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RAPPORT D'EXPERTISE

SUR LA FORMATION ET LA DETERMINATION

DES CYANURES ET DE LEURS DERIVES DANS LES

"CHAMBRES A GAZ" D'AUSCHWITZ

par Germar Rudolf



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[Pour les tableaux, les formules chimiques écrites sous forme canonique, les graphiques et les illustrations, qui dépassent nos compétences numérisatrices, les spécialistes voundront bien se reporter à la version allemande, accessible surn www.org.( Das Rudolf Gutachten) ou disponibles sur papier (en allemand et en français) à VHO, Posbus 60, B-2600 Berchem 2. NDLR]



4.3.3.4. Echantillons 25-30: expériences

Pour apprécier la réactivité de l'acide cyanhydrique avec les matériaux de construction, nous avons fait une série d'expériences. Tout d'abord, seules des briques ont été exposées, dans un récipient étanche au gaz, à l'action de l'acide cyanhydrique dégagé par une certaine quantité de KCN + H 2 SO 4 (cyanure de potassium et acide sulfurique), l'acide sulfurique étant dilué à 16 %. Au cours de ces expériences, une mesure précise de différences de pression a montré que seule une partie de l'acide cyanhydrique libéré par l'action de l'acide sulfurique se volatilisait, car l'acide cyanhydrique est tellement soluble dans l'eau qu'il ne passe que partiellement dans la phase gazeuse. La quantité réelle de gaz dans la phase gazeuse était donc fort inférieure aux 3,7 % en volume que laisserait prévoir la st_chiométrie: les mesures de pression indiquaient une teneur en HCN d'environ 2 % en volume.
La chambre de réaction consistait en un cylindre de verre, fermé en haut et en bas par des plaques de PVC munies de sorties pour le gaz et de joints toriques; voir le détail du montage planche 28. De l'acide sulfurique dilué à 16 % a été mis dans une capsule et, après fermeture de la chambre, le cyanure de potassium a été ajouté à l'acide sulfurique à l'aide d'un levier magnétique. Ensuite, ces réactifs ont été mélangés à l'aide d'un agitateur magnétique. On a ainsi analysé les échantillons mentionnés dans le tableau 17. On a gardé constants les paramètres suivants:
11*C pour la température de l'air et des échantillons;
90 % pour l'humidité relative de l'air;
maintien des échantillons dans ces conditions pendant environ 5 semaines avant le début des expériences;
exposition à du gaz cyanhydrique à 2 % en volume;
temps d'exposition au gaz de 24 h 3/4;
maintien des échantillons à la température ambiante et dans un air moins humide durant 71 jours après l'exposition au gaz.

Les exceptions qu'on a faites à ces conditions sont mentionnées dans la colonne de droite du tableau 17. Après l'exposition au gaz, on a ôté les couvercles des chambres de réaction contenant les échantillons 27 à 30, ainsi que la paraffine recouvrant partiellement ces échantillons. Pendant le maintien à température ambiante, les échantillons 27 et 30, dont on avait augmenté l'humidité, se sont distingués des échantillons 28 et 29, laissés à leur degré d'humidité naturel, par une forte odeur d'acide cyanhydrique. Une humidification ultérieure faisait brusquement disparaître cette odeur. Pour l'échantillon de mortier de ciment, l'odeur avait disparu après une semaine, pour l'échantillon de mortier de chaux, après deux semaines.
Les résultats d'analyse concernant les échantillons de brique (tableau 15, échantillons n* 25 et 26) surprennent par leurs valeurs apparemment paradoxales: on ne décèle aucune trace de cyanure dans l'échantillon exposé au gaz mais on en décèle dans l'échantillon témoin (non exposé). La valeur trouvée pour l'échantillon non exposé au gaz a pu être reproduite exactement (tableau 16), ce qui s'explique par l'absence de fortes quantités d'ions gênants (carbonates) dans la brique. Les analyses de contrôle de la brique exposée au gaz n'ont révélé, elles non plus, aucune trace de cyanure. Ce résultat prouve que des teneurs en cyanure inférieures à 10 mg par kg ne sont pas significatives car elles peuvent correspondre à des traces ubiquitaires.
Les résultats d'analyse des échantillons 27 à 30 amènent aux conclusions suivantes.
L'analyse a permis de retrouver dans l'ensemble des échantillons 30 mg de cyanure. Étant donné que la masse de cyanure utilisée dans l'expérience est de 300 mg, la proportion fixée durablement par les échantillons est de 10 %.
Les échantillons de mortier de ciment ont une teneur en cyanure 2 fois plus élevée que les échantillons de mortier de chaux. La cause en est sans doute la plus grande teneur en fer des échantillons de mortier de ciment, car la teneur en cyanure est proportionnelle à la teneur en fer (voir dernière colonne du tableau 15). Après quelques semaines seulement, le cyanure forme des complexes avec le fer. Il est également vraisemblable que la plus grande surface spécifique du mortier de ciment le rende plus apte que le mortier de chaux à fixer l'acide cyanhydrique (voir section 2.5.2).
Après une exposition au gaz de 24 heures, avec une concentration initiale en acide cyanhydrique de 2 % en volume, suivie du séchage des échantillons et d'un repos de deux mois et demi, 1 % environ du fer forme avec le cyanure un complexe pouvant entrer dans la composition du bleu de Prusse.
D'après les résultats d'analyse, l'élévation de la teneur en eau n'a augmenté la fixation de l'acide cyanhydrique que dans une faible mesure, parce que le matériel a séché pendant la phase ultérieure de repos, de sorte que l'acide cyanhydrique n'a pu être fixé que partiellement. L'analyse confirme en outre la nécessité de l'humidité pour la fixation physique et la transformation chimique du cyanure.

4.4. Résumé des résultats d'analyse

Les teneurs extrêmement élevées en cyanure (1 000 à 10 000 mg par kg) que l'on constate jusque dans les couches profondes de la maçonnerie des baraques d'épouillage 5a et 5b, de même que les résidus de cyanure nettement décelables (50 à 100 mg par kg) trouvés après une exposition unique au gaz dans notre expérience, confirment la thèse selon laquelle des murs contenant du fer et exposés à de l'acide cyanhydrique gazeux forment facilement de grandes quantités de bleu de Prusse.
Que les murs extérieurs des ailes d'épouillage des bâtiments BW 5a et 5b soient encore aujourd'hui colorés de bleu et riches en cyanures achève de prouver un fait, étonnant pour les profanes, que nous avions déjà déduit de la théorie et qui a été confirmé par les expériences à long terme faites en Angleterre, à savoir la grande résistance des complexes ferri- ou ferrocyanurés, spécialement du bleu de Prusse, aux effets de l'environnement. La thèse de Leuchter et du professeur J. Roth [9], selon laquelle le bleu de Prusse est quasi indestructible, peut donc être adoptée sans réserves. Cette stabilité a pour conséquence qu'aujourd'hui encore on retrouve presque intégralement le bleu de Prusse, même s'il n'a été formé (il y a cinquante ans) qu'en surface et a été exposé, depuis, aux intempéries.
La brique présente une réactivité particulièrement élevée à l'égard de l'acide cyanhydrique si le fer est activé à la surface par les effets de l'environnement et par l'humidité.


Tableau 17: Préparation et exposition au gaz des échantillons

N* de l'échantillon


Matériau


Conditions particulières

25/26
Brique d'un mur démoli en Bavière, seul l'échantillon 26 a été exposé au gaz ! 16 heures d'exposition à du gaz à 0,3 % en volume, puis repos de 120 jours à température ambiante

27
Mortier de ciment: 1 part de sable, 1 part de ciment Portland, 1/2 part de chaux. Échantillon de 55 ¥ 60 ¥ 20 mm et de 100 g (environ 1,5 g/cm3). Les bords et une face ont été recouverts de paraffine 52/54 (de sorte qu'une seule face a été exposée au gaz). Addition d'un gramme d'eau.

28
Mortier de ciment: 1 part de sable, 1 part de ciment Portland, 1/2 part de chaux. Échantillon de 55 ¥ 60 ¥ 20 mm et de 108 g (environ 1,6 g/cm3). Comme 27, sans eau.

29
Mortier de chaux: 2 1/2 parts de sable, 1 part de chaux. Échantillon de 55 ¥ 60 ¥ 20 mm et de 94 g (environ 1,4 g/cm3). Comme 28.

30
Mortier de chaux: 2 1/2 parts de sable, 1 part de chaux. Échantillon de 52 ¥ 58 ¥ 20 mm et de 96 g (environ 1,6 g/cm3). Comme 28. Addition de 2 g d'eau.

Tableau 17: Préparation et exposition au gaz des échantillons

La détection de traces de cyanure dans les murs intérieurs de l'installation à air chaud du bâtiment BW 5a ainsi que la formation de bleu de Prusse par la rouille dans des parties du bâtiment qui datent d'après la transformation amènent à conclure qu'à la suite d'un simple épouillage de locaux la maçonnerie peut fixer des quantités de cyanure du même ordre que dans les baraquements ordinaires. On a cependant montré que des teneurs en cyanure inférieures à 10 mg par kg ne sont guère reproductibles et proviennent peut-être de l'omniprésence naturelle des cyanures. Dès lors, tous les résultats positifs obtenus pour des échantillons provenant des prétendues "chambres à gaz", résultats qui, sans exception, indiquent des teneurs proches de la limite de sensibilité, doivent, vu leur manque de reproductibilité, être considérés comme non significatifs, de même que les valeurs obtenues pour les autres bâtiments. Même si l'on veut interpréter sérieusement ces faibles traces, on doit tenir compte de la présence de cyanure en quantité notable dans l'ancienne salle de lavage du crématoire I, ce qui prouve que des traces de cyanure n'impliquent pas nécessairement des gazages d'êtres humains. Si les résidus de cyanure dans la morgue ("chambre à gaz") du crématoire I provenaient de gazages d'êtres humains, les teneurs en cyanure dans les murs des morgues I ("chambres à gaz") des crématoires II et III, qui auraient été exposés au gaz de façon environ 20 fois plus importante (moins de 10 000 personnes à raison de 500 à 700 personnes par opération dans le crématoire I, contre 400 000 personnes à raison de 800 à 1 200 personnes par opération dans le crématoire II, voir section 3.4.1), devraient être d'autant supérieures.
Or, les valeurs trouvées pour les échantillons provenant des morgues I ("chambres à gaz") des crématoires II et III sont semblables à celles de la morgue du crématoire I, étant bien entendu qu'elles ne sont pas reproductibles. On est donc fondé à supposer qu'ici aussi les faibles traces de cyanure (non reproductibles) sont des traces naturelles ou proviennent d'erreurs dans les analyses, mais non de gazages d'êtres humains.
Les prétendues "chambres à gaz" (morgues I) des crématoires II et III étaient des locaux enterrés et non chauffés, dont la maçonnerie était donc plus humide que celle d'une pièce chauffée et située au-dessus du sol. Les exhalaisons des personnes entassées, s'ajoutant à la grande humidité propre à ces locaux, auraient vite amené l'humidité de l'air à saturation. L'excédent d'humidité se serait condensé sur la maçonnerie froide. De plus, on dit que le sol du local était régulièrement arrosé d'eau [73], ce qui, dans un bâtiment isolé contre l'infiltration, aurait dû encore augmenter l'humidité.
La tendance de tels murs à l'adsorption et à l'absorption d'acide cyanhydrique est plus de dix fois supérieure à celle de murs fortement chauffés (température du mur d'au moins 15*C, faible humidité relative de l'air). On a déjà montré dans la section 2.5.4, à l'aide d'une simulation par calculs, que la concentration quasi stationnaire d'acide cyanhydrique dans la maçonnerie d'une "chambre à gaz homicide" humide, si on admet (supposition réaliste) un temps moyen de contact du gaz d'environ 24 minutes, est analogue à celle qui règnerait dans une chambre d'épouillage chaude et sèche où les temps de contact seraient considérablement plus longs. Il faut considérer, en outre, qu'avec l'humidité la réactivité, entre autres, augmente dans la maçonnerie dans une proportion semblable (voir section 2.3), c'est-à-dire qu'elle est multipliée environ par 10. On peut donc admettre que les réactions menant à la formation du bleu de Prusse sont au moins 10 fois plus intenses que dans des locaux chauffés et secs (ailes d'épouillage). Il faut en conséquence compter que, dans les conditions censées avoir régné à l'époque dans les murs froids et humides des morgues I ("chambres à gaz") des crématoires II et III, la formation de pigment aurait été aussi importante qu'elle l'aurait été dans les murs secs et chauds des chambres d'épouillage si, dans ces chambres sèches, le produit du temps de contact par la concentration de contact de l'acide cyanhydrique avait été dix fois plus grand que dans les chambres à murs froids et humides.
La concentration C E de pigment à laquelle il faut s'attendre peut être déduite de l'équation suivante:

C E = T k . c k . n . R (19)
T k = temps de contact quotidien
c k = concentration de contact de l'HCN
n = nombre de jours de gazage
R = facteur de réactivité.

