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LA MYSTIFICATION DU XXe SIÈCLE

par Arthur R. Butz

Traduit de l'américain

2001


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Chapitre VIII

Remarques



Objections diverses

Nous terminerons cet ouvrage par diverses remarques, dont la plupart abordent certaines objections qui peuvent surgir dans certaines situations.

Une personne dotée d'un esprit critique et d'une grande intelligence m'a dit qu'il pensait que mon histoire ressemblait à celles qu'il avait lues au sujet des «soucoupes volantes» et des «baguettes de sourcier». Cette réaction était renversante mais on pouvait du moins la comprendre. Des années de propagande ont tellement associé l'Allemagne nazie à la légende des six millions que, pour beaucoup de gens, refuser la réalité de la légende semble au premier abord presque aussi absurde que de nier que la seconde guerre mondiale ait eu lieu. Il n'est pas possible, néanmoins, de répondre à cette objection, si ce n'est en faisant observer que notre étude n'implique rien de surnaturel ni même quoi que ce soit de plus extravagant que le fait, par exemple, de mentir à propos de ses ennemis politiques. Tout ce qu'on peut demander au critique, c'est qu'il essaie de dire quelque chose d'intelligent.

L'objection qui pourrait la plus sérieuse serait de dire que j'ai utilisé comme source des ouvrages favorables à la thèse de l' « Holocauste», comme ceux de Reitlinger et de Hilberg, tout en les qualifiant de «monuments de sottise». Il s'agit d'une objection réelle car je serais le premier à dire, une fois que la légende de l'extermination aura été enterrée, que ces ouvrages ne garderont de l'importance qu'en tant qu'exemples éminents d'une illusion complète et d'une parfaite sottise et qu'on ne s'y référera seulement relativement aux plus grandes mystifications de l'histoire. Néanmoins, notre tâche ici est précisément d'enterrer la légende et le seul moyen pratique d'y parvenir est d'examiner la version que proposent les mythologistes de l'extermination que sont Reitlinger et Hilberg.

Il y a une seconde raison d'utiliser comme source Reitlinger et Hilberg. Nous avons estimé qu'il était très important de fournir dans cet ouvrage une documentation que le lecteur puisse vérifier par lui-même dans une grande bibliothèque. Ce désir ne peut malheureusement être entièrement satisfait car une bonne partie de notre analyse repose sur des documents et des publications dont on ne peut prendre facilement connaissance, sinon en suivant des procédures d'emprunt compliquées. Afin de surmonter en partie cette difficulté, j'ai utilisé Reitlinger et Hilberg comme sources sur un grand nombre de points, mais je ne l'ai fait que dans les cas où j'ai été en mesure de confirmer leurs remarques. Je n'ai pas adopté pour principe de supposer que tout ce que Reitlinger et Hilberg disent qui soit favorable à ma thèse devait être vrai. Ainsi, au chapitre I, à propos de la date du premier raid aérien des Alliés sur Auschwitz I, j'ai donné les raisons qui m'ont fait conclure que le premier raid n'a pas eu lieu avant août 1944. Il aurait été malhonnête de ma part de me référer seulement à Hilberg puisqu'il croit que ce premier raid s'est produit en décembre 1944. Il est manifeste qu'il se trompe sur ce point. (1).

Je me suis référé fréquemment à Reitlinger et à Hilberg pour une autre raison: je souhaite sincèrement que le lecteur parcoure leurs ouvrages; ce n'est qu'alors qu'il pourra totalement se convaincre que la mystification est réelle. Pour s'en assurer, voici ce qu'on peut lui recommander comme démarche. Prenez d'abord prendre un exemplaire du livre de Hilberg [dans l'édition de 1961]. Aux pages 567-571, Hilberg présente une magnifique discussion du prétendu rôle du Zyklon B dans les exterminations et, à la page 619 ou 621, il fait observer que les documents allemands ne parlent que d'un programme de déportations vers l'Est et des opérations qui lui sont associées. Il est également utile de lire son étude sur ce que les documents du procès de Nuremberg disent qu'il est arrivé en Hongrie (p.509-554) et de donner les cotes des documents qu'il cite à ce propos. Trouvez ensuite, si c'est possible, un exemplaire du livre de Reitlinger, dans sa première ou sa seconde édition. Aux pages 158-159 (150 dans la première édition), il reproduit le texte du document NO-4473 et il note que la «chambre à gaz» qui aurait existé dans le bâtiment qui contenait le crématoire II à Auschwitz était décrite comme une Vergasungskeller (en allemand). Aux pages 118, 121 et 182 (112, 114-115 et 169 dans la première édition), Reitlinger signale le «mystère» qui faisait qu'«à certaines périodes, des convois entiers étaient admis» à pénétrer dans Auschwitz. Reitlinger mentionne également brièvement l'existence de l'industrie chimique à Auschwitz, pages 109 et 492 (105 et 452 dans la première édition). Souhaitons que le lecteur entreprenne une vérification plus approfondie mais ce qui précède serait un bon début.

Il se peut que certains supposent, à tort, que les opinions exprimées par les juifs et les Allemands sur la «Solution finale» sont revêtues d'une autorité particulière.

