AAARGH
L'histoire officielle nous enseigne, entre autres mythes, que les Juifs sont les descendants des Hébreux, peuple élu par Dieu qui leur donna la Palestine; ils en auraient été chassés par les Romains après la destruction de Jérusalem en 70 et 135 après Jésus-Christ; les Juifs n'auraient donc fait qu'exercer un droit normal au retour sur la terre de leurs ancêtres quand, près de 2.000 ans après leur dispersion, ils ont envahi la Palestine et en ont chassé les intrus arabes qui avaient accaparé leurs terres, encore que l'exercice de ce droit soit risible car il est tellement tardif qu'on peut considérer avec bon sens qu'il est depuis longtemps perdu par prescription. Si les peuples de la Terre se mettaient en tête de récupérer tout ce qu'ils prétendent avoir perdu depuis 2.000 ans... C'est pourtant ce qu'on nous enseigne dans nos écoles et dans nos journaux.
Ce sont là des fables (nous sommes bienveillants) et nous le sentons tous confusément quand, par exemple, les médias -- sous influence sioniste, eux-mêmes -- nous parlent sans rire de ces Juifs noirs éthiopiens débarquant à Tel Aviv sur "la terre de leurs aïeux".
Depuis un certain temps, des spécialistes ont étudié un peu plus sérieusement l'origine de cette quinzaine de millions de personnes qui, aujourd'hui, se disent ou sont dites juives: dans leur immense majorité, elles viennent d'Europe orientale, plus particulièrement de Pologne, [143] personne n'en disconvient; mais d'où venaient-elles quand elles se sont installées en Pologne? Dans les années 1970, le célèbre écrivain anglais d'origine judéo-hongroise Arthur Koestler a fait la synthèse de ces travaux dans un livre intitulé "La treizième tribu" et nous allons tenter de le résumer très succinctement.
Entre le 7e et le 13e siècle, le sud de la Russie fut dominé par un peuple, le peuple khazar, qui, jusque dans la moitié du 10e siècle, constitua même un empire allant de Kiev au Caucase et de la Mer Noire à la Mer Caspienne (appelée jadis Mer des Khazars). Cet empire devait ressembler un peu à ce que fut plus tard l'empire austro-hongrois, c'est-à-dire à une mosaïque de peuples de cultures et de religions différentes, pouvant même disposer d'une certaine autonomie mais néanmoins dominés (au point de lui payer tribut) par l'un d'entre eux: le lecteur veillera, par la suite, à ne pas confondre le royaume khazar habité par le peuple khazar et l'empire khazar constitué des divers peuples dominés par ces Khazars.
Ces Khazars étaient des "Turcs", dans le sens donné à ce mot par les auteurs médiévaux et souvent aussi par les ethnologues modernes, c'est-à-dire non pas de race turque mais de langue turque. En fait, ils étaient venus des steppes d'Asie Centrale probablement au 5e siècle en queue de la horde des Huns d'Attila.
Les historiens ont tout à fait oublié ce peuple et cet empire, qui jouèrent pourtant un rôle prépondérant et déterminant dans notre histoire. Placé au point de rencontre d'immenses blocs, plus particulièrement, au début du 8e siècle, de deux superpuissances spirituelles, politiques et militaires -- d'une part, l'Empire Romain d'Orient (Byzance) et d'autre part, l'Islam (Califat de Bagdad) --, l'empire khazar joua, un temps, un rôle d'intermédiaire obligé dans la région.
Cet empire protégea Byzance des
barbares du Nord-Est (Bulgares de la Volga, Magyars -- avant leur
installation en Hongrie --, Petchinègues, (...) et plus
tard des Vikings qui, descendant les grands fleuves et tout particulièrement
la Volga, allèrent jusqu'à attaquer Byzance (initialement,
ces Vikings suédois étaient appelés "Rus";
ils sont à l'origine des premières principautés
russes organisées). Les Khazars protégèrent
également l'Islam de ces Rus (dorénavant et par
commodité, nous les appellerons Russes) en leur barrant
l'accès à la Mer Caspienne.
Précédemment, ils avaient bloqué l'avalanche islamiste initiale sur [145] l'Europe de l'Est et l'avait sauvée de l'Islam au même moment où Charles Martel sauvait l'Europe de l'Ouest du même péril à Poitiers en 732.
Le système politique khazar se caractérisait par une royauté à deux têtes: le Kagan (mot voisin de Khan) ou encore Grand Kagan, qui exerçait un pouvoir quasi religieux et le Kagan Bek, qui lui était en principe subordonné et qui exerçait le pouvoir temporel (ils font penser au Roi et à la Reine du jeu des échecs).
Les Khazars étaient un peuple de guerriers, d'artisans (orfèvres travaillant l'or du Caucase dont ils contrôlaient l'extraction ou encore tisserands), de marchands et d'intermédiaires; le degré de civilisation qu'ils avaient atteint tranchait avec le degré de barbarie et de grossièreté de la plupart des peuples qui les entouraient et à l'occasion, ils pouvaient rivaliser avec Bagdad ou Byzance. Enfin, ils étaient très tolérants (pour l'époque) et leur capitale comptait un grand nombre d'étrangers pratiquant des religions aussi diverses que le judaïsme, le christianisme, l'islam ou le chamanisme et vivant apparemment en bonne intelligence.
La religion des Khazars était un chamanisme primitif et dépassé, incapable de conférer au Kagan l'autorité spirituelle et légale que les deux grandes religions monothéistes, le christianisme et l'islamisme, conféraient au Basileus de Byzance et au Calife de Bagdad. Ne pouvant embrasser ni l'une ni l'autre de ces deux religions sous peine de perdre son indépendance, le Kagan choisit d'adopter le judaïsme, religion-mère des deux précédentes, religion prestigieuse, respectée (encore que combattue vigoureusement par les deux autres, mais elle le leur rendait bien quand elle le pouvait) et qui avait attiré de nombreux individus mais sans connaître le développement prodigieux de ses deux filles. Comme c'était la règle jadis, le peuple khazar adopta la religion de son roi et devint -- de très loin -- la principale communauté juive au monde. Depuis un siècle, la politique de conversion forcée des Juifs adoptée par Byzance et, dans une moindre mesure, par Bagdad, avait entraîné l'exode vers la Khazarie d'un nombre considérable de Juifs (qui n'étaient pas pour autant des descendants des Hébreux); cet exode se poursuivit d'ailleurs au cours des deux siècles qui suivirent la conversion des Khazars: de refuge, la Khazarie devint une espèce de foyer national pour les Juifs orientaux. Cette immigration présentait en outre pour la Khazarie un enrichissement du fait du haut degré de [146] culture de la plupart de ces Juifs immigrés. Il semble bien qu'au début, les Khazars firent partie de la secte des Caraïtes, secte dont il subsiste encore quelques éléments à l'heure actuelle et dont la caractéristique principale est de réfuser l'enseignement des rabbins (Talmud). Mais, finalement, ils adoptèrent tous les rites judaïques y compris la circoncision, tout en refusant l'intolérance pratiquée par les trois grandes religions monothéistes.
Les relations des Khazars avec Byzance et Bagdad s'étaient stabilisées (après des hauts et des bas) et une alliance poussée avait même été conclue entre eux. L'empire vivait donc dans une paix relative, mais, à partir de la moitié du 9e siècle, les Khazars eurent à subir la poussée vers le Sud des Russes, qui, en 862, enlevèrent Kiev, où ils fondèrent la première principauté de ce qui, plus tard, allait donner naissance à la Russie. On notera déjà qu'il y avait une importante communauté judéo-khazar à Kiev et elle survécut à ce retrait de l'empire khazar. On notera aussi qu'à l'époque de cette prise de Kiev, les Magyars, qui étaient des vassaux des Khazars partirent s'établir en Hongrie en compagnie de tribus judéo-khazars dissidentes (les Kabars); la frontière nord de l'empire en fut d'autant plus affaiblie. Quand, en 988, les Russes prirent la Crimée (Cherson) aux Khazars, les Byzantins ne bronchèrent pas et conclurent même avec Kiev une alliance sur le dos des Khazars juifs. Aussitôt, les Russes se convertirent au christianisme orthodoxe (à peu près en même temps, les Hongrois, les Polonais et les Scandinaves adoptaient le christianisme romain). A la suite de ce renversement d'alliance et de cette conversion des Russes au christianisme, l'empire khazar juif devenait un anachronisme et se retrouvait isolé au sein des deux autres religions monothéistes. Dès lors, son déclin s'amorça progressivement. Les efforts des Russes pour atteindre la Caspienne entrainèrent des guerres incessantes. Certes, les Russes ne réussirent pas à atteindre cette mer, mais ils réussirent tout de même à chasser les Khazars des steppes du nord de l'empire: quand les Russes prirent la forteresse de Sarkel en 965, ce fut même la fin de l'empire khazar, mais pas de l'Etat judéo-khazar (de même qu'en 1918, la chute de l'empire austro-hongrois ne fut pas la fin de l'Autriche), cet Etat se réduisant aux terres comprises entre le Caucase, le Don et la Volga et baignées par la Caspienne.
Très vite, les guerres intestines entre Russes entrainèrent le transfert du pouvoir de Kiev vers la Galicie, Novgorod et Moscou. Il se créa [147] dans les steppes russes un vide dans lequel s'engouffrèrent les hordes de Barbares de l'Est, dont les Mongols, qui, deux siècles durant, mirent la région à feu et à sang. Au milieu du 12e siècle (peut-être plus tard), le royaume judéo-khazar céda à la Horde d'Or de Gengis Khan, qui établit le centre de son immense empire sur les terres des Khazars. Mais avant et après la mainmise mongole, les Khazars s'exilèrent en masse vers les pays slaves où ils furent à l'origine de la construction des grands centres juifs d'Europe orientale.
Après cet exil, le judaïsme
mondial se retrouva avec deux branches: d'une part, celle des
centres anciens de la Diaspora (Grèce, Espagne,...) constitués
pour l'essentiel d'Européens convertis bien longtemps avant
la destruction du Temple de Jérusalem; d'autre part, celle
des centres d'Europe orientale composés pour l'essentiel
de Khazars convertis. Cette dernière branche était,
de très loin, la plus fournie.
L'élément hébreu était faible dans
ces deux branches.(93) Ces deux catégories de Juifs avaient
des origines ethniques très différentes mais elles
avaient au moins deux points importants en commun. Tout d'abord,
tous avaient vécu en des points de jonction de grandes
voies commerciales, ce qui en avait fait des commerçants
et des voyageurs audacieux (d'où l'accusation qu'on leur
a faite d'être des "cosmopolites sans racines").
Ensuite et bien entendu, ils pratiquaient la même religion,
une religion exclusiviste qui les poussait à se rassembler
et à faire bloc, à fonder des communautés
fermées (la ghettoïsation fut, initialement, volontaire)
partout où ils s'installaient. Les uns et les autres partagèrent
cette rare combinaison d'ouverture sur le monde et de repliement
sur soi, renforcée par les espoirs messianiques et la prétention
--doublement infondée, bien entendu -- d'appartenir à
une race ou à un peuple élu.
Donc, disions-nous, l'origine la plus commune aux juifs du monde entier n'est pas sémite mais khazar, étant entendu que, si les premiers Khazars étaient des Huns, leurs descendants, sept siècles plus tard, ne l'étaient probablement plus guère, car leurs pères avaient dû, au cours de ces siècles, s'unir à toutes sortes d'ethnies (russe. caucasienne,[148] grecque et même, dans une très faible mesure, palestinienne), de sorte qu'il paraît vain d'affirmer, comme certains le font, que les Juifs sont des Khazars ou des Huns à 90 % (d'ailleurs, si c'était le cas, cela se verrait à l'oeil nu).
Les tenants de la thèse khazar se basent a priori sur la simultanéité de ces deux événements: disparition du royaume judéo-khazar et création dans les régions adjacentes des plus grands centres juifs que la Diaspora ait jamais connus. Cette thèse est bien entendu combattue par les Juifs vu ses implications déplaisantes. Certes, ils ne nient pas qu'il y ait eu un royaume judéo-khazar et pas davantage qu'après sa destruction, un certain nombre de ses habitants partirent en exil en Europe orientale, mais ils nient l'importance de cet apport. Pour eux, ce sont surtout les Juifs rhénans et français, descendants directs des Hébreux, qui, chassés par les atrocités perpétrées à l'occasion de la première croisade en marche pour Jérusalem puis à l'occasion de l'épidémie de peste noire qui ravagea l'Europe et dont la cause avait été imputée aux Juifs, créèrent ces grands centres d'Europe orientale. Cette thèse ne résiste pas à l'examen et elle est même, a priori, tout à fait invraisemblable vu la disproportion de taille des communautés en présence: s'il y a pu y avoir un apport occidental, il n'a pu être que ridiculement faible.
A la fin du premier millénaire, les plus importants établissements juifs en Europe occidentale étaient en France et en Rhénanie (sans compter l'Espagne mais personne ne la mêle à cette migration). Ces établissements avaient été fondés par des Juifs palestiniens, italiens et nord-africains, qui se mélangèrent avec des autochtones.
