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LA MYSTIFICATION DU XXe SIÈCLE

par Arthur R. Butz


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CHAPITRE II

Les camps

Scènes d'horreur et camps d'«extermination»

Au moment de l'écroulement de l'Allemagne, au printemps 1945, il y avait longtemps qu'une campagne de propagande des Alliés prétendait avec insistance que des personnes, principalement des juifs, étaient tuées de façon systématique dans des «camps» allemands. Quand les Britanniques s'emparèrent du camp de Bergen-Belsen, dans le nord de l'Allemagne, ils trouvèrent de nombreux cadavres sans sépulture qui jonchaient le sol. Des photographies, comme l'Ill. n·10, et celle qui représente des gardiennes aux visages ingrats, comme l'Ill. n·12, furent reproduites dans le monde entier.

Je crois que c'est Belsen qui a toujours constitué la «preuve» efficace de l'«extermination» pour la propagande de masse et, aujourd'hui encore, il arrive de temps en temps que des scènes de ce genre soient brandies à titre de «preuve».

En fait, ces scènes, qui se répétèrent à divers degrés dans d'autres camps allemands, à Dachau et à Buchenwald par exemple, avaient beaucoup moins de rapport avec une «extermination» que le spectacle qu'offrait Dresde après les raids aériens des Britanniques et des Américains de février 1945, où bien davantage encore de cadavres jonchaient les rues de la ville. (1)

. Les morts de Bergen-Belsen étaient le résultat d'une perte totale de contrôle et non d'une politique délibérée. Des scènes équivalentes auraient pu aisément exister dans tout pays envahi de tous côtés par des armées ennemies, paralysé par de puissants bombardements «stratégiques» qui auraient entraîné toutes sortes de pénuries et de conditions chaotiques.

La cause principale des morts à Belsen était une épidémie de typhus. Chacun s'accorde pour reconnaître que le typhus fut une menace constante dans tous les camps allemands et dans les opérations militaires sur le front de l'Est; il existait pour cette raison une peur réelle que le typhus ne se propageât à travers l'Allemagne et c'est pourquoi on prit de vigoureuses mesures de prévention. (2) Le problème du typhus jouera un rôle extrêmement important dans notre histoire car ce n'est pas seulement à la fin de la guerre qu'il se manifesta. Les scènes rencontrées à la fin de la guerre s'expliquent par l'effondrement total de toutes les mesures de lutte contre une maladie qui avait frappé les camps de concentration allemands dès le début de la guerre. Le genre de typhus dont il est question est transmis par le pou de corps et c'est pourquoi les mesures de défense consistaient à tuer les poux dont la propagation était principalement due au trafic ferroviaire incessant avec l'Est. Ainsi, dans tous les ouvrages, sincères ou de fiction, de la «littérature des rescapés», et quel que soit le type du camp, on retrouve la même description des opérations effectuées à l'entrée d'un camp allemand: le détenu se déshabillait, on lui rasait la tête, on lui faisait prendre une douche, le revêtait de nouveaux vêtements ou des siens désinfectés. (3)

A Belsen, les ennuis avaient commencé en octobre 1944, à la suite d'un arrêt complet de ces mesures. Voici le récit d'un prisonnier politique de Belsen:

Une autre complication sérieuse résulta du fait que, dans les derniers mois, Belsen était considéré comme un Krankenlager, un camp pour malades, de sorte qu'une grande partie des personnes qui y entraient étaient déjà malades.(5) Les Britanniques ne purent pas arrêter les choses immédiatement et plus du quart de ceux qui étaient vivants lorsqu'ils prirent en charge le camp devaient périr au cours des quatre premières semaines. (6)

Malgré l'effet de propagande très efficace des scènes de Belsen, nul parmi ceux qui sont avertis des faits, très facilement disponibles, à ce sujet ne soutient que des exterminations ont eu lieu à Belsen. Le tribunal militaire britannique qui jugea le commandant, le capitaine SS Kramer, ne l'a d'ailleurs jamais accusé d'avoir dirigé un camp d'extermination à Belsen. (7) En fait, aucune personne sérieuse ne prétend aujourd'hui qu'il y ait eu des exterminations dans l'un quelconque des camps de concentration situés sur le territoire allemand; Belsen, Buchenwald, Dachau, etc., n'étaient pas des camps d'extermination. Les camps d'extermination, à savoir ceux d'Auschwitz, de Belzec, de Kulmhof (Chelmno), de Lublin (Majdanek), de Sobibor et de Treblinka, sont tous censés avoir été situés dans la Pologne occupée. (8) On affirme également que les exterminations des juifs furent effectuées en Russie par les Einsatzgruppen, au moyen de fusillades en masse ou à l'aide de «camions à gaz». De même, on soutient que les camps de Pologne ont utilisé des «chambres à gaz» qui, à l'exception de Chelmno, étaient fixes et non pas mobiles.

Ainsi, les exterminations n'eurent lieu, dit-on, que dans des endroits qui avaient été abandonnés avant d'être occupés par les Russes et non dans les camps qui fonctionnaient encore, bien que dans des conditions désastreuses, quand ils furent investis par les troupes anglo-américaines.

Bien que l'on soutienne qu'il y eut six camps d'extermination, c'est Auschwitz qui est la clé de toute l'histoire. C'est pour Auschwitz que des quantités de preuves, y compris de nature documentaire, sont fournies; ce n'est guère le cas pour les autres camps.

Comme nous le verrons plus loin, c'est à Auschwitz que Washington s'intéressa tout particulièrement longtemps avant la fin de la guerre. C'est pour cette raison qu'une bonne partie de ce livre s'intéresse, inévitablement, à l'allégation selon laquelle des juifs ont été exterminés à Auschwitz pendant la seconde guerre mondiale.

Les camps et leur finalité

Le sujet du présent ouvrage est de savoir si les Allemands ont, ou non, essayé d'exterminer les juifs européens. Il n'est pas dans nos intentions d'examiner de manière tant soit peu détaillée la question générale des brutalités de tous genres que les nazis auraient commises, ni de présenter un tableau complet du fonctionnement des camps allemands. Cependant, beaucoup de personnes ont une vision si déformée de ces camps que, puisqu'il y avait plusieurs camps à Auschwitz, il est difficile de détacher dès le début Auschwitz de notre examen en l'isolant des autres camps. C'est pourquoi il convient de dire quelques mots d'ordre général à propos des camps. L'Ill. n·23 représente une carte (frontières de janvier 1938) qui indique les emplacements de quelques uns des camps les plus fréquemment cités, ainsi que les emplacements de quelques grandes villes.

Il existait de nombreux types de camps allemands et seule une partie d'entre eux étaient appelés «camps de concentration». Il y avait treize camps de concentration allemands, chacun étant en réalité un ensemble de camps proches les uns des autres. Seuls deux des six «camps d'extermination» présumés, Auschwitz et Lublin, étaient des «camps de concentration». Un tableau des nombreux types de camps allemands, qui comprend de nombreuses prisons ordinaires, est donné par Aronéanu (p.203-251) qui dresse la liste d'environ 1400 «camps» avec leur emplacement et leurs «particularités». Bien que ce tableau donne une idée de l'étendue et de la diversité du système allemand des prisons et des camps, il contient d'importantes erreurs, comme celle qui consiste à mettre au nombre des «particularités» de Birkenau les «expériences médicales».