Lorsqu'un groupe de personnes discute du sujet de ce livre, il se peut qu'un juif présente un argument apparemment puissant, car sentimental et susceptible de bouleverser l'ambiance du groupe, en affirmant avoir perdu des parents ou des proches dans l'«Holocauste». Il se peut même qu'il sache que ces parents ou ces proches ont été envoyés à Auschwitz, ou Treblinka ou dans un lieu de ce genre.

Il y a différentes manières de réagir face à un tel argument. Il est possible que cette personne mente. Il est cependant plus probable qu'elle dise la vérité telle qu'elle la connaît. Si l'on suppose que son histoire est exacte, elle ne peut l'être que dans un seul et unique sens. Tout ce qu'il peut prétendre c'est que sa famille ou lui-même a perdu le contact avec un parent en Europe, pendant la guerre, et qu'il n'en a plus jamais entendu parler. De toute évidence, cela n'implique pas l'existence d'un programme nazi d'extermination.

Que le contact ait été perdu pendant la guerre était presque inévitable, soit parce qu'il était difficile pour les juifs déportés à l'Est de communiquer avec des gens dans les pays alliés, soit parce qu'il était difficile ou impossible de communiquer depuis l'Est, avec des endroits situés plus à l'Ouest pendant la dernière année chaotique de la guerre. C'est pourquoi le seul point intéressant dans un tel cas est l'affirmation selon laquelle le contact n'a pas été renoué après la guerre.

La plus simple explication est que ce parent ou ce proche, avec un nombre indéterminé d'autres personnes originaires d'Europe centrale et orientale, est vraiment mort quelque part en Europe pendant la guerre, ou dans un camp de concentration, de causes dont il a été question dans ce livre.

La seconde possibilité est que ce parent a survécu à la guerre mais n'a pas renoué le contact avec ses relations d'avant-guerre. Une raison possible, quoique peu vraisemblable, en serait que le gouvernement soviétique avait interdit en quelque sorte toute correspondance aux juifs qui avaient été absorbés dans l'Union soviétique.

Il existe une raison plus importante et plus vraisemblable lorsqu'il s'agit de la séparation d'un mari et de sa femme. Un très grand nombre de mariages ne tiennent que par des contraintes purement sociales et économiques; ces contraintes n'existaient plus pour un grand nombre de juifs que la politique allemande et les conditions de la guerre et de l'après-guerre avaient déracinés.

Dans de nombreux cas, les familles juives déportées étaient dispersées pendant une période que les Allemands voulaient certainement limitée. C'était particulièrement vrai lorsque le mari paraissait une bonne recrue pour le travail; de même que les hommes allemands étaient enrôlés pour un service militaire plein de dangers, les juifs étaient enrôlés pour des tâches déplaisantes. Dans ces conditions, on peut raisonnablement s'attendre à ce que beaucoup de ces femmes et de ces maris esseulés aient établi, pendant ou à la fin de la guerre, d'autres relations qui leur semblaient plus solides que leurs relations antérieures. Dans des cas semblables, il y aurait eu alors un sérieux motif pour ne pas renouer le contact avec l'époux ou l'épouse légale. De plus, il n'existait aucune des «contraintes sociales et économiques» que nous avons mentionnées plus haut et les juifs étaient en mesure de choisir de nombreuses destinations dans les programmes de réinstallation que les Alliés financèrent après la guerre. Cette possibilité pourrait fournir une explication pour un nombre étonnamment grand de juifs «manquants». Supposons, par exemple, qu'un homme et sa femme, avec deux enfants en bas âge, ont été déportés, l'homme étant envoyé dans un camp de travail, et sa femme et ses enfants dans une colonie de l'Est. Il semble donc que nous ayons quatre personnes déclarées mortes ou disparues; le mari déclare que sa femme et ses enfants sont sans doute morts et la femme déclare qu'elle a perdu son mari. Cependant, cette seule séparation d'un mari et de sa femme pourrait être à l'origine d'encore plus de juifs disparus car il est vraisemblable que les parents et d'autres membres de la famille de la femme d'une part, et du mari de l'autre, se sont également perdus de vue. C'est pourquoi nous avons un certain nombre de personnes du côté du mari qui affirment qu'un certain nombre de personnes du côté de la femme ont disparu, et vice versa. Manifestement, le nombre des disparus est, de cette façon, pratiquement illimité.

On dit que les archives de Yad Vashem à Jérusalem possèdent à présent les noms d'environ 2,5 à 3 millions de juifs «morts dans l'Holocauste nazi». Les données auraient été «recueillies sur un formulaire de témoignage d'une page remplie par des parents, des témoins ou des amis». Bien entendu, il n'est nullement possible de prouver de manière satisfaisante cette affirmation du gouvernement israélien. Il ne peut certainement pas être qualifié de partie désintéressée dans la question du nombre des juifs qui sont morts. Il ne fait pas de doute que de nombreux juifs sont morts pendant la guerre, de sorte qu'on peut penser qu'une partie de ce qu'affirme Yad Vashem est vraie, mais il faut également noter qu'il est impossible de distinguer, dans cette affaire, entre les juifs qui sont effectivement morts pendant la guerre et ceux avec qui les signataires des «formulaires de témoignages» ont simplement perdu le contact. Les renseignements sont particulièrement douteux quand c'est un «ami» qui a rédigé une déclaration; j'ai perdu contact avec un grand nombre d'anciens amis et connaissances, mais je suppose que presque tous sont encore en vie. A vrai dire, l'utilisation (par Yad Vashem) du témoignage d'«amis» pour la collecte de renseignements donne à penser qu'ils sont pour l'essentiel dépourvus de valeur; ces «amis» n'ont pas plus de motif que moi de déclarer comme mortes leurs connaissances disparues. (2).