En Allemagne, les Juifs étaient concentrés dans la vallée du Rhin: ils n'étaient pas très nombreux (quelques milliers) et la plupart, nous disent les historiens, furent exterminés lors de la première croisade; il n'en serait resté que quelques centaines qui ne se développèrent pas pendant des siècles. On ne possède d'ailleurs aucun élément permettant d'affirmer que certains d'entre eux aient pu gagner la Pologne. La chose est donc claire.
En ce qui concerne la France, les Juifs
n'eurent pas à souffrir de la première croisade
et on ne voit pas pour quelle raison ils auraient décidé
à cette époque de s'exiler en Europe orientale.
Plus tard, en 1306, les Juifs français (qui n'étaient
pas non plus très nombreux) furent expulsés du royaume
mais ils restèrent dans l'Hexagone (en Provence, [149] en Bourgogne et en Aquitaine, lesquelles
régions n'appartenaient pas encore au royaume). D'ailleurs,
pas plus que pour l'Allemagne, on ne possède le moindre
élément historique permettant de penser qu'un seul
de ces Juifs s'exila en Pologne.
Les Juifs furent ensuite accusés d'avoir introduit la peste noire en Europe en 1348/1350: les pauvres n'eurent pas le loisir de s'exiler et la plupart furent brûlés vifs. Après cette tragédie, l'Europe occidentale fut pratiquement sans Juifs pendant deux siècles (sauf l'Espagne).
On peut donc en conclure sans crainte, disent les spécialistes, que la thèse traditionnelle de l'exode massif de Juifs ouest-européens en Pologne est "historiquement insoutenable". La seule solution reste la thèse khazar, que les spécialistes ont cherché et réussi à confirmer de diverses autres façons.
-- Démographie: il aurait pu y avoir un demi-million de Khazars au 8e siècle; au 16e siècle, il y avait, selon l'Encyclopaedia Judaïca, une population juive mondiale d'un million centrée sur le royaume polono-lituanien. Ces chiffres doivent, bien entendu, être pris avec précaution mais, pour les spécialistes, ils montrent bien qu'il y a une relation étroite entre Khazars et Juifs polonais (auxquels on peut ajouter les Hongrois et les Balkaniques) et de plus, que la majorité des Juifs vivant au Moyen-Age étaient des Khazars.(94)
-- Structures sociales: toutes les structures sociales de la communauté juive polonaise (le "shtetl", les activités professionnelles, les vêtements comme le kqftan ou le turban des femmes qu'elles portèrent jusque dans la moitié du l9e siècle, etc.) sont étrangères aux autres communautés juives de l'Ouest et du Sud de l'Europe et elles s'expliquent très bien par l'origine khazar de ces Juifs. Jusqu'à
[150]
l'architecture et la décoration des vieilles synagogues polonaises suggèrent l'origine khazar des Juifs polonais.
-- Toponymie: Il y a abondance d'anciennes villes en Ukraine, en Pologne, dans les Carpathes, dans les Monts Tatra et en Autriche orientale dont les noms dérivent de "khazar"; par exemple: Kozarzewek, Kozara, Kozarzow, etc.
-- Patronymie: De nombreux patronymes juifs viendraient du khazar: par exemple, Halperin, Alpert, Halpern, Galpern, etc. qui viendraient de "alper" ("chevalier courageux") ou encore Kaplan, Caplon, Koppel, ... qui viendraient de "kaplan" ("faucon ardent"); les Kogan, Kagan et autres Kaganovich, eux, devraient leur nom à "kagan", titre porté ainsi que nous l'avons vu par le roi et divers très hauts dignitaires.
-- Linguistique: Les linguistes corrigent souvent les faussetés colportées par les historiens: ainsi, par exemple, nous ont-ils appris que les Tsiganes venaient de l'Inde et non d'Egypte comme le prétendaient les historiens. En l'occurence, on sait que, avant la guerre, les Juifs orientaux parlaient le yiddish, qui est un mélange d'allemand médiéval, de slave, d'hébreu et de quelques autres éléments. La présence de l'allemand semble donner raison à la thèse officielle de l'origine rhénane des Juifs polonais. Les linguistes, eux, prouvent que c'est le contraire! En effet, ils n'ont pas relevé dans le vocabulaire yiddish d'origine allemande un seul mot en provenance d'Allemagne occidentale ou centrale, mais uniquement des mots provenant d'Allemagne orientale, laquelle jouxte la Pologne. Il reste néanmoins à expliquer pourquoi des Khazars ont adopté un tel parler; les raisons en sont simples:
-- L'influence culturelle, économique
et sociale des Allemands de l'Est était dominante dans
cette région (plus encore que celle des Juifs).
-- Elle était d'autant plus forte que 4 millions d'Allemands, pense-ton, se sont établis en Pologne au cours de cette période.
-- La Pologne, ayant adopté le christianisme, se tourna vers l'Ouest c'est-à-dire vers l'Allemagne.
[151]
Bref, l'allemand était à l'Europe de l'Est, telle qu'elle était quand les Khazars sont arrivés, ce que l'anglais est actuellement au monde entier. Il était fatal que les Khazars (commerçants entreprenants et avisés) l'adoptent (comme, d'ailleurs, tous les Polonais cultivés). Les seuls à rejeter l'allemand (et les enseignements des rabbins, lesquels étaient germanophones) et à garder leur parler khazar furent les Caraïtes (établis avant-guerre, en petit nombre, en Lithuanie, Galicie et Crimée) et les Krimchaks (autre secte de Crimée).
La "lune de miel" inaugurée par Casimir le Grand avec les Juifs fut plus longue que partout ailleurs mais elle se termina définitivement à la fin du 16e siècle. Face aux pogroms, à la démographie galopante et à des conditions économiques difficiles, les Juifs de l'Est émigrèrent massivement en Hongrie, Bohême, Roumanie et Allemagne (ils avaient déjà émigré antérieurement dans tous les Etats de l'ancien empire austro-hongrois et les Balkans). Cette émigration ne cessa pas durant les siècles suivants et s'étendit aux autres pays européens, américains, puis finalement, au 20ème siècle, à la Palestine.
L'évidence est donc que la très grande majorité (90%?) de ceux qui se disent Juifs ne sont pas, de façon quantifiable, d'origine palestinienne, mais sont, pour l'essentiel, d'origine khazar et européenne. Les 10% restants (Juifs éthiopiens, etc.) ne sont pas davantage d'origine palestinienne. Les mesures anthropométriques (taille, poids, pigmentation de la peau, sang,...) confirment d'ailleurs que les Juifs de par le monde différent grandement; les études les plus poussées démontrent qu'il y a une plus grande similitude entre les Juifs et leurs "hôtes" non juifs qu'entre les Juifs des différents pays. Les Juifs ne forment donc pas un peuple et surtout pas un peuple descendant et héritier des Hébreux, ayant donc un droit, fût-il prescrit, au retour en Palestine. Ils constituent une ethnie à base de religion et ils n'ont aucun droit au retour sur une terre qui n'a jamais qppartenu à leurs ancêtres.
Et les chambres à gaz là-dedans?
Leur origine est ailleurs mais on peut penser que certains ont
compris le profit qu'ils pouvaient en tirer et s'en sont servis
pour dramatiser encore davantage les épreuves subies par
les Juifs du fait des Allemands et nous faire admettre plus facilement[152]
cette fable de la dispersion des Juifs palestiniens et de leur
droit au retour en Palestine.
En résumé, ce "droit au retour" en Israël invoqué par les Juifs n'est pas seulement tardif (près de 2.000 ans après les faits!) et dès lors risible et même du plus haut comique, mais il constitue une mystification même pour ceux qui attribuent une valeur autre que poétique à la Bible.
- D'une part, personne ne peut raisonnablement contester que les millions de Juifs européens, qui constituaient 90% de la communauté juive, sont nés du métissage de populations hunniques et européennes converties et de seulement quelques milliers (c'est-à-dire trois fois rien) de Palestiniens de religion juive, qui, fuyant leur pays après les révoltes de 66 et 135 après J.-C., sont venus en Europe. On peut tenir un raisonnement semblable pour ceux qui habitent ailleurs, notamment en Ethiopie (où la chose est particulièrement évidente grâce à la couleur de la peau des Africains). De la sorte, les Juifs de la Diaspora ne forment pas une "race" (y en a-t-il d'ailleurs?) ni même un "peuple" mais une "ethnie" à base de religion. Ceci signifie que la majorité des ancêtres d'il y a 2.000 ans de ceux qui, aujourd'hui, se disent Juifs n'étaient pas Juifs et n'ont jamais mis les pieds en Palestine. Certes, bien longtemps avant Jésus-Christ, il y avait déjà de nombreux Juifs en dehors de la Palestine, mais c'était essentiellement des convertis dont le cas est aussi clair que celui de tous les Européens qui se convertirent par la suite au christianisme, religion tout aussi prosélyte que le judaïsme dont elle n'est après tout qu'une hérésie. La dispersion des Juifs est donc une illusion; la réalité est que des Juifs orthodoxes et des Juifs dissidents (les Chrétiens) ont exporté leur religion; ce sont ces religions et rien qu'elles qui ont été dispersées. Dès lors, il est insensé d'affirmer que les 15 millions de Juifs ou le milliard de Chrétiens d'aujourd'hui ont des droits fonciers sur Jérusalem.
- D'autre part, comme le rappellent Christine Passevant et Larry Portis, la plupart des habitants (juifs) de la Palestine choisirent, lors des révoltes de 66 et 135 ap. J.-C., de rester au pays (ce qui pouvait déjà se déduire du point précédent). Certains se convertirent au paganisme romain; la plupart devinrent chrétiens puis musulmans lorsque la Palestine passa des Romains d'Orient aux Arabes musulmans. Enfin, les Croisés anéantirent totalement les dernières communautés juives de Palestine.
[153]
En 1880, sur 5 à 600.000 habitants, il n'y en avait guère que 24.000 de religion juive d'origines diverses, et, en fait, tous ces Palestiniens de religion chrétienne et surtout musulmane (comme Arafat) descendaient plus sûrement de David et Salomon que ces Juifs blonds ou roux d'Allemagne, de Pologne et d'Ukraine (comme Daniel Cohn-Bendit) ou encore ces Juifs noirs et crépus d'Ethiopie, qui envahissent la Palestine depuis 50 ans avec notre complicité passive grâce au mythe des chambres à gaz.(95)
Les Juifs n'ont donc aucun titre foncier ni arbre généalogique pour revendiquer la possession de la Palestine: c'est uniquement en vertu de leur adhésion à une religion anciennement dominante dans ce pays que ces Européens pourraient le revendiquer et justifier l'expulsion des Palestiniens, descendants (musulmans et chrétiens, peu importe) des Hébreux et dès lors légitimes propriétaires de cette terre. Ce point de vue est partagé par beaucoup mais peu osent l'exprimer: on citera quand même le général de Gaulle qui a parlé -- en termes fort charitables -- de "l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables".(96)
L'histoire de la création d'Israël remonte concrètement à 1896, lorsqu'à l'instigation de Theodor Herzl, fut fondé le mouvement [154] sioniste, dont le programme, rappelé cyniquement en 1937 par Ben Gourion, visa très vite à faire de la Palestine une patrie pour les seuls Juifs, ce qui impliquait l'expulsion par la violence et sans indemnisation d'aucune sorte des habitants de cette région. La "Déclaration Balfour" de 1917 avait accordé un "foyer national" en Palestine destiné à accueillir les Juifs de l'Est persécutés, à condition que les droits des non-Juifs y fussent protégés. Cette déclaration, qui n'avait rien d'altruiste du tout, avait été d'autant plus facilement accordée par les Anglais que cette région faisait partie de l'empire ottoman, allié de l'Allemagne. Tout le monde s'y rallia, y compris les Allemands et même les Turcs, quand ils perdirent la Palestine! Plus tard, toutefois, on réalisa la monstruosité de cette promesse, faite non pas sur le dos de la Turquie mais sur celui des Palestiniens et, comme, de plus et probablement surtout, les intérêts des Britanniques avaient changé, ceux-ci tentèrent de s'opposer à l'entrée des Juifs européens en Palestine. Plus tard (en 1941), en compensation, Lord Moyne proposa même la Prusse Orientale (moyennant, tout de même, indemnisation des Prussiens) à Ben Gourion, qui n'en voulut pas. Au début, les Juifs s'introduisirent en Palestine par des moyens pacifiques (ils n'avaient d'ailleurs pas le choix) puis ils mirent à profit la période trouble de la guerre et de l'après-guerre pour prendre un avantage décisif grâce, à partir de là, à une politique de terrorisme menée sur le terrain par des groupes comme Stern ou l'Irgoun (groupes dans lesquels on retrouvait de futurs premiers ministres comme Begin et Shamir). Ces groupes, comme l'aurait explicitement admis Begin en 1948 aux USA, agissaient en accord avec l'Agence juive. Les troupes régulières d'Israël ne furent pas en reste et les Juifs firent aux Palestiniens ce que les Allemands leur avaient fait. Cette politique fut menée à découvert (comment faire autrement?) mais ils réussirent à nous le cacher ou du moins à nous inciter à fermer les yeux en grossissant l'horreur -- déjà bien réelle -- de la persécution dont les Juifs européens avaient été les victimes.
