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Actualités de septembre 2000

SITUATION INTERIEURE FRANÇAISE
L'AAARGH ne pouvait rester silencieuse en ces temps de grondements sociaux. Nous n'avons aucune idée de ce qui pourrait se passer en France, aujourd'hui, pour mettre fin à l'atmosphère épouvantable qui règne sur le pays depuis quelques années mais nous ne pouvons nous empêcher d'attendre LA REVOLUTION. Et, en atttendant, la sagesse chinoise nous a inspiré ce texte sur la clique qui nous mène à la baguette: voleuse, menteuse, servile et contente d'elle-même ("Je refuse de négocier", disent-ils depuis vingt ans, ces ministres qui ne sont élus par personne et qui prétendent tirer de cette vacuité une légitimité sans pareille, un pouvoir personnel qui ne parle qu'à la première personne du singulier). A rapprocher de nos commentaires sur le livre de Finkelstein, dont nous donnons la traduction française.

SAINTE ANNE
Le Vatican accueille une exposition consacrée à Anne Frank, avec des photos et toutes les éditions du Journal parues dans tous les pays. Passionnant. Selon certaines sources poches de la Curie, cett exposition viserait à embêter le professeur Faurisson qui est un athée déclaré, en carte.
Source: Jewish Telegraphic Agency, 2 août 2000

L'ART DE COMPUTER

Yad Vashem is currently involved in a massive computerization project of all the names that are held in our archives-both on Pages of Testimony and on lists. In addition to the 2 million names on Pages of Testimony, and one million names on lists collected from various sources,

Ceci est l'aveu que Yad Vashem, qui travaille depuis 50 ans, possède 3 millions de noms de victimes de l'Holocauste dans ses archives.

there are at least 10,000 more lists (deportation lists, property lists...) stored in Yad Vashem's archives, containing millions of names.

On voit immédiatement que ces listes supplémentaires vont faire double emploi. si elles comportaient des noms qui n'étaient pas inclus dans la compilation des 3 millions, on le saurait, après 50 ans...

Yad Vashem intends to eventually computerize these lists in order to create the Jewish people's central database of Holocaust victims.

Nous attendons ce moment depuis longtemps. Yehuda Bauer, en poste depuis 1966, après le court triomphe de sa créature Lipstadt devant le tribunal de Londres, commence à prendre sa retraite. Nous souhaitons la bienvenue au nouveau directeur de l'institut de recherche sur l'Holocauste de Yad Vashem, qui présente d'excellentes lettres de créance. Qu'on en juge:


Professor David Bankier, the Solomon and Victoria Cohen Professor at the Hebrew University, Head of the university's Antisemitism and the Holocaust Studies Section, and visiting Professor at universities in London, the US, South Africa and South America, has been named Head of Yad Vashem's International Institute for Holocaust Research as of August 1st 2000. Bankier, born in Germany in 1947, takes over from predecessor Professor Yehuda Bauer, who will continue his active role at the International Institute in an advisory capacity. Involved in the development of Jewish studies centers in Latin America, and the promotion of academic publications in Spanish, in recent years Bankier's research has focussed on relations between Jews and non-Jews in occupied Europe, the interaction between propaganda and political mobilization during the war, the emigration of Jews from Germany and the rehabilitation of their community life in Latin America, and the position taken by German anti-Nazi exiles on the "Jewish question".

Il nous semble que le domaine de "l'interaction entre la propagande et la mobilisation politique pendant la guerre" est un excellent sujet, propre à montrer le dessous des cartes. Nous nous y intéresserons aussi.

The aim of the International Institute for Holocaust Research, established in 1993 as an
independent academic unit of Yad Vashem, is the expansion of the scope of research work
on the Holocaust and the promotion of advanced research projects.
 

Rappelons les principaux sites des gardiens du Temple:
The Conference on Jewish Material Claims Against Germany


Massuah-The Institute for the Study of the Holocaust

Beit Theresienstadt

Beit Hatefutzoth-The Israel Diaspora Museum

American Society for Yad Vashem

United States Holocaust Memorial Museum

The Simon Wiesenthal Center

Surivors of the Holocaust Visual History Foundation

YIVO Institute of Jewish Research

JewishGen:The Official Home of Jewish Genealogy

Amcha-Israeli Centers for Holocaust Survivors and Second Generation



LA GROSSE MADELEINE

Les États-Unis semblent parfois un vaste terrain homogénéisé duquel la critique est absente; il s'y passe néanmoins des événements qui rappellent que le contraire y existe aussi. Ainsi, la semaine passée à l'université de Californie à Berkeley, un geste de contestation a fini par ébranler l'establishment états-unien jusqu'aux plus hauts rangs du gouvernement. Doyenne du célèbre système universitaire de l'État, l'école de Berkeley, autrefois le centre d'une véhémente opposition contre la guerre du Vietnam, semble reprendre son ancien rôle. Pour marquer la fin de l'année académique, les organisateurs du Dies Academicus ne lésinent généralement pas sur les moyens. Des prix d'un grand prestige sont en effet décernés à des étudiants particulièrement brillants. En outre, le discours d'honneur principal est prononcé par un personnage de renommée mondiale.
Pour la cuvée 2000, la tâche est revenue à Madeleine Albright, secrétaire d'État aux Affaires étrangères. Une intervention qui doit normalement faire suite au discours d'accueil d'une étudiante. Un honneur dévolu cette année à Fadia Rafeedie, immigrée palestinienne, qui, en plus d'avoir récolté la médaille d'honneur suprême de l'Université, a fini première de sa classe.
Soucieuse du contenu d'un discours qu'elle retravaille sans cesse, Mme Rafeedie a été pressée par des autorités universitaires désireuses de connaître la teneur de son texte, afin de le transmettre à Mme Albright. Cette dernière prétextait vouloir parler de l'étudiante dans son propre discours et faire un enchaînement convenable. Craignant la censure et apportant en outre des retouches à son texte jusquà la dernière minute, Fadia Rafeedie ne signale rien au rectorat. Pour leur part, les autorités, tant gouvernementales qu'universitaires, craignent des propos désobligeants de la part d'une immigrée peu susceptible d'être correctement assimilée, donc en mesure d'apprécier les dirigeants de ce merveilleux pays où elle a eu la chance de pouvoir s'installer.
Au début de la cérémonie, on annonce que Madeleine Albright parlera en premier, puis partira, horaire chargé oblige. Mme Rafeedie aurait l'outrecuidance d'énoncer un seul mot malencontreux que la secrétaire d'État ne l'entendra de toute façon point.
Mais... c'est compter sans les étudiants.
A peine installée sur le podium, Mme Albright voit le devant de l'immense aula [Note de l'AAARGH: pour faire croire à leur légitimité intellectuelle, et parce qu'ils pensent sincèrement que les universités sont une invention grecque (!), les Américains adorent employer des mots latins pour parler de leurs écoles] envahi par des jeunes qui déroulent une bannière sur laquelle est inscrite: «Madeleine Albright est une criminelle de guerre ». De plus, un tonnerre de huées empêche l'oratrice de commencer. Les forces de sécurité procèdent vite à une évacuation. Le discours commence. Mais, à mi-phrase, la voix de l'oratrice, pourtant relayée par haut-parleur, reste noyée par un public qui scande: «Mettez immédiatement fin aux sanctions en Irak !» Nouvelles bannières, nouveaux agents de sécurité, nouvelle salve de quolibets, et nouveaux étudiants brusquement traînés hors de la salle; puis nouvelle minute de calme et, brusquement, tout recommence. Et ça semble s'éterniser!
Son discours enfin terminé, la secrétaire d'État se dirige précipitamment vers une sortie d'urgence pour atteindre sa voiture. Mais, dehors, elle se trouve face au « Comité de non-accueil », à des banderoles, à une foule en colère et à un rugissement d'injures. Elle finit à plat ventre sur le siège arrière de sa voiture, s'efforçant de se cacher par crainte de devenir la cible de projectiles de toutes sortes.
A l'intérieur, Fadia Rafeedie oublie son discours, si soigneusement travaillé, et se met à dénoncer celle qui «commet des abominations». Une personnalité que l'université venait de qualifier «de plus illustre femme de notre époque» (Américains toujours modestes et sympathiques). Et l'étudiante palestinienne de rappeler au public une allocution de Madeleine Albright, dans laquelle elle déclarait que la politique étrangère des États-Unis valait bien la mort de 5000 enfants irakiens chaque mois. Un chiffre qui coïncide avec le nombre de personnes réunies dans l'aula pour la cérémonie, a relevé l'étudiante. Si son discours improvisé fut peut-être moins élégant que celui initialement prévu, il n'en resta pas moins éloquent, à en croire le public. A la fin du plaidoyer, ce dernier, debout, inonde l'immense salle de ses applaudissements. Une journée que Madeleine Albright n'est pas près d'oublier. ([Note de l'AAARGH: les hommes cultivés reconnaissent là la pratique universitaire du quolibet, quod libet en latin médiéval, qui désigne un débat entre maîtres et étudiants dans les universités médiévales (et chacun sait que l'université est une invention du moyen âge et non de la Grèce!)

Robert James Parsons

Finalités, Juin-Juillet 2000, Numéro 256, p. 5-7, édité par le Centre de documentation civique, Case postale 335, CH-1001, Lausanne.

Un lien plus complet en anglais : "They Dignified Our University:" - Anti-Sanctions Protesters Rock Berkeley's Commencement, by Nadine Naber and Fadia Rafeedie .


MAUVAIS BERGER


Un professeur de français jugé en appel pour négationnisme

Il avait tenu ces propos en cours


METZ de notre envoyé spécial
Pour beaucoup de ses élèves, Jean-Louis Berger est assurément un bon professeur de français. Sa voix est, certes, " un peu monotone", mais, sur le fond, rien ne peut lui être reproché. Pourtant, le 30 mars 1999, il a fait l'unanimité contre lui dans les classes de 3eB et 3eD du collège La Paraison de Lemberg (Moselle). Avant d'examiner le programme du jour, consacré aux subtilités de l'argumentation, M. Berger aurait tenu, pendant près d'une heure, des propos révisionnistes.
Prétexte à ce déballage nauséabond: une pièce de théâtre qui, quelques jours plus tôt, avait été donnée dans l'enceinte de l'établissement. Tirée du roman de Hans Peter Richter, la pièce, Mon Ami Frédéric, évoque les persécutions subies par un enfant juif dans l'Allemagne nazie d'avant-guerre. Selon le témoignage des élèves, Jean-Louis Berger aurait admis que les comédiens avaient été excellents mais que, sur le fond, la pièce omettait d'évoquer le contexte économique et politique de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.
Et le professeur d'argumenter plus avant: la déclaration de guerre " était le fait des Alliés", Hitler en étant la " victime"; les vrais responsables du déclenchement du conflit étaient les juifs qui auraient " mis le feu au Reichstag", le Parlement allemand; les camps de concentration n'étaient " que des camps de travail", alors que, dans les fours crématoires, ne brûlaient que les " déchets"; les chambres à gaz " servaient à la désinfection pour éviter la propagation des maladies"; le nombre de morts dans les camps étaient bien moins important que celui donné par l' "histoire officielle".
Des élèves interpellent M. Berger, lui rappellent que leurs professeurs d'histoire tiennent un tout autre discours sur la question. " Ils sont tenus d'enseigner la version officielle", aurait rétorqué le professeur de français. L'explication n'a pas convaincu le jeune Samuel qui, rentré chez lui, alerte ses parents. Choqués, ceux-ci font part de leur indignation au principal du collège, qui ordonne une enquête administrative avant de saisir le procureur de la République.
Poursuivi pour " négationnisme", Jean-Louis Berger a été condamné, le 15 mai, par le tribunal correctionnel de Sarreguemines, à dix mois d'emprisonnement avec sursis et à payer 10.000 francs de dommages et intérêts à chacune des sept parties civiles: les parents du jeune élève, deux associations de déportés, la FSU, la LICRA, le MRAP et la Ligue des droits de l'homme (Le Monde du 17 mai). Ayant interjeté appel de ce jugement, M. Berger s'est retrouvé, mercredi 9août, devant la cour d'appel de Metz pour être de nouveau jugé.
Agé de cinquante-quatre ans, le professeur de français, suspendu de ses fonctions depuis les faits, est un homme maigre, vêtu sobrement d'une chemise blanche au col déjà bien élimé et portant une cravate d'un bleu marine aussi strict que celui de son pantalon. " Un père de famille honnête et pacifique", jure-t-il, qui revendique le droit de parler de ce qu'il qualifie de " tabou". Se disant " victime de l'animadversion" du principal du collège, il "réclame justice". " J'ai cherché à développer l'esprit critique de mes élèves, j'ai mené cette action par respect pour eux", soutient-il. Chacune de ses interventions suscite de vives réactions dans la salle, composée presque exclusivement d'anciens déportés venus en nombre.
" Il est de notoriété publique que je suis membre du Front national, poursuit M. Berger. Pendant la pièce, j'ai constaté que mes élèves se retournaient vers moi pour épier mes réactions. C'est pour cela que j'ai éprouvé le besoin d'en parler en classe. Ce spectacle, monté par mes collègues, avait pour but de montrer que ce qui s'est passé en Allemagne dans un régime nationaliste pouvait se reproduire en France si les nationalistes arrivaient au pouvoir. C'est moi l'offensé, moi l'agressé."
La présidente de la cour, Florence Staechele, intervient: " Veuillez changer de ton!" M.Berger insiste: " Mettez-vous à ma place.""Certainement pas", lance la présidente avant d'entrer dans le vif du sujet. "L'incendie du Reichstag par les juifs? " Les élèves n'ont pas compris ce que j'ai expliqué." La version officielle enseignée par les professeurs d'histoire? " On peut ne pas dire la vérité en cachant certaines choses, on appelle ça le mensonge par omission. Je voulais expliquer à mes élèves qu'on ne leur disait pas tout." Les Alliés qui seraient à l'origine du conflit?
" C'est une vérité historique: la Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l'Allemagne, suivie de la France." " Vous jouez sur les mots, coupe la présidente. Vous accusez les autres de manipulation, mais c'est vous qui manipulez."
Pour l'essentiel, l'enseignant reprend l'argumentation développée dans d'autres prétoires par les tenants du révisionnisme. Pour donner du poids à son propos, il brandit des articles de presse ou des textes de chercheurs du CNRS prouvant, selon lui, que le régime nazi a fait moins de morts que le chiffre généralement admis. Le procédé est classique et M. Berger a beau faire, il ne convainc pas l'auditoire de sa bonne foi. Il nie ce qu'on lui reproche, mais Mme Staechele lui rappelle qu'une publication révisionniste belge l'a largement soutenu depuis sa mise en cause. De la même manière, l'avocat général, Pierre Chevalier, qui requiert douze mois d'emprisonnement avec sursis, précise que M. Berger a participé à un colloque révisionniste.
Refusant d'entrer dans le débat sur le négationnisme, l'avocat de Jean-Louis Berger, Me Eric Delcroix, a soutenu, comme il l'avait fait en première instance, que l'affaire était prescrite. " La phobie monomaniaque [des juifs] de Hitler est perpétuée par des gens qui, sous couvert de liberté d'expression, d'esprit critique, veulent obtenir le droit de remettre le couvert", a plaidé, pour sa part, Me Raphaël Nisand, avocat des sept parties civiles. " M.Berger est en quelque sorte un nazi sans les bottes, qui distille son venin à ses élèves."
La cour rendra son arrêt le 27 septembre.
Acacio Pereira
Le Monde, 11 août 2000

Rappelons les positions syndicales

Communiqué de presse du 22 mars

PROCÈS DU PROFESSEUR ACCUSE DE RÉVISIONNISME


La FSU se félicitede la fermeté du réquisitoire du procureur de la République
Le procès de J.L BERGER (professeur de lettres au collège de Lemberg en Moselle) a eu lieu au tribunal de Sarreguemines.
La FSU, qui s'était portée partie civile au côté des associations anti-racistes, était représentée par Hubert DUCHSCHER au titre de la direction nationale, J. F. QUANTIN (FSU Moselle), René CASSUER (SNES Moselle), Angèle BECKRICH (SNUIPP Moselle).
Le réquisitoire, ainsi que les témoignages, étaient accablants pour l'accusé qui, non seulement n'a exprimé aucun regret, mais a justifié son attitude et ses déclarations. La FSU se félicite du travail rigoureux de J. M. FISCHER (Principal du collège au moment des évènements) qui a permis d'établir les faits de façon impartiale et irréfutable.
C'est la première fois que l'application de la loi GAYSSOT est requise contre un enseignant de collège qui abuse de l'autorité morale que lui confère son statut pour manipuler des adolescents et inculquer des thèmes négationnistes, contraires à la réalité historique. C'est l'image de la profession enseignante qui est ternie et c'est aussi pour cela que la FSU demande réparation en se portant partie civile.
En pleine semaine nationale d'Education contre le racisme, cette triste affaire nous rappelle l'importance de l'engagement de la communauté éducative contre le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme et toutes autres formes de discriminations et négationnisme. En ce sens, la FSU et ses syndicats concernés resteront vigilants, en particulier pour que l'Education Nationale tire toutes les conclusions du jugement qui aura lieu le 15 mai 2000.

http://www.fsu.fr/actu/2000/mars/000322cp.htm


LA VENTE CONTINUE PENDANT LE PILLAGE


AFP:
"Israël: la construction dans les colonies de peuplement juives sur les territoires palestiniens a connu un essor impressionnant au premier trimestre 2000, selon une étude publiée mardi 22 août [2000] par le mouvement anti-annexionniste israélien La Paix Maintenant. Un millier de maisons ont été mises en chantier entre janvier et fin mars, contre 750 au premier trimestre 1999. Comparée au dernier trimestre 1999, la hause est encore plus spectaculaire et atteint 81%. Elle est marquée par une hause de 141% des mises enchantier de constructions privées "(Le Monde, 24 août 2000).

Commentaire: On remarque que toute en essayant de nous bourrer le mou avec des histoire de "paix", le gouvernment Barak continue d'étendre ce qui est une arme de guerre, l'implantation des colons. Signalons au passage que c'est la totalité de la Palestine qui est un territoire palestinien et que les immigrants juifs, quels qu'ils soient, n'ont aucun droit sur cette terre. il ne peuvent s'approprier cette terre que par la force ou des manoeuvres frauduleuses.
Le fric qui permet ces constructions vient de l'é"tranger, soit qu'il ait été donné, soit qu'il ait été extorqué, comme on l'a vu en Suisse, en "répération" du prétendu "génocide des juifs". La communauté internationale se fait donc complice d'un frime contre l'humaniuté: celui qui consiste à chasser un peuple tout entier de chez lui. C'est le dur travail qu'imposent les sionistes aux juifs morts victimes du nazisme: ils doivent croître et se multiplier pour rapporter toujours plus de sous. Les gens qui font ainsi travailler les cadavres viennent en outre nous donner des leçons de morale.


DISCUTER LA DISCUSSION

Certains universitaires américains semblent croire qu'il y a un débat. Ils se réfèrent à la déposition de de l'un d'entre eux, le professeur McDonald, au procès de David Irving, en février 25000, à Londres. Voici un avis posté par un collègue de McDonald:


Albert F. Gunns, Professor
Department of History
California State University, Long Beach
History 290A
Spring Semester 2000

Study Documents on the Holocaust Debate


Even though more than half a century has passed since the end of World War II, the subject of the mistreatment of Jews (and other groups) at the hands of the Nazi regime in Germany is still an acutely sensitive one. Perhaps because the enormity of the Holocaust is beyond the ability of any one person to comprehend fully, there are those who would deny that it existed at all or, at least, that it was as extensive as is commonly believed. The record of those who perished--possibly millions--is not as complete as many would wish. The tongues of those who survived to bear witness are being silenced by time.
The shock and outrage of the Holocaust have touched the collective conscience as few other twentieth century events have done. For some it is a demonstration of the horrifying depths to which human evil can plunge, a testament that present and future generations must never be allowed to forget. To a smaller number of others it is an overheated fantasy that distorts the reality (albeit, possibly still grim) of documentable historical events.
The debate's volume was turned up a bit recently when
a well-known British historian, David Irving, brought a libel suit in an English court against another historian, Deborah Lipstadt, and her publisher for identifying him in print as being among the "Holocaust deniers." The case generated a lot of attention internationally, and Irving lost the suit.
Among those who testified in Irving's behalf was a member of the CSULB faculty. His testimony and writings have generated attention and argument (surprise!) in the campus community. The controversy does not necessarily center on Holocaust denial, but it does go to the very heart of academic freedom and the pursuit of truth. Much of this discussion has been through the medium of widely distributed campus e-mail, some of which is reproduced in the documents linked below. Check back for updates.
Document 1 (Sievers)
Document 2 (Fiebert)
Document 3 (MacDonald)
Document 4 (Schwartz)
Document 5 (MacDonald 2)
Document 6 (Fleck)
Document 7 (Fiebert 2 -- 5/8)
Document 8 (George -- 5/8)
Document 9 (Richmond -- 5/8)
Document 10 (Noble -- 5/8)
Document 11 (Richmond 2 -- 5/8)
Document 12 (MacDonald 3 -- 5/9)
Document 13 (George 2 -- 5/9)
Document 14 (Weinstein -- 5/9)
Document 15 (MacDonald 4 -- 5/10)
Document 16 (Smith -- 5/10)
Document 17 (Fiebert 3 -- 5/10)
Document 18 (George 3 -- 5/11)
Document 19 (MacDonald 5 -- 5/11)
Students in History 290A are urged to read these exchanges carefully and pursue the Web links referred to therein. PLEASE DO NOT CONTACT ANY OF THESE CORRESPONDENTS DIRECTLY. If you have comments to make (as you should), please send them to the instructor ([email protected]). They will be posted on this site with your e-mail address if you wish to have replies from others (assumed unless you state otherwise).



Kevin McDonald répond: To view my reply to the newtimes l. a. article and replies to my colleagues in the college of liberal arts at california state university-long beach, click here.

 

HISTOIRE SANS FIN

Günter Deckert, prof de langues, est en prison depuis plus de 5 ans, en Allemagne, pour avoir traduit en public (un public privé!) une conférence de Fred Leuchter en 1991. C'est l'Allemagne.
Il existe un livre sur son cas, avec beaucoup de documents. Il est édité par Gunther Anntohn et Henri Roques, Der Fall Günter Deckert. Märtyrer für Forschungs-, Mainungs- und Redefreiheit im Spannungsverhältnis von Geschichte/"Zeitgeschichte", Justiz und Politik, publié par DAGD/Germania Verlag, Weinheim, ISBN 3-9803070-1-8. le livre est peut-être disponible chez VHO.
Nous en avons trouvé quelques éléments sur le Net.