Le camp d'Oranienburg, près de Berlin, avait de l'importance surtout parce que c'est là que se trouvait le Service d'inspection des camps de concentration et qu'il était, de ce fait, en communication directe avec tous les camps.

Le détenu type d'un camp de concentration allemand était une personne emprisonnée après condamnation à une peine ou pour des raisons de sécurité. Il existait cinq grandes catégories de détenus, reconnaissables à l'insigne de couleur cousu sur leurs uniformes:

Vert : criminels

Rouge : prisonniers politiques (principalement communistes)

Rose : homosexuels

Noir : asociaux (vagabonds, ivrognes, etc.)

Violet : tenus pour déloyaux en raison de leurs convictions religieuses (principalement des Témoins de Jéhovah). (9)


A Auschwitz et dans d'autres camps, un triangle de la couleur appropriée était fixé sur l'uniforme. Si le prisonnier était juif, un triangle jaune était superposé sur le premier triangle, formant ainsi une étoile de David. C'est ce qu'on a appelé le «système des étoiles» d'Auschwitz.

Les conditions économiques étant ce qu'elles étaient, le gouvernement allemand fit tout ce qu'il put pour utiliser la main-d'oeuvre que représentaient les détenus des camps de concentration. Les prisonniers de guerre furent également utilisés, lorsque cette utilisation n'entrait pas en conflit avec les conventions, telles que les Allemands les interprétaient. C'est ainsi que les prisonniers de guerre russes furent abondamment utilisés, étant donné que la Russie ne respectait pas les conventions. L'emploi de prisonniers de guerre occidentaux était limité aux cas où certaines «transformations» légales en travailleurs civils étaient possibles (cf. l'exemple de nombreux prisonniers de guerre français) (10) ou aux cas où le travail n'était pas considéré comme devant être exclu des conventions, comme dans le cas de certains prisonniers de guerre britanniques employés dans certaines conditions.

Le nombre des détenus dans l'ensemble des camps de concentration allemands était d'environ 224.000 en août 1943 et 524.000 un an plus tard. (11) Ces chiffres concernent uniquement les camps désignés par les Allemands comme des camps de concentration et n'incluent pas les camps de transit ou les camps désignés sous d'autres termes, comme le ghetto de Theresienstadt, ou d'autres lieux destinés à recevoir des familles.

Dans l'ensemble, il est exact de dire qu'il n'existait pas de «camp de concentration» pour les juifs en tant que tels mais il convient de préciser le sens de cette remarque. Il faut distinguer à cet égard trois catégories distinctes de juifs.

Premièrement, une fraction de ceux qui étaient internés pour des condamnations et pour des raisons de sécurité étaient des juifs et il était naturel, dans le système national-socialiste, de les séparer des détenus «aryens». Ainsi, certaines parties des camps pouvaient, en ce sens, être considérées comme étant «pour les juifs».

En second lieu, il existait une législation spécifique sur la conscription des juifs au travail et un grand nombre de ceux qui furent sélectionnés précisément pour le travail se retrouvèrent pour cette raison dans des camps de concentration.

La troisième catégorie était celle des familles juives mais elles n'ont connu des «camps de concentration» que les Durchgangslager, camps de transit qui, parfois, étaient des camps indépendants comme Westerbork aux Pays-Bas (12) et d'autres (que nous mentionnerons), et, dans d'autres cas, étaient des blocs séparés à l'intérieur de certains camps de concentration, par exemple à Belsen, peut-être à Dachau (13) et dans d'autres (que nous mentionnerons). Comme son nom l'indique, le camp de transit servait uniquement de logement temporaire dans l'attente du transport vers une autre destination.

En plus des camps de transit, il y avait des «camps» pour certaines familles juives, comme Theresienstadt en Bohême-Moravie et d'autres, loin à l'Est, mais le terme le plus péjoratif qui pourrait leur être appliqué serait celui de «ghetto» et non celui de «camp de concentration». En outre, comme nous le verrons, à mesure que les Russes se rapprochaient sur le front de l'Est, les Allemands mirent dans des ghettos, pour des raisons de sécurité, de nombreux juifs qui étaient libres jusque là.

L'histoire complète de la situation des juifs dans les camps de tout genre sous contrôle allemand est assez compliquée. Plutôt que d'essayer de dire ici avec exactitude ce qu'était cette situation, disons que le sujet sera abordé à maints endroits du livre et que le lecteur sera en mesure de s'en forger une idée assez complète.

Il est inutile d'examiner ici le système des camps allemands dans son ensemble. Pour notre propos, il suffira d'étudier les trois camps dont il est le plus souvent question (à l'exclusion d'Auschwitz): Belsen; Buchenwald et Dachau (nombre respectif de détenus en août 1943: 3.000, 17.600 et 17.300). (14) Nous passerons ensuite à la discussion préliminaire concernant le prétendu «camp d'extermination» d'Auschwitz en Pologne.

Belsen n'eut qu'une très brève histoire. Il s'agissait à l'origine d'un camp de la Wehrmacht pour des prisonniers de guerre blessés. Vers le milieu de l'année 1943, la SS prit en charge la moitié du camp afin d'en faire, entre autres choses, un «camp d'échange», c'est-à-dire un camp de transit par où transiteraient des ressortissants étrangers et des juifs que les Allemands prévoyaient d'échanger contre des Allemands détenus à l'étranger. On ajouta également au camp de nouveaux terrains et de nouveaux bâtiments. Des juifs de Salonique, en Grèce, détenteurs de passeports espagnols, furent les premiers juifs arrivés (on espérait les envoyer en Espagne) mais ce furent les juifs hollandais qui prédominèrent par la suite (environ cinq mille). Une partie des juifs hollandais étaient là sur une base semi-permanente car il y avait parmi eux de nombreux ouvriers de l'industrie, essentielle, de la taille des diamants d'Amsterdam et c'est pourquoi leurs activités de taille des diamants avaient simplement été déménagées à Belsen. Les baraquements réservés aux juifs à Belsen formaient ce qu'on appelait le «camp de l'étoile», lequel était strictement séparé du reste du camp et fut pour l'essentiel épargné par l'épidémie de typhus des derniers mois. (15)

Les juifs hollandais furent, en particulier, fortement touchés par les déportations; les raisons en seront données plus loin. On dit que c'est à Belsen, en mars 1945, qu'Anne Frank est morte du typhus. (16) Etant donné qu'il y avait de nombreux juifs hollandais à Belsen et étant donné qu'il y avait une épidémie de typhus, il se pourrait bien que ce soit vrai. Cependant, ce n'était pas une situation caractéristique ou ordinaire pour les juifs du camp car, comme nous l'avons noté, le «camp de l'étoile» était éloigné de l'épidémie de typhus. Si le Journal d'Anne Frank est authentique, il est certainement unique en son genre. Par exemple, dès la page 2, on lit un développement sur les raisons que pouvait avoir une fillette de 13 ans de commencer un journal, puis la page 3 présente brièvement l'histoire de la famille Frank et passe ensuite rapidement en revue les mesures antisémites prises par les Allemands après l'occupation des Pays-Bas en 1940. Le reste du livre est rédigé dans la même veine historique. Quoi qu'il en soit, nul ne prétend qu'elle ait été «gazée» ou «exterminée».