De plus, ils nous firent avaler diverses fables: d'abord, celle de la "poignée de combattants juifs tenant tête à de nombreuses armées arabes" et donc, a priori, sympathiques; ensuite, la fable que les Palestiniens avaient volontairement quitté leurs terres et leurs foyers pour permettre aux armées arabes de massacrer à l'aise les Juifs, essentiellement européens, qui arrivaient en masse. En 1971, le journaliste [155] anglais Erskine B. Childers fut le premier à démontrer la supercherie: les seules émissions de radio incitant les Palestiniens à fuir étaient d'origine sioniste; ces émissions menaçaient d'extermination ceux d'entre eux qui resteraient. Joignant le geste à la parole, les Juifs organisèrent des massacres bien réels comme celui de Deir Yassin, village où l'Irgoun a massacré 250 personnes, surtout des enfants, des femmes et des vieux. On peut encore citer Al-Duwayna ou Aylabun, village Chrétien dont les habitants furent massacrés à la grenade dans leur église. Mais il y en eut d'autres. Malgré la mainmise des sionistes et de leurs sympathisants sur les médias, ces faits sont de plus en plus souvent admis actuellement, même par des historiens israéliens. Certains hommes politiques israéliens ne s'en cachent même pas: le général Ariel Sharon, ancien ministre qui envahit le Liban en 1982, rappelle à l'occasion aux Palestiniens des Territoires occupés "ce qui s'est passé en 1948".
Ces massacres furent suivis, après l'armistice, par une politique active d'expulsion, ce qu'on appelle aujourd'hui une "purification ethnique"; de la sorte, les trois-quarts des Palestiniens furent expulsés et réimplantés en Cisjordanie et à Ghaza. Après l'expulsion de ces malheureux, les Juifs ont détruit la plupart de leurs villages, y compris les cimetières, et ont planté des forêts sur leurs sites pour effacer toute trace (81% des villages palestiniens ont été ainsi rayés de la carte); ceci permit, en plus, aux sionistes de tenter d'accréditer un des mythes fondateurs d'Israël les plus grossiers, à savoir que, en admettant encore que la Palestine ne leur appartenait pas, elle n'en constituait pas moins une "terre sans peuple" pour un "peuple sans terre", bref un "pays désert" dont ils avaient pris possession le plus normalement du monde. Il faut ajouter qu'un très grand nombre de tribus nomades furent expulsées ou exterminées et que les non-Juifs des villes (comme Tibériade) ont été presque entièrement expulsés eux aussi. Les profanations de toutes sortes furent innombrables: tombes profanées par milliers (Des milliers de Carpentras... Mitterand bloquant les rues de Paris chaque jour de ses deux septennats!), églises ou mosquées transformées en toilettes publiques (Aïn Karim) ou bien en galerie d'art (Safad) ou encore en bar-restaurant (Césarée). Cette politique est encore poursuivie, quoique sournoisement: les Juifs refusent souvent l'eau, l'électricité, etc. aux derniers villages palestiniens, les condamnant à l'abandon et, [156] dès lors, à la confiscation. Les massacres étant devenus impossibles, tout un appareil juridique a été mis en place pour donner une façade de légalité à ces brigandages de toutes sortes: de cette façon, alors que les Juifs n'avaient pu acquérir que 3,5% des terres palestiniennes avant 1948, ils en possèdent maintenant 88% .(97)
Depuis et puisque, culpabilisés par nos journalistes, nos historiens et nos hommes politiques, nous ne disons rien, Israël a encore occupé la Cisjordanie et Ghaza et y pratique les mêmes rapines qu'en Palestine/Israël; par exemple, à ce jour, à Ghaza qui compte 800.000 habitants palestiniens, quelques milliers de colons juifs ont déjà confisqué 40 % des terres agricoles (60 % en Cisjordanie). Ils ont même dépouillé les Palestiniens de leur eau: sa consommation (y compris pour l'irrigation) est limitée à 117 m3/an pour chaque Palestinien(98); par contre, chaque colon juif consomme 7.929 m3/an, soit 68 fois plus! En d'autres termes, 0,5% de la population (c'est-à-dire les colons juifs, dont la plupart sont des Juifs américains, comme Baruch Goldstein, le tueur d'Hébron, ou français financés par les diasporas de leurs pays d'origine) consomme 30% de cette eau! Et comme cette asphyxie est apparemment trop lente, des voix s'élèvent pour demander que les Palestiniens soient expulsés des territoires occupés: Rehavam Zeevi, qui a été vice-premier ministre de Shamir a proposé en février '88 de résoudre le "problème" des Palestiniens des territoires occupés par leur transfert dans les pays arabes, affirmant qu'il "n'existe pas de solution plus juste et plus humaine" ("Journal de Genève" et "Le Monde", 25/2/'88). Zeevi a réitéré ses propos en juin '88 à la radio israélienne et à [157] d'autres reprises ("Le Monde", 2/4/'94). Les nazis ne tenaient pas d'autres discours vis-à-vis des Juifs. Avez-vous entendu des protestations de la part de tous ces donneurs de leçons sionistes et de tous ces dévoyés de la Démocratie, qui vous privent en sus de votre liberté d'information et d'expression?
Mon propos n'étant pas d'établir le catalogue des crimes commis par les Juifs en Palestine, mais simplement de faire comprendre aux lecteurs la nécessité vitale qu'il y a pour Israël à ce que nous continuions à croire aux chambres à gaz, j'en reste là. Nous allons reparler de cette nécessité mais le lecteur aura déjà compris que, si le mythe des chambres à gaz disparaissait, il lui viendrait naturellement à l'esprit que la "solution finale du problème palestinien" est identique à la "solution finale du problème juifs" sur bien des points; certes, la mise au travail forcé différencie ces deux formes de génocide, ainsi, bien entendu, que le nombre de morts (qui, proportionnellement, a été beaucoup plus élevé chez les Juifs déportés) mais ces différences sont dues surtout au fait que les circonstances des deux expulsions n'ont pas été les mêmes.
[158]
EMMAÜS
1958
Le village palestinien florissant de Amwas, localisation antique de l'Emmaüs biblique.
1968
Occupé par l'armée israélienne en 1967, le village est rasé au bull-dozer et ses habitants sont chassés de leur terre.
1978
Avec l'aide de Juifs canadiens, Israël plante une forêt appelée "Parc Canada"... Des arbres ont pris la place des habitants devenus réfugiés.
[159]
L'égocentrisme est un travers universel: nous avons tous un peu tendance à exalter nos souffrances, à nous irriter des doutes que nous rencontrons, voire à tenter de faire prévaloir notre point de vue en faussant l'histoire. Toutefois, du fait des relais extraordinairement efficaces dont bénéficient les sionistes dans l'université, les médias, la politique voire la justice, leur égocentrisme a débouché sur l'endoctrinement, la désinformation, l'intolérance, la censure, la proscription de ceux qui ne partagent leurs croyances et même la couverture de crimes odieux.(99)
Certes, personne n'est tout à fait dupe, mais Israël et les sionistes ont tout de même réussi à nous donner mauvaise conscience et nous faire fermer les yeux sur ce qu'il faut bien appeler la "Solution finale du [160] problème palestinien". Ceux qui lisent des périodiques de qualité (souvent à l'abri du lobby sioniste) ont déjà une bonne idée de ce qui s'est passé et de ce qui se passe encore en Palestine/Israël et dans les Territoires occupés. Toutefois, nous aurions intérêt à lire des ouvrages consacrés à la question.(100)
Il apparaîtra à tous ceux qui accepteront d'y réfléchir que les sionistes ont récupéré l'histoire de la persécution des Juifs européens et, en plus, l'ont déformée en développant -- en coopération avec d'autres, notamment les communistes soviétiques et polonais -- des mythes annexes comme les chambres à gaz. Ils s'en sont servis pour tenter de légitimer la création d'Israël et inciter le monde entier à fermer les yeux sur l'illégalité et les horreurs accompagnant cette création.(101) Ils ont continué à s'en servir pour tenter de consolider cet Etat artificiel et surréaliste. Enfin, leur forfait accompli sans retour possible (selon les normes humaines, normes dont les sionistes font habituellement litière, il y a prescription et, dès lors, on ne peut plus raisonnablement penser revenir à la situation d'avant 1948), ils s'en servent à nouveau pour imputer à des tiers (en l'occurence, le monde occidental) la nécessaire indemni[161]sation des malheureux Palestiniens, indemnisation sans laquelle Israël n'a aucune chance d'obtenir leur pardon et la paix.(102) Personne n'acceptant de payer pour les autres, il est nécessaire, au préalable, de continuer à nous culpabiliser par l'entretien de ces mythes; cette orientation nouvelle donne d'ailleurs lieu à une révision de l'histoire: jadis, quand il s'agissait de nous faire admettre l'histoire incroyable de l'extermination de six millions de Juifs, les historiens nous expliquaient que cette extermination avait été secrète; aujourd'hui, ils tentent de nous convaincre du contraire: du Vatican aux Alliés, tout le monde savait; il s'ensuit que tous les non-Juifs, fussent-ils nés un demi-siècle après les faits, doivent, tout en demandant pardon au "peuple" juif, indemniser les Palestiniens de ce que les Juifs leur ont fait et leur ont pris (ce serait apparemment là une conséquence héréditaire d'un nouveau ,"péché originel") Après quoi, le mythe des chambres à gaz pourrait peut-être disparaître. Et peu importe si l'explosion de la vérité s'accompagne d'une nouvelle explosion antisémite: les sionistes ont déjà démontré dans les années '30 et '40 qu'ils étaient probablement cyniques et étaient prêts à exposer leurs coreligionnaires (ou supposés tels)[162] à de terribles souffrances pourvu que cela serve leur cause. En attendant, la vérité ne doit pas voir le jour, d'où la nécessité de lois liberticides. Il y aurait même urgence: le 27 janvier 1994, le Congrès Juif Européen a réuni à Auschwitz 150 personnalités de l'Assemblée européenne et des Parlements nationaux des Douze pour célébrer le 49ème anniversaire de la libération du camp. "Le Monde" du 29/l/'94 rapporte: "C'est cette même course contre l'oubli qui anime Jean Kahn, président du CJE: 'Lorsqu'on me demande pourquoi ne pas avoir attendu le 50ème anniversaire, je réponds que nous n'avons pas le temps d'attendre l'année prochaine.'
Pour M. Kahn, il était temps de dresser 'le bilan d'un passé infamant, dont tous les Etats européens portent la responsabilité, tandis que se déchaîne à nouveau le vent mauvais de la haine et de la discrimination'. C'est ce qui explique qu'il a voulu et obtenu des présidents de l'Assemblée des Douze et des Parlements nationaux qu'ils signent une déclaration commune pour lutter contre le racisme et la xénophobie [laquelle déclaration, pour ce qui est de la Belgique, a finalement débouché sur l'adoption d'une législation antirévisionniste qui avait pourtant été repoussée peu auparavant]"(103)
[164]
En fait, son appel est dirigé non contre le racisme mais contre le révisionnisme coupable, à ses yeux, de mettre à jour certaines des escroqueries grâce auxquelles les sionistes ont pu fonder Israël. S'y ajoutent les effets du temps: la génération de ceux qui ont connu la deuxième guerre mondiale, voire qui en ont cruellement souffert, a pu croire n'importe quoi, aveuglée qu'elle était par la haine hystérique (et compréhensible) des Allemands; les nouvelles générations, toutefois, ne sont pas motivées de même et elles sont d'autant moins susceptibles de croire des histoires aussi ineptes que les révisionnistes développent une argumentation inattaquable. Leurs maîtres et les sionistes le savent bien, ce qui pourrait en partie expliquer cette idée saugrenue de figer l'histoire de la persécution des Juifs dans un carcan légal et de rendre obligatoires un certain nombre d'exercices de mémoire qui n'intéressent nullement les jeunes.
Aujourd'hui, le "Lêthê" grec facultatif a fait place à la "Mémoire" juive obligatoire, laquelle devient tellement insupportable qu'en Israël même, des voix prônent un certain "droit à l'oubli" et dénoncent les "méfaits du culte officiel de la mémoire", tels le rabbin Leibovitz ou Yehuda Elkana (ancien déporté à Auschwitz et professeur à l'université de Tel-Aviv), qui, du fait qu'il est Juif, a pu exprimer pareil point de vue simplement "iconoclaste" (s'il était de vous ou de moi, ce point de vue serait, bien entendu, qualifié de "néo-nazi") dans un journal aussi respectueux des conventions que "Le Monde" (interview par Nicolas Weill publiée le 8/4)"94). Pour Elkana, "c'est aux individus de gérer leur mémoire, et non à la société de la prendre en charge." Le culte public de la mémoire amènerait le peuple juif à se considérer comme la victime d'un monde éternellement hostile et l'enfermerait dans un ghetto psychologique qui lui serait des plus préjudiciables; le culte du génocide "a bridé toute créativité, en lui substituant une arrogance qui prétend se légitimer dans l'éternité de la persécution. En Israël, plus la mémoire de la Shoah est obsédante, avec son cortège de manipulations politiques, plus le niveau intellectuel du pays baisse, dans les universités, dans la musique, dans les beaux-arts. Seule la littérature est encore épargnée, mais pour combien de temps?" Le poids accordé aux morts et au passé dans la vie publique menacerait même finalement la "démocratie" israélienne.
[165]
Le célèbre rabbin Y. Leibovitz (le "plus
grand penseur juif de notre temps" selon le président
de l'Etat d'Israël en août '94) tenait des propos semblables
et peut-être même plus sévères: "Le
souvenir de ce qu'on nous a fait nous absoud de tout".
