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LA VIEILLE TAUPE

Organe de critique et d'orientation postmessianique

 

B.P. 98, 75224 PARIS cedex 05

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Lettre envoyée personnellement à chacun des 39 membres constituant la section

Chimie de l'Académie des sciences

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Pierre GUILLAUME
01 43 26 29 08

Paris, le 28 octobre 1997

Monsieur le Professeur,



RAPPORT RUDOLF

Les membres de la section de Chimie de l'Académie des sciences ont reçu il y a quelques semaines un document intitulé "Rapport Rudolf", accompagné d'une lettre dont l'anonymat était expliqué par la "chasse aux sorcières" en cours contre les historiens révisionnistes.

Quelques jours plus tard, Le Monde nous apprenait que la diffusion et la mise en vente de ce document étaient interdites en France.

Cet ouvrage mêle des données scientifiques sans aucun rapport avec le sujet à un délire morbide prétendant démontrer que les chambres à gaz d'Auschwitz n'ont pu être utilisées que pour l'élimination des poux apportés dans leurs vêtements par les déportés d'Europe centrale.

Nous n'aurions pas prêté grande attention à ce document, s'il n'y était dit que le rapport avait été envoyé à tous les professeurs de chimie minérale des universités allemandes et n'avait "pas suscité la moindre critique". Notre silence aurait donc à coup sûr pu être interprété comme une approbation. Nous tenons donc simplement à dire que cet ouvrage est un exemple remarquable de perversion de la science; il n'est intéressant que sur le plan de la psychopathologie, mais est évidemment très dangereux par l'apparence de sérieux qui en résulte.

Les membres de la section de Chimie de l'Académie des sciences


La signature de ce texte, paru dans LA RECHERCHE, n.300, juillet-août 1997. Rubrique: courrier des lecteurs, engage l'autorité de la section de Chimie de l'Académie des sciences collectivement, et chacun de ses membres personnellement. Il est vrai que la publication à la sauvette, dans le courrier des lecteurs d'une revue, contredit l'importance et la solennité qu'impliquerait une initiative collective et unanime de cette sorte.

C'est précisément cette unanimité affichée qui est troublante. Quand bien même la totalité des membres de la section de Chimie rejetterait-elle les conclusions, ou le principe même de l'existence de ce rapport d'expertise d'un doctorant en chimie de l'Institut Max Planck sur "la formation et le contrôle de la présence de composés cyanurés dans les 'chambres à gaz' d'Auschwitz", au point de déléguer à l'un d'entre eux, plus motivé que d'autres, le soin de le faire savoir, j'ai peine à croire qu'un aréopage aussi considérable puisse souscrire à une telle déclaration.

Il s'agit explicitement d'une mise-en-garde à l'égard d'un Rapport d'expertise jugé collectivement erroné et nocif. Fort bien. Mais le public scientifique des lecteurs de La Recherche apprend en même temps que la circulation de ce rapport est interdite en France! Les lecteurs de cette mise-en-garde ne pourront donc pas librement examiner le document condamné et se faire une opinion par eux-mêmes. L'Académie engage son autorité à l'appui d'une mesure de censure administrative, qu'elle justifie! Au surplus l'Académie n'articule aucune argumentation, chimique, scientifique, éthique ou philosophique d'aucune sorte. Elle déclare... et exige d'être crue!

Aucun scientifique ne devrait considérer comme exacts s'ils ne sont vérifiables les griefs que l'Académie articule à l'égard du Rapport..., sur lesquels je reviendrai.

En condamnant un texte qui fait par ailleurs l'objet d'une censure sans assortir cette condamnation de la moindre réserve à l'égard de l'interdit dont le texte est frappé, les signataires renversent les principes sur lesquels reposent la connaissance et les débats scientifiques, depuis la Renaissance.

Même dans l'hypothèse où cette condamnation constituerait effectivement l'intime conviction de la totalité des académiciens, le seul fait de rendre cette conviction publique, sans assortir cette publication d'une protestation véhémente contre la censure, constitue une faute qui engage l'honneur et la dignité de l'Académie.

En invitant donc les lecteurs, au nom de leur seule autorité, à consentir à un opprobre collectif à l'égard du travail de Germar Rudolf, in absentia rei (en l'absence de la chose), les académiciens postulent la déchéance généralisée de l'esprit critique et de l'esprit scientifique.

Cette déclaration collective constitue dans la forme, et même si la condamnation du Rapport Rudolf était justifiée, un manifeste du dogmatisme, du sectarisme, et de l'arbitraire, revendiqués!