L'aile d'épouillage BW 5a fut utilisée du printemps-été 1942 (mise en service du camp de Birkenau) à l'été-automne 1943 (voir section 1.4), donc environ pendant un an et demi. Les gazages massifs dans les morgues I ("chambres à gaz") des crématoires II et III auraient eu lieu du printemps 1943 à l'automne 1944 de façon à peu près quotidienne, ce qui correspond aussi à un temps d'utilisation d'un an et demi. Ainsi, dans l'équation ci-dessus, le facteur n (nombre de jours de gazage) est environ le même dans les deux cas.
S'il y avait eu des gazages massifs dans les conditions décrites par les témoins (mort rapide), il aurait fallu mettre en _uvre de grandes quantités de Zyklon B, qui auraient amené en peu de temps des concentrations en acide cyanhydrique aussi élevées que pour les gazages de vêtements (facteur c k égal dans les deux cas). Mais il faut aussi tenir compte que, dans le cas d'exécutions ne durant, conformément aux témoignages, qu'un petit nombre de minutes, la respiration des victimes aurait pu abaisser la concentration en acide cyanhydrique de 50 % au plus (voir section 3.4.2.2; c k (gazage) environ 1/2 c k (épouillage)).
Que les concentrations de cyanure dans la maçonnerie des morgues I ("chambres à gaz") des crématoires II et III soient 1 000 à 10 000 fois plus faibles que dans BW 5a, avec une réactivité (facteur R) de la maçonnerie dix fois plus grande (voir plus haut), cela ne peut s'expliquer que si le temps de contact du gaz avec le mur était 5 000 à 50 000 fois plus court dans les morgues ("chambres à gaz") que dans les chambres d'épouillage pour vêtements. Or, dans les chambres d'épouillage, ce temps de contact peut être estimé -- généreusement -- à 5 heures (18 000 secondes) par jour à concentration constante (voir section 2.5.4). Cela donnerait pour les "chambres à gaz" (morgues I) des crématoires II et III un temps de contact d'au plus 3,6 secondes. C'est tout à fait impossible techniquement. Même en admettant, contrairement aux témoignages, que la concentration utilisée dans les gazages d'êtres humains n'était qu'un dixième de la concentration utilisée dans les épouillages de vêtements, on ne porte même pas à une minute le temps pendant lequel le gaz entrait en contact avec les murs lors d'une exécution. Mais, de toute façon, l'usage de plus faibles quantités d'acide cyanhydrique aurait demandé un temps d'exécution plus long, ce qui fait que cette considération mène à la même conclusion: tout à fait impossible techniquement.
Indiquons ici les limites de l'équation ci-dessus. Comme la concentration en HCN y est supposée constante, il faut, spécialement pour des gazages de longue durée, corriger le temps de gazage quotidien en le remplaçant par un temps que nous appellerons temps effectif, car au cours de longs gazages l'adsorption peut amener la concentration à zéro. Un gazage unique de la morgue I des crématoires II et III à l'aide de 5 kg d'HCN (environ 1 % en volume) en 24 heures produirait, d'après la formule ci-dessus, des teneurs en cyanure environ 10 fois inférieures à celles des baraques d'épouillage (R dix fois plus grand, T k 5 fois plus grand, n 500 fois plus petit, c k égal, rendent C E dix fois plus petit), c'est-à-dire de l'ordre de 100 à 1 000 mg de CN- par kg de maçonnerie. Si l'on tient compte, d'autre part, que 10 à 20 % (0,5 à 1 kg) de l'acide cyanhydrique mis en _uvre sont fixés durablement par les deux premiers centimètres du matériau mural et que, la surface de la morgue étant d'environ 600 m2, ces deux centimètres correspondent à un volume d'environ 12 m3 de maçonnerie, ou encore, la densité de la maçonnerie étant d'environ 1,6 g par cm3 (voir tableau 17), à une masse d'environ 20 000 kg, la maçonnerie ne peut pas avoir gardé durablement, après un gazage de 24 heures, une teneur en cyanure de plus de 25 à 50 mg par kg. Mais les expériences d'exposition au gaz ont montré qu'en l'espace d'un gazage de 24 heures l'adsorption par le mur fait tomber presque à zéro la concentration en acide cyanhydrique dans le local. Dès lors, le temps effectif de gazage est au moins 4 fois plus bref que si l'on suppose la concentration constante pendant 24 heures. D'ailleurs, les résultats des expériences, à savoir 50 à 100 mg par kg (2 % d'HCN en volume), montrent qu'un gazage unique de 24 heures produit, en effet, des teneurs en cyanure de l'ordre des valeurs obtenues par le raisonnement ci-dessus. Le temps de gazage que nous avons admis pour une chambre d'épouillage, à savoir 5 heures, correspondrait ainsi à un temps réel de gazage avec concentration variable (plus faible au début et à la fin) d'au moins 20 heures, c'est-à-dire presque sans arrêt. La même chose vaut pour les temps de contact dans les prétendues "chambres à gaz homicides". Il faut donc conclure que nous avons surestimé la cadence de fonctionnement des installations d'épouillage. En réalité, ces installations n'ont sûrement pas servi tous les jours près de 24 heures sur 24. Pour accumuler les concentrations de cyanure qui se trouvent dans ces murs, il doit avoir suffi de durées de gazage bien inférieures à celles que nous avons supposées.
Il faut considérer, en outre, que, spécialement dans l'aile d'épouillage du bâtiment 5b, presque tout le fer est entré dans la composition du bleu de Prusse, tout au moins le fer se trouvant à la surface du matériau et donc facilement accessible au gaz cyanhydrique. Mais il est impossible de dire combien de temps il faut pour qu'une installation atteigne ce degré de saturation. Il est tout à fait possible que le point de saturation ait été atteint bien plus tôt qu'on ne le suppose ici, c'est-à-dire après une durée de fonctionnement considérablement plus courte que celle des prétendues "chambres à gaz homicides" (1 an 1/2 ).
Enfin, pour déterminer le facteur de réactivité R, nous n'avons fait intervenir qu'un phénomène exprimable en chiffres: le fait que l'adsorption de l'acide cyanhydrique soit environ dix fois supérieure dans la maçonnerie. Nous n'avons pas pris en considération le fait que l'accumulation d'acide cyanhydrique peut avoir été plus importante dans le mortier de ciment des morgues, dont la surface spécifique et la basicité sont supérieures, que dans le mortier de chaux des chambres d'épouillage. Nous avons également négligé la plus grande solubilité de l'acide cyanhydrique dans l'eau à basse température, la réactivité généralement plus grande dans les murs humides, etc.
Nos résultats montrent encore que, si les morgues froides et humides des crématoires II et III avaient subi, aux fins d'épouillage, un ou plusieurs gazages durant une journée entière, cela aurait dû laisser des traces bien nettes de cyanure. On peut donc conclure que ces locaux n'ont jamais été épouillés à l'aide de Zyklon B. Quant aux baraques de détenus, construites au-dessus du sol, pourvues de chauffage et donc sèches, elles avaient une réactivité au moins dix fois plus basse que les morgues, de sorte que quelques gazages contre les poux ne peuvent y avoir laissé que quelques mg de cyanure par kg de matériau des murs, ce qui est à la limite de sensibilité de la méthode d'analyse.
De nos considérations sur les morgues il résulte, de plus, que des gazages à concentration constante ne durant que quelques minutes n'auraient pu produire la fixation que d'un peu plus de 1 mg de cyanure par kg de matériau mural et par opération de gazage (davantage à proximité des endroits d'épandage du Zyklon B et moins dans les coins).
Toutes ces déductions, ainsi que les résultats, concordant avec elles, de la section 2.5.4 (calculs de simulation), permettent de tirer la conclusion suivante: environ 400 opérations de gazage, avec 1 000 personnes par opération -- ce qui fait 400 000 pour la morgue I ("chambre à gaz") du crématoire II, voir section 3.4.1 -- auraient dû, vu la forte absorption de l'acide cyanhydrique par les murs (que l'eau souterraine et les exhalaisons des corps rendaient humides) et vu la longue durée du contact avec le gaz (libération du gaz, section 3.2, et temps de ventilation, section 3.4.2.4), laisser dans les murs des morgues des teneurs en cyanure égales ou légèrement inférieures à celles que l'on retrouve dans la maçonnerie des chambres d'épouillage. Comme l'humidité des morgues favorise la formation de pigment en surface, les murs devraient donc avoir une coloration bleue. S'il y avait eu des gazages massifs dans ces morgues, les traces de cyanure devraient être significatives, spécialement à proximité des prétendues colonnes d'introduction du Zyklon B. Le problème est qu'il n'existe évidemment pas de telles colonnes où l'on puisse prélever des échantillons (voir section 1.3).
Les teneurs en cyanure effectivement mesurées dans les prétendues "chambres à gaz" ne sont ni reproductibles ni significativement plus élevées que dans les autres installations. La seule interprétation objective des résultats d'analyse est donc qu'on ne trouve pas de cyanures dans les murs des prétendues installations pour gazage d'êtres humains.
Il est certain qu'à cause du manque de ventilation le temps durant lequel l'acide cyanhydrique était en contact avec la maçonnerie à l'occasion d'un gazage aurait été plus long dans les prétendues "chambres à gaz" des crématoires IV et V que dans les ailes d'épouillage des bâtiments 5a et 5b. De plus, dans ces prétendues "chambres à gaz", le chauffage permettait une pénétration plus profonde du gaz dans la maçonnerie. Si des gazages massifs avaient eu lieu dans ces prétendues "chambres à gaz", l'analyse devrait y déceler nettement plus de cyanures, même dans des restes de mortier ou, par endroits, sur des briques, qui, comme dans le bâtiment 5a, présenteraient une coloration bleue superficielle. Comme ce n'est pas le cas mais qu'au contraire tous les résultats d'analyse sont, ici aussi, proches de zéro ou du même ordre de grandeur que dans les baraques pour détenus, la présence de ces résidus, dont les mesures, elles non plus, ne seraient sans doute pas reproductibles, doit être expliquée par une présence ubiquitaire ou par l'imprécision des méthodes d'analyse à leur limite de sensibilité, mais non par l'emploi des locaux comme "chambres à gaz homicides".

5. Conclusions finales

o Même selon le pharmacien J.-C. Pressac, les témoignages sur le mode de construction et le rendement des installations sont, presque sans exception, invraisemblables. Les corrections qu'il estime nécessaire d'apporter à ces témoignages ne suffisent pas encore à les rendre crédibles. En particulier, les témoignages sur la durée des exécutions dans les "chambres à gaz" (morgues I) des crématoires II et III et sur la durée de la ventilation après les exécutions sont absolument irrecevables, parce que leurs auteurs surestiment la rapidité avec laquelle l'acide cyanhydrique s'évapore du support du Zyklon B et ont une fausse idée de la façon dont se font les échanges d'air dans la ventilation des locaux. Si les témoignages sur les quantités de Zyklon B utilisées correspondaient à la réalité et s'il en était de même, au moins approximativement, des témoignages sur la rapidité des opérations de mise à mort, ils seraient inconciliables avec les déclarations (provenant en partie des mêmes témoins) selon lesquelles on extrayait les corps, même dans les installations sans système de ventilation (crématoires IV et V et fermettes I et II), immédiatement après l'exécution, sans masque à gaz ni vêtement protecteur, car travailler dans des "chambres à gaz" difficiles à aérer où règnent de fortes concentrations de gaz toxique est impossible sans masque protecteur. Le danger mortel que les cadavres imprégnés d'acide cyanhydrique auraient fait courir aux travailleurs du Sonderkommando, qui devaient être en sueur et, nous dit-on, travaillaient sans vêtements protecteurs, est un autre motif de refuser toute crédibilité aux témoins. Si, pour expliquer l'évacuation des cadavres peu après l'exécution et sans mesures de protection, on suppose que la quantité de Zyklon B utilisée était très faible, on doit conclure à une mort par asphyxie et empoisonnement conjugués, qui pouvait éventuellement prendre des heures. Mais, dans ce cas, on est automatiquement en contradiction avec les témoignages sur la durée des exécutions et sur les concentrations de gaz utilisées. Les témoignages sont donc contradictoires, illogiques, contraires aux lois de la nature et, dès lors, indignes de foi. De plus, dans l'hypothèse d'une exécution fort ralentie par l'usage de très faibles quantités de Zyklon B, le recours à ce coûteux insecticide perd son sens. On aurait pu obtenir le même effet à l'aide d'un gaz moins cher, par exemple l'azote, ou par simple asphyxie, en enfermant les victimes dans un local étanche. On aurait ainsi évité les inconvénients de l'acide cyanhydrique. Quant aux témoignages sur les crémations de cadavres, ils contiennent beaucoup de bizarreries et, de plus, ne concordent pas avec l'interprétation des photos aériennes.

o Les installations censées avoir servi aux mises à mort d'êtres humains sont, même selon Pressac, mal adaptées à ce but; elles sont en partie construites de façon absurde, de sorte qu'elles n'auraient pas pu être utilisées comme instruments d'extermination massive. Si l'on prend en considération les conditions techniques réelles, on garde l'impression que ces installations étaient tout à fait insuffisantes ou même inutilisables, ce qui contraste fortement avec la technique moderne des installations d'épouillage toutes proches. Nos considérations sur les systèmes d'introduction du Zyklon B par les toits des "chambres à gaz" (morgue, morgue I) des crématoires I à III renforcent jusqu'à la certitude le soupçon d'une manipulation ultérieure. Dès lors, ces installations auraient été encore moins adaptées à des exécutions en masse que les crématoires IV et V: on ne pouvait pas introduire de gaz toxique.

o On ne peut pas expliquer la rareté des cyanures présents çà et là dans les "chambres à gaz homicides" en considérant ces cyanures comme les restes d'un processus de dissolution; en effet, il est prouvé que le pigment bleu de Prusse a une énorme résistance à l'environnement et, même aux côtés extérieurs des ailes d'épouillage, exposés aux intempéries, on trouve encore aujourd'hui de grandes quantités de cyanure. Vers la fin de la période d'emploi des installations, la proportion de cyanure doit donc avoir été du même ordre qu'aujourd'hui, y compris aux endroits qui ne furent jamais exposés aux intempéries. Mais, à ces endroits protégés, les teneurs en cyanure des "chambres à gaz homicides" sont tout aussi faibles qu'aux endroits exposés aux intempéries. Les intempéries n'ont donc pas diminué ces faibles traces de cyanure. On ne peut pas expliquer ces (faibles) traces de cyanure en postulant, comme Leuchter, que les locaux furent gazés contre les parasites, car de tels gazages auraient laissé de plus grandes quantités de cyanure dans les morgues humides des crématoires II et III. Les teneurs en cyanure des prétendues "chambres à gaz homicides" sont du même ordre de grandeur que celles des échantillons que j'ai prélevés dans d'autres parties de bâtiments (locaux de désinfection à air chaud BW 5a, baraques pour détenus, salle de lavage du crématoire I). Mais ces valeurs sont si proches de la limite de sensibilité qu'on ne peut leur accorder une signification précise, d'une part, parce qu'elles ne sont pas reproductibles, d'autre part, parce qu'elles peuvent tenir à une présence naturelle. La seule conclusion possible est donc qu'on ne peut pas déceler de traces significatives de cyanure dans les murs des prétendues "chambres à gaz".
On a montré, en outre, que, vu les conditions où les gazages massifs se déroulaient d'après les témoins, on devrait trouver, dans les "chambres à gaz" des crématoires II à V, des résidus de cyanure aussi abondants, et conférant la même coloration bleue aux murs, que dans les ailes d'épouillage des bâtiments BW 5a/b. Comme on n'a pas trouvé de quantités significatives de cyanure dans les "chambres à gaz", on doit conclure que ces installations furent exposées aux mêmes concentrations que les autres installations déjà mentionnées (désinsectisation à l'air chaud, baraques pour détenus, salle de lavage du crématoire I).