Il a été jusqu'à parler de "judéo-nazisme"
à propos de la colonisation des territoires
occupés et de "génocide" à
propos de la répression des gamins de l'Intifada (ce qui
est pour le moins exagéré; en fait, Leibovitz
retardait d'un demi-siècle).
Ce détournement de la mémoire est tellement scandaleux que même un journal philosémite comme "Le Monde" le dénonce (plus exactement s'enhardit à publier des lettres de lecteurs qui le dénoncent): "Force est de constater que la mémoire, non seulement s'avère incapable de prévenir les dérives fascisantes, mais qu'elle est utilisée à des fins de justification. C'est au nom du 'plus jamais cela' [les camps de concentration allemands] que les Serbes se livrent à la 'purification ethnique' et que l'Etat d'Israël voudrait confiner les Palestiniens qui n'eurent aucune responsabilité dans la Shoah, dans des bantoustans." (30/5/'95).
On pourrait ajouter que les "méfaits du culte public de la mémoire" ne se limitent pas à Israël ou aux communautés juives mais s'étendent à nos démocraties; on peut en donner quelques exemples sans prétendre être complet:
- Ce culte pervertit un certain nombre de valeurs morales: la liberté de pensée, de recherche, d'information, d'expression, d'édition, de librairie est légalement réduite (du moins, en fait, pour les non-Juifs).(104) Certains principes du droit, jugés, naguère, sacrés et fondamentaux, sont foulés au pied par les juges eux-mêmes: les crimes qualifiés de [166] "crimes contre l'humanité" sont devenus imprescriptibles; le respect de la chose jugée a été bafoué tant de fois pour les besoins de la mémoire (notamment pour condamner Paul Touvier) qu'inévitablement on en arrivera à l'abandonner (cfr. l'affaire du sang contaminé en France). L'indépendance des juges est méconnue: comme on l'a vu récemment en France ou en Allemagne, les juges rendant des verdicts jugés "non conformes" par le pouvoir sioniste sont déplacés, suspendus, mis à la retraite, voire désignés, parfois avec leur famille, à la vindicte populaire (on devrait dire plutôt: livrés à la vindicte d'extrémistes et de sicaires, car, en fait, l'émotion populaire à ces verdicts est une fable, le peuple étant indifférent dans sa très grande majorité).
- On peut même penser que ce culte a des effets contraires à ceux qui sont recherchés:
- Chez la plupart de nos concitoyens, la dose journalière de Shoah a créé accoutumance, indifférence, insensibilisation et aurait même pu accréditer inconsciemment l'idée que l'extermination périodique des Juifs faisait partie de l'ordre des choses: Auschwitz et ses chambres à gaz ne les bouleversent pas, encore qu'ils les réduisent au silence: mais peut-être est-ce là l'objectif qui est visé.
- Chez d'autres, au contraire, cette médecine forcée suscite agacement, rejet et même antisémitisme, comme celui qui est en train de se développer en Allemagne Fédérale chez certains révisionnistes "radicaux": " Wenn der Holocaust eine Lüge ist, dann ist Antijudaismus Pflicht!" ("Si l'Holocauste est un mensonge, alors l'antijudaïsme est un devoir!").
Aux USA, où le culte holocaustique a atteint un niveau assez incroyable, les responsables de la communauté juive doivent reconnaître que les autres minorités américaines (sans parler de la majorité blanche anglo-saxonne) commencent à souffrir d'une sorte d"'overdose" de Shoah et montrent des signes inquiétants d'agacement, de rejet et d'antisémitisme. De plus en plus de Juifs, semble-t-il, sont agacés eux-mêmes, voire effrayés par cette prétention loufoque et génératrice d'antisémitisme qu'ont les responsables de la communauté juive d'imposer aux autres de participer à un deuil éternel et finalement contraire aux objectifs recherchés par l'exercice de la mémoire. Les antisémites peuvent se frotter les mains: ils sont probablement, selon certains, en train d'assister, sans rien dire ou faire, à rien d'autre que [167] l'accélération du processus de destruction d'un Judaïsme déjà miné par les effets de la modernité.(105)
Il est difficile aussi de ne pas penser que l'exercice de la mémoire, s'il peut soulager voire guérir, peut aussi, s'il se greffe sur l'affabulation, accroître encore des souffrances qui ne sont déjà que trop réelles.
Ce n'est pas l'objet de ce livre mais il est bien difficile de ne pas dire un mot des accords de paix qui se négocient actuellement entre Israéliens et Palestiniens? D'après certains, les accords d'Oslo, quoique scandaleusement léonins, peuvent apporter une paix durable et devraient déboucher sur une "normalisation" d'Israël, lequel Etat pourrait, enfin, devenir un Etat comme les autres, c'est-à-dire démocratique. Bref, si je comprends bien, ce serait à terme la fin de l'Etat juif. Inévitablement. L'actuel Etat juif ferait place à un autre Etat non confessionnel pour lequel le mythe des chambres à gaz n'aurait aucune utilité. On pourrait donc escompter qu'en ces temps heureux à venir, la liberté d'information et d'expression refleurira chez nous. Il n'est pas interdit de rêver!
[168]
|
[nous ne reproduisons pas la photo] En couverture du magazine américain "Parade" du 19 novembre 1995, la photo des trois nouveaux principaux responsables de la CIA, tous trois Juifs, dont (à gauche): le "boss", John Deutch, un "survivant de l'Holocauste " (selon le journal juif "Forward"). En fait né à Bruxelles d'un père juif allemand réfugié en Belgique et d'une mère-juive anversoise (fille de Jean Fischer, diamantaire et leader sioniste), Deutch a quitté la Belgique peu avant l'arrivée des Allemands. Chargé par Clinton de remettre de l'ordre dans une CIA secouée par les scandales et accusée d'être un fief blanc, protestant et masculin, Deutch a aussitôt entrepris d'y introduire ses coreligionnaires pour leur confier les postes-clés, dont le poste numéro 2 (à David Cohen, à droite sur la photo) et le poste numéro 3 (à Nora Slotkin, au centre)! L'emprise sioniste sur les centres de commande des Etats-Unis (de la Cour Suprême au Ministère du Commerce en passant par le Ministère des Affaires Etrangères ou, comme nous venons de le voir, la CIA) est tout simplement prodigieuse. On notera que les grands medias -- à peu près tous sous obédience sioniste -- cachent soigneusement la judaïcité de ces nouveaux maîtres de l'Amérique (et donc, du Monde?): c'est par la presse communautaire juive qu'on apprend toutes ces choses, choses qu'elle ne cherche pas à cacher du fait qu'elle n'est lue que par des Juifs. |
[169]
1. Lettre du 31/7/'42 de Kube, Commissaire Général
pour la Ruthénie Blanche, à Lohse, Commissaire du
Reich pour l'Ostland
Objet: Lutte contre les partisans et action contre les
Juifs en Ruthénie Blanche
Il est apparu, à l'occasion de chaque affrontement avec les partisans en Ruthénie Blanche que les Juifs constituent leur support principal tant dans les territoires anciennement polonais que dans les territoires anciennement soviétiques, en relation avec le mouvement de résistance à l'Est et l'Armée Rouge à Moscou. Il en résulte que le traitement à réserver aux Juifs en Ruthenie Blanche, eu égard à la menace qu'ils représentent pour l'économie générale, est une affaire éminemment politique, qui, en conséquence, devrait être résolue non pas d'un point de vue économique mais politique. En concertation étroite avec le Brigadeführer Zenner et le très compétent chef du SD, l'Obersturmbann-führer SS Dr Strauch, nous avons liquidé en Ruthénie Blanche environ 55.000 Juifs dans les dernières 10 semaines. Dans le territoire de Minsk-campagne, les Juifs ont été totalement éliminés, sans que cela affecte notre capacité de main-d'oeuvre. Dans le territoire majoritairement polonais de Lida, 16.600 Juifs ont été liquidés; à Slonim, 8.000; etc. A la suite de l'intervention de l'armée de terre, les préparatifs pour la liquidation des Juifs dans le territoire de Glebokie ont été perturbés. L'armée a liquidé, sans prendre contact avec moi, environ 10.000 Juifs dont l'élimination avait de toutes façons été prévue par [170] nous. A Minsk-ville, les 28 et 29 juillet, nous avons liquidé environ 10.000 Juifs dont 6.500 Juifs russes -- surtout des vieux, des femmes et des enfants --, le reste se composant de Juifs inaptes qui étaient venus principalement de Vienne, Brunn, Brême el Berlin en novembre '41 sur ordre du Führer.
De plus, le territoire de Sluzk a été allégé de plusieurs dizaines de milliers de Juifs. Même chose pour Nowogrodek et Wilejka. Des mesures radicales sont également prévues pour Baranowitschi et Manzewitschi. A Baranowitschi, rien que dans la ville, il y a encore environ 10.000 Juifs dont 9.000 seront liquidés le mois prochain.
A Minsk-ville sont restés 2.600 Juifs allemands. Toutefois, 6.000 Juifs et Juives russes sont restés en vie: au cours de l'opération, ils sont restés dans les unités où ils travaillent. Minsk, à l'avenir, doit garder l'effectif de main-d'oeuvre juive le plus important, car il est provisoirement nécessaire à l'industrie des armements et aux chemins de fer. Dans tous les autres territoires, le SD et moi-même avons fixé à 800 maximum, si possible 500, l'effectif de la main-d'oeuvre de sorte que, après les actions encore prévues, il ne restera plus que 8.600 Juifs à Minsk et environ 7.000 Juifs dans les 10 autres districts, y compris le district libre de Juifs de Minsk-campagne. Le risque que les partisans puissent encore s'appuyer sur les Juifs n'existe donc plus. Le mieux pour le SD et moi-même serait d'écarter définitivement les Juifs de Ruthénie Blanche après s'être débarrassés des exigences économiques de la Wehrmacht. Provisoirement, les besoins de la Wehrmacht, qui est le principal employeur de Juifs, seraient satisfaits.
En attendant qu'on arrête de recourir à la main-d'oeuvre juive, le SD a encore la lourde tâche de conduire à destination [c'est-à-dire, selon Werner, encore plus à l'Est, dans la zone militaire] les transports de Juifs du Reich. Cela prend les forces matérielles et psychiques des hommes du SD de façon exagérée et les soustrait à leurs tâches qui sont en Ruthénie Blanche même.
Je vous serais donc reconnaissant de faire arrêter l'envoi d'autres transports de Juifs vers Minsk au moins aussi longtemps que le problème posé par les partisans n'est pas réglé. J'ai besoin du SD à 100 % dans la lutte contre les partisans et contre la résistance polonaise, lutte qui requiert les faibles forces dudit SD.
[171]
Après l'action concernant les Juifs de Minsk, le Dr Strauch me fait part aujourd'hui soir avec indignation que, soudainement, sans directive du Reichsführer SS et sans information du Commissariat Général, un transport de 1.000 Juifs de Varsovie est arrivé pour l'aérodrome local.
je prie le Commissaire du Reich, en tant que plus haute instance (déjà prévenue par télex), d'empêcher cette sorte de transport vers l'Ostland. Le Juif polonais est comme le Juif russe, un ennemi du peuple allemand. Il constitue un élément politiquement dangereux et ce danger politique dépasse de loin la valeur de sa main-d'oeuvre. En aucun cas, les services de l'armée de terre ou de l'armée de l'air ne peuvent envoyer, sans autorisation du Commissaire du Reich, dans un territoire sous administration civile, en provenance du Gouvernement Général ou d'ailleurs, des Juifs qui constituent un danger pour l'ensemble du travail politique et la sécurité du Commissariat Général. Je suis d'accord avec le commandant du SD en Ruthénie Blanche pour que nous liquidions chaque transport de Juifs qui n'est pas demandé par nos services ou annoncé, de façon à éviter d'autres troubles en Ruthénie Blanche.
2. Lettre du 31/5/43 de Günther, responsable de l'application des peines à la prison de Minsk, à Kube, Commissaire Général pour la Ruthénie Blanche
Objet: Actions contre les Juifs
Réf: mon rapport verbal du 31/5/'43
Le 13/4/'43, le dentiste allemand Ernst Israël T. et sa femme Elisa Sara T., née R., ont été livrés à la prison de Minsk par le SD (Hauptscharführer Rübe). Depuis, on a arraché aux Juifs allemands et russes livrés à la prison [pour y être exécutés à la suite d'une décision de la justice militaire allemande] leur bridges, couronnes et plombs en or. Ceci s'est passé 1 à 2 heures avant l'action en question.
Depuis le 13/4/'43, 516 Juifs allemands et russes ont été exécutés. D'après un décompte précis, l'extraction des dents en or n'a eu lieu qu'à deux reprises, le 14/4/'43 sur 172 Juifs et le 27/4/'43 sur 164 Juifs. Environ 50 % des Juifs ont des dents, des bridges et des plombs en or. Le Hauptscharführer Rübe du SD a personnellement assisté à chacune de ces opérations et il a également emporté l'or.
[172]
Lettre du 1/6/'43 de Kube, Commissaire Général pour la Ruthénie Blanche à Rosenberg, ministre du Reich pour les Territoires de l'Est occupés, par la voie de Lohse, Commissaire du Reich pour l'Ostland
Objet: Actions contre les Juifs à
la prison de Minsk
En annexe, communication reçue du responsable de l'application des peines de la prison de Minsk.
