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L'incroyable affaire Faurisson


par Robert Faurisson

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II. L'appelant est en mesure de répondre à chaque objection de l'intimée

 

 

Attendu que l'appelant est en mesure de répondre ci-après à chaque objection de l'intimée dans l'ordre choisi par celle-ci pour ses conclusions du 14 mai 1982;

 

Attendu, pour commencer, que l'intimée (page 3, 3e alinéa) reproche à Monsieur Robert Faurisson d'avoir écrit: "Hitler n'a jamais ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion";

 

Attendu que, pour répondre à ce premier grief, l'appelant, qui n'a jamais nié ni les persécutions, ni les massacres de la guerre, insiste sur le mot de "tué" et que, pour l'explication de cette phrase, que confirme au moins dans sa partie essentielle le récent colloque de Paris susmentionné, il suffit de se reporter à la page 91 de de l'Allemagne et des pays occupés par Vérité.... où se trouve un développement intitulé: "Explication de cette phrase";

 

Attendu que l'appelant ajoute qu'à l'heure actuelle, en plus des documents qu'il signale dans la note 45 des pages 210-211 de Vérité..., il existe trois documents au moins montrant que Hitler, soucieux avant tout de gagner la guerre, repoussait à la période de l'après-guerre la recherche de la solution de la question juive:

-- le document Zeltschel du 21 janvier 1941;

-- le "libre-propos" d'Adolf Hitler du 24 janvier 1942 (Vérité... page 188 et note 44 de la page 210);

-- le document PS-4025, non utilisé aux procès de Nuremberg, daté de mars-avril 1942, et dont le résumé dû à l'officier américain interprète est le suivant: "Note stating that Hitler intended to postpone solution of the Jewish problem until after the war" (Note établissant que Hitler avait l'intention de repousser à l'après-guerre la solution du problème juif); ce document n'est pas même mentionné par la bibliographie "Holocaust" de Jacob Robinson, Yad Vashem, Jérusalem, 1976, ouvrage qui sert pourtant de référence à tout chercheur en la matière;

 

Attendu que (page 3, 5e alinéa) l'appelant ne se présentait pas, comme le donnent à croire les mots que lui prête l'intimée, en "porteur d'une bonne nouvelle pour la pauvre humanité" "à laquelle il était chargé de la révéler"; qu'il s'agit d'une citation fautive puisque Monsieur Faurisson s'était contenté d'écrire: "L'inexistence des "chambres à gaz" est une bonne nouvelle pour la pauvre humanité. Une bonne nouvelle qu'on aurait tort de tenir plus longtemps cachée" (Le Monde, 29 décembre 1978, page8);

 

Attendu que le ton messianique ici imputé à mal à Monsieur Faurisson est une invention de la partie adverse, recopiée du vocabulaire religieux du jugement entrepris ("sur un ton quasi-messianique", page 13, 8e alinéa);

 

Attendu que (page 4, 2e alinéa), en ce qui concerne le Struthof, et non comme l'écrit l'intimée: le Stutthof, l'appelant rappelle (voy. ses conclusions antérieures du 25 novembre 1981, page 6, 8e alinéa et suivants) qu'il s'était opposé à ce que le dossier de la Justice Militaire francaise concernant ce camp fût versé au débat, faute par la LICRA de justifier auparavant en quoi cela permettrait de conforter la thèse selon laquelle Monsieur Faurisson serait un "falsificateur";

 

Attendu d'ailleurs que l'intimée n'a pas exploité ce dossier, montrant ainsi sa désinvolture vis-à-vis de la Justice et son désarroi, quand les documents ne répondent pas à son attente;

 

Attendu que l'on comprend ainsi l'oubli de ce dossier dont la LICRA avait demandé la production par la Justice Militaire, puisque, aussi bien, n'y figurent que des rumeurs non vérifiées dans le sens de la thèse exterminationniste et même, semble-t-il, controuvées par le seul expert toxicologue consulté, le Docteur Fabre, doyen de la Faculté de Pharmacie de Paris, dont le rapport a mystérieusement disparu et qui concluait négativement, comme l'ont reconnu dans leur propre rapport les Professeurs Simonin, Piedelièvre et Fourcade (voy. dossier de la Justice Militaire);

 

Attendu que le Professeur Faurisson versait au débat une lettre qu'il avait découverte aux Archives Nationales de Washington, émanant de la société Degesch, datée du 3 septembre 1943, prouvant qu'il ne pouvait pas y avoir eu de gazages homicides à l'acide cyanhydrique au camp du Struthof -- crime supposé perpétré en août 1943, -- puisque les conditions d'emploi pour une périlleuse chambre à gaz insecticide au Zyklon B n'étaient pas même alors remplies (cela n'ayant rien a voir avec les essais d'antidote au gaz phosgène qui provoquèrent quatre décès accidentels de détenus, après hospitalisation;

 

Attendu que figurent au dossier, pour les prétendus gazages homicides du Struthof, deux "confessions" gravement contradictoires du commandant Josef Kramer, et tout aussi absurdes l'une que l'autre, à propos de mystérieux granulés qui, versés sur de l'eau, auraient tué en une minute;

 

Attendu que les absurdités et contradictions pourraient trouver leur explication dans le fait que Josef Kramer a été torturé par ses geôliers britanniques; voy. le témoignage suivant du médecin francais Docteur J. L. Fréjafon dans son livre Bergen-Belsen, préface de Louis Martin-Chauffier, Librairie Valois, 1945, xv-103p.: "Après la libération, les (détenus) revirent le commandant Kramer de beaucoup plus près, il avait des chaînes aux pieds et d'excellents camarades de la Royal Artillerie britannique lui prodiguaient leurs plus énergiques attentions. Ils eurent un moment de relâchement en l'oubliant, par une belle nuit de mai, dans une chambre frigorifique, mais il avait la peau dure et on le retrouva au petit matin, quelque peu givré et raidi, mais toujours arrogant" (page 22);