L'autre partie du camp de concentration de Belsen comprenait le lot habituel de détenus et nous avons vu quel a été le sort du camp. Bergen-Belsen n'a jamais eu de fonction économique et industrielle importante, à l'exception de la taille des diamants.

Buchenwald avait une grande importance industrielle; ses camps satellites de Beuchow, Dora, Ellrich, Elsing, Gandersheim et Halberstadt existaient principalement pour les besoins d'une usine d'aviation, souterraine, qui employait l'habituelle main-d'oeuvre des camps de concentration et des étrangers en plus des travailleurs allemands ordinaires. (17) Il y avait cependant deux autres aspects: les expériences médicales menées au camp principal de Buchenwald et les activités du commandant Koch; nous avons là de parfaits exemples de la manière dont a été déformée la signification de certains faits, lorsqu'il est question de ces camps. Nous avons la chance de disposer du livre de Christopher Burney, un ancien détenu; certes, ce livre n'est pas à l'abri d'une certaine tendance à la déformation mais il contient aussi des faits ou des indications qui nous permettent de voir au-delà de la déformation. Le livre de Burney devrait montrer, à tous ceux qui lisent des ouvrages de cette sorte qui font le récit d'une «expérience personnelle», la nécessité d'établir une distinction nette et rigoureuse entre les scènes dont l'auteur affirme effectivement avoir été le témoin ou ce qu'il a vu ou entendu, d'une part, et les conclusions qu'il en a tirées ou qu'il prétend en tirer, d'autre part. Les différences sont souvent des plus considérables. Voici comment il décrit le commandant Koch:

Burney explique ensuite que, Koch étant homosexuel, sa femme avait l'habitude de se consoler avec les prisonniers, «qui étaient ensuite envoyés au crématoire», après qu'on eût prélevé les peaux qui portaient des tatouages très précieux pour la confection d'abat-jour. A cet endroit du livre de Burney, les choses semblent vraiment aller mal pour lui, surtout s'il est tatoué et si Frau Koch le rencontre mais, heureusement, tout cela s'était passé avant qu'il n'arrive, au début de 1944. Koch avait été arrêté en 1943 pour détournement de fonds et avait été remplacé par Pister, qui fut «l'un des commandants de camp de concentration les moins sévères de l'histoire», de sorte que:

L'arrestation de Koch avait, en fait, mis fin à un réseau de corruption qui s'était étendu à travers le système des camps de concentration allemands et avait entraîné le meurtre de certains détenus qui en savaient trop. Ce réseau fut découvert grâce aux efforts du juge SS Konrad Morgen. Koch fut exécuté par la SS. (19)

L'histoire des peaux tatouées provient indiscutablement du rôle joué par Buchenwald dans les expériences médicales. Comme Burney le fait remarquer, lorsqu'un détenu de Buchenwald mourait, les médecins du camp examinaient son cadavre et, s'ils trouvaient quelque chose d'intéressant, le conservaient. (20) Il est à peu près certain que la collection de spécimens anatomiques ainsi réunie fut à l'origine de la peau tatouée et de la tête humaine présentées lors du TMI comme des «pièces à conviction» relatives à des personnes «assassinées» à Buchenwald. On peut voir sur l'Ill. n·32 ce qui constitue probablement la plus grande partie de la collection. La tête est représentée normalement, sans aucune explication, en compagnie d'un savon (Ill. n·24) qui aurait été fabriqué à partir de cadavres humains. Ce savon fut présenté à titre de preuve par les Russes qui, quand ils apprirent qu'il allait y avoir un procès, se mirent manifestement à lire ce dont les Allemands avaient été accusés au cours de la première guerre mondiale. (21) Au moment où le TMI était en train de «révéler» l'existence de la peau tatouée découverte à Buchenwald, une déposition officielle fut faite en ces termes:

Mme Koch fut reconnue coupable de ces crimes lors de son procès devant un tribunal militaire américain. Mais, en 1948, le gouverneur militaire de la zone américaine, le général Lucius Clay, révisa son affaire et déclara que, malgré les témoignages présentés à son procès, Frau Koch n'avait rien à voir avec les abat-jour et les autres objets qui avaient été «découverts» (c'est-à-dire placés à dessein) dans la maison du commandant de Buchenwald, au moment de la capture du camp en 1945. La première raison était qu'elle n'y avait pas vécu depuis l'arrestation de son mari, et sa propre arrestation, en 1943. En outre, son «journal de famille», qu'on disait relié en peau humaine et qui constituait l'une des principales pièces à conviction contre elle, ne fut jamais retrouvé et n'avait manifestement jamais existé. Clay commua donc sa condamnation à vie en quatre années d'emprisonnement, pour des brutalités de type ordinaire.

Ce qui arriva après la commutation de la peine fournit l'un des nombreux épisodes qui, avec les révélations faites en 1948 et 1949 au sujet de ce qui s'était passé lors des «procès» de Dachau, mettent en évidence de façon tout à fait saisissante l'absence de respect des lois qui régnait dans les procès pour crimes de guerre. Le rabbin Wise et d'autres personnages influents protestèrent si vigoureusement contre la commutation qu'il y eut une enquête du Sénat sur cette affaire, dont la conclusion fut la suivante:

Cette distinction entre des crimes commis contre des Allemands et des crimes commis contre des non-Allemands était un argument spécieux fabriqué pour la circonstance. Non seulement les affaires de crimes présumés contre des juifs allemands avaient toujours été de la compétence des tribunaux américains ayant à juger des crimes de guerre, mais la distinction n'était de toute façon pas pertinente car la commutation de la peine d'Ilse Koch par Clay s'appuyait sur la conclusion qu'elle n'était pas coupable des principales charges qui pesaient sur elle et qui concernaient les abat-jour et autres objets semblables, indépendamment de la nationalité des victimes présumées. Clay ne modifia pas son attitude tout au long de la longue controverse publique sur les efforts déployés afin de rejuger Madame Koch, essentiellement pour les mêmes chefs d'inculpation, controverse qui, selon le New York Times, «a secoué les Etats-Unis et l'Europe». Clay maintint fermement sa décision dans l'affaire Ilse Koch et expliqua que:

Malgré cette attitude énergique de la part du gouverneur militaire américain, des pressions venant des Etats-Unis amenèrent les autorités allemandes à agir contre Madame Koch après qu'elle eut été libérée par les Américains en octobre 1949. Elle fut une nouvelle fois jugée pour les fameux «abat-jour». Bien que la défense ait été en mesure de prouver que les dépositions de deux des témoins à charge contredisaient des déclarations faites lors de procès antérieurs, obligeant ainsi le tribunal allemand à supprimer ces témoignages du dossier, Ilse Koch fut reconnue coupable et condamnée à la détention à perpétuité. Elle se pendit dans sa cellule en 1967. (23)

Burney rapporte pour Buchenwald des scènes semblables à celles de Belsen, mais principalement parmi les prisonniers qui arrivaient, évacués d'endroits situés plus à l'est, dans les dernières semaines chaotiques. Voilà pour Buchenwald. (24)

 

