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NON COUPABLE AU PROCES DE NUREMBERG

 

L'argumentation de la défense

 

par Carlos Porter

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Ce texte est dédié à Paul DURAND

 

Introduction

 

La révision de l'histoire est aussi vieille que l'histoire elle-même.

 



Les Annales de Tacite, par exemple (xv 38), font mention d'un "bruit" selon lequel Néron aurait brûlé Rome. Le "bruit" fut plus tard rapporté comme un "fait" par plusieurs historiens romains (Suétone, Néron, 38; Dion Cassius, Lettres, LXII 16; Pline, Histoire naturelle XVII 5).

D'autres historiens mirent plus tard ce "fait" en question, et ramenèrent le "fait" à un simple "bruit".

En 1946, il fut considéré comme un "fait" que les nazis avaient fabriqué du savon de graisse humaine (Jugement, Procès de Nuremberg, TMI I 252 <<283>>; VII 597-600 <<656-659>>; XIX 506 <<566-567>>; XXII 496 <<564>>).

Il semble maintenant que ce "fait" soit considéré comme un simple "bruit" (
Hilberg, Destruction of the European Jews [Destruction des juifs européens], édition révisée, "définitive", Holmes and Meier, NY, p. 966: "L'origine du bruit du savon en graisse humaine reste inconnue jusqu'à aujourd'hui").

Le "bruit", d'origine soviétique (Pièce à conviction URSS-393), ne fut jamais l'objet d'une expertise par la médecine légale, et se trouve dans le Palais de la Paix à La Haye aux Pays-Bas. Des fonctionnaires du Palais montrent le "savon" à des visiteurs ébahis, mais semblent ne pas répondre à des lettres provenant de personnes qui prétendent le faire analyser.

En 1943, le "bruit" courait que les nazis étaient en train de massacrer les juifs dans des chambres à vapeur chaude, par des chocs électriques, dans des chambres à vide, et des chambres à gaz (à voir, par exemple, The Black Book: The Nazi Crime Against the Jewish People, [Le livre noir: Le Crime nazi contre le peuple juif], p. 270, 274, 280, 313, produit comme "preuve" à la commission de Nuremberg).

En 1946, les chambres à gaz devinrent un "fait", tandis que les chambres de vapeur, les chambres électriques, et les chambres à vide restèrent de simples "bruits" (N.B.: les "chambres à vide" furent "prouvées" dans le Procès de Oswald Pohl, quatrième procès de Nuremberg, NMT IV 1119-1152).

Les "preuves" selon lesquelles les nazis auraient gazé les juifs ne sont pas meilleures, en ce qui concerne leur qualité, que les "preuves" selon lesquelles ils les auraient massacrés dans des chambres à vapeur, des chambres électriques, ou des chambres vides; il nous semble admissible de douter de telles "preuves".

Ce livre ne constitue pas une "révision" de l'histoire, mais un simple guide d'un matériel historique oublié. On oublie les 312.022 déclarations certifiées présentées par la défense au premier procès de Nuremberg, mais on se rappelle très bien les 8 ou 9 déclarations de l'accusation qui les auraient prétendument "réfutées" (XXI 437 <<483>>).

Ce livre contient beaucoup de renvois à des documents de référence. Nous ne les présentons pas pour déconcerter, impressionner, ou intimider le lecteur, ni pour prouver la véracité des affirmations faites, mais simplement pour aider des lecteurs intéressés à creuser les sujets abordés. C'est au lecteur de décider si les déclarations de la défense sont plus crédibles que le savon en graisse humaine (Document URSS-397), les bas en cheveux humains (Document URSS-511), ou les hamburgers en viande humaine (Pièce à Conviction 1873, Procès de Tokyo), toutes présentées par l'accusation dans ces Procès.

N.B.: IMT =International Military Tribunal (premier Procès de Nuremberg en 4 langues)

NMT =Nuremberg Military Tribunal (12 procès américains de Nuremberg, en anglais)

La traduction présentée ici est fondée sur le Procès-verbal publié aux Etats-Unis; les citations ne concordent pas avec la traduction officielle française. En l'absence d'une indication contraire, toute référence à la pagination concerne l'édition américaine IMT.

<< >> = pagination allemande.

MARTIN BORMANN

BORMANN fut accusé de "persécution de la religion" et de beaucoup d'autres crimes graves. L'avocat de Bormann, le Dr. Bergold, indiqua que beaucoup de pays modernes (c'est-à-dire, surtout l'Union Soviétique) étaient expressément athées; des ordres qui interdisaient aux prêtres d'occuper de hautes fonctions dans le Parti (c'est-à-dire, le parti nazi), ne pouvaient donc pas caractériser une "persécution". Ainsi s'exprimait le Dr. Bergold:

"Le Parti est considéré comme quelque chose de criminel, comme une conspiration. Est-ce que c'est un crime de défendre à certaines personnes de devenir membres d'une conspiration criminelle? C'est considéré un crime, cela?" (V 312 <<353>>).

Des documents furent présentés dans lesquels Bormann interdisait toute persécution de la religion, permettant expressément l'éducation religieuse (XXI 462-465 <<512-515>>). Une condition de cette directive était qu'il fallait utiliser le texte biblique tout entier; des suppressions, des manipulations, et des distorsions du texte étaient interdits. En raison du manque de papier pendant la guerre, des restrictions furent introduites pour l'impression de tous les journaux, et pas seulement des journaux religieux (XIX 111-124 <<125-139>>; XXI 262-263; 346; 534; 539; <<292-293; 383; 589; 595>>; XXII 40-41 <<52-53>>).

L'avocat de Bormann eut peu de difficulté à démontrer que Bormann n'aurait pu être condamné pour aucun délit selon les lois d'aucun pays, tant il est évident que les sténographes ne sont pas tenus criminellement responsables de tous les documents signés par eux. Il n'apparaissait pas clairement jusqu'à quel point il n'avait agi que comme sténographe ou secrétaire. Pour l'accusation, cependant, les lois étaient hors de propos, et Bormann fut condamné à être pendu. La sentence devait être exécutée sur-le-champ, bien que des témoignages concordants aient établi que Bormann avait été tué par l'explosion d'un char, et n'était plus probablement en un seul morceau, ce qui présentait certains problèmes d'ordre pratique si l'on voulait le pendre (XVII 261-271 <<287-297>>).

ORGANISATIONS CRIMINELLES

Les preuves de la défense concernant les prétendues "organisations criminelles" consistent en des déclarations orales de 102 témoins et 312.022 déclarations écrites et certifiées (XXII 176 <<200>>).

Le terme "criminel" ne fut jamais défini (XXII 310 <<354>>; voyez aussi XXII 129-135 <<148-155>>).

Il n'a jamais été défini non plus quand ces organisations devinrent prétendument "criminelles" (XXII 240 <<272-273>>). Le Parti nazi lui-même serait devenu criminel à partir de l'année 1920 (XXII 251 <<285>>) ou peut-être de 1938 (XXII 113 <<130>>), ou même jamais (II 105 <<123>>).

Les 312.022 déclarations écrites et certifiées furent présentées à une "commission". Le procès-verbal de cette commission n'apparaît pas dans celui du procès de Nuremberg. Les "National Archives" à Washington ne possèdent pas de copie du procès-verbal de la commission. Elles n'en ont jamais entendu parler, ne savent pas ce que c'est, et ne savent pas vous dire où on peut les trouver.

Des 312.022 déclarations écrites, seulement quelques douzaines furent traduites en anglais, tant et si bien que le Tribunal n'était pas en mesure de les lire (XXI 287, 397-398 <<319, 439>>).

Le Président du Tribunal, Sir Geoffrey Lawrence, ne comprenait pas l'allemand; l'accusateur en chef Robert Jackson non plus.

En raison d'un changement dans la réglementation entrepris à la dernière minute (XXI 437-438, 441, 586-587 <<483-485, 488, 645-646>>), beaucoup d'autres déclarations furent rejetées au motif de leur prétendu "manque de conformité" (XX 446-448 <<487-489>>).

La "commission" établit des "résumés" qui furent présentés au Tribunal ("x-mille déclarations tendant à établir le caractère humanitaire du traitement des prisonniers", etc.). Ces résumés ne furent pas considérés comme des preuves; le Tribunal promit de lire les 312.022 déclarations avant d'arriver à un jugement (XXI 175 <<198>>). 14 jours plus tard, il fut annoncé que les 312.022 déclarations de la défense n'étaient pas vraies (XXII 176-178 <<200-203>>)

Par la suite, une seule déclaration de l'accusation (Document D-973) fut considérée comme une réfutation des 136.000 déclarations de la défense (XXI 588; 437, 366 <<647, 483-484, 404>>).

Les 102 témoins furent obligés d'apparaître et de témoigner devant la "commission" avant d'apparaître devant le Tribunal. Puis 29 de ces témoins (XXI 586 <<645>>), ou, selon une autre source, 22 de ces témoins (XXII 413 <<468>>) furent autorisés à se présenter devant le Tribunal; mais leurs témoignages ne devaient pas être "cumulatifs", c'est-à-dire, répétitifs de leur témoignages devant la "commission" (XXI 298, 318, 361 <<331, 352, 398-399>>).

En outre, 6 déclarations écrites et présentées par l'accusation furent considérées comme ayant "réfuté" les témoignages des 102 témoins (XXI 153 <<175>>, XXII 221 <<251>>).