C'est pourquoi je me refuse à croire que ce texte reflète réellement la pensée de tous les membres de la section de Chimie de l'Académie des sciences, et de vous-même en particuliers. Je me refuse à le croire, quelles que soient la réalité et la profondeur des critiques et des désaccords que vous pourriez souhaiter manifester à l'égard du Rapport Rudolf. Mais dénoncer ce Rapport sans dénoncer la censure dont il est l'objet, c'est précisément encourir le soupçon qu'on approuve la censure parce qu'on est incapable de le réfuter.

Car, outre la remarque générale ci-dessus quant au contexte de censure dans lequel s'inscrit votre prise de position, ou du moins j'ose le croire, celle qui vous a été attribuée, cette mise-en-garde suscite bien des interrogations:

Cet ouvrage mêle des données scientifiques sans aucun rapport avec le sujet...

Fort bien. Le Rapport contient des données scientifiques. C'est probablement la raison pour laquelle des universitaires scientifiques ont adressé ce rapport, rédigé par un doctorant en chimie, à tous les membres de la section Chimie de l'Académie. Les données scientifiques que contient ce rapport ne sont pas contestées. Il est affirmé que ces données scientifiques incontestées... sont sans rapport avec le sujet.

Si au contraire les données scientifiques incontestées contenues dans ce rapport avaient un rapport direct avec le sujet défini par l'auteur, les membres de la section Chimie ont contresigné là une forfaiture, et l'on comprendrait qu'ils ne souhaitent pas que le Rapport puisse circuler librement.

... à un délire morbide prétendant démontrer que les chambres à gaz d'Auschwitz...

Ici la formulation laisse à désirer et présente une certaine ambiguité. Les données scientifiques (incontestées) sont mêlées à un délire morbide... Le rédacteur a-t-il décelé dans le texte du Rapport des mots, des expressions, des phrases, des raisonnements symptomatiques d'un délire morbide? Il n'en fournit aucun exemple, aucune démonstration. Seule la disposition du Rapport Rudolf permettrait de le vérifier.

Au contraire, le rédacteur définit-il le sujet du Rapport lui-même comme un délire morbide?

Dans ce cas nous assistons là à l'institution d'un tabou et à la définition d'un dogme, contresigné par un aréopage d'académiciens! Mais le rédacteur comme les signataires s'interdisent dès lors de donner un avis quelconque sur un sujet ainsi défini.

Dans tous les cas, lorsque l'on a préalablement affirmé que les données scientifiques contenues dans un rapport étaient sans rapport avec... "le sujet", la définition de ce "sujet" revêt une importance décisive, et lorsque le document dont on parle est inaccessible, pour les lecteurs à qui l'on s'adresse, l'exactitude scrupuleuse s'impose.

... prétendant démontrer que les chambres à gaz d'Auschwitz n'ont pu être utilisées que pour l'élimination des poux apportés dans leurs vêtements par les déportés d'Europe centrale.

Tel serait donc le "sujet" du Rapport qui contiendrait des données scientifiques sans rapport avec le sujet, si on doit en croire la définition qu'en donne la déclaration souscrite par la section Chimie de l'Académie des sciences.

Cette définition est un galimatias. Cette histoire de poux apportés dans leurs vêtements par les déportés d'Europe centrale, qui suggère au lecteur que Germar Rudolf attribuerait aux déportés (juifs) d'Europe centrale une responsabilité particulière dans l'infestation générale de l'Europe en guerre, figure-t-elle dans le Rapport Rudolf, ou est-elle une "interprétation" du rédacteur, ou une invention pure (bene trovato! la discrimination des poux en fonction de leur origine...[ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée]). Il faudrait, pour le vérifier, pouvoir disposer du Rapport.

Mais venons-en au coeur du sujet.

Il y avait à Auschwitz de nombreuses chambres à gaz de désinfection, qui fonctionnaient avec du Zyklon B, marque de fabrique d'un insecticide constitué par de l'acide cyanhydrique absorbé dans divers supports (granulats de diatomite ou rondelles de carton ad hoc). Ces chambres à gaz sont parfaitement connues tant par les vestiges, parfois intacts, que par les archives du camp. Ces chambres à gaz fonctionnaient au vu et au su de tout le monde. Elles n'ont jamais eu le moindre usage homicide, et cette accusation n'a jamais été portée par personne. Plus aucun "historien" ne conteste que la plus grande partie du Zyklon B livré à Auschwitz ait été utilisé dans ces chambres à gaz de désinfection.

En 1943, après la terrible épidémie de typhus qui s'était déclenchée en septembre 42 et avait ravagé le camp, les Allemands construisirent et mirent en service de grands crématoires à Birkenau pour brûler les cadavres. Ces crématoires sont maintenant parfaitement connus grâce principalement aux travaux et aux efforts du Professeur Faurisson et aux publications de Jean-Claude Pressac.

