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Annales

D'HISTOIRE REVISIONNISTE

Historiographie et Société

Les Annales paraissent en quatre livraisons trimestrielles chaque année

Directeur de publication: Pierre GUILLAUME
ISSN: 0980 1391
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B.P. 98, 75224 PARIS cedex 05

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Annales d'histoire révisionniste

No 1
Printemps 1987

SOMMAIRE

LIMINAIRE ........................5
Carlo Mattogno, Le Mythe de l'extermination des juifs................15
| 1 48K | 2 | 3 90K | 4 69k | 5 76k |
Serge Thion, Histoire européenne et monde arabe.................109
| 1 - 89K | 2 - 65K | (Traduction anglaise: European History and Arab World )
Robert Faurisson, Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de R.Hoess ....................137
id., Le savon juif ..................................................153


Chroniques du temps présent:

Carmel mou .................................................. 161
Le vieil homme et la mer ..................................................163
L'affaire de la thèse de Nantes ..................................................165
Interdits de séjour ..................................................181

***

 

[5]


LIMINAIRE

 

Le titre de cette revue comporte une tautologie paradoxale. Dans sa conception moderne, l'histoire est «révisionniste» ou elle n'est pas l'histoire.

On oppose traditionnellement Hérodote, dont les récits racontent les événements, légendaires ou véridiques, qui mettent en lumière l'âme des civilisations, à Thucydide, qui élimine de ses récits les détails merveilleux ou légendaires et s'attache à l'analyse des causes des événements. Une phrase clef définit cette attitude fondatrice: «En ce qui concerne le meurtre d'Hipparque, les Athéniens étaient dans l'erreur.» Il ne s'agit donc plus simplement de savoir ce que les Athéniens pensaient de cet événement, il s'agit d'établir, au-delà du récit convenu et dominant, la vérité matérielle des faits.


L'historien révise donc.

La controverse, le débat, l'exposé et la discussion de thèses contradictoires, la critique permanente des récits historiques reçus, la vérification des sources et des documents sont le pain quotidien du métier d'historien, la substance et l'essence de son travail. Dans ces conditions, comment concevoir une histoire révisionniste et donc une histoire qui ne le soit pas&nbsp?


Pourquoi «révisionniste»?

Le mot révisionniste est de création récente. Le Petit Robert indique 1872 et donne comme définition: Partisan de la révision d'une doctrine figée. Il a surtout été utilisé pour stigmatiser, à l'intérieur du mouvement ouvrier, ceux qui s'écartaient peu ou prou du «marxisme» institué bien malgré Marx en doctrine intangible. Le terme, péjoratif, était donc surtout employé par les orthodoxes. Le substantif a été utilisé également dans le cadre de l'affaire Dreyfus. Les partisans de Dreyfus, partisans d'une révision de la condamnation, s'appelaient eux-mêmes, et étaient appelés par leurs adversaires révisionnistes. Le sionisme politique, dont la doctrine avait été élaborée au début du siècle par Théodore Herzl, a également connu ses révisionnistes. Le courant fasciste ultra-nationaliste animé par Karl Jabotinsky, qui prônait le terrorisme, et dont sont issus de nombreux dirigeants actuels de l'état d'Israël, se proclamait lui-même sioniste-révisionniste.

Le terme révisionniste renvoie donc à la notion d'orthodoxie, de dogme, de tabou; à une autorité qui maintient une doctrine.


Le révisionnisme historique.

Le révisionnisme historique prétend donc simplement accomplir normalement le travail normal de l'historien et n'existe comme «école» séparée que du fait des dogmes et des tabous qui entourent certaines périodes historiques, déchaînent les passions et la répression et empêchent que ne s'accomplisse ce travail de l'histoire.

On peut faire remonter les origines de l'école révisionniste à l'histoire de la guerre de Sécession. Quelques historiens américains prennent conscience du fait que l'histoire académique avalise trop souvent la propagande de guerre et les mythes du vainqueur. Ils affirment la nécessité de réviser profondément ce que l'on tenait pour l'histoire. Ils se heurtent non seulement à l'hostilité générale des historiens en place et des autorités académiques, mais surtout ils sont victimes de campagnes politiques haineuses. Dans la mesure où leurs travaux les conduisaient à relativiser les bons sentiments humanitaires du vainqueur et à reconsidérer certaines des atrocités attribuées au vaincu, ils se voient accusés des plus noirs desseins, de justifier l'esclavage, sinon de vouloir le rétablir!