Je n'ai aucune idée de ce que sont les «témoins» qui ont signé les formulaires de témoignage. Il est fort possible que certains signataires de ces déclarations se soient inventé des amis et des parents manquants pour des raisons quelconques. Il est même possible que certains des signataires n'aient jamais existé.

Le 25 novembre 1978, le San Francisco Chronicle rendait compte d'un grand rassemblement de la famille Steinberg, à Los Angeles, pour Thanksgiving. Les participants étaient venus de nombreux pays grâce aux efforts de l'organisateur, Joe Steinberg, qui faisait observer que, «pour certains, c'est réellement tout à fait extraordinaire parce qu'ils ne pensaient pas qu'il leur restait de la famille», c'est-à-dire que certains pensaient qu'«aucun membre de leur famille n'avait survécu au fléau de Hitler». Les participants, «plus de deux cents survivants et leurs descendants», ont «ingurgité vingt-trois dindes à leur dîner de Thanskgiving».

Plus de deux cents rescapés et descendants de survivants redécouverts grâce aux recherches privées d'un citoyen américain! Combien de rescapés juifs et de descendants de rescapés juifs, dont l'existence est inconnue de parents et d'amis, pourraient être découverts par une grande enquête officielle, avec l'aide de l'informatique?

Pour résumer notre réaction face aux allégations des juifs concernant des personnes qui auraient été victimes de l'«Holocauste», on peut dire qu'elles sont valables dans une certaine mesure, puisque de nombreux juifs sont morts, mais les données indiscutables dont disposent ces juifs, lorsqu'elles sont authentiques, ne permettent pas de conclure au décès des personnes en question et n'impliquent certainement pas l'existence d'un programme nazi d'extermination.


L'Allemagne de l'après-guerre et Willy Brandt

 

Il convient d'interpréter avec prudence le fait que les Allemands eux-mêmes semblent croire aux exterminations. Certes, la plupart des Allemands semblent admettre le mythe et tous ne le font pas pour éviter les ennuis. Cependant, il est clair que les Allemands n'étaient pas mieux placés que d'autres pour discerner la vérité. Beaucoup ont pu se rendre compte que des juifs de chez eux avaient été déportés et qu'ils n'étaient pas revenus après la guerre et cela a pu forger chez certains une conviction en faveur de la mystification de l'extermination. S'il est une observation de base qu'on peut faire à propos des opinions des Allemands, c'est qu'ils ont disposé sur le sujet de la même «information» que tout le monde et qu'ils ont donc été abusés comme tout le monde.

Le gouvernement ouest-allemand fait tout ce qu'il peut pour soutenir le mensonge et empêcher la libre discussion, par d'interminables procès pour crimes de guerre qui ont lieu maintenant trente ans ou plus après les faits, par l'enseignement dans les écoles et, à présent, par la terreur pure, comme le montrent les épisodes Stäglich et Roeder. C'est un problème différent car la raison de son comportement ne réside pas dans un innocent malentendu. La prétention du gouvernement de Bonn à être un gouvernement allemand est assez ténue. La vérité est que la totalité de la structure politique de l'Allemagne de l'Ouest a été établie par le gouvernement des Etats-Unis. Cela inclut le contrôle des journaux et des autres médias, le contrôle des écoles et la constitution de la Bundesrepublik. En tant que fantoche, cette élite politique prétendument «allemande» a nécessairement un intérêt dans les mensonges de ses vainqueurs et se comporte en conséquence. C'est très simple et cette situation est parfaitement illustrée par la carrière d'un homme qui a été chancelier d'Allemagne de l'Ouest pendant la plus grande partie du temps où ce livre était écrit: Herr Willy Brandt. Il s'agit d'un nom d'emprunt. Le vrai nom de Brandt est Herbert Ernst Karl Frahm -- Frahm étant le nom de jeune fille de sa mère, car il n'a jamais su qui était son père.