GRANDE GIDOUILLE

C'est avec un malheureux retard que nous sommes informés de cette grande nouvelle: le professeur Vidal-Naquet, haute Conscience de Notre Epoque, réfuté de partout, grenouilleur honoraire dans les couloirs de l'EHESS, Grand Inquisiteur de la république des Lettres, invité du Quai d'Orsay à parcourir le monde avec une seule et unique conférence de dénonciation des révisionnistes, trompeur répété et offreur d'excuses à répétition, préfaceur acharné et postfaceur régulier, signataire de tout, engagé par tous les bouts, a reçu le grade d'officier de la Légion d'Honneur, grâce à son dévouement total à la cause antirévisionniste.

Nous savons maintenant, grâce à lui, pourquoi il nous poursuit de son amère vindicte. Il a écrit ses mémoires dans lesquels il s'offre avec une insoutenable grossièreté à l'admiration des foules. Ce type se croit parfaitement admirable. Et il passe aux aveux: il n'aimait pas tellement son père, qui le tenait pour mou et lâche. Et donc, quand son père, après avoir fait le jobard avec les Allemands, s'est trouvé arrêté et déporté, le jeune Pierre s'est beaucoup réjoui. Il pouvait enfin mener une vie de jeune homme. C'est beaucoup plus tard, qu'il a commencé à développer un sens de la culpabilité, en premier lieu celle de ne pas avoir éprouvé de sentiment de peine et de tristesse quand son père a été arrêté. Il se cramponne donc à une image qu'il a dû se forger avec ses lectures de gare, sur la façon dont son père est mort en Allemagne ou en Pologne. Cette mort ne fait pas de doute, mais PVN n'a jamais su et ne saura jamais ce qui s'est passé exactement. Donc ceux qui veulent chercher ce qui s'est exactement passé viennent réveiller chez ce gros bouffi d'orgueil un sentiment de honte et de faute indélébile. Sa froideur, son égoïsme, étalé avec cette insoutenable suffisance tout au long de ses deux volumes de mémoires, il nous les fait payer du poids du seul sentiment qu'il connaisse et qui l'a charpenté, la haine. Et maintenant, elle lui vaut des décorations. C'est génial.


STARMANIA

L'un des gérants du site aministia, qui nous chie dans les bottes depuis pas mal de temps, est un certain Oreste Scalzone, ancien petit chef à Potere Operio, et ensuite à Autonomia operia, aux alentours de 1968 en Italie. Il fut ensuite mêlé aux sombres histoires des années de plomb. Arrêté en 1979, élargi pour raisons de santé, il s'est réfugié à Paris en 1980. Après divers procès, il a été condamné définitivement en 1987 à 9 ans de prison, pour subversion et bande armée.
Il est maintenant associé à l'entreprise kagébiste de Denainkx, le Pol Pot d'Aubervilliers. Scalzone vient de faire faire un film sur sa complaisante personne qu'il a présenté au festival de Locarno, "Addio Lugano bella". Le narcissime inhérent à ce genre d'ânerie ne lui a pas fait pousser l'audace jusqu'à se rendre lui-même à Locarno, en Suisse. Encore un qui n'a pas confiance dans les services secrets de son pays. Il ferait mieux de continuer à se filmer le nombril. Du léninisme à l'amielisme, beau parcours. Mais là, au moins, il ne tue personne et il n'emmerde personne.


NAZISME SANS CONSCIENCE

Le parti socialiste autrichien, qui est une sorte d'homologue de notre auguste parti socialiste-héritier-de-la-SFIO et des grandes traditions de la lutte ouvrière, a appelé les autres partis autrichiens à regretter en choeur d'avoir recruté des anciens nazis. Et le parti a cru bon de faire son auto-critique: "Les sociaux-démocrates reconnaissent leur part de responsabilité pour des erreurs et des omissions [...] et appellent à un ré-examen du passé" a déclaré Alfred Gusenbauer, président du SPÖ.
Dans les années 60-70, et en particulier sous le direction de Bruno Kreisky, juif antisioniste, plusieurs anciens nazis ont été ministres, vingt ou trente ans avant Haider; ça la fout mal. On comprend les vertueuses indignations d'un journal comme Le Monde, qui avait pourtant recruté, lui, quelques anciens vichystes (La Reynière) et quelques anciens SS (Niedergang), qui n'étaient pas plus mauvais bougres que les autres.


POLICE CYBÉRIENNE

Samedi 5 août, l'agence officielle Chine nouvelle a annoncé la mise en place d'unités de police spéciales pour surveiller les réseaux informatiques. Destinées à «administrer et maintenir l'ordre», selon l'agence Reuters, ces sections devraient davantage s'intéresser aux cas de fraude et de criminalité sur l'internet qu'à la surveillance du contenu proprement dit.
Une vingtaine de villes et de provinces seront bientôt équipées d'agents de police spécialisés dans la sécurité du réseau; elles suivront l'exemple de la province orientale de Anhui déjà pourvue d'une force de police internet.
[...] Ces mesures visent à prévenir les risques de fraude et de crimes commis sur l'internet et accrus par l'augmentation des internautes, car selon une enquête du
China Internet Network Information Center, ceux-ci ont atteint les 17 millions
au mois de juillet.
Cette fois, avec ses nouvelles unités de police des réseaux, plus rien ne devrait permettre aux internautes chinois de sortir du droit chemin.
Par Marjorie Sylvain


On se demande ce qu'attendent les autorités françaises pour suivre cet exemple qui les brûle d'envie.


INTERFLIC OU INTERNET ?

Combattre le racisme sur Internet grâce à la coopération


Selon Antonio Vitorino, commissaire européen chargé de le justice et des affaires intérieures, il faut prendre des mesures juridiques contre la cybercriminalité et ce à un niveau international, car Internet dépasse le
frontières nationales.
Le commissaire a déclaré aux représentants, lors de la conférence intitulé "The Internet and the changing face of hate " (Internet et le nouveau visage de la haine), que beaucoup d'organisations internationales prennent au sérieux la menace mondiale que représente la criminalité électronique. "Nous avons déjà entrepris une action au niveau international, a-t-il expliqué. En 1997, les pays du G8 ont adopté un plan d'action en 10 points visant à lutter contre la criminalité liée aux high-tech, auquel le Commission participe. Le Conseil et le Parlement européens ont adopté en 1999 un plan d'action pour un Internet plus sûr grâce à la lutte contre le contenu illégal ou préjudiciable sur les réseaux mondiaux. Ce plan d'action prévoit une aide financière pour différentes initiatives communautaires visant à résoudre les problèmes des contenus " indésirables " sur Internet. Un plan budgétaire a déjà été mis en place jusqu'à l'année 2002, sous la direction de la Commission européenne.
Antonio Vitorino a promis que la commission préparerait cette année les grandes lignes d'une politique globale de lutte contre la pornographie enfantine, le racisme et la xénophobie sur Internet, en s'appuyant sur des principes de reconnaissance mutuelle, en dispensant une formation au personnel chargé de l'application des lois, en établissant des liens entre les fournisseurs de services Internet et les opérateurs de télécommunications et en ayant recours à la police scientifique pour effectuer des recherches sur les ordinateurs et analyser les données.


L'Europe, c'est vraiment le pied.
D'après le communiqué de presse Cordis focus, 17.07.2000.


COOL RAOUL
Raul Hilberg, interrogé par le journaliste brésilien Carlos Haag à propos du livre de Norman Finkelstein, The Holocaust Industry:


Aujourd'hui, il est plutôt impopulaire et son livre ne sera certainement pas un succès d'édition mais ce qu'il dit est vrai pour l'essentiel, bien que ce soit incomplet. Il s'agit plus d'un compte rendu de journaliste que d'une étude approfondie du sujet, qui serait nécessairement beaucoup plus longue. Il n'est pas nouveau du tout de dire que l'holocauste a été utilisé pour assurer la Palestine aux juifs et nous savons quelle a été son importance pour la création d'Israël. Néanmoins, ce sera un rappel utile pour la communauté [juive]. Il a raison également quand il dit qu'aujourd'hui personne ne parle de ce sujet aux Etats-Unis: en 1968, une encyclopédie locale bien connue m'a demandé d'écrire un article sur l'hololcauste et ils voulaient que je ne parle que de Dachau et de Buchenwald parce qu'Auschwitz ne les intéressait pas; ces sujets étaient censurés. Je suis d'accord quand il dit qu'on surestime le nombre de survivants et que le concept est mal défini (il ne désigne pas seulement les victimes des camps) et il est vrai qu'un nombre exagéré de demandes d'indemnités est fait. Il y a quelque chose de radicalement mauvais dans cette exploitation parce quec'est un domaine qui ne devrait pas servir à gagner de l'argent et je dois confesser que j'ai trouvé toute l'affaire avec les banques suisses troublante. La communauté juive américaine est très prospère et il n'y a aucune raison pour eux de demander de l'argent aux Suisses. Cela me semble obscène. (Valor, Brésil, 4 août 2000)
Today he is rather unpopular and his book will certainly not become a best seller, but what it says is basically true even though incomplete. It is more a journalistic account than an in depth study on the topic, which would need to be much longer. To say that the Holocaust has been used in order to secure Palestine for the Jews is nothing new and we know how important it was in the creation of Israel. Nevertheless it will be a bitter yet necessary reminder to the community. He is also right when he argues that nobody talked about this topic in the USA: in 1968 a well known local encyclopedia asked me to write an article on the Holocaust and they only wanted me to talk about Dachau and Buchenwald because they were not interested in Auschwitz; these topics were censored. I agree with him that people overestimatethe number of survivors and that the concept is ill-defined - it includes not only the victims of the camps - and it is true that there an exaggerated number of compensation requests are made. There is something radically wrong in this exploitation because it is an issue that should not be used to make money and I must confess that I found the whole affair with the Swiss banks disturbing. The Jewish-American community is very prosperous and there is nos reason for them to ask the Swiss for money. That seems obscene to me.
Valor (Brazil), 4. August 2000.


Source: www.normanfinkelstein.com

LÉGENDES URBAINES

Il y a des gens qui veulent s'attaquer aux canulars (en anglais: hoax) et aux rumeurs (en anglais: légendes urbaines). Ils font donc un site pour traquer les âneries qui circulent sur le Net, et dieu sait qu'il y en a (c'est un site français, mais c'estt tellement plus "jeuuuune" de le dire en anglais, la langue de la liberté). Voici leur petit édito:

"Des milliers d'e-mails relatant de fausses informations circulent sur le réseau. La plupart du temps alarmants, ces messages ne sont en fait que des hoax (canulars). Avec votre aide nous allons nous efforcer de rétablir la vérité et de lutter contre ces mensonges électroniques. Participez à cette action en rejoignant l'équipe de HoaxBuster, écrivez nous à: [email protected]"


ICONOCLASTE

La question de le représentation de l'élément divin est au coeur des conflits théologiques. Certaines religions l'interdisent, et interdisent la représentation du vivant comme émanation divine. D'autres se sont divisées. On se souvient de la querelle qui divisa Byzance pendant des siècles. Les protestants, eux aussi, furent animés de la fureur iconoclaste.
C'est certainement sur ce fonds théologique qu'il faut placer la délicate question de la représentation de la chambre à gaz. On a les iconoclastes dans le genre Lanzmann. On a les iconodules, concepteurs staliniens d'Auschwitz, proches de Walt Disney. Mais le premier, peut-être, à avoir attiré l'attention sur la question de la représentation pourrait être Albert Paraz, écrivain joyeux vivant, interlocuteur de Céline et de Rassinier.
Dans un roman publié en 1949 par Les Horizons littéraires (9 rue Clairaut, Paris, 17e), intitulé Remous, il écrit cette phrase stupéfiante, et qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, qu'il met dans la bouche de l'héroïne du roman: "Il est vrai que ces abominables supplices dont toutes les polices de ce monde damné se rendent coupables, je ne les vois pas, pas plus que je ne peux me représenter une chambre à gaz". (page 537).
Cette impossibilité iconoclaste que Paraz constate pour lui même en 1949 est encore celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. R. Faurisson a ensuite demandé à cor et à cris une telle représentation graphique. Il ne savait peut-être pas que Paraz, le futur préfacier de Rassinier (Le Mensonge d'Ulysse) l'avait précédé dans cette quête, comme le Petit Prince qui demandait, avec la même obstination, qu'on lui dessinât un mouton.


ILS SONT PARTOUT

Les révisionnistes sont partout. Le Monde du 14 juin 2000, faisant une page sur la guerre de Corée (1950-1953) s'est senti obligé de mettre en bas de page un article de Philippe Pons, intitulé "Les communistes ne furent pas les seuls à commettre des atrocités". Merci à Chomsky et aux révisionnistes. Il dresse une liste de massacres commis par les troupes américaines et sud-coréennes qu'il n'était pas possible, jusqu'à une date récente, d'évoquer "sous peine de faire preuve de sympathies communistes". C'est ce même sempiternel argument qu'on nous ressert tout le temps: vouloir tenir un compte exact de ce qui s'est passé dans les camps nazis reviendrait à "faire preuve de sympathies nazies". Cet argument grotesque continue à prévaloir dans la presse. Mais en Corée, on a le culte des ancêtres. On n'oublie pas comment certains ont été tués. C'est de la mémoire, de la vraie, pas du produit industriel trafiqué qu'on fait prendre à nos contemporains pour ce qui se mijote dans les cuisines familiales.


T'Y PAS MORT?

La presse passe avec une certaine discrétion sur la malheureuse absence de génocide à Timor. On sait que l'imminence dudit génocide avait enclenché une opération des Nations Unies, menée par les Australiens, pour soustraire ce territoire mal acquis des griffes de l'armée indonésienne. Le génocide avait bien eu lieu, vers 1974-1976, mais à l'époque les Nations Unies étaient aux abonnés absents.
Comme, malgré l'existence bien réelle d'exactions meurtrières, il n'y a pas eu, en 1998-1999, de génocide, les parasites de plus en plus nombreux qui vivent de la dénonciation des "génocide", voient leur tartine, pourtant préalablement beurrée, leur passer sous le nez. Ainsi Sydney Jones, une dame qui est directrice du "Bureau des droits de l'homme" de l'appareil onusien qui administre (provisoirement) Timor, "craint chaque jour un peu plus que la justice soit victime des impératifs de la réconciliation entre Timorais [...]" (Timor Information, juin 2000). Ce genre de salopards, payés entre 5 et 10.000 $ par mois, ose se plaindre du fait qu'on trouve une solution politique à un conflit. Les justiciers droitsdel'hommesques préfèrent le sang qui coule, ils s'en nourrissent, avec une belle conscience nickelée. Bienfaisants génocides!

LES PÈRES SÉCUTÉS

L'antisémitisme continue à rapporter gros. Mais pourquoi fallait-il que ce soit un propagandiste zolo, Henry R. Huttenbach, directeur et rédacteur de The Genocide Forum (New York, juillet-août 2000) qui attire l'attention sur le fait que les principaux persécutés, à notre époque, sont les chrétiens. Il cite les violentes persécutions pratiquées par les communistes chinois, les massacres opérés en Egypte au détriment des Coptes, les massacres en Indonésie, surtout à Amboine, le génocide qui enserre les populations, largement chrétiennes, du Sud-Soudan, les violences au Nigéria en en Inde. Il dit que 164.000 chrétiens, de toutes les obédiences, ont été tués en 1999, en une seule année donc. Laissons-lui ce chiffre. "Ils ont été tués simplement parce qu'ils professaint la foi chrétienne". Curieusement, Huttenbach omet sur sa liste le gouvernement israélien et sa façon de maltraiter les minorités chrétiennes ou la véritable terreur qui s'abat sur les quelques juifs qui désirent se convertir. [On sait que Vanunu, qui a dénoncé ce qui se fabique dans l'usine atomique de Dimona, et qui, après kidnapping à Rome, purge dix-huit ans de prison, dont dix passé en isolement, a choisi, pour ne pas être solidaire de sa société d'oppression, de se convertir au protestantisme.]

Huttenbach note que tous les gouvernements tournent prudemment la tête, que le Vatican et Cantorbury ne font pas tellement de raffut, que les organisations juives spécialisées dans la défense des minorités persécutées, ferment entièrement leur gueule.

Il a raison, ce type-là. Imaginons, qu'on massacre 164.000 juifs par an. Vous voyez?


REJET


Une décision qui va dans le bon sens

 
IRIS a pris connaissance avec satisfaction du rejet par le Conseil constitutionnel des formulations ambiguësdu troisième alinéa du nouvel article 43-8 de la loi modifiant la loi n· 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.
Cet alinéa, tel qu'il était rédigé, suspendait une épée de Damoclès sur la tête des hébergeurs en laissant la porte ouverte aux plaintes les plus abusives et aux jugements les plus contradictoires. Le Conseil a déclaré contraires à la Constitution tant l'absence de précisions quant à la forme de la saisine par un tiers que l'absence de détermination des fautes qui pourraient être imputables à l'hébergeur (le vague de la fameuse formule des "diligences appropriées"). IRIS se félicite d'avoir pris toute sa part dans la mobilisation pour la défense de la liberté d'expression.
Elle rappelle cependantque le Conseil constitutionnel considère "qu'il est loisible au législateur [...] d'instaurer, lorsque sont stockés des contenus illicites, un régime spécifique de responsabilité pénale des 'hébergeurs' distinct de celui applicable aux auteurs et aux éditeurs de messages". Elle appelle donc tous ceux qui se sentent concernés par la libre expression des citoyens à rester particulièrement vigilants.
http://www.iris.sgdg.org

8 août 2000


ESPIONS

Les "espions juifs" ont été condamnée en Iran, de façon assez légère. Toute la presse a hurlé. Nous avions dit que nous ne savions rien de ces gens-là mais que le Mossad avait une vieille implantation en Iran. On connaît les habitudes, maintes fois décrites, par Vincent Monteil et Victor Ostrovsky, par exemple, de recruter des collaborateurs bénévoles parmi les communautés juives locales. Si, ensuite, les communautés juives sont soupçonnées de participer à des opérations d'espionnage, il suffit de s'en prendre au Mossad et autres services israéliens qui en sont responsables.
Un journal israélien a croqué le morceau: au cours de conversations diplomatiques secrètes les Israéliens ont reconnu que ces gens, en Iran, travaillaient pour eux et ils ont présenté des excuses aux Iraniens. Toute cette campagne pour "sauver les 13 juifs iraniens" était donc, encore une fois, du pur pipeau, de la manipulation de crétins signataires et gentils. Nous y sommes habitués.


Jerusalem Post, August 9 2000

 

Report: Israel admitted Iranian Jews were spies
 
By Douglas Davis
LONDON (August 9) - Israel has privately admitted to Iran that the 10 Jews convicted of espionage by a court in Shiraz last month were spying for Israel, diplomatic sources told the London-based monthly newsletter Ad-Diplomasi.
The admission was reportedly made during secret meetings between Israeli and Iranian officials at a Cairo hotel on July 31 and August 1, in the presence of US Ambassador to Egypt Daniel Kurtzer and Israeli Ambassador to Egypt Zvi Mazel.
A Foreign Ministry spokesman said last night that the report was "nonsense."
The Iranian Revolutionary Court in Shiraz last month sentenced 10 of the 13 Jews initially charged to between four and 13 years in jail. The remaining three were acquitted.
The Iranians reportedly accepted Israel's apology for the affair and promised to commute the sentences after Israel admitted other failed operations by the Mossad, such as the bungled wire-tap attempt in the Swiss capital of Berne in February 1998.
According to the diplomatic sources, contacts between Israel and Iran were initiated through third parties, but assumed a more direct nature after the 13 Iranian Jews were accused of spying for Israel.
The sources said contacts between Israel and Iran were also held in the weeks preceding Israel's May 24 withdrawal from South Lebanon.
As a result of the contacts, the two sides reached an undeclared understanding designed to "facilitate" the IDF pullback and to refrain from taking any steps that might jeopardize security on Israel's northern border.
The sources say the Iranians promised that neither they nor Hizbullah would do anything to obstruct the IDF withdrawal, nor would they jeopardize the peace after Israel's withdrawal.
(Herb Keinon contributed to this report.)


C'est curieux: la presse française n'a rien dit...
http://www.jpost.com/Editions/2000/08/09/News/News.10697.html


TRANSES ALPINES

Le 17 juin, le judéocentriste-en-chef au journal Le Monde, Nicolas Weill annonce qu'un historien "révisionniste" vient d'être applaudi à Paris. Il met des guillemets à "révisionniste". Il s'agit d'Ernst Nolte, bien connu de nous, qui a participé du 7 au 9 juin à un colloque organisé par un laboratoire du CNRS appelé "Géode" et dirigé par Stéphane Courtois, ancien disciple d'Annie Kriegel et coordinateur d'un ouvrage totalement merdique intitulé le Livre noir du communisme, qui fait un tabac dans toutes les maisons d'édition de l'extrême-droite européenne. On sait que Nolte et Furet ont publié une partie de leur correspondance, que R. Faurisson, dans ses Écrits révisionnistes, fait état des lettres qu'il a adressées au professeur de Berlin. Weill est obligé de nous fournir ce succulent morceau: "Si l'on s'étonne dès lors de le voir néanmoins, dans La Guerre civile européenne, parler des négationnistes en termes de "personnes aux motivations variées mais souvent honorables", avec lesquelles il conviendrait de polémiquer "objectivement", il répond : 'Qui a tort intellectuellement n'est pas forcément un homme mauvais'".
Il avait d'ailleurs bien fallu rendre compte de ce livre et c'est un sous-fifre, Laurent Douzou, ancien plongeur de combat à l'Institut du temps présent, qui s'y était collé (Le Monde, 9 juin 2000). Tout cela devait amener une réponse de Nolte, sobrement intitulée "Je ne suis pas révisionniste" (Le Monde, 16-17 juillet 2000). Il y glisse cette petite phrase: "La 'compréhension historique' doit être à la base de toute critique rationnelle, aussi compréhensible soit l'outrage moral". Nous ne disons pas autre chose.