Une de ces déclarations fut écrite en polonais, de façon que la défense soit incapable de la lire (XX 408 <<446>>). Une autre fut signée par un juif s'appelant Szloma Gol, qui prétendit avoir déterré et brûlé 80.000 cadavres, y compris celui de son frère (XXI 157 <<179>>, XXII 220 <<250>>).

(Selon le procès-verbal britannique, il n'a déterré et brûlé que 67.000 cadavres.)

Les autorités de l'accusation avaient déjà terminé la présentation de leur preuves à ce moment-là (XX 389-393, 464 <<426-430, 506>>; XXI 586-592 <<645-651>>).

Il fut alors prétendu, lors du réquisitoire final de l'accusation, que 300.000 déclarations avaient été présentées et examinées pendant le procès, donnant l'impression au lecteur inattentif qu'il s'agissait de documents de l'accusation (XXII 239 <<272>>).

En vérité, cependant, l'accusation termina le procès tout entier avec tout au plus quelques dizaines de déclarations vraiment importantes (à voir, par exemple, XXI 437 <<483>>, où 8 ou 9 déclarations furent présentées par l'accusation contre 300.000 déclarations pour la défense; voir aussi XXI 200 <<225>>; 477-478 <<528-529>>; 585-586 <<643-645>>; 615 <<686-687>>)

Dans les nombreux procès de crimes de guerre dans des camps de concentration, comme celui de Martin Gottfried Weiss, un expédient plus convenable fut arrêté. Un simple emploi dans un camp, ne fût-ce que pour quelques semaines, fut considéré comme la preuve d'une "connaissance constructive" du "Projet Commun".

Le terme "Projet Commun" ne fut naturellement jamais défini. Le mot "conspiration" fut constamment évité afin de pouvoir procéder avec des règles de preuves plus floues.

Il n'était pas nécessaire de faire référence à des actes spécifiques de mauvais traitements, ni de prouver la mort d'une seule personne en conséquence de tels mauvais traitements.

Le procès-verbal de la commission de Nuremberg se trouve au Palais de la Paix à La Haye, où il remplit la moitié d'une chambre-forte à l'épreuve du feu mesurant du sol jusqu'au plafond. Les témoignages oraux de chaque témoin furent tapés avec une mise en page commençant avec la page numéro 1, puis retapés avec une mise en page consécutive qui s'étend jusqu'à plusieurs milliers de pages. Les premières ébauches et les copies finales sont classées ensemble et agrafées dans des dossiers, sur du papier extrêmement fragile avec des agrafes oxydées. Il est absolument certain que personne n'a jamais lu ce matériel, en tout cas à La Haye.

Dans les plaidoyers de la défense, le matériel concernant les témoignages des 102 témoins apparaît, pour la plupart, en impression serrée dans les volumes XXI et XXII du procès-verbal du procès de Nuremberg. L'impression serrée indique que les passages furent rayés des plaidoyers finaux de la défense; d'autre part, le procès aurait été trop long (dans l'esprit de l'accusation). Ce matériel s'étend jusqu'à plusieurs centaines de pages. Tout ce matériel est absent, jusqu'au dernier mot, du procès-verbal publié au Royaume-Uni. Du protocole américain, 11 pages ont été rayées entre les paragraphes 1 et 2 de la page 594 du volume XXI. Dans le procès-verbal allemand, ces 11 pages apparaissent au volume XXI, pp. 654-664. A part cela, les versions américaines et allemandes semblent plus ou moins complètes.

Le matériel traite, par exemple:

"Guerre totale": XIX 25 <<32>>
Réparations: XIX 224-232 <<249-259>>
Syndicats allemands: XXI 462 <<512>>
Gestapo et camps de concentration: XXI 494-530 <<546-584>>
"Putsch Roehm": XXI 576-592 <<635-651>>
"La Nuit de Cristal": XXI 590-592 <<649-651>>
"Umsiedlung" (Transferts
de populations): XXI 467-469, 599-603 <<517-519, 669-674>>
SD: XXII 19-35 <<27-47>>
Armements: XXII 62-64 <<75-78>>.

Les 312.022 déclarations écrites furent probablement classées dans une archive allemande.

Le jugement du procès de Nuremberg fut imprimé deux fois, dans les volumes I et XXII.

Il est important d'obtenir les volumes allemands et de lire le jugement dans le volume XXII en allemand. Du mauvais allemand et de fausses traductions, etc., écrits par les Américains, ont été corrigés avec des notes en bas de page. Des erreurs de cette nature dans des documents peuvent être considérés en l'occurrence comme des preuves de falsifications.

En général, les volumes allemands sont préférables aux volumes américains. De fréquentes notes en bas de page dans les volumes allemands alertent le lecteur face à des traductions incorrectes, des documents disparus, et des copies falsifiées (par exemple, XX 205 du procès-verbal allemand: "Cette phrase n'apparaît pas dans le document original").

Les volumes allemands en livres de poche sont disponibles chez Delphin Verlag, Munich (ISBN 3.7735.2509.5) (procès-verbal des audiences seulement; le procès-verbal des audiences avec les volumes documentaires peut être commandé sur microfilm de Oceana Publications, Dobbs Ferry, NY).

DOCUMENTS

La version courante des événements prétend que les Alliés auraient étudié 100.000 documents et puis choisi 1.000 documents qui furent présentés devant le Tribunal, les originaux étant ensuite archivés au Palais de la Paix de La Haye. Mais ce n'est pas exact.

Les documents utilisés comme des preuves au procès de Nuremberg étaient, pour la plupart, des "photocopies" de "copies". Beaucoup de ces "documents originaux" étaient écrits entièrement sur du papier normal, sans en-tête de lettre et sans aucune marque faite à la main, par des personnes inconnues. Quelquefois il s'y trouve un paraphe ou une signature illisible d'une personne plus ou moins inconnue ayant prétendument "certifié" le document comme une "copie conforme". Parfois il y a un cachet allemand, parfois non. Beaucoup furent "trouvés" par les Russes, ou "certifiés" par des "commissions de crimes de guerre" soviétiques.

Le volume XXXIII, un volume de documents pris au hasard, contient 20 interrogations ou déclarations écrites, 12 photocopies, 5 copies non signées, 5 documents originaux avec signature, 4 copies de matériel imprimé, 3 copies faites par machine à ronéotyper, 3 télétypes, 1 copie sur microfilm, 1 copie signée par quelqu'un d'autre, et 1 non spécifiée.

Le Palais de la Paix à La Haye possède peu de documents originaux allemands établis pendant la guerre, et peut-être même aucun. Il y a beaucoup de "déclarations" écrites après la guerre, le procès-verbal de la Commission du Tribunal de Nuremberg, et beaucoup de matériel de grande valeur de la défense. Il y a le "savon humain", qui n'a jamais été analysé scientifiquement, et la "recette originale pour la fabrication du savon humain" (Document URSS-196), ce qui est une falsification, mais le Palais ne possède apparemment pas de documents allemands originaux établis pendant ou avant la guerre. Le Palais de la Paix possède des photostats négatifs - c'est-à-dire, des photocopies - de ces documents, sur du papier extrêmement fragile qui a été agrafé. Pour photocopier les photostats, il faut enlever les agrafes. Les documents sont ré-agrafés encore une fois après avoir été photocopiés, ce qui fait plus de trous. On voit que la plupart de ces documents n'ont pas été photocopiés avec beaucoup de fréquence; selon les fonctionnaires du Palais, il est très rare de recevoir des visiteurs qui veulent même les voir.

Les National Archives à Washington (cf. Telford Taylor, Use of Captured German and Related Documents, A National Archive Conference) prétendent que les documents originaux seraient à La Haye. La Haye prétend que les documents originaux seraient aux National Archives.

La "Stadtarchive Nuernberg" et la "Bundesarchiv Koblenz" n'ont pas de documents originaux du procès de Nuremberg non plus. Elles prétendent toutes deux que les documents originaux seraient à Washington. Puisque les documents originaux, dans la plupart des cas, sont des "copies", très fréquemment il n'y a aucune preuve que les documents originaux aient jamais existé.

L'accusateur en chef du ministère public, Robert Jackson, commença le procès d'une façon inimitable, en citant toute une série de documents falsifiés ou sans valeur pour une raison ou pour une autre, ainsi: 1947-PS; 1721-PS, 1014-PS, 81-PS, 212-PS; parmi beaucoup d'autres (II 120-142 <<141-168>>).

1947-PS est une "copie" d'une "traduction" d'une "lettre" du Général Fritsch à la Baronne von Schutzbar-Milchling. Par la suite, la Baronne signa une déclaration affirmant n'avoir jamais reçu la lettre en question (XXI 381 <<420-421>>).

La "lettre" falsifiée du Général Fritsch à la Baronne von Schutzbar-Milchling fut reconnue comme telle par le Tribunal pendant le procès, et ne fut pas incluse dans les volumes documentaires, où elle devrait apparaître à XXVIII 44. Jackson ne fut cependant pas réprimandé par le Tribunal (XXI 380 <<420>>).

En toute apparence, des Américains enthousiastes falsifièrent 15 de ces "traductions", après quoi les "documents originaux" auraient tous disparu mystérieusement (cf. Taylor, Captured Documents).