Dachau était l'un des plus anciens camps de concentration nazis et recevait surtout des prisonniers politiques autrichiens, des prêtres catholiques (internés pour des raisons que nous n'avons pas besoin d'examiner ici) et des personnes de toutes sortes, âgées et partiellement aptes au travail. Le camp avait également son groupe de criminels ordinaires. Le travail se faisait principalement dans des usines à l'extérieur du camp mais une plantation d'herbes médicinales était en voie de réalisation dans le camp et certains prisonniers travaillaient à l'assèchement des marais. (25)

Il n'est pas inutile d'approfondir ici la manière dont, à la fin de la guerre et immédiatement après, Dachau fut présenté comme un camp d'extermination avec des chambres à gaz. En montrant que de tels événements ne se sont jamais produits à Dachau, nous ne contredisons pas, bien entendu, la version qui est proposée à présent par les tenants de la légende de l'extermination, qui n'utilisent pas Dachau sous ce rapport et bâtissent leur histoire autour des camps de Pologne, Auschwitz occupant une place centrale à cet égard. L'intérêt qu'il y a à explorer ces détails relatifs à Dachau, c'est qu'ils réduisent à néant la crédibilité des forces d'occupation américaines. La propagande américaine avait soutenu que des exterminations avaient eu lieu dans les camps situés sur le sol allemand et Dachau fut le principal camp capturé par les Américains (Buchenwald fut plus tard livré aux Russes). On s'efforça donc de déformer et de dénaturer ce qui s'était passé dans le camp de Dachau. Lorsque le lecteur aura saisi la nature grossière et maladroite de cet effort et le caractère grotesque des «preuves» avancées, il sera tout à fait prêt à nous suivre lorsque nous analyserons la partie centrale de la mystification, à savoir le mensonge d'Auschwitz.

Les conditions qui régnaient dans les camps avaient contraint en mars 1945 le gouvernement allemand à prendre le contre-pied de la politique suivie précédemment et qui avait consisté à exclure totalement le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) des camps de concentration (les conventions existantes protégeaient les prisonniers de guerre, mais pas les détenus des camps de concentration). Le 29 mars 1945, le général SS Kaltenbrunner autorisa le CICR à placer un délégué dans chaque camp pour assurer la distribution de vivres et de médicaments, à la condition que les délégués y restassent jusqu'à la fin de la guerre. (26) Le CICR organisa des transports de vivres par la route (l'utilisation des chemins de fer étant exclue) mais leur efficacité dépendit, dans une certaine mesure, de l'attitude de chaque commandant de camp. Ainsi, l'accueil à Mauthausen, les 23 et 30 avril, fut tout d'abord négatif: le lieutenant-colonel SS Ziereis prétendit n'avoir pas eu connaissance de l'ordre de Kaltenbrunner. (27)

A Dachau, le CICR avait reçu un accueil plutôt bienveillant le 27 avril -- après une certaine froideur le 26 avril -- et un délégué fut autorisé à s'installer dans le camp. Le dimanche 29 avril, on constata que la plupart des officiers allemands, des gardiens et des membres du personnel du camp avaient fui et que le commandement effectif du camp avait échu à un certain Wickert, lieutenant SS, qui avait également l'intention de s'enfuir avec les gardiens qui étaient restés. En raison des multiples dangers qu'aurait pu entraînés cet abandon, notamment la violence exercée par des prisonniers contre les civils allemands de la région et la diffusion d'épidémies, le délégué persuada Wickert de rester. Ils parvinrent à un accord concernant la reddition du camp, que le délégué s'efforcerait de son mieux de faire respecter. Tout d'abord, les gardes resteraient dans les miradors pour empêcher l'évasion de prisonniers. Ensuite, les soldats qui ne seraient pas de garde se rassembleraient, sans armes, dans l'une des cours. Enfin, la garnison serait autorisée à rejoindre ses propres positions, après le transfert du camp aux Américains.

Le délégué du CICR attacha alors une serviette blanche à un manche à balai et, emmenant un officier allemand avec lui, quitta le camp à la recherche des Américains. Au bout d'un certain temps, ils rencontrèrent une unité motorisée américaine et le délégué se présenta au général américain, qui n'est pas nommé dans le rapport du délégué. Celui-ci, apprenant l'identité de ses nouveaux hôtes, demanda immédiatement au délégué et à l'officier allemand de les accompagner dans le but de prendre, au camp, quelques photos pour la presse, en particulier d'un train rempli de cadavres. Bien qu'il ait été au camp depuis deux jours, le délégué de la Croix Rouge était apparemment trop occupé pour entendre parler de ce train et c'est de la bouche du général qu'il apprit son existence.

Sa mission ayant été ainsi définie, la colonne se mit en route en direction du camp. Au cours du trajet, le délégué demanda à un certain major Every de communiquer au général l'accord qui avait été conclu pour le transfert du camp mais cette tentative pour entrer en rapport avec le général échoua.

En arrivant au camp, ils constatèrent que d'autres Américains étaient déjà sur place, que les gardes avaient été remplacés et que la totalité des Allemands s'étaient rendus. Les détenus étaient très indisciplinés et certains étaient armés; des coups de feu furent tirés sur des gardes SS et il y eut des morts des deux côtés. Le délégué parvint finalement à présenter au général le plan pour le transfert du camp. Le général donna son approbation au plan mais les prisonniers allemands ne furent pas autorisés à partir et nombreux furent ceux qui subirent des sévices aux mains de détenus avides de vengeance. Les Américains désarmèrent le plus grand nombre possible de détenus mais cela ne mit pas fin aux désordres. Certains détenus embrassaient les soldats américains tandis que d'autres arrachaient les clôtures de fil de fer barbelé et s'échappaient. Des coups de feu furent tirés par les Américains au-dessus de la tête des détenus et on parvint enfin à un calme précaire vers 10 h du soir. Il y eut cependant des coups de feu tirés au cours de la nuit. Le lendemain 30 avril, il fut possible d'assurer un ravitaillement convenable et le jour suivant, le mardi 1 er mai, des membres de la délégation du CICR arrivèrent et, selon le délégué, allèrent voir non seulement les tas de cadavres mais visitèrent «également la chambre d'exécution, la chambre à gaz, les fours crématoires, etc.». (28)

Ce qui précède est un résumé du rapport du délégué de la Croix Rouge. Il ne contient pas d'affirmations semblables à celles qui furent plus tard avancées, indépendamment l'une de l'autre, par les anciens détenus Fr. Lenz et Nerin E. Gun, qui prétendent tous les deux que les Américains, à leur arrivée au camp, se mirent à tuer tous les gardes SS qu'ils rencontrèrent (ce qui est sans aucun doute une exagération). Gun soutient que cette ligne de conduite s'étendit même aux chiens dans leur chenil tandis que Lenz affirme que le général américain ordonna de bombarder pendant deux heures la ville de Dachau, qui était sans défense (on parvint finalement à l'en dissuader), en représailles pour les cadavres qui avaient été découverts un peu partout. (29) S'il existe dans ces allégations un élément de vérité, le délégué du CICR a commis une sérieuse omission dans son rapport.