Le marxiste Brandt quitta l'Allemagne après la prise du pouvoir par Hitler et obtint la nationalité norvégienne. Après l'invasion de la Norvège par les Allemands, en 1940, il passa en Suède neutre où il obtint un emploi dans la presse. C'est Willy Brandt en personne qui, pendant la guerre, transmettait les histoires inventées par la propagande qui avaient leur origine supposée à Stockholm et qui finissaient dans les pages du New York Times. (3)

Après la défaite de l'Allemagne, Brandt décida naturellement que le climat s'était amélioré et retourna en Allemagne, reprit la citoyenneté allemande et s'engagea dans la vie politique à Berlin Ouest dans les rangs des sociaux démocrates. Il finit par devenir maire de Berlin Ouest et eut comme attaché de presse Hans Hirschfeld, un juif allemand qui, avec Kempner, Marcuse et d'autres, avait fait partie de l'OSS pendant la guerre. Pendant le procès pour espionnage de R. A. Soblen qui eut lieu aux Etats-Unis en 1961 et qui aboutit à la condamnation de Soblen à la prison à vie, un témoin du parquet, Mme J. K. Beker, qui avait été agent de liaison dans réseau d'espionnage soviétique pendant la guerre mais était devenue par la suite informatrice du FBI, déclara qu'elle avait porté des informations de Hirschfeld à Soblen pour qu'elles soient transmises à Moscou. Mme Beker était le principal témoin à charge, de sorte que la défense aurait dû faire comparaître Hirschfeld à la barre. Mais l'avocat de Soblen déclara qu'il avait essayé de convaincre Hirschfeld de venir aux Etats-Unis pour déposer mais que Hirschfeld avait refusé, arguant tout d'abord que la publicité qui allait accompagner sa comparution pourrait nuire à Brandt qui était en pleine campagne électorale. Hirschfeld redoutait également d'être inculpé pour une raison ou pour une autre s'il venait aux Etats-Unis. Alors qu'il se trouvait à New York pendant la controverse qui mettait Hirschfeld en cause, Brandt prit naturellement la défense de son ancien associé qui, à ce moment-là, avait pris sa retraite en Allemagne.

Afin de donner toutes ses chances à la défense, le gouvernement offrit à Hirschfelf l'immunité pour «toute action ou conduite passée» s'il venait témoigner aux Etats-Unis, ajoutant seulement que Hirschfeld pouvait être poursuivi pour tout faux témoignage commis lors d'un nouveau procès de Soblen. Hirschfeld refusa néanmoins de venir témoigner en faveur de Soblen. (4).

Brandt devint finalement chancelier d'Allemagne de l'Ouest et remporta, en 1971, le prix Nobel de la Paix pour ses efforts en vue de d'améliorer les relations avec le bloc de l'Est (Ostpolitik). La cote de Brandt fut d'abord excellente mais, vers 1974, différents points de sa politique, y compris son Ostpolitik, avaient fait chuter le parti social-démocrate dans l'opinion des Allemands. Des politiciens de la SPD, dans des régions qui étaient depuis longtemps des bastions de ce parti, pensaient qu'ils allaient perdre les prochaines élections. Fortuitement pour la SPD, le scandale Günther Guillaume éclata à la fin du mois d'avril avec l'arrestation de Guillaume démasqué comme espion est-allemand. Bien que l'on ait su que Guillaume avait été membre d'un réseau d'espionnage de Berlin-Est, le gouvernement Brandt l'avait innocenté et lui avait accordé un poste important parmi les conseillers de Brandt. Le scandale précipita la chute de Willy Brandt, qui donna sa démission le 7 mai 1974. Il fut remplacé à la tête de la SPD par Helmut Schmidt dont la direction mit un terme au déclin du parti. (5)

Il est certain qu'une carrière comme celle qu'a suivie Brandt après la guerre n'est possible que dans un pays où la trahison a fini par faire partie intégrante de la vie politique et c'est pourquoi il n'est pas du tout surprenant que le gouvernement de Bonn soit un défenseur de la mystification.

Une objection intéressante est que personne n'aurait osé inventer une fable comme celle des six millions; personne n'a l'extraordinaire imagination nécessaire et, même quelqu'un l'avait, les risques manifestes qu'il y aurait à raconter des mensonges aussi gros devraient l'en dissuader. Cet argument revient à dire que la simple existence de la légende implique la vérité de ses points essentiels. Je suppose qu'on peut le considérer comme l'argument ontologique des mystificateurs.

Ce qu'il y a d'intéressant dans cette objection est sa logique superficielle. A vrai dire, j'ai dans l'idée que ce calcul explique, dans une large mesure, l'acceptation générale de la légende; les gens supposent que personne ne serait assez audacieux pour inventer de tels mensonges. Néanmoins, cette logique n'est pas saine car l'histoire nous fournit de nombreux exemples d'énormes mensonges acceptés par une multitude de gens. A cet égard, nous ne pouvons que citer une nouvelle fois l'hystérie des procès de sorcellerie comme précédent psychologique à la mystification des six millions.

Le Talmud

C'est une de ces ironies de l'histoire que Hitler ait annoncé la psychologie du «grand mensonge» au chapitre X de Mein Kampf. Il est également curieux que les récits d'exterminations les plus confondants pour l'esprit se trouvent dans la littérature talmudique juive, en rapport avec les deux dernières des trois grandes révoltes juives contre Rome: la révolte de la Diaspora de 115-117 ap. J.-C. et la révolte de Palestine de 132-135 ap. J.-C. A propos de la révolte de Palestine de 66-70 ap. J.-C., les récits talmudiques ne font rien d'autre que de déplorer la perte du Temple de Jérusalem et de discuter des implications de cette perte pour la loi juive. Le livre de Michael Grant, The Jews in the Roman World contient une bonne étude de ces trois révoltes.