1721-PS est un faux dans lequel un S. A. écrit une lettre à lui-même, lettre incluant un rapport concernant la manière dans laquelle il était en train de mettre en oeuvre un ordre qu'il cite verbatim dans la lettre. Des marquages écrits à la main aux pages 2 et 3 sont des falsifications évidentes de marquages à la page 1 (XXI 137-141 <<157-161>>; 195-198 <<219-224>>; 425 <<470>>; XXII 147-150 <<169-172>>; cf. aussi Testimony Before The Commission, Fuss, 25 avril, et Lucke, 7 mai 1946). Les National Archives possèdent un "photostat positif" de 1721-PS, tandis que le Palais de la Paix possède un "photostat négatif". Le "document original" est une "photocopie" (XXVII 485).

1014-PS est prétendument un "discours de Hitler" écrit sur du papier sans en-tête de lettre, signature, cachet, etc., par un inconnu. Le document porte le titre "Deuxième Discours", bien qu'il soit connu que Hitler n'a prononcé qu'un discours à cette date. Il y a 4 versions de ce discours, 3 desquelles sont des faux: 1014-PS, 798-PS, L-3, et une, une version authentique, Ra-27 (XVII 406-408 <<445-447>>; XVIII 390-402 <<426-439>>.

Le troisième faux, Document L-3, porte le cachet d'un laboratoire du FBI, et ne fut même pas accepté par le Tribunal comme preuve (II 286 <<320-321>>), mais 250 copies du même document furent distribuées à la presse comme authentiques (II 286-293 <<320-328>>).

Ce document fut cité par A. J. P. Taylor à la page 254 de son livre The Origins of the Second World War (Fawcett Paperbacks, 2nd édition, with Answer to his Critics), dont la source prétend être German Foreign Policy, Series D vii, no. 192 et 193.

L-3 est la source de nombreuses déclarations attribuées à Hitler, particulièrement: "Qui se rappelle aujourd'hui du sort des Arméniens?", et: "Nos ennemis sont de petits vers. Je les ai vus à Munich." Selon ce document, "Hitler" se compare avec Gengis Khan, déclarant son intention d'exterminer les Polonais, et de donner un coup de pied aux testicules de Chamberlain devant les photographes. Le document semble avoir été rédigé sur la même machine à écrire que beaucoup d'autres documents à Nuremberg, y compris les 2 autres versions du même discours. Cette machine à écrire était probablement une Martin, fabriquée par Triumph-Adler-Werke, à Nuremberg.

81-PS est une "copie conforme" d'une lettre non signée, établie sur du papier normal par un inconnu. Si elle est authentique, il s'agit du projet d'une lettre qui ne fut jamais postée. Le document est toujours appelé une "lettre" de Rosenberg, ce que Rosenberg nia (XI 510-511 <<560-561>>). Le document ne comporte ni signature, ni paraphe, ni numéro de fiche (une notation bureaucratique), et ne fut pas trouvé parmi les effets personnels du destinataire (XVII 612 <<664>>). 81-PS est une "photocopie" avec un numéro de pièce à conviction soviétique (URSS-353, XXV 156-161).

212-PS fut aussi écrit par un inconnu, entièrement sur du papier normal, sans aucune notation faite à la main, sans date, signature, ni cachet (III 540 <<602>>, XXV 302-306; voir aussi des photocopies de photostats négatifs du Palais de la Paix à La Haye).

Tout cela est, pour Nuremberg, tout à fait normal. Le Document 386-PS, le "protocole de Hossbach", un prétendu discours de Hitler du 5 novembre 1938, est une "photocopie conforme" d'une "copie certifiée sur microfilm" d'une "copie conforme" re-dactylographiée par un Américain, d'une "copie conforme" re-dactylographiée par un Allemand, des notes prise par Hossbach et jamais approuvées par Hitler lui-même, d'un discours de Hitler, écrit de mémoire par Hossbach 5 jours plus tard. Il ne s'agit pas ici d'un des pires documents, mais un des meilleurs, parce que nous savons qui a préparé une des "copies". Le texte du Document 386-PS a été manipulé (XLII 228-230).

Donc, un "jugement par document" fonctionne de la manière suivante: A, un inconnu, écoute des "propos oraux" prétendument faits par B, et prend des notes ou établit un document sur la base de ces prétendus propos. Le document est alors présenté comme preuve, pas contre A, qui a établi le document, mais contre B, C, D, E, et toute une série d'autres personnes, bien qu'il n'y ait rien qui prouve un lien quelconque avec le document ou avec les prétendus propos. Il est tout simplement prétendu, avec une négligence sublime, que "B aurait dit", "C aurait fait", ou bien "D et E auraient su". Une telle procédure était établie en violation des règles de preuve de n'importe quel pays civilisé. De plus, les documents ne sont pas identifiés par des témoins.

La falsification de documents originaux ne fut que rarement pratiquée à Nuremberg, parce que les documents n'étaient pas portés physiquement aux audiences. Le "document original", c'est-à-dire, l'original de la "copie" non-signée, était gardé dans un coffre-fort du "Document Centre" (II 195 <<224>>, 256-258 <<289-292>>).

Puis 2 "photocopies" de la "copie" (V 21 <<29>>), ou peut-être 6 photocopies (II 251-253 <<284-286>>), étaient préparées, et ce sont celles-ci qui étaient présentées au Tribunal. Toutes autres copies étaient re-dactylographiées sur un stencil pour machine à ronéotyper (IX 504 <<558-559>>).

Dans le procès-verbal des audiences, le mot "original" est employé dans le sens de "photocopie" (II 249-250 <<283-284>>; XIII 200 <<223>>, 508 <<560>>, 519 <<573>>, XV 43 <<53>>, 169 <<189>> 171 <<191>> 327 <<359>>) pour distinguer les "photocopies" des "copies re-dactylographiées sur ronéo" (IV 245-246 <<273-274>>).

Des "traductions" de tous les documents étaient disponibles dès le début même du procès, (II 159-160 <<187-189>>, 191 <<219-220>>, 195 <<224>>, 215 <<245>>, 249-250 <<282-283>>, 277 <<312>>, 415 <<458>>, 437 <<482-483>>), mais les "textes originaux allemands" ne furent pas disponibles pendant au moins 2 mois. C'est le cas non seulement avec des mémoires, accusations, informations, etc. du Tribunal, mais avec TOUS LES DOCUMENTS. La défense ne reçut pas de documents en langue allemande avant le 9 janvier 1946 sinon plus tard (V 22-26 <<31-35>>).

Parmi les documents qui semblent avoir été établis sur la même machine à écrire il y a, entre autres, le Document 3803-PS, une lettre de l'accusé Kaltenbrunner au Maire de Vienne, et la lettre du Maire, qui envoya la lettre de Kaltenbrunner au Tribunal sous même pli (XI 345-348 <<381-385>>). La lettre de Kaltenbrunner contient une fausse expression géographique (XIV 416 <<458>>).

KARL DÖNITZ

Doenitz fut condamné pour avoir mené une "guerre illégale de sous-marins" contre les Britanniques. En droit international, tout est une question de réciprocité et de conventions internationales, qui ne peuvent être renforcées que par la réciprocité. En période de guerre, la meilleure défense contre une arme est une contre-offensive vigoureuse avec la même arme. Les Britanniques, grâce à leur maîtrise des mers, firent les deux guerres au moyen de blocus et du système "Navicert". Des navires neutres furent arrêtés par la force dans les zones maritimes internationales et forcés d'entrer dans des ports britanniques pour être examinés selon des formules complexes: si un pays neutre importait plus de nourriture, d'engrais, de laine, de cuir, de caoutchouc, de coton, etc. que les quantités considérées comme nécessaires pour leur propre consommation (selon l'avis des Britanniques), on supposait que la différence était destinée à être réexpédiée aux Allemands. Résultat: le navire (y compris la cargaison toute entière) était confisqué et vendu aux enchères (ce qui était aussi une violation des clauses de tous les contrats d'assurances maritimes britanniques).

En 1918-19, le blocus fut maintenu pendant huit mois après l'Armistice pour forcer les Allemands à ratifier le Traité de Versailles. Des centaines de milliers d'Allemands moururent de faim après la guerre tandis que les diplomates hésitaient, ce qui était une évidente violation des conditions de l'armistice et de tout droit international: et selon Hitler, "la plus grande violation de foi de tous les temps". Le point de vue britannique semble être que le blocus lui-même était légal, mais mis en oeuvre d'une manière totalement illégale; cf. Encyclopædia Britannica (1911), "Neutrality"; Encyclopædia Britannica (1922), "Blockade", "Peace Conference". Dans la guerre contre le Japon, les Américains coulaient "tout ce qui bougeait dès le premier jour de la guerre".

Les neutres, y compris les Etats-Unis, se plaignirent de cette violation de leur neutralité, mais obéirent, ce qui fut encore une fois une violation de leur propre neutralité. Une nation qui permet une violation de sa neutralité peut-être considérée comme belligérante.

La Cinquième Convention de La Haye du 18 octobre 1907 concernant les droits des neutres ne fut jamais ratifiée par les Britanniques, mais ses dispositions furent considérées comme obligatoires pour les Japonais et les Allemands, malgré une clause de non-participation. Cette dernière signifie que la convention ne s'applique pas dès lors qu'un non-signataire participe au conflit.