 

Attendu que (page 5, 5e et 7e alinéas) l'intimée reproche à l'appelant une phrase de soixante mots dont voici le début: "Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des Juifs forment un seul et même mensonge";

 

Attendu que cette phrase est hors débat puisqu'elle a été prononcée près de deux ans après l'assignation introductive;

 

Attendu, cependant, que l'appelant fait observer que cette phrase constitue un résumé dont chaque mot, bien pesé, trouve son explication dans les ouvrages susmentionnés (Vérité...., Mémoire... Réponse...);

 

Attendu, en particulier, que, comme l'appelant a eu l'occasion de le préciser le 17 décembre 1980, sur les ondes de Radio-Europe n°1, avant même d'entamer la lecture de cette phrase, pas un seul des soixante mots qui la constituent ne lui est dicté par une sympathie ou une antipathie politique; qu'au reste il n'est ni antijuif, ni même antisioniste et que, pour ce qui est de la dernière guerre mondiale, il ne prend parti ni pour les vainqueurs ni pour les vaincus; qu'il estime n'avoir aucune compétence pour déterminer les torts ou les raisons de quelque parti que ce soit et qu'il entend seulement se limiter à des faits vérifiables;

 

Attendu que lorsqu'il parle d'un seul et même mensonge historique, il fait allusion à cent autres mensonges de l'Histoire qu'il s'agit toujours, pour un esprit libre, de débusquer et de dénoncer;

 

Attendu que, pour ce qui est de l'"escroquerie politico-financière", elle est celle d'un Nahum Goldmann face au Chancelier Adenauer pour la conclusion du Traité de Luxembourg et que cette escroquerie est expliquée de facon circonstanciée aux pages 190 et 199 de Vérité... ainsi qu'à l'importante note 61 de la page 212;

 

 

Attendu que l'expression de "sionisme international", loin d'être une formule vague du langage antijuif, n'est que la traduction de "World Zionism", le même Nahum Goldmann ayant d'ailleurs été président de la World Zionist Organization (Organisation sioniste mondiale);

 

Attendu que, pour ce qui est de la distinction opérée entre, d'une part, le peuple allemand victime du mensonge, et, d'autre part, ses dirigeants qui n'en sont pas les victimes, cette distinction est expliquée à la page 196 du même ouvrage;

 

Attendu que, en effet, l'Allemagne amputée d'un tiers de son territoire, scindée en deux états, occupée par quatre armées, est dirigée depuis 1945 par des hommes politiques qui, on peut le supposer, sont bien obligés de faire passer les contingences politiques avant le souci, propre au chercheur, de la vérité historique; que la survie de ces deux états respectifs exige apparemment que l'Allemagne de l'est fasse entendre la voix de ses libérateurs de l'est et que l'Allemagne de l'ouest fasse entendre la voix de ses libérateurs de l'ouest;

 

Attendu que nulle part la répression contre le nombre croissant des auteurs révisionnistes n'est plus déterminée qu'en Allemagne; que quiconque y soutient la thèse révisionniste est poursuivi en justice pour y être condamné, selon les cas, à des peines de prison, à de lourdes amendes, à l'inscription de ses livres à l'Index, à la saisie des ouvrages et même des plombs de composition (cas de l'ouvrage scientifique du Dr Wilhelm Staeglich sur Le Mythe d'Auschwitz/légende ou réalité?);

 

Attendu que le mythe de l'Holocauste a largement contribué à la possibilité de création d'un état comme l'Etat d'Israel et que le peuple palestinien tout entier est en droit de se considérer comme victime de cette création;

 

Attendu que l'appelant n'a pas précisé quels étaient à ses yeux les bénéficiaires "non principaux" du mensonge historique mais qu'il est prêt à le faire maintenant en disant qu'il s'agit de l'ensemble des vainqueurs de la seconde guerre mondiale; qu'en effet, si les chambres à gaz homicides des Allemands n'ont pas existé, le "crime de guerre" par excellence pourrait être Dresde, Hiroshima ou Katyn;

 

Attendu que l'appelant n'a pas non plus précisé quelles étaient à ses yeux les victimes "non principales" mais qu'il est prêt à le faire maintenant, en disant qu'il s'agit par exemple du Vatican et du Comité international de la Croix-Rouge, tous deux accusés de n'avoir pas vu et dénoncé les "chambres à gaz" et l'Holocauste;

 

Attendu qu'à propos des victimes "non principales", il convient de souligner particulièrement que les jeunes Juifs sont, eux aussi, à leur manière, les victimes de cette religion ténébreuse et aberrante de l'Holocauste;

 

Attendu que cette religion de l'Holocauste donne naissance à tout un monde de phénomènes du genre de la "Victimologie", avec ses congrès et ses symposiums internationaux en Israel, en Allemagne, aux Etats-Unis (voy. "The Reparations Agreements: A New Perspective", par Leslie Sebba, dans The Annals of the American Academy of Political and Social Science, Philadelphie, Juillet 1980, pages 202-217), à la création de "chaires universitaires d'Holocauste", détenues par des "docteurs en Holocauste", à des cours d'Holocauste dans les écoles primaires et secondaires des Etats-Unis accompagnés d'"expériences en Holocauste", etc.;

 

Attendu que, selon l'appelant, le rappel incantatoire d'horreurs mythiques ne semble pas constituer un moyen de lutte efficace contre les haines raciales (page 6, 2e alinéa); que de telles incantations risquent de dissimuler la réalité des conflits et de rendre banales les atrocités réelles; que la mise en spectacle de bons sentiments, la bonne conscience qui en résulte, enfin la conviction d'avoir acquis des droits particuliers alimentent une propagande de haine et de guerre qui est toujours actuelle;

 

Attendu que (page 6, 1er alinéa), pour l'appelant, l'"extermination" (c'est-à-dire le crime) et les "chambres à gaz" (c'est-à-dire l'arme du crime, par excellence) constituent non pas une vérité établie dont la LICRA cherche à obtenir en justice l'institutionnalisation, mais un mensonge historique qu'il appartient au chercheur de réfuter;