Il est très important de se rendre compte de ce à quoi faisait allusion le délégué de la Croix Rouge en parlant de la «chambre à gaz» dans son rapport. Le ton de ce rapport est ironique et méprisant en divers endroits car son auteur, se tenant sur la défensive, était conscient de toutes les sottises auxquelles la presse donnait une circulation massive. Ainsi, il note, à propos des cadavres découverts sur le train à Dachau, que «beaucoup d'entre ces hommes avaient été tués tandis que d'autres étaient probablement morts de faim». De même, alors qu'il se fait un plaisir de citer les noms du lieutenant Wickert, du major Every et d'autres personnes, il refuse de mentionner le nom du commandant américain (Linden ou Patek, semble-t-il), qu'il se contente d'appeler «le général».

Il y avait deux types de pièces qui furent qualifiées de chambres à gaz par la propagande américaine après la capture du camp et Gun reproduit les photographies qui s'y rapportent. Voyez ici les Ill. n·16 et 22. La première montre une salle de douches ordinaire que les propagandistes américains eurent l'audace de présenter comme une chambre à gaz camouflée en salle de douches. L'Ill. n·19 montre l'entrée de ce Brausebad («bain-douche»).

Le second type de pièce qualifiée de chambre à gaz était vraiment une chambre à gaz et nous en voyons la porte sur la photographie de l'Ill. No 22. Il semble certain que cette porte est authentique et n'a pas été fabriquée pour la propagande. Pour voir de quoi il s'agit, examinons l'Ill. No13. Sur la gauche, on peut apercevoir cette même porte et, près de la porte, un tas de vêtements sales appartenant aux prisonniers. Cette «chambre à gaz» était manifestement une chambre pour la désinfection des vêtements. Une installation de ce genre était nécessaire et existait dans tous les camps de concentration allemands. L'intérieur de la pièce de désinfection est reproduite sur l'Ill. No 6.

Le bâtiment de l'Ill. No 13 comprenait des chambres de désinfection, la salle de douche de l'Ill. No 16 et les crématoires de l'Ill. No 17. Ce bâtiment a été conservé et les touristes le visitent régulièrement. Il est éloigné de la partie principale du camp et situé à un endroit relativement isolé. Il était parfaitement logique d'installer la chambre de désinfection et le crématoire de façon à ce que les détenus ne se retrouvent pas trop fréquemment en contact avec ces installations (pour des raisons d'hygiène, en ce qui concerne la chambre de désinfection, et pour une question de moral, en ce qui concerne le crématoire). La douche était manifestement nécessaire pour désinfecter les personnes qui travaillaient dans ce bâtiment avant qu'elles retournent dans la partie principale du camp. Je ne sais pas si cette douche servait également aux prisonniers qui arrivaient dans le camp ou s'il existait dans ce but des douches séparées. Comme le suggère l'Ill. No 16, et comme cela est confirmé par les ouvrages sur le sujet, c'était presque toujours la salle de douche, de préférence à la chambre de désinfection, qui servait de «chambre à gaz» pour la propagande. (30) La chambre de désinfection était probablement considérée comme trop petite pour qu'on puisse la présenter comme une chambre à gaz ayant servi à l'assassinat d'innombrables victimes.

Naturellement, lors des «procès pour crimes de guerre», des témoins vinrent affirmer à la barre l'existence de gazages à Dachau (par exemple Franz Blaha, témoin du TMI, qui parla également de peaux tatouées, comme à Buchenwald (31)). Bien entendu, on prétendait toujours que les personnes dont les cadavres avaient été trouvés dans le camp lors de sa capture, en particulier ceux du train, avaient été assassinées.

Le nombre de cadavres du train de Dachau était d'environ 500. Il n'était pas inhabituel de trouver des morts dans les trains en Allemagne vers la fin de la guerre, y compris dans des trains de voyageurs ordinaires. En janvier 1945, on découvrit 800 Allemands, morts de froid, dans un train qui était arrivé à Berlin. (32) Le système ferroviaire allemand était totalement désorganisé et les conditions qui régnaient en avril 1945 sont difficiles à imaginer; il faudrait néanmoins tenter de replacer certains de ces trains remplis de cadavres dans le contexte de l'époque. On peut également penser à l'état dans lequel pouvaient se trouver les personnes au moment où elles commençaient leur voyage dans ces trains. Il est parfaitement possible que le commandant-type de camp de concentration, à qui on avait donné l'ordre, qu'il jugeait aberrant, de «transférer» un nombre n de détenus au camp x, se soit dit que mettre dans un train ceux qui étaient à moitié morts avait le double mérite de faire baisser le nombre des morts et de se débarrasser de certains des mourants. Ce genre de problèmes ne présente cependant pas ici un intérêt essentiel ou central.

La vérité à propos de Dachau ne fut pas longue à se faire jour mais elle ne bénéficia pas d'une large publicité. Les causes des décès des cadavres qui furent découverts dans le camp après sa capture ont été décrites dans une publication de 1948 de l'American Association for the Advancement of Science. Au fur et à mesure de son avance en Allemagne, l'armée américaine rencontrait le genre de conditions que ses services de santé avaient prévues et pour lesquelles ils avaient préparé des contre-mesures:

«L'Allemagne offrait, pendant les mois d'avril et de mai un épouvantable spectacle, un mélange de gens faisant route dans un sens ou dans l'autre, sans foyer, souvent affamés et véhiculant avec eux les germes du typhus ... Plus on découvrait de territoire, plus grand était le nombre de cas rapportés; l'Allemagne occidentale, dans la zone de l'armée américaine, était assez uniformément envahie par le typhus. Assurément, il y avait des groupes humains fortement touchés et d'autres qui l'étaient faiblement. Il y avait une grande accumulation de cas dans les camps de concentration et dans les prisons et dans de petites collectivités voisines.

Il n'est pas surprenant que Dachau ait connu une situation catastrophique très similaire à celle de Belsen. Depuis le début de 1945, on estime qu'il y eut quinze mille décès de prisonniers dus au typhus, principalement dans les deux derniers mois. (34)

Les Américains placèrent le camp sous leur autorité et l'utilisèrent, comme nous l'avons vu, pour leur armée et comme centre pour les «procès pour crimes de guerre». Stephen S. Pinter, un avocat américain, qui y fut en poste et qui désapprouvait manifestement ce qui s'y était passé au nom des Etats-Unis, écrivait en 1959:

En 1960, l'Institut für Zeitgeschichte de Munich, «parangon de l'hostilité et de la résistance au nazisme», déclara que

«La chambre à gaz de Dachau n'a jamais été complètement terminée et mise "en service" ... L'anéantissement massif des juifs par le gaz commença en 1941-1942 et n'eut lieu qu'en de rares points choisis à cet effet et pourvus d'installations techniques adéquates, avant tout en territoire polonais occupé (mais nulle part dans l'Ancien Reich)...» (36)

Tel est pour l'essentiel le mythe de Dachau tel qu'il existe aujourd'hui. Au cours de l'été 1973, dans les renseignements fournis aux touristes visitant Dachau, la chambre de désinfection est correctement présentée comme telle, sans qu'on essaye de la faire passer pour une chambre à gaz destinée à l'extermination. En ce qui concerne la salle de douche, le prospectus expliquait que:

«Cette chambre à gaz, camouflée en salle de douches, n'a pas été utilisée. Les prisonniers sélectionnés pour le gazage étaient emmenés au château de Hartheim, près de Linz (en Autriche) ou dans d'autres camps.»

Voilà pour Dachau. Un examen minutieux était nécessaire afin d'évaluer la crédibilité générale de la propagande américaine.