En 1939, les Allemands ne possédaient que 26 sous-marins pour le service atlantique, la cinquième partie de la flotte submersible de la France seule. De plus, les sous-marins allemands étaient beaucoup plus petits que ceux d'autres nations. Un contre-blocus contre les îles britanniques ne pouvait être réalisé qu'en avertissant les neutres de ne pas naviguer dans les eaux territoriales britanniques. Pour les Britanniques, c'était un "crime".

De ces 26 sous-marins, beaucoup, à n'importe quel moment, avaient besoin de réparations, c'est ainsi que certains mois il n'y en avait que 2 ou 3 en état de naviguer. Il est évident que les sous-marins ne peuvent pas exécuter des opérations d'arraisonnement et de perquisition de la même façon qu'un navire de surface. Un sous-marin, une fois qu'il a fait surface, est presque tout à fait sans défense contre les armes les plus légères montées sur un navire marchand, pour ne pas parler de radio, radar, et avions.

Il fut réclamé par les Britanniques à Nuremberg que les Allemands auraient dû faire surface; notifier au navire de surface leur intention de perquisitionner; et attendre jusqu'à ce que le navire commence les hostilités. A ce point-là, ils auraient dû couler le navire, apparemment avec leurs armes de pont, puis prendre les dizaines ou centaines de survivants sur le sous-marin (où ils auraient été beaucoup plus exposés au danger que dans n'importe quel canot de sauvetage), et finalement les transporter à la terre la plus proche.

Quand les avions britanniques apparaissaient et coulaient le sous-marin, tuant les survivants, ceux-ci naturellement étaient réputés avoir été "assassinés par les Allemands". Aucune convention internationale n'exige une telle procédure, et aucune nation n'a jamais combattu de cette façon. Puisque le sauvetage des survivants représentait un danger pour le sous-marin et très fréquemment avait comme résultat la perte du sous-marin avec son équipage, Doenitz prohiba tout acte de sauvetage. Par les Britanniques, cet ordre fut interprété comme "un ordre de tuer tous les survivants". Cette accusation ne fut cependant pas soutenue dans le jugement.

Doenitz fut aussi accusé d'avoir encouragé le peuple allemand à une résistance désespérée, un "crime" commis aussi par Winston Churchill.

Doenitz répliqua: "Il était très douloureux de voir nos villes bombardées jusqu'à la ruine, et, à cause de ces attaques de bombes et aux combats continuels, plus de vies humaines ont été perdues. Le chiffre de ces pertes est à peu près de 300.000 à 400.000 personnes, la plupart desquelles sont mortes dans l'attaque sur la ville de Dresde, sans justification d'un point de vue militaire, et imprévisible. Néanmoins, ce chiffre est faible en comparaison avec les millions que nous aurions perdus à l'est, soldats et civils, si nous avions capitulé en hiver." (XIII 247-406 <<276-449>>; XVIII 312-372 <<342-406>>).

HANS FRANK

Frank fut accusé d'avoir tenu des centaines de propos antisémitiques dans un document de 12.000 pages, appelé son "journal". Le "journal" ne contient qu'une seule page signée par Frank, avec des centaines de propos humanitaires, ce qui fut ignoré (XII 115-156 <<129-173>>). Les remarques antisémitiques furent sélectionnées par les Russes et typographiées dans un document très court, le Document 2233-PS, présenté aux Tribunal et appelé le "Journal de Frank".

Le vrai "Journal" de 12.000 pages consistait en des résumés (pas de procès-verbaux exacts ou de notes sténographiques) de conférences auxquelles 5 ou 6 personnes parlaient très souvent toutes en même temps dans la plus grande confusion; il n'était pas clair de savoir à qui certaines remarques devaient être attribuées (XII 86 <<97-98>>).

Frank avait donné son "journal" aux Américains, croyant qu'il l'exonérerait: il avait protesté contre les illégalités de Hitler dans des discours publics à grand risque personnel, et il avait essayé de démissionner 14 fois (XII 2-114 <<8-128>>; XVIII 129-163 <<144-181>>).

Frank fut convaincu de la réalité des atrocités allemandes après avoir lu des articles concernant le procès soviétique de Majdanek "dans la presse étrangère" (XII 35 <<43>>). Auschwitz n'était pas localisé en territoire sous le contrôle de Frank.

Frank voyait sa mission comme la création d'une organisation judiciaire indépendante dans un Etat national-socialiste, une mission qui s'avéra être impossible. Dans un discours du 19 novembre 1941, il dit: "La Loi ne peut pas être dégradée jusqu'à devenir un objet de commerce. La Loi ne peut pas être vendue. Elle est là, ou elle n'est pas là. La Loi ne peut être commercialisée à la Bourse. Si la Loi ne trouve aucun support, l'Etat perd son équilibre moral et se coule dans les profondeurs de la nuit et de la terreur".

Les illégalités de Hitler n'avaient jamais inclus la promulgation d'une loi ex-post facto; en 3 cas, des peines furent augmentées rétroactivement (XVII 504 <<547>>).

Le pillage de trésors d'art prétendument commis par Frank sera discuté avec celui de Rosenberg.

WILHELM FRICK

Frick fut pendu pour la prétendue "germanisation" des résidents de Posen, Dantzig, la Prusse occidentale, Eupen, Malmédy, les Sudètes, le territoire de Memel, et l'Autriche. A l'exception de l'Autriche, toute ces régions étaient précédemment des parties de l'Empire prussien, séparées de l'Allemagne par le Traité de Versailles. Malmédy est une région francophone; toutes les autres sont déjà des régions germanophones. L'Autriche ne fut pas capable de survivre comme une unité économique indépendante après 1919, et avait demandé à être réunie avec l'Allemagne par plébiscite. Les vainqueurs démocratiques répondirent par la menace de bloquer toute importation de nourriture (XVIII 55 <<66>>, XIX 360 <<397>>).

Un autre crime prétendument commis par Frick fut le meurtre de 275.000 faibles d'esprit, selon le "rapport" d'une "commission de crimes de guerre" tchécoslovaque.

Frick, comme Goering, fut accusé de responsabilité pour l'existence des camps de concentration. Dans sa défense, on a indiqué que l'"arrestation préventive" pré-existait à l'accession au pouvoir des nationaux-socialistes en Allemagne ainsi qu'en Autriche, où elle était appelée Anhaltehaft, et utilisée pour emprisonner des milliers de nationaux-socialistes (XXI 518-521 <<572-576>>). L'"arrestation préventive" existe en Allemagne aujourd'hui, où elle s'appelle U-haft.

Dans le jugement final d'un des plus importants procès de crimes de guerre tenus par les Américains à Dachau (Trial of Martin Gottfried Weiss and Thirty Nine Others, Law Reports of Trials of War Criminals, volume XI, p. 15), publié par les Nations Unies), apparaît la phrase suivante:

"Dans le cas du camp de concentration de Mauthausen_ les circonstances fondamentales étaient identiques - bien que le nombre de victimes soit beaucoup plus élevé, en raison de la pratique des exterminations en masse dans une chambre à gaz -_"

Est-ce que cela revient à admettre qu'il n'y avait aucune chambre à gaz à Dachau? Selon Law Reports of Trials of War Criminals, aucun procès à Dachau n'a jamais "prouvé" l'existence d'une chambre à gaz à Dachau.

Dans le procès à Nuremberg, une "copie conforme" du Jugement dans le Trial of Martin Gottfried Weiss and Thirty Nine Others, avec cette phrase supprimée, fut présentée au Tribunal comme le Document 3590-PS (V 199), avec 3 autres documents prétendant la mise en oeuvre d'exterminations dans une chambre à gaz à Dachau (Document 3249-PS, V 172-173 <<198>, XXXII 60; Document 2430-PS, XXX 470; et 159-L, XXXVII 621).

Frick fut accusé par le signataire de la déclaration alléguant des "exterminations en masse dans une chambre à gaz à Dachau", Document 3249-PS (écrit par le Lt. Daniel L. Margolies, impliqué dans la falsification de 3 discours de Hitler, XIV 65 <<77>>, et signé par Dr. Franz Blaha) d'avoir visité Dachau. Frick nia cette accusation, et demanda de pouvoir rejoindre le banc des témoins afin de se défendre lui-même et d'être confronté à Blaha.

Ce qui lui fut refusé. Apparemment Frick abandonna: il ne témoigna jamais. Le plaidoyer de son avocat en défense apparaît à XVIII 164-189 <<182-211>>.

Le signataire, le Dr. Franz Blaha, un communiste, fut président de l'Association Internationale de Dachau en 1961, prétendant toujours avoir vu des exterminations en masse dans une chambre à gaz et avoir fabriqué des pantalons et d'autres articles en peau humaine.

Le procès de Martin Gottfried Weiss est disponible sur 6 bobines de microfilm (M1174, National Archives). Les premières pièces à conviction concernant une "chambre à gaz à Dachau" (rapport, plan, jet de douche, bobine 1), ne furent jamais présentées au Tribunal à Dachau, et elles ont disparu des pièces à conviction finales (bobine 4). Le procès-verbal des audiences (bobine 2 et 3) ne contient aucune mention d'une chambre à gaz à Dachau, à l'exception de quelques phrases dans les témoignages du Dr. Blaha (volume 1, p. 166, 169). La prétendue peau humaine provenait de taupes (volume 4, p. 450, 462, 464).