Conclusions

A) L'étude sur la formation et la stabilité à long terme des résidus de cyanure dans les murs des installations d'Auschwitz considérées ici, ainsi que l'analyse d'échantillons de maçonnerie prélevés dans ces installations permettent d'établir les points suivants:


Conclusion pour A:

Pour des raisons physico-chimiques, les gazages massifs à l'aide d'acide cyanhydrique qui, d'après les témoins, auraient été commis dans les prétendues "chambres à gaz" d'Auschwitz, ne peuvent pas avoir eu lieu.

B) L'examen de la technique des gazages massifs affirmés par les témoins et des considérations physico-chimiques ont établi les points suivants:


Conclusion pour B:

Les procédés de gazages massifs allégués par des témoins devant les tribunaux, déclarés établis par le jugement cité et décrits par des publications scientifiques et littéraires, quel que soit le bâtiment d'Auschwitz dans lequel ils sont censés avoir été mis en _uvre, sont incompatibles avec les lois de la nature.



Germar Rudolf, chimiste diplômé, Stuttgart, le 14 mars 1993



DÉCLARATION: L'auteur de cette expertise ne peut se référer qu'aux témoignages et documents existants, qui sont les seuls éléments sur la base desquels on a jusqu'ici considéré l'histoire des faits en question.
Si, à l'avenir, devait se répandre l'opinion que les témoins se sont trompés dans les déclarations critiquées, il ne resterait à l'expert qu'à constater qu'il n'y aurait plus de base pour une expertise et, de l'avis de l'auteur, qu'il n'y aurait plus de fondement non plus à ce que les tribunaux fixent l'historiographie et punissent l'expression de certaines opinions.
Imaginer de nouveaux scénarios et de nouvelles techniques de meurtre massif, en contradiction avec les témoignages, relèverait de la fabrication d'atrocités hollywoodiennes et non de l'historiographie.


6. Critique des expertises adverses
6.1. Expertise de Cracovie en 1945 1

L'expertise faite à Cracovie en 1945 doit être utilisée avec précaution, pour la simple raison que, sous Staline, les procès judiciaires et les enquêtes de médecine légale ne méritaient aucune confiance. On en a un exemple probant dans l'affaire de Katyn, où l'Union soviétique, à l'aide de fausses expertises, imputa aux Allemands un meurtre massif d'officiers polonais qu'elle avait en fait commis elle-même au début de la seconde guerre mondiale et pour lequel elle prononça même des peines de mort
2.
Les experts de Cracovie, nous dit-on, ont établi la présence de cyanures dans des cheveux, dans des épingles à cheveux et dans une tôle galvanisée de la gaine de ventilation d'une prétendue chambre à gaz de Birkenau. Outre que les résultats concernant les cheveux ne sont plus reproductibles [8], personne n'a cherché à savoir de quel matériau il s'agit exactement, quelle est son origine et son histoire. A supposer que les résultats des analyses soient corrects, ils appellent au point de vue chimique les commentaires suivants. La présence de cyanure dans des cheveux prouve simplement que ces cheveux ont été exposés à du gaz cyanhydrique. Mais il est possible qu'ils aient été déjà coupés quand cela s'est produit. Une raison de le penser est que, dans tous les camps, allemands et alliés, on rasait les détenus par mesure d'hygiène. S'il est vrai qu'à partir d'une certaine longueur les cheveux étaient récupérés
3, ils devaient être épouillés au préalable, par exemple à l'aide de Zyklon B. Les cyanures qui auraient été trouvés dans une tôle galvanisée (gaine de ventilation) des prétendues chambres à gaz sont en complète contradiction avec l'explication de G. Wellers (voir plus bas), selon laquelle les victimes auraient absorbé presque tout le gaz toxique. Si tel avait été le cas, l'acide cyanhydrique n'aurait pas pu atteindre le métal de la gaine de ventilation. Si l'acide cyanhydrique avait provoqué dans le métal la formation de dérivés détectables de cyanure, il devrait en être de même dans la maçonnerie. G. Wellers et les experts de Cracovie ne peuvent avoir raison simultanément. Mais il est clair que les résultats obtenus à l'époque par les Polonais ne méritent confiance que s'ils sont encore reproductibles, ce qui est possible, vu la stabilité à long terme des cyanures de zinc et de fer.


6.2. Expertise adverse de J.-C. Pressac 4

Le travail, certes, louable et très important, dans lequel J.-C. Pressac a publié des documents et des plans découverts en grande partie par R. Faurisson, a un grave défaut: l'absence de bases scientifiques solides. C'est compréhensible, car le livre de Pressac est venu trop tôt pour apporter une réponse appropriée au Rapport Leuchter, mais il n'en reste pas moins que l'ouvrage de Pressac n'est pas, au point de vue technique et scientifique, une réplique à Leuchter. De plus, on doit constater que, dans diverses questions chimiques et techniques, Pressac se montre incompétent. Quand il affirme que les chambres d'épouillage des bâtiments 5a et 5b, étant chaudes, favorisaient mieux la formation du bleu de Prusse que les morgues/chambres à gaz, fraîches et humides, des crématoires II et III, il dit exactement le contraire de la vérité: l'humidité et la fraîcheur provoquent une accumulation énorme de cyanure dans le mur et accélèrent la formation du bleu de Prusse, pigment extrêmement stable à long terme. Tout chimiste peut facilement vérifier ces effets. On ne peut donc pas se débarrasser si facilement de l'objection que constituent les cyanures décelés par Leuchter et par plusieurs autres à sa suite. Enfin, les déclarations de Pressac sur les capacités des crématoires d'Auschwitz et sur les combustions dans les fosses montrent son incompétence dans les questions techniques. Comme il donne dans son livre toutes les informations souhaitables sur les fournitures de coke
5 et qu'il connaît même la quantité de combustible nécessaire par crémation, on ne peut que s'étonner de ses extrapolations fantaisistes en matière d'incinération. De plus, on est enclin à penser que les préventions de Pressac lui ôtent le sens critique quand on le voit citer sans la moindre réserve les passages suivants de la déposition de H. Tauber 6 témoin qu'il considère comme sûr à 95 %:

"...Pendant la combustion de tels corps [non décharnés], nous n'utilisions du coke que pour allumer les fours, car ces corps brûlaient d'eux-mêmes en libérant leur graisse. Parfois, quand le coke manquait, nous mettions de la paille et du bois dans les cendriers sous les moufles. Quand les cadavres gras commençaient à brûler, les autres cadavres prenaient feu d'eux-mêmes...
...Plus tard, quand les crémations se suivaient de près, les fours brûlaient d'eux-mêmes grâce à la braise formée par les corps en combustion. Telle est la solution qu'on apportait en général au problème de la chauffe des fours quand il s'agissait de cadavres gras...

...Une autre fois, la SS jeta un prisonnier qui ne travaillait pas assez vite dans une fosse pleine de graisse humaine en train de bouillir près du crématoire V. A cette époque [l'été 1944], les cadavres étaient brûlés en plein air dans des fosses, d'où la graisse s'écoulait dans des réservoirs séparés, creusés dans la terre. Cette graisse était versée sur les cadavres, pour accélérer la combustion..."


On a déjà montré que les combustions dans des fosses profondes et la collecte de la graisse sont des absurdités. Mais les déclarations de Tauber sur les procédés de combustion sont tout aussi grotesques. Dans un four crématoire, les gaz de combustion passent du foyer dans le creuset, franchissent les corps, traversent le cendrier et arrivent dans le carneau, qui conduit les gaz brûlés du creuset à la cheminée
7 Si on allume un feu dans le cendrier pour brûler un corps qui se trouve au-dessus, on inverse le parcours du gaz: l'air frais est aspiré par la cheminée, les gaz brûlés s'amassent dans le creuset, d'où ils se fraient un chemin vers l'extérieur dans la salle des fours. Une combustion à partir du cendrier, telle que décrite par Tauber, ne peut pas fonctionner. Enfin, les corps humains, qui sont composés d'eau à 60 ou 70 %, ne sont pas un combustible et ne peuvent donc pas être mis à feu à l'aide de paille ni se tenir eux-mêmes en combustion.
De tels témoignages ne sont, pour employer des termes dont Pressac use par ailleurs, que mensonges et inventions pures
8. Un chercheur vraiment sérieux aurait demandé l'avis de spécialistes sur de telles affirmations avant de déclarer un témoin digne de foi. Il est possible de recueillir de tels avis, comme le montre un coup d'oeil dans des revues d'ingénieurs 9:

"...En revanche, il est étonnant que, dans certains procès, des témoins aient déclaré par exemple que "des flammes longues de plusieurs mètres sortaient de hautes cheminées", ce qui est techniquement impossible, car, en règle générale... il ne sort des cheminées que des gaz brûlés (chauds) et on ne voit même pas un reflet du feu, car les flammes (par exemple dans le cas d'un feu de coke) ne peuvent pas sortir du creuset et le reflet du feu se perd dans le carneau...
Si les juges doivent s'en remettre à la parole d'autrui,... ils feraient bien de consulter au moins un ramoneur, avant de renoncer "à montrer que le témoin était en état de savoir"."


Ces mots font allusion au fait que, jusqu'ici, aucun tribunal au monde n'a cherché à prouver, à l'aide d'expertises techniques et physico-chimiques, que les événements affirmés par les témoins ont vraiment pu se produire. On doit donc, à propos de chaque témoignage, vérifier si le témoin avait bien la possibilité de vivre l'expérience qu'il raconte. Ce détail des flammes sortant des cheminées des crématoires à Birkenau, épinglé ici par le président de la chambre syndicale des ingénieurs autrichiens, fut confirmé, entre autres, par un éminent professeur d'histoire qui disait l'avoir vu de ses yeux. Après un échange de plusieurs lettres, il reconnut qu'il n'avait encore jamais réfléchi à cette question et qu'il n'avait pas pu voir cette chose, puisqu'elle est techniquement impossible; il reconnaissait donc qu'il n'avait pu être en état de savoir ce dont il témoignait
10 . Ceci s'applique aussi aux déclarations du "témoin crédible à 95 %" (Pressac) Henry Tauber, selon lesquelles les Sonderkommandos, pendant les bombardements aériens des Alliés sur Auschwitz, plaçaient un très grand nombre de cadavres (jusqu'à huit) dans les moufles des fours crématoires, pour attirer l'attention des aviateurs alliés par de grandes flammes sortant des cheminées. Les portes des moufles des fours crématoires n'avaient que 60 cm de hauteur et de largeur. Il devait être fort difficile d'y faire entrer huit cadavres. Pressac fait sur ces sortes de chiffres des commentaires comme "pur mensonge", "pure invention", "exagération", "pure propagande", "pure imagination" 45 . Bien entendu, Pressac ne se montre critique qu'envers les chiffres gênants et non envers les passages essentiels, et tout à fait absurdes, de la déposition de Tauber !
Les "indices criminels" recueillis par Pressac ont déjà été discutés dans la première section et nous reviendrons à certains d'entre eux quand nous examinerons les arguments de G. Fleming.

6.3. Expertise adverse de W. Wegner 11

W. Wegner est un éducateur social en retraite, âgé de près de 90 ans. Il est consternant que, dans une question aussi importante, l'historiographie allemande puisse recourir aux déclarations d'un homme que son manque de formation technique ou physico-chimique et son âge rendent incapable de maîtriser la matière, ce qui n'empêche pas les historiens de l'envoyer comme kamikaze contre les révisionnistes. Toutes ses affirmations trahissent son incompétence, parfois de façon spectaculaire
12. Ainsi prend-il par exemple les piliers de béton des morgues en ruine des crématoires II et III pour des dispositifs d'introduction du Zyklon B et les siphons dessinés sur les plans pour des indications camouflées de ces dispositifs d'introduction. Dans sa contribution à la publication de Jesse et al., il décrit les ruines des installations en termes dramatiques mais non objectifs. Ainsi, que des objets en fer soient tordus ne prouve pas qu'on ait commis des atrocités mais seulement qu'on a forcé ces objets. Wegner ne peut évidemment apporter aucune réponse aux questions qui relèvent de la chimie, en particulier à celle-ci: aurait-on pu trouver des traces du gaz toxique et, si oui, lesquelles ? Dans une lettre, il m'a conseillé de débattre de ces choses entre spécialistes parce qu'il ne s'y connaissait pas. Il adopte la même attitude en ce qui concerne la technique du bâtiment et de la crémation. On ne peut pas reprocher à W. Wegner, éducateur social, de ne pas pouvoir faire en sciences de la nature ce que peuvent faire les spécialistes. Aujourd'hui, Mr Wegner ne souhaite plus trop que sa publication soit citée de façon précise 13.