D'après les récits antiques (principalement Dion Cassius), qui écrivit aux alentours de 200 ap. J.C., et Eusèbe de Césarée au début du quatrième siècle, la révolte de la Diaspora commença en Cyrénaïque (nord-est de la Libye), à un moment où l'empereur Trajan qui projetait d'attaquer les Parthes et de prendre la Mésopotamie, avait constitué une vaste armée en en prélevant de nombreux petits contingents parmi les troupes qui étaient chargés du maintien de l'ordre dans différentes parties de l'Empire. Les juifs attaquèrent les populations civiles grecques et romaines et l'on dit qu'ils tuèrent 220.000 personnes en Cyrénaïque, avec des jeux macabres. La révolte s'étendit ensuite en Egypte, où les juifs tuèrent un nombre inconnu de personnes, et à Chypre, où ils en auraient tué 240.000. A Alexandrie, cependant, la population en majorité grecque prit le contrôle des événements et aurait massacré les juifs. Des indices archéologiques récents montrent que les récits antiques ne sont pas exagérés. (6).

Le Talmud ne dit presque rien de cette révolte, si ce n'est le nombre de juifs tués à Alexandrie comme étant de «soixante myriades sur soixante myriades, deux fois plus que lors de la sortie d'Egypte», c'est-à-dire un million deux cent mille si l'on suppose qu'il faut additionner et non multiplier. C'est «l'empereur Hadrien» qui est rendu responsable des massacres, ce qui peut être dû au fait qu'il était à ce moment-là commandant de l'armée orientale de Trajan et qu'il succéda à ce dernier comme empereur lorsque Trajan mourut en 117, peut-être avant la fin de la révolte.

Le chiffre des victimes juives qui est donné est manifestement exagéré car, bien qu'il soit habituellement difficile d'être plus qu'approximativement exact quand on estime la population des villes anciennes, Alexandrie avait, à cette époque, une population de cinq cent mille habitants au moins. On peut raisonnablement estimer qu'elle ne dépassait pas un million d'habitants car c'était la population approximative de la ville de Rome, un chiffre à propos duquel il existe également une certaine incertitude. Mais si Rome a jamais atteint une population sensiblement supérieure à un million, elle n'a jamais approché les deux millions. (7). Les 1.200.000 juifs martyrs peuvent sembler une invention a

udacieuse, mais vous n'avez encore rien vu.

L'autre grande révolte se déroula en Palestine en 132-135 et fut une tentative de la part de son chef, Bar-Kochba, d'établir un Etat juif avec lui-même comme roi, bien qu'il prétendît en fin de compte être le Messie. Pendant la révolte, il fit des lois, émit de la monnaie et remplit les autres fonctions régulières d'un gouvernement.

La fin de Bar-Kochba survint en 135. Jérusalem n'étant pas adaptée pour soutenir un siège, il conduisit ce qui restait de son armée dans le village de Betar (l'actuel Bittir) qui est situé sur une hauteur à environ 15 km au sud-ouest de Jérusalem, à 40 km de la mer Morte et à 55 km de la Méditerranée. Les dimensions de la cité antique étaient à peu près rectangulaires, avec une longueur Nord-Sud d'environ 600 mètres et une largeur Est-Ouest d'environ 200 mètres. La partie sud de la ville était fortifiée. (8) Ces dimensions, plus le fait que les estimations pour la population juive de la Palestine à cette époque varient de cinq cent mille à deux millions cinq cent mille, font qu'il est peu vraisemblable que l'armée de Bar-Kokhba à Betar ait atteint cinquante mille hommes. (9).

Les Romains assiégèrent Betar à l'été 135 et la résistance de Bar-Kochba s'effondra en août. Les Romains pénétrèrent dans la forteresse et Bar-Kochba fut tué lors de la bataille finale.

Il semble peu probable que les Romains aient massacré la population juive de Betar. La seule «preuve» d'un massacre général se trouve dans la littérature talmudique (y compris, dans ce contexte, le Midrash Rabbah) qui, pour des raisons inconnues, abonde en commentaires sur le siège de Betar et ses conséquences supposées. Excepté là où c'est indiqué, les passages du Talmud sont reproduits en annexe au livre Bar-Kochba de l'archéologue Yigael Yadin. La taille de l'armée de Bar-Kochba à Betar est donnée comme étant de deux cent mille hommes. Bar-Kokhba était, dit-on, si robuste que, lorsque les Romains catapultaient des projectiles dans sa forteresse, il les interceptait avec son genou avec une telle force qu'il pouvait les renvoyer aux Romains, tout surpris, en tuant un grand nombre. Le Talmud poursuit en déclarant que le nombre de juifs tués par les Romains après la chute de la forteresse fut de quatre milliards «ou comme disent certains» de quarante millions, tandis que le Midrash Rabbah parle de huit cents millions de juifs martyrs. Afin de nous confirmer que ces chiffres sont donnés sérieusement, on ajoute le récit des circonstances qui ont entouré les massacres. Le sang des juifs assassinés atteignait les naseaux des chevaux des Romains puis, comme un raz de marée, parcourut une distance de 5 km et plongea dans la mer, charriant avec lui de gros cailloux, teintant la mer sur plusieurs kilomètres.

