Bulletin confidentiel réservé aux abonnés de la revue constituant l'association des Amis de la Vieille Taupe.
Directeur de publication: Pierre
Guillaume.
Reproduction interdite.
Chers Amis de la Vieille Taupe,
Mais non, la Vieille Taupe n'est pas morte!
Le n.1 de la revue est paru fin avril 1995. Il a été distribué dans les kiosques de la région parisienne en mai, juin, juillet et août 1995. Il n'a pas été possible de le diffuser dans toute la France parce que le nombre des abonnés n'a pas été suffisant pour assurer le tirage qui aurait été nécessaire. De plus, les procédures de travail des N.M.P.P. ont changé, et les exemplaires invendus ne sont plus que très partiellement retournés à l'éditeur. Les invendus, surtout en province, sont détruits.
Nous avions envisagé de sortir le n. 2 en septembre. Puis, finalement, il a fallu y renoncer pour un ensemble d'autres raisons, sur lesquelles nous reviendrons.
Parmi ces raisons, l'une tenait au fait que nous n'avions décidé de nous lancer dans la publication de ce n. 1, avec tous les risques que cela comporte, que parce que l'écho d'autres initiatives en cours, susceptibles d'avoir un impact considérable sur la société française, mais tout à fait autonome par rapport à la Vieille Taupe, nous était parvenu. Ces projets nous avaient été annoncés comme devant se matérialiser en mai 1995. Il verront peut-être le jour en 1996.
La Vieille Taupe s'était donc une fois de plus risquée un peu imprudemment en terrain découvert.
Le mois de septembre aura été le mois des interrogations et des hésitations... D'abord trois avis de lettres recommandées différentes, retournées à l'expéditeur en mon absence, m'attendaient à mon retour. Renseignements pris, l'une émanait du brave inspecteur de police Szwec, chargé, sur commission rogatoire, de m'entendre "en tant que directeur de publication de "La Vieille Taupe" (N.1 Printemps 1995), infr. à la loi sur la presse". Quelque temps après, je recevais d'ailleurs une inculpation en bonne et due forme, au titre de la loi Gayssot, concernant ce n.1. Le troisième paragraphe de la préface pour l'édition arabe de L'Holocauste au scanner de Jurgen Graf était visé. Ainsi, ce n.1, explicitement conçu pour se conformer à la loi, se trouve quand même inculpé! L'interprétation de la loi est devenue impossible en France. Cette affaire viendra à l'audience de la XVIIe chambre du tribunal de Paris, le 19 décembre à 13 heures 30. Maître Delcroix sera mon avocat. Notre attitude consistera à attendre et voir. L'impulsivité répressive du parquet peut se retourner contre lui, et en cas de relaxe du n.1 au moment où on va commencer à parler du n.2, le procureur aura bonne mine! En cas de condamnation, nous verrons bien. Mais, en 1996, notre comportement judiciaire va changer, c'est pourquoi j'invite nos amis de la région parisienne à venir assister à cette audience du 19 décembre. Ce sera l'occasion de renouer des liens distendus et de leur dévoiler nos projets.
La deuxième lettre recommandée émanait du tribunal de Paris. Comme j'ai l'habitude, je me suis rendu directement à la mairie de mon domicile pour y retirer un pli déposé à mon intention. C'était la convocation à l'audience de la Cour d'appel du 23 octobre 1995. J'avais été condamné par un jugement rendu le 30 mai 1995, à 180 heures de travaux d'intérêt général, à titre pénal, et à titre civil, à verser 20.000,00 F d'indemnité à l'Association Française de Lutte contre le Sida. Il s'agissait du détournement, qui m'avait été imputé, des affiches de cette association, ou le mot "SEROPOSITIF" avait été remplacé par le mot "REVISIONNISTE":
J'avais été condamné pour avoir "débité des oeuvres contrefaisantes". J'avais fait appel de cette condamnation. Donc tout était normal et rien d'inattendu. En fait, ce 23 octobre, mon avocat commis d'office, Maître Balan, était cloué au lit par la grippe, et faisait avertir le greffier du tribunal à 13 heures. Si bien que l'affaire a été renvoyée au 22 janvier 1996 à 13 heures 30 (Cour d'appel - 11e chambre). Cette circonstance fortuite me permettra de développer le mémoire que j'avais préparé à l'intention de la Cour, et d'en faire une brochure dont je réserve, par courtoisie, la primeur à la Cour. Je distribuerai donc cette brochure à la fin de l'audience.