6.4. Commentaire de G. Wellers 14

Nous avons déjà parlé brièvement de Wellers à propos de l'expertise de Cracovie de 1945. Wellers soutient que, lors des gazages, les victimes absorbaient tout l'acide cyanhydrique et qu'il n'en restait donc pas pour produire, en réagissant avec le mur, des dérivés stables de cyanure. Pour que les victimes inhalent l'acide cyanhydrique complètement ou presque, il aurait fallu qu'une partie au moins d'entre elles reste en vie pendant tout le temps (2 heures) que mettait le gaz à se dégager du support du Zyklon B. Il aurait donc fallu que les quantités d'acide cyanhydrique administrées fussent faibles, juste suffisantes pour que les personnes se trouvant près des murs fussent atteintes par une dose presque insignifiante. Dans ce cas, la cause principale de décès pour ces personnes aurait été l'asphyxie par manque d'oxygène
15. Cette thèse a l'inconvénient de contredire les témoignages affirmant une mort rapide par le gaz 16 et l'usage de grandes quantités de poison 17. Mais, pour expliquer la quasi-absence de cyanures dans les morgues I/"chambres à gaz" des crématoires II et III de Birkenau, on est bien forcé de soutenir cette thèse contraire aux témoignages. Elle implique que la SS aurait pu épargner le toxique car, même sans lui, les victimes seraient mortes aussi vite par asphyxie dans les locaux censés avoir été étanches. De plus, si on avait renoncé au Zyklon B, les gardes SS n'auraient pas eu à s'exposer au danger que présentait la manipulation de ce produit. On aurait réservé ce coûteux et rare parasiticide aux désinsectisations d'objets et de locaux, d'une nécessité urgente, plutôt que de le gaspiller comme appoint dans des exécutions par asphyxie. Enfin, l'utilisation de très faibles quantités d'acide cyanhydrique aurait eu l'effet paradoxal de faire durer les exécutions plus longtemps que la simple asphyxie par manque d'oxygène. En effet, l'apport de très faibles quantités d'acide cyanhydrique n'aurait été mortel que pour les victimes proches des endroits où le Zyklon B était introduit. Car, d'après la thèse de Wellers, celles-ci absorbaient presque tout l'acide cyanhydrique, de sorte que les murs et les victimes proches des murs n'en absorbaient plus des quantités mortelles. Après la mort des victimes proches des endroits d'introduction, les quelques survivants éloignés de ces endroits disposaient donc de plus d'oxygène que si toutes les victimes étaient mortes exclusivement par asphyxie.
Finalement, il faut admirer la souplesse avec laquelle l'argumentation s'adapte aux circonstances. On a soutenu jusqu'ici que la présence de dérivés de cyanure dans les murs (colorés par le bleu de Prusse) d'un local de l'ancien camp de concentration de Majdanek prouvait qu'on y avait gazé des êtres humains
18, mais on nous explique maintenant que l'absence de cette preuve dans certains locaux d'Auschwitz n'est pas une raison de penser que ces locaux ne furent pas des chambres à gaz homicides. Si l'on suit la nouvelle logique de Wellers, les traces de cyanures de Majdanek ne peuvent pas provenir de gazages d'êtres humains mais seulement d'épouillages, ce qui rend douteux les récits de gazages à Majdanek.
La thèse de G. Wellers, nouvelle et contraire aux opinions reçues jusqu'ici, se révèle à l'examen comme une tentative de sauvetage arbitraire et irréaliste.
Enfin, l'intervention de G. Wellers nous donne à nouveau l'occasion de nous étonner qu'un profane doive se charger de réfuter le Rapport Leuchter, comme s'il n'y avait dans le monde entier ni ingénieurs ni chimistes.


6.5. Commentaire de J. Bailer

Malgré son doctorat en chimie, Bailer arrive à la conclusion que l'acide cyanhydrique ne peut pas avoir réagi de façon considérable avec les dérivés du fer présents dans les murs. Les résultats d'analyse de Leuchter concernant les chambres d'épouillage seraient donc des artefacts (couche de couleur ou falsification). Bailer se discrédite à plusieurs reprises. Tout d'abord, il ne s'est pas donné la peine de rechercher dans la littérature spécialisée une documentation sur les processus chimiques réellement à l'_uvre, ce qui ressort de l'absence complète de références; s'il avait consulté cette littérature, il aurait été amené à reconnaître que ses hypothèses et ses conclusions étaient tout à fait erronées. Ensuite, il n'a pas jugé nécessaire de faire des vérifications sur place, ce qui lui aurait montré l'inexactitude de ses allégations.


6.6. Expertise de Cracovie en 1990 19

Rappelons les obscurités de cette expertise, déjà signalées dans la section 4.3.2. En 1990, l'Institut Jan Sehn d'expertises judiciaires, section de toxicologie judiciaire, a réalisé, à la demande du Musée d'Auschwitz, une expertise dans laquelle, comme l'avait fait Leuchter, on chercha s'il restait des traces de cyanure dans des échantillons provenant des murs des prétendues chambres à gaz. Il règne dans cette expertise un tel chaos quant aux unités de mesure qu'il est impossible d'en faire une évaluation raisonnable. Ainsi indique-t-elle les concentrations de cyanure en
m g (KCN) par 100 g, ce qui est une unité inhabituelle. En comparant les chiffres de cette expertise avec ceux du Rapport Leuchter et d'autres expertises présentées depuis, où ont été constamment appliquées des méthodes conformes aux normes internationales, on se rend compte immédiatement que les résultats de mesures de Cracovie sont insoutenables. Ces résultats sont inférieurs aux limites de sensibilité des normes américaines et allemandes (1 à 0,5 mg de cyanure par kg de matériau), même pour des échantillons dans lesquels, en raison de leur coloration bleue, on devrait s'attendre à trouver une teneur en cyanure de quelques milliers de mg par kg. Il y a, d'une part, une erreur sur l'ordre de grandeur, d'autre part, une erreur dans le choix de la méthode de mesure, car le procédé utilisé par les Polonais (chambre de diffusion) n'est pas adapté à la détermination des traces de cyanure.
Bien que les murs de la prétendue "chambre à gaz" (morgue) du camp central n'aient pas été exposés du tout aux intempéries et que ceux des "chambres à gaz" (morgue I) du crématoire II ne l'aient été que partiellement, l'Institut de Cracovie explique comme suit les résultats négatifs obtenus pour les prétendues chambres à gaz:

"L'acide cyanhydrique est un acide faible, ce qui a pour conséquence que ses sels se décomposent facilement en présence d'acides plus forts. Même l'acide carbonique, qui s'obtient par réaction du dioxyde de carbone avec l'eau, est plus fort que l'acide cyanhydrique. Des acides plus forts, comme par exemple l'acide sulfurique, décomposent les cyanures plus facilement. Les composés complexes d'ions cyanure avec des métaux lourds sont plus stables. Le "bleu de Prusse", déjà mentionné, est un de ces composés, mais lui aussi se décompose lentement en milieu acide.
On ne pouvait donc guère s'attendre à ce qu'il subsiste des dérivés de cyanures dans des matériaux de construction (enduit, briques) qui ont été exposés 45 ans aux effets de l'environnement (précipitations atmosphériques, oxacides, en particulier monoxyde d'azote)."


Comme le montre la littérature, ces affirmations, surtout en ce qui concerne la prétendue sensibilité du bleu de Prusse aux acides, sont insoutenables car, au contraire, le bleu de Prusse est particulièrement résistant aux acides
20. De plus, une observation à long terme menée près de Londres a prouvé l'extrême stabilité du pigment 21. Si l'Institut avait pris ses échantillons de comparaison dans les bâtiments d'épouillage BW 5a et 5b, situés près des prétendues "chambres à gaz homicides", il aurait remarqué que les murs extérieurs de ces bâtiments sont, aujourd'hui encore (!), colorés de bleu et il n'aurait pas commis cette erreur de jugement. Dans une lettre ultérieure, l'Institut confirme qu'il n'a pas utilisé un procédé adéquat de détermination et qu'il a une connaissance insuffisante des processus chimiques en oeuvre 22:

"IV. Avec la méthode que nous utilisions, nous n'étions pas en état de déterminer tous les dérivés de cyanures. Par exemple, seule une partie des ions cyanure présents dans le bleu de Berlin peut en être libérée. Nous devions nous servir de la spectroscopie aux infrarouges, mais avec des résultats seulement qualitatifs...
VIII. L'eau active beaucoup de processus chimiques. Les chambres étaient certainement humides. Quelle influence cela a sur la fixation de l'HCN par le ciment (l'enduit), nous l'ignorons...

IX. Les taches bleues sur les murs extérieurs du bâtiment 5a de Birkenau sont difficiles à expliquer. Avant tout, nous devons vérifier s'il s'agit bien de bleu de Berlin..."

6.7. Professeur G. Jagschitz 23

L'expertise du professeur d'histoire contemporaine Jagschitz, présentée au printemps 1992 devant un tribunal de Vienne, a été conçue suivant la maxime "Non audiatur et altera pars" (Que la partie adverse ne soit pas écoutée). Mr Jagschitz a refusé inébranlablement de collaborer avec des experts scientifiques, se posant ainsi lui-même comme expert
24. En outre, il n'a communiqué au tribunal qu'un rapport oral, ce qui est un maigre résultat pour trois années de travail.
Le professeur Jagschitz attribue à la recherche révisionniste et à la recherche officielle des qualités équivalentes. Il s'appuie surtout sur les témoignages, en reconnaissant que leur crédibilité pose des problèmes mais en déclarant dans le même temps que c'est sans importance. Citant le témoignage du Dr. Fischer, il confirme que les témoins rapportent des temps d'exécution très brefs (ici: 2 minutes) et donc l'utilisation de très grandes quantités d'acide cyanhydrique. Par là, il dément la thèse des faibles quantités de poison soutenue, entre autres, par Wellers, Bailer et Wegner. Il considère les expertises physico-chimiques comme entièrement inutiles, parce que, selon lui, les témoins et la confiance que le monde entier leur accorde fournissent une preuve décisive.
Jagschitz s'appuie encore sur des arguments semblables à ceux de Pressac. Par exemple, il soutient que la construction de grands crématoires prouve les exterminations massives. En ce qui concerne la capacité de crémation à Birkenau, le professeur Jagschitz, comme il le reconnaît lui-même, ne peut alléguer qu'un seul document, sur lequel s'appuient aussi J.-C. Pressac et W. Wegner. Ce document, censé avoir été rédigé en juin 1943, est d'origine inconnue; il donne le calcul de la capacité pour tous les 5 crématoires, bien qu'à l'époque dont il est censé dater le crématoire I fût déjà hors de service, le crématoire II en réparation, le crématoire IV en panne et désaffecté et le crématoire V utilisable seulement par intervalles à cause de problèmes de matériau (il tomba complètement en panne peu après)
25. De plus, ce document contient beaucoup de calculs inexacts et d'absurdités techniques, de sorte qu'on doit au moins douter de la compétence de celui qui l'a rédigé 26. Sur la différence entre la capacité maximale attribuée aux crématoires de Birkenau par les experts en crémation (quelques centaines de crémations par jour) et la capacité que, sur la foi de ce document, leur attribuent le professeur Jagschitz et d'autres (de nombreux milliers de crémations par jour), Jagschitz s'exprime comme suit:

"Par exemple, il m'est impossible de comprendre que, lorsqu'un document à mon sens très clair fait état denviron 4 700 crémations [par jour] dans les quatre grands crématoires, ...tel ou tel spécialiste de la crémation aux USA vienne dire qu'il ne pouvait y avoir que cent crémations. Vraiment, cela me dépasse, je ne comprends pas cela..."


Et le même professeur Jagschitz, qui fait preuve d'une incompétence aussi évidente, a la hardiesse de tenir pour inutile une expertise technique et physico-chimique.
Le professeur G. Jagschitz voit encore une preuve des gazages d'êtres humains dans un document par lequel le commandant du camp d'Auschwitz, Rudolf Höss, à l'occasion d'un accident, invita toutes les sections du camp à user de précautions lors des épouillages de baraquements ! Pressac montre dans son livre, sans laisser aucune place au doute, que ce document concerne non pas des gazages d'êtres humains mais des épouillages de baraquements
27, ce qui, d'ailleurs, ressort clairement de son contenu.
Parfois, le professeur Jagschitz surprend. Ainsi, il considère comme douteuses les notes autobiographiques de R. Höss (écrites au crayon), car leur écriture n'est visiblement pas celle qu'avait R. Höss au début des années quarante. En ce qui concerne le nombre total des personnes tuées à Auschwitz, il fait aussi une déclaration sensationnelle: il donne pour limite inférieure quelques centaines de milliers.