Les écoliers juifs de Betar, d'après la littérature talmudique, ne furent bien entendu pas épargnés par les Romains qui auraient enveloppé chacun d'entre eux dans son rouleau de manuscrit puis les auraient tous brûlés, le nombre de ces écoliers ayant été ou de soixante-quatre millions ou, au moins, de cent cinquante mille.

Les Romains rivalisèrent d'efficacité avec les Allemands car les corps des juifs massacrés furent utilisés pour construire une clôture autour du vignoble d'Hadrien, un carré de 30 km de côté, et le sang récupéré après la raz de marée fut utilisé pour fertiliser les vignes pendant sept ans. Un avant-goût des usines de savon, de colle et d'engrais !

On prétend également que Bar-Kochba (habituellement désigné dans la littérature talmudique sous le nom de Bar-Koziba -- on ne sait pas quel était son vrai nom) fut tué par des rabbins pour avoir proclamé, à tort, être le Messie. (10).

La littérature talmudique n'était pas destinée à une large circulation, de sorte que ses auteurs bénéficiaient de plus de liberté que les inventeurs de la mystification des six millions qui avaient à prendre en compte la crédulité d'un public non juif qui pouvait se révéler sceptique. Mais l'esprit des récits talmudiques, dans les exemples précédents, ressemble remarquablement à celui de ceux qui ont présidé à la mystification de ce siècle. A cet égard, on peut noter qu'il n'est pas vraiment anormal qu'un savant connaisseur du Talmud comme le rabbin Weissmandel ait joué un rôle important dans la mystification. Le rabbin Wise a lui aussi traduit un grand nombre de textes juifs de l'Antiquité et du Moyen Age et a également fondé un séminaire juif, il peut certainement être considéré comme talmudiste. Il fallait ce genre d'homme pour donner naissance à la mystification.

 

Mes compétences

Il reste à se demander en quoi je suis compétent pour écrire un tel livre? C'est un bon argument car il est vrai que j'ai reçu une formation d'ingénieur et en mathématiques appliquées, et non en histoire.

Ce n'est pas la première fois qu'un chercheur étudierait un domaine apparemment éloigné de sa spécialité, mais je reconnais qu'il ne faut pas écarter cet argument à la légère. Normalement, nous nous attendons à ce que les découvertes en histoire viennent des historiens, tout comme les progrès techniques viennent des ingénieurs. On peut admettre des exceptions à cette règle mais l'on est en droit de s'attendre à une justification.

Mon explication est évidente: c'est la carence des historiens professionnels. Aucun d'entre eux n'a proposé une étude critique de la question ou un travail discutant vraiment la question de l'extermination et fournissant des preuves à l'appui. Ce qui s'en rapproche le plus est l'ouvrage de Reitlinger qui est au moins disposé à prendre explicitement note de certaines des anomalies de l'histoire de l' « Holocauste». Or Reitlinger n'est pas un historien mais un artiste et un collectionneur d'art. Il a écrit plusieurs ouvrages dont le plus important est son étude en trois volumes sur l'histoire du commerce des objets d'art, The Economy of Taste. Après Reitlinger, Hilberg essaie de se montrer un tout petit peu plus critique, mais Hilberg est professeur de sciences politiques à l'université du Vermont et sa thèse de doctorat portait sur le droit public.

Les livres de Reitlinger et de Hilberg manifestent, de façon légère mais néanmoins perceptible, le souci de convaincre les sceptiques. Les autres mythologistes de l'extermination ne font absolument aucun effort pour démontrer que les exterminations ont eu lieu; ils supposent seulement que nous savons tous qu'elles ont eu lieu et ils partent de là. Tel est le cas des trois derniers des cinq principaux mythologistes de l'extermination: Nora Levin, Léon Poliakov et Lucy S. Dawidowicz. Levin était bibliothécaire lorsqu'elle a écrit son livre et elle enseigne à présent l'histoire au Gratz College, une petite école juive de Philadelphie. Poliakov est directeur de recherche au Centre de Documentation Juive Contemporaine à Paris. C'est donc un propagandiste juif professionnel. Dawidowicz est la seule historienne de profession du groupe et occupe la chaire Leah Lewis d'études sur l'Holocauste à l'université Yeshiva de New York [Yeshiva désigne une école talmudique]. Les cinq principaux mythologistes de l'extermination sont des juifs.