L'accusation a été portée contre les Allemands d'avoir dissimulé dans ces crématoires une installation de mise à mort par le gaz et d'avoir détourné à cette effet une partie du Zyclon B livré au camp. Cette accusation, très sommairement étayée par une instruction menée par le juge d'instruction polono-soviétique Jan Sehn, a été entérinée par le tribunal de Nuremberg. Elle est devenue vérité "historique", c'est-à-dire qu'il faut croire et ne pas s'interroger sur cette vérité là pour être admis dans la confrérie des historiens labelisés et salariés. Elle est devenue vérité légale par le fait de la loi Fabius-Gayssot.

Les révisionnistes se sont interrogés sur cette vérité là. Le Professeur Faurisson a prétendu démontrer l'impossibilité matérielle, à la fois topographique, chimique, technologique (ventilation) etc., que le local désigné comme "chambre-à-gaz" par l'accusation ait jamais pu servir à un usage homicide de masse. L'ingénieur Fred Leuchter, constructeur de chambres à gaz d'exécution judiciaire aux États-Unis est parvenu aux mêmes conclusions.

Aucune personne sensée et informée n'a jamais prétendu "démontrer que les chambres à gaz d'Auschwitz n'ont pu être utilisées que pour l'élimination des poux..." pour la bonne raison que personne ne conteste que les chambres à gaz de désinsectisation d'Auschwitz et d'ailleurs ont été utilisée à la désinsectisation. La controverse porte uniquement sur les locaux dénommés "chambres à gaz" par l'accusation, et désignés comme Leichenkeller (c'est-à-dire cave à cadavres = morgue) sur tous les plans retrouvés dans les archives de la Bauleitung (Service de construction) d'Auschwitz. Ces "chambres à gaz" là, les seules dont on parle au public, et donc celles que veut évoquer le rédacteur de la déclaration en utilisant ces mots..., ces fameuses chambres à gaz où sont censées avoir été gazées des centaines de milliers de personnes, jamais les révisionnistes n'ont prétendus qu'elles n'aient "pu être utilisées que pour l'élimination des poux... ". Les révisionnistes ont toujours soutenu au contraire que la fonction de ces locaux avait toujours correspondu avec la désignation de ces locaux telle qu'elle figure dans une multitude de plans et de documents dans les archives. Il n'existe aucun plan et aucun document où ces locaux soient désignés comme "chambres à gaz" de désinsectisation, ou autre.

Si donc le sujet du Rapport Rudolf était bien tel qu'il est défini dans la déclaration souscrite par les académiciens, il serait rejeté par les révisionnistes eux-mêmes! Qui réclameraient néanmoins le droit pour Germar Rudolf d'exposer ses convictions.

Mais si le sujet du Rapport Rudolf a été dénaturé sciemment par le rédacteur de cette mise-en-garde, quelle autorité lui reste-t-il pour affirmer que les données scientifiques qu'il contient sont sans rapport avec le sujet?

Pour le vérifier, il faudrait que le Rapport soit accessible.

Dois-je continuer?

Vous observerez, Monsieur le Professeur, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu le Rapport pour se poser des questions à la lecture de cette déclaration qui constitue en elle-même un exemple remarquable de perversion de la science, même s'il est nécessaire de disposer du rapport, comme c'est votre cas, pour répondre à ces interrogations.

Selon le cas, la déclaration dont la souscription vous engage personnellement constitue une infamie..., une manipulation..., ou une diffamation, et probablement les trois ensemble. En tout cas une sottise.

C'est pourquoi, Monsieur le Professeur, je vous prie de me faire connaître votre point de vue, et la part que vous assumez réellement et intellectuellement dans cette déclaration, avant que je ne lui donne les suites qu'elle comporte.

Dans l'attente de votre réponse, Monsieur le Professeur, car je veux croire qu'il existe encore en France un sens de l'honneur et du respect de soi, et qu'il subsiste des hommesqui ne confondent pas la justice et le lynchage, l'anathème religieux et l'interrogation scientifique, je vous prie d'agréer l'assurance de ma haute considération.

 

P. GUILLAUME

P. S.: Le Rapport Rudolf constituait le n. 4 de La Vieille Taupe, publication interne exclusivement destinée à nos amis. Il vous a été adressé à mon insu par des universitaires et des scientifiques qui m'en ont informé a posteriori.

Il avait été déposé par mes soins dans les mains du juge d'instruction Stéphan, dans le cadre d'un procès qui viendra à l'audience les 8, 9 et 15 janvier 1998.

Ce Rapport a, par ailleurs, fait l'objet d'une demande d'expertise par un juge d'instruction suisse qui a désigné un historien et un chimiste. Ces experts désignés ont communiqué au juge un "pré-avis d'expertise" que je tiens à votre disposition.