 

Attendu que (page 6, 2e alinéa) le Professeur Faurisson estime qu'il est de sa liberté de chercher la vérité, c'est-à-dire ce qui est vérifiable, sans avoir à se préoccuper de ménager telle ou telle ligue;

 

Attendu que (même page et même alinéa) le chiffre de plus de six millions de personnes tuées en raison de leur appartenance à une race ne repose sur aucune recherche statistique sérieuse et qu'il a été lancé au lendemain de la guerre sans même qu'on ait eu le temps de procéder au moindre décompte;

 

Attendu que, ainsi qu'il a été dit plus haut, ce chiffre constitue une sorte de réalité "symbolique" (voy., ci-dessus, page 8, 5e alinéa);

 

Attendu que (page 6, 7e alinéa et page 7, 1er alinéa), loin d'écarter les documents recueillis par la Justice polonaise après la guerre, le Professeur en fait au contraire le plus grand usage:

 

Attendu que, pour ne prendre que quelques exemples, le Professeur Faurisson a étudié les fragments des diverses "confessions" de Hoess qu'a bien voulu révéler la Justice polonaise tandis que d'autres fragments restent encore aujourd'hui inaccessibles par la décision de cette même Justice; qu'il a étudié de près le texte des "confessions" du Professeur Johann Paul Kremer; qu'il a lu un ouvrage publié par Jan Sehn, juge d'instruction cracovien auquel nous sommes redevables de ces "confessions" ou fragments de "confessions"; que dans l'ouvrage de ce dernier sur le camp d'Auschwitz (Le camp de concentration d'Oswiecim-Brezezinka, Wydawnickwo Prawnicze, Varsovie, 172p., 3e édition francaise en 1961), l'on relève des affirmations qui donnent une idée intéressante de la personnalité de ce juge communiste, lequel n'hésite pas à écrire, par exemple, que le rendement des "chambres à gaz" de Birkenau était de près de 60.000 personnes par 24h (page 132), tandis que le préfacier du livre, directeur de cette Commission générale d'Enquête sur les Crimes hitlériens en Pologne, que la LICRA reproche au Professeur Faurisson de n'avoir pas consultée, écrit par exemple: "Au total près de quatre millions d'êtres humains ont été engloutis par Auschwitz.";

 

Attendu, d'autre part, que le Professeur Faurisson s'est rendu en Pologne pour en rapporter de nombreuses archives notamment photographiques dont on trouvera un exemple avec la photographie de la page 320 de Vérité... (photo n°12 publiée pour la première fois au monde, semble-t-il); que, soit personnellement, soit par l'intermédiaire de certaines aides, il a pu obtenir des documents techniques d'origine allemande, détenus par les autorités polonaises; qu'il a eu des échanges de correspondance avec les autorités du Musée d'Auschwitz (voy. Mémoire... pages 153-156 pour un exemple de lettre en polonais de caractère rigoureusement technique),...;

 

Attendu que (page 7, 2e alinéa) l'intimée prétend que l'appelant ne peut pas, comme il le dit, avoir utilisé de sources soviétiques, pour la raison que "de sources soviétiques, il n'en existe pas";

 

Attendu que cette affirmation est tout à fait inexacte; que nous disposions au procès de Nuremberg déjà de 522 documents soviétiques; qu'en particulier nous disposons du résultat de l'enquête unilatérale menée par les Soviétiques à propos d'Auschwitz, ainsi qu'en témoigne l'important document URSS-008 du 6 mai 1945 qu'on trouve au tome xxxix, pages 241-261 (compte rendu du Tribunal Militaire International), document cité et commenté dans Mémoire..., page 261;

 

Attendu qu'il existe aussi des ouvrages officiels soviétiques, comme celui de Constantin Simonov, sur Majdanek, un camp d'extermination, traduction francaise par les Editions Sociales, Paris, 1945 (?), 41 p., où l'on apprend, au passage, qu'à la différence d'Auschwitz, qui ne semble pas en avoir possédé, le camp de Majdanek avait des "machines asphyxiantes" (page 5);

 

Attendu qu'en annexe de cet ouvrage figure un "communiqué de la Commission Extraordinaire polono-soviétique chargée d'établir les forfaits commis par les Allemands au camp d'extermination de Majdanek, à Lublin" et que ce communiqué est signé de dix noms dont trois sont soviétiques (page 40);

 

Attendu que (même page et même alinéa) le Professeur Faurisson fait remarquer que les "documents d'origine allemande" en question ont tous leur intérêt mais que, recueillis par la Justice polono-communiste, ils ont été triés et que certains d'entre eux restent inaccessibles (voy. ci-dessus page 17, 1er alinéa);

 

Attendu que (page 7, 3e alinéa) l'intimée parle de fours crématoires alors que la discussion porte sur les "chambres à gaz";

 

Attendu que, là, il s'agit d'un procédé coutumier à la LICRA et que Monsieur Jean Pierre-Bloch, son président, avait prétendu, sur les antennes d'Europe n°1, le 16 décembre 1980, que Monsieur Faurisson niait l'existence des fours crématoires, le même Jean Pierre-Bloch ajoutant que les oeuvres de Monsieur Faurisson étaient traduites en chinois et que Monsieur Faurisson recevait pour son travail de l'argent du Colonel Khadafi;

 

Attendu que (page 7, 4e alinéa) l'appelant s'explique sur les raisons pour lesquelles, loin d'écarter les actes et jugements rendus par le T.M.I. de Nuremberg, par les tribunaux allemands et autrichiens et enfin par les tribunaux militaires anglais et francais, il croit au contraire les analyser avec grande attention;

 