6.8. G. Fleming 28

G. Fleming, professeur d'allemand, affirme qu'en 8 ou 9 jours il a pu analyser dans les archives de Moscou assez de documentation pour compléter les indices de Pressac. Pour cela, G. Fleming aurait étudié 800 à 900 documents par jour, autrement dit 80 à 90 documents par heure si le temps net de travail par jour était de 10 heures, ce qui, avec les pauses de repos et de repas, correspond à un temps de travail de 12 à 14 heures par jour. Il aurait donc eu 40 à 45 secondes par document à étudier. Si ces documents avaient en moyenne deux pages, cela fait 20 à 22,5 secondes par page. Un véritable génie ! Il peut avoir vu ces documents, mais il est impossible qu'il ait examiné leur véracité, leur authenticité, leur importance, etc.
D'après Fleming, le fait que l'ordre de construire des crématoires au camp d'Auschwitz-Birkenau ait été urgent et secret prouve l'extermination de masse. A l'hiver 42/43, après l'apparition des épidémies de typhus qui faisaient de nombreux milliers de victimes (surtout pendant l'été 42), la construction des crématoires était en effet urgente, car les cadavres de typhiques qui avaient été enterrés dans des charniers par manque de capacité de crémation auraient contaminé la nappe phréatique à l'époque de dégel. Et il va de soi qu'en période de guerre, les autorités ne parlent pas volontiers d'épidémies qui règnent dans les régions sous leur contrôle. Il était logique de tenir de telles instructions secrètes.
Comme autre argument de poids en faveur de la thèse de l'extermination, Fleming allègue un document qui interdit d'utiliser en public les plans de construction des installations de Birkenau. Pressac cite des témoignages dont il résulte clairement que des plans et des photos des bâtiments de Birkenau, y compris des crématoires, étaient affichés dans les locaux, très accessibles, de la direction des bâtiments de la Waffen-SS et pouvaient être examinés
29. Qu'il y ait eu des ordres pour empêcher cela, on peut très bien l'imaginer. C'est le contraire qui serait étonnant car, en définitive, le camp n'était pas une maison de repos mais un camp de travail qui fournissait une importante production de guerre; les autorités militaires allemandes ne pouvaient donc pas souhaiter la propagation de renseignements sur les détails internes.
Fleming voit encore un indice à l'appui de sa thèse dans le fait que, durant la construction des crématoires II et III de Birkenau, les accès aux pièces souterraines furent déplacés. Les nouveaux accès, contrairement aux anciens, n'auraient pas été munis de glissières à cadavres. Fleming adopte l'opinion de Pressac d'après laquelle ceci serait un indice d'extermination de masse, parce que des cadavres ne peuvent pas descendre un escalier. Il serait donc prouvé que les personnes brûlées dans le crématoire vivaient encore quand elles y étaient entrées.
Le problème du déplacement de l'accès aux pièces souterraines des crématoires II et III a été traité en détail dans la section 1.3. Récapitulons-le brièvement. Comme les plans de ces crématoires étaient destinés initialement à la construction d'un nouveau crématoire dans le camp central, situé à 3 km, ils durent être modifiés quand on décida de construire les crématoires à Birkenau. Il fallut, d'une part, isoler les pièces basses de la nappe phréatique qui se trouvait à faible profondeur, et, d'autre part, déplacer l'accès à ces pièces car, à Birkenau, la rue par laquelle on arrivait au crématoire était située d'un autre côté du bâtiment que sur le plan prévu initialement pour le camp central. Curieusement, on ne s'est mis à installer un accès à la bonne place qu'après en avoir construit un à l'endroit prévu initialement et devenu inadapté, ce qui est une assez grosse erreur de conception. Par la suite, l'ancien accès a été désaffecté. Contrairement à l'achèvement de la construction du crématoire II, la conception des nouveaux accès et l'achèvement de la construction des crématoires III à V eurent lieu après Stalingrad. A cette époque, on manquait partout de matériaux. C'est précisément pour cela que les crématoires IV et V tombèrent en panne immédiatement après leur mise en route. Entre autres, la nouvelle descente vers la morgue II, qui comptait environ 10 marches, fut construite sans glissière à cadavres. Mais, comme il est possible de descendre 10 marches en portant un cadavre sur un brancard, cela ne pouvait pas empêcher d'utiliser la pièce comme morgue. En définitive, même si on utilise une glissière à cadavres, il y a des endroits où il faut transporter les corps à bras d'homme: de leur lit de mort au moyen de transport, du moyen de transport à la glissière, de la glissière à la morgue, de la morgue au monte-charge et du monte-charge au four ou au dispositif d'insertion. Enfin, il est certain que les nombreuses victimes du typhus du camp de Birkenau furent conduites aux morgues par cet accès, sans devoir le parcourir à pied. Il est étonnant que J.-C. Pressac, G. Fleming et d'autres croient trouver ici un indice criminel.
Enfin, Fleming allègue des documents qui, à propos de fournitures de Zyklon B au camp d'Auschwitz, parlent de "réimplantation des juifs". D'après Fleming, ceci serait une des expressions codées derrière lesquelles se cacherait le meurtre de masse. Mais si les juifs devaient réellement être ou ont réellement été réimplantés, on les faisait passer par les camps de travail ou de transit où, en raison du danger d'épidémie, ils devaient se soumettre, à l'arrivée, aux mesures de désinfection, d'épouillage et de nettoyage. Les installations et les produits permettant ces mesures étaient donc nécessaires pour la mise en _uvre de la réimplantation si on voulait éviter des morts massives parmi les juifs, leurs gardiens et toutes les personnes qui entreraient en contact avec eux dans les territoires de réimplantation. Mais, pendant la seconde guerre mondiale, le Zyklon B était tout simplement le moyen de lutte contre les parasites. Il servait dans toute l'Europe à des opérations d'épouillage, car les poux étaient l'agent d'infection n* 1, surtout pour le typhus exanthématique. La crainte qu'on avait des poux est prouvée par la formule peinte au mur dans un des bâtiments pour l'épouillage de vêtements à Birkenau: "Un pou, ta mort". Le prétendu indice de Fleming n'a donc cette valeur d'indice que si on lui fait dire une chose qu'il ne dit pas.
G. Fleming n'a donc tiré des archives de Moscou aucune nouveauté intéressante. Ses prétendus indices, comme ceux de Pressac, se révèlent à l'examen comme des constructions suggérées par une thèse préexistante et dénuées de tout fondement.


6.9. Résumé

Le Rapport Leuchter n'est pas une expertise physico-chimique exhaustive. Il n'est pas non plus exempt d'erreurs. Mais ses conclusions sont confirmées par la présente expertise et par deux analyses de photos aériennes
30. Ces expertises établissent toutes trois que les prétendues installations d'extermination massive d'Auschwitz et de Birkenau n'étaient pas adaptées à la fonction que leur attribuent les témoins.
Les contre-expertises et les critiques qu'on a opposées jusqu'ici au Rapport Leuchter et qui, curieusement, émanent pour la plupart de non-spécialistes, sont surtout quelque chose de honteux. Mais le fait qu'un expert indiscutablement compétent, qui a pris position sur le problème, ait été immédiatement et illégalement "libéré" de ses fonctions et poursuivi en justice, sans discussion sur les faits et contrairement au droit de l'homme à la liberté de recherche, de science et d'opinion (W. Lüftl, président de la Chambre syndicale des ingénieurs autrichiens
31), tandis qu'un autre homme, qui, conformément aux mêmes droits, débite des absurdités ayant apparemment l'heure de plaire, reste -- à bon droit -- à l'abri des poursuites (Bailer), explique beaucoup de choses.

7. Remerciements

Il m'est impossible de remercier ici tous ceux qui ont collaboré directement ou indirectement à cette expertise ou lui ont apporté leur soutien. Je suis particulièrement reconnaissant aux personnes et institutions suivantes:

b Forschungs- und Materialprüfungsanstalt Baden-Würtemberg, Institut Otto Graf, Section I, Matériaux de construction, Stuttgart, pour des conversations d'information et la permission d'utiliser sa riche documentation;

b Forschungsinstitut für Pigmente und Lacke, Stuttgart, pour la permission d'utiliser sa bibliothèque;

b Bundesarchiv - Militärarchiv, Fribourg, pour les informations sur les moteurs de blindés soviétiques de la seconde guerre mondiale;

b la société Degussa, pour l'envoi de documentation sur le bleu de Prusse (non commercial: Vossen-Blau ");

b les sociétés Detia Freyberg et ARED, pour leurs informations sur le Zyklon B;

b l'Institut Fresenius, pour l'aperçu sur ses méthodes d'analyse et de travail et les conversations d'information sur des problèmes d'analyse;

b l'Institut für Umweltanalytik, Stuttgart, pour son attitude coopérative lors des analyses de contrôle et d'expertise;

b Monsieur W. Zwerenz, ingénieur diplômé, qui a fourni les appareils et les locaux nécessaires aux expériences et établi des sous-expertises sur les questions de ventilation et de crémation;

b les ingénieurs G. Förster, E. Lachout, A. Neumaier et H. Reich, pour leur aide et leur contribution à la recherche;

b Monsieur J.C. Ball, pour ses examens des photos aériennes alliées d'Auschwitz;

b Monsieur Mattogno, pour sa critique extrêmement détaillée et féconde;

b Monsieur W. Wegner, pour son aimable correspondance;

b la Polish Historical Society, pour sa critique féconde dans la question de l'absorption de l'acide cyanhydrique par les victimes;

b les avocats H. Herrmann, Dr. G. Herzogenrath-Amelung, Dr. K. Göbel, J. Rieger et Dr. H. Schaller, pour leur assistance dans les questions juridiques;

b le Dr. R. Zitelmann, les professeurs W.G. Haverbeck, H. Diwald et E. Schlee pour leurs encouragements;

b tout particulièrement Monsieur W. Lüftl, ingénieur et conseiller honoris causa à l'urbanisme, pour ses nombreuses sous-expertises, surtout dans les questions de technique du bâtiment.


