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Ulysse trahi par les siens

Paul Rassinier

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Table des matières

 

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Introduction de l'auteur

 

Chapitre I. « Le Commmandant d'Auschwitz parle... », de Rudolf Höss.

Chapitre II. Les chambres à gaz : six millions de gazés, ou... ?

Chapitre III. Vérité historique ou vérité politique?»Texte de la conférence faite en Allemagne et en Autriche au printemps de 1960 [et qui provoqua la déclaration fracassante de Broszat dans Die Zeit, au mois d'août suivant]

Conclure?

Annexes pour la deuxième édition

 

Note de l'éditeur

Articles de J.P. Bermont [Rassinier] dans RIVAROL : Le procès des gardiens d'Auschwitz, 1963-1965:

Le procès des gardiens d'Auschwitz : Interview de Paul Rassinier (Rivarol n° 692, 16 avril 1964.)

Acte de contrition (Rivarol, 4 novembre 1965.) (à propos de Vaillant-Couturier et de Speter-Ravine)

Note de l'éditeur (suite).

Lettre de Rassinier à Kogon (5 mai 1960).

[Biographie de] PAUL RASSINIER

 

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INTRODUCTION

 

A une époque où la littérature et le journalisme sont devenus le monopole des ratés du bac * et des métiers académiques et où, par voie de conséquence, on compte sur les doigts d'une seule main les écrits qui survivent à la période de leur lancement publicitaire, il est évidemment peu commun qu'après plus de dix ans Le Mensonge d'Ulysse soit encore d'actualité **.

A la vérité, je n'y suis pour rien: ce sont les circonstances, - les mêmes d'ailleurs qui, voici plus de dix ans, m'avaient décidé à écrire ce livre. A l'époque, la littérature concentrationnaire était à son apogée. Dans les milieux que je fréquentais, tout le monde était conquis. En apparence, du moins. En fait, je ne mis pas longtemps à m'apercevoir que, dans leur for intérieur, beaucoup de gens se posaient des questions sur les véritables [10] buts de l'entreprise. Sous couvert de discréditer le nazisme, tous ces plumitifs ne se proposaient-ils pas, tout simplement, de creuser un insondable fossé entre la France et l'Allemagne en discréditant à jamais le peuple allemand? L'un d'eux, un curé, avait même avoué crûment une haine peu banale 1. Dès lors, il ne pouvait échapper que c'était singulièrement compromettre l'avenir de l'Europe et faire le jeu du communisme. D'autant qu'au surplus, à gratter un peu le vernis, on ne pouvait non plus ne pas s'apercevoir que tout en prenant la précaution de déclarer qu'ils n'étaient pas communistes, tous ces enragés ne manquaient jamais de proclamer hautement que les communistes étaient de grands bonshommes, qu'il n'y avait qu'eux qui... que... etc.

Je ne sais pas pourquoi, chaque fois que ces soupçons et ces appréhensions étaient formulés devant moi, j'avais l'impression qu'on me regardait avec insistance comme si on attendait quelque chose de moi. Bien sûr, je faisais les correctifs qui [11] me paraissaient nécessaires, mais, je le jure, j'étais depuis longtemps fixé sur les tribulations de la vérité historique et je n'avais pas l'intention de descendre dans l'arène. J'y suis descendu, pourtant. Au bahut, c'était déjà comme ça: si la soupe était mauvaise, c'était moi qu'on désignait pour l'aller dire à qui de droit et ça se terminait généralement par une colle. Plus tard, à la caserne, il n'y avait toujours que moi et c'était plus grave: la salle de police. On sait que pour Le Mensonge d'Ulysse, m'étant décidé à l'écrire un jour que je m'y étais irrésistiblement senti tenu par les termes dans lesquels, en ma présence et comme s'adressant plus particulièrement à moi, le colonel Rémy avait exprimé, devant un cercle d'amis, son dégoût pour toutes les complaisances dont bénéficiait le communisme, ça s'est terminé en cassation. Il faudra que je me regarde attentivement dans une glace: je dois avoir une gueule de boue émissaire...

Ce qui est sûr c'est que cette affaire était depuis longtemps classée dans mon esprit. J'avais gagné mon procès, on avait dû tirer quatre éditions successives de l'ouvrage et j'étais loin de penser à une cinquième. Il y avait bien mon éditeur qui, depuis deux ou trois ans, me disait de temps à autre, qu'il recevait toujours des commandes mais chaque fois, nous tombions d'accord que le nombre n'en était pas suffisant pour justifier commercialement une nouvelle édition. N'étant ni l'un, ni l'autre, des marchands de papier, nous ne pensions pas aux [12] ressources de la publicité. Et surtout, nous avions d'autres soucis.