Attendu que ces actes et jugements constituent une bonne partie du matériel de base que le Professeur utilise dans son travail; qu'il est possible de vérifier ce point en constatant qu'il recourt très souvent aux documents cotés à Nuremberg PS, NO, NI, NIK, NOKW, etc.; que, par exemple, il déplore au contraire que les historiens n'accordent pour ainsi dire aucune attention au contenu du tome XLII (voy. Vérité... page 209, note 35);

 

Attendu que le Professeur Faurisson fait souvent référence aux dix-neuf tomes jusqu'ici parus de Justiz und NS-Verbrechen (Amsterdam University Press) où se trouvent réunis un grand nombre de jugements de procès de "crimes de guerre";

 

Attendu qu'il fait référence aux nombreux procès américains (extraits publiés dans les "Green Series"), aux procès britanniques (par exemple pour Hoess), aux procès francais (par exemple pour Ravensbrueck et pour le Struthof), aux procès autrichiens (par exemple le très intéressant procès de Walter Dejaco et de Fritz Ertl en 1972, devant la Cour de Vienne où ces deux architectes, qui avaient construit et entretenu les grands crématoires d'Auschwitz-Birkenau, furent acquittés; voy. Vérité... page 319);

 

Attendu que Monsieur Faurisson a passé des années au Centre de documentation juive contemporaine de Paris pour y dépouiller notamment les pièces de procès afférentes à la rubrique "Extermination-Gazage" (pièces de toutes provenances);

 

Attendu qu'en divers centres de recherche américains, en particulier aux Archives nationales de Washington, il a, soit directement, soit par personne interposée, dépouillé des centaines de documents judiciaires répertoriés dans la bibliographie susmentionnée de Jacob Robinson;

 

Attendu que, si Monsieur Faurisson a cru devoir utiliser ces documents avec prudence, c'est que tous les tribunaux en question s'inspiraient des règles observées par le T.M.I. de Nuremberg dont les articles 19 et 21 du Statut disposent:

 

"Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves (...), n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis";

 

Attendu que bien des jugements des tribunaux alliés ont fini par être controuvés par des recherches historiques ultérieures, par exemple pour ce qui concerne la prétendue chambre à gaz de Ravensbrueck;

 

Attendu que le jugement entrepris rappelle d'ailleurs, non sans raison, que la vérité judiciaire est "par essence, relative" (page 11, 7e alinéa);

 

Attendu que l'instruction de bien des procès s'est accompagnée d'actes de torture avérés; que même le Professeur Vidal-Naquet ne conteste pas les mauvais traitements infligés à Rudolf Hoess par les Anglais, au point que ce dernier a signé, sans en savoir le contenu, le document PS-3868 qui a constitué la pièce la plus importante de toutes les pièces présentées au grand procès de Nuremberg; que, par la lecture de fragments de cette pièce, le Procureur américain dévoilait à la stupéfaction des accusés allemands et de leurs défenseurs que les Nazis avaient fait construire de gigantesques "chambres à gaz" pour l'extermination des Juifs; que Rudolf Hoess avait alors étonné tout le monde par son "apathie schizoide" à l'audience;

 

Attendu que, par exemple, au "procès de Malmédy", d'affreuses tortures "systématiques" avaient été utilisées par les Américains ainsi que l'établissait la commission d'enquête Simpson/Van Roden/Laurenzen (Vérité... page 208, note 32);

 

Attendu qu'à cet égard il y a lieu de s'interroger sur la qualité des travaux d'historiens qui, comme Francois Delpech, peuvent penser qu'"on ne torturait pas dans les prisons alliées" (voy. Le Monde du 8 mars 1979, page 31: "La vérité sur la solution finale");

 

Attendu cependant que le même historien qui déclarait ainsi ne pas croire aux tortures avait le bon sens d'ajouter: "Les aveux des Nazis aux divers procès de criminels de guerre sont généralement encore plus sujets à caution (que les témoignages des survivants) et doivent être critiqués de près." (voy. dans la revue Historiens et Géographes, "La persécution nazie et l'attitude de Vichy", mai-juin 1979, page 610);

 

Attendu que, pour ce qui est des témoins, on peut, sans mettre en doute leur bonne foi, manifester une certaine prudence et déclarer par exemple, comme l'historien Jean B. Neveux, de Strasbourg: "Mais les témoins, même s'ils utilisent ces sources (historiques) sont-ils de bons historiens? Une fois de plus, je suis tenté de répondre négativement. A. Wolowski a en effet un parti pris: il dramatise, politise et héroise." (Bulletin du Comité d'Histoire de la seconde guerre mondiale, n° 236, mai-juin-juillet 1979, page 6, à propos de: Alexandre Wolowski, La vie quotidienne à Varsovie sous l'occupation nazie (1939-1945), Hachette, 1977, 381p.);

 

Attendu que (page 7, 6e alinéa) le Professeur Faurisson apporte un soin particulier à l'étude des "témoignages recueillis auprès des rares rescapés des Sonderkommandos", précisément parce que ces témoignages sont "rares";

 

Attendu, par exemple, qu'il s'est attardé à l'étude du témoignage du "Témoin inconnu" qui raconte que, dans une même "chambre à gaz", après la vibrante allocution d'une jeune Polonaise nue, les Polonais, à genoux, chantaient leur hymne national, cependant que les Juifs chantaient la Hatikwa, le tout se confondant à la fin pour donner paroles et chant de l'Internationale;

 

Attendu que ce dernier point a fait l'objet, de la part de la LICRA, d'une coupure volontaire (voy. nos conclusions précédentes du 25 novembre 1981, page 7, 4e et 7e alinéa, ainsi que page 9, 2e alinéa, et Mémoire... pages 232-236);

 

Attendu que l'appelant traite aussi des témoignages, entre autres, de Martin Gray, auteur de Au nom de tous les miens, oeuvre en réalité écrite par Monsieur Max Gallo et que la LICRA a cru devoir mettre au nombre des pièces déposées;

 

Attendu que Martin Gray a complètement inventé son séjour à Treblinka et qu'il le reconnaît aujourd'hui sans difficulté: ne fallait-il pas témoigner pour les autres? (voy. New Statesman, 2 novembre 1979, pages 670-673);