Mais c'est autour de l'histoire de la Première guerre mondiale que se fera la véritable naissance du révisionnisme [7] historique. Non pas d'une école historique qui entendrait promouvoir des interprétations particulières ou définirait une méthodologie spécifique, mais un ensemble d'historiens qui prennent conscience d'une situation commune qui leur est faite et de la difficulté d'accomplir leur tâche face aux préjugés que leurs recherches bousculent.


La Première guerre mondiale.

Il est d'autant plus difficile de faire comprendre la nature des difficultés rencontrées par quelques historiens non-conformistes pour imposer peu à peu la révision des dogmes de l'époque que l'historiographie révisionniste sur la Première guerre mondiale est maintenant universellement admise, ne choque plus personne et qu'il est au contraire difficile d'imaginer comment la vérité, parfois l'évidence, ont pu se heurter à de telles résistances.

La culpabilité et la responsabilité unilatérale de l'Allemagne dans le déclenchement de la guerre, les atrocités spécifiques commises par les armées allemandes n'étaient pas seulement la conviction générale des opinions publiques des états vainqueurs, elles avaient été inscrites dans le traité signé par le vaincu et constituaient la base idéologique du nouvel ordre européen établi par le traité de Versailles. Le travail de l'historien se heurtait donc à de puissants intérêts. Mais certaines circonstances lui étaient au contraire favorables. En dépit des efforts des propagandes des États vainqueurs, la grande masse des anciens combattants retiraient de l'immense boucherie qu'ils avaient vécue l'idée que la guerre elle-même était une abomination pire que ce contre quoi, dans chaque camp, on prétendait l'avoir faite  et l'idéologie de la croisade du bien contre le mal n'était pas parvenue à s'imposer. De plus le jeune pouvoir bolchevique avait publié tous les documents des archives tsaristes sur les origines de la guerre. et le gouvernement social-démocrate allemand avait fait de même avec les archives de la Wilhelmstrasse, le ministère des Affaires étrangères. Au contraire de la Deuxième guerre mondiale où la capitulation sans condition de l'Allemagne avait livré toutes les archives à la discrétion des vainqueurs, les documents immédiatement accessibles imposaient une révision déchirante des mythes de guerre. Il faudra pourtant [8] dix ans de lutte environ pour faire reconnaître la légitimité, la pertinence et la valeur historiographique des travaux révisionnistes auxquels Harry Elmer Barnes, Georges Demartial, Gustave Dupin, Fernand Gouttenoire de Toury, Jean Norton Cru ont attaché leurs noms. Parmi eux, seul l'Américain Harry Elmer Barnes était universitaire, et historien de profession.

Dès 1919 Demartial publiait Les Responsabilités de la guerre, le patriotisme et la vérité aux éditions Clarté, et, en 1922, La Mobilisation des consciences chez Rieder, deux éditeurs de gauche. Barnes publiait chez Rieder également La Genèse de la Guerre mondiale. Introduction au problème des responsabilités de la guerre en 1926. A partir des années trente, la valeur de l'historiographie révisionniste est reconnue et Demartial publiera en 1939, aux Presses Universitaires de France, La Légende des démocraties pacifiques.

Pour comprendre la nature des résistances que durent surmonter ces chercheurs non-conformistes et acharnés, on lira, du même Demartial: La Haine de la vérité, 1939, chez Rieder. Ces résistances s'analysent comme l'exacerbation des mécanismes à l'oeuvre dans tout débat et toute controverse: d'abord le refus total de considérer la recherche novatrice et troublante, refus justifié par toutes sortes de procès d'intention, puis, peu à peu, le contenu proprement historiographique (la documentation, les faits établis) est progressivement intégré et devient le fond commun des connaissances sur le passé, commun à tous les historiens honnêtes, à partir duquel se déploie la palette infinie des interprétations. Cependant que le caractère utile et novateur des recherches révisionnistes initiales est oublié, passé sous silence, et parfois dénié.

Bien que la bataille se soit largement déroulée sur le terrain des faits et des documents, dans l'ensemble une inspiration spirituelle commune se dégage des écrits révisionnistes de la Première guerre mondiale: l'horreur de la guerre et de l'embrigadement des consciences qu'elle engendre, le refus du nationalisme... En exhumant faits et documents refoulés, les auteurs révisionnistes entendaient saper les interprétations bellicistes et patriotiques de la guerre en montrant que ces interprétations reposaient sur une occul[9]tation d'une partie de la réalité et sur une historiographie sélective et lacunaire.