On traduit un livre d'un autre historien qui sent le fagot, sur un sujet ultra-sensible, Les Interprétations du fascisme de Renzo de Felice (Ed. des Syrtes). C'est un homme qui a renouvelé la compréhension de la période, surtout par une monumentale biographie du Duce. "De là à faire de Renzo De Felice, un 'révisionniste', il n'y a qu'un pas. Certains de ses collègues le franchirent..." dit Daniel Vernet, qui est gros tas international au journal Le Monde (2 juin 2000). En fait, dans le contexte et dans la presse de l'Italie, on qualifie De Felice de "révisonniste", sans penser à mal. Il révise, donc il est révisionniste. Le mot n'est pas tabou. Mais passé les Alpes, il faut retirer le mot qui ostraciserait définitivement. De Felice et Nolte ont d'ailleurs pas mal de choses en commun. Ici, si quelqu'un s'avisait de réviser un peu l'histoire dogmatisée du fascisme, il devrait le faire en douce, en exhibant sa médaille de la résistance à chaque page, ou sa carte du Parti. Dans notre petit hexagone, si vous avez des idées et si vous n'êtes pas communiste, ou socialiste, ou juif, ou franc mac, ou homo, ou plusieurs de ces choses à la fois, vous devez vous contenter d'écrire sur les déboires de l'agriculture andine.

Toujours à propos de Nolte, voir l'article de Jean-François Revel, papa de moine, dans Le Point.

PAPOUS PAS À POUX


Congrès papou pour "rectifier l'histoire"

JAYAPURA (Indonésie), 29 mai 2000 (AFP) - Le congrès national sur l'avenir de la Papouasie occidentale, dont les organisateurs ne cachent pas qu'il doit paver la voie à l'indépendance, s'est ouvert mercredi dans l'enthousiasme populaire à Jayapura, la capitale de la province indonésienne d'Irian Jaya.
Les travaux doivent durer jusqu'à samedi. Le discours le plus court, -- et le seul qui ait été hué -- a été celui du gouverneur par intérim de la province, le vice-amiral Musiran Darmosuwito qui, le visage fermé, a rappelé que si dans l'Indonésie de l'après-Suharto "il était possible d'exprimer ses idées il ne fallait pas déborder du cadre fixé".
Auparavant le gouverneur avait précisé aux journalistes occidentaux que le congrès devait suivre son ordre du jour officiel qui est de "rectifier l'histoire de la Papouasie occidentale" et qu'il "ne s'agissait pas de discuter de l'indépendance".
Prenant la parole juste après, Theys Eluay qui est avec Tom Beanal le dirigeant papou le plus influent, n'a pas craint de déclarer qu'il "était faux de dire que la Papouasie c'est l'Indonésie" et de rappeler que "de nombreux Papous ont été tués par les Indonésiens".
"Nous avons été vendus par les Néerlandais et intégrés de force à l'Indonésie, et l'Indonésie doit le reconnaître car c'est un fait", a ajouté le dirigeant sous les acclamations de la salle.
La popularité d'un tel discours inquiète certains représentants de la communauté papoue, notamment parmi les organisations non-gouvernementales qui craignent des "dérapages", voire des "provocations".
Elle pourrait, craignent-ils, donner l'occasion aux autorités indonésiennes de déclencher une répression qui liquiderait la société civile qui commence à peine à émerger dans cette région qui compte encore des tribus qui vivent à l'âge de pierre.
L'impatience des politiciens jouant sur l'attente d'une population ignorante excédée par la répression de l'armée et encouragée par le relâchement du contrôle de Djakarta pourrait créer une situation dangereuse y compris dans ces milieux où l'on n'hésite pas à juger la situation "potentiellement explosive".

[...]
Il est absolument vrai que la communauté internationale a fait un tour de passe-passe formel, en 1969, pour donner à l'Indonésie un territoire où aucun Indonésien n'avait jamais mis les pieds. Le révisionnisme papou a de beux jours devant lui.


MALADIE SHOANIQUEMENT TRANSMISSIBLE

« Quand l'expérience devient histoire »

« Et tu raconteras la Shoah à tes enfants », l'exposition présentée dans le hall de la Manufacture jusqu'au 31 mai a été inaugurée lundi soir devant un parterre d'invités au terme d'une visite guidée par l'historienne Fabienne Regard. Olivier Katz, le président de la communauté israélite de Colmar, organisatrice de cette exposition avec le B'rnai B'rith présidé par Jean-Yves Metzger, avec le soutien de la Ville de Colmar, a rappelé dans son allocution la dimension de cet épisode dramatique : « La Shoah ne doit pas rester une parenthèse de l'histoire. Cet épisode doit servir d'enseignement pour que les limites de la barbarie franchies à cette occasion deviennent des garde-fous pour l'ensemble des nations » a dit l'intervenant. « Les derniers déportés ne sont plus qu'une poignée et nous vivons une période charnière où l'expérience devient histoire », a ajouté Olivier Katz en rappelant la motivation de cette manifestation : « Les élèves d'aujourd'hui sont les témoins des témoins et leur mission consiste à garder la mémoire. Cette exposition élimine des charges émotionnelles trop lourdes, il nous a semblé important de définir d'autres modes de transmission de la mémoire de la Shoah. » En présence du président du consistoire israélite du Haut-Rhin, Pierre Dreyfus, du grand rabbin Jacky Dreyfus, de Mme Frédérique Dubois, l'épouse du préfet du Haut-Rhin, le député-maire Gilbert Meyer, entouré de nombreux élus, a rappelé « la portée de ce rendez-vous avec l'histoire qui invite à la tolérance et à la compréhension ».


André Ortlieb
L'Alsace, 24 mai 2000


MAISONS DE

Vous avez dit tolérance?
[par Claude Rochet]

"Intolérable intolérance", tel est le titre très mode de l'ouvrage publié (en 1981) par Gaby Cohn-Bendit aux... éditions de la Vieille Taupe. Rassurez-vous: il ne s'agit pas de défendre le libre exercice de la pensée contre les ayatollahs de la pensée zéro. Non, il s'agit de défendre le bon docteur Faurisson et ses thèses révisionnistes sur l'inexistence des chambres à gaz, victime de l'agression des historiens "exterminationnistes". L'enjeu: montrer que la démocratie (surtout la française) est pourrie, et que ça vaut pas mieux que le nazisme.
On voit l'enchaînement: le nihilisme s'est toujours nourri de la désillusion devant l'imperfection du monde, et de la tentation d'en bâtir un autre, de procéder à un "reengineering" de l'humanité pour fabriquer un homme acceptable et sans contradictions. Plus profondément, cela permet de comprendre le lien entre l'idéologie des frères Cohn-Bendit et l'hystérie anti-républicaine actuelle. La joyeuse bande qui anime La Vieille Taupe vient de l'extrême-gauche la plus radicale, celle de "Socialisme et Barbarie", et plus précisément d'une secte communiste des années 60 les "bordiguistes" (disciple d'un communiste italien, Amadeo Bordiga). Ces communistes sont resté fidèles à la vieille ligne du Komintern du début des années 30, où, selon l'expression de Manouilsky, il n'était pas question de "prendre d'étranges lunettes pour chercher une quelconque différence entre démocratie bourgeoise et fascisme".
On retrouve dans la bande Pierre Guillaume, Noam Chomsky et l'incontournable Jean-Gabriel Cohn-Bendit. Pierre Guillaume ne manque pas, à l'occasion des élections européennes, de rendre hommage à son vieux camarade: "Quelle sera la place des révisionnistes dans les élections européennes? C'est un mystère que la censure engendre car, des révisionnistes, il y en a partout. Mais l'attention se portera plus particulièrement sur la phratrie Cohn-Bendit dont on sait qu'elle a été très liée à divers éléments qui sont présents dans le révisionnisme contemporain. Non certes que l'on puisse dire que les Cohn-Bendit seraient eux-mêmes révisionnistes; mais enfin, ils ont prêté la main, à certaines époques, et devant l'impatience du public, il faut bien produire le dossier." "Selon les propos de Pierre Guillaume, « le révisionnisme historique n'est ni de droite ni de gauche ». En réalité, il est d'extrême gauche et l'allié objectif de l'extrême droite. Les éditions de La Vieille Taupe se situent dans la mouvance du gauchisme (« groupe informel qui s'inscrit dans la tradition critique du mouvement révolutionnaire », dit Pierre Guillaume), avec la participation de certains libertaires. Ainsi se définit Jean-Gabriel Cohn-Bendit, frère de Daniel, camarade de Pierre Guillaume, dans une lettre adressée au Monde et que celui-ci ne publia pas: « Juif d'extrême gauche, libertaire pour tout dire, [...] il est long le chemin qui, du jeune communiste, opposant en 1956, m'a mené, ma dose de scepticisme augmentant à chaque étape, à des idées libertaires en passant par le trotskisme, l'ultra-gauche. » Cette ultra-gauche, Pierre Guillaume la revendique. Mais, dans la suite de l'interview non publiée citée plus haut, il dit: «Après les appels au lynchage et au meurtre du professeur qui osait nier la réalité des chambres à gaz homicides et l'authenticité du journal d'Anne Frank (Libération, Le Matin de Paris), une tentative de réflexion se manifeste (article de Serge July, dans Libération, qui ouvre ses colonnes à Cohn-Bendit puis à moi-même, et son courrier des lecteurs à des défenseurs de Faurisson qui sont tous antifascistes et d'extrême gauche). » (Pierre Bridonneau: Oui, il faut parler des négationnistes)

Liens: L'ouvrage de Cohn-Bendit (avec Serge Thion) en soutien à Faurisson: "Vérité historique ou vérité politique?" -- Le soutien de Cohn-Bendit à Faurisson -- Ressources documentaires sur le régime nazi et sa négation -- Après le Front national, les kmèrs verts.


Vous trouverez les liens à la page où nous avons trouvé ce texte étonnant.


SERS T'EN

Il existe un site avec quelques textes révisionnistes en portugais. Ce site brésilien, il faut bien le dire, est à 90% nazbroque. Voilà ce qui se passe, quand c'est pas nous qui prenons les choses en main...


RECHERCHE
Résultats du moteur de recherche Google.com: 26,900 pour revisionism. La recherche a pris 0.37 secondes.
Résultats du moteur de recherche Google.com: 1,610 pour révisionnisme. La recherche a pris 0.29 secondes.
Et encore! Google nous épure complètement. Donc tout ça, ce n'est pas nous!

PAUVRE CHOUTE SUISSE

DACHAU, Étude et impressions du camp de concentration
 
Par Eugénie Meyer, classe de M. Le Comte, Carouge (Suisse)

Révisionnisme
Alors que je recherchais des documents en français relatifs à Dachau et à l'Holocauste sur Internet, j'ai remarqué que de nombreux sites, je dirais même la majorité des sites indexés en français, étaient « révisionnistes ».
Ce sont des gens qui essayent de refaire l'histoire pour nous faire croire que l'Holocauste n'a pas existé ou, du moins, qu'il n'était pas si important que ça.
Voici quelques phrases tirées d'un de leurs sites : Radio Islam :
Déjà le titre veut tout dire : « La genèse du mythe d'Auschwitz ». Le camp d'Auschwitz n'est plus une réalité, mais devient pour eux une « légende ».
« comment ce massacre a été prouvé par la suite grâce à des documents falsifiés. » Par cette phrase, ils essayent de nous faire croire qu'il n'y a aucune preuve valable sur la véracité des massacres.
[...] « Celui qui n'a pas lu lui-même les documents de Nuremberg ne peut pas concevoir le caractère abracadabrant des accusations que les vainqueurs ont portées contre les vaincus. » Etc., etc.
Heureusement, ce genre de textes est interdit en Suisse et des libraires, à Genève, ont reçu des amendes pour en avoir vendu. Alors, pour être lus, les révisionnistes se sont installés sur Internet, car c'est un espace d'expression qui ne peut pas être contrôlé et où tout le monde peut écrire ce qu'il veut, même les pires atrocités.


http://www.quebectel.qc.ca/eldorado/culture/culmus12.htm


HISTOIRE DU NEGATIONNISME

 

Entre "négationnisme" et "révisionnisme" la distinction n'est pas toujours claire



Le mot "négationnisme", très peu employé, existe pourtant officiellement dans la langue française. Appelé à tort "révisionnisme", le "négationnisme" désigne une position idéologique condamnable, celle de nier ou minimiser la réalité du génocide des Juifs par les nazis durant la seconde Guerre Mondiale. Deux termes à priori synonymes. Pourtant, la distinction entre ces deux mots est aussi fondamentale que subtile.

Usurpation de terme
Le mot "révisionnisme" apparaît au début du XXe siècle. A cette époque, le "révisionnisme" désignait la tendance des partisans d'une révision du marxisme. Tendance remettant en cause certains principes fondamentaux, pour adapter le marxisme au monde contemporain.
Mais, à la fin de la seconde Guerre Mondiale, la définition de ce terme a perdu son sens premier Inspiré du nom "révision" (action de revoir un sujet en vue d'un examen), le terme "révisionnisme" a été adopté par les détracteurs de l'Holocauste. Car si, pour la plupart des gens, le mot "révisionnisme" a une connotation péjorative, pour les auteurs de thèses niant la politique hitlérienne d'extermination des Juifs, il devient un terme qui leur permet de répondre aux attaques qui leur sont proférées en plaidant une pseudo étude historique. [LE FRANçAIS EST APPROXIMATIF, MAIS LA PENSÉE AUSSI. AAARGH] Les révisionnistes, comme ils s'autoproclament fièrement, imaginent convaincre en prétextant "une révision des faits sérieuse, en vue d'un examen" Une révision qui, en fait, n'est rien d'autre qu'une propagande antisémite à peine dissimulée.
Malheureusement, malgré les lois qui sanctionnent les actions négationnistes, leurs arguments ne sont pas toujours démantelés. L'Histoire, en effet, se fonde sur la libre recherche et la révision permanente des acquis. Il n'y a pas d'Histoire immuable. Tout bouge, évolue, et chaque découverte historique est un pas en avant. Nous vivons en démocratie, et la Liberté d'expression fait partie intégrante de notre société. C'est justement là que le bât blesse: l'article 19 des Droits de l'Homme (relatif à la liberté d'expression) a fait le nid des négationnistes. Le sigle de cette liberté fondamentale, un ruban bleu, ainsi que son texte de loi, sont malheureusement devenus l'emblème des sites Internet et des ouvrages négationnistes. Un emblème faussé et dénaturé. Un emblème "bouclier" devenu falsificateur de vérité. L'article 19 des Droits de l'Homme, de la plume et de la bouche des négationnistes, est transformé en un crachat odieux. "Nous avons le droit de penser autrement et d'exprimer notre point de vue. Même si ce n'est pas politiquement correct." Mais là où une liberté en entrave une autre, celle du respect des morts, elle n'a plus lieu d'être. [TRÈS BEL AVEU, QUE NOUS N'AVONS PAS SOLLICITÉ] Pourtant ces détracteurs -et, parmi eux, les antisémites et les néonazis qui s'y dissimulent- persistent. Ils continuent de se protéger derrière des arguments, aussi vides que viles.

Véritable identité
Ils souhaitent être appelés révisionnistes, il faut les nommer négationnistes. Un mot qui s'inspire du nom "négation", soit l'action de nier, dépourvue d'éléments constructifs. Il va de soi en effet que nier des faits historiques pour en extirper la réalité qui la défigure n'est pas le fruit d'études rigoureuses. Ce n'est ni plus ni moins une méthode perverse qui a pour cause de perpétuer une idéologie nazie tout en donnant du crédit à l'extrême droite.
Condamnés par les lois de certains pays, les négationnistes sont contraints de diffuser leurs propos par un vecteur encore mal réglementé : Internet. Leurs sites expriment très clairement la négation de faits établis par plusieurs sources concordantes: des photos et des films pris par les alliés lors de la libération des camps, les aveux des nazis eux-mêmes ainsi que les témoignages des survivants. Les théories d'un personnage comme Robert Faurisson (spécialiste de littérature française, docteur d'Etat, critique, maître de conférence et fer de lance des négationnistes) sont diffusées à grande échelle grâce à Internet. En 1981, Robert Faurisson avait été condamné à Paris pour diffamation. Il avait prononcé, sur les ondes de la station de radio Europe 1, une phrase qui, dit-il, résume toute sa pensée:
"Les prétendues chambres à gaz et le prétendu génocide contre les Juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l'Etat d'Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand -- mais non pas ses dirigeants et le peuple palestinien tout entier."(cf. "Le génocide nazi et les négationnistes" par Bernard Comte)

Deux écoles
Les négationnistes, en prétendant rétablir la vérité, cherchent en fait à accréditer l'idée qu'il y a deux écoles historiques de la Shoah. La leur, "le révisionnisme" (ou "négationnisme"), et celle de leurs adversaires qu'ils nomment "l'exterminationnisme". Selon eux, ce sont ces derniers qui seraient les falsificateurs.
En réalité, les négationnistes recherchent méticuleusement, et c'est là qu'ils deviennent dangereux, la "preuve" décisive qui permet de disqualifier tous les témoignages et les documents gênants. Ils interprètent ces mêmes documents et témoignages de façons détournées. Ils détiennent une argumentation technique subtile. Autant d'arguments que de détracteurs. Et ils sont nombreux.


REDACTION CONTRE L'OUBLI
http://www.multimania.com/contreloubli/negationnismehistoire.html


ROBOT

L'Alsace
Mercredi 03 Mai 2000

CONFÉRENCE: L'avenir du révisionnisme


A l'occasion du 55e anniversaire de la libération des camps de concentration, une conférence-débat sur "L'avenir du révisionnisme" se tiendra à Mulhouse. Son auteur, Alain Bihr, est maître de conférence à l'Université de Haute-Alsace et chercheur au Laboratoire d'intelligence des organisations.
Y ALLER A 20 h, à la communauté israélite de Mulhouse (2, rue des Rabbins).

QUESTION: Le laboratoire d'intelligence des organisations désigne-t-il une sorte de labo d'espionnage ou une officine où l'intelligence du chercheur serait supprimée au profit de celle d'une organisation? Ce Bihr est en tout cas un spécialiste de la crétinerie, une sorte de rantanplan de l'anti-révisionnisme qui suit le premier venu, Dalton ou Pol Pot d'Aubervilliers. Penser que "l'avenir du révisionnisme" passerait par une pareille "intelligence" fait froid dans le dos.


RAPPEL

Il n'est peut-être pas inutile, vu l'air du temps, de rappeler le jugement d'un procès pour "mise sur Internet", jugement qui n'a pas fait l'objet d'un appel et encore moins d'une demande de révision, et qui tient donc comme un môle sur le chemin cahotique des jurisprudence concernant Internet.


13/11/1998, TGI Paris, ch. correctionnelle, aff. Proc. Rep, UNADIF, FNDIR et autres c/ Robert Faurisson

Suite à une dénonciation portant sur le caractère révisionniste d'un site Internet, une enquête a été diligentée et a aboutie à la constatation que le site "Aaargh" présente un contenu, et notamment un texte de M. Robert Faurisson, méprisant la mémoire protégée il s'agissait de propos révisionnistes.
Le tribunal relaxera le prévenu faute de preuve dans l'imputabilité des faits. En effet, les juges ont considéré qu'ils ne disposaient pas d'éléments suffisants permettant de prouver à qui appartenait le site mais, surtout, si M. Robert Faurisson était bien le véritable auteur du texte incriminé.
Cette affaire, sauf erreur, est une première pénale dans la lutte contre la cybercriminalité. Abstraction faite du résultat, on constate que le juge, sur le fondement de l'article 113-2 du Code pénal, a pu considérer que la consultation depuis la France d'un texte mis en ligne à l'étranger suffit à rendre ce dernier compétent.
Autrement dit, le tribunal qualifie la mise en ligne sur Internet à de la publication écrite et/ou radiodiffusée afin de se déclarer compétent.
Aussi, comme le souligne Me Lipskier, avocat dans cette affaire, " il y a donc sur ce point une compétence sans frontière universelle ".
Le texte du jugement correctionnel est disponible sur Legalis.net :
<http://www.legalis.net/jnet/decisions/illicite_divers/correc_paris_1198.htm>.
Pour une rétrospective des affaires relatives à Internet et des problèmes posés par la législation actuelle, voir sur l'article de Lionel Thoumyre, "Le droit à l'épreuve du réseau", Netsurf, n* 36, mars 1999, disponible sur Juriscom.net : <http://www.juriscom.net/espace1/epreuve.htm>.
Affaire résumée par Alexandre Menais

http://www.juriscom.net/jurisfr/contillicite.htm

 

Voir aussi
A propos de la responsabilité des outils de recherche, Par Maître Valérie Sédallian
Avocate à la Cour de Paris (www.internet-juridique.net)
à http://www.juriscom.net/chronique/2/fr0219.htm


TONTONS FLINGUEURS
Lundi 7 août en Corse: assassinat de l'ancien directeur de U Ribombu (l'écho), Jean-Michel Rossi. Il avait soutenu les révisionnistes dans son canard, en pleine affaire Garaudy-Abbé Pierre. Nous le saluons.
Les assassinats politiques, les tentatives d'assassinat et les lynchages médiatiques, nous connaissons.

LIVRE NOIR
C'est un gros livre qui décrit les relations de la France avec l'Afrique. C'est du révisionnisme à chaud: génocides, massacres, famines, pillages, vols à grande échelle, corruption, tous ces crimes de masse étant organisés, orchestrés, par les autorités françaises les plus hautes. Chirac mouillé jusqu'au cou, Pasqua coincé, le spectacle est répugnant. Jospin, qui n'en profite guère, laisse faire: c'est Védrine, son ministre des affaires étrangères, ancien de la mitterrandie, qui co-gère toutes ces saloperies avec la bande à Chirac. Il y a de quoi mettre la moitié de l'élite politique française en taule. Il faut lire, en se pinçant fortement le nez, Noir silence de François-Xavier Verschave, paru aux éditions Les arènes, 33 rue Linné, 75005; Fax 01 43 31 77 97. Voir le site www.arenes.fr. Le livre, qui donne des noms, des dates, des témoignages, a un index.

PUBLICATIONS

Nous avons trouvé le site d'une publication des Paschoud, Le pamphlet. On se souvient que Mariette Paschoud a été au centre d'une affaire de révisionnisme en Suisse, au début des années 80 (avant la loi -muselière suisse) et qu'elle a perdu son poste de professeur. Voici comment se présente cette publication:
"Lancé à Lausanne en décembre 1970 par quelques étudiants en Lettres et en Droit, en réaction contre la déliquescence intellectuelle issue des événements de mai 68, Le Pamphlet a été accueilli avec un certain scepticisme, au départ, quant à ses chances de survie à long terme.
"Qualifié successivement par ses confrères de la presse quotidienne de «feuille d'extrême droite», puis de «périodique de droite» enfin de «périodique paraissant à Lausanne», Le Pamphlet a su, au fil des années, forcer l'attention par la qualité de sa réflexion et l'originalité de ses commentaires.
"Son orientation résolument fédéraliste, son indépendance totale à l'égard tant des partis politiques que des groupes de pression économiques, ses prises de position sur les plans pédagogique, militaire ou civique confèrent au Pamphlet, dans le paysage médiatique, une place originale depuis plus d'un quart de siècle.
Le Pamphlet ne se vend plus en kiosque. On peut s'y abonner pour 35 fr. (suisses!) par an par un versement au CCP 10-259 25-4 à Lausanne.
Des extraits se trouvent sur le Net.