Cette affaire, bien qu'elle relève évidemment de la chasse aux sorcières révisionnistes, ne porte pas sur le fond. Par conséquent, pas de mobilisation particulière pour ce procès. Cependant, cette affaire comporte bien des à-côtés intéressants que j'évoque dans mon mémoire, et j'aurai toujours plaisir à rencontrer nos amis à l'occasion de cette audience.
La troisième lettre recommandée émanait du tribunal de Créteil. Et là, c'était une surprise. J'avais été inculpé à Créteil en 1992, mais le juge d'instruction, dès ma première comparution avait laissé entrevoir à bref délai un inévitable non-lieu. Les choses avaient traînées, le juge d'instruction avait changé, enfin l'affaire semblait aux oubliettes. Or, renseignements pris, il ne s'agissait pas d'une ordonnance de non-lieu, mais d'un avis de clôture de l'instruction avant renvoi devant le tribunal! Bien que mon avocat commis d'office, Maître Pascal Gennetay, me laissait présager un non-lieu, à un stade ou à un autre de la procédure, cette affaire révélait crûment un acharnement inquisitorial complètement démentiel. Cela me permettait de découvrir la face cachée de cette affaire, qui ne m'avait absolument pas inquiété pendant trois ans. Rappelons les faits. Gérard Israel, professeur à l'Université de Créteil, et le président de cette Université, dont je ne me souviens plus du nom, ont reçu par la poste, dans une banale enveloppe manuscrite le tract intitulé: "Michel de Bouard et les chambres à gaz homicides". Tract signé, pourvu de toutes les mentions légales obligatoires, mentionnant l'éditeur responsable, et l'adresse de La Vieille Taupe. Ce tract consiste, pour l'essentiel, en la correspondance échangée entre Michel de Bouard, doyen de la faculté des lettres de Caen, historien médiéviste reconnu, ancien membre du "Comité d'histoire de la Seconde guerre mondiale", ancien membre du parti "communiste", catholique de gauche, ancien résistant, ancien déporté au camp de Mauthausen. Ce tract avait été diffusé par la Vieille Taupe, à l'époque 12, rue d'Ulm, à 5.000 exemplaires, sans susciter de réactions répressives à Paris. Mais il avait fait l'objet d'une condamnation par le tribunal de Caen, au moyen d'une interprétation très extensive de la loi, et en se basant sur l'idée que le tribunal se faisait de ce que les jugements du tribunal de Nuremberg et des tribunaux successifs devaient probablement avoir dit! Je n'avais pas interjeté appel contre cette condamnation lamentable, par épuisement physique, moral et financier.
Que croyez-vous que font deux universitaires, quand ils reçoivent un tel tract sous pli fermé, qui soulève honnêtement des questions qu'on ne saurait éliminer d'un revers de main? Ils courent se plaindre au procureur de la République! Le procureur requiert! Le juge d'instruction instruit! Lors de la première audition, j'avais clairement confirmé et revendiqué la paternité de ce tract, et affirmé mon intention de soutenir que ce tract ne tombait pas sous le coup de la loi scélérate. Mais le procureur avait admis que je n'étais pas l'auteur de cette nouvelle diffusion et qu'ayant été condamné, je ne pouvais pas l'être une seconde fois pour le même tract (Non bis in idem.). Je croyais que les choses en resteraient là. Or j'ai appris que l'enquête avait continué. On a d'abord soupçonné des étudiants de la fac, connus pour leurs opinions d'extrême droite. Perquisitions, garde à vue, menottes! La fac est allée jusqu'à livrer des copies d'élèves pour réaliser une expertise graphologique! Négative.
L'étudiant soupçonné à tort a finalement du changer de fac! Les soupçons se sont à la fin dirigés sur Michel Gandilhon, qui tenait la librairie avec moi et avait été condamné avec moi à Caen. Perquisition, garde à vue, menottes! Expertise graphologique! Positive!!! Bien que Gandilhon m'eût, à la suite d'une précédente perquisition (garde à vue, menottes) dénoncé dans l'affaire des affiches précédemment évoquée, et qu'il ait eu un comportement lamentable, je ne pense pas qu'il soit l'auteur de ces envois, et je reste persuadé que l'expertise graphologique positive est erronée. Mais tout cela fera l'objet d'une autre brochure, si je n'ai rien de mieux à faire.