HANS FRITZSCHE

Fritzsche fut convaincu de la réalité des atrocités allemandes en Russie par une lettre qu'il reçut. Il essaya de les vérifier, mais n'en trouva aucune preuve (XVII 172-175 <<191-195>>).

Fritzsche est un témoin important parce qu'il fut admis par le Tribunal dans son cas que les journaux étrangers faisaient circuler beaucoup de fausses informations concernant l'Allemagne (XVII 175-176 <<194-196>>; voir aussi XVII 22-24 <<30-33>>). Néanmoins, ces mêmes articles de journaux et reportages de radio constitueraient prétendument les "faits de notoriété générale" qui n'avaient aucun besoin d'être prouvés (Article 21 des règles de preuve, I 15 <<16>>, II 246 <<279>>).

Dans la défense de Fritzsche, mention fut faite qu'il n'y a aucune convention internationale réglementant la propagande ou des reportages d'atrocités, vraies ou fausses; une seule loi d'un seul pays (la Suisse) interdirait les insultes à un chef d'Etat étranger. Le fait que Fritzsche ne pouvait être coupable d'aucun délit fut, à Nuremberg, tout simplement hors de propos. On trouvait peu souhaitable de mener un "procès" dans lequel tous les accusés auraient été trouvés coupables. Dans les marchandages précédant le verdict final, il fut décidé que Fritzsche pouvait être acquitté (XVII 135-261 <<152-286>>; XIX 312-352 <<345-388>>).

WALTER FUNK

Funk était un pianiste classique d'une famille extrêmement respectée, marié depuis 25 ans à l'époque du procès, et ancien éditeur financier. Comme la majorité des accusés, Funk fut accusé d'avoir commis des "actes immoraux", preuves de sa "participation volontaire au Projet Commun", comme avoir accepté des cadeaux d'Hitler le jour de son anniversaire (il est évident que de tels actes ne sont pas illégaux.)

Funk déclara que les Britanniques et les Polonais avaient conspiré pour provoquer la guerre contre l'Allemagne en croyant que les généraux renverseraient Hitler (XIII 111-112 <<125-126>>).

Funk fut accusé d'avoir conspiré avec la SS pour financer la production pour la guerre en tuant les prisonniers dans des camps de concentration et en leur retirant des dents en or. Les dents auraient été prétendument gardées dans un coffre-fort à la Reichsbank avec de vieux rasoirs, stylos, gros réveille-matin et d'autres objets de rebut plus ou moins sans valeur. Le témoignage de Rudolf Hoess selon lequel les dents avaient été fondues à Auschwitz, fut oublié (XI 417 <<460>>).

Funk certifia que les quantités et types de butin étaient "absurdes", ajoutant que la SS agissait comme police de douane, renforçant des réglementations de change, y compris une prohibition de toute propriété en or et en argent, aussi bien qu'en monnaie ou billets de banque étrangers. Il était tout à fait normal que la SS, une agence du gouvernement, possède des comptes financiers, et que ces comptes contiennent des objets de valeur. Les Allemands gardaient des objets de valeur dans les mêmes chambres-fortes que la SS, et la Reichsbank n'y avait pas accès, parce qu'il s'agissait de dépôts de sécurité en coffres-forts privés.

Avec les bombardements, des quantités croissantes d'objets de valeur vinrent à être déposés dans les chambres-fortes par des citoyens allemands ordinaires. Finalement, après une attaque particulièrement destructrice sur la banque, les objets de valeur furent retirés et déposés dans une mine de potassium en Thuringe. Ces objets furent trouvés dans la mine par les Américains, qui en falsifièrent un film.

Funk et son avocat démontrèrent les truquages du film en utilisant un témoin de l'accusation dans ce qui fut sans doute parmi les contre-interrogatoires et témoignages les plus astucieux de tout le procès (XIII 169 <<189-190>>, 203-204 <<227-228>>, 562-576 <<619-636>>; XXI 233-245 <<262-275>>).

Vite démolie également fut la déclaration ridicule de Oswald Pohl, Document 4045 PS, dans laquelle Funk était accusé d'avoir parlé de l'utilisation des dents en or de juifs massacrés pour financer la production pour la guerre, lors d'un dîner en présence de dizaines d'invités, et aussi de serveurs (XVIII 220-263 <<245-291>>). Cette déclaration était écrite en allemand et signée par Robert Kempner comme témoin. Plus tard, Pohl fut déclaré coupable d'avoir massacré des victimes en 10 "chambres à vapeur" à Treblinka, pour fabriquer des "paillassons" avec leurs cheveux (NMT IV 1119-1152) (Fourth Military Tribunal, Nuremberg).

Funk croyait, comme les autres accusés, que des crimes avaient été commis, mais maintenait qu'il n'en avait rien su personnellement. Sa croyance dans la réalité des crimes ne constitue pas, en soi, une preuve de la véracité de cette croyance.

KURT GERSTEIN

Kurt Gerstein est cité fréquemment comme "témoin" de l'Holocauste; néanmoins, ce n'est pas exact. Par "témoin" on comprend normalement quelqu'un qui a vu quelque chose, et qui apparaît pour témoigner de ses connaissances personnelles. Ce que Gerstein ne fit pas. Gerstein était un déposant qui n'a pas prêté serment, ce qui veut dire qu'il s'agit d'un nom qui apparaît à la fin d'une "déclaration", écrite à la machine en français, probablement non écrite par lui (Document 1553-PS, rejeté comme preuve au premier procès de Nuremberg) (VI 333-334 <<371-372>>, 362-363 <<398-399>>).

Une des histoires qui courent concernant Gerstein prétend qu'il aurait écrit sa déclaration dans la prison du Cherche-Midi en France, à Paris, après quoi il se serait immédiatement suicidé, et le cadavre aurait mystérieusement disparu.

Il est beaucoup plus probable que la déclaration ait été écrite en français par un interrogateur-"interprète" juif-allemand, et que quelques-unes des fameuses contradictions (par exemple, l'hiver au mois d'août, ou celle d'être en voiture dans une phrase et en train dans la phrase suivante) soient dues à une transcription imparfaite des notes d'interrogation sous la forme d'une déclaration. Dans les procès de crimes de guerre d'importance secondaire ou japonais, de telles déclarations sans serment sont assez courantes, selon la théorie qu'elles possèdent une "valeur probante", mais de moins de "poids" que des déclarations sous serment. Il est aussi possible que Gerstein soit mort suite aux blessures infligées pendant l'"interrogatoire"; ou peut-être se pendit-il d'une façon insolite avec une bande de machine à écrire.

Plus tard, ce document fut largement cité dans le procès de Oswald Pohl, où il fut "prouvé" que Treblinka avait possédé 10 "chambres à gaz" (1553-PS) et 10 "chambres à vapeur" (3311-PS) dans le même camp, en même temps.

G. M. GILBERT

Une des histoires les plus connues concernant le comportement et la psychologie des accusés au procès de Nuremberg est celle du psychologue G. M. Gilbert, né en Allemagne, dans son livre Nuremberg Diary. Beaucoup de son matériel consiste en des conversations que les accusés ou d'autres personnes auraient prétendument tenu avec Gilbert ou entre eux (!); on prétend que Gilbert aurait transcrit les conversations de mémoire, après coup.

Une comparaison des "conversations" avec le procès-verbal des audiences montrera que les accusés ne parlaient pas dans le style attribué à eux par Gilbert. Gilbert ne prit pas de notes; personne d'autre n'était pas présent pendant les "conversations".

Ceux qui veulent croire que les Documents 1014-PS, 798-PS, et L-3 sont des "discours de Hitler", au moins en comparaison avec le Document Ra-27, peuvent continuer à croire que le livre de Gilbert constitue des "propos des accusés au procès de Nuremberg". Il n'est pas exclu néanmoins que les accusés aient pu faire des propos similaires à ceux prétendument "inscrits dans la mémoire" de Gilbert.

Gilbert croyait que les accusés avaient gazé des millions de juifs. S'ils ne ressentaient cependant aucun sentiment de culpabilité, c'était la preuve de leur "schizophrénie".

Il est évident qu'une telle croyance de la part de Gilbert ne pouvait qu'exercer une influence sur sa perception et sa mémoire jusqu'à un certain point, même s'il relate la vérité autant qu'il en est capable. S'il mentait, il n'était pas le seul "Américain" à Nuremberg à le faire. Telford Taylor, par exemple, était tout simplement incapable de répéter les propos le plus simples dans un esprit de respect pour la vérité (cf. XX 626 <<681-682>>), les propos du Général Manstein, comparés avec XXII 276 <<315>>), la "citation" de Manstein par Taylor).

La meilleure preuve de la malhonnêteté de Gilbert est ce qu'il écrit à la date du 14 décembre 1945: "Le Major Walsh continua à lire la preuve documentaire de l'extermination des juifs à Treblinka et à Auschwitz. Un document polonais déclarait: 'Toutes les victimes devaient enlever leurs vêtements et souliers, qui furent ramassés; après quoi toutes les victimes, les femmes et enfants d'abord, furent poussés dans les chambres de la mort et les petits enfants tout simplement jetés dedans'" (p. 69, première édition).

La "preuve documentaire" est, bien sûr, un "rapport de crimes de guerre" communiste, et les "chambres de la mort" se révèlent être, naturellement, des "chambres à vapeur" (III 567-568 <<632-633>>).

