du camp.
"Nous rappelons aussi que la plupart des trains partis de Compiègne et de Fresnes, en août 1944, étaient dirigés sur Weimar."

Jean Puissant, qui a cité ce texte, le fait suivre de cette appréciation: monument de fourberie et de mensonges.
Evidemment, il est écrit dans un style bienveillant. On n'y dit pas que, dans les ateliers de Buchenwald, les pièces détachées de mécanique qu'on fabrique sont des armes. On n'y parle pas des pendaisons pour sabotage, des appels et contre-appels, des conditions de travail, des châtiments corporels. On ne précise pas que la liberté du dimanche après-midi est limitée par les aléas de la vie de quartier, ni que si les prêtres réunissent leurs fidèles pour des causeries ou des prières, que l'ambiance pourrait assimiler à des complots, c'est clandestinement et au risque de cruelles tracasseries. On y ment même quand on prétend que les déportés s'y trouvaient mieux que dans les prisons françaises, que le bombardement d'août 1944 n'a fait aucune victime parmi les internés, ou que la plupart des trains partis de Compiègne ou de Fresnes à cette date étaient dirigés sur Weimar.

Mais, tel qu'il est, ce texte est plus près de la vérité que le témoignage de Frère Birin, notamment quant à la nourriture. Et il reste qu'il est un résumé du règlement des camps tel qu'il a été établi dans les sphères dirigeantes du nazisme. Qu'il n'ait pas été appliqué est certain. L'Histoire dira pourquoi. Vraisemblablement elle retiendra la guerre comme cause majeure, le principe de l'administration des camps par des détenus eux-mêmes, et aussi les altérations que, dans une administration hiérarchisée, tous les ordres subissent en descendant du sommet vers la base. Ainsi en est-il, au [page 150] régiment, des ordres du colonel traduit sur le front des troupes par l'adjudant et dont la responsabilité incombe au caporal quant à l 'exécution: tout le monde sait que, dans une caserne, c'est l 'adjudant qui est dangereux et non le colonel. Ainsi en est-il en France, des règlements d'administration publique qui concernent les colonies: ils sont rédigés dans un esprit qui concorde avec la peinture de la vie aux colonies que font tous les maîtres de toutes les écoles de village; ils mettent en évidence, la mission civilisatrice de la France, et il n'en faut pas moins lire Louis-Ferdinand Céline, Julien Blanc, ou Félicien Challaye, pour avoir une idée exacte de la vie que les militaires de notre Empire colonial font aux civils indigènes pour le compte des colons.
Je suis, pour ma part, persuadé que, dans les limites résultant du fait de guerre, rien n'empêchait les détenus qui nous administraient, nous commandaient, nous surveillaient, nous encadraient, de faire de la vie dans un camp de concentration quelque chose qui aurait ressemblé d'assez près au tableau que les Allemands présentaient par personnes interposées, aux familles qui demandaient des renseignements.

MAUVAIS TRAITEMENTS.

"J'ai vu de mes malheureux compagnons, coupables seulement d'avoir les bras débiles, mourir sous les coups que leur prodiguaient les détenus politiques allemands promus contremaîtres et devenus complices de leurs anciens adversaires." (Page 92.)

L'explication suit:

"Ces brutes, en frappant, n'avaient pas d'abord l'intention de tuer; ils tuaient cependant, dans un accès de joyeuse fureur, les yeux injectés, la face écarlate et la bave aux lèvres, parce qu'ils ne pouvaient s'arrêter: il leur fallait aller jusqu'au bout de leur plaisir."

Il s'agit d'un fait qui, par extraordinaire, est imputé aux détenus sans aucun faux détour. On ne sait jamais: il est possible qu'il y ait des gens qui tuent "dans un accès de joyeuse fureur" et qui n'ont d'autre but que "d'aller jusqu'au bout de leur plaisir". Dans le monde, sinon normal, du moins habituel et admis par tradition, il y a des anormaux: il peut bien y en avoir aussi dans un monde où tout [page 151] est anormal. Mais je suis plutôt porté à croire que si un Kapo, un chef de Block ou un doyen de camp, se laissaient aller jusqu'à cette extrémité, ils obéissaient à des mobiles relevant de complexes plus accessibles: le besoin de vengeance, le souci de plaire aux maîtres qui leur avaient confié un poste de choix, le désir de le garder à n'importe quel prix, etc. J'ajoute même que, s'ils brutalisaient, ils se gardaient généralement de provoquer mort d'homme, ce qui était susceptible de leur attirer des ennuis avec les S.S., du moins à Buchenwald et à Dora.

En dépit de cette explication, il faut faire rémission à Martin-Chauffier d'avoir cité encore deux faits dont le caractère criminel ne peut aucunement être considéré comme résultant de la "mise en oeuvre d'un plan concerté en haut-lieu":
" Chaque semaine, le Kapo du Revier passait la visite (il n'y connaissait rien, examinait les feuilles de température dont les marges étaient couvertes d'observations autour d'un diagnostic inquiétant, regardait les malades: si leur tête ne lui revenait pas, il les déclarait sortants, quel que fût leur état. Le médecin essayait de prévenir ou d'incliner sa décision, qu'il était difficile de prévoir, car le Kapo à qui des impressions tenaient lieu de science était en outre lunatique." (Page 185)

Et:

"Le courant d'air polaire, la toilette obligatoire le torse nu, étaient des mesures d'hygiène. Chaque procédé de destruction se couvrait ainsi d'une imposture sanitaire. Celui-ci se révélait des plus efficaces. Tous ceux qui souffraient de quelque mal de poitrine étaient emportés en quelques jours."(Page 192)

Rien n'obligeait le Kapo à adopter ce comportement, ni les Stubendienst, Kalifaktor et Pflegers5 du Revier à faire souffler ce courant d'air polaire, ou à faire passer à la toilette, torse nu, eau froide, et sans distinction, les malheureux confiés à leurs soins.

Ils le faisaient cependant, dans le dessein de plaire aux S.S. qui l'ignoraient la plupart du temps, et de conserver une place qui leur sauvait la vie.

[page 152]

On eût aimé que Martin-Chauffier dirigeât son acte d'accusation contre eux avec autant de vigueur que contre les S.S., ou tout au moins partageât équitablement les responsabilités.

 


Extrait du livre de Paul Rassinier, Le Mensonge d'Ulysse, qui est paru d'abord aux Editions bressanes en 1950. Cette première partie était parue auparavant sous le titre Passage de la ligne en 1948. L'ensemble a été plusieurs fois réédité par différents éditeurs, de droite comme de gauche. Nous utilisons l'édition procurée en 1980 par La Vieille Taupe, à Paris. Signalons qu'il existe une traduction anglaise un peu abrégée (il y manque les trois premiers chapitres) parue, avec d'autres textes de Rassinier, sous le titre Debunking the Genocide Myth, parue en 1978 aux Etats-Unis.


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