Parmi les auteurs révisionnistes une mention toute particulière doit être faite de Jean Norton Cru qui publie en 1929 son monumental Témoins. Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Cette étude minutieuse et scrupuleuse des témoignages, en révélant avec une profondeur inégalée l'abîme qui sépare la réalité de la «mémoire», constituera un phare méthodologique pour les révisionnistes futurs. Par ailleurs ce livre avait profondément marqué un révisionniste de la Première guerre mondiale, Paul Rassinier, qui allait devenir une victime du système concentrationnaire nazi au cours de la Deuxième guerre mondiale. Et ce livre, ainsi que ceux de Victor Serge, autre témoin scrupuleux et révisionniste de la guerre et de la révolution russe, allait fournir à Rassinier la référence et le cadre de pensée qui donneront à son témoignage une qualité si exceptionnelle. Mais n'anticipons pas !


La Deuxième guerre mondiale.

Au terme de la deuxième plus grande boucherie de l'histoire, la situation, pour l'historien, se présentait d'une façon totalement différente. Sur un plan purement technique, la capitulation sans condition de l'Allemagne avait mis à la discrétion des vainqueurs la totalité des archives. Et ces archives, dont l'accessibilité allait être soigneusement filtrée, allaient surtout être exploitées de façon unilatérale, et d'abord dans le cadre de procès faits aux vaincus, dont le prototype fut le procès de Nuremberg. Ce procès fut exactement ce qu'en a dit le procureur général des États-Unis à l'audience du 26 juillet 1946: «En tant que tribunal militaire, ce tribunal représente une continuation de l'effort de guerre des nations alliées.»

Sur un plan plus général, le contraste est encore plus frappant. La Première guerre mondiale avait pris fin sur une crise sociale, politique et idéologique généralisée. La révolution russe puis la révolution allemande manifestaient de profondes fractures et l'idéologie dominante ne parvenait ni à s'unifier ni à s'imposer totalement. Au contraire, la Deuxième guerre mondiale s'achève, après les triomphes [10] successifs de la contre-révolution social-démocrate (en Allemagne), stalinienne (en Russie), nationale-socialiste (en Allemagne à nouveau), par le triomphe sans partage des contre-révolutions stalinienne et impérialiste-capitaliste américaine alliées.

Devant l'immense accumulation de ruines et le désastre moral universel, l'idéologie des vainqueurs se reconstruit autour d'une représentation manichéenne: la guerre avait d'abord été une croisade, la croisade du bien contre le mal, de l'humanité contre l'horreur. Il fallait selon cette représentation, que le nazisme soit l'incarnation du mal absolu. On assista, au fil du temps, à la naissance d'une véritable démonologie. et le sujet qui s'y prêtait le mieux, les camps de concentration et les atrocités, fut porté sur le devant de la scène et acquit une position centrale dans l'historiographie de la guerre, tant par la quantité d'ouvrages qui lui étaient consacrés que par l'importance qui lui était attribuée; mais surtout par le fait que la représentation des atrocités structurait la représentation et l'interprétation de l'ensemble. Puis, et le processus s'achève dans le cours des années soixante à l'intérieur de la question des atrocités et des camps, le sort spécifique des juifs devient le symbole par excellence du mal autour duquel se restructure tout le sens des événements.

Cependant l'esprit critique, donc le révisionnisme, donc l'histoire, ne perdent pas totalement leurs droits. De toutes parts la vision officielle qui s'élabore est contestée. Et d'abord par des historiens qui s'inscrivent dans la tradition instaurée par le révisionnisme de la Première guerre mondiale, comme Harry Elmer Barnes lui-même, et en Suisse, Aldo Dami, professeur de géographie historique à l'université de Genève.

Le cas de ces deux universitaires mérite qu'on s'y arrête. Ils sont tous deux profondément antifascistes. Ils jouissent d'une grande réputation intellectuelle. Leurs divers travaux sont publiés dans des revues et chez des éditeurs prestigieux. Par ailleurs, ils remettent totalement en cause les mythes de guerre du vainqueur et l'historiographie dominante. Un silence total s'organise sur leurs opinions. Tous les travaux révisionnistes d'Harry Elmer Barnes seront privately printed et leur diffusion restera longtemps confidentielle. Aldo Dami ne parviendra à éditer qu'en 1960 [11] Dernier des Gibelins, Réflexions hétérodoxes sur la politique (éditions Connaître, Genève, probablement à compte d'auteur), réédité en 1973, remanié et augmenté, sous le titre Refaire l'histoire (La Pensée Universelle, Paris, donc à compte d'auteur). Ces deux livres, très peu diffusés, sont maintenant introuvables.