HERMANN GÖRING

Goering fut accusé d'avoir créé le système des camps de concentration et d'avoir comploté une "guerre d'agression" contre la Pologne. Sa défense fut que l'Allemagne était un état souverain, reconnu par tous les gouvernements du monde (XXI 580-581 <<638-639>>); que Hitler était légalement élu; que chaque nation a le droit de légiférer et d'organiser ses affaires comme elle le croit bon; que le Général von Schleicher avait tenté de gouverner illégalement et en violation de la constitution sans le soutien des nationaux-socialistes; que l'Allemagne avait été au bord de la guerre civile en 1933; que des camps de concentration avaient été inventés par les Britanniques pendant la Guerre des Boers*, et que l'internement des ressortissants. de pays hostiles et des adversaires politiques avait été pratiqué par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale.

* <En réalité, les camps de concentration furent inventés pendant la Révolution française pour interner les paysans royalistes lors de la rébellion de la Vendée; c'est donc une institution "démocratique".>

L'ordre de créer les camps avait été sans aucun doute légal, en conformité avec une clause d'urgence de la Constitution de Weimar; l'ordre fut signé par Hindenburg (Décret du Président du Reich du 28 février 1933) en vertu de l'article 48, paragraphe 2, de la Constitution de Weimar (XVII 535 <<581>>, XIX 357 <<394>>).

Selon un document présenté par l'accusation, Document R-129 (III 506 <<565-566>>)), il y aurait eu 21.400 prisonniers dans tous les camps de concentration allemands confondus en 1939; en même temps, 300.000 personnes auraient été enfermées dans des prisons ordinaires (XVII 535-536 <<581-582>>, XX 159 <<178>>).

Un an après la guerre, 300.000 Allemands étaient toujours enfermés dans des camps d'internement alliés selon des clauses de "détention automatique" des conventions alliées (par exemple, le Point B-5 de la Déclaration Commune de Potsdam) (XVIII 52 <<62>>).

La plupart des prisonniers dans les camps de concentration allemands étaient des communistes ou des criminels de droit commun (XVII 535-536 <<581-582>>, XXI 516-521 <<570-576>>, 607-614 <<677-685>>).

Pendant la guerre, suite au blocus, le système des camps avait été étendu pour utiliser la main d'oeuvre des ressortissants des pays ennemis, les criminels, Témoins de Jéhovah, et communistes. Il fut indiqué que l'Amérique emprisonna 11.000 Témoins de Jéhovah (XI 513 <<563>>).

La Grande-Bretagne a combattu pendant les deux guerres mondiales au mépris du droit international, en réduisant l'Allemagne et tous les territoires occupés à la famine par le blocus (XIII 445-450 <<492-497>>; XVIII 334-335 <<365-367>>). Ce fut cela qui nécessita l'introduction des réquisitions et du travail obligatoire dans les territoires occupés, légal selon l'article 52 de la quatrième convention de la Haye sur la guerre terrestre du 18 octobre 1907. Ce fut cela qui rendait les populations heureuses de pouvoir travailler en Allemagne, et de remettre des salaires à leur familles (entre 2 et 3 milliards de marks pendant la guerre).

Les "esclaves" payaient des impôts allemands sur leurs salaires, et étaient disciplinés par des amendes, qui ne pouvaient pas excéder le salaire d'une semaine (V 509 <<571>>). En cas de transgression grave de discipline, ils pouvaient être envoyés en camp de travail (mais non en camp de concentration) pour une période qui ne pouvait pas excéder 56 jours (XXI 521 <<575-576>>). Il était strictement interdit de les battre ou de les maltraiter.

Des prisonniers de guerre pouvaient être relâchés des camps de prisonniers de guerre pour travailler dans l'industrie; dans ce cas, ils étaient traités comme n'importe quel autre travailleur industriel (XVIII 496-498 <<542-544>>), mais ils perdaient la protection de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Ils ne pouvaient pas être forcés à le faire.

Le Régime de Vichy en France obtint la libération et le retour immédiat chez lui d'un prisonnier de guerre pour trois travailleurs envoyés en Allemagne sous contrat pour une période de 6 mois au minimum (XVIII 497 <<543>>). Il n'était pas possible de violer la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre en forçant des prisonniers de nationalité française, belge, ou hollandaise à participer à des hostilités contre leur propre pays, parce que leur propre pays ne combattait plus (XVIII 472-473 <<516>>.

Concernant l'attaque contre la Pologne, la crise polonaise exista pendant plus d'un an avant le Pacte Molotov-Ribbentrop et les attaques allemandes et soviétiques. Pendant tout ce temps, les Polonais n'avaient jamais appelé à une procédure d'arbitrage internationale et impartiale; jamais appelé la Société des Nations; parce qu'ils ne voulaient pas d'une solution équitable. Les Polonais se contentaient de violer leurs conventions internationales par l'expulsion des citoyens polonais d'origine allemande, ainsi que de centaines de milliers de juifs (XVI 275 <<304>>).

L'afflux de juifs polonais fut la cause immédiate principale de l'antisémitisme allemand, selon beaucoup d'accusés et de témoins de la défense (XXI 134-135 <<155>>; XXII 148 <<169>>). Des juifs polonais avaient été impliqués dans de nombreux scandales financiers et escroqueries, comme l'affaire Barnat-Kutitsky (XXI 569 <<627>>).

Concernant la "conspiration pour faire la guerre en violation du droit international", c'était naturellement les Britanniques qui en étaient coupables, par leurs bombardements en masse des villes. Les soldats allemands allaient à la bataille avec des instructions détaillées, selon lesquelles la propriété privée devait être respectée, des prisonniers devaient être traités avec humanité, les femmes devaient être respectées, etc. (IX 57-58 <<68-69>>, 86 <<100-101>>, XVII 516 <<560>>).

Des procès fréquents avec de fréquentes condamnations à mort furent tenus par les forces armées allemandes contre des membres de leurs propres unités accusés de viol ou de pillage, même si la valeur des objets était insignifiante (XVIII 368 <<401-402>>, XXI 390 <<431>>, XXII 78 <<92>>).

La réquisition de propriétés gouvernementales était légale selon la Convention de la Haye. L'Union Soviétique n'était pas signataire de cette convention. En tout cas, dans les pays communistes, la propriété privée n'existait pas. Goering dit qu'il était allé en Russie, et que les gens là-bas n'avaient rien à voler (IX 349-351 <<390-393>>).

En outre, les Alliés étaient en train de faire eux-mêmes à l'époque tout ce qu'ils avaient reproché aux Allemands (XXI 526 <<581>>; XXII 366-367 <<418-420>>).

Goring détruisit l'accusation concernant des "expérimentations médicales dans une chambre à pression", disant que tout aviateur devait tester ses réactions en haute altitude; il n'y avait rien d'anormal dans une prétendue "chambre à pression" (XXI 304-310 <<337-344>>). Les Américains continuaient de réaliser des expérimentations médicales provoquant la mort pendant le procès de Nuremberg même (XIX 90-92 <<102-104>>; voyez aussi XXI 356, 370 <<393, 409>>).

Il fut prétendu, non sans ironie, que la "guerre défensive" pouvait s'étendre jusqu'à l'attaque préventive (XXII 448 <<508>>) ou bien aux attaques pour protéger des citoyens d'un pays étranger contre leur propre gouvernement (XIX 472 <<527>>; XXII 37 <<49>>), sauf quand c'était des Allemands qui le faisaient (X 456 <<513>>). Des objections selon lesquelles les Allemands n'avaient fait que cela, furent ignorées.

Les Soviétiques avaient concentré 10.000 chars et 150 divisions le long de la frontière orientale de la Pologne, et avaient augmenté le nombre des aéroports dans la section russe de la Pologne de 20 à 100. Des plans détaillés furent trouvés plus tard qui n'auraient pas été nécessaires pour des objectifs purement défensifs. Du côté allemand, on croyait qu'attendre une attaque sur les champs de pétrole de la Roumanie ou les champs de charbon de la Silésie aurait été suicidaire (XIX 13-16 <<20-23>>, XX 578 <<630-631>>; XXII 71 <<85>>).

Il semble improbable que des nations avec de gigantesques empires coloniaux (Grande-Bretagne, France), ou des prétentions sur des hémisphères entiers (Etats-Unis) aient pu s'accorder sur une définition crédible de la "guerre agressive". Il fut même admis au jugement du procès de Nuremberg que les termes "défense", "agression", et "conspiration" ne reçoivent pas de définition (XXII 464, 467 <<527, 531>>). La "guerre défensive" est sans doute le "bellum justum" médiéval rhabillé d'un jargon libéral (IX 236-691 <<268-782>>; XVII 516-550 <<560-597>>; XXI 302-317 <<335-351>>).

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RUDOLF HESS

Selon le Rapport de Robert H. Jackson (cité par le Juge Bert. A. Roeling du Tribunal de Tokyo, cf. A Treatise on International Criminal Law, vol. 1, p. 590-608, édité by M. Cherif Bassiouni et Ved F. Nanda, Chas Thomas Publisher), les Britanniques, les Français, et les Soviétiques n'avaient aucun désir d'accuser les Allemands de "guerre agressive" au procès de Nuremberg, pour des raisons bien évidentes. Cette accusation fut inventée par les Américains avec l'objectif unique, exprès et admis, de justifier de nombreuses violations du droit international par les Américains.