 

Attendu que l'appelant a traité du témoignage de Filip Muller, lequel a forgé une sorte de roman intitulé Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz (voy. Mémoire... pages 256-260 et Réponse... page 19);

 

Attendu que le Professeur Faurisson serait également prêt à montrer quelle valeur il convient d'accorder aux témoignages d'un Maurice Benroubi ou d'un Docteur Sigismond Bendel;

 

Attendu surtout que la LICRA a découvert à Paris l'un de ces rares rescapés;

-- qu'il s'appelle Alter Fajnzylberg et qu'il a fait, le 6 octobre 1980, une déposition par-devant notaire, qui figure sous la cote 133 des pièces versées par la LICRA;

-- que la Cour pourrait convoquer à l'enquête ce témoin vivant dont la mémoire, au fil de ses diverses dépositions de 1945 à 1980, semble s'être améliorée;

-- que sur ce point il ne serait pas sans intérêt de comparer les pièces suivantes relatives à ce témoin, à savoir:

· la pièce 33 communiquée le 18 septembre l979 arec traduction d'extraits par traducteur anonyme;

· la pièce 3 communiquée le 9 Juillet 1980 arec traduction d'extraits par Monsieur Victor Borten;

· la pièce 133 communiquée le 6 octobre 1980: déposition par devant notaire;

 

Attendu que si on veut avoir le texte complet du témoignage de ce témoin il suffit de se reporter à l'ouvrage suivant: Hefte von Auschwitz (Cahiers d'Auschwitz), Sonderheft I, Handschriften von Mitgliedern des Sonderkommandos, 1972, où on retrouvera sa déposition du 16 avril 1945 devant la Justice polonaise, à Cracovie (pages 32-71: traduction du polonais en allemand) (voy. nos conclusions antérieures du 25 novembre 1981, page 9, 9e alinéa);

 

Attendu que (page 7, 7e alinéa) il est mensonger de prétendre que le Professeur Faurisson "écarte sans aucune explication le témoignage du Professeur Johann Paul Kremer", vu que, dans son Mémoire..., précisément rédigé pour répondre à cette imputation, il consacre à ce témoignage environ cent trente pages (pages 13-148);

 

Attendu que dans le Journal de Johann Paul Kremer il n'est nullement question de "chambres à gaz" homicides et que les "confessions" obtenues par la Justice polonaise ne concordent pas du tout avec la matérialité des lieux, des actes et des écritures;

 

Attendu qu'il convient de signaler ici un point d'histoire intéressant que rapporte sur le "procès de Muenster" L'Anthologie (bleue) d'Auschwitz, tome I, première partie, Varsovie, 1969, pages 239-261, à savoir que le Professeur Kremer, après dix ans de captivité en Pologne, revint dans sa ville natale de Muenster, reprit sa chaire d'anatomie à l'Université, protesta contre le traitement qu'il avait subi de la part de l'appareil judiciaire polono-communiste, expliqua que "seule la haine avait (eu) voix au chapitre" (page 241), "contesta les explications qu'il avait fournies pendant l'enquête à Cracovie et dont on lui donna lecture" (page 242);

 

Attendu que ces protestations avaient attiré, dit l'Anthologie, l'attention "de certains cercles et de certaines personnes qui le firent comparaître à nouveau devant la Justice" (page 239);

 

Attendu que le Professeur Kremer fut condamné par la Justice de son pays une nouvelle fois à dix ans de prison, peine dont il fut dispensé pour l'avoir déjà subie en Pologne, mais qu'on lui retira sa chaire ainsi que ses deux titres de Docteur obtenus à l'Université de Humboldt (pages 275-276);

 

Attendu que le Juge d'instruction polonais Jan Sehn convoqué par le Tribunal de Munster affirma que dans le cas de Kremer: "une déclaration de non culpabilité aurait été incompatible avec ce que l'accusé avait écrit" (page 246);

 

Attendu que, dans sa dernière déclaration, l'accusé Kremer dit: "Si en vertu des critères humains j'ai accompli quelque chose de mal, je ne puis que prier de prendre en considération mon âge et mon tragique destin. Je n'ai connaissance d'aucune faute dans le sens juridique et pénal. Je confie au juge suprême de tous les mondes le soin de trancher un dilemme qui n'est pas simple pour l'entendement humain" (page 258);

 

Attendu que (même page et même alinéa) dans le document NO-2368, on remarquera que le Docteur Friedrich Entress ne se présente pas un seul instant comme le témoin oculaire de ce qui se rapporte précisément aux prétendus gazages homicides d'Auschwitz; qu'il débite sur le sujet un récit stéréotypé; que toute sa déposition est manifestement rédigée pour aider la Justice américaine à mettre en cause telles ou telles personnes; qu'elle contient une affirmation qui sera totalement infirmée quinze ans plus tard au "procès des gardiens d'Auschwitz" (à Francfort, 1963-1965), à savoir que c'était le personnel SS entraîné pour la désinfection par le Zyklon B qui gazait les détenus, puisque aussi bien à ce procès il a été établi que le responsable des opérations de désinfection, A. Breitwieser, n'avait jamais pu participer à des gazages homicides (pour l'acquittement de ce dernier, voy. H. Langbein Der Auschwitz Prozess, page 198);

 

Attendu au surplus que le Dr Entress signait ce document alors qu'il était en attente d'une mesure de grâce, qui d'ailleurs ne vint pas puisqu'il fut pendu;

 

Attendu que (même page et même alinéa), à propos du SS Pery (et non pas Perry) Broad, même le Professeur Vidal-Naquet parle de "témoignages qui donnent l'impression d'adopter entièrement le langage des vainqueurs" (Esprit, article susmentionné, page 28);

 

