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UNE HISTOIRE SCIENTIFIQUE D'AUSCHWITZ

Par Philippe Burin

 

L'article qui suit mérite toute notre attention. Jean-Claude Pressac est pharmacien de son état; il a été, pendant quelques années, attiré par les positions de Robert Faurisson. Mais, "révisionniste", il n'est pas devenu "négationniste". Sceptique quant à l'existence des chambres à gaz, il a fait ce que Robert Faurisson n'a jamais été capable de faire; il a travaillé le sujet, patiemment, scrupuleusement; les conclusions auxquelles il est parvenu ont été anéanti ses doutes.

Auschwitz est devenu le symbole de l'extermination des Juifs d'Europe.

Les négateurs, qui le savent bien, ont choisi de concentrer leurs efforts de démolition sur ce camp -- cet ensemble de camps (Auschwitz-Birkenau) devrait-on dire, spécialisés pour partie dans le travail forcé, pour partie dans l'extermination --, en "oubliant" opportunément les camps d'extermination pure (Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka), tout comme les massacres par fusillades des Einsatzgruppen (groupes d'intervention) en Union soviétique, qui firent au moins un million de victimes. Leur tache a été, il faut le dire, aidée par la défaillance partielle des historiens; l'exemple extrême étant la version, à sa manière "révisée", de l'histoire d'Auschwitz telle que l'écrivit la Pologne communiste, établissant de manière parfaitement irresponsable un bilan de quatre millions de victimes dont rien ne précisait qu'elles furent, dans leur immense majorité, juives.

En faisant porter son enquête sur Auschwitz, Jean-Claude Pressac a répondu aux négationnistes sur leur propre terrain.

Il l'a fait en se livrant à un travail de bénédictin dans les archives du camp relatives à la construction des crématoires.

Travail fastidieux, et pourtant doublement fructueux. D'une montagne de paperasse technique émergent, ici et là, des "traces", des références explicites faites, en dépit des consignes de secret, par des hommes de métier, aux chambres à gaz qu'ils installaient dans les crématoires. Grâce à l'étude de ces archives, on dispose enfin d'une étude précise et systématique des bâtiments homicides, ce qui permet de lire de manière critique les sources constituées après la guerre (déclarations des SS, témoignages des survivants), de les confirmer, de les compléter et de les corriger.

Les recherches de Jean-Claude Pressac apportent donc un nouvel élément de preuve au dossier des chambres à gaz; elles contribuent à fonder une histoire scientifique d'Auschwitz. On peut aussi y voir un motif de confiance dans la recherche libre, sérieuse, honnête: témoignage que sous ces conditions, l'enquête historique fait autre chose que de trouver ce qui est posé au départ; et témoignage a contrario que, sur ce sujet tragique, la négation ne peut se maintenir que par la mauvaise foi et le parti pris.

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L'Histoire, n·156, juin 1992. Tous ces textes immortels, qui feront se boyauter quelques générations d'étudiants qui auront à plancher sur les grandes mythologies du XXe siècle ont été scannés et mis sur site par les illettrés de COL (Communauté On Line)

<http://www.col.fr/antisem/negation/21.htm>

Récupéré le 13 juin 1997. Les fautes sont à imputer à COL.

Ces trois articles qui venaient cautionner Pressac en 1992 expriment le soulagement que procurait à leurs auteurs la sortie du livre de Pressac, qu'il résume dans ce numéro de L'Histoire et qui s'intitulait prudemment Les Crématoires d'Auaschwitz (et non les "Chambres à gaz"), aux éditions du CNRS, sous la patronage de Bédarida. Ce livre, qui confine parfois à la fumisterie, a été bombardé et détruit par les révisionnistes. Vous trouverez toutes les références dans notre "Tiroir du malheureux Pressac". Tous ceux qui se sont servis du livre de Pressac comme d'un parapluie préfèrent aujourd'hui oublier de le mentionner. C'est la Mémoire qui flanche...


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