Toujours est-il que c'est cette affaire, dans laquelle je ne risquais rigoureusement rien, qui m'a plongé dans les réflexions les plus amères, et l'accumulation même des procédures qui m'a conduit à douter de la pertinence de la stratégie envisagée par la Vieille Taupe, et à surseoir au n.2 et au bulletin. Le plus terrible est que, ni les universitaires, ni le procureur, ni les policiers, ne semblent avoir le moins du monde conscience de l'abjection de leur comportement respectif. Alors que tout universitaire devrait avoir à coeur d'aborder sereinement et librement les sujets les plus controversés avec ses étudiants, et de corriger, dans le débat, les erreurs de jugement ou les préjugés éventuels, ces gens n'ont foi qu'en la répression la plus bovine [(note 1)]. J'ai ressenti à nouveau l'impression d'être étranger aux bipèdes qui nous entourent et d'être condamné à vivre sur la planète des singes. La réalité judiciaire en France dépasse les prémonitions d'un Kafka.
POURTANT, une série d'événements considérables sont venus démontrer que, si notre situation est désespérante, la situation de nos adversaires et de nos ennemis est désespérée. Et l'année 1996 sera l'année des débuts des bouleversements décisifs! L'assassinat de Rabin confirme, s'il en était besoin, la fin de l'ère messianique israélienne.
L'analyse de ces événements constituera la substance des prochains numéros de La Vieille Taupe.
Cela étant dit, malgré son silence, la Vieille Taupe n'est pas restée inactive, mais nous avons préféré nous consacrer à quelques opérations prometteuses plutôt qu'à la rédaction et à la diffusion d'informations globalement désespérantes sur la répression que subissent les révisionnistes dans le monde.
Nous avons préféré diffuser 150 exemplaires du texte A-t-on lu Pressac? Ou Pressac, Mode d'emploi. auprès de 150 avocats, en leur demandant leur avis. Puis nous avons envoyé le même texte à 50 éditeurs. Le compte-rendu de cette opération, ses résultats et son exploitation feront l'objet d'une brochure à part en 1996, au bon moment.
Cette opération a déclenché l'intervention intempestive de la Libre Pensée, que nous travaillions au corps depuis quelques temps déjà, et a abouti à l'ouverture d'un nouveau front. (Voir la brochure jointe, qui circule déjà à quelques centaines d'exemplaires, et qu'il est très important de diffuser le plus possible, pour préparer l'avenir.)
Malgré les perspectives prometteuses de ces deux opérations, et de quelques autres, dont il n'est pas encore opportun de parler, la situation restait globalement désespérante. Aucune des actions nécessaires n'était à notre échelle. Nous étions réduit à l'impuissance, et n'avions guère le goût de travailler.
C'est alors que M. Jean Marie Le Pen a annoncé la manifestation du Front National à Carpentras. Cela prouvait au moins que l'affaire n'était pas close, tant qu'une force conservait la capacité de continuer à soulever les problèmes et à poser des questions. Or, le montage de Carpentras est certes un montage anti Front National, mais c'est surtout et d'abord un montage et une manipulation antirévisionniste. Le sang de la Vieille Taupe n'a fait qu'un tour, et cela a donné, pour commencer le tract "Jacques Toubon..." ci-joint. Ce tract, il s'agit maintenant de le diffuser par tous les moyens (photocopie, fax, diffusions publiques, etc...)
De même, nous avons réalisé l'autocollant ci-joint, qui est le premier d'une série...
Nous ferons part ultérieurement de nos projets et de notre tactique, mais je demande instamment à chacun des abonnés de commencer par coller UN autocollant, dans un lieu public, ou semi-public. La Vieille Taupe se chargera du reste...La Preuve:
Un universitaire connu, un conférencier apprécié, un homme politique qui a conservé de multiples relations personnelles et l'estime d'amis très divers, un homme indiscutablement "de gauche", que j'avais rencontré naguère, et à qui j'avais remis une documentation sur les travaux révisionnistes, est venu m'apporter le manuscrit d'un livre: Les mythes fondateurs de la politique israélienne qui comporte un chapitre tout à fait explicite sur les mythes étudiés par les historiens révisionnistes!
Il désespérait de pouvoir éditer ce livre en France, mais était fermement décidé à affronter la loi scélérate et à prendre le risque d'un procès.