Dictionnaire de Céline en ligne.

HAINE
La haine de Paul Rassinier. Elle suinte, chez Karmazyn, à la page Rassinier.

Puisqu'on parle d'interdire un parti en Allemagne, voir l'analyse hyper politish korrekt
.

TOUJOURS PLUS
Toujours plus de sites web zolos, des floppées de CD-ROM, des photos, des témoignages en vrac:

http://www.socialstudies.com/c/@8IZs73mCimOjU/Pages/holo.html
Vous saurez tout sur le Holocaust and Days of remembrance Kit. Comment faire de l'Holocauste un jeu de rôle absolument poilant pour vos crétins d'enfants qui s'ennuient à l'école...


Thought-provoking (though not graphic) images and stirring songs will engage younger learners, while all students will be challenged by simulations based on the real experiences of children and teens during the Holocaust with this resource kit. Students learn about living in hiding, forced relocation to ghettos, and different faces of resistance by participating in songs, watching videotaped interviews with survivors, and viewing photographs. A short film tells the story of the brave men and women who fought during the Warsaw Ghetto Uprising to stop the transports to Nazi death camps, and innovative activities illustrate the risks and moral dilemmas connected with resistance. A complete teacher's guide includes background information, transcripts of the interviews, activities, and suggestions for observing the Days of Remembrance. Grades 412. Ghetto Fighters' House.

http://www.socialstudies.com/c/@8IZs73mCimOjU/Pages/[email protected]

C'est pas une plaisanterie.

MAUVAIS RÉVISIONNISME
C'est celui qui se manifeste aux Antilles et que nous ne partageons pas. Voir les explications d'Edouard de Lépine.


AYATOLLESSES
On est tombé sur une revue, ProChoix, qiui vaut son pesant de hannetons frits. Quelques sommaires:


#3 (20 FF) Révisionnisme "pro-vie"
Dossier : Lancés dans une course aux chiffres indécente faisant rivaliser le nombre de victimes du nazisme avec celui de l'avortement, les "pro-vie" en viennent à penser l'avortement comme le "plus grand génocide de tous les temps". ProChoix a débusqué un site internet dans lequel des pro-life juge on line les partisans de l'avortement en prévision du jour où ils pourront les attaquer dans un "vrai" tribunal pour "crime contre l'humanité" ! Enfin, plusieurs mois avant de faire parler d'eux dans la presse, "l'âge ingrat des Survivants" dresse le portrait de la relève "pro-vie" ou comment en s'auto-designant "survivants", les jeunes recrues de la Trêve de Dieu sont devenues un instrument politique de la lutte contre l'IVG et de la banalisation du génocide nazi.
Et aussi : Michel Delebarre épinglé. ProChoix raconte comment le président de la région Nord-Pas-de-Calais avait accepté d'être membre d'honneur d'un congrès sur la famille "pro-vie" en 1990... Retrouvez aussi un article sur la campagne de boycott menée par les Relais pour la vie contre L'école des loisirs.
http://prochoix.eu.org/frame3.html

Au sommaire du n* 9 Le groupe des Historiens indépendants
Le groupe qui inonde les parlementaires de courriers révisionnistes

#8 (30FF) Les féministes et la question juive
Dossier : Où en est la vigilance féministe par rapport a la menace d'antisémitisme ? Comment traite-t-on de la question juive dans les milieux féministes.. Le bilan n'est pas brillant. Exemple d'un forum de discussion tournant au pugilat contre ces ayatolahs-de-juifs-qui-rendent-antisémites sur internet. Exemple aussi d'un texte d'Andréa Dworkin (parlant des femmes israéliennes comme des victimes d'une "nuit de cristal en permanence" de la part des hommes israéliens) paru sans aucune présentation critique dans Nouvelles Questions feministes et qui aujourd'hui encore est sujet de polémique. Liliane Kandel qui vient de publier les actes du colloque Féminisme et nazisme nous livre ses impressions.

C'est à pisser par terre.


RÉVISER LES RÉVISEURS

Attention ! Cet ouvrage au tirage limité est vendu hors commerce. Vous ne le trouverez ni en librairie ni en bibliothèque. Au sommaire de cet ouvrage, la rumeur du passage des troupes russes en Grande-Bretagne, l'infirmière mutilée, le bébé sans mains, le Canadien crucifié, l'usine de transformation de cadavres, et une foule d'autres rumeurs, fausses nouvelles et légendes de la Première guerre mondiale qu'il reste encore à étudier plus en détail.

Je regardai le titre, et l'auteur, et décidai de commander. Quand l'ouvrage me parvint, je me souvins des raisons qui m'avaient poussé à sauter sur l'occasion. Je me rappelai en fait que Mensonges et rumeurs en temps de guerre, titre de l'ouvrage en question, rédigé par Arthur Ponsonby en 1928, et que j'avais entre les mains, avait été très souvent cité dans le cadre des recherches sur la rumeur.
En particulier, les incontournables psychosociologues Allport & Postman y trouvèrent un exemple si beau qu'ils en firent, dans leur livre-phare de 1947, La psychologie de la rumeur, l'illustration-type d'un mécanisme qu'ils pensaient définitif: le phénomène "boule de neige". Ils croyaient en effet avoir trouvé que toute rumeur grandit et s'augmente de bouche en bouche, au fur et à mesure de sa progression. En fait, on n'a jamais pu en apporter la preuve empirique mais l'exemple -- extrêmement fort -- est resté gravé dans toutes les mémoires et largement repris dans les recherches ultérieures.
Sous la tête de chapitre "Comment on fabrique une nouvelle", on y lit l'histoire horrible de "La chute d'Anvers. Novembre 1914" en cinq dépêches.
[1.] A l'annonce de la chute d'Anvers, on a fait sonner les cloches [en Allemagne].
 
La Kölnische Zeitung
 
[2.] Selon la Kölnische Zeitung, le clergé d'Anvers a été contraint de sonner les cloches lorsque la forteresse a été prise.
Le Matin
 
[3.] Selon des informations que Le Matin tient de Cologne, les prêres belges qui ont refusé de sonner les cloches à la prise d'Anvers ont été écartés de leur fonctions.
Le Times
[4.] Selon le Times, citant des informations de Cologne, via Paris, les malheureux prêtres qui ont refusé de sonner les cloches à la prise d'Anvers ont été condamnés aux travaux forcés.
Le Corriere della Sera
[5.] Selon une information du Corriere della Sera, via Cologne et Londres, il se confirme que les barbares conquérants d'Anvers ont puni les malheureux prêtres belges de leur refus héroïque de sonner les cloches en les pendant à celles-ci la tête en bas, comme des battants vivants.
Le Matin

Repris par les uns et les autres, l'exemple semble représenter fidèlement le processus de la rumeur, aussifabulatrice qu'inventive, aussi perverse que mécanique. Les commentaires vont bon train.
Pour les uns, la rumeur s'est formée, en se nourrissant de toutes les craintes que pouvaient éprouver des populations victimes de la guerre et en se nourrissant aussi, au passage, de stéréotypes moraux. Il y a lieu d'ailleurs de remarquer que, si l'écart entre le fait initial et la version finale est immense, au contraire le passage d'une version à la version suivante ne dépasse guère les limites du vraisemblable.
Pour les autres, il n'y a donc aucune distorsion dans le message, dont la cohérence est au contraire de plus en plus forte. [...] La chaîne qui nous est donnée à lire apparaît en effet comme un tout: on part du Matin et on revient au Matin. Les informations données par le Times et le Corriere ne sont pas perçues comme des récits, mais comme des commentaires: elles ne sont que les parties d'un tout, ce qui explique que seul le communiqué final ait une perfection que n'ont pas les étapes intermédiaires.
D'aucuns enfin y voient un exemple fascinant de progression en "boule de neige", un cas typique de rumeurs de guerre", de projection complémentante" et "d'assimilation" à des affects préexistants:
Le noyau de vérité originale est le fait simple et vérifiable que les cloches d'Anvers ont été sonnées en Allemagne pour célébrer la prise d'Anvers. Mais le noyau se perd du fait de l'assimilation à une haine préexistante et l'appréhension que les Huns [sic] vont commettre des atrocités en toute circonstance.

Las ! toutes ces remarques sont réduites à néant par une observation nouvelle, aussi stupéfiante que radicale. Les cinq dépêches de Ponsonby, c'est du pipeau. Du canular en barre. Oui, Ponsonby (qui sera pourtant député, et même chef de cabinet du premier ministre!) a commis un faux. Un très beau faux, même, car l'histoire est digne d'un romancier. D'abord, les 5 dépêches sont totalement fictives. Ensuite, Ponsonby ne les a même pas inventées: il les a recopiées et traduites. De qui? Retournement de l'Histoire, d'un journaliste allemand, qui voulait montrer la malignité des services de propagande ennemis. Ponsonby l'a pompé sans ambages, sans citation de source, ou de date. Il n'était pas étonnant alors que l'exemple connaisse une telle postérité, s'il avait été construit de manière à montrer la perversité des services d'information de guerre.
La révélation de la supercherie est déjà propre à gonfler le chapitre d'une critique du concept de rumeur.
Mais elle n'est cependant pas mon fait. La paternité va au préfacier, traducteur et rédacteur des notes de l'édition de Ponsonby que j'avais reçue par souscription. Son nom, Jean Plantin. Cela ne m'a rien évoqué, évidemment, à peine me suis-je souvenu que j'avais fait le chèque à son nom. Bon. Et alors ?

.......... voir la suite dans notre DOCUMENT
http://www.chez.com/pascalfroissart/academic/paf98.html


Source : Froissart, Pascal, 1998: pp. 71-86. "La rumeur te nie...". In Desgoutte, J.-P., Froissart, P. & al., La figure du sujet en sciences humaines, Paris, 1998, L'Harmattan, 95 pages.


LE JUGE ET LE GORILLE

"Juger les responsables de la purification ethnique et rendre justice aux victimes, prévenir la récidive et travailler pour qu'un jour un révisionnisme aveugle ne vienne réécrire l'Histoire: telle était, et telle est toujours, la tâche immense confiée en novembre 1993 aux onze juges des cinq continents élus par l'Assemblée Générale des Nations Unies.


Allocution de S. E. Monsieur Claude Jorda, président du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, devant le Conseil de Sécurité, New York, 20 juin 2000
http://www.un.org/icty/pressreal/p512-f.htm

Il y en a qui ont la trouille d'avance de voir les révizos venir semer leurs doutes et leur désordre!!! Cette précaution nous paraît très saine.


REPÉRER LES REPAIRES
[Extrait]

Extrait d'un article paru dans L'Echo le 16 septembre 1999, "La presse électronique: quel cadre juridique?" par Maître Thibault Verbiest, avocat au Barreau de Bruxelles, email : [email protected], et publié sur www.juriscom


Les délits résultant d'actes de racisme ou de propos révisionnistes
Rappelons que les délits inspirés par le racisme et la xénophobie, et commis par voie de presse (y compris par voie de tracts), relèvent désormais des tribunaux correctionnels.
Le réseau Internet est souvent cité comme étant le repère [ïl devrait demander à son compatriote Grévisse de lui fournir une explication posthume sur la différence entre "repère"et "repaire"...] des racistes et des révisionnistes. Il ne peut être reproché à Internet d'être la cause d'un tel phénomène. Par contre, sa nature mondiale crée un nouveau défi pour les autorités. La diffusion est plus large et les coupables sont souvent hors d'atteinte ou impossibles à identifier. Ainsi, le 13 novembre 1998, le tribunal de grande instance de Paris a estimé nécessaire d'acquitter le professeur Faurisson, tristement célèbre pour ses écrits révisionnistes, poursuivi pour avoir mis en ligne un texte intitulé "Les visions cornues de l'holocauste", en violation de la loi française condamnant le racisme et le révisionnisme.
En effet, bien que les écrits litigieux étaient "signés" de son nom [Note de l'AAARGH: décidément le pauvre mec sait tout sur l'identité entre les racistes et les révisionnistes, les repères et les repaires mais ignore les règles élémentaires de la grammaire], le prévenu contestait en être l'auteur et les avoir mis en ligne. De plus, le tribunal dut constater qu'aucune preuve formelle n'avait pu être rapportée par le ministère public quant l'imputabilité des écrits révisionnistes au ProfesseurFaurisson, et qu'en particulier n'importe qui aurait pu se faire passer pour lui. Le jugement eut également à se prononcer sur sa compétence, déniée par le prévenu, invoquant le fait que le site litigieux était hébergé par un serveur américain. Le tribunal retint toutefois sa compétence au motif qu'"en matière de presse, il est constant que le délit est réputé commis partout où l'écrit a été diffusé, l'émission entendue ou vue. En l'espèce, dès lors que le texte incriminé, diffusé depuis un site étranger, a été reçu et vu dans le ressort territorial du Tribunal de Paris, ainsi qu'il ressort de l'enquête, celui-ci est compétent pour connaître de la poursuite."
Le même principe est de rigueur en Belgique de sorte qu'il ne fait pas de doute que les tribunaux belges seraient compétents au cas où les responsables d'un site, émettant depuis l'étranger, y prôneraient le révisionnisme ou y inciteraient à la haine raciale. L'affaire Faurisson ne doit pas laisser penser que tous les délits en cette matière restent impunis. Ainsi, le 30 août 1999, une personne a été condamnée en France pour avoir exprimé des propos racistes dans un forum de discussion. Cette personne put être identifiée, à la requête des autorités, par le fournisseur d'accèsen l'espèce responsable du forum. Il est vrai toutefois que tous les acteurs de cette affaire étaient français
Enfin, il n'est pas inutile de dire un mot sur ces sites marchands en plein développement qui vendent des ouvrages en ligne, que ce soit depuis la Belgique ou depuis un autre pays. Il est devenu de notoriété publique que certains d'entre eux offrent en vente des ouvrages incitant à la haine raciale ou révisionnistes. Il nous semble que les responsables de ces sites, dès lors qu'ils ont la conscience de vendre des ouvrages "racistes" ou "révisionnistes" à un large public, pourraient être poursuivis du chef d'incitation à la haine raciale (loi du 30 juillet 1981) ou du chef d'"approbation" de thèses révisionnistes (loi du 23 mars 1995). Une telle conscience ne devrait pas être difficile à établir lorsque l'ouvrage est par exemple intitulé "Mein Kampf" ou a comme auteur un certain Professeur Faurisson


POPPÉRIEN DE RIEN

Religiologiques, 13 (printemps 1996) Question d'éthique en science des religions
Forme symbolique des objets de connaissance et éthique de la distanciation par Gilbert Vincent (1)

Parmi les phénomènes récents qui nous contraignent de résister à l'assimilation scientiste entre probité et probation, à la réduction de l'éthique à des considérations épistémologiques, on évoquera le "révisionnisme", dont on connait l'usage qu'il fait de la prescription déontologique de rester critique à l'égard de toute preuve. Le révisionnisme n'hésite pas à se livrer à une surenchère déontologique. Il se pare des vertus de l'hyper-correction épistémologique. Il sait se montrer poppérien et user du critère de falsifiabilité : si rien ne doit être tenu pour définitivement démontré - sous peine de contrevenir à l'impératif même de la recherche -, tout ne peut-il pas, voire ne doit-il pas, être remis en cause, y compris ce que la quasi totalité des historiens, après les témoins, ont dit et écrit des génocides perpétrés par les nazis? Mais il y a plus; car le révisionnisme, comme n'importe quelle opération d'idéologisation du travail et des données scientifiques, peut se prévaloir des recherches de sociologie de la connaissance portant sur le rôle indispensable des minorités déviantes dans l'exploration de nouvelles hypothèses. D'un point de vue strictement déontologique, on voit donc mal ce qu'on pourrait objecter à un tenant de la socio-biologie qui saurait donner le change et dissimuler la portée raciste de ses propos en recourant au ton du discours savant et en revendiquant le droit de proposer des analogies nouvelles.
Il s'agit ici de cas où, pour parler comme Kant, le "tribunal de la raison pure" s'avère incompétent. Faut-il le déplorer? il n'existe pas dans la communauté scientifique d'équivalent du délit d'abus de procédure. A considérer les excès auxquels se livrent les partisans du "politically correct", on se prend à penser qu'il n'y a pas à le regretter tant le remède peut parfois s'avérer aussi grave que le mal.


(1) Gilbert Vincent est professeur-chercheur au Centre de Sociologie des Religions de l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg

Source:
http://www.unites.uqam.ca/religiologiques/no13/13a03v.html


GAUCHE CAVIAR ET SARTRISME GÂTEUX

Les soirées philosophiques« L'Esprit et la Lettre » (août 99)
au château de Castries


Mardi 10 août, «L'esprit et la lettre », avec Benny Lévy et Jean-Claude Milner.
Mercredi 11 août, « L'esprit et la lettre, d'Épicure à Baudelaire », avec Claude Imbert, Benny Lévy et Jean-Claude Milner.
Jeudi 12 août, « L'esprit et la lettre. Le Matérialisme », avec Guy Lardreau et Jean-Claude Milner.
Vendredi 13 août, « L'esprit et la lettre. Au risque de l'image », avec Gérard Wajcman et Claude Lanzmann.
Á 22 heures. Participation : 30 F.

Les rencontres du château
Chaque jour à 16 heures puis à 18 heures, une rencontre-débat ou une conférence met le public en présence d'un écrivain, d'un artiste ou d'un chercheur, autour d'un thème choisi
Avec Pierre Bergounioux, Yves Charnet, Michèle Desbordes, Paul Fabiani, Jean-Louis Fournel, Jean-Pierre Gérault, Jean-Baptiste Harang, Jean-Yves Masson, Rémy Pech, Olivier Rolin, Monique Tapie-Pech, Antoine Volodine, Jean-Claude Zancarini, Gérard Zuc
Chateau de Castries dans le Languedoc


LE DERNIER SHOA

Claire Auzias, Samudaripen, le Génocide des Tsiganes, L'esprit Frappeur, n· 71, 1999, 205 p.


4ème de couverture : "Ce livre relate l'histoire d'un génocide perpétuellement nié. Entre 1938 et 1945, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés. En France, ils ont pu disposer du fichage initié bien avant la guerre par la Troisième République, et de la collaboration active du régime de Vichy. Pourtant, si la France a admis sa responsabilité dans la shoah, elle continue de l'éluder en ce qui concerne le samudaripen, le génocide des Tsiganes. Pour combattre cette amnésie criminelle, Claire Auzias, spécialiste reconnue des Tsiganes, jette ici une lumière crue sur l'extermination dont ce peuple a été victime en Europe."


Ce que nous en disons: On remarque que les mêmes causes produisent les mêmes syndromes. Les Tsiganes, ou Rom, ou quels que soient les noms sous lequel on les désigne, ceux que dans mon jeune âge on appelait avec douceur les "Bohémiens" n'ont pas plus fait l'objet d'un ordre d'extermination que les autres. Mais plusieurs milliers ont été déportés (considérés par les autorité de l'époque, et peut-être aussi, dans une certaine mesure, par celles d'aujourd'hui) comme des "asociaux". Et beaucoup de ces déportés sont morts en déportation. Ce qui est un crime abominable et qui est dépourvu de la moindre justification. les palinodies de Nazis sur le "classement racial" des Tsiganes sont à pleurer. Car, au départ, il faut bien dire que les Tsiganes, descendants de groupes de musiciens qui ont quitté l'Inde au Moyen-Age, répondaient à tous les critères pour être classés "Aryens", n'étaient leur peau parfois basanée et leurs habitudes de nomades. C'est une longue histoire dans laquelle les révisionnistes ne sont guère entrés pour le moment.
La vérité historique ne gagnera rien à l'inflation des chiffres, à la construction d'un objet délirant appelé "génocide" ou, pour imiter les juifs qui ont fabriqué le terme de shoah, à la sortie de ce "samudaripen"; les Tsiganes devraient se méfier des tentatives d'instrumentalisation et de manipulations venant des gadjé plus ou moins intéressés par le fric qui va aux commémorations et aux "réparations". Pour vivre comme ils l'ont fait depuis des siècles, dans des conditions si difficiles, il faut être ami de la vérité.


LA PURIFICATION, Ê' T' NIQUE

Au rayon négationnisme d'amazon.com

 

La librairie en ligne laisse s'exprimer l'antisémitisme.

 
par Edouard Launet

Les visiteurs du site amazon.com, premier libraire américain en ligne, ont beaucoup aimé le Canular du XXe siècle: la prétendue extermination des juifs européens,d'Arthur Butz. «Le livre le plus intéressant que j'aie jamais lu», écrit l'un. «Un ouvrage rafraîchissant», note un autre. Ensemble, ils gratifient cet ouvrage négationniste d'une moyenne de 4 étoiles (sur 5 étoiles maximum). Même note pour Nuremberg, la dernière bataille, de David Irving, leader du négationnisme anglais. Un recueil «qui remet enfin en cause le dogme des six millions de victimes du régime nazi», se félicite un lecteur autrichien.
Avertissement
Ces scores flatteurs sont les principales appréciations proposées aux clients de la «plus grande librairie du monde» afin de les guider dans leur choix. Car Amazon se garde de tout commentaire personnel sur la marchandise qu'il vend. Seule exception à la règle: le site a récemment posté un avertissement sur les pages consacrées aux «Protocoles des sages de Sion». «Ce livre est un des plus infâmes et des plus tragiquement influents exemples de propagande raciste jamais écrits», prévient le libraire. Qui n'en continue pas moins à vendre l'ouvrage antisémite. Les critiques amateurs du site lui accordent une moyenne de trois étoiles.
C'est ainsi qu'un nombre non négligeable des pages affichées par amazon.com, un des sites web les plus fréquentés, sont transformées en forums du révisionnisme, du négationnisme et de l'antisémitisme. Mesurée à cette aune, la procédure de l'UEJF à l'encontre de l'hébergeur Multimania paraît presque dérisoire. Les pages néonazies hébergées brièvement sur ses ordinateurs ont été supprimées par Multimania, qui plaide la bonne foi: difficile de tout contrôler. Tandis que le libraire américain, lui, persiste et signe: «En tant que libraire, expliquent ses responsables, amazon.com croit fermement que fournir un accès ouvert à la parole écrite, aussi horrible et haineuse soit-elle, est une de nos missions les plus importantes.»
«Autres produits»
Les responsables d'Amazon ajoutent : «Parce que nous pensons que la réponse appropriée aux discours répugnants n'est pas la censure mais plus d'expression libre, nous continuerons à autoriser les lecteurs, auteurs et éditeurs à exprimer leurs points de vue sur les livres et les autres produits que nous offrons sur notre site.» Au chapitre des «autres produits» proposés (au rayon des enchères en ligne): des drapeaux nazis, des répliques de couteaux des jeunesses hitlériennes et une centaine d'objets du même acabit. Ces ventes se font de particulier (ou magasin) à particulier, mais le «libraire» touche des droits sur les transaction. Amazon n'est d'ailleurs pas le seul à abriter de telles enchères: mi-avril, la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a assigné en justice Yahoo pour empêcher la mise à l'encan, sur son site, d'objets nazis. L'affaire sera plaidée le 15 mai à Paris.
Amendement
Dans le cadre de la loi sur l'audiovisuel vient d'être adopté un amendement visant à responsabiliser les hébergeurs de sites (Libération du 6 avril). En cas de contestation par un tiers d'un site qu'elles accueillent, ces sociétés devront vite vérifier le contenu du site et éventuellement le fermer, avant même que la justice ne s'en mêle. Facile dans le cas d'un site néonazi. Moins évident dans d'autres cas. Mais les hébergeurs, échaudés par les procédures en cours, ont décidé de ne plus prendre aucun risque. Au risque d'entraver la liberté d'expression. [Note de l'AAARGH: pour le sort déplorable de ce projet de loi assassin,
cf supra.]