 

Le rôle industriel d'Auschwitz

Les camps d'Auschwitz faisaient, bien entendu, partie du même système de camps de concentration que les camps dont nous venons de parler. Néanmoins, les opérations regroupées sous le terme d'«Auschwitz» étaient réellement uniques, à divers égards. C'est si vrai qu'il est nécessaire, pour bien comprendre le rôle d'Auschwitz, de remonter en arrière. Il est, hélas, également nécessaire d'aborder des questions qui pourront sembler au départ excessivement techniques.

La cause principale de la défaite allemande en 1918 avait été la pénurie provoquée, avant tout, par le blocus britannique. Le manque de pétrole et de caoutchouc avait peu à peu paralysé l'armée tandis qu'un état de quasi-famine en Allemagne avait rendu la situation politique intérieure incertaine et instable. L'Allemagne capitula, victime, entre autres choses, de la première «crise énergétique» du vingtième siècle.

L'industrie chimique allemande s'était, bien entendu, rendu compte de l'extrême vulnérabilité de l'Allemagne, pendant la guerre, en ce qui concerne les matières premières et, après la guerre, la popularité de la notion d'«autarcie», qui consiste à ne pas compter sur les importations ou sur une aide étrangère, s'appuya sur l'expérience de la guerre. Les seules matières premières qui nous intéressent ici sont le pétrole et le caoutchouc, pour ainsi dire inexistants en Allemagne. En Europe, seule la Roumanie disposait de ressources importantes de pétrole et, nulle part en Europe, il n'existait de caoutchouc naturel. En revanche, il existait d'immenses réserves de charbon en Allemagne et ailleurs en Europe.

En 1918, il existait six sociétés dans le domaine de la chimie industrielle qui fusionnèrent en 1925 pour donner I.G. Farben. La principale d'entre elles, la Badische Anilin und Soda Fabrik, de Ludwigshafen, avait lancé un programme de recherches, dès le début de la grande guerre, pour trouver le moyen de produire du caoutchouc et du pétrole synthétiques à partir du charbon. Ces recherches se poursuivirent après la formation d'I.G Farben et également après l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933. Le gouvernement nazi adopta bientôt une politique de subventions de ces travaux, orientés dans une perspective autarcique. (37)

. C'est pourquoi, en raison des aides du gouvernement, du besoin réel de produits de synthèse et de la position scientifique et technologique de pointe occupée par les Allemands à l'époque, en particulier dans la chimie et ses applications industrielles, l'Allemagne était considérablement en avance sur le reste du monde dans ces domaines.

Le pétrole synthétique constituait de loin le plus facile des deux problèmes à résoudre. Le charbon est composé principalement de carbone; le principe général est que du charbon traité avec de l'hydrogène, à des pressions et à des températures élevées (c'est l'«hydrogénation»), donnait du pétrole. A partir de ce pétrole, on pouvait obtenir la gamme habituelle de produits chimiques: colorants, explosifs, médicaments, etc. Une autre phase de l'hydrogénation produisait de l'essence. L'idée était simple à la base, bien que le procédé en soi fût coûteux, et l'on comprend que les recherches aient surtout consisté à trouver les catalyseurs les plus efficaces. Il y avait, pendant la seconde guerre mondiale, de nombreuses usines de fabrication de pétrole synthétique en Allemagne et dans les pays voisins; elles produisaient environ 75% du pétrole utilisé par les Allemands, le reste venant surtout de Roumanie. (38)

Il en allait autrement pour le caoutchouc synthétique et les problèmes techniques pour la mise au point d'un caoutchouc synthétique suffisamment économique et qui fût adapté aux pneus étaient extrêmement difficiles à résoudre et ce n'est que vers le commencement de la guerre qu'on put véritablement les surmonter.

Les étapes essentielles dans la fabrication du caoutchouc sont d'abord la création de longues chaînes de molécules -- la polymérisation -- et le croisement entre ces chaînes en divers endroits -- la vulcanisation. Il fallait une molécule qui soit propre à la polymérisation et à la vulcanisation et l'on découvrit que le butadiène convenait particulièrement. Vers la fin des années vingt, on avait découvert que le sodium était un excellent catalyseur pour la polymérisation du butadiène, et c'est pourquoi le caoutchouc synthétique fabriqué à partir du butadiène, avec du sodium (Na) comme catalyseur, fut appelé «bu-na». Le sodium avait été abandonné à partir de 1935 mais le terme «buna» était resté. En remplaçant 25 pour cent du butadiène par du styrène, on obtint le caoutchouc «buna-S», lequel convenait particulièrement pour les pneus. (39)

La toute première usine allemande, et la plus grande, à produire le buna-S fut l'usine de Schkopau, commencée en 1937 et achevée en 1939. Elle avait une capacité de production de 6.000 tonnes par mois. La construction d'une seconde usine fut lancée à Huels en 1938; cette usine entra en service en août 1940 avec une capacité de 4.000 tonnes par mois. On commença la construction d'une troisième usine en janvier 1941 à Ludwigshafen, siège du centre de recherches de Farben, et elle commença à produire du buna à partir de mars 1943; sa capacité était de 2.500 tonnes par mois. La construction de la quatrième usine, à Auschwitz, démarra en 1941. Elle était conçue pour produire 3.000 tonnes par mois.

Pendant toute la construction de ces usines, les recherches concernant de nouveaux procédés se poursuivirent et les différences entre les procédés de fabrication utilisés dans les quatre usines en étaient le reflet. Tout partait du charbon mais, à Schkopau, le butadiène était produit par une chaîne classique carbure de calcium-acétylène-butadiène; à Huels, la phase du carbure de calcium était remplacée par une opération utilisant des gaz d'hydrocarbures. A Ludwigshafen, on revint à la chaîne classique mais en introduisant le procédé Reppe, supérieur, pour la phase de l'acétylène-butadiène. L'usine de buna d'Auschwitz utilisait également une version de la chaîne classique. (40)

La raison pour laquelle Auschwitz apparaît dans ce contexte est très simple: Auschwitz était un énorme complexe industriel.

Quand l'Allemagne annexa une grande partie de la Pologne, après le partage de ce pays en 1939 par l'Allemagne et la Russie, elle entra en possession des grands bassins houillers de la Haute-Silésie. Il fut naturellement décidé de les exploiter et l'on étudia les possibilités d'y installer une usine d'hydrogénation et de fabrication du buna. L'on constata que la petite ville d'«Oswiecim» (13.000 habitants), en allemand «Auschwitz» (un ancien duché de l'Empire des Habsbourg avant la première guerre mondiale), était située de manière idéale car les trois rivières qui y confluaient pouvaient fournir l'énergie nécessaire tandis qu'il existait également une quatrième rivière à proximité pour l'évacuation des déchets. En outre, Auschwitz se trouvait à la lisière sud des bassins houillers de Silésie, la région minière autour de Kattowitz (Katowice). (41)

Au début de 1941, la décision fut prise de construire une usine d'hydrogénation et de fabrication de buna à Auschwitz avec de la main-d'oeuvre libre et avec celle de prisonniers. Par un pur hasard, il y avait déjà près de la ville un camp pour les partisans prisonniers de guerre, qui comptait sept mille prisonniers (il s'agissait d'une ancienne caserne d'artillerie polonaise); ce camp devint l'embryon de l'expansion future, par agrandissement et par la construction de camps supplémentaires. Il fut rapidement transformé en un camp pour prisonniers politiques astreints au travail et il le demeura jusqu'au bout. Il est habituellement désigné sous le nom d'Auschwitz I. On utilise parfois également les termes de «camp principal», Hauptlager et Stammlager. (42)

Au cours de l'année 1941, on avait commencé à construire un second camp, Auschwitz II, appelé généralement Birkenau. Il se trouvait à environ deux kilomètres au nord-ouest d'Auschwitz I et ce devait être, initialement, un camp de prisonniers de guerre. Une partie en fut achevée en avril 1942 et ce furent des prisonniers de guerre russes qui participèrent à la construction du camp. Nous étudierons en détail quelles étaient ses fonctions.