Attendu que, le 20 avril 1964, devant la Cour de Francfort, Pery Broad révéla qu'il n'était pas l'auteur de la fameuse "déposition de Broad" qu'il aurait entièrement rédigée dans une prison britannique (Agence AFP, Francfort, 21 avril 1964, rapporté par le journal Le Monde du même jour);

 

Attendu que, pour savoir ce que Broad a déclaré à la Cour de Francfort, il est plus prudent de s'en remettre au livre de B. Naumann, Auschwitz-Bericht, Athenaeum Verlag, Frankfurt/Bonn, 1965, plutôt qu'à celui de H. Langbein, Der Auschwitz Prozess, Wien, Europa Verlag, 1965, 2 tomes, ce dernier, président du Comité international des Anciens d'Auschwitz, ayant été partie prenante dans ledit procès; voy. dans le livre de B. Naumann les pages 49 et 50 sur Broad témoin d'un gazage de désinfection et répondant à la question du tribunal: "Avez-vous su que des transports de gens étaient tout entiers gazés? -- Je n'en ai pas entendu parler et je n'ai rien vu.";

 

Attendu que (même page et même alinéa) jusqu'à 1981 on connaissait cinq versions différentes et nettement contradictoires de la "confession" de Kurt Gerstein;

 

Attendu à cet égard qu'un chercheur francais, dont la thèse sur la "confession" de Gerstein sera publiée en 1983, vient de découvrir une sixième version où il n'est plus du tout question de "chambres à gaz";

 

Attendu que, dans cette "confession" protéiforme, les absurdités fourmillent; que, par exemple, dans les "chambres à gaz" de Belzec l'ingénieur et chimiste Gerstein prétend avoir vu 700 à 800 hommes debout sur une surface de 25 m2 (soit, si on fait le calcul, de 28 à 32 hommes au mètre carré); que les victimes attendent ainsi pendant 2h 49 qu'un moteur Diesel se mette en marche pour les "gazer"; que cette absurdité se trouve répétée dans les cinq premières versions;

 

Attendu que, pour les défenseurs de la légende de Gerstein, il serait radicalement impossible de lire de bout en bout devant un tribunal les quelques pages de cette "confession" et que, pour cette raison, quand on la cite, c'est toujours en découpant soigneusement un extrait lyrique fait de clichés; que c'est avec raison que ni un André Brissaud (Hitler et l'ordre noir, Genève, Famot, 1974, page 443), ni une Olga Wormser-Migot (Le système concentrationnaire nazi, 1932-1945, thèse, P.U.F., 1968, page 11, note 1 et page 426) n'arrivent à admettre l'authenticité intégrale de cette "confession" ou la véracité de tous ses éléments;

 

Attendu que (page 7, 9e et 10e alinéa) le Professeur Faurisson a été ou reste encore aujourd'hui en contact direct ou indirect avec ces organismes qu'on lui reproche de n'avoir pas consultés;

-- qu'il a entretenu une correspondance avec le Dr Broszat, de l'Institut de Munich et qu'il lit et cite des publications de cet Institut (par exemple, note 28 de la page 207 de Vérité...

-- qu'il a pris contact, en se recommandant de Monsieur Simon Wiesenthal, avec la Centrale de Ludwigsburg (M. Biener) et qu'il a lu les ouvrages de l'ancien directeur de cette Centrale, le Procureur Adalbert Rueckerl;

-- qu'il connaît les ouvrages publiés par la Commission centrale des Crimes hitlériens en Pologne et, en particulier, l'ouvrage Les Crimes allemands en Pologne, Varsovie, 1948, vol. I, 224 p.;

-- qu'en 1976, à Varsovie, il a visité une exposition photographique sur les crimes hitlériens organisée par cette Commission sans y trouver d'ailleurs trace d'une seule photographie de "chambre à gaz";

-- qu'il s'est rendu à Auschwitz en 1975 et en 1976; qu'il a passé commande d'un nombre important de photographies intéressant son sujet; qu'il a été, de 1976 à 1979, en relation épistolaire soit avec l'archiviste de ce Musée (M. Tadeusz Iwaszko), soit avec un autre membre de ce Musée; que, depuis 1976 jusqu'en 1981, il n'a cessé, par personnes interposées, d'obtenir une abondante documentation sur la prétendu "extermination dans les chambres à gaz";

 

Attendu que Monsieur Faurisson se demande si la LICRA voudrait insinuer que l'un des organismes précités cache jalousement dans un fond de tiroir, une preuve, une preuve enfin, de l'existence des "chambres à gaz" de Hitler;

 

Attendu que Monsieur Faurisson a même pu avoir accès à des procès-verbaux d'interrogatoires par l'intermédiaire d'un magistrat allemand chargé de la poursuite des "criminels de guerre";

 

Attendu que (page 8, 1er alinéa) le récent colloque de Paris a conclu qu'il n'existait apparemment aucun document relatif à la décision de Hitler de procéder à la destruction des Juifs et qu'à ce compte on est en droit de se demander quel peut être ce "certain nombre de documents importants" dont parle la LICRA sans en citer un seul et que celle-ci reproche à Monsieur Faurisson d'avoir tus;

 

Attendu que (page 8, 2° alinéa) le Professeur Faurisson, loin d'omettre volontairement dans ses travaux les déclarations faites par Eichmann lors de son procès à Jérusalem, prend le soin de citer mot à mot et selon les sténogrammes du procès ce que Eichmann a dit des "bâtiments de mort" (voy. Vérité... pages 209-210 ainsi que Réponse... pages 38-39);

 

Attendu que, de ce qu'il a déclaré, il ressort que le captif, dans une cellule où on lui faisait lire quantité d'ouvrages dont ceux de Léon Poliakov, ne savait plus distinguer entre ce qu'il avait réellement vu, ce qu'il croyait avoir vu, ce qu'il avait entendu dire et ce qu'il avait lu;

 