Lettre du 18/6/'43 de Lohse, Commissaire du Reich pour l'Ostland à Rosenberg, ministre du Reich pour les Territoires de l'Est occupés
Nous avons reçu du Commissaire Général Kube la lettre qui figure en annexe et qui requiert une attention particulière.
Que les Juifs fassent l'objet d'un traitement spécial ["Dass die Juden sonderbehandelt werden"], ne souffre aucune remise en question. Mais qu'il se produise des choses comme celle qui est exposée dans le rapport du 1/6/'43 du Commissaire Général, semble à peine croyable. Qu'est-ce comparé à Katyn? On s'imagine un peu l'exploitation qu'en ferait l'adversaire s'il en était informé! Il est même vraisemblable qu'une telle propagande serait inopérante tellement lecteurs et auditeurs auraient du mal à y croire.
La lutte contre la guerilla prend également des formes des plus incroyables, quand on pense que notre politique vise à la pacification et la mise en valeur de ce territoire. Ainsi, les 5.000 personnes soupçonnées de participation à la guerilla et qui ont été tuées d'après le rapport sur l'opération "Cottbus" auraient pu, me semble-t-il, à peu d'exceptions près, être mises au travail en Allemagne.
Certes, on ne peut pas perdre de vue qu'il est particulièrement difficile dans ces opérations de nettoyage de distinguer amis et ennemis. Toutefois, il est possible d'éviter des atrocités et de donner une sépulture aux personnes tuées. Enfermer des hommes, des femmes et des enfants dans des granges et y mettre le feu ne me semble même pas constituer une méthode de lutte contre la guerilla consistant à vider une région de sa population. Cette méthode n'est pas digne de la cause allemande et nuit à notre crédibilité.
Je vous prie de bien vouloir faire suivre.
[173]
Selon Hilberg (pour lequel, il est mort
5.100.000 Juifs au total), les commandos SS auraient assassiné
méthodiquement par "fusillades à ciel ouvert"plus
de 1.300.000 Juifs surtout soviétiques (2.000.000,
disent même ceux qui en sont encore à 6 millions
de morts). Or, il se fait qu'on possède des rapports
d'activités chiffrés des Einsatzgruppen, rapports
qui furent produits à Nuremberg: ces petites unités
de lutte contre la guerilla y indiquaient les pertes qu'elles
avaient infligées à l'ennemi et on peut penser qu'elles
aussi, en profitaient pour se mettre en valeur aux yeux de leurs
chefs. Les historiens les moins extravagants (et même parfois
les autres) en conviennent; Weber et Christie, au procès
Zündel, ont cité Paget, historien anglais, qui à
l'époque où il était député
travailliste, assura avec succès la défense
du maréchal von Manstein qu'on accusait de complicité
avec les Einsatzgruppen; Paget avait bien étudié
la question et, sans être réfuté, était
arrivé à la conclusion qu'en moyenne, les chiffres
revendiqués par les Einsatzgruppen étaient
au moins multipliés par 10! Parfois même, leurs exagérations
étaient incroyables: ainsi revendiquèrent-ils 10.000
morts juifs à Simféropol (Crimée) en novembre
'41 alors qu'ils n'avaient pas abattu 300 personnes, lesquelles
n'étaient d'ailleurs pas toutes juives. Bref, malgré
tout ce qu'on peut reprocher à bon droit aux Einsatzgruppen
et aux autres forces de police allemandes, on est très
loin d'arriver à un chiffre de l'ordre de celui que retient
Hilberg.(106)
[174]
Leurs rapports d'activité étaient journaliers et
mensuels; ils ne cessèrent qu'à fin mai 42; ils
étaient transmis par radio à un service berlinois
qui les diffusaient en 60 à 100 exemplaires et sous une
forme non codée, ce qui est tout à fait contraire
aux théories historiennes sur la pratique du secret et
du codage par la SS. Non seulement les Einsatzgruppen exagéraient
leurs crimes mais, en outre, ils les proclamaient urbi et orbi!
Aveuglé par le dogmatisme, Reitlinger ne pouvait que
constater: "Il n'est pas facile de comprendre pourquoi
les assassins ont laissé un témoignage aussi abondant
derrière eux (...)".
Les Einsatzgruppen SS avaient été créées
en mai '41 (c'est-à-dire à la veille et, donc, en
vue de l'attaque contre l'URSS et non pas, vraisemblablement dans
le cadre d'une politique d'extermination); elles étaient
au nombre de 4 (A,B,C,D), étaient motorisées, étaient
constituées chacune de 200 à 500 combattants (en
décomptant les chauffeurs, les secrétaires, etc.)
et étaient chargées d'assurer la police à
l'arrière du front en attendant la mise en place d'une
nouvelle administration, ce qui revient à dire qu'elles
avaient à lutter contre les partisans soviétiques
et cela, dans un territoire des dizaines de fois plus grand que
la Belgique...Le groupe D, par exemple, avait 400 à 500
hommes et plus de 170 véhicules dont beaucoup de blindés
légers: ceci indique bien que c'étaient des unités
destinées à se déplacer rapidement dans une
chasse à des partisans réputés mobiles et
donc, des unités a priori peu aptes à une mission
d'extermination d'une population civile. A partir de '41/'42,
d'autres unités allemandes (police d'ordre, gendarmerie,
unités de l'armée de lutte contre les partisans,
qui, toutes, employaient de très nombreux supplétifs
indigènes) participèrent aussi au maintien de l'ordre
(c'est-à-dire a priori au massacre de nombreux innocents
civils) [175] mais les historiens ont trouvé
commode de tout imputer aux seuls Einsatzgruppen.
Pour bien comprendre le rôle joué par
les Einsatzgruppen en URSS, il faut d'abord réviser
une idée reçue, à savoir que les Allemands
auraient conquis l'Ouest de l'URSS jusqu'à Moscou;
c'est là une apparence, les Allemands n'ayant fait
que traverser cette immense région, ce qui n'est pas la
même chose. En fait, le terrible hiver '41/'42 avait chassé
les Allemands des campagnes vers les villes; ce retrait avait
permis à une partie du million de soldats soviétiques
errants à l'arrière des troupes allemandes de se
regrouper dans les vastes forêts et les immenses Marais
soviétiques (notamment les marais du Pripet ou de Pinsk,
à cheval sur la Biélorussie et l'Ukraine).
De ces bases inexpugnables, ces partisans attaquaient avec
efficacité les voies de communication allemandes et même
les petites unités de la Wehrmacht. Les 3.000 Einsatzgruppen
n'arrivaient évidemment pas à contrôler
la situation et tout ce qu'ils pouvaient faire était de
courir d'un point de sabotage à l'autre et d'y pratiquer
des représailles qu'ils espéraient exemplaires.
Fatalement, ces représailles visaient les Juifs pour la
raison qu'ils étaient considérés comme les
pires ennemis des Allemands: ils étaient censés
constituer l'âme du "judéo-communisme"
et le fer de lance des armées soviétiques au point
que tout commissaire politique ou tout partisan était censé
être juif; ils animaient la coalition antiallemande et d'ailleurs,
n'avaient-ils pas, à titre personnel, déclaré
la guerre à l'Allemagne? Les masses ukrainiennes, biélorusses
et baltes, par contre, avaient souvent accueilli les troupes allemandes
avec sympathie; elles redoutaient davantage les "Judéo-communistes"
que les Allemands; bref, elles n'étaient pas susceptibles
de constituer l'objet de représailles efficaces. Ces massacres
n'étaient donc en aucune façon des massacres "gratuits"
et ils ne s'inscrivaient absolument pas dans le cadre d'une politique
d'extermination contrairement à ce que prétendent
les historiens.
Une des versions révisionnistes est que les massacres "gratuits" de communautés juives dans la région (c'est-à-dire en dehors des bavures de la lutte antiguerilla, des opérations de représailles, d'opérations "sanitaires" et autres, toutes opérations qu'on ne pourrait déjà pas justifier la plupart du temps) furent surtout le fait des autochtones (Ukrainiens et surtout Baltes) et plus particulièrement, puisqu'ils étaient armés, de ces supplétifs; ces gens profitèrent de la situation pour régler de vieux [176] comptes et assouvir leur haine des Juifs, qu'eux aussi, assimilaient souvent aux communistes du fait de leur sur-représentativité dans les rangs du PC et dans l'administration soviétique, notamment la police politique, laquelle s'était tristement illustrée dans les Pays baltes en '40/'41 (déportations massives vers la Sibérie des opposants potentiels au communisme). Certes, ces gens étaient des antisémites traditionnels mais c'étaient aussi des nationalistes pour qui le communisme était un système d'oppression imposé par un occupant honni; dans une telle vision, les Juifs apparaissaient comme des oppresseurs, des collaborateurs et des traîtres qu'il fallait châtier. Il faut bien admettre aussi que s'était infiltrée parmi ces supplétifs la lie des sociétés balte et ukrainienne faite de gens sans foi ni loi, pas même antisémites, alliés indifféremment aux uns et aux autres pourvu qu'ils pussent satisfaire leurs instincts criminels.
La responsabilité des autochtones dans les massacres de Juifs est si grande qu'elle ressortait avec éclat des témoignages recueillis après guerre par l'équipe de Ehrenbourg et Grossman pour la rédaction du "Livre Noir" sur l"'extermination scélérate des Juifs par les envahisseurs fascistes allemands". De la sorte, un rapporteur de la commission chargée de cette rédaction, soulignant le principal défaut du livre, disait: "Il est indispensable de réviser très soigneusement tous les documents et récits, surtout ceux concernant l'Ukraine (...) afin qu'on ne puisse pas s'imaginer que les éléments antisoviétiques locaux ont joué un rôle primordial dans l'anéantissement de la population juive." (selon Ilya Altman dans une des préfaces de la version française du "Livre Noir").
Toutefois, ces massacres furent souvent encadrés par la SS (quand elle ne les organisait pas) et même, parfois, par la Wehrmacht. Il y eut bien quelques protestations indignées de la part de généraux allemands mais, dans l'ensemble, les meilleurs fermèrent les yeux et ordonnèrent à leurs troupes d'en faire autant. De toutes façons, responsables de l'ordre dans les territoires occupés, les Allemands portent toute la responsabilité de ces horreurs sans nom.
[177]
Nous avons dit que nous concentrerions nos analyses sur Auschwitz, mais disons tout de même un mot de plus sur l'invraisemblance des gazages à Treblinka: ce camp mesurait environ 400 m sur 500 m; en 7 à 8 mois, 750.000 personnes ou plus auraient été "gazées" sur ce "mouchoir de poche" (par les "gaz" d'échappement d'un moteur Diesel, lesquels ne contiennent que très peu d'oxyde de carbone, contrairement aux gaz des moteurs à essence, et ne pouvaient donc qu'incommoder, à la rigueur asphyxier, ce qui, évidemment, serait pareil qu'empoisonner); il arrivait parfois 12.000 déportés par jour, chiffre énorme qui devrait aussi donner à réfléchir à ceux qui croient que ce camp minuscule pouvait "traiter" pareille foule(107); les corps des suppliciés auraient été incinérés en 1943 mais, auparavant, ils auraient été enterrés dans des fosses communes: le calcul indique que ces fosses auraient [178] dû avoir peut-être bien 20 m de profondeur pour accueillir tant de corps!
Une opération limitée d"'euthanasie" (suite de l'opération T4) aurait-elle eu lieu à Treblinka (Chelmno, Sobibor et Belzec)?(108) C'est possible mais elle aurait été sans commune mesure avec l'opération d'extermination systématique décrite par les historiens. On ne possède aucun élément matériel crédible sur ces camps: comme les prétentions des historiens quant à Auschwitz, camp pour lequel les éléments matériels sont nombreux, ne résistent pas à l'enquête, comment pourrait-on croire ce qu'ils disent sur ces camps?(109)
Ainsi, Gitta Sereny, dans un livre devenu classique ("Au fond des ténèbres") rapporte les témoignages de divers rescapés de Treblinka et de divers SS ayant participé à la supposée extermination, dont Franz Stangl, commandant du camp qu'elle a eu la chance de pouvoir rencontrer après sa condamnation à la prison à vie. Certes, Sereny a voulu procéder à une analyse psychologique mais bien entendu, tous ces témoins et acteurs parlent bien de ce camp sinistre et de ce qui s'y passait: de la célèbre veste blanche portée par Stangl, de la qualité du pain, des coucheries et des beuveries des uns et des autres, du kommando de tri, de celui des charpentiers, etc. Mais pas un n'a un mot, un seul mot au sujet de l'arme du crime (on gazait, mais encore?) et pas davantage au sujet de l'élimination des corps (on les a incinérés sur des rails de chemin de fer. Point final.). Par exemple, avec quoi incinérait-on ces [179] corps) (en plein air)? Avec du bois? Il en aurait fallu des centaines de milliers de stères, c'est-à-dire, sur quelques mois, la consommation annuelle de papeteries comme Gentbrugge, Harnoncourt, St-Gaudens, Alizay ou Tarascon! Mais qui fabriquait ces quantités phénoménales? Qui les livrait et avec quels moyens de transport? Où les stockait-on? Il n'y avait pas de place adéquate et les plans du camp qu'on nous montre le prouvent à suffisance. Enfin, s'il y avait eu de la place, comment aurait-on pu faire pour ne pas remarquer ces montagnes de bois et en dire un seul mot, fût-ce incidemment? Pensez si vous remarqueriez les centaines de milliers de stères nécessaires à une éventuelle crémation en plein air et en trois ou quatre mois du million d'habitants de Bruxelles ou de Marseille et de leurs agglomérations et si vous en parleriez encore 30 ans après!