Libération,jeudi 20 avril 2000

ARBEITEN

"L'opinion, ça se travaille..." Les médias, l'OTAN & la guerre du Kosovo,Serge Halimi et Dominique Vidal, collection "Contre-feux", ISBN 2-910846-37-7, 96 pages, 35 F.

Revue de presse

Dernier né de la collection "Contre-feux", L'opinion, ça se travaille Les médias, l'Otan et la guerre du Kosovo de Serge Halimi et Dominique Vidal. A la base, des articles publiés dans Le Monde diplomatique, sérieusement étoffé par une vaste enquête, des articles étrangers en version intégrale et complété par une importante iconographie. Avec Dominique Vidal, spécialisé en politique étrangère, Serge Halimi poursuit l'exercice des Nouveaux chiens de garde: mettre en évidence le traitement de la guerre du Kosovo par des médias consensuels. Ainsi, l'ouvrage explique comment l'essentiel des (fausses) informations diffusées provenaient exclusivement de l'Otan qui, elle-même, les puisaient essentiellement dans Kosova Press, organe de l'UCK; comment le nombre de morts attribué aux Serbes connut un emballement incroyable pour atteindre des centaines de milliers alors que, vérifications faites aujourd'hui, les experts internationaux ne s'avancent plus que sur un peu plus de 2000. Mais c'est plus qu'une querelle de chiffres. Non seulement parce qu'il s'agit d'êtres humains, mais parce que la justification première de l'intervention reposait sur ce "génocide": "Massacre oui, génocide, non", répondent les auteurs. Et de rappeler quelques articles de droit international (Tribunal pénal international, convention de Genève) pour mettre en lumière les manquements de l'OTAN et de montrer que les crimes de guerre, pris dans leur définition la plus exacte, ne se trouvent pas forcément là où on les attend.

Entretien avec l'éditeur, Thierry Discepolo.

Propos recueillis par Angélique Schaller

-- Le livre que vous éditez propose une masse incroyable d'informations. Comment un lecteur de presse, même vigilant, aurait-il pu avoir accès aux sources lui permettant de nourrir une opinion critique sur le sujet?
C'était impossible et c'est précisément la raison de cette édition. Sur ce sujet, le plus militant des lecteurs décidé à trouver la matière d'une réflexion critique aurait non seulement dû être un professionnel de la documentation mais être au moins quadrilingue! Nous dépendons tous de ceux qui diffusent ce type d'information, en l'occurrence, les journalistes. Or, quelle était l'information critique disponible pendant et après la guerre du Kossovo? Nulle -- ou presque. Les lecteurs moyens -- il faudrait même dire les téléspectateurs moyens, pour parler du plus grand nombre --, n'ont eu droit qu'à du "pathos", à des images de gens qui souffrent. Pour les aider à oublier de penser.
-- Cet ouvrage est-il une critique de la profession?
Davantage qu'une critique, c'est l'analyse de la manière dont se dissout un appareil critique. Ici, le premier accusé est la télévision qui fournit le modèle dominant. Mais il ne faut pas oublier que l'ouvrage s'appuie sur de nombreux articles: preuve que certains journalistes ont fait leur travail, ont cherché, vérifié, critiqué... Mais ce n'est pas leur travail qui était alors largement diffusé. On pouvait certes trouver une "contre-information" dans Le Monde diplomatique, Marianne et dans quelques revues anarchistes comme la revue Echanges (à condition de faire parti des 600 abonnés...)
Depuis, à l'étranger, de grands quotidiens comme El Pais ou Spiegel, ont fait, au moins plus tard, ce travail là. Ici, Le Monde, qui passe pour notre journal de référence, a pris officiellement parti pour l'intervention de l'OTAN et, comme ses responsables l'ont déclaré, à l'instar de l'ensemble de la presse française [...]. En fait, s'il y a mise a l'index, elle ne concerne que quelques têtes d'affiche, les "cumulards" du journalisme, ceux que l'on voit, lit, entend partout.
Pourquoi, par exemple, ne pas avoir été plus prudent avec l'usage de termes comme celui de "génocide", qui constituait la justification principale de l'intervention des puissances occidentales? Car, que découvre-t-on aujourd'hui? qu'il n'y a pas eu les centaines de milliers de victime annoncés ou même 10.000 mais 2000. C'est encore beaucoup. C'est toujours trop. Mais si cela avait suffit à justifier l'attaque de l'OTAN, pourquoi avoir menti? Ce seul fait met en doute toute la légitimité de toute l'opération.
-- Cette remise en cause du terme de " génocide " provoque quelques remue-ménage...
Effectivement. A la date anniversaire de l'intervention au, des journaux ont réalisé des dossiers. Le premier à mettre en doute la façon dont avait été traitée l'événement et à mettre à jour les chiffres fut Le Monde diplomatique. Il a été suivi par un article d'Elisabeth Levy dans Le Débat et enfin par un dossier de Marianne, allant dans le même sens sous une forme différente. Cela a provoqué un flot de critiques ayant comme seul cadre le révisionnisme. La référence aux remises en cause de la Shoa devient l'outil principal du discrédit, dernier moyen inventé par les dominants pour museler les critiques.
-- Les références au quotidien Le Monde sont nombreuses dans l'ouvrage. N'est-ce pas difficile pour des journalistes du Monde diplomatique?
Ce livre est indépendant du mensuel. Les auteurs se permettent une mise en avant des positions du Monde qui était effectivement absente des articles publiés dans le Diplo et qui constituent la base du livre.
Une absence que l'on trouvait également dans le premier ouvrage de Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde. Mais devant le déni qu'a subi ce livre (pas une ligne de compte rendu mais des colonnes largement ouvertes aux détracteurs...) l'auteur a dû évoluer. Mais l'enjeu semble rester majeur... Ainsi, Edwy Pleynel, via sa secrétaire, nous a demandé les épreuves de l'ouvrage! Que nous avons évidemment refusé de lui fournir -- comme nous avons d'ailleurs refusé tout service de presse.
-- Si le sujet du livre sont [sic] les médias, le titre reste L'opinion, ça se travaille. N'y a-t-il pas en filigrane quelques explications sur les raisons de ce consensus et sur le lien entre le travail de la presse et la société?
Il me semble en effet que ce consensus sur la guerre ne soit pas un hasard. Je pense à l'électorat naturel du PS, marqué par l'idéologie des années 70, où le pacifisme avait une place si importante... Ceux-là ont du se sentir enfin du "bon" côté, trouvant enfin une armée qui se battait pour leurs idées. Ce qui est assez inquiétant quant à la faiblesse de leurs convictions et de l'esprit critique.
La Marseillaise, vendredi 12 mai 2000


Note de l'aaargh: nous avons dû corriger un énorme tas de fautes d'orthographe. On voit surtout que ces deux plumitifs sont de naïfs imbéciles qui ne se sont toujours pas rendu compte que seule la déconstruction du fantasme "révisionniste" leur permettrait de pratiquer la révision à chaud, et non pas un an plus tard. Il est particulièrement affligeant de les voir prétendre qu'on ne pouvait pas s'informer sur le moment (que ce soit dans la guerre du Golfe ou celle du Kossovo). Ils ne sont pas quadrilingues? Ils n'ont qu'à apprendre. Ce sont de lamentables carabiniers, toujours en retard, parce qu'ils ont toujours le cul entre deux chaises: comment dire la vérité et la dire dans les journaux de l'establishment "de gôche" qui les paient grassement? Mission impossible.

LES MAUX POUR LE DIRE

 

Charte de nommage de la zone .fr


Liste des termes fondamentaux
La liste des termes fondamentaux regroupe trois grandes catégories: les termes liés à l'ordre public et aux bonnes moeurs, les termes liés au fonctionnement de l'Internet et les noms des organisations internationales signataires de la Convention de Paris.
Aucun des termes de la liste ci-après ne sera attribué dans toute la zone ".fr" (directement sous ".fr", sous ".com.fr", sous ".asso.fr" etc). Les noms synonymes ou ayant une racine étymologique commune à ces termes seront également refusés;
Nous rappelons que cette liste des termes fondamentaux est susceptible d'évoluer sur décision du CA. Selon la charte de nommage, tout nom "fondamental", peut subir, a posteriori, un droit de préemption ou de reprise par l'AFNIC, sans dédommagement, assorti d'un délai suffisant pour assurer la migration.
Exemple de termes liés à l'ordre public et aux bonnes moeurs :
1. les termes constituant l'intitulé d'une infraction pénale
Ex.: assassinat, diffamation, escroquerie, manoeuvre, pillage, polygamie, recel, trafic, ...,
2. les termes évoquant des crimes de guerre ou contre l'humanité, des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi
Ex. : hitler, nazisme, révisionnisme, atrocite, bombe, extermination, guerre, mafia ...,
3. les termes évoquant la discrimination, la haine, la violence raciale et religieuse
Ex.: satan, secte, xenophobe...
4. les termes évoquant des crimes et délits portant atteinte à la nation, à l'Etat et à la paix publique
Ex. : attentat, espionnage, insurrection, sabotage, terrorisme...,
5.les termes évoquant des infractions portant atteinte à la confiance publique, à la santé publique
6.les termes contraires aux valeurs fondamentales liées au respect de la dignité humaine, de l'intégrité de la personne, du principe d'égalité entre les êtres humains
7.les termes qui sont l'intitulé d'une liberté publique (liberté de culte, liberté syndicale, liberté de conscience, liberté de l'enseignement, le droit à l'emploi, à la santé...
8.les termes liés à un registre publicEx : loi, parlement, politique, république, sarl, filiale, siren, armee, drapeau, prefet, ..., ONU, OCDE, UNESCO, FMI...etc. etc.


Z'ont pas l'air con...

Source: http://www.nic.fr/enregistrement/fondamentaux.html


AVEU DU CENSEUR

11 mars 2000

Yahoo.com ne respecte toujours pas sa charte antiraciste

 



Malgré l'intervention de Yahoo France, alerté par la Licra, Yahoo Inc.continue d'accueillir sur son site d'enchères hébergé aux États-Unis desobjets nostalgiques de la période nazi. [...]
Yahoo.fr filtre les sites révisionnistes
«Nous avons déjà travaillé avec la Licra l'an dernier, et je suis prêt àrecommencer», répond Guillanton. Il rappelle ainsi avoir obtenu de lasociété américaine Inktomi une faveur qu'elle aurait pu refuser: filtrercertaines recherches pour que les résultats s'affichant sur Yahoo.fr nerenvoient pas sur des sites révisionnistes. (Yahoo.fr est un annuaire quiréférence des sites contrôlés et éventuellement renvoie sur le moteurInktomi qui lui parcourt "tout le web" de manière automatique).
Rappelons que cette bête censure s'exerce sur <yahoo.fr> et non sur <yahoo.com>.
Source: http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0013375.html

IN SAECULA SAECULORUM
Le Nouvel Obs Quotidien appelle au boycott de Yahoo! et affirme qu'accepter la thèse de Jerry Yang dans ce dossier, c'est, par inadvertance, faire reculer d'au moins un ou deux siècles l'évolution de l'idée démocratique (lire sur le site de l'Observateur un texte de Laurent Joffrin). Le site vous propose:
"Si vous êtes d'accord avec son texte, cliquez sur le mot Boycott."
Et ajoute:
"P.S.-Certains internautes nous ont exprimé leur désaccord avec l'appel de Laurent Joffrin. Ils peuvent s'exprimer de différentes manières: en participant au sondage présent ci-contre à gauche; en participant à "Contribuez au débat" (ci-contre à droite, sous Obs Quotidien); en écrivant à Laurent Joffrin.
Notre suggestion: déversez trois tonnes de fumier sur son paillasson.


FLAMBANT NEUF

Lyon brûle-t-il ?
Après la bibliothèque, c'est au tour du Palais de Justice d'être la
proie des flammes...

Par Didier Daeninckx

Newsport, jeudi 10 août 2000

Il y a un peu plus d'un an, la bibliothèque interuniversitaire de Lyon était détruite par un incendie d'origine criminelle. 400.000 livres, dont des dizaines de milliers de manuscrits et d'originaux, disparaissaient dans le sinistre.
Aujourd'hui, c'est au tour d'une des salles les plus secrètes du nouveau Palais de Justice de subir le même sort. La presse nationale s'est montrée d'une discrétion exemplaire sur le feu qui, le 31 juillet dernier, s'est déclaré dans la pièce blindée du sous-sol où sont classées les pièces à conviction des procès en cours et les archives des scellés concernant les procès des dix dernières années. Les sapeurs pompiers, rapidement rendus sur les lieux, n'ont pu sauver les milliers de scellés: en effet ce secteur du bâtiment était protégé par une porte blindée dont le mécanisme d'ouverture avait été mis hors d'usage par la chaleur. Une nouvelle version du mystère de la chambre close! Le temps de découper la porte au chalumeau, tout ce qui était entreposé dans les 300 mètres carrés de la réserve était réduit en cendres.
On peut donc supposer que les ordinateurs saisis chez le négationniste lyonnais Jean Plantin (voir notre enquête "le bébé éprouvette du négationnisme") ne livreront plus leurs secrets, et que les tracts et dossiers néo-nazis récemment adressés par les amis de Robert Faurisson aux magistrats lyonnais se sont également envolés en fumée. Dans une de ces lettres, qu'ils n'hésitaient pas à signer des universités Lyon 2 et Lyon 3, les membres de la secte des négateurs rendaient hommage, entre autres gloires, à Pierre Zind, Jean-Paul Allard, Jean Haudry, Bernard Lugan, François Robert, ou Jean Brière qui auraient "témoigné d'une volonté de résistance aux mensonges de la machine à décerveler"... Et, à la manière classique des pyromanes, ils accusaient "le lobby juif d'avoir mis le feu à la bibliothèque interuniversitaire"! (voir le document)
Le procureur adjoint du Palais de Justice de Lyon tient à préciser, dans Le Progrès du 2 août, que "Dans la mesure où l'on a d'autres éléments de preuves, la destruction de certains scellés et pièces à conviction ne sera pas forcément préjudiciable".
En tout état de cause, nous tenons à sa disposition la totalité des documents envoyés par les émules de Faurisson à ses collègues magistrats, ainsi qu'aux professeurs de l'École Normale Supérieure, un bâtiment flambant neuf qui doit être inauguré, à Lyon, dans quelques semaines.


Remarque: La police saura-t-elle apprécier à son juste prix cette offre de collaboration du Pol Pot d'Aubervilliers, plagiaire à ses heures? Rappelons que nous avions signalé le rapport évident entre l'incendie de la bibliothèque et les révisionnistes, racistes, antisémites et autres criminels contre l'humanité.
http://www.amnistia.net/news/articles/fascdoss/inclyon/inclyon.htm.
Dans ses dernières déjections visibles sur le site amnistia.org, l'infortuné PPDA II s'attaque à toutes sortes de journaux.
On dit des gourmands qu'ils creusent leur tombee avec leurs dents. Il les a longues, les dents, le Pol Pot d'Aubervilliers. Lui aussi il creuse avec ses dents.

 

HARRY POTTER AVEC NOUS

Top historian in Harry Potter jibe
by Joel Wolchover


The American academic who has claimed that Jewish leaders have exploited the Holocaust, has launched a vitriolic attack on one of Britain's most respected historians.
Professor Norman Finkelstein described Sir Martin Gilbert as "the JK Rowling of Holocaust literature" and compared his contribution to the Imperial War Museum's new exhibition on the Nazi atrocities to a Harry Potter adventure. Sir Martin, the official biographer of Sir Winston Churchill, is one of the most distinguished Second World War historians.
His new book, Never Again, was produced to accompany the Holocaust exhibition, to which he has been an adviser from its inception. But Professor Finkelstein dismissed it as a "mixture of science fiction and hollow schmaltz".
The professor, who is in Britain to promote his own book, The Holocaust Industry, accused Sir Martin of exaggerating Jewish resistance to the Nazis and playing down the suffering of other groups, notably the gipsies.
Speaking to a largely Jewish audience during a debate at the ICA in London, Professor Finkelstein said: "Martin Gilbert's preposterous rendering of what Jews endured during the Second World War reads like Rambo meets Auschwitz. Is that how you want your history to be remembered?"
Sir Martin was not present for the debate, which was organised by the Jewish educational charity, the Spiro Ark, but members of the audience took issue with the professor's remarks, calling them "cowardly". [...] However, ICA director Philip Dodd, said: "I don't think that people who really get off on racism need Professor Finkelstein's support."
A handful of Anti-Nazi League activists turned out to distribute leaflets to members of the audience as they went in to hear the debate.
National organiser Julie Waterson said: "We are here to listen to a debate which, unfortunately, I believe gives support to Holocaust deniers. I think it is dangerous and misplaced."
 

La traduction française de l'introduction au livre de Finkelstein ainsi qu'un commentaire sur sa genèse, se trouvnte sur ce site.

Unthinkable in Paris !!
http://www.thisislondon.co.uk/dynamic/news/bottom_story.html?in_review_id=301376

L'AMÈRE LOI

La loi Gayssot excite les imaginations. Toute une floppée de Fouquier-Tinvilles d'occasion fleurit, aussi bien sur les bords des marigots tropicaux que dans les beaux quartiers, ce qui prouve que le goût d'envoyer en prison les déviationnistes est également partagé entre les classes sociales et les climats.

Deux exemples récents de proposition de loi peuvent être relevés. Le premier est le fait d'une députée de la Guyane qui voudrait faire de la traite et de l'esclavage des "crimes contre l'humanité". Si l'on doit évidemment regarder ces horreurs comme portant atteinte à l'idée que l'on doit se faire de nos frères humains, créer une loi qui serait en quelque sorte rétroactive est un crime contre le droit. Autant les considérations historiques nous semblent justes, autant les façons de flatter bassement ce qu'on appelle la "mémoire", c'est-à-dire des "souvenirs" qui n'en sont pas puisqu'il faut les "apprendre", nous paraît motivé par des considérations politiques plus ou moins avouables. Bref, certains, voyant le gigantesque profit que retirent ceux qui se prétendent être "les juifs", d'autres malins se disent qu'ils devraient bien eux-aussi installer une énorme pompe à phynance et s'installer sous le robinet (il faut lire, à ce sujet, les remarques et les renseignements que donne Finkelstein dans le troisième chapitre de son livre The Holocaust Industry, dont nous vous avons donné déjà l'introduction.

Mais pour consolider ladite pompe, il faut l'entourer de cactus, c'est-à-dire créer une extension de la loi Gayssot. C'est là que les choses se gâtent. Voici comment, finalement, ce projet a avorté:


Les articles 6 et 7 de la proposition de loi prévoient d'étendre ces dispositions à la remise en cause du crime contre l'humanité que constituent la traite et l'esclavage.
L'article 6 insère dans la loi de 1881 un article 24 ter qui punit d'un an d'emprisonnement et de 300.000 F d'amende toute personne contestant l'existence de la traite négrière transatlantique et de l'esclavage ; l'article 7 ouvre la possibilité aux associations de défense des intérêts moraux, de la mémoire des esclaves et de l'honneur de leurs descendants d'exercer les droits reconnus à la partie civile en cas de contestation de l'existence d'un tel crime.
Un examen juridique approfondi des dispositions de la loi " Gayssot " fait apparaître que leur extension n'est opportune pour plusieurs raisons.
Probablement du fait, mais aussi parce que les enjeux sont d'une autre nature, tous les protagonistes directs ayant disparu, la négation des atrocités de l'esclavage n'a pas atteint la même ampleur que le révisionnisme nazi. Dès lors, dans le double souci de veiller à ce que les dispositions législatives soient adaptées à la réalité du risque et que soient préservés les espaces nécessaires à la liberté d'expression des chercheurs et des historiens dans les débats que susciteront leurs travaux sur cette période encore relativement mal connue, l'extension de la loi " Gayssot " ne semble pas le meilleur choix.
Les articles 24, 32 et 33 de loi du 29 juillet 1881, répriment respectivement la provocation à la discrimination et à la haine raciale, la diffamation et l'injure, permettent d'ores et déjà de sanctionner la majorité des propos qui pourraient remettre en cause la réalité de l'esclavage.
Par ailleurs, le dispositif proposé pour l'article 24 ter risque de poser des problèmes constitutionnels. En effet, pour éviter toute critique de cet ordre, la loi " Gayssot " prenait bien soin de spécifier qu'il ne pouvait y avoir infraction de révisionnisme que si le crime contesté avait été commis par une organisation déclarée criminelle ou par une personne reconnue coupable de ce crime par une juridiction.
Or l'article 24 ter ne peut faire référence à aucune juridiction et renvoie à la définition du crime d'esclavage donnée par le législateur à l'article premier de la proposition de loi. Il pourrait donc être jugé contraire à la liberté d'expression garantie par les articles 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et de convention européenne des droits de l'homme.
En revanche, il est peut-être utile de donner la possibilité aux associations se proposant , par leurs statuts, de défendre la mémoire des esclaves, de se constituer partie civile en cas de provocation à la discrimination et à la haine raciales, de diffamation ou d'injure qui concourent à la remise en cause des atrocités de l'esclavage.
La commission a donc adopté un amendement du rapporteur proposant une nouvelle rédaction de l'article 6 afin de donner la possibilité aux associations de défense de la mémoire des esclaves de se constituer partie en cas de provocation à la discrimination et à la haine raciales, de diffamation ou d'injure, ainsi qu'un amendement de conséquence du même auteur supprimant l'article 7."