La publication intégrale de ce livre fera l'objet du n.2 de La Vieille Taupe, exclusivement réservé aux abonnés de la revue, que vous recevrez fin décembre. La suite des opérations et notre stratégie y sera dévoilée, ainsi que la personnalité de l'auteur de ce texte, que vous découvrirez en recevant ce n.2.
En attendant, et pour nous permettre de mener à bien la suite des opérations, il est de la plus haute importance de susciter un maximum d'abonnements nouveaux, à l'aide du tract "Toubon" ci-joint et de son verso. Il est de la plus haute importance de susciter la curiosité, d'alerter le ban et l'arrière ban de tous nos amis:
Suite avec le n.2 car je ne peux mettre une feuille de plus dans cet envoi sans dépasser 100 gr et déclencher le seuil de la tarification postale.
Note du bulletin n. 1
[(1)]. J'en demande pardon aux bovins ! Retour au texte
Chers Amis de la Vieille Taupe,
Le dépôt légal de l'édition publique du livre de Roger Garaudy a été effectué le 3 avril 1996. La Librairie du Savoir, Librairie Roumaine de Paris en a le dépôt et assure la diffusion (voir documents joints). Bien sûr les abonnés peuvent continuer à se procurer le livre directement auprès de la Vieille Taupe, aux conditions habituelles, c'est à dire avec une remise de 50%, soit 50,00 f l'exemplaire.
Le n.2 de LA VIEILLE TAUPE a déjà suscité une audience et un émoi considérable dans la presse française et internationale. Une traduction italienne vient d'être éditée. Les traductions allemande, russe, arabe, turque, anglaise et espagnole sont en cours.
Ce numéro a donné lieu à un débat dirigé par Jean-Luc Séguillon sur la chaîne câblée L.C.I., entre Roger Garaudy et M. Aounit, le président du M.R.A.P., débat qui s'est terminé par la déconfiture de ce dernier et qui a suscité des réactions et une crise à l'intérieur du M.R.A.P. Il a également donné lieu à une interview de Roger Garaudy sur radio Méditerranée. et à une déclaration plutôt embarrassée de Maître Zaoui, avocat de la L.I.C.R.A. sur radio J. Maître Zaoui, pour la L.I.C.R.A. et M. Aounit pour le M.R.A.P., ont annoncé qu'ils portaient plainte contre ce numéro, mais n'en ont rien fait! Ce numéro a également suscité des comptes-rendus et des polémique dans la presse arabe.
Il est probablement sans exemple qu'un numéro spécial hors commerce d'une revue confidentielle suscite autant d'émoi et de réactions nationales et internationales avec une aussi faible diffusion.
Pendant le même temps, des événements d'une importance considérable se déroulaient sur le réseau télématique Internet. Les révisionnistes étaient présents sur ce réseau depuis plusieurs années, notamment aux Etats-Unis et en Italie. Après diverses campagnes de presse, toutes plus mensongères et téléguidées les unes que les autres, pour instaurer une censure sur ce réseau, au prétexte de pornographie, de terrorisme et de pédophilie, il est finalement apparu même pour les plus bouchés, que seul le révisionnisme était réellement craint et visé par les censeurs, qui ont même fini par l'avouer ("Réflexions sur la censure" Le Monde, supplément Télé-Radio-Multimédia, dimanche 14 - lundi 15 avril 1996 p. 28). Une première tentative brutale de censure a eu lieu en Allemagne par la fermeture du site Compuserve. Quatre universités américaines, dont Stanford, bientôt suivies par une dizaine d'autres, ont offert leur propre serveur informatique en miroir pour la documentation révisionniste, qui a acquis une audience jusqu'ici inégalée. Les tentatives de censure continuent en Europe. Un site ouvert en Suède par Radio Islam vient d'être brutalement fermé à la suite d'une campagne de presse. Un nouveau site vient d'ouvrir. Nous donneront ultérieurement des nouvelles sur les développements de cette guérilla intellectuelle d'un type nouveau. Quand bien même les censeurs parviendrait-il à leur fin en Europe, qu'ils ont déjà perdu la partie aux Etats Unis, où les organisations juives sont obligées de proclamer, contre toute évidence, qu'elle sont opposées à la censure des révisionnistes et qu'elles entendent répondre sur le terrain de la documentation, alors que naguère encore ces mêmes organisations juives organisaient forces colloques et conciliabules pour disserter de la meilleure manière d'obtenir une modification du premier amendement de la constitution américaine, qui garantit précisément la liberté d'opinion et d'expression hors du contrôle de l'Etat.