Dans les ouvrages et les articles sur des sujets différents mais abordant la question de l' « Holocauste», les historiens professionnels cautionnent toujours plus ou moins le mensonge, mais on trouve dans leurs écrits un nombre considérable d'allusions contraires. Aucun historien de profession n'a publié de livre qui argumente, preuves à l'appui, pour ou contre la réalité des exterminations. Les raisons en sont évidentes. Aucun historien établi n'a voulu mettre en péril sa réputation en écrivant un ouvrage d'allure scientifique soutenant les allégations d'extermination, se référant gravement à des documents et à des témoignages produits lors de procès illégaux tenus dans une atmosphère d'hystérie et mettant sérieusement en avant, sans explication, d'évidentes idioties tel que le prétendu double rôle du Zyklon. La nécessité d'un pareil ouvrage ne s'en est pas moins fait sentir. D'autre part, le conformisme intellectuel -- pour ne pas dire plus -- qui règne dans les universités a manifestement réduit les historiens au silence. La situation étant ce qu'elle est, on ne s'étonnera pas de voir que des ouvrages comme celui-ci sont écrits par des ingénieurs ou n'importe qui d'autre.

 

Autres questions

Comme nous l'avions annoncé au début de ce livre, nous n'avons traité ici en profondeur que d'un seul mythe de la propagande et n'avons aucunement essayé de couvrir le domaine général du révisionnisme de la seconde guerre mondiale. Il est inutile de répéter ici ce qui a été dit avec talent par d'autres auteurs qui ont contribué à démolir la mythologie persistante relative à la guerre mais il convient d'en dire quelques mots, en indiquant au lecteur les ouvrages à lire.

Le mythe de la responsabilité exclusive Allemagne dans le déclenchement de la guerre de 1939 a été démoli par l'historien américain David L. Hoggan. Son livre n'est cependant paru (1961) qu'en allemand: Der erzwungene Krieg ["La guerre forcée". Le livre est paru en anglais, beaucoup plus tard: David Leslie Hoggan, The Forced War: When Peaceful Revision Failed, Torrance, Calif., 1989 ndt]. The Origins of the Second World War d'A.J.P. Taylor n'est pas aussi approfondi mais le livre a connu une plus large diffusion et a été disponible pendant un certain temps en livre de poche. La réputation bien méritée de germanophobe qu'avait Taylor a fait que son ouvrage est venu augmenter la littérature révisionniste.

Un certain nombre de livres, dont le meilleur est Advance to Barbarism de F.J.P. Veale (deuxième éd. augmentée en 1968) a démontré la fausseté du mythe de l'extraordinaire brutalité nazie comparée à celles qu'ont commises les démocraties occidentales. Il convient de citer Unconditional Hatred du capitaine Russell Grenfell, de la Royal Navy, America's Second Crusade de William Henry Chamberlin et The High Cost of Vengeance de Freda Utley. Ces auteurs ignorent pourtant l'un des plus grands crimes des démocraties occidentales, le rapatriement forcé, après la guerre, de citoyens soviétiques en Union soviétique («Opération Keelhaul»). La plus grande partie de ce que nous savons sur cet épisode honteux, nous le devons aux efforts de Julius Epstein, un juif qui quitta l'Allemagne pendant les années trente pour les raisons habituelles. Epstein commença sa croisade pour la vérité pendant la guerre avec ses enquêtes sur le massacre de la forêt de Katyn et passa la majeure partie de la période d'après-guerre à enquêter sur l'Opération Keelhaul. L'ouvrage qu'il consacra à ce sujet fut publié en 1973. L'Archipel du Goulag de Soljénitsyne évoque longuement l'Opération Keelhaul et, comme il écrit d'un point de vue russe, il complète admirablement l'étude d'Epstein. The Last Secret de Nicholas Bethell explore l'arrière-plan politique des rapatriements forcés.

Pour le lecteur qui serait intéressé par un examen plus approfondi de la littérature révisionniste, le mieux serait de commencer par un volume d'hommage à Harry Elmer Barnes, publié sous la direction d'Arthur Goddard. Le pamphlet de Barnes, Blasting the Historical Blackout, est une analyse plus serrée du révisionnisme de la seconde guerre mondiale.

Aucune des publications mentionnées ci-dessus n'aborde le mythe des chambres à gaz ou ne traite de manière sérieuse de ce qui s'est passé dans les camps de concentration allemands. Nous avons traité ici des camps d'un seul point de vue et nous n'avons pas examiné en détail les fondements réels d'autres allégations de brutalités d'un caractère plus aléatoire et moins systématique. Cependant, le cas d'Ilse Koch, dont il a été question au chapitre II, devait être suffisamment instructif pour nous permettre de distinguer entre les faits et la fiction, et les méthodes utilisées à Dachau par les autorités américaines pour obtenir la «preuve» d'extraordinaires brutalités devraient être concluantes.

Le scandale de l'incarcération prolongée de Rudolf Hess, à présent âgé de plus de 81 ans, a été abordé par un certain nombre de livres récents, et notamment Prisoner Nr 7 : Rudolf Hess d'Eugene K. Bird, l'un des commandants américains à la prison de Spandau à Berlin qui a enfreint les règlements, non seulement en parlant à Hess mais également en s'entretenant longuement avec lui. On peut citer aussi deux autres livres: Motive for a Mission de James Douglas-Hamilton et Hess: The Man and His Mission de J. Bernard Hutton.