Nous donnons le document entier de cette proposition de loi de Mme Christiane Taubira-Delannon, députée de Guyane.

Mais d'autres salopiots veulent purement et simplement aggraver la loi Gayssot, qu'ils trouvent beaucoup trop bonne à leur goût. Rappelez-vous, il y a toujours eu des gens pour venir tremper leur mouchoir dans le sang des décapités.
Ils font des "propositions de loi". Du génocide à ne plus savoir qu'en foutre. C'est à ravir.

AL GORET
Le révisionnisme d'Internet (et non le révisionnisme sur internet) On sait qu'Al Goire a prétendu avoir "inventé" Internet.

RÉVISIONNISME HISTORIQUE D'INTERNET


NDLR: Le texte qui suit est la traduction d'un article de John S. Quarterman ([email protected]) paru en anglais dans «Matrix News» sous le titre «Revisionist Internet History» (Quarterman 1999a). Nous vous le présentons en français avec l'aimable permission de l'auteur.
Traduction signée Christiane Cadrin.
Allez à:
http://nouvelles.cidif.org/avantgo/palmpilot/no18/historique.htm


BEAUCOUP PAS DIRE


Paul Virilio (le corniaud le plus rapide au sud de la rivière Seine) Propos recueillis par Olivier Morel, republique-des-lettres.com Nov. 1996.
http://www.republique-des-lettres.com/virilio.html

Vous parlez de "négativité", de "totalitarisme" - ou de "globalitarisme" - vous parlez aussi d'une possible mort de l'homme et de la propagande. Ce sont autant de questions et de concepts qui nous portent au coeur du débat sur la notion d'histoire et d'événement. Il y aurait beaucoup à dire, de ce point de vue, sur les querelles des historiens qui agitent l'Allemagne ou la France, qui mettent en scène les questions de la trace et de l'archive. Le révisionnisme est là une interrogation permanente. La nouvelle conception de l'histoire liée à cette globalisation technologique, qui supprime l'objet traditionnel de l'histoire -- de l'archive au témoignage -- n'est-elle pas aussi en jeu dans le travail d'analyse et de décodage que vous tentez de mettre en oeuvre?
C'est central. Je vous rappelle l'exergue de La machine de vision: "Le contenu de la mémoire est fonction de la vitesse de l'oubli" dit Norman Speer. Quand on travaille sur la vitesse on travaille sur l'oubli. Or le révisionnisme lié à la négation de la Shoah est le centre de gravité de ce qui est devenu depuis l'industrialisation de l'oubli. Ce qui commence par un détournement de vérité devient une industrie de la négation, et cette industrie est parfois mise en oeuvre par des gens qui ne sont pas révisionnistes et ne sont pas apparemment négationistes. Les technologies du temps réel, les technologies de la mondialisation du temps dont on parlait au tout début, portent en elles-mêmes une puissance d'oubli, d'évacuation de la réalité, de toutes les réalités -- pas seulement celle des camps. C'est une des menaces de l'avenir. La perte des traces: l'instantanéité et l'immédiateté, c'est la perte des traces et la perte de la mémoire. Au point qu'on peut se demander si le négationisme n'a pas été le commencement de la fin -- fin de la vérité historique -- et si aujourd'hui nous ne vivons pas la fin de ce commencement comme disait Churchill à propos de la guerre. Au delà du négationisme de la Shoah se développe un négationisme d'une toute autre ampleur qui concerne la réalité des faits. Je l'ai dit dans L'art du moteur, aujourd'hui ce qui menace c'est la défaite des faits, où la virtualité des événements plus ou moins manipulés risque d'annuler la réalité des faits. Cette "défaite des faits" est un négationisme à la puissance X puisqu'il concernerait non seulement un événement monstrueux et central -- Auschwitz et Hiroshima, les deux catastrophes majeures de mon histoire vécue -- mais aussi les systèmes de l'information qui sont en puissance des systèmes de l'élimination de l'histoire, de la trace historique, de la vérification historique dont Timisoara a été un exemple. On peut en imaginer d'autres. Le négationisme de Timisoara n'est pas seulement un arrangement de vérité, c'est une potentialité. Un journaliste très connu -- prix Albert Londres -- m'a rapporté l'aventure d'un envoyé spécial à Timisoara: constatant le bruit qui se propage autour des causes de la mort des cadavres du fameux charnier, il téléphone à sa rédaction et fait part de sa perplexité après les avoir vu[s]. Ces personnes, on le sait, n'avaient pas été torturées, mais étaient décédées dans des hôpitaux. Le patron de presse lui répondit que son avis importait peu alors que toutes les chaînes relayaient cette information et qu'il était hors de question de montrer une autre version. C'est un exemple qui n'est que médiatique, alors on peut imaginer ce que ça pourrait devenir dans un monde multimédiatique.


FALSIFICATIONNISTES

La falsification de l'histoire


Organisée par la commission du Mrap " lutte contre l'antisémitisme et le néonazisme ", cette rencontre qui a rassemblé le 5 février dernier cent vingt personnes portait sur la falsification de l'Histoire par les négationnistes. Bref compte-rendu avant la publication d'une brochure. [QU'ON ATTEND AVEC IMPATIENCE!]

C'est Pierre Krausz, membre du bureau national, qui a introduit le sujet en soulignant que les récents événements en Autriche montrent l'actualité de l'antisémitisme. Jörg Haider n'a-t-il pas déclaré qu'il n'y avait pas eu de camps de concentration mais des camps de correction ? "Au sortir du dernier conflit mondial, on a pensé que la hiérarchisation des groupes humains qui avait engendré une violence terrifiante serait anéantie. Naïveté! Si, dans les années cinquante et soixante, l'antisémitisme était discrédité dans l'opinion, dans l'espoir de viser un large public, l'extrême droite d'abord, d'autres ensuite, se sont attachés à minimiser, voire à nier les effroyables forfaits du nazisme, en faisant porter aux victimes en général, aux juifs en particulier, une part de responsabilité dans le déroulement de la Seconde guerre mondiale. Les négationnistes sont avant tout des falsificateurs. Ils visent à reléguer des faits historiques au rang de thèses qui pourraient être confrontés à d'autres hypothèses."
Une histoire du négationnisme, rapide mais circonstanciée, a été présentée par Nadine Fresco, historienne (???), qui a rappelé que les négationnistes s'autoproclament "révisionnistes" dans le but de se rattacher à un courant d'historiens né dans le sillage de l'Affaire Dreyfus. [QUELLE BLAGUE] Fondamentalement motivés par l'antisémitisme, ils ne nient pas l'extermination des Tsiganes. [BIEN SÛR QUE SI] Si les précurseurs tels Paul Rassinier et Maurice Bardèche ont eu peu d'échos dans l'immédiat après-guerre, leurs premiers livres avaient deux objectifs : réhabiliter la Collaboration et dénoncer " l'injustice " du procès de Nuremberg. La dénégation est le principe même du négationnisme. Ainsi, alors qu'il collabore avec d'anciens nazis et effectue une tournée en Allemagne et en Autriche sous la conduite d'un ancien SS, Rassinier fait un procès à la LICA, dont le journal Le droit de vivre, affirme qu'il appartient à l'internationale nazie. Comme le préciseront par la suite d'autres intervenants, le ralliement aux thèses négationnistes de personnages venus de l'extrême gauche, comme Pierre Guillaume et Serge Thion, leur fut d'un grand apport.
Enseignant à l'université Lyon II, Claude Burgelin estime que le négationnisme a trouvé dans cette ville un terreau qui lui a permis de prospérer depuis vingt ans. Lorsque Faurisson est nommé dans cette ville en 1973, il n'attire aucunement l'attention : le personnage est considéré comme un" hurluberlu ". Puis, les scandales se succèdent Faurisson, Roques, Notin, Plantin Un fait éclairant est présenté par l'enseignant : la droite dure est à l'origine de la création de l'université Lyon III, une sorte de Vincennes de droite et d'extrême droite. Son président crée une nébuleuse d'associations-passerelles entre la droite et l'extrême droite.
Didier Daeninckx note pour sa part que l'influence négationniste s'exprime dans d'autres universités : Caen, Nantes, Bordeaux etc. L'écrivain précise que dans une "maîtrise consacrée à Paul Rassinier, Jean Plantin reprend les affirmations de son modèle selon lesquelles "le nombre de juifs morts pendant la guerre se situe entre 1 million et 1,5 million au maximum" et qu'il suffirait de faire un recensement en Israël et aux Etats-Unis pour retrouver les millions d'individus portés disparus! Jean Plantin n'a jamais caché son activité négationniste. Dès 1987, son nom apparaissait en bonne place lors de l'offensive menée par La Vieille Taupe (maison d'édition créé par Pierre Guillaume, Ndlr), à Lyon, au moment du procès de Klaus Barbie."
Malgré la gravité du sujet, François de Fontette, a, avec humour et émotion, passé en revue les différentes formes du rejet du juif : de son expression païenne au négationnisme, en passant par l'antijudaisme chrétien et l'antisémitisme nazi.
Alain Lévy s'est intéressé en tant qu'avocat de parties civiles au procès de Maurice Papon aux conséquences de ce procès. Le bilan est contrasté: en condamnant Papon à dix ans de prison, la Cour a retenu la complicité de crime contre l'humanité mais l'a acquitté du chef de complicité d'assassinat. Il a donc été reconnu coupable de l'arrestation et de la séquestration de 57 personnes (alors que 1560 juifs ont été déportés sous sa responsabilité de juin 42 à mai 44) mais pas de leur mort. Comme si sa responsabilité s'arrêtait aux portes des camps. Parmi les aspects positifs, maître Lévy a retenu en particulier le fait qu'un ancien ministre, pourtant protégé par les institutions de la République, ait malgré tout été jugé après dix-sept ans de procédure et que ce procès a donné lieu à une réflexion sur les notions de "crime de bureau" et de "désobéissance".
Gilles Karmasyn a clos l'après-midi avec une intervention consacrée à l'expression de l'antisémitisme et du négationnisme sur Internet. Il constate que le négationnisme est multiple: le premier site visait le génocide des Arméniens. Il existe 600 à 800 sites antisémites sur la Toile et une cinquantaine de sites négationnistes. M. Karmasyn a notamment expliqué que les falsifications sont démontables mais que cela demande un travail approfondi et des moyens. Aujourd'hui, si un internaute saisit l'expression "chambre à gaz", il a 80 % de probabilités d'être conduit sur un site négationniste! En somme, un travail civique et d'éducation est à réaliser de façon plus conséquente sur Internet.
Chérifa Benabdessadok

[C'EST UNE HABITUDE MAINTENANT AU MRAP D'AVOIR DES SERVITEURS ARABES OU KABYLES. çA VOUS POSE DANS LE MONDE.]
http://www.mrap.asso.fr/nega1.htm


RATIOCINATION

" Révisionnisme et négationnisme", réalité et enjeux d'une contreverse

Quels sont les révisionnismes ? Qui sont les révisionnistes ?



par l'Union rationaliste, section de Loire Atlantique

Il y a plusieurs origines ( essentiellement deux ) à ce que, commodément, j'appellerai les "courants révisionnistes". On constatera néanmoins que, tant par l'isolement qui est leur et la difficulté d'être publiés que par une convergence de facto sur l'antisionisme, des passerelles nombreuses existent entre eux
Il ne surprendra personne que le premier de ces courants, mais pas le plus important, provient de l'extrême droite d'inspiration "hitlérienne" du type Maurice BARDECHE ( la tradition française de l'extrême droite antisémite "maurassienne" se distinguant quant à elle le plus souvent par un prosionisme affiché ). Pour ces individus la destruction des Juifs en Europe est une pure invention de l'Internationale Juive au service de sa volonté de domination mondiale à partir notamment de l'état d'Israel. Le discours n'étonne pas, il est dans la droite ligne des écrits du débit du siècle. C'est plutôt sous l'influence de ce courant que se trouvent les quelques individualités qui émergent épisodiquement dans les courants de l'extrême droite ou de la nouvelle droite française. Néanmoins, même si les oreilles complaisantes aux propos révisionnistes se retrouvent le plus souvent auprès des sympathisants de l'extrême droite, ce n'est pas l'extrême droite qui est, en France, le moteur du révisionnisme.
Les principaux promoteurs du révisionnisme dans notre pays proviennent de l'ultragauche et c'est plutôt sous l'influence de cette mouvance que se situent les quelques individualités isolées qui, dans nos rangs ( Union Rationaliste, Libre Pensée, Union des Athées ), ont suscité la nécessité d'éclaircir la question. Il importe donc de préciser le cheminement politique qui a conduit certains groupuscules sur la voie de la négation de la réalité de la destruction des Juifs en Europe, ainsi que quelques personnalités dont la plus marquante, dans cet univers, est sans contestation possible Paul RASSINIER sur lequel nous nous arrêterons également quelques instants.
Sur le fond, en essayant de la formuler de façon simple sans néanmoins la trahir, la démarche d'une fraction de l'ultragauche se fondait sur la volonté d'aboutir à une explication logique, "matérialiste", des événements de la seconde guerre mondiale. Les principaux protagonistes de ce conflit représentent tous, à leurs yeux, des acteurs de la domination capitaliste sur le monde, y compris l'Union Soviétique, et ce quel que soit l'habit que ces acteurs choisissent d'endosser: démocratie bourgeoise, social-démocratie, capitalisme d'état à la mode stalinienne, fascisme, nazisme, etc. : il n'y a pas de différence fondamentale entre les deux camps. D'autre part les capitalistes sont des acteurs rationnels pour lesquels seule la rentabilité prime et une explication logique des événements, jusqu'à la négation des événements qui résistent à cette tentative, doit nécessairement pouvoir être dégagée : en clair, les camps de concentration ne pouvaient être que des camps d'exploitation, au sens économique du mot, et, par conséquent, les camps d'extermination ne peuvent avoir existé puisque, en bonne logique, ils ne doivent pas avoir existé. Ils partent donc à la recherche de la vérité, et, comme pour toute entreprise rituelle de "vérification" et ainsi que le journal la Vieille Taupe le reproduit sur toutes ses publications: "Ce qu'il y a de plus terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve.". Sans commentaire.
L'honnêteté intellectuelle amène à préciser que rien ne permet de préjuger d'un antisémitisme quelconque à la base de cette démarche. De même tout un processus, comme nous allons le voir, qui a amené à la "négation" pure et simple, "négation" qui ne faisait pas partie des prémisses de départ.
La première brochure significative consacrée à ce thème a été repérée en 1960 sous le biais d'un article anonyme dans Programme Communiste, organe du groupuscule fondé par l'italien Amadeo BORDIGA. Cette brochure était introduite en France en 1970 par un autre groupuscule autour de la librairie devenue maison d'édition La Vieille Taupe.
Cette librairie a été fondée en 1965 par Pierre GUILLAUME, ancien de Socialisme ou Barbarie ( SOB, lui même issu du PCI en 1949 sous l'impulsion de Cornelius CASTORIADIS, qui vient de décéder, et de Claude LEFORT ) et passé en 1963 à Pouvoir Ouvrier avant de se "structurer" dans le groupe informel "La Vieille Taupe" en 1970. La conversion de la Vieille Taupe au révisionnisme est datée de 1970 et est signée par la publication de la brochure bordiguiste.
Cette brochure s'intitule "AUSCHWITZ ou le Grand Alibi". Le plus simple est ici de citer le résumé ainsi que les citations qu'en donne notre ami Pierre VIDAL-NAQUET (Un Eichmann de papier, 1980) :
"Le "grand alibi" de l'antifasciste, c'est l'extermination des Juifs par HITLER. A lui seul ce crime creuse la distance qui sépare le démocrate du fasciste. Mais, pensent les bordiguistes, il n'en est rien. Il faut donner de l'antisémitisme de l'époque impérialiste l'explication économico-sociale qui s'impose. "Du fait de leur histoire antérieure, les Juifs se retrouvent aujourd'hui essentiellement dans la moyenne et petite bourgeoisie. Or cette classe est condamnée par l'avance irrésistible de la concentration du capital" A cette condamnation la petite bourgeoisie réagit en "sacrifiant une de ses parties, espérant ainsi sauver et assurer l'existence des autres". La petite bourgeoisie allemande "a donc jeté les Juifs aux loups pour alléger son traîneau et se sauver". Le grand capital, lui, "était ravi de l'aubaine : il pouvait liquider une partie de la petite bourgeoisie avec l'accord de la petite bourgeoisie". () Mais, "le capitalisme ne peut exécuter un homme qu'il a condamné, s'il ne retire pas un profit de cette mise à mort elle-même". Le profit sera donc recherché par l'épuisement des travailleurs, tandis que ceux qui ne peuvent travailler seront massacrés directement. () Les Juifs ont été détruits "non parce que Juifs, mais parce que rejetés du processus de production, inutiles à la production"."
Notre objectif ici n'est pas de retracer toute l'histoire de la doctrine révisionniste mais il fallait montrer l'origine du raisonnement qui, sous la pression des vices logiques, a conduit ceux qui étaient dans cette mouvance sur le chemin du négationnisme pur et simple et à rejoindre dès 1970 les thèses de Paul RASSINIER, ainsi que Pierre GUILLAUME le dit lui-même.

Qui est donc Paul RASSINIER ?
Nadine FRESCO lui consacre un article dans son dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français ( les éditions de l'atelier / les éditions ouvrières 1991 ) dont ces quelques éléments sont issus.
Paul RASSINIER est né le 18 mars 1906 à Bermont ( territoire de Belfort ) et mort le 28 juillet 1967 à Asnières ( Seine ). Instituteur pacifiste, il sera successivement membre du PCF (exclu en 1932), de la SFIO (dont il sera député quelques mois en 1946 ), de la Fédération Anarchiste ( dès sa reconstitution en 1954 jusqu'à sa rupture définitive en 1964 lorsque celle-ci s'aperçut qu'il collaborait sous un pseudonyme avec la revue RIVAROL ).
Signalons que durant la guerre, violemment anticommuniste et pacifiste intégral, RASSINIER fut arrêté en novembre 1943 alors qu'il était membre du groupe belfortain de Libération Nord ( il y manifesta constamment son refus déterminé de toute action violente et de toute action armée ), qu'il fut déporté en Allemagne où il passa quatorze mois au camp de Dora ( mars 1944 - avril 1945 ). Rentré malade, il ne put reprendre son métier d'instituteur.
Le cheminement de RASSINIER dans l'univers que nous explorons semble daté de 1950 avec la publication du livre "Le Mensonge d'Ulysse" qui dénonçait les détenus communistes comme ayant ét, bien plus que les SS, responsables des exactions commises dans les camps ( ce qui lui a valu d'être attaqué devant les tribunaux, condamné en appel en 1951, puis relaxé en 1955 en même temps que d'être exclu de la SFIO en 1951); c'est dans ce même livre, nous apprend Nadine FRESCO, que RASSINIER mit en doute pour la première fois l'existence des chambres à gaz dans les camps hitlériens.
Dès lors, publié principalement par les éditeurs d'extrême droite, RASSINIER s'enfermait dans son isolement en publiant notamment le véritable procès EICHMANN (1962 ) dans lequel on apprenait que la destruction des Juifs en Europe était "un mensonge historique : la plus tragique et la plus macabre imposture de tous les temps" , et le Drame des juifs européens ( 1964 ) dans lequel on trouvait que ce drame était, selon lui, "non pas que six millions d'entre eux ont été exterminés comme ils le prétendent mais seulement dans le fait qu'ils l'ont prétendu". Le relais était alors pris par Robert FAURISSON, qui le rencontrait un an avant sa mort, et surtout, comme nous l'avons vu, par Pierre GUILLAUME et sa maison d'édition La Vieille Taupe.
Ainsi que nous l'avons vu, l'antisémitisme n'est pas, là aussi ni explicitement ni même probablement implicitement, un fondement des démarches révisionnistes conduites par RASSINIER et ses disciples - sur ce plan - anarcho-bordiguistes de l'ultra gauche mais l'opposition bien naturellement beaucoup plus exacerbée de la part de ceux qui sont d'origine juive a conduit les "révisionnistes de gauche" à un discours en réponse qui pour le moins ne manque pas d'ambiguïté, ainsi que nous le constatons dans le discours des quelques personnalités isolées que nous abritons encore dans nos associations.


http://www.multimania.com/urnantes/REVISO2.html


UN RAPPEL

Bien qu'un peu daté, et trop convaincu, à notre avis, de la pérennité de la présence juive en Palestine, il est bon de rappeler un certain de nombre de vérités contenues dans ce texte de Maxime Rodinson, numérisé et mis sur le web par les ploucs demeurés de l'Union rationaliste de la Loire Atlantique (voir plus haut).

Antisémitisme éternel ou judéophobies multiples
par Maxime Rodinson


A la mémoire de Waël Zu'ayter

[ancien chef du bureau romain de l'OLP, assassiné le 16 octobre 1972 par le MOSSAD]



J'ai connu assez Waël pour être sûr qu'il adhérerait à mes conclusions et surtout qu'il les appliquerait tout aussi bien à ses compatriotes palestiniens et arabes, même si la lutte très dure où ils étaient engagés pouvait lui interdire de s'en désolidariser à tout moment.