On fit partir quelque quatre mille juifs de la ville d'Auschwitz vers une autre ville afin de faire de la place aux travailleurs libres des diverses industries. Le 16 novembre 1941 on décida la construction d'un troisième camp, appelé en général Monowitz, à 4,8 km à l'est de la ville et proche de l'usine d'I.G. Farben, pour loger la main-d'oeuvre qui travaillait à la construction de l'usine et celle qui y travaillait déjà. On utilisa de nouveau des prisonniers de guerre russes pour construire le camp. (43). On peut voir sur l'Ill. No 5 les emplacements de ces trois camps. (44)

Il y avait également un large nombre de camps plus petits aux environs, la plupart dans un rayon de 40 km. Ces «camps extérieurs», dont Raisko et Harmense étaient relativement proches, étaient gérés par l'administration du camp d'Auschwitz. On en a dénombré de treize à trente-neuf, selon la définition qu'on donne au mot camp. Les camps plus petits ou extérieurs étaient destinés surtout à ceux qui travaillaient aux cinq hauts fourneaux ou dans les cinq mines de charbon. Monowitz et l'ensemble de tous les camps extérieurs sont parfois désignés sous le nom d'Auschwitz. L'ensemble de tous les camps, Auschwitz I, Birkenau (Auschwitz II) et Auschwitz III, ainsi que les industries qui employaient les détenus, est habituellement désigné sous le terme général d'«Auschwitz». (45)

Les prisonniers d'Auschwitz III n'avaient rien d'exceptionnel si ce n'est qu'il y avait parmi eux un nombre important de prisonniers de guerre britanniques. (46) Selon le jugement du TMN, l'emploi de prisonniers de guerre britanniques n'était pas contraire à la convention de Genève car la destination finale de l'usine de buna était pacifique. (47) La Croix-Rouge était apparemment du même avis car, tout en étant informée avec précision de la situation, elle ne mentionna pas l'emploi de prisonniers de guerre britanniques dans son rapport ultérieur sur les problèmes qu'elle avait rencontrés au cours de la guerre concernant l'emploi de prisonniers de guerre britanniques dans des travaux ayant trait à la guerre. (48)

Les effectifs ordinaires des camps étaient de vingt mille pour Auschwitz I, de trente-cinq mille pour Birkenau (dont 30 à 60% de femmes) et de quinze mille pour Auschwitz III. Auschwitz était de loin le plus vaste complexe de camps de concentration du système allemand; en août 1943, Sachsenhausen se classait au second rang avec vingt-six mille cinq cents détenus. (49) . Il y avait également de nombreux ouvriers libres qui travaillaient et vivaient dans la région. Par exemple, moins de trente pour cent des ouvriers de l'usine d'I.G. Farben appartenaient à la catégorie des prisonniers, plus de la moitié étaient des ouvriers étrangers libres qui s'étaient engagés volontairement pour le travail et le restant, environ vingt pour cent, était des employés allemands ordinaires. (50)

Auschwitz I était le centre administratif de tous les services de la SS d'Auschwitz qui s'occupaient de la garde, de la nourriture, de l'habillement, du logement, des distractions et de la discipline parmi les détenus ainsi que des services de santé qui leur étaient destinés. La norme pour les heures de travail à Auschwitz était la même que pour les autres camps de concentration allemands: onze heures par jour, six jours par semaine, avec un surcroît de travail les dimanches matin en cas d'«urgence». (51) Il y avait à Auschwitz diverses activités de divertissement: concerts, music-hall, cinéma et compétitions d'athlétisme. Il y avait même un bordel pour les prisonniers dont les prostituées étaient des professionnelles recrutées à cette fin. (52) Nous reparlerons plus loin des services de santé.

Le fait que la SS ait fourni des services aussi étendus signifie naturellement que les compagnies utilisant le travail des prisonniers les «louaient» à la SS; le tarif ordinaire semble avoir été de quatre à six marks par jour et plus, (53) soit un à un dollar et demi. Les prisonniers constituaient ainsi la base de l'empire bureaucratique et économique de Himmler et cette ressource, ajoutée aux fonctions annexes concernant la nourriture, l'habillement, etc., était, en conséquence, jalousement gardée. I.G. Farben avait eu néanmoins assez d'entregent pour obtenir un arrangement spécial pour les prisonniers de Monowitz. On lui accorda de s'occuper entièrement du soin des prisonniers et, dès lors, les versements d'argent à la SS diminuèrent. Il en résulta les querelles auxquelles on pouvait s'attendre entre la SS et I.G. Farben. La SS se plaignit de ce que les détenus étaient battus et subissaient d'autres mauvais traitements, évoquant les médiocres conditions d'hygiène de l'hôpital de Monowitz. Aussi, quand le cinquième des détenus qui avaient été immatriculés dans cet hôpital fut envoyé à Birkenau, les crédits consacrés à leurs soins par l'I.G. Farben cessèrent immédiatement et la SS en devint responsable, elle qui, déjà touchée dans son orgueil de n'avoir pu bénéficier de ses droits d'usage concernant les prisonniers aptes au travail, fut exaspérée de ne recevoir en retour que les inaptes de Monowitz. La SS demanda donc que l'hôpital de Monowitz, qui ne contenait que trois cents lits, fût agrandi mais, bien entendu, la réponse fut que «s'ils ne sont pas assez robustes pour travailler, ils n'ont pas leur place dans l'usine». (54)

Birkenau, comme Auschwitz I, devait fournir de la main-d'oeuvre à I.G. Farben et à ses sous-traitants. Il alimentait également en main-d'oeuvre d'autres entreprises comme la fabrique de fusées d'obus de Krupp et l'usine électrique de Siemens. De plus, les détenus déblayaient les bâtiments démolis, asséchaient des terres marécageuses, construisaient des routes, cultivaient des plantes spéciales (Raisko), édifiaient et exploitaient une ferme modèle (Harmense), travaillaient à la confection de vêtements, etc.. (55) Ainsi que nous le verrons, Birkenau avait d'autres fonctions. Il nous faudra examiner en particulier l'allégation selon laquelle on appliquait à Birkenau un programme de meurtres en masse des juifs à l'aide de chambres à gaz, les juifs ayant été acheminés à Auschwitz principalement dans ce but. (56)

Les chiffres approximatifs qui ont été donnés plus haut concernant les effectifs des camps ne l'ont été qu'à titre d'exemple; en réalité, la population de Birkenau a connu de considérables variations et le camp de Birkenau ne fut, en outre, jamais achevé. Il semble qu'on avait prévu de loger deux cents mille prisonniers à Birkenau tandis qu'Auschwitz I se serait agrandi pour pouvoir en accueillir environ trente mille, puis se serait stabilisé. (57) Ainsi, c'est en raison de son ancienneté et également parce que les services de l'administration SS d'Auschwitz y étaient installés, qu'Auschwitz I était véritablement le «camp-mère». Birkenau, cependant, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des activités d'Auschwitz, était manifestement destiné à être le «principal camp» en termes de capacités de logement pour les détenus.