8. Références

[1] R.E. Harwood, Did Six Million Really Die ?, 26 pp., s.d. Édition allemande: R. Harwood, Starben wirklich sechs Millionen ?, Historische Tatsachen Nr. 1, Historical Review Press, Richmond 1975. [Voir aussi éd. française: Six millions de morts le sont-ils réellement ? édité par Historical Review Press, Brighton, Sussex.-- NDT] Voir aussi la riposte à cet ouvrage par A. Suzman et D. Diamond, Six Million did Die -- The Truth shall Prevail, South Africa Jewish Board of Deputies, Johannesburg, 1977; extraits en allemand dans: Aus Politik und Zeitgeschichte, supplément à l'hebdomadaire Das Parlament, B 30/78, 29.7.1978.
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[3] J.-C. Pressac, Jour J, 12 décembre 1988, I-X. Voir aussi un complément, disponible dans une traduction non datée, sans indication de source, ainsi que: id. dans S. Shapiro (éd.), Truth Prevails: Demolishing Holocaust Denial: The End of the Leuchter Report, Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1990; cf. W. Schuster, "Technische Unmöglichkeiten bei Pressac", Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1991, 39 (2), 9-13.
[4] H. Auerbach, Institut für Zeitgeschichte, lettres à la Bundesprüfstelle, Munich, 30 octobre 1989 et novembre 1989, publiées toutes deux dans: U. Walendy, Historische Tatsachen, n* 42, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho, 1990, pp. 32 et 34.
[5] W. Wegner dans U. Backes, E. Jesse, R. Zitelmann (éd.), Die Schatten der Vergangenheit, Propyläen, Francfort, 1990, pp. 450 et sq.; cf. W. Häberle, "Zu Wegners Kritik am Leuchter-Gutachten", Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1991, 39 (2), 13-17.
[6] J. Bailer, Der Leuchter-Bericht aus der Sicht eines Chemikers, dans: Amoklauf gegen die Wirklichkeit, Dokumentationszentrum des österreichischen Widerstandes, Bundesministerium für Unterricht und Kultur (éd.), Vienne, 1991, pp. 47-52. Sur la détection de cyanures dans des cheveux: expertise de Cracovie en 1945 sur les cyanures dans des cheveux, des épingles à cheveux et une bouche d'aération, B. Bailer-Galanda, ibid., pp. 36-40, original au Musée d'État d'Auschwitz.
[7] G. Wellers, Der Leuchter-Bericht über die Gaskammern von Auschwitz, Dachauer Hefte 7 (7), novembre 1991, pp. 230-241.
[8] J. Markiewicz, W. Gubala, J. Labedz, B. Trzcinska, Gutachten, Institut Pr. Jan Sehn d'expertises judiciaires, Section de toxicologie judiciaire, Cracovie, 24 septembre 1990; publié partiellement, par exemple, dans Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1991, 39 (2), 18 et sq. [Voir traduction française dans: Revue d'histoire révisionniste, n* 5, novembre 1991, pp. 143-150. -- NDT]
[9] R. Lenski, The Holocaust on Trial, Reporter Press, Decatur, Alabama, 1990, compte rendu abrégé du procès contre E. Zündel à Toronto en 1988; trad. all. en cours d'impression.
[10] F.A. Leuchter, The Third Leuchter Report, Samisdat Publishers Ltd., Toronto, 1989.
[11] J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1989.
[12] G. Fleming, The Auschwitz Archives in Moskow, Jewish Quarterly, automne 1991, pp. 9-12.
[13] J. Zwikirsch, Die Baupläne der Gaskammern von Auschwitz entdeckt, Berliner Morgenpost, 14.7.1992, p. 3.
[14] R. Faurisson, Journal of Historical Review, printemps 1991, 11 (1), 25 et sq., ibid., été 1991, 11 (2), 133 et sq. [Voir original français: "Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers ou: Bricolage et "gazouillages" à Auschwitz et à Birkenau selon J.-C. Pressac", Revue d'histoire révisionniste, n* 3, novembre 1990, pp. 65-154. -- NDT]
[15] F.A. Leuchter, The Fourth Leuchter Report, Samisdat Publishers Ltd., Toronto, 1991.
[16] Lettre du SS-Wirtschafts-Verwaltungshauptamt, Oranienburg, en date du 6.8.1942, document TMI (Tribunal militaire international) URSS-511, cité d'après Der Prozeß gegen die Hauptkriegsverbrecher vor dem Internationalen Militärgerichtshof, Nuremberg, 1949, pp. 553 et sq. Cette lettre prescrit la réutilisation des cheveux coupés aux détenus quand ils ont au moins 20 mm de longueur. Comme le document a été présenté par les autorités staliniennes, il y a lieu d'être réservé quant à son authenticité.
[17] Totenbücher des Konzentrationslagers Auschwitz, Internationaler Suchdienst des Roten Kreuzes (Service international de recherches de la Croix-Rouge), Arolsen; évaluation statistique de 123 inscriptions dans les registres de décès du 1.8.41 au 18.12.43; communiqué par W. Kempkens, avec lettre du 9.8.1992.
[18] D'après J.-C. Pressac, op. cit., p. 550, il y avait en tout, dans le camp, 25 chambres pour l'épouillage des vêtements à l'aide de Zyklon B.
[19] J.-C. Pressac, op. cit., p. 123.
[20] J.-C. Pressac, op. cit., p. 201.
[21] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 126-8.
[22] J.-C. Pressac, op. cit., p. 129.
[23] J.-C. Pressac, op. cit., p. 151/153.
[24] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 131 et sq.
[25] J.-C. Pressac, op. cit., p. 149; photo du toit du crématoire I immédiatement après la libération.
[26] J.-C. Pressac, op. cit., p. 156.
[27] J.-C. Pressac, op. cit., p. 159.
[28] J.-C. Pressac, op. cit., p. 133, et, en outre: confirmation des transformations en vue d'une restauration partielle dans la lettre du Musée d'État d'Auschwitz à J. Hayward, réf. Az I-8523/26/2120/91, en date du 7.5.1991; B. Bailer-Galanda, Informationen der Gesellschaft für politische Aufklärung, Innsbruck, juin 1991, n* 29, p. 1, sur ce que dit Leuchter du crématoire I: "2. Il confond des reconstitutions muséologiques des chambres à gaz, qui doivent donner au spectateur une idée de ce qui s'est passé à l'époque, avec des chambres à gaz fonctionnant réellement."; lettre du Dr. Scheel, ministère des Affaires étrangères, Bonn, 8.1.79, réf. 214-E-Stuparek: "Je sais, moi aussi, qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz dans le camp d'Auschwitz. Les chambres à gaz se trouvaient dans le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, à environ 3 km de là."
[28a] Voir aussi l'interview de F. Piper, directeur du Musée d'Auschwitz, par D. Cole: Journal of Historical Review, 1993, 13 (2), pp. 11-13.
[29] L'auteur possède une esquisse de plan au sol du crématoire du camp de concentration de Sachsenhausen; ce crématoire, construit en 1939, a de grandes similitudes, quant à l'aménagement et aux dimensions, avec les crématoires II et III, sans qu'aucun meurtre de masse y ait été commis (voir la description de ce crématoire, encore intact aujourd'hui, dans: R. Faurisson, "Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers ou: Bricolage et "gazouillages" à Auschwitz et à Birkenau selon J.-C. Pressac", Revue d'histoire révisionniste, n* 3, novembre 1990, pp. 106-107. -- NDT] Comparer aussi avec le mode de construction des crématoires modernes: H.-K. Boehlke, Friedhofsbauten, Callwey Verlag, Munich, 1974, en particulier le plan de crématoire de la page 117, comprenant un bureau de médecin; E. Neufert, Baueentwurfslehre, Ullstein Fachverlag, Francfort, 1962, pp. 423 et sq.
[30] Procès contre les architectes W. Dejaco et F. Ertl, documents 20 Vr 6575/72, Hv 56/72, Vienne, 18.1 - 10.3.1972.
[31] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 319-29. Plans des crématoires II et III.
[32] J.-C. Pressac, op. cit., p. 183; sur la destination initiale non criminelle des crématoires II et III, voir spécialement p. 264.
[33] J.-C. Pressac, op. cit., p. 187, coût et aperçu du mode de construction des crématoires II et III.
[34] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 213 et 218.
[35] J.-C. Pressac, op. cit., p. 488, photo de morceaux de bois visibles aujourd'hui encore dans le plafond de béton de la morgue I du crématoire II.
[36] J.-C. Pressac, op. cit., p. 436. Dans l'inventaire de la page 430, une porte étanche au gaz n'est mentionnée que pour le crématoire II (cette mention a été ajoutée à la main). Pour une photo des portes et fenêtres étanches au gaz, voir pp. 46-49, 425-28, 486, 500.
[37] J.-C. Pressac, op. cit., p. 227, 311, 312.
[38] J.-C. Pressac, op. cit., p. 224, 289.
[39] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 355 et sq., chapitre sur le système d'aération des crématoires II et III.
[40] J.-C. Pressac, op. cit., p. 374 et 377. Puissance des moteurs de ventilation pour tous les locaux des crématoires II et III.
[41] J.-C. Pressac, op. cit., p. 234: dimension des bouches d'aération; p. 487: photo de tôle galvanisée perforée sur une bouche d'aération, ainsi qu'un dessin par Pressac des prétendues colonnes d'introduction du Zyklon B.
[42] J.-C. Pressac, op. cit., p. 221, 223. Démontage des conduites d'eau: p. 286.
[43] J.-C. Pressac, op. cit., crématoire II p. 340, vers le 9-11.2.1943. Crématoire III p. 342, le 25.6.1943.
[44] E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl et al. (éd.), Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas, S. Fischer Verlag, Francfort, 1983, p. 231. Comme il est possible que le chiffre donné dans ce livre provienne d'une faute d'impression, on ne devrait utiliser que les documents originaux pour traiter de la déclaration de M. Kula. [Voir aussi éd. française: Les Chambres à gaz, secret d'État, éd. de Minuit, 1984. -- NDT]
[45] J.-C. Pressac, op. cit., p. 231, 430, 438.
[46] Photo aérienne prise par les Alliés, n* 3185, publiée par D.A. Brugioni et R.G. Poirier, membres de la CIA, Le Monde juif, n* 97, janvier-mars 1980, p. 2. Originaux aux Archives nationales des USA.
[47] R. Lenski, op. cit. [9], pp. 356 et sq., déclaration de Kenneth R. Wilson, analyse de photos aériennes, pages 8927-8941e des actes du procès. D'après Wilson, les taches n'apparaissent pas sur les photos du 13.9.1944.
[48] Bundesarchiv, Coblence.
[49] J.-C. Pressac, op. cit., p. 354.
[50] Tribunal d'instance de Munich, doc. 451 Cs 112 Js 3326/90 et 432 Cs 113 Js 3619/90.
[51] H. Auerbach, Institut für Zeitgeschichte, Munich, lettre du 20.3.1992.
[52] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 365-6.
[53] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 338-9.
[54] J.C. Ball, Air Photo Evidence, Auschwitz, Treblinka, Majdanek, Sobibor, Bergen Belsen, Belzec, Babi Yar, Katyn Forest, Ball Resource Service Ltd., Delta, B.C., Canada, 1992. Sur les prétendus originaux photographiques, les taches visibles sur les morgues I des deux crématoires (II + III) sont clairement des falsifications, car les "ombres" qu'on a dessinées là et qui sont censées être projetées par les "petites cheminées" s'élevant sur les toits ont des directions tout à fait fausses, aussi bien par rapport à la hauteur du soleil que l'une par rapport à l'autre; communication personnelle de J.C. Ball.
[55] "Neue Inschrift im KZ Auschwitz, 60 Millionen für die Erhaltung", Allgemeine Jüdische Wochenzeitung, 11.6.1992, p. 1.
[56] Plan reçu de R. Faurisson. Le même plan se trouve dans J.-C. Pressac, op. cit., p. 401, mais très mal reproduit.
[57] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 379 et sq., chapitre sur les crématoires IV et V.
[58] J.-C. Pressac, op. cit., p. 384. Pour une photo des portes et fenêtres étanches aux gaz, voir pp. 46-49, 425-28, 486, 500.
[59] J.-C. Pressac, op. cit., p. 386.
[60] J.-C. Pressac, op. cit., p. 417. Pressac donne une photo du crématoire IV à l'appui de sa thèse mais, comme la photo a été prise du côté sud et que le corridor est au nord du bâtiment, la porte qu'on voit sur cette photo est l'accès, indiqué sur le plan, à un des locaux non désignés. Si Pressac veut parler du crématoire V, caché dans le bois à l'arrière-plan, la photo ne laisse rien voir d'intéressant.
[61] J.-C. Pressac, Le Monde juif, n* 107, juillet-septembre 1982, pp. 91-131.
[62] J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, op. cit., p. 447.
[63] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 406, 445 et 446, reproduction des rapports quotidiens correspondants.
[64] E. Lachout, expertise: KZ. Auschwitz II-Birkenau, Holocaust-Schlüsseldokument: Tagesbericht vom 2.3.1943 über den Bau einer Gaskammer, Vienne, 22.7.1991.
[65] J.-C. Pressac, op. cit., p. 390.
[66] J.-C. Pressac, op. cit., p. 161 et sq.
[67] R. Höss, dans: M. Broszat (éd.), Kommandant in Auschwitz, Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart, 1958. [Voir éd. françaises, Le Commandant d'Auschwitz parle, Julliard, Paris, 1959 et 1970 et Maspero, Paris, 1979. -- NDT]
[68] Jugement du "procès d'Auschwitz" à Francfort, document 50/4 Ks 2/63, p. 99.
[69] Audition du témoin R. Böck au "procès d'Auschwitz" à Francfort, document 4 Js 444/59, feuillets 6878 et sq. Partie citée: feuillets 6881 et sq.
[70] J.-C. Pressac, op. cit., p. 163.
[71] J.-C. Pressac, op. cit., p. 176.
[72] Pfeiffer, Hansa Luftbild GmbH, analyse de la photo aérienne prise par les Alliés le 25.8.44 [46], lettre du 17.7.91; J. Konieczny, The Soviets, but not the Western Allies, should have bombed the Auschwitz camp, Polish Historical Society, en cours d'impression.
[73] J.-C. Pressac, op. cit., p. 253.
[74] Pour les épouillages à air chaud et à vapeur chaude pratiqués dans le sauna central à l'ouest du camp et partiellement aussi en autoclaves, dans le bâtiment 5b, on n'utilisait pas de Zyklon B. Voir Pressac, op. cit., pp. 63 et sq.
[75] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 55-8, plans des bâtiments 5a/b, pp. 59 et sq., photos de l'extérieur.
[76] J.-C. Pressac, op. cit., p. 53.
[77] J.-C. Pressac, op. cit., p. 209, plan des fossés de drainage du camp de prisonniers de guerre de Birkenau.
[78] W. Baker, A.L. Mossman, Matheson Gas Data Book, Matheson Gas Products, East Rutherford, 1971, p. 301. Sur les constantes diélectriques, voir R.C. Weast (éd.), Handbook of Chemistry and Physics, 66e éd., CRC Press, Boca Raton, Floride, 1986, E40.
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[84] R.E. Kirk, D.F. Othmer, Encyclopedia of Chemical Technology, vol. 13, 3e éd., Wiley & Sons, New York, 1979, pp. 765-71.
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¥ 10-4 M Fe (NO3)3, avec un excédent de cyanure lui aussi de 3,3 ¥ 10-4 mol l-1. Pour des valeurs du pH proches de 10, tout le Fe2 [Fe(CN)6] fut transformé en bleu de Prusse en 48 heures. Le cyanate, qui est le produit qu'on attendrait comme résultat de l'oxydation du CN-, n'a pas pu être mis en évidence. Peut-être a-t-il été directement oxydé lui-même de façon à former du CO2.
[101] J.C. Bailar, Comprehensive Inorganic Chemistry, vol. 3, Pergamon Press, Oxford, 1973, p. 1047.
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Delta de H(Fe2+ + [Fe(cn)6]3- = -66,128 kJmol-1;
Delta de H(Fe3+ + [Fe(cn)6]4- = 2,197 kJ mol_1.