Il faut poursuivre un travail acharné de démythification qui est une lutte. Les Juifs - j'ai écrit la même chose des musulmans - sont spécifiques, mais leur destinée a été forgée par l'action de facteurs qui ne sont nullement exceptionnels. Ils ont été persécutés comme beaucoup d'autres pour des raisons qui n'ont rien de métaphysique, mais qui se rattachent aux tristes ressorts sociaux de l'histoire humaine. C'est à ceux-ci que se rapporte l'hostilité qu'ils ont rencontrée sous ses formes les plus variées, des plus bénignes aux plus atroces. Ils ont réagi comme les autres individus et groupes avec les mêmes perceptions partiellement déformées et mythifiées qu'impose le type de conscience idéologique à tout homme et à toute communauté humaine. Ils peuvent commettre comme les autres de fautes ou des crimes, ils ne sauraient être toujours et partout innocents. Leurs qualités comme leurs défauts doivent être justiciables des mêmes règles de raisonnement ( quant à leur analyse ) et de jugement moral que les autres. On doit louer leurs qualités, leurs oeuvres intéressantes ou bénéfiques, on doit les défendre contre le dénigrement, les tracasseries, les persécutions. On doit critiquer leurs défauts, condamner les fautes et les crimes que certains d'entre eux peuvent commettre.
Comme je l'ai déjà noté, ces critiques, ces condamnations, les luttes qu'elles sont susceptibles d'entraîner peuvent avoir pour résultat, étant donné la déplorable tendance des idéologies humaines à une vision essentialiste, de développer aussi des effets néfastes. De la critique d'un Juif ou d'un groupe juif, certains peuvent tirer la conclusion à nouveau que l'essence du Juif est malfaisante. Mais si ce fait impose la prudence, l'honnêteté, des précautions constantes pour ne pas donner prise à la généralisation, il en est ainsi pour toutes les communautés. La critique des actes d'un Arabe ou d'un groupe d'Arabes peut entraîner ( et a en fait entraîné ) à un anti-arabisme total et sans nuances. L'ironie ou l'indignation à l'égard du maréchal Idi Amin Dada ou de l'empereur Bokassa Ier peuvent développer des complexes de dénigrement à l'égard de la masse des ethnies mélanodermes. Elles apportent une certaine aide à l'entreprise sud-africaine d'humiliation, d'assujettissement, d'oppression, de persécution des Noirs. Est-ce une raison pour s'abstenir, pour construire un tabou autour de tout un peuple, un groupe, un ensemble d'hommes, au risque - très grand lui aussi - de développer chez lui un complexe de supériorité dont l'expérience historique a montré ( et montre tous les jours ) le caractère terriblement malfaisant ?
Il faudrait renoncer à l'idée profondément enracinée dans la conscience idéologique des militants que toute action ( et les jugements sont des actions ) est univoque, ne peut aboutir qu'à une même catégorie de résultats, bons ou mauvais. Une action utile et nécessaire a, le plus souvent, aussi certaines conséquences nocives. L'inverse est également vrai. Cela devrait - en principe - être facile à comprendre pour les disciples de la pensée marxiste qui, à la suite de Hegel, mettait la contradiction au coeur de l'Etre. Mais, encore une fois en ce cas, les idéologies spontanément engendrées par les situations concrètes, par les nécessités de la lutte prévalent sur les principes théoriques auxquels on a adhéré idéalement. Argument de plus pour la sociologie marxiste d'ailleurs !
Il faut pourtant agir et la parole est une action. Ne pas agir aussi. Se taire, approuver, critique ou laisser critiquer, se joindre à des critiques, tout cela a également des conséquences. Une pause dans la critique des idéologies juives et judéophiles s'imposait lorsque se déchaînaient la propagande, puis les brimades, puis les persécutions et les massacres judéophobes. Actuellement, le danger semble moindre que ceux qu'encourage l'absence de critique, pour les Juifs sans doute en priorité. Ces idéologies ont entraîné ceux-ci sur les chemins de la déraison, dans une vision totalement fausse et nocive pour eux-mêmes des problèmes du Proche-Orient et souvent du monde en général, vers l'approbation moutonnière d'actes absurdes ou criminels, comme l'assassinat de Waël Zu'ayter par des terroristes d'Etat, vers un narcissisme ethnocentrique intense. Les conséquences d'un tel état d'esprit ont toujours été fatales aux peuples qui s'y sont complu. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement dans ce cas-là.
Il faut revenir à quelque modestie, à quelque humilité, à quelque compréhension des autres, bref à la raison. Il est indispensable maintenant de dénoncer toute la pensée essentialiste apologétique juive. Il est facile d'en montrer le caractère fallacieux, comme il a été facile de démontrer rationnellement la vanité des essentialismes dénigrants judéophobes - ce qui ne les a pas découragés. Je ne veux pas nier le caractère très particulier de l'histoire juive, les qualités des penseurs et idéologues juifs de l'Antiquité qui, aidées immensément par les circonstances concrètes comme ne l'ont pas été celles des penseurs de Moab, d'Ammon, d'Edom ou de Dedan, ont acquis à leurs idées un succès aussi immense. On ne peut pas nier non plus les qualités de pensée de beaucoup de ceux qui leur ont succédé dans le judaïsme. Il faut admettre assurément que des Hébreux et des Juifs ont souvent atteint ( à côté de bien d'autres ) certains sommets de la pensée humaine, que leurs thèses étaient ou sont restées d'une certaine manière spécifiques et, en ce sens, uniques.
Mais la pensée juive antique et médiévale n'est pas tout entière située du côté de ce que nous avons appris à considérer comme le Bien. Des courants de pensée non moins hébraïques et juifs ont été étroits, barbares, fanatiques, d'un ethnocentrisme farouche. Si les Juifs ont été plus souvent persécutés que persécuteurs, cela ne vient pas de leurs qualités supérieures ( thèse dont on ne voit pas en quoi elle diffère des thèses habituellement appelées racistes ) mais du fait qu'ils ont été, pendant la plus grande partie de leur histoire, sans pouvoir. Les Etats juifs de l'Antiquité ont traité leurs voisins avec cette même barbarie ( commune à l'époque ) dont ceux-ci en usaient avec eux. Quand de rares Etats juifs ont surgi plus tard, ils ont repris des pratiques semblables. L'Etat juif d'Arabie du Sud sous Dhou Nowâs au VIe siècle a commis contre les chrétiens des atrocités qui firent une impression d'horreur sur les contemporains. Ne parlons pas de l'Etat d'Israël d'aujourd'hui. Quelque excuse qu'on veuille lui accorder, il faut une forte dose d'aveuglement idéologique pour ne pas reconnaître au strict minimum que sa conduite vis-à-vis des Palestiniens n'a pas été exemplaire.
Or toutes les théories dont il vient d'être question aboutissent pratiquement à déclarer les Juifs incapables de faire subir aux autres les maux dont ils ont été victimes. Encore un exemple entre mille. Une explication un moment à la mode de la judéophobie ( de l' " antisémitisme " ) a été que les antisémites appartenaient à un type caractérologique défini comme " personnalité autoritaire ". On supposait en même temps implicitement que les Juifs eux-mêmes ne pouvaient être des " personnalités autoritaires ".
Si sophistiquées que puissent être les théories en question, elles reposent sur la même base sentimentale, la même perception diffuse, la même sensibilité dont on comprend fort bien qu'elle soit exacerbée. Les Juifs, dénoncés pendant longtemps comme une vermine malfaisante par nature, massacrés par millions, ne peuvent souffrir qu'on vienne reprocher à certains d'entre eux quelque chose. Les judéophiles, émus par leurs souffrances, se sentant collectivement coupables d'y avoir contribué (au moins par la passivité massive des groupes auxquels ils appartenaient en Europe), ne peuvent supporter des critiques à ce peuple qui a beaucoup souffert. Derrière chaque critique, ils subodorent (et parfois à juste titre) les relents des judéophobies d'autrefois ou les germes de judéophobies nouvelles. Il serait rationnel d'examiner chaque critique pour sa valeur propre et de refuser toute généralisation essentialiste de type judéophobe. Mais c'est bien là qu'apparemment une attitude dont l'humanité dans sa masse est incapable. Au mythe de la culpabilité totale, elle ne sait opposer que le mythe de l'innocence totale.
Il est tout à fait nécessaire de remarquer que le même processus, très exactement, se fait jour chez les Arabes, les Palestiniens, les arabophiles et palestinophiles (entre autres). Non pas chez tous assurément (et certainement pas chez Waël Zu'ayter), mais chez beaucoup. Les souffrances des Palestiniens, la culpabilité à cet égard de Juifs sionistes ont entraîné certains à ne plus supporter qu'on parle des fautes, erreurs, crimes de certains Palestiniens ou Arabes non plus que des souffrances juives. Celles-ci, difficiles à mettre en doute absolument, ont été minimisées au maximum. De façon ridicule et odieuse, on discute le nombre de Juifs assassinés. On le réduit d'un million, de deux millions, de quelques millions! Comme si cette arithmétique macabre excusait l'énormité du crime !
On me permettra une anecdote personnelle. Sur le bruit de mon activité antisioniste, une jeune Autrichienne m'écrivit un jour une lettre me demandant de la documentation pour prouver que le nombre des victimes (parmi lesquelles se trouvaient des êtres qui m'étaient des plus chers) n'avait pas été si grand. Je lui répondis de la façon la plus sévère. Quelque temps après, elle m'envoya une seconde lettre quelque peu hystérique. Ainsi, me disait-elle, vous niez les crimes des sionistes à l'égard des Arabes et des Palestiniens, vous vous rangez avec eux. Et d'énumérer ces atrocités, ces crimes, ces fautes dont elle ignorait apparemment que j'avais moi-même dressé le tableau, quoique avec plus d'esprit critique et de mesure, au point de m'attirer une solide réputation d'antisémite juif. Découragé par cette incapacité (fort répandue) à comprendre que ceux qui infligeaient des torts aux autres pouvaient eux-mêmes en avoir subi, et de plus graves, je m'abstiens de répondre. Comment ne pas désespérer des capacités de lucidité de l'esprit humain quand de telles passions sont en jeu !
Il faut lutter pourtant, car les chances de la raison, si elles sont réduites normalement, peuvent se développer elles aussi à la faveur de circonstances prévisibles ou non. Il faut lutter car les conséquences des idéologies dénoncées ici s'avèrent chaque jour plus malfaisantes.
Notons seulement la plus nocive actuellement : l'aveuglement largement répandu chez les Juifs devant les conséquences du projet sioniste et de sa réalisation. Le sionisme a été un choix historique, inscrit depuis longtemps dans les faits, et il n'est plus question de remettre en cause le résultat auquel il est arrivé, la nation israélienne, même si ses fruits amers peuvent permettre de douter pour le moins de la sagesse dudit choix. Mais le refus obstiné de comprendre et de reconnaître que ses conséquences ont apporté à d'autres - les Palestiniens au premier chef - un désastre immotivé (comme le reconnaît maintenant le monde entier) est une erreur fatale.
Ce refus enfonce la masse des Juifs du monde dans une attitude d'isolement au milieu de la communauté internationale et des communautés nationales au sein desquelles ils sont insérés. Il les conduit à des alignements politiques contre nature à côté des forces les plus rétrogrades. Cela ne peut que scier les branches sur lesquelles ils sont assis, entraîner les conséquences pour eux-mêmes les plus fatales.
Au Proche-Orient même, ce refus a bloqué toutes les chances de dialogue avec les Palestiniens et les Arabes. Comme je l'ai écrit depuis longtemps, provoquant un déluge d'insultes et de menaces, on peut parler de tout avec les Arabes et même des conditions de la perpétuation dans la Palestine historique d'une ethnie nouvelle (israélienne de souche juive), dotée d'une structure politique propre, mais à condition de commencer par reconnaître le tort qui leur a été porté.
C'est ce refus, cette conviction du droit total, éternel, exclusif des Juifs à la terre de Palestine qui animent les comportements les plus suicidaires des dirigeants israéliens et d'une grande partie de la population qu'ils encadrent. Ainsi la fondation continuelle de nouvelles colonies juives sur les terres palestiniennes conquises en 1967, ce qui ne peut que provoquer l'inquiétude, le désespoir, des difficultés supplémentaires apportées aux négociations nécessaires. Ainsi le refus de négocier avec l'Organisation de libération de la Palestine, seule organisation capable d'entraîner l'acquiescement de la plus grande partie des Palestiniens à un compromis sur les revendications spontanées de ce peuple. Et cela sous le prétexte que cette organisation a été impliquée, partiellement, dans des opérations terroristes, alors qu'Israël n'a conquis son indépendance à l'égard du mandat britannique que par une série d'opérations de même nature !
Que l'esprit de Waël nous guide sur cette voie difficile ! Si difficile que beaucoup peuvent légitimement hésiter à s'y engager. Mais, encore une fois, si ce n'est nous, qui donc ? Et si ce n'est maintenant, quand donc ? Après le nouveau Massada que préparent avec obstination, par des chemins peut-être encore une fous temporairement et mortellement victorieux, les chefs que s'est donnés Israël ?


[in Peuple juif ou problème juif ?, 1979, repris aux Editions La découverte/Poche, numéro 23; récupéré sur
http://www.multimania.com/urnantes/RODINSON.html
]

LES CLIQUES ET LE CLIC

 

Lionel Thoumyre, chercheur en droit public (université de Montréal) « Sommes-nous prêts à accepter les conséquences de la mondialisation de l'information ? »


« La procédure judiciaire engagée à l'encontre de Yahoo! pose clairement la question de la responsabilité des prestataires de l'Internet. Quelle est votre position sur ce problème ?
-- Le prestataire technique ne doit pas, selon moi, être tenu pour responsable des sites qu'il héberge ou auquel il donne accès, à moins d'avoir participé à la création de ce contenu ou encore de ne rien faire pour en bloquer l'accès sur demande d'une autorité judiciaire. Il n'est certes pas inutile d'exiger de sa part un minimum d'obligations tendant à prévenir des infractions ou la réalisation de dommages civils, au travers de l'utilisation de ces services. Mais la charge de ces obligations ne doit pas pousser le prestataire à opérer une surveillance de contenus, pour éradiquer toute page »suspecte«, ou à procéder à la collecte de données nominatives privées auprès de ses clients sans leur consentement, afin de les identifier.» Les amendements à la loi sur la liberté de communication - -dont l'article 43-8 alinéa 3 vient d'être censuré par une décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 -- stabilisent maintenant la situation du prestataire. Dorénavant, sa responsabilité civile ou pénale ne peut être engagée que si, ayant été saisi par une autorité judiciaire, il n'agit pas promptement pour empêcher l'accès au contenu litigieux disponibles au travers de ses services.
-- En expliquant qu'elle n'est pas en mesure techniquement d'interdire l'accès à certains des sites qu'elle héberge, la société Yahoo! ne se met-elle pas en porte-à-faux avec cette loi ?
-- La société Yahoo! se mettrait en porte-à-faux, tant vis-à-vis de la nouvelle loi que de l'ordonnance prononcée contre elle, si elle persistait, après l'échéance fixée, à ne mettre en oeuvre aucun moyen susceptible de bloquer l'accès aux sites mentionnés par le juge. Il faut préciser que l'on demande à la société d' »agir« pour bloquer l'accès à ces sites et non d'»empêcher« l'accès purement et simplement. La loi exige une »action« adéquate, non un »résultat«. Peu importe donc que les systèmes envisagés ne soient pas fiables à 100 %. Il s'agit de mettre en oeuvre les meilleurs moyens possibles, dans les limites du raisonnable bien entendu. Je ne pense pas, comme l'a indiqué l'avocat de Yahoo! à l'audience du 24 juillet, que l'on puisse considérer comme raisonnable le fait d'embaucher 3 000 personnes pour jouer le rôle de censeurs préalables.
-- Les prestataires n'ont-il pas une responsabilité éthique ?
-- Certainement. Les prestataires se munissent souvent de chartes et autres codes déontologiques. A charge pour la profession d'en respecter les termes sans qu'il soit besoin de saisir la justice. Mais faut-il croire dans les vertus de l'autorégulation ?Je laisse la question en suspens.
-- L'affaire Yahoo! révèle également les différences de comportement entre pays. Ainsi, ce qui est interdit en France est autorisé aux Etats-Unis. Comment sortir de cette difficulté ?
-- La notion de frontière n'est plus la même sur le Réseau. Et la tendance actuelle, qui consiste à privilégier systématiquement le droit français, lorsqu'un contenu peut être accessible sur le territoire de la République, n'est pas toujours des plus pertinentes. De par la nature acentrique d'Internet, il est difficilement envisageable de bloquer l'accès à du contenu pour une partie déterminée du public sans devoir l'éradiquer entièrement du "cyberespace". Or, nous ne pouvons raisonnablement pas imposer cela aux Américains. On ne peut pas exiger d'une société américaine, dont le contenu s'adresse à un public pour lequel la liberté d'expression est une valeur fondamentale, garantie par la Constitution de son pays, de respecter une loi qui limite la liberté d'expression! Les valeurs américaines sont certes différentes mais tout aussi respectables que les nôtres.
Il s'agit donc de composer, de rechercher un critère plus souple et mieux adapté au Réseau pour déterminer la loi applicable et la juridiction compétente. L'on pense notamment au critère du public visé, qui peut être défini en fonction de plusieurs facteurs. Explicites: il arrive que l'auteur d'un site Web s'adresse explicitement à tel groupe de personnes de telle nationalité. Implicites: la langue utilisée, les références culturelles, la publicité affichée, etc. Evidemment, le public est potentiellement international et ce critère ne peut se limiter, dans son application, qu'à des situations qui ne menacent pas directement l'ordre public d'un Etat.
Ainsi, si le public visé est français, la juridiction compétente sera française. Si le public est américain, la juridiction compétente est américaine. Reste à affiner le critère dans sa mise en oeuvre. Seulement, il faudrait pouvoir accepter sur le Réseau l'existence de sites illégaux, au regard de notre droit, mais dont le contenu s'adresse au public d'une autre juridiction. La véritable question qui se pose en France est donc la suivante : sommes-nous prêts à assumer les conséquences de la mondialisation de l'information et, notamment, à tolérer les valeurs de libertés des pays situés à un seul clic de distance?

Propos recueillis par Acacio Pereira
Le Monde, dimanche 13 août 2000.

 

DÉNONCIATION ON LINE

Sur la liste H-HOLOCAUST

The German police will investigate and prosecute disseminators of neo-Nazi and antisemitic material (declarations, expressions, symbols, slogans etc.) found on the Internet if it originates in Germany. You can forward the information to the German police forces at the following address:
Hessisches Landeskriminalamt
Hoelderlinstrasse 5, 65187 Wiesbaden, Germany
tel. ++49- 611 /83-0, fax++49- 611 /83 2135 or 85 05 512
homepage: www.polizei.hessen.de; general mail: [email protected]
or [email protected]: mail re neo-Nazi materials:
[email protected]
You can find out what type of material is regarded by German law as
neo-Nazi and investigated by the German police at:
http://www.polizei.hessen.de/hlka/abteilung5/infoblattR.html


Bonne soirée, les délateurs.


COMMENT L'EUROPE VEUT NOUS BOUFFER
Compte rendu du séminaire du 02/12/1998 animé par Emanuela Fronza:

Notre commentaire: On voit que la tentative de créer une loi Gayssot à l'échelle européenne (Cf. note 8) n'a pas encore abouti, mais le tripatouillage des valeurs essentielles de respect de la liberté d'opinion et d'expression est déjà bien avancé, ainsi qu'en témoigne ce document. Les bouchers du droit sont au travail. Nous n'ajouterons qu'une seule note ironique: celle de voir citer en note 7 le professeur François Rigaux: cet excellent chrétien belge se trouve avoir été le seul universitaire européen à faire une visite dans le Cambodge de Pol Pot et à faire un rapport dithyrambique à son retour, méritant ainsi de voir son nom corrigé en François Nigaud. Voir des types aussi lamentables donner ensuite des leçons de "droits de l'homme", c'est à se les mordre.
Source: http://sos-net.eu.org/red&s/dhdi/rapports/rap5-98.htm

Négationisme et droits de l'homme


Etaient présents: Carvajal Liliam (IHEAL), Eberhard Christoph (LAJP), Fronza Emanuela (Université de Bologne), Innak Rose (LAJP), Konan Christiane (LAJP), Liwerant Sara (Paris X - CDPC), Lollini Andrea (EHESS), Madjri Loïc (LAJP) et Saraya Aliaa (IEP de Paris).

L'entreprise révisionniste a désormais pris une dimension et une ampleur inquiétantes. Durant ces dernières années les phénomènes négationnistes et révisionnistes, qui mettent en doute, allant parfois jusqu'à nier, l'existence des camps de concentrations pendant la deuxième guerre mondiale, n'ont pas seulement augmenté, mais ont aussi pris des formes subtiles et raffinées.
Depuis les années 1980 les tribunaux des plusieurs pays européens ont dû se confronter au négationisme, conséquence grave du racisme.
Justement face à l'augmentation des phénomènes négationistes dans la majorité des pays européens le législateur est intervenu pour réprimer pénalement ces affirmations. Le négationisme est donc un phénomène diffus et dangereux et les nombreux réponses normatives (pénales) en sont le témoignage.

Du terme au concept -

La tentative d'isoler le sens scientifique du terme négationisme par rapport au sens commun et au concept auquel il est souvent associé, le révisionnisme.


Au sens large l'expression "révisionisme" signifie la tendance historiographique à revoir les opinions historiques, sur la base de nouvelles acquisitions, en donnant une nouvelle interprétation et en opérant donc une re-écriture de l'histoire. Revenir sur les reconstructions est inévitable pour un historien comme pour n'importe quel savant.
Le révisionnisme part de la Shoah et tente une redistribution des culpabilités, attribuant à Hitler des responsabilités limités. Le négationisme, au contraire du précédent, nie simplement l'existence même de l'holocauste, sans prendre en compte les règles historiografiques et sans se confronter au problème du rapport entre le génocide et la réalité historique.
Les négationnistes, les plus radicaux nient simplement l'existence des chambres à gaz hitlériennes et l'extermination des juifs, des tziganes, des malades mentaux et des individus appartenant aux peuples considérés inférieurs. Selon cette doctrine, donc, le génocide pratiqué par l'Allemagne nazie n'a pas existé. Il relève du mythe, de la fabulation, de l'escroquerie.
Il n'existe pas un paradigme négationiste unique: la seule donnée méthodologique commune, est la négation, le refus de l'histoire. Leur but est de lutter contre "le mensonge d'Auschwitz" et de s'opposer à la vérité officielle en matière de génocide juif.