 

Quelques implications

Dans cet ouvrage, nous nous sommes nécessairement limité à la démolition d'un seul mythe et n'avons pas essayé d'étudier le vaste sujet de la conduite générale de l'Allemagne nazie comparée à celle des Alliés, si ce n'est en recommandant la lecture des quelques ouvrages qui précédent. Cette lecture aidera à corroborer la thèse de ce livre qui peut se résumer ainsi: les médias des démocraties occidentales constituent une usine à mensonges plus grande que les esprits les plus indépendants ne l'ont supposé.

Une seconde conséquence de cet ouvrage concerne bien entendu la Palestine. La «justification» que les sionistes donnent invariablement pour avoir chassé les Arabes de Palestine comporte toujours dans une large mesure la légende des six millions. Naturellement, il ne faut pas en tirer de fausses conclusions. La Palestine n'a pas été envahie par six millions de juifs morts et, de toute façon, il n'est pas juste ni raisonnable de faire payer aux Arabes ce que les Allemands auraient fait aux juifs en Europe pendant la seconde guerre mondiale. En outre, Israël n'est pas un pays qui accueille tous ceux qui ont souffert d'une façon ou d'une autre aux mains des nazis, mais tous les juifs, indépendamment du fait qu'eux-mêmes ou leurs parents aient jamais été en contact avec les nazis.

Aujourd'hui, des Etats-Unis fournissent assez d'aide à Israël pour qu'il conserve, grâce une occupation armée, des territoires que les Etats-Unis reconnaissent eux-mêmes comme appartenant légitimement aux Arabes (il s'agit des territoires dont s'est emparé Israël pendant la guerre de 1967). Bien qu'il soit difficile de comprendre en quoi la légende des six millions justifierait une telle politique, c'est bien l'explication qui est couramment avancée. Lorsque, en novembre 1975, les Nations Unies, dans un sursaut de clarté intellectuelle rare pour cette organisation, votèrent à une écrasante majorité une résolution déclarant que le sionisme était une forme de racisme (une vérité aussi inévitable indiscutable que 2 et 2 font 4), le représentant des Etats-Unis, Daniel Patrick Moynihan, qui est par ailleurs un esprit brillant, en fut réduit à s'égosiller sur le thème des six millions. Comme l'ont montré les suites de la «guerre du kippour» de 1973, ce soutien à Israël est totalement contraire aux intérêts de l'Occident. Il est évident que ce soutien est immoral eu égard à la moralisation qui est devenue le trait dominant de la politique étrangère des pays occidentaux et qu'on a là une double folie.

Israël a reçu une aide considérable d'un autre pays, l'Allemagne de l'Ouest. En 1975, le gouvernement de Bonn avait payé aux juifs deux milliards de dollars en réparations et indemnisations de différentes sortes (en calculant sur base de la valeur du dollar vers la fin des années cinquante et le début des années soixante). Il s'engageait encore ensuite à effectuer de nouveaux paiements. (11) Le grand programme de réparations fut défini par le traité de Luxembourg de 1952 entre la République Fédérale et Israël; Bonn s'engageait à payer à Israël sept cent cinquante millions de dollars de l'époque, principalement sous la forme de produits industriels allemands et de produits pétroliers de Grande-Bretagne. Ce programme, désigné en Israël sous le nom de programme Shilumin, fut achevé en 1966. Le texte du traité de Luxembourg s'ouvre par ces mots:

«Attendu que
des actes criminels indicibles ont été perpétrés contre le peuple juif sous le régime de terreur des nationaux-socialistes
et attendu que,
par une déclaration du Bundestag, le 27 septembre 1951, le gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne a fait connaître sa détermination, dans la mesure de ses moyens, de réparer les préjudices matériels causés par ces actes [...].» (12)

Le gouvernement de Bonn a lancé des programmes supplémentaires d'indemnisation dont les motivations sont identiques. Comme cet ouvrage a montré que les «actes criminels indicibles», dans le sens où cette expression est employée dans le traité de Luxembourg sont en grande partie une mystification et, en particulier, une mystification sioniste, il apparaît alors qu'Israël doit à l'Allemagne beaucoup d'argent, car nous avons montré que la justification donnée pour ces réparations est invalide.



NOTES

1 / . Hilberg, p . 632.

2 / . Le Sun de Colorado Springs, 30 janvier 1973, p . 6.

3 / . New York Times, 12 août 1972, p . 23.

4 / . New York Times, 6 octobre 1961, p . 10; 14 octobre 1961, p . 10; 17 octobre 1961, p . 35; 4 novembre 1961, p . 11; R . H. Smith, p . 237, note.

5 / . New York Times, 8 mai 1974, p . 16.

6 / . Fuks.

7 / . Cambridge Ancient History, vol . 10, p . 296; Packer; Carcopino, p . 16-21; T. Frank, vol . 2, p . 245; vol . 4, p . 158sq.; vol . 5, p . 218, note.

8 / . Encyclopedia Judaica, vol.4, p . 735.

9 / . Mc Gown.

10 / . Le Talmud de Babylone, Sanhedrin 93b ou p . 627 dans la traduction publiée par I . Epstein.

11 / . New York Times, 18 janvier 1975, p . 6.

12 / . Vogel, p. 56, 88-100.


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