Il est vrai qu'aux Etats Unis, le niveau général de bourrage de crâne et d'holocaustomania est tel, dans un style naif inénarrable qu'il a d'abord été très facile au centre Simon Wiesenthal et autres officines de propagande de faire illusion. Mais cela a déjà cessé d'être vrai, même aux Etats Unis où l'information du public fait des progrès fulgurants.
En tout cas, nous devons à la diligence de l'UEJF beaucoup plus qu'à l'activité des révisionnistes, ce premier résultat, qui était le premier objectif de la Vieille Taupe en diffusant le texte de Roger Garaudy d'abord à ses seuls abonnés: le public français qui ignorait dans son écrasante majorité la censure impitoyable dont le révisionnisme était l'objet, ne l'ignore plus, et sait à quoi s'en tenir. Les institutions juives ne voient de salut que dans la répression et la censure. Le pas suivant consistera à faire comprendre à ce même public que les censeurs n'ont d'autre recours que la censure précisément parce que, contrairement à leurs rodomontades, ils n'ont aucun document ni aucun argument sérieux à opposer à la critique révisionniste. Ce qui ne saurait tarder.
Dans cette deuxième phase de la bataille, parallèlement à Internet et à ses aléas européens, il ne faudra pas négliger l'arme plus conventionnelle et toujours efficace du photocopieur et du samiszdat, qui a permis à la Vieille Taupe de survivre aux temps héroiques et qui est venue à bout du totalitarisme stalinien.
N'oublions pas que maître Eric Delcroix, l'infatigable défenseur de Faurisson et des révisionniste fut aussi l'homme qui ramena en occident, cousu dans la doublure de son manteau, la première lettre de Sakharov, qu'il fut le premier défenseur de Léonid Pliouchtch, avant d'être le défenseur de Mihajlov en 1975, et de Serdjia Popovic en 1976, sous le règne de Tito.
Quant à la Vieille Taupe, le temps des révélations de quelques unes des opérations menées contre le parti stalinien en France n'est pas encore venu, mais il est bon de se souvenir, quand la bataille fait rage et que l'on est découragé par la puissance formidable de nos adversaires, que la Vieille Taupe est très très faible, mais qu'une bonne partie de ses plus formidables ennemis des années soixante sont maintenant anéantis!
Israel est assuré de gagner toutes les batailles, sauf la dernière!
Le fait nouveau et primordial, c'est qu'à travers l'affaire de l'abbé Pierre (qui ne fait que commencer) des millions de Français ont découvert le véritable contrôle des pensées et la manipulation permanente dont ils étaient l'objet, par l'intermédiaire des médiats, dont l'édition respectueuse et le réseau des librairies respectueuses fait partie.
Nous sommes actuellement submergés de commandes et de demandes d'information. Le premier tirage de l'édition samizdat de Roger Garaudy a été épuisé en quelques jours. Le deuxième tirage est sur le point d'être épuisé. Un troisième tirage est en cours.
Le public s'est emparé du débat, et le premier pas franchi, veut remonter à la source.
Dans ces circonstances, l'impatience et les vanités d'auteur sont tout à fait déplacés et peuvent même aggraver le danger et les risques encourus par ceux qui se battent en première ligne. Chaque chose viendra en son temps, et le temps du débat purement scientifique n'est pas encore venu. Nous le préparons, mais nous préparons en priorité, comme nous l'avions annoncé dans nos circulaires, l'abrogation de la loi Gayssot.
Sur ce plan, la Vieille Taupe pense n'être pas étrangère à l'évolution générale des esprits qui se manifeste dans les médiats...
Ce ne sont pas les girouettes qui tournent. C'est le vent...
Mais si certaines andouilles ont besoin de se rassurer en se persuadant que cette loi n'est pas absolument nécessaire pour ralentir la progression du révisionnisme, il n'est pas vraiment indispensable de les détromper et de les inquiéter maintenant.
Le débat aura lieu, parce que c'est maintenant le public qui a entrepris de le mener à bien.
Pour le moment, la Vieille Taupe n'a rigoureusement rien à faire dans la foire d'empoigne médiatique, sinon attendre avec ironie et patience que l'ethnie médiatique achève de se ridiculiser, ce à quoi elle s'emploie avec constance et détermination. Nous faisons entière confiance à Pierre Vidal-Naquet, Madeleine Rebérioux, Florent Brayard et au journal Le Monde, pour continuer l'oeuvre de Pressac.