De telles violations du droit international se seraient étendues au Lend Lease Program; au service de convoi et de réparation pour les navires de guerre britanniques pendant deux ans avant Pearl Harbor; à la permission donnée à des navires de guerre britanniques de se déguiser en Américains tandis que l'Amérique était toujours officiellement neutre; à la déclaration illégale d'une limite des eaux territoriales à 300 miles; à l'occupation de l'Islande; au compte-rendu des mouvements des sous-marins allemands et italiens; aux attaques à la bombe et par collision avec des sous-marins allemands et italiens commençant dès le mois de juillet 1941; et d'autres actes évidemment constitutifs de "guerre agressive".

Donc, Hess fut emprisonné pendant 47 ans non seulement pour des actions qui n'étaient pas illégales (sa tentative héroique d'arrêter la guerre, sauver des millions de vies humaines, et éviter la destruction de l'Europe et de l'Empire britannique), mais pour des "crimes" inventés pour cacher les crimes de ses accusateurs.

On n'a pas prétendu à Nuremberg que l'Allemagne avait commis une "agression" contre la Grande-Bretagne et la France; si la Grande-Bretagne et la France avaient par conséquent commis une "agression" contre l'Allemagne est une question restée sans réponse (IX 473 <<525>>; XVII 580 <<629>>).

Hess fut accusé d'avoir comploté pour leurrer la Grande-Bretagne afin qu'elle sorte de la guerre, de façon que Hitler puisse attaquer l'Union Soviétique. La défense de Hess fut que son action était motivée par de la sincérité pure; il ne savait rien sur aucune attaque contre la Russie.

Le plaidoyer de la défense pour Rudolf Hess apparaît à XIX 353-396 <<390-437>>. La dernière déclaration (et presque unique) faite par Hess oralement (XXII 368-373 <<420-425>>) donne l'impression d'un homme capable d'être totalement dérangé à un moment donné, puis brillamment lucide, sain, et logique un moment plus tard. Il est possible que cette condition ait été acquise en Grande-Bretagne.

RUDOLF HÖSS

Rudolf Hoess fut le commandant du camp d'Auschwitz dont les prétendues "confessions" ont "prouvé" que Hitler avait gazé six millions de juifs (ou cinq millions, le chiffre normalement cité au procès de Nuremberg). Sa "confession" la plus connue est celle citée par William L. Shirer aux pages 968-969 de The Rise and Fall of the Third Reich.

Ce document, 3868-PS, doit être replacé dans son contexte. La "déclaration" écrite ex-parte (c'est-à-dire que seulement une des parties intéressées est présente) était un des outils principaux de l'accusation dans les procès de sorcellerie médiévaux; cet outil disparut ensuite pendant plusieurs siècles pour réapparaître dans des procès-spectacles communistes et des procès de crimes de guerre.

Ces documents constituaient une infraction de plusieurs règles de procédure pénale normale, par exemple, la règle contre les questions tendancieuses; la règle contre la présentation de déclarations antérieures concordantes (c'est-à-dire, la multiplication de preuves par répétition, en disant la même chose dix fois; normalement de telles déclarations ne sont présentées que quand elles contredisent des déclarations faites plus tard); le droit de l'accusé d'être confronté avec son accusateur et de le contre-interroger; et le privilège contre l'auto-accusation. Les "preuves" introduites dans des procès de crimes de guerre ne seraient même pas admissibles devant un tribunal militaire normal. Même en 1946, la présentation de déclarations écrites par les autorités de l'accusation devant un tribunal militaire dans un cas capital était interdit par l'article 25 des US Articles of War [articles de guerre]. L'Article 38 demandait l'utilisation des règles d'administration normales en matière de preuve [Federal Rules of Evidence].

Au procès de Nuremberg, il n'a jamais été prétendu que Hoess avait écrit ce document personnellement. Si cela avait été le cas, le document aurait dit, non "Je comprends l'anglais comme il a été écrit ci-dessus", mais plutôt, "J'ai écrit ce document moi-même". Dans des procès de crimes de guerre de moindre importance (Hadamar, Natzweiler, etc.), il est tout à fait courant de trouver des "confessions" écrites totalement de la main de l'interrogateur, en anglais, avec une déclaration finale de la main du prisonnier, en allemand, disant que ce sont des déclarations du prisonnier, lequel se déclare satisfait de la traduction en anglais!

Une autre formule se trouve à la page 57 du volume Hadamar de War Crimes Trials, écrit par l'accusateur Sir David Maxwell-Fyfe: "I certify that the above has been read to me in German, my native tongue" [Je certifie que la déclaration ci-dessus m'a été lue en allemand, ma langue maternelle] (en anglais).

On prétendait que le prisonnier avait été interrogé par un interrogateur sous la forme de questions et de réponses; les questions avaient été ensuite supprimées, et les réponses regroupées sous forme de déclaration, le plus souvent par une autre personne que celle qui a posé les questions.

Dans le procès Belsen, par exemple, toutes les déclarations furent écrites par un seul officier, le Major Smallwood. Dans ce procès, une espèce de procès combiné Auschwitz-Belsen, les avocats britanniques et polonais non-communistes, désignés par le tribunal, démolirent l'accusation toute entière - y compris les "sélections pour des gazages en masse" - mais leur argumentation fut rejetée au prétexte que des déclarations faites involontairement et par oui-dire étaient admissibles "non pas pour condamner des innocents, mais pour condamner des coupables" (Law Reports of Trials of War Criminals, Vol. II (ce maigre volume doit être lu dans son intégralité).

Après l'établissement de la déclaration par l'officier qui ne faisait rien d'autre que de préparer des "déclarations", elle était présentée au prisonnier pour signature. S'il refusait de la signer, la déclaration était présentée au tribunal comme preuve tout de même: dans le jargon des procès de crimes de guerre, des objections s'appliquaient contre le "poids" du document, mais non contre son "admissibilité".

Un exemple d'une déclaration non signée par Hoess est le Document NO-4498-B. La lettre B veut dire que le document est une "copie" avec signature écrite à la machine, d'un document "original", le document NO-4498-A, écrit en polonais, prétendument signé par Hoess. Il y a aussi un Document NO-4498-C, en anglais. Les déclarations A et C ne sont pas annexées à la déclaration B, la prétendue "copie conforme".

Le Document 3868-PS, cité par Shirer, fut signé en anglais, 3 fois, mais jamais dans la "traduction" en allemand datée 3 jours plus tard. Le document contient une modification insignifiante paraphée par Hoess, avec un "h" minuscule, et toute une phrase de la main de l'interrogateur (comparez les "W" majuscules), jamais paraphée par Hoess. Le but du paraphe est évident, c'est de "prouver" que Hoess avait "lu et corrigé" le document. Le contenu de la phrase est réfuté autre part (XXI 529 <<584>>).

Quand la déclaration était présentée au prisonnier, elle était quelquefois excessivement corrigée, avec le résultat de deux versions ou plus du même document. Dans ces cas, les versions les plus longues sont "citées", tandis que les versions les plus courtes sont "perdues". Un exemple de cette pratique est le Document D-288, cité par William L. Shirer aux pages 948-949, la déclaration de Wilhelm Jaeger (voyez Albert Speer).

Jaeger témoigna qu'il avait signé 3 ou 4 copies de ce document, qui était d'ailleurs beaucoup plus court. La déclaration plus courte fut à l'origine présentée contre Krupp aîné avant l'abandon de l'accusation contre lui. Dans cette déclaration, la plus longue, la traduction en anglais porte une date antérieure à la date de signature de "l'original". La comparution de Jaeger devant le tribunal fut un désastre total, mais cela a été oublié (XV 264-283 <<291-312>>).

Si le signataire apparaissait pour témoigner, il contredisait invariablement sa déclaration, mais les contradictions sont ignorées. Parmi d'autres signataires de déclarations dont les comparutions devant le Tribunal furent catastrophiques, il y a, entre autres, le General Westhoff, qui contredit sa "déclaration" sans serment 27 fois (XI 155-189 <<176-212>>); et un "expert en guerre bactériologique", Schreiber, (XXI 547-562 <<603-620>>). La déclaration de Paul Schmidt (Schmidt fut l'interprète de Hitler), le Document 3308-PS, lui fut présentée pour sa signature quand il était trop malade pour la lire soigneusement, et fut partiellement rejetée par lui plus tard (X 222 <<252>>); la déclaration fut utilisée tout de même contre Von Neurath, malgré son rejet par Schmidt (XVI 381 <<420-421>> XVII 40-41 <<49-50>>). Ernst Sauckel signa une déclaration écrite avant son arrivée à Nuremberg (XV 64-68 <<76-80>>), et il signa sous contrainte (sous la menace de voir sa femme et ses 10 enfants livrés aux Polonais ou aux Russes).

Parce que les signataires n'écrivaient que très rarement (sinon jamais) leur propres "déclarations", il est tout à fait courant de trouver des phrases ou des paragraphes tout entiers dans différents documents, même quand ces documents prétendent avoir été préparés à des dates différentes par des personnes différentes, par exemple, les Déclarations 3 et 5 de Blaskovitz et Halder (Pièces à conviction 536-US et 537-US; Documents URSS-471 et URSS 472 et 473; et Documents URSS-264 et 272 (déclarations concernant le savon en graisse humaine).