Encore ces deux auteurs ne remettent-ils pas d'abord en cause la réalité de la politique d'extermination des juifs par le national-socialisme et ne soupçonnent même pas que ce «fait» puisse être contesté. En ce qui concerne Barnes, bien qu'il ait eu très tôt des doutes et qu'il ait décelé l'exagération et la propagande, ce n'est qu'après avoir découvert l'oeuvre du déporté Paul Rassinier et au terme d'une longue correspondance avec celui-ci, dans le cours des années soixante, qu'il conclura, avec certitude, que les chambres à gaz et le génocide constituent aussi des mythes. Dans le cas de Dami, voici ce qu'il écrivait:

L'ignominie des massacres hitlériens, des camps de la mort lente, des chambres à gaz et des fours crématoires n'est en rien atténuée par le fait que, fort heureusement, le chiffre articulé pour leurs victimes, déjà techniquement impossible, a été sciemment et considérablement exagéré, en tout cas doublé 1, que dès 1944 l'Allemagne aux abois [12] était elle-même affamée, qu'un nombre au moins égal d'Allemands a disparu à l'Est en 1945, et que le double a été déporté des provinces annexées. Dans un cas comme dans l'autre, le nombre ne fait rien è l'affaire, le martyre d'un seul innocent nous suffit.

C'est Paul Rassinier, militant du mouvement ouvrier révolutionnaire, résistant, déporté à Buchenwald et à Dora, qui le premier souleva la question de la réalité des chambres à gaz dans les camps de concentration allemands. Il publie d'abord Le Passage de la ligne (Bourg en Bresse, 1948), témoignage où il rapporte l'horreur de la déportation tout en démentant mythes et légendes construits autour de cette réalité. Son livre sera diffusé par les sections du parti socialiste (SFIO) dont il fut membre, élu député à la première Constituante du Territoire de Belfort. Léon Blum accusa réception de ce livre sur un carton à l'entête de l'Assemblée nationale: «avec les remerciements émus de Léon Blum». En 1950, Rassinier publie Le Mensonge d'Ulysse dont le sous-titre est: Regard sur la littérature concentrationnaire où il dévoile certaines réalités des rapports sociaux et des affrontements politiques à l'intérieur des camps, analyse crûment le rôle de la Häftlingsführung (direction du camp par les détenus eux-mêmes) et met en doute, pour la première fois de façon solide et étayée, la réalité des chambres à gaz. Mais il n'avance ses conclusions qu'avec une extrême prudence; il réserve ses conclusions sur les camps de Pologne, poursuit un travail scrupuleux de recherches historiques et n'arrête sa conclusion définitive que dans le cours des années soixante.

Paul Rassinier est assigné devant les tribunaux par la FNDIRP. Acquitté en première instance, il est condamné en appel, alors même que le procureur de la République avait demandé la confirmation du premier jugement, à 100.000 Francs d'amende, 800.000 F de dommages et intérêts. L'ancien déporté, invalide à 105 % des suites de sa déportation et des tortures infligées par la Gestapo lors de son arrestation, est condamné à la prison (avec sursis!) et le livre au pilon (!) par une cour dont le président avait servi avec zèle le maréchal Pétain.

La Cour de cassation cassera cet arrêt et rétablira les droits de la libre expression. La cour de renvoi déboutera définitivement la FNDIRP, mais la campagne de presse [13] haineuse, orchestrée par la LICA, avait fait son oeuvre et dissuadé la plupart des lecteurs potentiels de prendre personnellement connaissance d'un livre devenu difficile à trouver.

Ce n'était que le premier acte d'une persécution abominable qui allait s'abattre à l'échelle internationale sur les auteurs révisionnistes et que le grand public ignore totalement.

Le révisionnisme devient clandestin. Les chercheurs s'ignorent entre eux. L'habitude perverse de cacher ses opinions révisionnistes se généralise chez beaucoup de personnalités de la politique, des arts et des lettres, de peur d'avoir à affronter la vindicte des ligues de vertu et de voir sombrer la position chèrement acquise dans d'autres domaines. Seuls résistent quelques individus indomptables et à qui le hasard des circonstances a donné les moyens d'une relative autonomie, mais à la condition d'accepter d'être totalement marginalisés. De fait, ils seront totalement marginalisés.