On notera pourtant que ce ne sont pas les témoins qui manquent. Certes, l'histoire "populaire" -- celle qui est relayée par les journalistes, plus avides de sensationnel que d'exactitude -- nous enseigne que les convois de Juifs arrivant dans les camps du Bug étaient gazés en totalité; toutefois, l'histoire "savante" admet qu'on y pratiquait aussi l'opération de sélection des aptes au travail comme à Auschwitz et qu'on les mettait au travail non seulement sur place mais aussi dans d'autres camps.
[180]
On relèvera, par exemple, ce "transport de 1.000 Juifs de Varsovie" arrivé en Biélorussie et qui ne venait apparemment pas directement de Varsovie mais venait plus probablement de Treblinka, où, loin d'avoir été gazés, ils avaient été sélectionnés pour le travail.(110) De son côté, un chroniqueur du ghetto, Hillel Seldman, dont on vient de publier le journal (en extraits) affirme que des lettres de déportés de Treblinka ont été reçues à Varsovie fin juillet '42 ("Ils se trouvent près de Brest-Litowsk"): lui-même a vu une enveloppe estampillée par la poste "Treblinka, 23/7/'42" (ce qui ne l'empêche pas, d'ailleurs, de croire à l'extermination de tous les déportés!). Reitlinger est très clair à ce sujet: "Il était devenu courant à Treblinka de sélectionner de jeunes hommes pour les faire travailler ailleurs, et cela, même à l'époque de l'extermination du ghetto de Varsovie à l'été '42."; l'historien anglais affirme même que dans les convois hollandais arrivés à Sobibor en '43, près de 6% des déportés étaient retenus pour le travail. Et de citer aussi le cas déjà bien connu de ce Juif luxembourgeois de 13 ans envoyé à Treblinka [pour y être gazé, bien entendu] mais épargné et mis au travail sur place (à un travail des plus horribles qui soient) puis transféré (à sa demande) dans une mine de charbon dépendant d'Auschwitz. Bref, il y eut des dizaines de milliers de sélectionnés pour le travail et une partie de ces sélectionnés a survécu, grace a quoi, conclut naïvement Reitlinger, on est au courant des atrocités commises dans les camps du Bug, atrocités dont, par ailleurs, lui et ses collègues nous disent qu'elles étaient gardées secrètes par les Allemands qui éliminaient même périodiquement les Juifs témoins de l'extermination. Tout cela est incohérent et il semble bien qu'il faille pour le moins restructurer la thèse exterminationniste selon laquelle les Allemands envoyaient les Juifs à Treblinka pour les exterminer après sélection des aptes au travail: en fait, il semble plus raisonnable de penser que les Allemands faisaient transiter les Juifs par Treblinka aux fins d'y sélectionner les aptes, les inaptes étant expulsés plus à l'Est dans la plus grande brutalité voire avec une telle sauvagerie qu'on ne saurait exclure qu'il y eut, par moments, des exterminations massives (cf. le journal de Goebbels).
[181]
Voyons, pour tenter d'illustrer cette thèse,
un cas bien connu, celui de la liquidation du ghetto de Bialystok:
dans un tableau intitulé "Tableau récapitulatif
de la 'Solution Finale'dans les camps de la
mort", Hilberg indique qu'il y eut 750.000 morts
à Treblinka (c'est une estimation basse) dont les Juifs
du ghetto de Bialystok, ghetto qui fut liquidé en août
'43 juste avant la fermeture dudit camp de la mort. Dans l'exposé
qu'il fait par ailleurs sur la liquidation de ce ghetto, Hilberg
ne dit mot sur le sort de ses habitants, dont il fixe le nombre
à 40.000: ni qu'ils furent massacrés sur
place ni qu'ils furent envoyés à Treblinka pour
y être massacrés et pas davantage qu'ils furent envoyés
dans des camps de travail; cette omission est pour le moins étonnante
mais on retiendra que, pour Hilberg, les 40.000 habitants du ghetto
de Bialystok ont été exterminés en août
'43 à Treblinka. Les autres historiens confirment d'ailleurs
le fait; par exemple, Kogon, Langbein et Riickerl: "Les
18 et 19 août ['43] arrivaient les deux derniers
convois venant du ghetto de Bialystok, avec huit mille victimes."
M. Gilbert, de son côté, confirme la déportation
de ces 40.000 Juifs à Treblinka et il les comptabilise
comme "Juifs tués [sur place] ou
déportés vers un lieu d'extermination".
Il illustre le fait sur une carte que nous reproduisons
par ailleurs. Il signale enfin "le massacre de 1.260 enfants
de Bialystok" déportés le 23/8/'43 à
Theresienstadt (dans le cadre d'un échange éventuel,
selon les historiens), mais, finalement, redéportés
le 6/10/'43 à Auschwitz où ils furent "gazés".
Reitlinger confirme cette tragédie dans la tragédie: "(...) le 24/8/'43, un groupe de 1260 enfants du ghetto de Bialystok furent séparés de leurs parents dans les mâchoires mêmes de la mort au camp de Treblinka". Mais, Reitlinger donne quelques autres détails: "Par chance, on a conservé les lettres de voiture des chemins de fer de Königsberg, lesquelles lettres indiquent que 5 trains spéciaux ont quitté Bialystok pour Treblinka entre le 21 et le 27/8/'43. 266 wagons furent utilisés. Sur une telle distance, occupant deux heures et demie, un wagon pouvait tenir de 80 à 100 Juifs. Donc, il y avait place pour l'ensemble des 25.000 Juifs survivants." Ceci nous indique déjà qu'il aurait pu y avoir 15.000 victimes de moins. Mais, en note de bas de page, Reitlinger nous en dit encore un peu plus et même, sans le vouloir, éclaire définitivement ceux qui n'ont pas abdiqué tout sens critique: "Selon le Dr Josef Kermisz, les Juifs furent transportés à Treblinka et de là, aux [183] camps de Majdanek, Blizyn et Auschwitz. Il apparaît à la lecture d'un rapport à Oswald Pohl sur la liquidation de la société OSTI (entreprise dirigée par Globocnik), que 3 usines de Bialystok ont été remontées à Blizyn [près de Lublin] sous les noms de n· 6, 7 et 8. Néanmoins, une obscurité exceptionnelle enveloppe le sort des Juifs de Bialystok qui ne furent pas envoyés depuis Treblinka dans ces camps de travail, d'autant plus que les derniers des trains mentionnés dans les lettres de voiture ont dû arriver à Treblinka seulement cinq jours avant la rebellion du Sonderkommando juif [qui pratiquait les gazages]. Les témoignages des rescapés Wiernik et Rajzman disent que les gazages avaient cessé depuis longtemps. Mais à Theresienstadt, où les [1260] 'enfants d'échange'de Bialystok avaient été envoyés, Zdenek Lederer a appris une version différente, à savoir que certains des enfants ont vu leurs parents conduits à un 'établissement de bain' [pour y être gazés]."
On a ici une belle illustration de la façon dont a été écrite l'histoire de la déportation des Juifs: non seulement les historiens ignorent les témoignages (parfois peu fiables, il est vrai), mais ils cachent les faits ou les travestissent, les moins mauvais d'entre eux (en l'occurence, Reitlinger) n'étant coupables que de mal les interpréter du fait de leur dogmatisme. Les gens de bon sens et de bonne foi, eux, auront compris, d'une part, que la liquidation du ghetto de Bialystok a concerné probablement 25.000 personnes et non 40.000, et, d'autre part, que ces 25.000 personnes ont toutes été envoyées à Treblinka où elles n'ont pas été gazées mais douchées et épouillées, puis envoyées soit à Theresienstadt (les 1260 malheureux enfants), soit dans les camps de travail de Lublin et Auschwitz (où, plus tard, les survivants de Lublin les rejoignirent).
[184]
(d'après Mark Weber dans "The 'Warsaw Ghetto Boy'", "The Journal of Historical Review", mars/avril 1994)
Tout le monde connaît cette célèbre photo montrant un garçon de 7 ans sortant, bras levés, d'un bâtiment du ghetto de Varsovie. La scène se déroulait lors de la liquidation du ghetto en avril 1943. Les historiens nous disent que les 50 à 60.000 Juifs restés dans le ghetto après la déportation et le gazage à Treblinka de 250.000 de leurs coreligionnaires à l'été 1942, furent à leur tour déportés et gazés. La photo en question est devenue la photo-symbole de l'extermination de 6 millions de Juifs, car, pour tous, il est évident que ce garçon a, lui aussi, été gazé à Treblinka. La vérité est totalement différente!
D'une part, si une grande partie de ces Juifs furent bien déportés à Treblinka qui était un camp de transit (épouillage, sélection et affectation à un camp de travail ou une zone de réimplantation), ils n'y furent pas gazés mais, pour la plupart, envoyés dans des camps de travail à Poniatow, Trawniki et surtout Maïdanek (où l'outillage des industries du ghetto les avait précédés), puis à Auschwitz quand Maïdanek fut évacué devant la progression des Soviétiques et, enfin, dans les camps de l'Ouest, quand Auschwitz fut à son tour évacué. Non seulement, le général Stroop, qui évacua et détruisit le ghetto, avait attesté cette destination de Maïdanek (Lublin), mais, de plus, on possède les témoignages de certains déportés.
Certes, beaucoup moururent tout au long de ce calvaire, mais on notera que les historiens en rajoutent encore en gazant tous ces gens plusieurs fois: une première fois à Treblinka, une deuxième fois à Maïda[186]nek, une troisième fois à Auschwitz, sans parler des ratonnades des Einsatzgruppen et du chaos final -- bien réel, hélas -- dans les camps de l'Ouest.
D'autre part, certains de ces derniers Juifs du ghetto de Varsovie furent envoyés dans les camps de l'Ouest.(111) Ce fut le cas de ce garçon dont le nom est Tsvi Nussbaum (112); déporté avec sa famille à Bergen-Belsen, il partit, après la libération du camp pour Israël puis les USA (New York) en 1953.
Les historiens furent bien ennuyés quand cette vérité fut vérifiée et révélée: "Cette grande photographie de l'événement le plus dramatique de l'Holocauste exige des historiens un plus grand niveau de responsabilité qu'aucun autre. Elle est trop sainte pour qu'on permette d'en faire ce qu'on en veut.", déclarait par exemple le Dr Lucjan Dobroszyk du Yivo Institute, un centre d'histoire juive de New York. Mais la vérité est bien là et aucun prêtre n'y pourra rien changer: ce garçon, symbole de l'extermination de 6 millions de Juifs, est bien vivant! Certes, il peut être le symbole du drame épouvantable vécu par 3 millions de Juifs voire de la mort d'un grand nombre d'entre eux mais, en aucun cas, celui de la mort de 6 millions de Juifs, surtout pas dans des chambres à gaz industrielles.
[187]
Les historiens nous disent que les déportés mis au travail à Auschwitz (et, d'après certains, dans les autres camps aussi, d'ailleurs) étaient destinés à mourir par les mauvais traitements. Ainsi que nous allons le voir, ce dogme ne résiste pas à l'analyse des documents.
Ce qu'il faut d'abord bien comprendre, c'est que les détenus étaient souvent soumis à un régime militaire avec tout ce que cela a de contraignant et de déplaisant: rassemblements, appels nominatifs (avec les erreurs traditionnelles du préposé à la statistique, souvent un communiste ou un droit commun), déplacements en rangs, aboiements des chefs, comparutions au "rapport", punitions diverses, encore que rien dans tout cela ne puisse être considéré, a priori, comme arbitraire (dans les faits, bien entendu, il dut en être autrement en bien des occasions): en témoigne le document que nous avons extrait de "Hefte von Auschwitz", n° 10/1967, publié par le Musée d'Etat d'Auschwitz lui-même. Il est lui-même extrait du dossier du détenu juif Juda F. accusé d'avoir, le 30/6/'44 (il avait 39 ans) dans une annexe d'Auschwitz III, endommagé un engin de travail par "nonchalance" et "négligence", en conséquence de quoi il fut condamné à recevoir 15 coups de bâton, punition qui lui fut infligée le 12/9/'44 (soit près de deux mois et demi après les faits!). Il n'y a pas moins de 10 signatures et paraphes sur ce document dont celle d'un premier médecin certifiant qu'aucune raison médicale ne s'opposait à la punition et celle d'un deuxième rnédecin ayant assisté à la punition.