Le Monde diplomatique de juin 1996 vient de publier sous la signature de Philippe Videlier un monument d'anthologie qui mérite de passer à la postérité. La photo et sa légende qui illustrent cet article suffisent à le caractériser. Nous ne détromperont M. Videlier que sur un point. L'article du Canard enchaîné du 24 janvier 1996 qui d'après M. Videlier "avait éventé l'affaire, suivi par la plupart des organes de presse." avait en fait été provoqué par des amis de la Vieille Taupe.
Le Figaro du 31 mai 1996 page 9 rapporte des propos de Roger Garaudy dans une conversation avec le journaliste, qui n'était pas enregistrée. Voici le dernier échange de propos, tels que les rapporte le journaliste: "
--Pourquoi avez-vous publié à La Vieille Taupe la première édition de votre livre sur "les Mythes fondateurs de la politique israélienne"
-- Par nécessité. Mais je ne connaissais pas cet éditeur. Sinon je ne me serais jamais lié à lui."
Garaudy m'a téléphoné, dés qu'il a eu connaissance de l'article. Le journaliste avait évidemment déformé ses propos. Il avait déclaré en substance:
--"Par nécessité. Si les grands éditeurs auxquels j'avais l'habitude de m'adresser avaient accepté de publier ce livre, je ne me serais pas adressé à cet éditeur peu connu."
La simple idée selon laquelle Garaudy aurait pu ne pas connaître La Vieille Taupe est évidemment imbécile...et montre que le journaliste prend ses lecteurs pour des imbéciles...
Nous n'avons rien à attendre des médiats. L'affaire du "devoir de physique" puis celle des nageuses de combat idéologique prouve que tout holocauste plongé dans un liquide reçoit une poussée de bas en haut égale au volume d'eau déplacé.
Le numéro 3 va paraître fin juin. Il constituera une nouvelle fois une surprise de taille.
Noubliez pas que les abonnements seuls permettent à la Vieille Taupe de subsister, et que le réseau des abonnés est le seul élément stable sur lequel nous puissions compter dans les situations difficiles. Si vous appréciez notre combat, la meilleur manière de nous aider, c'est de susciter de nouveaux abonnements.
La plupart d'entre vous sont abonnés juqu'au numéro 4. Beaucoup jusqu'au n. 5, et au delà. La fin de votre abonnement sera signalé avec le numéro qui le termine.
N'oubliez pas que vous disposez d'une remise de 50% sur tous les livres disponibles à la Vieille Taupe, et que face au boycott des libraires respectueux et de la diffusion classique, nos abonnés doivent constituer le réseau alternatif de résistance au totalitarisme, et devenir une source d'information véridique sur le révisionnisme, à une époque où le public commence à rechercher cette information.
A cet égard, nous signalons:
qui diffuse par correspondance un catalogue d'ouvrages révisionnistes en français, allemand et anglais. Signalons en particulier, de Jean-Marie Boisdefeu, La controverse sur l'extermination des Juifs par les Allemands, 2 tomes, (110 & 130 francs français, franco de port, joints à la commande par chèque à V.H.O.). C'est une excellente synthèse critique des recherches révisionnistes, où les thèses opposées sont exposées et analysée. Le deuxième tome traite des persécutions et du sort réel des juifs pendant la guerre.
Au mois d'août sortira la traduction française du "Rapport Rudolf" qui contrôle, vérifie et confirme dans une forme scientifiquement irréprochable les conclusions du "Rapport Leuchter". Il fournira la réponse aux questions qu'il est interdit de poser,
Nos amis, qui se sont sentis quelque peu délaissés auront compris que la Vieille Taupe ne peut être à la foi au four et au moulin, mais aurons pensé "comme Hamlet le dit de l'esprit de son père, "Bien travaillé, vieille taupe".
Ci-joint, quelques échanges de correspondance, pour information. Comme tous les documents en provenance de la Vieille Taupe, ceux-ci peuvent être reproduits et diffusés par tous moyens, en prévision d'une exploitation, quand les temps seront venus.
Chers Amis de la Vieille Taupe,
Pour la première fois depuis dix-huit ans que dure l'affaire Faurisson, ou même depuis cinquante ans,...
La publication par la Vieille Taupe du livre de Roger Garaudy aura été le prodrome d'une lame de fond dont on commence à peine à percevoir les tenants et les aboutissants. Et ce n'est qu'un début.