Attendu en effet que le Commissaire du Gouvernement israélien lui demanda: "Avez-vous parlé avec Hoess du nombre de Juifs qui ont été exterminés à Auschwitz?" et que l'accusé Eichmann lui répondit: "Non, jamais. Il m'a dit qu'il avait fait construire de nouveaux bâtiments et qu'il pouvait mettre à mort chaque jour dix mille Juifs. Je me souviens de quelque chose comme cela. Je ne sais pas si j'imagine cela aujourd'hui seulement mais je ne crois pas l'imaginer. Je ne peux pas me rappeler exactement quand et comment il me l'a dit et de quoi avaient l'air les environs où il m'avait dit cela. Je l'ai peut-être lu et m'imagine peut-être maintenant que ce que j'ai lu, je l'ai entendu de sa bouche. Cela est aussi possible." (sténogrammes J1-MJ à 02-RM);

 

Attendu que (même page et même alinéa), quant à Albert Speer, dans son ouvrage Technique et Pouvoir, il affirme n'avoir jamais eu connaissance ni d'un ordre de tuer les Juifs, ni d'une exécution de cet ordre;

 

Attendu que, porté, ainsi qu'il le dit lui-même, à l'"auto-accusation" (Journal de Spandau, R. Laffont, page 411), il s'accuse seulement d'avoir été aveugle;

 

Attendu que (même page et même alinéa) le Professeur Faurisson répète que, pour le récent colloque de Paris, on n'a trouvé aucun ordre relatif à l'extermination des Juifs et que, loin d'omettre "l'ordre du Reichsmarechal Goering", il mentionne cet ordre auquel il consacre une longue note à la page 211 de Vérité...;

 

Attendu que la LICRA fait ici allusion à la lettre que Goering adressa à Heydrich le 31 juillet 1941;

-- que dans cette lettre il n'est question ni de massacres, ni d'extermination mais d'immigration et d'évacuation;

-- que l'expression de "solution globale" ou de "solution finale" de la question juive n'implique pas plus l'assassinat des Juifs que l'expression de "solution finale de la question palestinienne" ou de "solution finale de la question du chômage" n'impliquerait nécessairement l'assassinat des Palestiniens ou des chômeurs;

 

Attendu que (même page et même alinéa) les allocutions ou discours prétendument "secrets" de Himmler sont évidemment à replacer dans leur contexte, et cela sans coupures ni traductions tendancieuses (voy. Réponse..., pages 14-17);

 

Attendu que, selon une certaine tradition, on prête à Himmler un ordre d'arrêter le massacre des juifs, ordre daté du 22 novembre 1944, mais que cet ordre n'a pas plus existé que celui d'entamer le massacre des juifs;

 

Attendu que, dans sa thèse susmentionnée, l'historienne Olga Wormser-Migot écrit à la page 13: "Dernière remarque à propos des chambres à gaz: ni aux procès de Nuremberg, ni au cours des différents procès de zone, ni au procès d'Hoess à Cracovie, d'Eichmann en Israel, ni aux procès des commandants de camps, ni, de novembre 1963 à août 1965, au procès de Francfort (accusés d'Auschwitz "de seconde zone") n'a été produit le fameux ordre, signé d'Himmler, du 22 novembre 1944, sur la fin de l'extermination des juifs par les gaz, l'ordre de mettre fin à la Solution finale";

 

Attendu qu'à l'historienne cet ordre "semble aussi mythique que l'ordre écrit d'exterminer les survivants des camps auquel maints témoins ont fait allusion dans leurs récits";

 

Attendu que (même page et même alinéa) la conférence de l'avenue de Wannsee est du 20 janvier et non pas du 20 juin 1942 comme l'écrit l'intimée;

-- que son procès verbal ne possède pas d'en-tête;

-- qu'il ne possède pas de références;

-- qu'il n'a pas même de signature;

-- qu'il ne porte pas l'indication obligatoire des noms des destinataires;

-- qu'il s'agit d'un simple papier dactylographié par un inconnu;

-- que, par ailleurs, il ne parle pas d'extermination (voy. le colloque de Paris susmentionné);

-- que la preuve que ce curieux document est maintenant discrédité réside dans le fait que plus aucun historien exterminationniste ne se fait fort de dire quand a été donné l'ordre d'exterminer les juifs;

 

Attendu que (page 8, 3e alinéa), pour ce qui est des "camions à gaz ", on se reportera à nos conclusions précédentes du 25 novembre 1981 (page 9, 8e alinéa) sur les "croquis enfantins et brouillons dont on voudrait nous faire croire qu'ils sont les plans probants de camions à gaz homicides" (pièce 66, page 3; pièce 81, page 19);

 

Attendu que (page 8, 5e et 6e alinéa) le Professeur Faurisson, accusé d'avoir grossièrement dénaturé les écrits de Johann Paul Kremer, de Rudolf Hoess, d'Olga Wormser-Migot, de Monsieur Broszat et de la Croix-Rouge, attend un commencement de citation et de démonstration pour y donner une réponse;

 

Attendu cependant que, pour ce qui est "des aveux écrits de sa main par Rudolf Hoess", le Professeur Faurisson veut bien dire ceci:

-- cet "aveu" a été rédigé au crayon dans une geôle communiste et en attente soit de la grâce, soit du gibet;

-- de cet aveu, nous ne possédons que des bribes, elles-mêmes tronquées ainsi qu'il est facilement prouvé pour tous dans Vérité..., note 26 de la page 206;

-- cet aveu que l'on dit d'une importance capitale et qui est, en effet, la pierre angulaire de la légende exterminationniste, il a fallu attendre cinq ans pour en obtenir la version polonaise et onze ans pour en avoir la version originale en allemand, cela par les soins du Dr Broszat;*

-- on peut se demander quel crédit accorder à un texte où l'auteur raconte qu'il a vu des fosses à cadavres où, à l'aide de seaux, on recueillait la graisse des brûlés au fond des fosses pour la reverser sur le bûcher (voy. Mémoires, en allemand, Kommandant in Auschwitz, von Rudolf Hoess, Eingeleitet u. kommentiert von Martin Broszat, Deutsche Verlags Anstalt, Stuttgart, 1958, page 126, ainsi que document le NO-1210; ce passage est généralement omis par les traductions en francais);

