A l'occasion du procès Papon et d'une remarque qu'il a faite en cours d'audience, la presse française a fait montre de sa remarquable capacité à comprendre de travers, à se fier à des rumeurs, à ne pas vérifier ce qu'elle appelle pompeusement des "informations", bref à révéler une fois de plus sa nature de servante des pouvoirs en place.
L'affaire Papon-Jouffa-Faurissson
Maurice Papon a regretté que M. Yves Jouffa ne puisse pas venir témoigner sur le camp de Drancy car il avait fait partie de l'encadrement de ce camp. Ces propos de Maurice Papon ne pouvaient manquer de créer la surprise puisque Maître Jouffa est connu comme un homme de gauche (avec un long passé trotskyste que la presse oublie bien à propos) que l'on ne songerait pas à identifier avec une collaboration avec les Allemands. Me Jouffa a démenti et protesté. Il n'a fait, dit-il que distribuer du pain à ses camarades de chambrée. De deux choses l'une: ou Maurice Papon a raison, ou Maître Jouffa a raison. La presse choisit de croire Jouffa sans preuves, pour les raisons qui lui font accabler Papon depuis des mois, sans attendre que le procès, dont c'est en principe la fonction essentielle, ait établi les preuves de sa culpabilité. Cette partialité a des raisons politiques qui, pour être cachées, n'en sont pas moins habituelles.
Mais tout uniment la presse attribue la paternité de ces propos au professeur Faurisson. Il en a fourni la teneur dans un court texte, daté du 9 août 1997, diffusé sur Internet, intitulé "Maurice Papon et Yves Jouffa: deux poids, deux mesures?" dans lequel il reprend des propos tenus par M. Papon à une émission de télévision en janvier 1997. A l'époque, M. Papon n'avait pas identifié Me Jouffa. C'est donc le professeur Faurisson qui a fait ce que les feignants de la presse n'avaient pas fait, à savoir identifier la personne à laquelle il avait été fait allusion. Par conséquent, attribuer au professeur Faurisson la paternité d'une remarque que lui aurait empruntée Papon est un exact renversement de la réalité. En mettant en cause Jouffa, Papon ne fait que reprendre SES PROPRES PROPOS. Faurisson n'a fait que les commenter, ce que fait la presse aujourd'hui, et d'ailleurs, dans son communiqué, il les faisait suivre de points d'interrogation (voir en annexe). A l'heure actuelle, pas un seul journaliste ne peut rendre compte de la moindre enquête sur la matérialité des faits. Personne ne peut dire ce que faisait exactement Yves Jouffa à Drancy puisqu'on n'a pas été vérifier quoi que ce soit. Cependant, il reste à noter que, dans les propos de Y. Jouffa, sa libération de Drancy (en septembre 1942 ?) serait due au fait que sa mère était "lingère" à l'UGIF, l'organisme qui représentait et dirigeait la communauté juive dans le régime de Vichy. Or d'après les information fournies par le professeur Faurisson, c'est parce que le père d'Y. Jouffa était trésorier de l'UGIF. Ce n'est pas du tout pareil, on le conçoit. Si cela est vrai, Maître Jouffa est donc en train aujourd'hui de dissimuler la vérité.
Les journalistes n'ont donc rien vérifié et se rangent sans examen derrière les pouvoirs en place.
QUI FAIT L'AAARGH* ?
A cette occasion, plusieurs journaux, attribuant à Faurisson ce qui était réellement de Papon, ont fait la preuve qu'ils suivaient avec attention les éléments mis à la disposition des lecteurs sur Internet. C'est là qu'il ont trouvé le texte de R. Faurisson qu'ils ont lu de travers. Ils en ont profité pour présenter le site de l'AAARGH de manière répugnante pour éviter à leur lecteurs la tentation d'aller y voir par eux-mêmes. Nous traiter d'antisémites et de néonazis relève évidemment de la lubie intéressée. Peu nous chaut. Ces gamineries cesseront d'elles-mêmes.
Certains journaux (comme le Canard enchaîné ) ont cru bon d'attribuer l'animation de l'AAARGH à un auteur connu. C'est de la rumeur à l'état pur. Nous avons confirmation du fait qu'aucun journaliste n'a cherché à vérifier. Comme d'habitude, ils écrivent sans savoir. En fait le site de l'AAARGH est réalisé par une équipe d'une dizaine de personnes, de différentes nationalités, réparties dans quatre ou cinq pays, qui partagent la responsabilité de ce qui est mis sur le site, en quatre et bientôt cinq langues. Le serveur de l'AAARGH et les responsables du site ne sont pas français et ne sont pas en France et ne peuvent donc pas se soumettre aux lois rétrogrades de la république banano-française qui a rétabli l'Inquisition en 1990.
L'AAARGH a pour politique de fournir les documents de base des discussions et des polémiques qui entourent différentes questions liées à ce qui s'est passé dans les camps de concentration allemands pendant la deuxième guerre mondiale. C'est ce qu'on appelle le révisionnisme. En mettant sur Internet des textes déjà publiés, l'AAARGH rend un service qui n'autorise personne à lui attribuer les opinions de tel ou tel auteur en particulier. L'AAARGH publie Faurisson et Vidal-Naquet, Pressac et Garaudy, Thion et Quadruppani, Daenincks et Perrault, Roques et Fresco, ainsi que Rassinier, Bernard Lazare, La Vieille Taupe, Leni Brenner et d'autres à venir. L'AAARGH croit que les lecteurs sont capables de penser par eux-mêmes, ce qui n'est manifestement pas le cas des journalistes, et se range sous la protection de l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme, signée en 1948 par la France ( et pour laquelle on a mis au Panthéon l'un de ses rédacteurs, René Cassin): "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit." Relisez ce texte, relaps!
Ce droit vient encore d'être bafoué par le juge Jean-Paul Valat qui vient de mettre en examen (en français: "accuser") le professeur Faurisson pour "contestation de crime contre l'humanité", fait prévu et réprimé par la loi Fabius-Gayssot, -- loi manifestement inconstitutionnelle et attentatoires aux libertés garanties par la Déclaration universelle des droits de l'homme, citée plus haut, -- en raison d'un texte intitulé "Les visions cornues de l'<Holocauste>" dont la diffusion sur le site de l'AAARGH a été constatée le 31 août 1997.
C'est une première en France et dans le monde. Les atteintes aux libertés sont en progrès. Nous, ici, à l'AAARGH, nous sommes le produit de ce progrès et nous grandissons avec lui parce que le besoin de liberté s'accroît avec la répression imbécile qui protège des intérêts inavouables.
* Association des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste.
ANNEXE : le texte de R. Faurisson:
Ce texte a été
affiché sur Internet à des fins purement éducatives,
pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et
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Nous nous plaçons sous
la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits
de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.