Ca bouge dans les pays arabes, où le voyage de Garaudy en Syrie et au Liban a été triomphal et où il a reçu un accueil et un soutien exceptionnel de la part de la plupart des intellectuels arabes, au point que Le Monde n'a pu trouver que trois intellectuels arabes, d'ailleurs déconsidérés pour leur servilité à l'égard de l'Occident ou de l'Arabie saoudite pour tenter de relativiser aux yeux de ses ouailles l'indiscutable succès de ce voyage qu'il ne pouvait quand même pas passer sous silence.
Le livre de Garaudy connaît maintenant quatre éditions arabes et une édition italienne. L'édition russe est sous presse. Des éditions espagnole, grecque, turque, allemande, iranienne, roumaine sont en cours. Le texte est disponible en anglais et en français sur internet.[(1)]
En France, en dépit du boycott de toutes les grandes librairies, plus de vingt cinq mille exemplaires sont en circulation, et l'intérêt du public ne se dément pas. L'intérêt spécifique du livre de Garaudy est qu'il touche un public que jamais les révisionnistes n'auraient pu atteindre et qu'il déclenche un processus irréversible dont nous avons été cent fois témoin. Le lecteur, abasourdi par ce qu'il découvre et par la campagne de haine des médiats à l'égard de Garaudy et de l'abbé Pierre, en vient à se poser la question impensable auparavant: Que faut-il penser de Faurisson et des révisionnistes? Ne nous a-t-on pas la aussi raconté des histoires? Et le lecteur cherche à se documenter directement. Nous sommes submergés de lettres de néophytes qui recherchent des livres et nous racontent comment ils ont été éconduits et toisés de haut par leur libraire, et on découvert ainsi les mécanismes du contrôle de la pensée dont ils étaient l'objet. Cette découverte, et le mépris qu'ils acquièrent des organes "d'information" auxquels ils faisaient aveuglément confiance n'est pas la moindre conséquence "révolutionnaire" de l'opération.
Nous invitons nos amis à relire le n.1 de La vieille Taupe où ce processus était prévu et annoncé. Ce n'est qu'un début. D'après notre expérience, il faut au moins six mois pour qu'un livre suscite des réactions socialement mesurables et pour qu'un néophyte devienne opérationnel.
Jusqu'ici, notre seule force socialement effective aura été les contradictions et les mensonges de nos ennemis, qui sont devenus si manifestes que le puce en est venue aux oreilles les mieux bouchées, en dépit des médiats. Qu'en sera-t-il lorsque nous aurons acquis les moyens sociaux de nous exprimer directement? Et ce moment approche. La simple évocation de cette perspective met nos adversaires en transes, qui ne craignent rien plus que l'effondrement de l'échafaudage de leurs mensonges.
La prise de position de l'abbé Pierre est bien le seul développement que la Vieille Taupe n'avait pas prévu, qui ignorait les liens personnels qui le liait à Garaudy. Inutile de rappeler les commentaires grossièrement falsificateurs de la presse, les coupures et les censures de sa première lettre. L'intervention d'une personne aussi "médiatique" a évidemment été extrêmement importante, mais elle a conduit une fois encore trop de nos amis à attendre quelque chose des médiats et d'une éventuelle prise de position d'un gros calibre médiatique. C'est une grave erreur. Les choses ne changeront pas à la suite d'une intervention médiatique. C'est quand chacun d'entre nous osera afficher simplement te sereinement ses opinions dans son milieux, et que chacun considérera comme de sa dignité vitale de dire ce qu'il pense et de prendre en compte ce que pensent les autres, que les choses changeront et qu'alors un gros calibre médiatique essaiera de rafler la mise en prenant des positions tonitruantes. Tout au contraire, cette affaire a eu l'extraordinaire avantage de démontrer publiquement l'extraordinaire impuissance des prétendus médiatiques dès lors qu'il ne disent plus exactement ce que les médiats veulent entendre. Ils sont instantanément congédiables comme des malpropres. Dès lors il est clair que n'apparaît sur le petit écran et dans les grands médiats que celui qui a donné des gages de servilité.