Pourtant le révisionnisme a survécu. Il existe même aujourd'hui à l'échelle internationale une historiographie révisionniste impressionnante par son ampleur et par sa qualité et que les Annales se donnent pour tâche de faire connaître et de soumettre à l'épreuve du débat et de la confrontation.

L'histoire est une relation que le présent entretient avec le passé. C'est le propre des visions totalitaires de prétendre imposer une représentation unilatérale et intangible du passé. Si le passé est une donnée qu'il s'agit de connaître, de découvrir, d'explorer selon des méthodes critiques éprouvées, l'histoire dépend aussi des questions que le présent se pose sur le passé, et par conséquent du point de vue et de la perspective de l'historien. L'histoire est pluraliste par essence. Sa dignité n'est pas la neutralité mais l'objectivité. Son point d'honneur est la vérité, ou plutôt l'exactitude. Car le mot vérité est ambigu. Il introduit une dimension métaphysique. A plus forte raison lorsqu'il s'applique à un récit. Tout récit, aussi objectif soit-il, comporte un élément d'interprétation sans lequel il serait inintelligible. Tout récit est signifiant. Il a un sens, à tout le moins du sens, et ce sens excède la vérité matérielle des faits. Par conséquent, évoquer la vérité d'un récit c'est évo[14]quer tout à la fois et du même mouvement la vérité du sens et la vérité des faits. D'où vient le sens? et d'où viennent les faits? Comment s'articulent-ils? Ce sont les questions centrales qu'il conviendra de reposer. Bornons-nous pour le moment à constater que le récit historique a ceci de particulier, qui le différencie du récit mythologique ou de la parabole apologétique, que le sens qui s'y trouve a la prétention d'être lié par les faits.

Le révisionnisme historique n'est ni de droite ni de gauche, il tente de mettre le récit historique en accord avec les faits vérifiables. Il ne prétend pas énoncer la vérité d'un fait ou d'un événement, il prétend en vérifier l'exactitude. Par conséquent il n'entend pas proposer la Vérité de l'histoire mais entend se limiter à la vérité en histoire.

La tâche des Annales d'histoire révisionniste est de créer les conditions minimales qui rendent possible l'histoire: la liberté de pensée et d'expression pour tous; et de réfléchir aux causes sociales du scandale que constitue leur existence-même: le fait qu'il n'y ait pas d'autre lieu où le révisionnisme puisse s'exprimer et l'histoire se faire.

Le titre de cette revue n'est paradoxal que parce que paradoxale est la situation faite jusqu'ici à l'histoire dans une société qui se croit démocratique et libérale.


Mais la guerre est finie!

Carlo Mattogno
Serge Thion
Robert Faurisson


Note

1. Les juifs, qui sont loin d'avoir été les seules victimes du régime, étaient dans le monde au nombre de 14 millions au plus en 1939. Si près de la moitié avaient disparu, ils ne seraient pas, même compte tenu de l'augmentation naturelle, 13 millions aujourd'hui (2 millions en Israël, 3 millions en URSS, 6 millions aux États-Unis dont 3 rien que dans l'agglomération new-yorkaise, 2 millions dans le reste du monde). Eichmann lui-même se «vante», et cette «soustraction» est d'ailleurs fausse: elle néglige les milliers de juifs qui, entre 1933 et 1940, avaient déjà trouvé asile en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique du Sud et en Australie-Nouvelle Zélande. J'en parle en connaissance de cause, et je puis demander ici la permission d'être franc. Je ne suis pas suspect, je crois, d'une sympathie quelconque pour les nazis mais bien pour l'Allemagne comme telle et l'unité allemande. Je suis quart de juif, j'ai épousé une juive, mes enfants ne sont pas des «Aryens». J'ai eu des parents par alliance déportés et même gazés. C'est chez moi, enfin, qu'ont été copiés ou traduits les premiers rapports parvenus en Suisse, par des évadés, sur les fours crématoires à une époque où nous ne pouvions, et pour cause, ni en parler, ni surtout en écrire: la Suisse était encerclée et vivait sous la menace. Sur les crimes du régime, nous sommes tous d'accord. Quant aux causes de l'antisémitisme, il en sera question plus loin («le fardeau allemand»). [Dernier des Gibelins, p. 44-45. ] retour au texte


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