J'aurais pu aussi reproduire d'autres dossiers, par exemple, celui de ce détenu juif condamné à 20 coups de bâton pour avoir fumé sur les [188] lieux de son travail (il travaillait, précisons-le, dans un département d'"Hydrierung", c'est-à-dire, je crois, de production d'essence synthétique, ce qui peut expliquer la rigueur du traitement qui lui fut réservé) ou encore celui d'un troisième détenu juif accusé puis convaincu (peut-être à tort, bien entendu) par un médecin SS de simuler une maladie pour échapper au travail et condamné à 20 coups de bâton.(113)
Quels que soient les torts que les Allemands eurent vis-à-vis de ces innocents, on ne peut en tous cas affirmer qu'ils les traitaient comme des bêtes, contrairement à ce que les historiens veulent nous faire croire. Certes, il y eut des excès individuels (comme partout et toujours) et la légalité (allemande) ne fut pas toujours respectée, voire même fut foulée aux pieds par des individus peu scrupuleux, mais on ne peut affirmer pour autant que ces cruautés faisaient partie d'un système mis en place par les autorités SS; d'ailleurs, celles-ci les réprimèrent, parfois en condamnant à mort des commandants de camp.
Ce fut le cas de Maximilian Grabner, qui fut chef de la section politique (Gestapo) d'Auschwitz jusqu'à son arrestation en décembre 1943 et qui, à ce titre, eut à lutter contre les mouvements de résistance à l'intérieur même du camp. Grabner y fit preuve d'excès de zèle au point de faire exécuter un certain nombre de détenus accusés -- non sans quelques raisons, probablement -- de "menées subversives" et cela, sans respecter les règles de droit; il avait, dit le mouvement de résistance polonais, la mort de 2.000 détenus sur la conscience. Grabner fut arrêté puis condamné par le tribunal spécial de la SS à la peine de mort pour "dépassement de compétence et exécution arbitraire dans environ 47 cas"; cette peine fut commuée en une peine d'emprisonnement de 12 ans.
Grabner, a témoigné un détenu employé au bureau de l'Etat Civil du camp, camouflait ses meurtres en faisant mentionner par le médecin SS de service une cause de mort naturelle dans le certificat de décès: nous en avons déjà parlé dans le tome 1 et en avions déduit que, si tout cela est vrai, il y a là un indice de ce qu'il est invraisemblable que, dans le même temps et au même endroit, voire à la même heure et dans les mêmes bâtiments, les Allemands aient gazé des centaines de milliers [189] [190][191] de vieux, de femmes, d'enfants et d'inaptes, eux, parfaitement innocents; l'exécution de 47 ou 2.000 (peu importe) détenus soupçonnés de subversion active apparaît comme un crime bien moins monstrueux et on ne voit pas pourquoi il aurait fallu le camoufler avec tant de soin dans une hypothèse exterminationniste.(114) L'argument selon lequel le fait de ne pas respecter les formes dans un univers aussi administratif et tatillon que l'armée allemande était gravissime, est bien faible car on ne mettait pas davantage de forme dans les gazages de masse de déportés immatriculés ou non.
A force d'exagérer dans tous les sens par des généralisations abusives, les historiens versent dans l'invraisemblance; nos jeunes (et moins jeunes) lecteurs doivent le savoir:
a) La vérité est que, en principe, dans les camps de concentration allemands, on ne donnait pas un coup de bâton en dehors d'une procédure administrative complexe (étant entendu qu'à l'extérieur des camps, du moins dans l'Est, ce fut souvent l'horreur).
b) Il y eut, certes, des cas de brutalité arbitraire (souvent de la part des Kapos c'est-à-dire de détenus) mais il est malhonnête de les généraliser et de faire une règle de ce qui n'a été qu'exception.
c) Bien entendu, tout cela reste une tragédie
et il ne devrait pas être utile d'en rajouter (apparemment,
il y a utilité pour certains). Cette remarque vaut pour
tous les camps allemands et des détenus en témoignent;
ainsi Louis Recordeau, un Bordelais interné 4 ans à
Mauthausen, le plus dur de tous les camps allemands, qui ne cesse
de dénoncer "les exagérations et les falsifications
d'une histoire suffisamment tragique sans devoir y ajouter d'odieuses
falsifications". Et pour ce qui est des images atroces
que les chaînes de télévision ont bien été
obligées de nous remontrer pour la n-ième fois à
l'occasion de la célébration du cinquantième
anniversaire de la libération d'Auschwitz, nous repor[192]tons
le lecteur à l'annexe du tome 1 qui était consacrée
à Bergen-Belsen (puisque l'essentiel de ces images en provient):
les malheureux détenus enterrés sans respect au
bull-dozer sont peut-être bien des détenus morts
autant du fait de la bêtise des Anglais que de l'inconscience
des Allemands.
[193]
(95) On a appris en 1994 que 3 millions de Kouki, Mitzou et Schin, tribus indiennes habitant le long de la frontière indo-birmane, demandent à être rapatriés en Israël, "pays de leurs ancêtres". Ils prétendent être les descendants d'une des douze tribus d'Israël. Déjà six familles ont pu bénéficier du droit au retour et ont été installées en Cisjordanie. L'Etat raciste (blanc ou un peu basané) qu'est Israël avait pu se permettre d'intégrer (mal) 70.000 noirs éthiopiens, mais trois millions de paysans indiens... De fait, Israël a fini par contester la judaïté de tous ces gens incultes, crasseux et vraiment trop basanés: selon l'ambassadeur d'Israël en Inde, "ces gens cherchent à se donner une colonne vertébrale, en affirmant [à tort] descendre d'un peuple connu pour ses valeurs intellectuelles et religieuses."
(96) On notera au passage que De Gaulle n'a jamais écrit ou dit un mot sur l'extermination des Juifs ou sur les chambres à gaz et il y a là comme un indice qu'il ne croyait ni à l'un ni à l'autre. Citons aussi la parlementaire européenne Raymonde Dury, courageuse mais pas téméraire (ce qui est un compliment, compte tenu des risques qu'elle encourt), dans "Le Soir" du 28/3/'95: "Quand on se souvient de l' "Holocauste", on se réjouit que les Juifs aient pu trouver une terre où on ne les rejette pas. Mais à voir les paysans palestiniens [des Territoires occupés] tenter de survivre entourés par les colonies juives et leurs routes, on ne peut s'empêcher de se dire qu'ils font les frais d'une situation historique dont ils ne sont pas responsables." Ne se limitant pas aux seuls territoires occupés et parlant plus crûment, Patrice Claude évoque dans "Le Monde" du 7/11/'95 "une injustice historique commise contre un peuple expulsé de ses terres".
(97) Passevant et Portis: "Les non-Juifs sont défavorisés dans un état sans constitution, où la loi est un mélange de législation et de structures talmudiques qui se prêtent aux interprétations arbitraires de juges peu enclins à donner raison à ceux qu'ils considèrent comme des ennemis." ... "la plupart des habitants non juifs d'Israël, mais natifs du pays, subissent des lois ou des pratiques discriminatoires d'un Etat qui, à ce titre, représente une provocation permanente.". L'Etat d'Israël est une caricature de démocratie dont on n'a pas idée et on peut généraliser le jugement de Passevant et Portis dans un peu tous les domaines: il est, par exemple, le seul Etat au monde (du moins je le suppose) à avoir légalisé la torture (des non-Juifs, bien entendu, et sans que cela fasse hurler nos moralistes: ainsi, si "Le Monde" rapporte bien cette légalisation de la torture en Israël, réserve-t-il dans le même temps son indignation à l'exercice de la torture en Algérie ... il y a 40 ans de cela!); etc. etc.
(98) La FAO évalue, en moyenne, à 1.000 m3 par habitant les ressources en eau indispensables pour assurer la couverture normale des besoins humains.
(99) La dénonciation de ce lobby
sioniste sera, bien entendu, assimilée par certains à
une odieuse manifestation d'antisémitisme, donc de racisme.
Et pourtant, les hommes les plus puissants
de la Terre reconnaissent et se plaignent de l'existence de ce
lobby: on peut par exemple citer le témoignage de H.R.Halderman
(bras droit du président Nixon) qui dit, dans ses mémoires
publiés en 1994, que le président américain
pensait que "les Juifs dominaient totalement les massmédias".
Un jour, raconte encore Halderman, il y eut un débat
entre le président et des membres de son cabinet (dont
Kissinger) sur ce sujet: "Il y eut un débat sur
le terrible problème qu'était la domination totale
des juifs sur les mass médias et tout le monde fut d'accord
que là, il fallait faire quelque chose." ("Rivarol",
27/5/'94)
On peut aussi citer le grand quotidien israélien "Ma'ariv" du 2/9/'94, peu susceptible d'antisémitisme, qui, après avoir constaté "l'énorme influence" des Juifs dans l'administration Clinton, notait encore: "(...) Dans les médias de Washington, un très grand nombre des plus importants personnages et des présentateurs des programmes les plus populaires de la TV sont des Juifs militants. Une partie importante des grands correspondants de presse, éditeurs et analystes de journaux sont Juifs et beaucoup d'entre eux sont aussi des Juifs militants.
Une citation encore, extraite du "Monde" (Il a parfois de ces hardiesses...) du 15/6/'95 sous la plume de l'écrivain israélien Abraham B. Yehoshua: "(...) Et sur cette humiliation des Etats-Unis, il faut ajouter encore ceci: au cours de ces dernières années, l'administration américaine s'est transformée, par la grâce de ses succursales du Sénat et du Congrès, en une sorte d'annexe du nationalisme israélien."
Si on peut s'expliquer -- tout en la déplorant,
car elle est, a priori, susceptible d'entraîner une orientation
de l'information -- la mainmise juive sur les médias, comment
s'expliquer la mainmise juive sur le gouvernement d'un immense
pays comme les USA? Selon "Le Soir" (journal philosémite)
du 11/5/'95, Stephen Rosenfeld, un éditorialiste du "Washington
Post" (autre journal philosémite) expliquait en 1992
dans la revue juive belge "Regards": "Les républicains
sont évidemment très soucieux d'obtenir le soutien
des Juifs, tant en terme de votes [en fait, ils ne représentent
pas grand chose] qu'en termes de contributions financières."
Et "Le Soir" de préciser: "En
effet, quelque 60% des fonds privés de la campagne de
Bill Clinton provenaient des organismes juifs américains."
Ces organismes -- au nombre de 61 -- sont affiliés
à l'AIPAC, lobby juif de Washington qui serait contrôlé
par Israël, lui-même principal bénéficiaire
de l'aide étrangère des Etats-Unis (3 milliards
de $ par an, peut-être même --tout bien compté
-- 6 milliards) et par l'Agence juive (264 millions de $ de subventions
américaines en 1994), de sorte que ce serait, en définitive,
le contribuable américain qui financerait le lobbying juif.
Et en Europe? Nous renverrons le lecteur au chapitre "Le Lobby en France" du dernier livre de Garaudy, livre dont nous allons reparler.
(100) Comme, par exemple:
Il est à noter que tous ces auteurs et rapporteurs critiques croient généralement à la réalité des chambres à gaz, ce qui, on peut le craindre, tempère leurs analyses et leurs reproches. S'y ajoute le fait que le terrorisme intellectuel que pratiquent les sionistes, incite à peu près tout le monde (à l'exception des courageux révisionnistes) à une modération coupable.
Il faut y ajouter un ouvrage qui vient de paraître au moment où nous entreprenions la mise en page de ce livre: "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" de Roger Garaudy (passé avec armes et bagages au révisionnisme). Ce livre est publié hors commerce par la Vieille Taupe (BP 98, 75224 Paris Cedex 05) mais une édition publique devrait être réalisée en 1996. Nous ne saurions trop conseiller au lecteur de se le procurer. L'abonnement à la revue "La Vieille Taupe" donne droit à un exemplaire de ce livre (voir bibliographie en annexe).
(101) Le Congrès sioniste de Londres de 1945, signalait "Le Monde" du 17/8/'45, "s'est élevé énergiquement [contre le contingentement de l'immigration juive en Palestine], en faisant valoir des raisons à la fois juridiques et humanitaires. Pour les milliers d'israélites d'Europe chassés de leurs foyers et actuellement sans abri, les sionistes réclament le droit de trouver un refuge dans le pays de leurs ancêtres".
Plus personne ne nie aujourd'hui le rôle déterminant de l'extermination supposée des Juifs dans la création d'Israël; citons, par exemple, le rabbin Haim Levitis de Saint-Pétersbourg: "Ce que je pense, à titre personnel, c'est qu'en échange de six millions de morts, nous avons reçu un pays. Nulle nation n'aurait accepté de nous octroyer une patrie sans la Shoa." ("Regards", 24/5/'90).
(102) "M.Clinton partage aussi l'analyse de M.Rabin quant à l'importance que revêt l'aide économique de la communauté internationale aux Palestiniens pour conforter le processus de paix. Ils sont convenus d'intervenir auprès de plusieurs capitales pour obtenir une accélération des versements." "Le Monde" du 23/11/'94). Encore faudrait-il que les Palestiniens veuillent bien compenser par une indemnité financière l'abandon des conditions mises solennellement par l'ONU à la partition de la Palestine en 1947 (notamment la récupération de leurs terres par les Palestiniens). Certes, Etat hors la Loi, Israël a bien entendu déclaré tout cela nul et non avenu, mais on ne peut exclure que certains refusent de s'en satisfaire.
(103) Le culot dont fait preuve Jean Kahn est parfois étonnant. Ainsi à propos de la compassion suscitée dans le monde par le massacre d'Hébron en 1994: "On aimerait entendre chez d'autres, les mêmes cris d'horreur et de compassion quand sont assassinés jour après jour dans des conditions abominables des israéliens juifs victimes tout aussi innocentes de fanatiques islamiques, organisés et systématiques. Ces cris, malheureusement, on ne les entend pas..." ("Le Monde" du 16/3/'94).