C'est depuis qu'il n'est plus médiatique que les positions de l'abbé Pierre nous intéressent. La Croix du 23 juillet 1996 annonçait en première page, en grand titre sur trois colonnes: "L'abbé Pierre demande pardon". Suivait un éditorial de Bruno Frappat qui illustre à la perfection ce pourquoi le terme de "jésuitisme" a été inventé. Suivent deux pages entières de commentaires mielleux et fielleux sous le titre sur cinq colonnes: "L'abbé Pierre retire tous ses propos". Au bas de la page, cependant, un "document", la lettre de l'Abbé Pierre à Roger Garaudy du 22 juillet 1996. Cette lettre, correctement lue, c'est-à-dire textuellement, anéanti complètement les élucubrations des journalistes et démontre que l'abbé Pierre n'a rigoureusement rien renié et rien retiré, mais qu'il a tout au plus pris plus exactement conscience de la situation et qu'il ne peut pas présumer de ses forces et de ses capacités. (Peut être aussi a-t-il compris que, face à la déferlante, il fallait savoir filer de l'huile).Qui pourrait lui en tenir rigueur? Les seuls qui pourraient légitimement le faire sont ceux qui assument publiquement le même combat. Ils sont très peu nombreux et sont justement portés à admirer le courage et l'énergie dont l'abbé à fait preuve à quatre-vingt-trois ans. La Vieille Taupe, quant à elle, est entièrement solidaire de l'abbé Pierre en cette affaire. Nous reproduisons intégralement ce document et nos commentaires au verso pour en faciliter la photocopie.
[(1)]Dès que nous le pourrons (il y a, notamment pour le russe et l'arabe, des difficultés techniques à surmonter), ces différentes traductions seront présentes sur le site (note de l'AAARGH). Retour au texte
Cher Roger,
Sûrement tu te souviens de l'état de détresse où tu te trouvais en avril dernier lorsque, en de multiples téléphones, tu m'appelais à l'aide. Je ne sais plus tes mots exacts. Tu étais malheureux à propos d'un livre dont je ne savais rien. Tu me disais y traiter de la "terre promise", ce qui était un sujet sur lequel parfois nous nous interrogions.
Je ne savais rien de ce que, sur tout ce dont ont été martyrisés tant de nos frères juifs, on nomme "révisionnisme" et "négationnisme". C'est seulement lorsque je lisais à un ami la lettre que je t'avais adressée qu'il me parla de ce que ces mots signifiaient. Comment aurais-je pu imaginer le fol déchaînement de passion, à travers les médias, que ta demande allait jeter sur toi et sur moi.
Tu sais ma vie, perpétuel effort pour répondre aux détresses, après un temps monastique empli de plus d'adoration que d'études.
Tu sais les multiples et vivants mouvements qui, au long de dizaines d'années, sont nés, chez nous, et en plus de quarante pays, à l'image de ce que, avec quelques premiers compagnons, j'avais pu faire.
Sais-tu que, aujourd'hui, beaucoup de ces volontés généreuses, de frères et de soeurs pour moi, sont blessées profondément. Lorsque tu es venu vivre deux jours aux monastère où je reprends des forces, tâchant de comprendre et de remédier, tu m'as cru vigoureux. En réalité, j'ai tant de mal à me retrouver, à guérir.
Sois Sûr que ma confiance en ta sincérité, dont ma lettre tenait à témoigner, reste totale, puisque tu maintiens ta détermination si, sur ton travail, des preuves te sont données d'erreurs, de les corriger, à condition bien sûr que, dans un dialogue, cette détermination soit réciproque.
Pour moi, renouvelant la décision prise dès le 1er mai (et qui fut bien peu respectée) je dois, afin de ne pas brûler mes faibles énergies dans des polémiques auxquelles rien ne m'a préparé, et pour continuer à me donner entièrement à ce qui a rempli ma vie, cesser toute participation à ce cruel débat.
Je sais que tu me comprendras... Je l'espère, bien que je sache que cela te coûtera.
Dans l'offrande de chacune de mes journées, toi, ceux qui te sont chers, et tous ceux qui de leur mieux, quitte à s'affronter, cherchent à comprendre toujours plus profondément l'Histoire afin de, ensemble, s'employer à ce que les crimes qui l'ont marquée ne reviennent jamais, je vous garde humblement tous présents en moi. Dieu nous veut frères et vrais. Aimons-le pour nous aimer.
Post-scriptum:
Conformément aux termes du communiqué ci-joint, ma décision absolue et définitive est que, à dater de ce jour, mon nom ne soit plus d'aucune façon lié au tien à propos de ce livre.
Tu ne sauras jamais ce que tout cela m'a fait souffrir.
Puisse être objet d'offrande à l'Eternel amour pour toi, tous les tiens, et tous ceux déchirés par le drame de la Terre sainte.