Alors que la région d'Auschwitz-Kattowitz était idéale d'un point de vue technique, d'un point de vue humain elle était exécrable. Le sol était extrêmement plat sans évacuation des eaux; il était parsemé de marécages qui empoisonnaient l'air et rendaient la région continuellement boueuse. La malaria et le typhus constituaient des dangers naturels qui n'étaient pas dûs à la guerre mais elle aggrava les choses. On a dit que «les wagons étaient désinfectés après chaque transport de prisonniers ou de leurs habits». (58)

Après 1942, l'usine d'hydrogénation d'Auschwitz produisit du pétrole et de l'essence et d'autres produits chimiques mais lorsque le camp fut évacué en janvier 1945, elle n'avait pas encore obtenu de buna; elle en était seulement à la production d'acétaldéhyde à partir de l'acétylène. (59 ) Cette relative lenteur dans la construction de l'usine fut certainement imputable au caractère sous-industrialisé de la région, à l'emploi de prisonniers comme main-d'oeuvre et au mauvais état de santé de nombreux détenus; ce dernier point eut d'autres implications que nous examinerons au moment opportun.

Je ne sais pas si l'usine de buna d'Auschwitz devait être, pour l'essentiel, identique à celle de Ludwigshafen, ou si elle devait en être une version améliorée, ou si elle devait représenter une nouvelle génération dans la construction d'usines de buna. Si elle avait été achevée, il n'y aurait pas eu, dans le monde, à ce moment-là, d'usine de caoutchouc synthétique plus avancée.



NOTES

1 / . Veale, p . 133-136; Martin, p . 121 .

2 / . Reitlinger, p . 122, 402; Hilberg, p . 70-571; DuBois, p . 127 .

3 / . Burney, p . 9; Buber, p . 188; Lenz, p . 31; Cohen, p . 120-122 .

4 / . Sington, p . 117-118 .

5 / . Fyfe, p . 152 .

6 / . Sington, p . 48 .

7 / . Fyfe, p . 17 .

8 / . Hilberg, p . 561-564; Reitlinger, p . 94, 147-150, 154 .

9 /. Cohen, p . 26-28 .

10 / . Red Cross¸ 1948, vol . 1, p . 546-547 .

11 / . 1469-PS et NO-1990 in NMT, vol . 5, p . 382, 389 .

12 / . Cohen, p . XIII .

13 / . Aronéanu, p . 212 .

14 / . 1469-PS in NMT, vol . 5, p . 382 .

15 / . Reitlinger, p . 364-365, 406; Hilberg, p . 377-379, p . 632-633 .

16 / . A. Frank, p . 285 .

17 / . Aronéanu, p . 207, 213, 214, 217, 220 .

18 / . Burney, p . 10-14 .

19 / . Höhne, p . 383-387 (p . 434-436 de l'édition de poche) .

20 / . Burney, p . 10 .

21 /. 3420-PS; 3422-PS. Pour des illustrations, voy. par exemple Andrus, photographies. On peut également trouver dans Pélissier, 64 p., une "macabre collectio n " de spécimens de Buchenwald .

22 / . 3421-PS; TMI, vol . 3; cite Shirer, p . 984 .

23 / . New York Times, 24 septembre 1948, p . 3; 1er octobre 1948, p . 11; 8 octobre 1948, p . 10; 22 octobre 1948, p . 5; 27décembre 1948, p . 1, 12; 20 décembre 1950, p . 15; 16 janvier 1951, p . 1; 3 septembre 1967, p . 1 .

24 / . Burney, p . 106-109 .

25 / . Lenz, p . 32, 42, 78; 1063-PS .

26 / . Red Cross-Croix-Rouge (1948), vol . 1, p . 620; vol . 3, p . 83, 184; Croix-Rouge, 1947, p . 82-84 .

27 / . Croix-Rouge, 1947, p . 134-137 .

28 / . Croix-Rouge, 1947, p . 144-146, 149-152 .

29 / . Lenz, p . 270; Gun, p . 63-64 .

30 / . M. J. Smith, p . 94-95 .

31 / . IMT, vol.5, p . 167-173; Rassinier, 1962, p . 78 .

32 / . Burney, p . 107; Croix-Rouge¸ 1947, p . 151 .

33 / . Gordon, p . 23-25 .

34 / . Croix-Rouge, 1947, p . 150 .

35 / . Lettre de Pinter dans l'hebdomadaire catholique Our Sunday Visitor, 14 juin 1959, p . 15 .

36 / . Die Zeit, 19 août 1960, p . 14 (lettre de M. Broszat); Rassinier, 1962, p . 79 .

37 / . Howard, p . 3, 11-22, 44, 60-62; NMT, vol . 7, p . 79-80 .

38 / . Craven, p . 172 .

39 / . Howard, p . 35-37 .

40 / . Dunbrook, p . 50; Naunton, p . 107 .

41 / . DuBois, p . 154-155 .

42 / . Reitlinger, p . 110, 128; NO-034 in NMT, vol . 5, p . 385 .

43 / . Reitlinger, p . 114-115; DuBois, p . 156 .

44 / . Central Commission, Ill.2, p . 4; Langbein, p . 929 .

45 / . Central Commission, p . 30; Reitlinger, p . 492; NO-021 in NMT, vol . 5, p . 385 .

46 / . DuBois, p . 217-218, 223-227; Reitlinger, p . 115 .

47 / . NMT vol . 8, p . 1183-1184 .

48 / . Croix-Rouge, 1947, p . 92; Croix Rouge, 1948, vol . 1, p . 546-551 .

49 / . Central Commission, p . 31; Reitlinger, p . 123, 492; 1469-PS et NO-021 in NMT, vol . 5, p . 382, 385 .

50 / . NI-11412-A in NMT, vol . 8, p . 311-312 .

51 / . NO-1290 in NMT, vol . 5, p . 371 .

52 / . Cohen, p . 180; Christophersen, p . 34. Voy. également Gun, p . 38-40, pour une discussion du lupanar de Dachau .

53 /. NMT, vol . 9, p . 121; Central Commission, p . 37.

54 / . DuBois, p . 164, 220-224 .

55 / . DuBois, p . 141; NMT, vol . 6, p . 207, 223; NMT, vol . 9, p . 120; US-WRB, 1944), pt. I, p . 1-2; Christophersen, p . 23-25 .

56 / . Reitlinger, p . 115, 157; Hilberg, p . 565-574 .

57 / . Central Commission, p . 31 .

58 / . Central Commission, p . 27-29; DuBois, p . 130; Friedman, p . 33 .

59 / . DuBois, p . 341; Naunton, p . 107; Bebb & Wakefield, p. 945 .


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