Ainsi qu'on l'a vu ci-dessus, les donneurs de leçons sionistes sont prompts à dénoncer ce qui ne va pas ailleurs, à menacer, à boycotter, à punir, à terroriser, à culpabiliser le monde entier, parfois pour pas grand-chose et même pour rien qui soit répréhensible. Ils feraient mieux de balayer d'abord leur trottoir. Ainsi, Patrice Claude dans "Le Monde" du 16/2/'95 à propos de cet assassin de Goldstein: "(...) Couverte d'ex-votos, portraits et autre objets à sa mémoire, sa tombe (...) est vénérée par les colons comme celle d'un saint. Interrogé sur l'ampleur que prend ce phénomène d'idolâtrie dans les colonies, Itzhak Rabin, le premier ministre, n'a pas mâché ses mots: 'Ceux qui soutiennent l'acte écoeurant de ce fanatique et qui appellent à de nouveaux meurtres devraient être poursuivis en justice'.
Mais la justice israélienne, face aux colons, apparaît plutôt clémente. Les extrémistes qui avaient été arrêtés, il y a quelques mois, pour vol et trafic d'armes en vue de reconstituer un réseau terroriste antipalestinien ont presque tous été remis en liberté. (...)"
"... devraient être poursuivis ..." se contentait de préconiser Rabin en parlant de ceux qui font l'apologie d'un crime affreux et, dans le même temps, il faisait lourdement condamner voire emprisonner des révisionnistes français et allemands qui ne faisaient que rappeler les propriétés de l'acide cyanhydrique ou affirmer l'impossibilité d'entasser 25 personnes sur 1 mètre carré.
(104) Les Catholiques, les descendants d'Arméniens, les Musulmans, les uns et les autres, bref un peu tout le monde s'engouffrent dans la brêche ouverte par les Juifs et réclament à leur tour la proscription de ceux qui, ne partageant pas leurs "valeurs" (comme on dit maintenant) et leurs croyances, le disent publiquement. Ainsi, les descendants français des Arméniens ont-ils obtenu la condamnation de l'historien judéo-américain Bernard Lewis, lequel avait nié (dans "Le Monde") le caractère génocidaire des massacres d'Arméniens et autres Chrétiens turcs en 1915. Mais où va-t-on? A ce sujet on épinglera à nouveau "Le Monde": s'il a largement relaté la condamnation de Lewis (sous le prétexte qu'il avait publié l'article litigieux), par contre n'a-t-il pas dit un mot, un seul mot de la condamnation, à la même époque et pour des faits de même nature (négation du génocide des Juifs), de Faurisson et Roques.
(105) Actuellement, tant aux USA qu'en Europe, un Juif sur deux se marie avec un non-Juif et les enfants nés de ces unions abandonnent le judaïsme, de sorte que bientôt et en dehors d'Israël (mais qui vivra verra), la communauté juive pourrait se résumer aux seuls Juifs à papillottes (encore qu'eux aussi ne soient pas à l'abri des effets de la modernité).
(106) Un exemple tiré de la lecture de Reitlinger: le 31/1/'42, dit l'historien anglais, Stahlecker revendiquait 171.661 exécutions de Juifs lettons et lituaniens, "un nombre certainement exagéré pour impressionner Heydrich". En effet ajoute-t-il, il y avait 248.200 Juifs en 1935 dans les deux pays, dont 60 à 70.000 avaient été déportés ou évacués par les Soviétiques et 50.000 auraient encore bien pu être en vie à ce moment-là. Les 171.661 de Stahlecker se réduisent donc déjà à moins de 138.200, mais, quelques pages plus haut, Reitlinger précisait qu'il était "certain" que le chiffre de 248.200 Juifs de 1935 avait diminué avant l'arrivée des Soviétiques du fait de l'émigration, ce qui réduit encore les prétentions de Stahlecker.
Et ce n'est pas tout: en note de bas de page, Reitlinger se souvenait tout à coup de ce que les ghettos de Memel, Suwalki et Grodno (villes détachées de la Lituanie, affirme-t-il bizarrement, et rattachées au Reich) auraient pu abriter un grand nombre de Juifs lituaniens, de sorte qu'il aurait bien pu y avoir "un nombre [de survivants] de loin supérieur" aux 50.000 qu'il retenait plus haut. De la sorte, le total des morts qu'aurait pu revendiquer Stahlecker doit être très en dessous de 100.000 et même apparemment près de 50.000 (en admettant, bien entendu, que les Soviétiques n'en aient pas déporté et évacué plus de 60 à 70.000!).
Certes, cela reste épouvantable
mais c'est -- provisoirement -- 2 à 3 fois moins et il
n'y a aucune raison de ne pas le dire, surtout quand on connaît
l'usage scandaleux qui est fait des mensonges des Einsatzgruppen:
si ces mensonges étaient retournés contre
leurs auteurs (ou leurs ayants-droit supposés), on pourrait
n'avoir rien à y redire, mais ce n'est pas le cas: la vérité
est que les sionistes s'en sont surtout servi pour chasser et
dépouiller les innocents Palestiniens. L'abjection n'est
donc pas de réduire -- éventuellement -- l'ampleur
des crimes nazis mais de ne pas le faire.
(107) Cette version est devenue la plus courante mais, jadis,
Reitlinger disait qu'il était matériellement impossible
que les chambres à gaz aient pu être en état
de fonctionner lorsque le ghetto de Varsovie commença à
être évacué. Affirmant donc que la plus grande
partie des Varsoviens n'avaient pas pu être gazés,
Reitlinger pensait qu'on avait commencé par les fusiller
(ainsi que les Juifs d'autres origines) ou à les laisser
mourir en grande partie ("in large proportion")
dans les trains qui les amenaient (tout en affirmant par ailleurs
que ces trains revenaient à vide de Treblinka à
Varsovie en une douzaine d'heures). Avant Reitlinger, d'autres
affirmaient que les Allemands utilisaient la vapeur d'eau, ou
l'électricité dans des espèces de piscines
ou encore la chaux vive. Si, aujourd'hui, le gaz est le
seul moyen encore cité, par contre, il n'y a pas unanimité
sur la nature du gaz: monoxyde de carbone en bouteilles, gaz cyanhydrique
(insecticide Zyklon-B) ou "gaz" d'échappement
d'un moteur Diesel (transformé récemment, comme
on va le voir, par Pressac en moteur à essence). A noter
que Vassili Grossman était aussi d'avis que les instruments
du meurtre industriel (dont des pompes extrayant l'oxygène
de l'air!) n'étaient pas en place quand les Juifs de Varsovie
ont été déportés à Treblinka
de sorte que les premiers arrivés ont été
massacrés à "l'arme blanche". Cet
inventaire -- incomplet -- nous donne l'occasion de rappeler cette
savoureuse locution russe: "Menteur comme un témoin
oculaire".
(108) L'Opération T4 est l'opération d'euthanasie (par gazage au monoxyde de carbone en bouteilles) de quelques dizaines de milliers d'aliénés allemands. Interrompue en 1941 (sous la pression de l'Eglise catholique, disent les uns; pas du tout, disent les autres, la vérité est qu'on avait fini de vider les maisons d'aliénés.), elle avait été réalisée secrètement par du personnel dépendant de la Chancellerie du Führer. Ce personnel ne fut pas dispersé (peut-être parce qu'on comptait lui confier plus tard d'autres tâches semblables?). Une partie fut mise à la disposition de Globocnik "pour l'accomplissement de sa mission spéciale" (lettre du 23/6/'42 de V. Brack à Himmler) c'est-à-dire, disent les historiens, le gazage des Juifs dans les camps du Bug (l'opération dite "Opération Reinhard"). Le lien entre les deux opérations est, à première vue, tout à fait évident: le personnel spécialisé dans le gazage des aliénés était tout indiqué pour mettre en activité des installations destinées au gazage des Juifs. Mais, d'une part, le mot de gazage recouvre des réalités techniques très différentes et même sans rapport (en tous cas, sans davantage de rapport qu'il ne peut y avoir entre une arbalète et une arme à feu); d'autre part, une autre partie de ce personnel a été envoyée sur le front russe pour une mission ("secrète", bien entendu), celle "d'aider à sauver nos blessés dans la glace et la neige" (lettre du 12/1/'42 de Mennecke à sa femme). Bref, le lien entre l'opération T4 et le gazage éventuel des Juifs n'est pas aussi évident que les historiens le disent; par moment, même, il frôle la pétition de principe.
(109) Dans un fort intéressant article paru dans "Historia", mars/avril 1995, Pressac dit qu'à son avis (mais il ne se base que sur des témoignages, comme à peu près tout le monde), Belzec, Sobibor et Treblinka étaient initialement des camps de transit équipés de "stations d'épouillage de campagne" avec chambres à gaz d'épouillage et bains; ces camps étaient des "sas sanitaires" faisant partie du "programme de refoulement vers l'Est des Juifs défini à la conférence de Wannsee le 20 janvier '42". Ce ne serait qu'à partir de mai '42 que la station de Belzec aurait été convertie en "camp d'extermination", le gaz employé étant le monoxyde de carbone (CO) produit par un "gros moteur à essence". (Tous les témoins, relayés par les historiens, parlent d'un gros moteur Diesel; comme ce type de moteur produit peu de CO et est donc un moyen de mise à mort invraisemblable, Pressac l'a tout simplement remplacé par un moteur à essence!) Sobibor aurait été transformé de même en juin '42. Pour Treblinka, entré en activité en juillet 1942, Pressac n'est pas très clair. Enfin, Pressac pense que les Juifs passant par ces camps étaient soumis ("du moins initialement") à l'opération de sélection pour le travail; seuls les inaptes étaient gazés. En fait notamment foi, dit-il, le fait que des Juifs de Varsovie furent signalés en septembre dans " les détachements spéciaux du génie des IVe et VIe armées allemandes chargées du déminage en première ligne".
Dans le même article, Pressac réduit aussi considérablement les massacres génocidaires à Maïdanek ("Ainsi, à Maïdanek, seules deux pièces du bloc d'épouillage ont servi à tuer des personnes -- juives en majorité -- avec du monoxyde de carbone [en bouteilles, précise-t-il par ailleurs] durant quelques mois de l'été '43.": Pressac commencerait-il, sans le dire, à adopter la thèse fonctionnaliste?
(110) Un chroniqueur du ghetto, Bernard Goldstein, confirme qu'à cette époque, les Juifs sélectionnés à Varsovie même étaient envoyés "non loin de Varsovie". Certes, les historiens ne nient pas qu'un petit nombre de Varsoviens (12.000) furent mis au travail, mais sans passer par Treblinka comme ces 1.000-là.
(111) Bilan de la liquidation du ghetto de Varsovie en '43: sur 56.000 Juifs arrêtés (plusieurs milliers, dont la veuve du président du Judenrat, Czemiakow, avaient pu se réfugier dans la zone aryenne), 7.000 sont morts sur place, 7.000 envoyés à Treblinka, 15.000 à Lublin (Maïdanek), le reste (27.000) dans les camps de l'Ouest. Rappelons que le gros des habitants du ghetto avait déjà été déporté à partir de juillet 1942 (les deux tiers à Treblinka, selon Reitlinger).
(112) Ce garçon fut aussi désigné en 1979 comme étant un certain Arthur Chmiotak, qui aurait été gazé à Treblinka (et peut-être bien à une ou deux autres places). En 1978, un homme d'affaires londonien avisé, Israël Rondel, prétendit être ce garçon. Les deux versions furent réfutées par la suite.
(113) Pour le sous-camp de Blechammer, qui comptait quelque 3.500 détenus, il y eut, entre mai et novembre '44, 51 punitions soit
- 1 détenu emprisonné,
- 13 détenus condamnés à travailler le dimanche,
- 37 détenus condamnés à la "Prügelstraf"(5
à 25 coups de bâton).
(114) Kempkens a diffusé sous le titre "Eine Haüfung gleichen Todesursachen ", 51 actes de décès concernant des détenus morts de "mort subite par arrêt cardiaque" ("Plötzlicher Herztod") soit le 1/12/1942 entre 8hrs02 et 8hrs05 soit le 4/12/1942 entre 16hrs45 et 17hrs05. De plus, tous ces morts sont des catholiques. Il s'agit fort probablement de détenus polonais soupçonnés de menées subversives à l'intérieur du camp et exécutés illégalement par la Section politique dirigée par Grabner.
De leur côté, Grotum et Parcer ont relevé dans les 68.864 morts connus, 2.727 morts à la suite d'"attaques cardiaques" (dont deux détenus ayant été publiquement pendus!): ce chiffre est étonnamment proche des 2.000 exécutions dont la Résistance du camp accusait Grabner.
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LA CONTROVERSE SUR L'EXTERMINATION
DES JUIFS PAR LES ALLEMANDS, Notes
de lecture de Jean-Marie Boisdefeu, 2ème édition,
1996, Vrij Historisch Onderzoek , Tome 1: Réalités
de la solution finale,, ISBN: 90 73111 19 6, Wettelijk Depot:
D/5727/1996/2, NUGI 648, V.H.0., Postbus 60, B-2600 Berchem. 2,
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Herbert Verbeke
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