Je reste bien évidemment à votre disposition pour vous fournir toutes informations et tous documents que vous pourriez souhaiter, en rapport avec la controverse à laquelle vous vous trouvez mêlé du fait de la publication signé "Les membres de la section Chimie" dans la revue scientifique La Recherche.

P. G.




 Liste des membres et correspondants de la section chimie

de l'Académie des sciences qui ont reçu le "Rapport Rudolf".

 

A ce jour (15 novembre) , un seul académicien ayant répondu, cette lettre devient une lettre ouverte.

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  • M. le Professeur Robert Corriu. 246, rue de I'Espérou. 34090 Montpellier
  • M. le Professeur Henri Kagan. 10, rue Georges Clemenceau. 91400 Orsay
  • M. le Professeur Paul Lacombe. 10, rue des Blagis. 92340 Bourg-la-Reine
  • M. le Professeur Jean-Marie Lehn. 6, rue des Pontonniers. 67000 Strasbourg
  • M. le Professeur Henri Normant. 40 bis, rue Violet. 75015 Paris
  • M. le Professeur Jean Normant. 9, rue Paul Doumer. 92340 Bourg-la-Reine
  • M. le Professeur Guy Ourisson. Centre de Neurochimie. 5, rue Blaise Pascal. 67084 Strasbourg
  • M. le Professeur Pierre Potier. 14, avenue de Breteuil. 75007 Paris
  • M. le Professeur Michel Pouchard. Bellegrave. 97, rue Jean Giraudoux. 33290 Le Plan-Médoc
  • M. le Professeur Jean Rouxel. 39, rue de la Pavotiére. 44300 Nantes
  • M. le Professeur Jean-Marie Basset. 21, Petite Rue de la Doua. 69100 Villeurbanne
  • M. le Professeur Pierre Braunstein. 21, avenue des Vosges. 67000 Strasbourg
  • M. le Professeur Raymond Calas. 48, avenue Pierre Brossolette. 33110 Le Bouscat
  • M. le Professeur Paul Caro. 11, rue Raspail. 92270 Bois-Colombe
  • M. le Professeur Raymond Daudel. 60, rue Monsieur Le Prince. 75006 Paris
  • M. le Professeur Jean Flahaut. 5, impasse du Marché. 92330 Sceaux
  • M. le Professeur Fernand Gallais. 2, rue de l'Aubisque. 31500 Toulouse
  • M. le Prolesseur Robert Guillaumont. 7, rue Édouard Branly. 91120 Palaisesu
  • M. le Professeur Paul Hagenmuller. 59, avenue Bourgès. 33400 Valence
  • M. le Professeur Claude Jeanmart. 16, rue des Lièvres. 91800 Brunoy
  • M. le Professeur Yves Jeannin. 22, rue Henri Heine. 75016 Paris
  • M. le Professeur Jacques Joussot-Dubien. 16, rue de Laurenzane. 33170 Gradignan
  • M. le Professeur Marc Jullia. 67, rue Geoffroy-Saint-Hilaire. 75005 Paris
  • M. le Professeur Olivier Kahn. 6, avenue du Maréchal Foch. 33660 Léognan
  • M. le Professeur Daniel Mansuy. 192 A, rue de Vaugirard. 75015 Paris
  • Mme le Professeur Andrée Marquet. 121-127, avenue d'Italie. 76013 Paris
  • M. le Professeur Dino Moras. 38, rue de Pfulgriesheim. 67450 Lampertheim
  • M. le Professeur Adolphe Pacault. La Sablière. 33640 Ayguemorte-Ies-Graves
  • M. le Professeur Raymond Paul. 16, rue Georges Guynemer. 78000 Versailles
  • M. le Professeur André Rassat. 37, rue de Tournefort. 75005 Paris
  • M. le Professeur Bernard Raveau. 25, allée Guillaume le Conquérant. 14112 BiéviIle-Beuville
  • M. le Professeur Lucien Sajus. 7, rue Haute. 78450 Chavenay
  • M. le Professeur Jean-Pierre Sauvage. 2, rue Gambs. 67100 Strasbourg
  • M. le Professeur Jean-Michel Savéant. 73, rue Brillat Savarin. 75013 Paris
  • M. le Professeur PIerre Sigwalt. Parc de Lormoy, Bât. Dauphiné I. 91240 Saint-Michel-sur-Orge
  • M. le Professeur Jean Tirouflet. 3, rue des Pépinières. 21000 Dijon
  • M. le Professeur Roland Tricot. 14, rue du Val-des-Roses. 73200 Albertville
  • M. le Professeur François Mathey. 9, boulevard Morland. 75004 Paris
  • M. le Professeur Jean Montreuil. 145, rue Jules Boucly. 59491 VilIeneuve-d'Ascq

 


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