-- dans cet aveu, l'auteur dit que les Sonderkommandos affectés aux crématoires traînaient hors de la chambre à gaz les cadavres des victimes vers l'ascenseur, tout juste après la mort des victimes, alors que se mettait en marche un appareil d'aération, ce qui revient à dire que ces hommes travaillaient dans une atmosphère encore pleine de gaz cyanhydrique, et cela en mangeant et en fumant, c'est-à-dire sans masques à gaz, ce qui est impossible, comme est impossible le fait d'entreposer quelque part près des fours crématoires 2.000 cadavres à incinérer, incinération qui aurait exigé de huit à neuf jours pour les quinze fours, et les arrivages de victimes, dit-on, se faisaient tous les jours par milliers ou dizaines de milliers;

 

Attendu que (page 8, 7e alinéa) il n'est pas besoin d'un interprète mais seulement d'un dictionnaire pour constater que "Vergasung" peut avoir, entre autres sens, celui de "carburation" (voy. Réponse... page 32);

 

Attendu que Raul Hilberg, dans son ouvrage de référence mentionné ci-dessus à la page 5, cite bien la lettre du 29 janvier 1943 où apparaît le terme de "Vergasungskeller" sans y voir une preuve, semble-t-il, d'un quelconque gazage homicide;

 

Attendu que (page 8, 8e alinéa), pour ce qui est des traductions de Monsieur Victor Borten, le Professeur Faurisson maintient ses précédentes conclusions, signifiées le 25 novembre 1981, page 8, 4e alinéa;

 

Attendu que, en complément à ses écritures précédentes et pour appeler l'attention de l'expert honoraire Borten sur l'une de ses graves erreurs, Monsieur Faurisson relève que ce dernier n'a pas craint d'affirmer: "La langue allemande ignore le terme de Leichenkeller", affirmation qui lui a permis, du moins le croyait-il, de remettre en cause ce que Monsieur Faurisson soutenait, à savoir que les bâtiments des crématoires possédaient tout simplement, ainsi que l'indiquent les plans, des pièces appelées "Leichenkeller", c'est-à-dire "cellier à cadavres" ou "chambre froide en sous-sol";

 

Attendu, d'abord, que la construction de ce mot est classique en allemand (Leichen: cadavres; Keller: cave) et qu'elle est en tous points comparable à un mot comme "Leichenhalle" qui signifie "halle à cadavres" ou "chambre froide";

 

Attendu que ce mot est si peu suspect que dans leurs écrits les Polonais l'emploient eux-mêmes pour désigner une chambre froide en sous-sol, soit que cette chambre se fût trouvée au bloc 28 d'Auschwitz-I où il ne fut jamais question de voir une "chambre à gaz", soit qu'elle se fût trouvée à l'Hôpital civil de Strasbourg où il est question d'une "Leichenkeller der Anatomie" (voy. L'Anthologie (bleue) d'Auschwitz tome I, première partie, pages 63 et 190 ainsi que tome I, deuxième partie, page 67);

 

Attendu que plus généralement, les traductions faites à la requête de la LICRA, y compris les traductions jurées, sont tendancieuses, l'expert Madame Heesch ayant par exemple traduit le mot "Absetzgrube" par "fosse à cadavres", alors qu'en réalité (voy. déjà nos conclusions antérieures du 25 novembre 1981, page 8, 3e alinéa) ce mot désigne simplement une "fosse de décantation", sens qui figure littéralement dans plusieurs dictionnaires techniques francais-allemand (voy. pièce jointe);

 

Attendu que (page 8, 9e alinéa jusqu'à page 9, la fin de la citation de la lettre de Monsieur Truffert) le Professeur Faurisson fait remarquer qu'on lui reproche, encore une fois sans un commencement de preuve, d'avoir procédé "à une véritable manipulation du texte de l'aveu de Hoess";

 

Attendu que, pour ce qui est des expertises, l'appelant a dit, et il répète ici, qu'il n'existe aucune expertise de l'arme du crime établissant que tel bâtiment était concu pour fonctionner comme une chambre à gaz homicide, contrairement à ce qu'affirmait la LICRA au 5e alinéa de la page 7; qu'il ajoute que l'intéressante lettre de Monsieur Louis Truffert, toxicologue, mentionnée par la LICRA, gagnerait considérablement en intérêt si on lui ajoutait une autre lettre de Monsieur Louis Truffert que la LICRA a omis de mentionner;

 

Attendu que Monsieur Truffert a écrit à Me Kormann, avocat de la LICRA, une lettre en réponse aux questions de ce dernier, lettre datée du 16 février 1981, et que, d'autre part, le même Monsieur Louis Truffert a envoyé à Me Kormann copie d'une lettre complémentaire, d'une importance capitale, adressée à Monsieur Faurisson, le 3 avril 1981;

 

Attendu que Monsieur Faurisson verse donc au débat cette lettre du 3 avril 1981;

 

Attendu, en ce qui concerne ces échanges de correspondance, que Monsieur Faurisson fait les remarques suivantes:

-- il n'est pas vrai que Monsieur Truffert, expert consulté par lui, ait donné des "indications démentant pour lui la possibilité de donner l'interprétation qu'il a exprimée dans les colonnes du Monde";

-- en effet, il avait consulté Monsieur Truffert à propos des effets des gaz CO, CO2 et HCN sur le corps humain, mais sans jamais lui révéler son opinion sur les prétendues "chambres à gaz" nazies;

-- il est donc compréhensible que Monsieur Truffert ait écrit à Me Kormann qu'il ne voyait rien, dans les réponses faites à Monsieur Faurisson, qui permette à ce dernier de conclure que les Allemands n'avaient pas utilisé des chambres à gaz avec émission de HCN provenant du Zyklon B;

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