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[107] G.-O. Müller, Lehrbuch der angewandten Chemie, vol. I, Hirzel, Leipzig, 1986, p. 108, cf. aussi [83] et Section 4.2, méthode d'analyse de la teneur totale en cyanure selon DIN. Le pigment est détruit par une solution bouillante d'HCl.
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[132] K. Wesche, Baustoffe für tragende Bauteile, vol. 1, Bauverlag, Wiesbaden, 1977, p. 37.
[133] W.H. Duda, Cement-Data-Book, Bauverlag, Wiesbaden, 1976, pp. 4 et sq.
[134] Verein Deutscher Zementwerke, Zement Taschenbuch 1972/73, Bauverlag, Wiesbaden, 1972, pp. 19 et sq.
[135] W. Czernin, Zementchimie für Bauingenieure, Bauverlag, Wiesbaden, 1977, pp. 49 et sq.
[136] K. Wesche, Baustoffe für tragende Bauteile, vol. 2, Bauverlag, Wiesbaden, 1981, pp. 51 et sq.
[137] N.V. Waubke, Transportphänomene in Betonporen, Dissertation, Braunschweig, 1966.
[138] H. Beakes, Paint Ind. Mag., 1954, 69 (11), 33-4. En général, on emploie des mélanges de bleu de Prusse et de bleu de phtalocyanine, car aucun de ces deux pigments n'a à lui seul une stabilité à long terme satisfaisante.
[139] H. Winkler, Degussa AG, lettre à l'auteur, 18.6.91.
[140] F. Puntigam, H. Breymesser, E. Bernfus, Blausäuregaskammern zur Fleckfieberabwehr, Sonderveröffentlichung des Reichsarbeitsblattes, Berlin, 1943, pp. 35 et sq.
[141] Thilenius, Pohl, Z. angew. Chem., 1925, 38, 1064-1067.
[142] L. Schwarz, W. Deckert, Z. Hygiene und Infektionskrankheiten, 1927, 107, 798-813; ibid., 1929, 109, 201-212.
[143] Deutscher Ausschuß für Stahlbeton im Deutschen Normenausschuß, Beurteilung betonangreifender Wässer, Böden und Gase, DIN 4030, novembre 1989.
[144] H. Grube, dans: Betontechnische Berichte 1986-88, Forschungsinstitut der Zementindustrie, Beton Verlag, Düsseldorf, 1989, pp. 117-41.
[145] H.A. El-Sayed, Cement and Concrete Research, 1981, 11, 351-362.
[146] W. Wirth, C. Gloxhuber, Toxikologie, Georg Thieme Verlag, Stuttgart, 1985, pp. 159 et sq.
[147] W. Forth, D. Henschler, W. Rummel, Allgemeine und spezielle Pharmakologie und Toxikologie, Wissenschaftsverlag, Mannheim, 1987, pp. 751 et sq.
[148] S. Moeschlin, Klinik und Therapie der Vergiftung, Georg Thieme Verlag, Stuttgart, 1986, p. 300.
[149] H.-H. Wellhöner, Allgemeine und systematische Pharmakologie und Toxikologie, Springer Verlag, Berlin, 1988, p. 445 et sq.
[150] F. Flury, F. Zernik, Schädliche Gase, Dämpfe, Nebel, Rauch- und Staubarten, Berlin, 1931, 405.
[151] F.A. Leuchter, Boston, fax du 20.4.1992 à H. Herrmann et communication orale de Mr Leuchter.
[152] O. Hecht, Blausäuredurchgasungen zur Schädlingsbekämpfung, Die Naturwissenschaften, 1928, 16 (2), 17-23.
[153] G. Peters, Blausäure zur Schädlingsbekämpfung, Ferdinand Enke Verlag, Stuttgart, 1933; sur la vitesse à laquelle l'acide cyanhydrique s'évapore du support du Zyklon B: pp. 64 et sq.
[154] G. Peters, W. Ganter, Zur Frage der Abtötung des Kornkäfers mit Blausäure, Zeitschrift für angewandte Entomologie, 1935, 21 (4), 547-559.
[155] F.E. Haag, Lagerhygiene, Taschenbuch des Truppenarztes, vol. VI, F. Lehmanns Verlag, Munich, 1943.
[156] W. Dötzer, Entkeimung, Entwesung und Entseuchung, dans: J. Mrugowsky (éd.), Arbeitsanweisungen für Klinik und Laboratorium des Hygiene-Institutes der Waffen-SS, cahier 3, Urban & Schwarzenberg, Berlin, 1944.
[157] F. Puntigam, Die Durchgangslager der Arbeitseinsatzverwaltung als Einrichtungen der Gesundheitsvorsorge, Gesundheitsingenieur, 1944, 67 (2), 47-56.
[158] O. von Schjerning, Handbuch der Ärztlichen Erfahrungen im Weltkrieg 1914/1918, vol. VII, Hygiene, J.A. Barth Verlag, Leipzig, 1922, spécialement pp. 266 et sq.: établissements sanitaires à la frontière du Reich.
[159] R. Wohlrab, Flecktyphusbekämpfung im Generalgouvernement, Münchner Medizinische Wochenschrift, 1942, 89 (22), 483-488.
[160] W. Hagen, Krieg, Hunger und Pestilenz in Warschau 1939-1943, Gesundheitswesen und Desinfektion, 1973, 65 (8), 115-127; ibid., 1973, 65 (9), 129-143.
[161] Traitement plus récent du sujet: F.P. Berg, Typhus and the Jews, Journal of Historical Review, hiver 1988/89, 9 (4), 433-481.
[162] G. Peters, Die hochwirksamen Gase und Dämpfe in der Schädlingsbekämpfung, F. Enke Verlag, Stuttgart, 1942.
[163] DEGESCH [Deutsche Gesellschaft für Schädlingsbekämpfung], Acht Vorträge aus dem Arbeitsgebiet der DEGESCH, 1942, p. 47; document NI-9098 du procès de Nuremberg, tableau des propriétés des insecticides et rodenticides gazeux utilisés par la DEGESCH.
[164] H. Kruse, Leitfaden für die Ausbildung in der Desinfektion und Schädlingsbekämpfung; Muster-Schmidt, Göttingen, 1948.
[165] H. Kliewe, Leitfaden der Entseuchung und Entwesung, F. Enke Verlag, Stuttgart, 1951.
[166] Voir illustrations dans J.-C. Pressac, op. cit., p. 17, et dans F.A. Leuchter [2], p. 148. Ces illustrations proviennent d'informations de la DEGESCH.
[167] A. Moog, W. Kapp, lettre de la société Detia Freyberg à l'auteur, Laudenbach, 11.9.1991. Selon ses porte-parole, cette firme continue les activités de la DEGESCH qui tomba sous contrôle américain après la guerre. Pour le rapport de la masse du support à la masse totale: entretien téléphonique du 10.1.1992 avec W. Kapp. L'auteur dispose en outre d'une lettre de la firme ARED qui indique, pour l'acide cyanhydrique adsorbé sur disque de carton, des durées d'évaporation allant de une à six heures selon la température pour des températures supérieures à 4*C; lettre de la société ARED à l'auteur, Linz, réf. 1991-12-30/Mag.AS-hj.
[168] S. Pinter, Mauthausen-Bericht, Beilage 3/US-Army Chemical Corps, 5.8.48.
[169] G. Peters, W. Rasch, Die Einsatzfähigkeit der Blausäure-Durchgasung bei tiefen Temperaturen, Zeitschrift für hygienische Zoologie und Schädlingsbekämpfung, 1941, 133 et sq.
[170] G. Peters, Gefahrlose Anwendung der hochgiftigen Blausäure in Entlausungskammern, Arbeitsschutz, 1942, 5 (III), 167 et sq.
[171] F. Puntigam, Raumlösungen von Entlausungsanlagen, Gesundheitsingenieur, juin 1944, 67 (6), 139-180.
[172] E. Wüstinger, Vermehrter Einsatz von Blausäure-Entlausungskammern, Gesundheitsingenieur, juillet 1944, 67 (7), 179.
[173] Pour une récapitulation plus récente: F.P. Berg, The German Delousing Chambers, Journal of Historical Review, printemps 1986, 7 (1), 73-94.
[174] Entseuchungs- und Entwesungsvorschrift für die Wehrmacht, H. Dv 194, M. Dv. Nr. 277, L. Dv. 416, Reichsdruckerei, Berlin, 1939.
[175] Richtlinien für die Anwendung von Blausäure (Zyklon) zur Ungeziefervertilgung (Entwesung), Gesundheitsanstalt des Protektorats Böhmen und Mähren, Prague, s.d.; document NI-9912 (1) du procès de Nuremberg. [Voir traduction française dans R. Faurisson, Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, La Vieille Taupe, Paris, 1980, p. 167-178 ou R. Faurisson, Réponse à Jean-Claude Pressac, Diffusion RHR, Paris, 1994, p. 83-92. -- NDT]
[176] Technische Regeln für Gefahrstoffe, TRGS 512, Begasungen, BArbBl. Nr. 10/1989, p. 72, dans: Kühn, Brett, Merkblätter Gefährlicher Arbeitsstoffe, ecomed, Landsberg, 1990.
[177] Office of Chief of Counsel for War Crimes, déposition de A. Zaun, Hambourg, 24.10.1945, document NI-11396, cité d'après U. Walendy, Auschwitz im IG-Farben-Prozeß, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho, 1981, p. 62.
[178] Office of Chief of Counsel for War Crimes, Britisches Militärgericht, procès contre B. Tesch et al., audition de C.S. Bendel, Hambourg, 2.3.1946, document NI-11953. Cité d'après U. Walendy, op. cit. [177], p. 57.
[179] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 471 et sq.
[180] Jugement du "procès d'Auschwitz" à Francfort, document 50/4 Ks 2/63, pp. 108 et sq.
[181] R. Butler, Legions of Death, Arrows Books Ltd., Londres, 1986, pp. 236 et sq.
[182] F. Oscar, Über Galgen wächst kein Gras, Erasmus-Verlag, Braunschweig, 1950, pp. 38 et sq. Voir aussi F. Utley, The High Cost of Vengeance, Henry Regnery Co., Chicago, 1949, pp. 185-200; tr. all.: Kostspielige Rache, H.H. Nölke-Verlag, Hamburg 1952.
[183] Voir spécialement les articles parus dans: New York Times, 23, 25, 29.2, 6.3, 30.7, 7.10.1948, 7.1, 2, 5.3, 5.5.1949; Chicago Daily Tribune, 23-26, 28, 29.2.1948, 12.3, 13.9.1949; Our Sunday Visitor, USA, 14.6.1959, 15; Daily News, Washington, 9.1.1949; Sunday Pictorial, Grande-Bretagne, 23.1.1949.
[184] W. Maser, Das Exempel, Blaue Aktuelle Reihe, vol. 9, Mut-Verlag, Asendorf, 1986, spécialement pp. 35, 37 et 54; id., Nürnberg-Tribunal der Sieger, Econ-Verlag, Düsseldorf, 1977.
[185] E. Kern, Meineid gegen Deutschland, Schütz, Pr. Oldendorf, 1971; E. Gauss, Vorlesungen über Zeitgeschichte, Grabert, Tübingen, 1993.
[186] J. Mendelsohn, The Holocaust, vol. 12, Garland, New York, 1982, p. 113, audition de R. Höss, 2.4.1946.
[187] Audition de Henryk Tauber le 25.5.1945, annexe 18, vol. 11 du procès Höss, cité d'après J.-C. Pressac, op. cit., pp. 489 et sq.
[188] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 93 et sq., chapitre sur le mode de construction et de fonctionnement des fours crématoires dans les camps de concentration allemands de l'époque.
[189] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 469 et sq., sur certaines déclarations des témoins C.S. Bendel, M. Nyiszli et H. Tauber.
[190] J. Loscher, H. Schumann (éd.), Militärhygiene und Feldepidemologie, Militärverlag der DDR, Berlin, 1987, p. 283.
[191] F.G. Krotov, Opyt Sovetskoj mediciny w Weli koj Otetschestwennoj Wojne 1941-1945, Uborka polej crasgenij (La pratique de la médecine soviétique dans la grande guerre patriotique 1941-1945), vol. 33: Nettoyage du champ de bataille), Moscou, 1955, pp. 236-242.
[192] Des études statistiques approfondies ont été faites sur ce sujet par: W.N. Sanning, The Dissolution of the Eastern European Jewry, Institute for Historical Review, Torrance, Californie, 1983; tr. all.: Die Auflösung des osteuropäischen Judentums, Grabert, Tübingen, 1983; W. Benz, Dimension des Völkermords, Oldenbourg, Munich, 1991.
[193] J. Bezwinska, KL Auschwitz in den Augen der SS, Verlag des Staatlichen Auschwitz-Museums, Auschwitz, 1973, pp. 135 et sq.
[194] Lettre du procureur Dressen, Office central de l'administration judiciaire du Land de Bade-Wurtemberg, Ludwigsburg, réf. 110 AR 916/89, 26.7.89 et 11.10.89.
[195] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 124 et sq., 162, 174, 177, 181, 229, 239, 379 et sq., 459-502. Voir aussi [21, 57, 66]. Pour d'autres témoignages, voir aussi [193] et E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl et al., op. cit. [44], pp. 194-239.
[196] 2 000 d'après C.S. Bendel, 3 000 d'après M. Nyiszli, voir [189].
[197] Voir notamment: Jüdische Allgemeine Wochenzeitung, 26.7.1990; Hamburger Abendblatt, 25.7.1990; Hannoversche Allgemeine Zeitung, 18.7.1990; Der Spiegel, 30/90, p. 111; Süddeutsche Zeitung, 21.9.1990; Die Tageszeitung, 18 et 19.7.1990; Vorarlberger Nachrichten, 22 et 29.8.1990. [Voir, par exemple, L'Express, 19-25 janvier 1995. -- NDT]
[198] D. Czech, Kalendarium der Ereignisse im Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau 1939-1945, Rowohlt, Reinbek, 1989.
[199] J.-C. Pressac, op. cit., p. 125.
[200] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 384-390.
[201] J.-C. Pressac, op. cit., pp. 15 et 188.
[202] Office of Chief of Counsel for War Crimes, Tribunal militaire britannique, Procès contre B. Tesch et al., Hambourg, 1-8.3.1946, Document NI-12207, cité d'après: U. Walendy, op. cit. [177], p. 83. Du reste, aucun responsable de la production du Zyklon B n'a été condamné, car aucun fait ne put être mis à leur charge: Degussa AG (éd.), Im Zeichen von Sonne und Mond, Degussa AG, Francfort-sur-le-Main, 1993, pp. 148 et sq.
[203] W. Wegner, contribution à: Seminar über die Revisionismus-Debatte, Thomas-Dehler-Stiftung, 20-22.9.1991, Nürnberg-Fischbach. Depuis peu, on constate une tendance générale à réduire, en contradiction avec les témoignages, les quantités d'acide cyanhydrique qui auraient été utilisées.
[204] J.-C. Pressac, op. cit., p. 18.
[205] Sur les durées d'exécution, voir, par exemple, outre les déclarations de R. Höss et de R. Böck: Cour d'assises de Hagen, jugement du 24.7.1970, dossier 11 Ks 1/70, p. 97 (5 minutes); Final Trial Brief of the Prosecution, d'après U. Walendy, Auschwitz im IG-Farben Prozeß, op. cit., pp. 47-50 (de 3 à 15 minutes, ce dernier chiffre dans les cas extrêmes); E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl et al., op. cit., nombreux passages (d'immédiatement à 10 minutes, plus rarement 20 minutes); J. Buszko (éd.), Auschwitz, Nazi Extermination Camp, Interpress Publishers, Varsovie 1985, en collaboration avec le Musée d'État d'Auschwitz, pp. 114 + 118 (un petit nombre de minutes); H.G. Adler, H. Langbein, E. Lingens-Reiner (éd.), Auschwitz, Europäische Verlagsanstalt, Cologne 1984, pp. 66, 80 + 200 (d'un petit nombre de minutes à 10 minutes); Hamburger Institut für Sozialforschung (éd.), Die Auschwitz-Hefte, vol. 1, Beltz Verlag, Weinheim, 1987, pp. 261 et sq. + 294 (d'immédiatement à 10 minutes).
[206] Procès-verbal de l'expertise du professeur Jagschitz, 3e au 5e jour d'audience du procès G. Honsik, 29.4, 30.4, 4.5.1992, dossiers 20e Vr 14184 et Hv 5720/90, Tribunal de grande instance, Vienne.
[207] Document PS-3868, TMI-vol. 33, pp. 275 et sq., cité d'après L. Rosenthal, "Endlösung der Judenfrage", Massenmord oder "Gaskammerlüge" ?, Verlag Darmstädter Blätter, Darmstadt, 1979.
[208] Y. Henderson, H.W. Haggard, Noxious Gases, Reinhold Publishing, New York, 1943, pp. 144-145; J.S. Haldane, J.G. Priestley, Respiration, Yale University Press, New Haven, 1935, pp. 223-224.
[209] J.-C. Pressac, op. cit., p. 16.
[210] Hauptverband der gewerblichen Berufsgenossenschaften, Atemschutz-Merkblatt, Carl Heymanns Verlag, Cologne, 10.1981.
[211] DIN 3181, partie 1, Entwurf, Atemfilter für Atemschutzgeräte. Gas- und Kombinationsfilter der Gasfilter-Typen A, B, E und K. Sicherheitstechnische Anforderungen, Prüfung, Kennzeichnung, Beuth Verlag GmbH, Berlin, mai 1987.
[212] War Department, Hydrocyanic-Acid-Gas Mask, US Government Printing Office, Washington, 1932; War Department, Technical Manual No. 3-205, US Government Printing Office, Washington, 1941.
[213] R. Queisner, Erfahrungen mit Filtereinsätzen und Gasmasken für hochgiftige Gase zur Schädlingsbekämpfung, Zeitschrift für hygienische Zoologie und Schädlingsbekämpfung, 1943, pp. 190-4.
[214] Robert F. Schmidt, Biomaschine Mensch, Piper, Munich, 1979, p. 124.
[215] Pour la toxicologie du CO, voir, par exemple: W. Forth, D. Henschler, W. Rummel, op. cit. [147], pp. 746 et sq.; une étude approfondie sur les prétendues exécutions à l'aide de CO dans d'autres camps dits d'extermination a été publiée par F.P. Berg, Journal of Historical Review, printemps 1984, 5 (1), pp. 21 et sq.; cf. W. Lüftl, Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1993, 41 (2), 13; sur les moteurs de chars utilisés à l'époque par les Soviétiques, voir: Bundesarchiv, Militärarchiv, Fribourg, Gesch.-Z.: B3-6999/Rudolf, 23.9.1992; H. Scheibert, Der russische Kampfwagen T-34 und seine Abarten, Podzun-Pallas-Verlag, Friedberg, 1988; Krauss-Maffei, Geschäftsbereich Wehrtechnik, Information Nr. 29, Kraftfahrzeugtechnik des Kampfpanzers, H. Wüst, T. Icken, tiré à part de Soldat und Technik, 7, 8, 10-12/76 et 3/77. Signalons en outre une étude où il est prouvé en détail qu'il n'y eut jamais de meurtres de masse à Treblinka, ni à l'aide de moteurs Diesel, ni autrement: T. Skowron, Amicus Curiae Brief, Polish Historical Society, 91 Strawberry Hill Avenue, Suite 1038, Stamford CT 06902, juillet 1992. Les mêmes problèmes historiques se poseraient pour des camps dont les cas sont semblables: Belzec, Sobibor et Chelmno, ainsi que, dans une certaine mesure, Majdanek.
[216] C. Mattogno, lettre à l'auteur, Rome, 26.5.1992.
[217] On peut se procurer le document vidéo sur l'enquête de F. Leuchter à Auschwitz à l'adresse suivante: Samisdat Publishers Ltd., 206 Carlton Street, Toronto, Ontario, Canada M5A-2L1.
[218] F.A. Leuchter, déclaration à la presse, Boston, 13 février 1990.
[219] Institut Pr. Jan Sehn d'expertises judiciaires, Section de toxicologie judiciaire, Cracovie, lettre à W. Wegner, s.d. (hiver 91/92), sans mention d'auteur (signature illisible), non publiée.
[220] J.-C. Pressac, op. cit., p. 514, Plan du camp de Birkenau avec numérotation des baraques.
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[dernière page de couverture]:

MAX-PLANCK-GESELLSCHAFT ZUR FÖRDERUNG DER WISSENSCHAFT E.V.

SERVICE DE PRESSE

Communiqué de presse



"Germar Rudolf, ingénieur chimiste diplômé, prépare un doctorat au Max-Planck-Institut für Festkörperforschung [Institut Max Planck pour la recherche sur les corps solides] de Stuttgart. A la demande de Maître Haj o Herrmann, avocat à Düsseldorf qui assure en justice la défense du général en retraite Otto Ernst Remer, G. a effectué au cours de ces deux dernières années une "sur la formation et la détermination des cyanures et de leurs dérivés dans les "chambres à gaz" d'Auschwitz&nbsp». Après avoir prélevé à Auschwitz un certain nombre d'échantillons de maçonnerie, les uns dans des installations pour l'épouillage des vêtements, les autres dans des chambres à gaz, G.en a fait analyser la teneur en cyanures par l'Institut Fresenius, de Francfort, sans en indiquer la provenance. Parmi les échantillons analysés, seuls ceux qui provenaient des installations pour l'épouillage des vêtements montraient des traces significatives de cyanures. Le professeur von Schnering, du Max-Planck-Institut für Festkörperforschung, directeur de thèse de Germar Rudolf, fut mis au courant de ces expériences au cours de l'été 1992. A cette époque, l 'expertise était déjà en possession de Maître Hermann et avait été communiquée , notamment, au chancelier de la République fédérale, au Conseil central des juifs d'Allemagne [Zentralblatt der Juden in Deutschland], au procureur général de la République [Generalbundesanwalt] et au ministre de la Justice".

(M.P.G., Residenzstr.1, D-Münich 8000 25.5.1993)

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"Je suis extrêmement impressionné. A ma connaissance, vous êtes, en Allemagne, le premier spécialiste à avoir fait sur ce sujet problématique une étude scientifique solide et irréprochable. Je n'hésite pas à attribuer à votre expertise un rôle de brise-glace. Il est facile d'en prévoir les conséquences politico-historiques, même si l'on ne peut pas encore évaluer leurs dimensions."

Professeur H. Diwald, 22.1.1992 (=)

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"J'ai pris connaissance [de cette expertise] avec beaucoup d'intérêt et je regrette seulement de n'avoir plus depuis longtemps "in rebus chemicis" les connaissances que je possédais lors de mon baccalauréat, il y a un demi-siècle. Mon impression est toutefois que cette expertise constitue une importante contribution à l'étude d'une question très importante, dont la solution est devenue urgente depuis le "Rapport Leuchter" [...] Il faut espérer que votre expertise ne sera pas l'objet de la tactique bien connue de la conspiration du silence mais qu'elle suscitera des réponses et des prises de position".

Professeur E.Nolte, 28.1.1992

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"Je place la réception de votre étude parmi les plus beaux moments intellectuels qu'il soit encore possible de vivre en cette époque. Comme à un bon nombre de mes collègues en histoire contemporaine, vos recherches scientifiques sérieuses m'inspirent de la joie et de la reconnaissance, surtout, bien sûr, au niveau du résultat des examens scientifiques effectués comme il convenait."

Professeur W.G. Haverbeck, 31.1.1992

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"J'ai lu votre étude dans le calme. Cela donne de l'espoir, de voir un représentant de la jeune génération entreprendre sans préjugés, avec une minutie scientifique, une évidente compétence et toute l'ouverture d'esprit désirable, l'étude approfondie d'une question mondialement débattue&nbsp! Le résultat est clair et net ! La vérité ne se laisse pas éternellement étouffer&nbsp! Je souhaite à votre travail de créer la rupture!"

Professeur E.Schlee, 1.4.1992

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"Je vous remercie pour l'aimable envoi de la nouvelle édition de votre expertise. Je souhaiterais vivement que tout ce qui est dit sur ces questions repose aussi ouvertement sur un travail long et approfondi comme le vôtre. Certes, la plus grande partie est impossible à vérifier pour le profane, mais les photographies à elles seules sont déjà fort instructives. Je vous serais reconnaissant de me faire savoir, à l'occasion, si des réactions et des prises de position se sont déjà manifestées à ce jour."

Professeur E.&nbspNolte, 6.1.1993


NOTES


1 Dokumentationszentrum des österreichischen Widerstandes, Bundesministerium für Unterricht und Kultur (éd.), Amoklauf gegen die Wirklichkeit, Vienne, 1991, pp. 36-40; original au Musée d'État d'Auschwitz.

2 F. Kadell, Die Katyn Lüge, Herbig, Munich, 1991.

3 Document émanant du SS-Wirtschafts-Verwaltungshauptamtes, Oranienburg, en date du 6.8.1942, document TMI (Tribunal militaire international) 511-USSR, cité d'après: Der Prozess gegen die Hauptkriegsverbrecher vor dem Internationalen Militärgerichtshof, Nuremberg, 1949, pp. 5531. Ce document prescrit la récupération des cheveux des détenus à partir de 20 mm.

4 J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1989.

5 J.-C. Pressac, op. cit., p. 224.

6 Audition de Henryk Tauber le 25.5.1945, annexe 18, vol. 11 du procès Höss, citée d'après J.-C. Pressac, op. cit., pp. 489 et sq.

7 J.-C. Pressac, op. cit., pp. 93 et sq., chapitre sur le mode de fonctionnement des fours crématoires installés à l'époque dans les camps de concentration allemands.

8 J.-C. Pressac, op. cit., pp. 469 et sq., sur certaines déclarations des témoins C.S. Bendel, M. Nyiszli et H. Tauber.

9 W. Lüftl, Sachverständigenbeweis versus Zeugenbeweis, Konstruktiv, décembre 1991, 166, 31 et sq.

10 Correspondance de W. Lüftl, communication personnelle à l'auteur.

11 W. Wegner, dans U. Backes, E. Jesse, R. Zitelmann (éd.), Die Schatten der Vergangenheit, Propyläen, Francfort-sur-le-Main, 1990, pp. 450 et sq.

12 Correspondance privée de l'auteur avec W. Wegner.

13 Correspondance avec l'auteur sur la publication mentionnée dans la note 38.

14 G. Wellers, Der Leuchter-Bericht über die Gaskammern von Auschwitz, Dachauer Hefte 7 (7), novembre 1991, pp. 230-241.

15 Même thèse chez J. Bailer, Der Leuchter-Bericht aus der Sicht eines Chemikers, dans: Amoklauf gegen die Wirklichkeit, Dokumentationszentrum des österreichischen Widerstandes, Bundesministerium für Unterricht und Kultur (éd.), Vienne, 1991, pp. 47-52; id., ibid., 2e éd., 1992.

16 Les durées d'exécution (en général quelques minutes) alléguées dans les témoignages mis en avant par les exterminationnistes ont été colligées par E. Lachout, Gutachten, Vienne, 11.1.1992, pp. 6 et sq.. Voir aussi l'expertise du professeur G. Jagschitz, ci-dessous.

17 J.-C. Pressac, op. cit., p. 18.

18 Voir sur cette question F.A. Leuchter, An Engineering Report on the alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek, Poland, Samisdat Publishers Ltd., Toronto, 1988; et D. Cole, Journal of Historical Review, 1993, 14 (2), 11-13.

19 J. Markiewicz, W. Gubala, J. Labedz, B. Trzcinska, Expertise, Institut Pr Jan Sehn d'expertises judiciaires, Section de toxicologie judiciaire, Cracovie, 24 septembre 1990; publié partiellement par exemple dans: Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 1991, 39 (2), 181. [Voir aussi Pierre Marais, La Contre-Expertise de Cracovie, Revue d'histoire révisionniste, n* 5, novembre 1991, pp. 143-150.]

20 J.A. Sistino, dans Pigment Handbook, vol. 1, Wiley and Sons, New York, 1974, pp. 401-7; Degussa AG, Schriftenreihe Pigmente, n* 50, Francfort-sur-le-Main, 1985; H. Ferch, H. Schäfer, Schriftenreihe Pigmente, n* 77, Degussa AG, Francfort-sur-le-Main, 1990.


21 Début du test: J.M. Kape, E.C. Mills, Trans. Inst. Met. Finish., 1958, 35, 353-384; fin du test et évaluation: ibid., 1981, 59, 35-9.

22 Institut Pr Jan Sehn d'expertises judiciaires, Cracovie, lettre à W. Wegner, s.d. (hiver 91/92), sans indication d'auteur (signature illisible), non publiée.

23 G. Jagschitz, 3e-5e jour des débats du procès Honsik, 29.4, 30.4, 4.5. 1992, doc. 20e Vr 14184 et Hv 5720/90, tribunal de première instance de Vienne. [Voir aussi Catherine Paulet, L'Expertise de Vienne, Revue d'histoire révisionniste, n* 5, novembre 91, pp. 151-156.]

24 Refus d'une aide gratuite offerte par W. Lüftl et G. Rudolf, correspondance privée.

25 J.-C. Pressac, op. cit., p. 244.

26 Communication personnelle de W. Lüftl, ingénieur diplômé.

27 J.-C. Pressac, op. cit., p. 201.

28 G. Fleming, The Auschwitz-Archives in Moscow, Jewish Quarterly, automne 1991, pp. 9-12.

29 J.-C. Pressac, op. cit., p. 367.

30 J.C. Ball, Air Photo Evidence, Auschwitz, Treblinka, Majdanek, Sobibor, Bergen Belsen, Belzec, Babi Yar, Katyn Forest, Ball Resource Services Ltd., Delta, Canada, 1992; de même J. Konieczny, The Soviets, but not the Western Allies, should have bombed the Auschwitz camp, Polish Historical Society, à l'impression.

31 Voir W. Lüftl, Holocaust (Glaube und Fakten), Vienne, octobre 1991; cf. id., Journal of Historical Review, hiver 1992-93, 12 (4), 391. Sur la destitution du président de la Chambre syndicale des ingénieurs autrichiens, W. Lüftl, voir Süddeutsche Zeitung, 14.3.1992, p. 8 et The Washington Post, 24.5.1992, p. A46.


[ 1 ] [ 2 ] [ 3 ] [ 4 ]

Pour les tableaux, les formules chimiques écrites sous forme canonique, les graphiques et les illustrations, qui dépassent nos compétences numérisatrices, les spécialistes voundront bien se reporter à la version allemande, accessible surn www.org.ou disponibles sur papier (en allemand et en français) à VHO, Posbus 60, B-2600 Berchem 2.

Traduction française de Gutachten über die Bildung und Nachweisbarkeit von Cyanidverbindungen in den "Gaskammern" von Auschwitz. (Das Rudolf Gutachten) Nous utilison la 3e édition révisée et élargie, de novembre 1992, © de Germar Rudolf, Stuttgart. Cette version française, Le Rapport Rudolf -- rapport d'expertise sur la formation et le contrôle de la présence de composés cyanurés dans les "chambres à gaz" d'Auschwitz a été diffusée en France comme numéro 4 de la revue La Vieille Taupe, 2ème année, Hiver 1996. Cet ouvrage a eu l'insigne honneur d'être interdit par un arrêté du ministre de l'Intérieur en date du 7 avril 1997 (JO du 11 avril, p. 5517) qui précise que l'ouvrage ""est un écrit étranger" et que, "par son contenu qui contribue à la propagation de la thèse négationniste de l'existence de crimes contre l'humanité, [il] fait courir un rique de trouble à l'ordre public". Précisons à ces juristes casqués qu'il n'existe aucun délit qualifiable de "négationnisme" dans le Code pénal, et que la phrase "la thèse négationniste de l'existence" relève d'un jargon qui n'a rien en commun avec la langue française et qu'on peut donc la réputer "écrit étranger", elle aussi, et donc la bannir de nos mémoires. Mais cette interdiction nous fait un devoir moral de mettre le texte sur Internet.


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