Parmi d'autres déclarations signées par Hoess on trouve, entre autres, le Document NO-1210, dans lequel l'anglais fut écrit d'abord, avec des interpolations, ajouts, et corrections en grand nombre, y compris 2 projets différents pour les pages 4 et 5, puis traduit en allemand et signé par Hoess. C'est-à-dire, que le "document original", c'est la traduction, et la "traduction" c'est le document original.

Le Document 749(b)D fut "traduit oralement" de l'anglais vers l'allemand pour Hoess, avant d'être signé. La signature est faible jusqu'à être illisible, ce qui pourrait être un signe de maladie, fatigue, ou mauvais traitements. Les mauvais traitements ont été décrits par Rupert Butler dans Legions of Death (Hamlyn Paperbacks).

La "confession" citée par Sir David Maxwell-Fyfe le 1er avril 1946 (s'il ne s'agit pas d'un poisson d'avril), dans laquelle Hoess aurait "confessé" le meurtre de 4 millions de juifs (X 389 <<439-440>>) au lieu des 2,5 millions de juifs mentionnés dans sa "confession" du 5 avril 1946, ou n'a jamais existé, ou fut vite "perdue".

Il n'est pas vrai que le témoignage de Hoess au procès de Nuremberg ait consisté, pour l'essentiel, en une confirmation des affirmations faites dans sa "déclaration"; cela est vrai seulement de son contre-interrogatoire par le Col. John Amen de l'U. S. Army.

Au contraire, Hoess apparut pour témoigner, et, comme d'habitude, se contredit lui-même ainsi que sa déclaration (XI 396-422 <<438-466>>).

Par exemple, là où la déclaration affirme (XI 416 <<460>>) que "nous savions quand les victimes étaient mortes, parce qu'elles cessaient de crier" (une impossibilité toxicologique évidente), son témoignage oral (XI 401 <<443>>, en réponse à des interrogations grossièrement tendancieuses de "l'avocat pour la défense" de Kaltenbrunner), affirma que les gens devenaient inconscients, ce qui n'explique pas comment il pouvait "savoir" à quel moment précis ils étaient morts.

Il semble que Hoess ait oublié de mentionner qu'il fallait 2 jours pour tuer des insectes avec du Zyklon, un fait qu'il mentionna autre part (Document NO-036, p. 3, texte allemand, réponse à la question 25; voyez aussi Kommandant in Auschwitz, p. 155). Avec un poison efficace si lentement, les gens auraient d'abord étouffé.

Hoess prétendit que l'ordre de tuer les juifs d'Europe avait été donné oralement (XI 398 <<440>>), tandis que des ordres de garder le secret concernant les tueries avaient été donnés plusieurs fois par écrit (XI 400 <<442>>. Il prétendit que des victimes avaient été brûlées dans des fosses à Auschwitz (dans des terres notoirement marécageuses) (XI 420 <<464>>); que les dents en or avaient été fondues sur place (XI 417 <<460>>); qu'une évacuation des prisonniers pour éviter leur capture par les Russes avait conduit à des décès évitables (XI 407 <<449-450>>), et, à peu de choses près, qu'il n'y avait pas eu de programme d'extermination du tout! Cela vaut la peine d'être cité:

"Avant l'éclatement de la guerre en 1939, la situation dans les camps en ce qui concerne la nourriture, le logement, et le traitement des prisonniers était la même qu'en toute autre prison ou institution pénitentiaire du Reich. Les prisonniers étaient traités strictement, oui, mais des coups ou des mauvais traitements systématiques étaient hors de question. Le Reichsfuehrer avertit à plusieurs reprises que tout SS qui brutaliserait un prisonnier serait puni, et très fréquemment des SS qui maltraitaient des prisonniers étaient effectivement punis. La nourriture et le logement en ce temps-là étaient au même niveau que pour les autres prisonniers sous administration légale. Le logement dans les camps dans ces années-là était toujours normal parce que les afflux en masse pendant la guerre n'avaient pas encore eu lieu. Avec le début de la guerre et le commencement des livraisons en masse de détenus politiques, et, plus tard, avec l'arrivée des détenus membres des mouvements de résistance des territoires occupés, la construction des bOtiments et l'extension des camps ne pouvait plus aller de pair avec le nombre de détenus qui arrivait. Pendant les premières années de la guerre, ce problème pouvait toujours être surmonté avec des mesures d'improvisation; mais plus tard, en raison des exigences de la guerre, ce ne fut plus possible, étant donné qu'il n'y avait plus de matériaux de construction disponibles" [N.B. On prétend que les cadavres avaient été brûlés en utilisant du bois comme combustible](_).

Ceci mena à une situation où des détenus dans les camps n'avaient plus de pouvoirs suffisants de résistance contre les fléaux sanitaires de toute sorte qui se multipliaient(_).

Le but n'était pas d'avoir autant de morts que possible, ou de détruire autant de détenus que possible. Le Reichsfuehrer était constamment soucieux d'engager toutes les forces possibles dans les industries de l'armement (_).

Ces prétendus mauvais traitements et tortures dans les camps de concentration, histoires qui étaient répandues partout dans les populations, et particulièrement parmi les détenus qui étaient libérés par les armées d'occupation, n'étaient pas, comme on le suppose, infligés méthodiquement, mais individuellement par des chefs, des sous-chefs, et des hommes qui commettaient des brutalités (_).

Si de toute façon une telle affaire était portée à mon attention, le coupable était, bien sûr, relevé de son poste ou transféré autre part. De façon que, même s'il n'était pas puni pour cause d'insuffisance de preuves démontrant sa culpabilité, il était relevé de son poste et affecté ailleurs (_).

La situation catastrophique à la fin de la guerre était due au fait que, comme résultat de la destruction des chemins de fer et des bombardements constants des usines industrielles, il n'était plus possible de soigner ces masses comme il le fallait, par exemple à Auschwitz avec ses 140.000 prisonniers. Des mesures improvisées, des colonnes de camions, et tout ce qui était tenté par les commandants pour améliorer la situation, tout cela ne servit à rien, ou presque. Le nombre des malades augmentait jusqu'à l'infini. Il n'y avait presque pas de médicaments, des épidémies faisaient rage partout. Des détenus qui étaient capables de travailler étaient utilisés continuellement par ordre du Reichsfuehrer; même des demi-malades devaient être utilisés partout dans l'industrie. Comme résultat, toute place, même petite, dans les camps de concentration capable d'être utilisée éventuellement comme logement, était occupée par des détenus malades et mourants (_).

A la fin de la guerre, il y avait toujours 13 camps de concentration. Tous les autres points qui sont marqués ici sur la carte représentent ce que l'on a appelé des camps de travail attachés aux fabriques d'armements situées au même endroit (_).

S'il y a eu des mauvais traitements de détenus par des gardiens, personnellement je n'en ai jamais vu, alors ce n'était possible que dans une très petite mesure, puisque tous les officiers responsables des camps prenaient des mesures pour s'assurer que les SS aient le moins de contacts immédiats possible avec les prisonniers, parce que, avec les années, le personnel de gardiennage se dégrada jusqu'à un point tel que les anciennes normes ne pouvaient plus être maintenues (_).

Nous avions des milliers de gardiens qui ne parlaient presque pas l'allemand, qui venaient de tous les pays du monde comme des volontaires et qui se sont fondus dans ces unités; où nous avions des hommes plus vieux, entre 50 et 60 ans, qui manquaient de tout intérêt pour leur travail, de manière qu'un commandant devait vérifier continuellement s'ils remplissaient même les normes les moins exigeantes de leurs devoirs. De plus, il était évident qu'il y avait des éléments parmi eux qui maltraitaient des détenus, mais on n'a jamais toléré de tels mauvais traitements. D'ailleurs, ce n'était pas possible d'avoir ces masses de gens dirigées par des SS au travail ou dans le camp, c'est pourquoi il fallait déléguer des détenus pour donner des instructions à d'autres détenus et les mettre au travail, et ces cadres détenus avaient presque exclusivement l'administration du camp dans leurs mains. Bien sûr, il y eut beaucoup de mauvais traitements qu'on ne pouvait pas éviter, parce qu'il n'y avait presque pas de membres de la SS dans les camps la nuit. Les SS n'avaient l'autorisation d'entrer dans les camps que dans des cas spécifiques, ce qui fait que les détenus étaient plus ou moins exposés aux détenus surveillants"
.

Question (posée par l'avocat de la défense de S. S., le Dr. Babel):

"Vous avez déjà mentionné des réglementations qui existaient pour les gardiens, mais il y avait aussi un ordre établi pour tous les camps. Dans cet ordre des camps, on a établi les punitions pour les détenus qui commettaient des infractions contre les règles du camp. De quelles punitions s'agissait-il?"

Réponse:

"D'abord, un transfert vers une "compagnie disciplinaire" (Strafkompanie), c'est-à-dire, du travail plus dur, et des restrictions sur le logement; puis, détention dans le bloc de cellules, détention dans une cellule obscure; et, dans des cas très sérieux, enchaînement ou maintien par des entraves. La punition avec des entraves (Anbinden) fut interdite en 1942 ou 1943, je ne sais plus quand exactement, par le Reichsfuehrer. Puis il y a eu la punition consistant à se tenir au garde-à-vous pendant une longue période à l'entrée du camp (Strafstehen), et puis punition par des coups. Cependant, cette punition par des coups ne pouvait pas être ordonnée par n'importe quel commandant de façon indépendante. Il pouvait la demander."

 

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