Un jour, il nous a bien fallu nous rendre à l'évidence: comme le fleuve de Jaurès qui reste fidèle à sa source en allant vers la mer, les circonstances avaient évolué à notre insu dans un sens fidèle à leurs origines. Nous avions, certes, bien vu qu'en dix ans l'Europe était devenue une nécessité pour tous les hommes de l'Occident, jusques et y compris ses plus farouches adversaires. Nous nous y attendions même, car cela, nous l'avions prévu. Il ne nous avait pas davantage échappé, ni que l'Amérique n'accepterait l'Europe qu'à la condition d'en être sacrée métropole économique, ni qu'en aucun cas la Russie ne pourrait l'accepter, ni enfin que sa seule chance de l'empêcher était d'en isoler l'Allemagne. Et quel meilleur moyen d'en isoler l'Allemagne que de ressusciter les vieilles haines franco-allemandes en partant en guerre contre le militarisme allemand et le nazisme tout aussi inexistants l'un que l'autre avec des arguments puisés dans la littérature concentrationnaire? Au moment de l'arrestation d'Eichmann, ce fut du délire: ainsi que le déclara le 20 juin 1960, à un envoyé du Monde, une haute personnalité allemande (dont le nom n'a pas été révélé) le monde entier se vit offrir de nouveau «tous les jours, au petit déjeuner du matin, six millions - quand ce n'était pas neuf ! - de juifs exterminés dans les chambres à gaz». Et ça l'agaçait, le monde entier: d'une part, à tort ou [13] à raison, il avait maintenant des doutes aussi bien quant au chiffre qu'au moyen; de l'autre il ne lui plaisait guère qu'un problème pour lui - à tort où à raison aussi - exclusivement européen, se transformât ainsi en problème à peu près exclusivement israélien.

Les Allemands qu'on se mit à arrêter par paquets de cent ou de mille voulurent éditer Le Mensonge d'Ulysse à titre de contre-poison. Par réaction contre les entreprises du résistantialisme international les Américains du Nord voulurent l'éditer en anglais et ceux du Sud en demandèrent une édition en espagnol. Sur ces entrefaites, un certain Benartsky écrivit dans Le Monde que j'étais «un auteur bien connu pour mes sympathies hitlériennes 2 » et il n'en fallut pas plus pour qu'on [14] voulût à nouveau se renseigner sur ce qu'avait bien pu écrire ce curieux bonhomme dont on avait tout oublié sauf son passé de résistant et de militant puis de député socialiste: les commandes se mirent à affluer en nombre suffisant pour justifier une cinquième édition.

Et voilà.

Mais ici se posait un problème délicat: d'une part, il n'était pas possible, après plus de dix ans, de republier Le Mensonge d'Ulysse sans tenir compte des documents rendus publics depuis; de l'autre, en faire état, c'était le transformer en un autre livre qui ne serait plus protégé par l'immunité qui couvre la chose jugée et s'exposer à un nouveau procès... que, à moins de faire jouer contre nous ce pouvoir discrétionnaire dont le gouvernement use si généreusement contre la presse, nous eussions gagné comme l'autre, mais à quoi bon se compliquer la vie?

Nous avons donc décidé de publier en cinquième édition Le Mensonge d'Ulysse tel qu'en lui-même l'Éternité ne le changera jamais puis, à part, ce petit livre exclusivement consacré aux documents qui ont été rendus publics au cours de ces dix dernières années.

Ai-je besoin de préciser qu'ils confirment au-delà de tout espoir toutes les thèses que j'ai soutenues? Si on le jugeait nécessaire, il me suffirait de dire que dans cette cinquième édition du Mensonge d'Ulysse mise en vente en même temps qu'Ulysse [15] trahi par les siens aucune autre modification n'a été apportée à la version originale que le ... point virgule - c'était une coquille visible - si bruyamment réclamé par M. Louis Martin-Chauffier.

On ne manquera pas de remarquer que si les circonstances me servent, elles servent aussi le lecteur: s'il possède déjà Le Mensonge d'Ulysse, il s'en tirera au moindre prix.

Amateurs de reliure, ne pas se presser: tous les documents qui concernent cette affaire n'ont pas encore été rendus publics et il y aura sûrement au moins une autre suite.

Dans le même format bien sûr.

Le 1er septembre 1960.

P. R.


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