Négationisme et droit


Face à l'augmentation alarmante de ce phénomène plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne et la Belgique, ont introduit dispositions spéciales pour réprimer les affirmations révisionnistes et négationnistes (1).
La réflexion sur la légitimité et l'opportunité de l'incrimination des phénomènes négationnistes implique la confrontation avec de thématiques générales, qui relèvent du débat sur les droits fondamentaux, comme la liberté d'expression, la discrimination raciale et la dignité humaine.
Dans l'hypothèse du négationisme la difficulté se situe dans la conciliation de la liberté d'expression avec autres biens juridiques garantis (la non discrimination, l'ordre public, l'honneur), qui se traduisent en "limites problématiques" à ce droit essentiel (2). La répression du négationisme nous amène à renouveler la réflexion sur les délits d'opinion et sur l'anticipation de la protection, en utilisant, pour ces infractions la structure des délits obstacles. Cette formulation est source de doutes, compte-tenu aussi du fait que c'est le droit fondamental à la liberté d'expression qui est limité. Liberté d'expression, non-discrimination, abus de la libre manifestation de pensée: ce thème exprime toutes les ambiguïtés de ce droit considéré comme essentiel dans une société démocratique.
En passant à l'analyse des législations nous noterons un droit pénal différent dans chaque Etat: le délit de négationisme est en fait décrit de manière différente dans les systèmes européens.
En matière de lutte "contre" le racisme et pour la protection de la liberté d'expression il existe au niveau international désormais un très grand nombre d'instruments contraignants ou non.
Le droit international contient simultanément des normes qui affirment la liberté d'expression et qui de l'autre côté interdisent la discrimination raciale, en permettant de limiter le droit à la libre manifestation de la pensée. Les textes, ainsi que la jurisprudence qui en dérive, représentent des références fondamentales pour les solutions des cas de négationisme au niveau national (3).
Le système international, en outre, dans le but rendre effective la norme internationale, interdisant la discrimination raciale, prévoit à l'égard des Etats des obligations d'incriminer certains comportements (art. 4 Convention du 1965), en donnant de nouvelles lignes de politique criminelle.
Au niveau régional la CEDH avec ses normes et sa jurisprudence apporte des nombreux éléments à la réflexion sur le négationisme.
La liberté d'expression est prévue comme droit fondamental et essentiel dans une société démocratique, mais elle est pas protégée d'une manière absolue (4). La Commission (c'est elle, en effet, qui s'est le plus souvent prononcée sur le négationisme) admet des limites à ce droit (5). Mais on retrouve la même solution dans un arrêt récent de la Cour Européenne (6), dans lequel la Cour affirme que les manifestations négationnistes ou révisionnistes sur catégories de faits historiques clairement établis - comme l'Holocauste - ne sont pas garantis par l'art. 10 CEDH, en vertu de l'art. 17 de la même convention (7).
L'Union Européenne a aussi adopté une action commune (8), dans laquelle le négationisme est décrit de façon détaillée et inséré parmi les comportements que les Etats doivent eux-mêmes réprimer au niveau interne. Le Conseil européen, après avoir rappelé le fondement juridique de l'action (art. K3 TUE), en constatant l'augmentation des phénomènes racistes et l'importance de la coopération judiciaire effective face à des délits à dimension internationale, demande aux Etats d'introduire des infractions pénales pour réprimer les comportements: parmi eux l'incitation publique à la discrimination (let. a)), l'apologie publique de crimes contre l'humanité (b)), la diffusion d'écrits contenant des manifestations xénophobes (let. d)). A la lettre c) le Conseil demande aux Etats de réprimer la négation publique des crimes définis à l'art. 6 du Statut du Tribunal international de Nuremberg dans la mesure où ils incluent un comportement de mépris ou dégradant envers un groupe de personnes et en considération de leur couleur, de leur race, de leur religion ou de leur origine nationale ou ethnique.
Tous les Etats n'ont pas décidé de créer une infraction spéciale (c'est le cas de l'Italie) et ceux qui ont opté pour l'introduction d'une disposition spéciale l'ont formulée différemment.
Le négationisme est puni expressément en Allemagne, en France, en Autriche, en Belgique, en Espagne et en Suisse.
Le négationisme, là où il a été introduit, devient une figure autonome, séparée des infractions d'apologie ou d'incitation à la discrimination raciale. Est requise, selon le système national auquel on se réfère, la négation, la minimisation, la justification, l'approbation ou la contestation du génocide juif ou d'autres crimes contre l'humanité.
A travers une étude terminologique des verbes pour la plupart utilisés dans les dispositions (nier, justifier, minimiser), nous observons qu'il est possible de punir non seulement l'action de nier, mais aussi celle de justifier ou d'approuver, ceci comprenant le risque d'une répression de ceux qui re-interprètent ou débattent sur ces événements historiques, opérations tout à fait nécessaires et essentielles dans le travail scientifique de l'historien, sans oublier la législation française employant la notion encore plus large de contestation.
L'objet du négationisme est réduit dans la plupart de ces dispositions à la Shoah -- et pas à tous les cas de génocide et encore moins à tous les autres crimes contre l'humanité (sauf en Espagne ou en Suisse) -- avec la conséquence que la négation d'autres génocides ou crimes contre l'humanité ne pourraient pas être punis.
Un autre élément essentiel, comme pour les autres délits contre l'ordre public, est la publicité des leur conduites. Les affirmations doivent donc être faites en public. Cet élément constitutif, qui devient central pour l'infraction, est défini dans le Code pénal (par exemple dans le Code pénal allemand) ou dans les Lois spéciales concernées (Loi sur la liberté de la presse française).
Les systèmes enfin, s'agissant des limites à la liberté d'expression, cherchent à limiter le champ d'application de ces dispositions en se référant, selon les cas, à l'élément du trouble susceptible d'être porté à la paix publique (c.p. allemand) ou à la définition "stricte" des crimes contre l'humanité, comme définis par l'art. 6 du Statut du Tribunal du Nuremberg et à leur jugement par un tribunal français, et non étranger, ou international (art. 24 bis Loi Gayssot).
Face au négationisme, toutefois, il apparaît difficile de produire des lois pénales ou de rechercher la vérité historique à travers la vérité légale. Il s'agit plutôt de contraster ces affirmations par des moyens intellectuels plus profonds, mais il s'agit aussi de re-penser l'histoire à la lumière de la nouvelle situation de nos civilisations, ce qui permet de reconnaître le génocide comme crime propre à notre époque, et d'être donc disposés à payer les coûts qui dérivent de la volonté de ne pas oublier et d'accueillir le principe de la tolérance idéologique parmi les principes de l'état démocratique. Face donc à la mise en crise des valeurs il faudra répondre de façon convenable et non pas confirmer cette crise en recourant à la voie institutionnelle, à la voie brève de la délégation au droit pénal.

NOTES
(1) En particulier l'Allemagne avec l'art. §130, c. 3 StGB, la France avec l'art. 24 bis la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l'Autriche qui utilise le § 3h de la Loi constitutionnelle du 8 mai 1945 sur l'interdiction du Parti national-socialiste, modifiée le 26 février 1992, la Suisse, avec l'art. 261 bis c. 4 du Code pénal, le Belgique, avec la Loi du 23 mars 1995 pour réprimer la contestation, la mise en discussion et la négation ou l'apologie de crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.
(2) DONINI, M., Teoria del reato. Una introduzione, Padova, 1996, p. 131.
(3) Cf. l'intéressante communication du Comité pour les droits de l'homme sur l'affaire Faurisson c. France du 8 novembre 1996, COHEN JONATHAN, G., Négationisme et droits de l'homme, Revue trimestrielle de droits de l'homme, 1997, p. 571 ss.., dans laquelle le Comité déclare légitimes les restrictions à la liberté d'expression, en tant que visant à protéger la réputation autrui, et affirme que les phénomènes négationnistes constituent un des principaux vecteurs de l'antisemitisme.
(4) Sur le système du Conseil de l'Europe et sur les droits fondamentaux comme logique non standard, cf. DELMAS MARTY, M.,
Raisonner la raison d'Etat, Puf, ID. Trois défis pour un droit mondial, Seuil, 1998, p. 123 ss..
(5) Cf. Remer c. Allemagne du 6 septembre 1995 (n. 25096/94, D.R., 82-a, p. 117); Pierre Marais c. France (n. 31159/96, D.R., 86-A, p.
184); DI c. Allemagne du 26 juin 1996; Nationaldemokratische Partei Deutschlands du 29 nov. 1995 (n. 25992/94, D.R., 84-A, p. 149).
(6) Cour Européenne des Droits de l'homme, Lehideux c. France, 23 septembre 1998, § 43.
(7) Cf. RIGAUX, F., La liberté d'expression et ses limites, in Revue trimestrielle des droits de l'homme, 1995, p. 401 ss.
(8) Action commune du 15 juillet 1996, adoptée par le Conseil sur la base de l'art. K3 du Traité sur l'Union Européenne, concernant l'action contre le racisme et la xénophobie, Journal officiel de la Communauté européenne, 24 juillet 1996, volume, L 185, p. 5.
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Le groupe de travail Droits de l'Homme et Dialogue Interculturel (DHDI) a pour but de créer un espace de rencontre, de dialogue et de recherche sur des problématiques relatives aux Droits de l'Homme et au Dialogue Interculturel. Il est hébergé au Laboratoire d'Anthropologie Juridique de Paris, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Centre Malher, 9, rue Malher, F-75181 Paris Cédex 04 Soyez les bienvenus et n'hésitez pas à nous communiquer vos réflexions. Pour toute information, adressez vous à Christoph Eberhard: [email protected]

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SANGLOTS LONGS

Mort d'un antisioniste.


Il est un révisionnisme honteux qu'il faut ici dénoncer, c'est le révisionnisme par abstention auquel la presse se livre volontiers sur des sujets qui l'embarrassent. Ainsi, elle n'est que louange, hommage et dithyrambe à l'occasion de la mort du prodigieux violoniste Yehudi Menuhin. Les qualités de l'homme et du musicien sont évidemment dignes des plus vifs éloges. Mais on constate que la totalité de ces éloges passent sous silence le fait pourtant connu de son hostilité complète et radicale à tout ce qui touche de près le sionisme et l' Etat d'Israël. Son père s'était déjà signalé, dès avant la guerre, par des écrits critiquant très fermement le projet sioniste. Yehudi (son prénom veut dire " le juif ") ne se faisait pas prier pour dénoncer l'inhumanité profonde que suppose le sionisme dans la pratique. Alors faute de pouvoir critiquer ou rejeter un homme entouré d'un charme et d'un prestige irrésistible, les journalistes font le silence sur les " opinions " qu'il entretient à propos des lobbies qui les emploient. Ils " révisent " à leur façon. Sans vouloir dire qu'il était révisionniste, on peut remarquer qu' il approuvait leur entreprise puisqu'il a cru bon d'envoyer une lettre de soutien à Roger Garaudy après que son " affaire " ait gagné la place publique. Il avait autorisé l'usage de sa lettre devant les tribunaux. Dans le contexte actuel, les révisionnistes auraient donc le droit de dire que le deuil qui les frappe prive certes l'humanité d'un véritable humaniste mais les prive eux, du soutien d'un grand artiste qui les comprenait et qui était d'accord pour que l'on révise nombre d'idées reçues.


http://www.unite-radicale.com/R8/mort.htm
(Résistance ! No 8, mai-juin 1998, pp 6-7: piqué sur un site faf; ça n'empêche pas que, là, ils ont raison)


PÂTÉS

C'est un type qu'on connaît pas, une sorte de chèvrechoutiste qui fait le malin. Il fait ses pâtés de sable naquetoïdes dans son coin. Mais ça vibre dans le manche

L'affaire Garaudy

Maintenant, tout le monde connaît Roger Garaudy, cet homme qui a si souvent changé de foi au cours de sa vie ... En fait, personne (ou presque) ne le connaissait avant l'irruption de "l'affaire Garaudy" ... De quoi s'agit-il exactement ? Eh bien, cet homme s'est rendu coupable d'avoir écrit un ouvrage "révisionniste" et s'est fait cloué au pilori des média. Pour parler crûment, il s'agit d'un lynchage médiatique, ni plus, ni moins. Ce qui m'a frappé dans les divers comptes-rendus de cet ouvrage, c'est le fait que presque aucun journaliste ne s'est manifestement donné la peine de le lire (depuis quand les journalistes vérifient-ils leurs sources ?). Crier au loup avec le reste de la meute n'est pas mon fort, ça me dégoûte même, et je me suis pris par la main pour lire le bouquin incriminé et me faire une opinion par moi même. Ce que devrait faire tout un chacun. Evidemment ce n'est pas une mince affaire : le livre a été mis à l'index, et le seul moyen de se procurer l'ouvrage est d'aller fouiner dans les quelques librairies d'extrême-droite de Paris ou de la région PACA. Ce qui n'est guère ragoûtant. J'ai fini par le dégotter sur un site Web particulièrement antisémite (1). et je l'ai téléchargé. Et je l'ai lu (horreur !).
Disons d'emblée que seulement un tiers du livre est explicitement révisionniste(2).. En fait, le propos de Garaudy est plutôt l'anti-sionisme. En gros le bouquin se divise en 3 parties.
1. D'abord il s'attaque aux justifications bibliques de l'état d'Israël et entre dans des considérations théologiques assez pointues, qui sont à mon avis inutiles: Un état qui se présente comme étant "occidental" ne peut pas avoir un livre religieux comme fondation. Que dans notre beau pays, des "intellectuels" soi-disant héritiers des Lumières défendent coûte que coûte un état théocratique et colonialiste me dépassera toujours. Il met aussi le doigt sur l'instrumentalisation du génocide par l'état d'Israël pour faire accepter à peu près n'importe laquelle de ses exactions. Pas besoin d'être révisionniste pour faire cela. Le Torquemada de l'anti-révisionisme, Pierre Vidal-Naquet (son livre sur -- ou plutôt contre -- le révisionnisme se trouve ici : http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet87a/ et il est indispensable ...) reconnaît aussi le procédé comme assez obscène et ne pratique pas l'argument massue du discours ambiant : anti-sionisme=antisémitisme(3)..
2. La dernière partie (assez pénible) est consacré aux méfaits du lobby sioniste, en particulier aux USA. Garaudy, comme beaucoup trop de gens, a une vision policière de l'histoire qui se résume, dans son cas, aux agissements d'une poignée d'individus dissimulés dans les coulisses (pour d'autres, c'est le KGB ou la CIA ...). Ce mode de pensée est assez fréquent (voire omniprésent) dans les rangs de l'extrême-droite, mais pas seulement là, loin s'en faut ... Qu'il y ait un lobby sioniste, personne n'en doute ; que tout doive lui être imputé, c'est une autre paire de manches ...
3. Enfin, la partie qui nous préoccupe : celle de la révision du génocide. Garaudy emploie toutes les ficelles assez usées du révisionisme (4)... Son "habileté", comme celle de ses congénères les plus rusés consiste à pointer les pieux mensonges des vainqueurs de 45, les inexactitudes, les points obscurs. Il souligne -- et re-souligne -- qu'il n'y a jamais eu de chambre à gaz à Dachau (celle qu'on montrait jusque récemment aux touristes était une mystification); il démontre certaines anomalies flagrantes du procès de Nuremberg, et surtout met en avant l'absence de preuves écrites ou de témoins directs fiables (à son sens). Mais comme le disait P. Vidal-Naquet, les seules preuves qu'accepterait un révisionniste seraient celles que pourrait apporter quelqu'un qui est passé par la chambre à gaz et le crématoire. Et encore... Garaudy se contredit parfois: il démontre (suivant les dires d'un "expert") par exemple que les fours crématoires n'ont pu pratiquement consumer tous les cadavres qu'on leur attribue, mais plus loin admet l'hécatombe d'Auschwitz (pour cause de typhus...) ; il a pourtant bien fallu brûler tous ces cadavres dans des fours incapables de le faire... Il joue aussi sur les chiffres de manière assez dérisoire. Pour mettre les choses au clair, le bilan est actuellement le suivant (voir par ex. "La destruction des juifs d'Europe", de Raul Hilberg et d'autres, peu suspects de révisionisme): environ 5 millions de juifs ont été tués par les nazis et la ventilation en est grosso-modo celle ci: 1 million victimes des "Einsatzgruppen" sur le front de l'est (ex: Babi Yar), 500.000 dans les ghettos et durant les transits et 3,5 dans les camps dont 1 à Auschwitz. Ces faits sont connus et reconnus depuis longtemps, contrairement à ce que pense Garaudy qui ironise lourdement et longuement sur les 4 millions dont Auschwitz fut crédité dans l'immédiat après guerre (et particulièrement à Nuremberg).
Ceci étant dit, il faut répéter ce qui a été dit au début: Garaudy ne donne dans le révisionnisme que pour combattre le sionisme: puisque l'état d'Israël n'existe que du fait d'Auschwitz et de son incommensurabilité (5), il lui faut s'attaquer au récit de l'Holocauste et ce qui lui donne son caractère unique: les chambres à gaz. Sans chambres à gaz, le massacre des juifs d'Europe se retrouve sur le même plan que tous les autres massacres du 20ème siècle (Goulag, Timor oriental, ...) et dans ces conditions le sionisme se retrouve privé de sa légitimité. Il faut noter que cette remise en cause du caractère unique d'Auschwitz n'est pas uniquement le fait des révisionnistes ou de quelconques nervis néo-nazis (voir le très bon livre de Alain Brossat, "L'épreuve du désastre", dont les réflexions se nourrissent de celles de Hannah Arendt et de Michel Foucault, tous deux fascistes notoires, comme chacun sait ...).
Ceci étant dit, "l'affaire Garaudy" soulève quelques problèmes:
D'abord une pensée extrêmement inquiétante: pour des gens qui ne connaissent rien du génocide ou par ce que leur en dit la culture fast-food, un livre comme celui de Garaudy (ou de n'importe lequel des révisionnistes) est aussi convaincant, à priori, que celui d'un Vidal-Naquet. C'est probablement ce qui a inspiré les lois qui répriment la pensée révisionniste. Des lois qui réinventent le délit d'opinion, soit dit en passant ... Plus grave encore: pour quelqu'un qui connaît un peu le sujet (comme c'est mon cas, soyons immodestes
[Note de l'AAARGH: franchement, dire qu'on connaît le sujet quand on croit qu'incinérer quatre millions de cadavres ou neuf cent mille (ou Dieu sait ce qu'ils admettent aujourd'hui comme chiffre "établi") est la même chose qu'en incinérer soixante-quinze mille, c'est faire preuve de quelque chose de beaucoup plus grave que de l'immodestie-- terme qui, en bon français, désigne un manque de pudeur et non l'absence de modestie! Pauvre petit bonhomme! Tout le monde ne peut pas être agrégé ou docteur ou les deux... comme ce Garaudy que "personne ne connaissait avant "l'affaire Garaudy"]), se pose le problème de qui croire et de la légitimité de la parole. Sur certains points, comme par exemple le fameux rapport Gerstein, nous sommes "obligés" de croire un Vidal-Naquet: sa démonstration n'en n'est pas une, à proprement parler. Car il y a une chose qu'il faut bien dire et répéter: s'il y avait des preuves irréfutables du Génocide (traces écrites, photos, films, choses dont les nazis semblent avoir été très friands), il n'y aurait pas de révisionnisme. Celui-ci se nourrit des trous dans le récit, des imprécisions, de certaines aberrations, voire de pieux mensonges. A la limite, pour pouvoir satisfaire sa probité intellectuelle, le lecteur devrait se muer en historien et aller puiser directement aux sources pour se forger une vision raisonnablement exacte de la vérité. Personnellement, je crois ce que raconte un Vidal-Naquet; mais je me rends bien compte qu'il s'agit de ma part d'un calcul non rationnel. Pourquoi ne croirais-je pas un Garaudy, qui, a priori, ne semble ni un néo-nazi, ni un antisémite? Un exemple: suivant les historiens, les chambres à gaz auraient fonctionné environ deux ans et demi à Auschwitz; le nombre des victimes se montent à 1 million pour ce camp. En y réfléchissant, avait-on vraiment besoin du Zyklon B pour éliminer autant de personnes durant ce laps de temps? Quand on voit qu'au Rwanda, le bilan est de 500.000 victimes pour quelques mois avec des moyens des plus "artisanaux", il est permis d'en douter. De même, dans les camps staliniens, on arrivait à des taux de mortalité aussi élevés par la simple combinaison du froid, du travail hallucinant, de la malnutrition et des mauvais traitements... Finalement, je crois P. Vidal-Naquet, mais je sais aussi qu'à partir d'un certain point, je le crois sur parole...
Qu'on ait mis sur certains sites des petits rubans bleus pour défendre la liberté d'opinion, c'est très bien. Mais dans ce cas, il faut être conséquent vis à vis de son rapport à la censure: Le révisionnisme n'a pas, a priori, à être mis au pilori. Une censure sélective reste une censure ou alors il faut réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez sur la notion de censure. La censure ne doit pas simplement être considérée comme une entrave pour la défonce du consommateur, comme c'est trop souvent le cas (ce qui est une des nombreuses apories de la pensée libérale). La censure peut être justifiée si elle défend certaines valeurs ; mais dans ce cas, il faut déterminer lesquelles (et essayer de voir si la notion de valeur peut encore exister dans un monde dominé par le paradigme de la marchandise).
Enfin, une dernière chose. Qu'un P. Vidal-Naquet s'attaque aux révisionnistes, c'est son droit, il sait de quoi il parle, il sait qu'il a affaire à des faussaires, et il peut (dans une certaine mesure) le prouver. Qu'un pigiste du "Canard enchaîné" qui ne connaît rien à l'histoire du Génocide se permette de fusiller Garaudy de quelques phrases sèches (et qui se veulent drôles), voilà qui est anormal. Au bout du compte, à quoi arrive-t'on : un homme, ni nazi, ni antisémite, se retrouve du fait d'une campagne médiatique au ban de la société et doit se faire publier par des officines néo-nazis. D'ici quelques années, Garaudy sera probablement devenu effectivement nazi et/ou antisémite ; ce sera une grande réussite. Il pourra se présenter comme une victime du lobby franc-maçonno-judéo-cosmopolite, un martyr de plus. Il est vrai qu'à ce moment là, ce ne sera plus très grave car le FN aura pris le pouvoir grâce à la gabegie du milieu médiatico-politique ...

Notes
1. Je ne citerai pas ce site explicitement (pas d'URL). Ce n'est pas à mettre entre toutes les mains et ce n'est pas la peine de faire de la pub à ces gens là. Ceux qui y tiennent vraiment pourront faire mumuse avec les divers moteurs de recherche. Disons tout de suite qu'il faut y mettre le temps et que les censeurs peuvent dormir tranquilles : nos chères têtes blondes n'ont qu'une chance infinitésimale de tomber dessus au hasard du web-surfing. Ajoutons aussi, pour bien situer le contexte, que ce site est maintenu par un antisémite notoire, en cheville avec la quasi-totalité des groupuscules d'extrême-droite dans le monde. Il s'agit de Ahmed Rami, ex-officier de l'armée marocaine, et auteur (avec d'autres) d'un attentat manqué contre Hassan 2. Il vit en exil en Suède et a monté, avant son site web, une radio, "Radio-Islam", antisémite (sous couvert d'antisionisme). Pour plus de renseignements, se référer au numéro spécial de la revue "Reflex" : "L'Europe en chemise brune". Les gens de "Reflex" ont aussi un site web dont voici l'URL.: http://www.anet.fr/~aris/
2. Il faudrait d'ailleurs donner une définition plus précise du révisionisme. Entre un Garaudy qui nie les chambres à gaz, mais pas le massacre (ou qui en atténue la portée) et quelques hallucinés qui transforment Auschwitz en une succursale du Club Med', il y a une marge ... De plus il faudrait rappeler que le revisionisme n'est pas à l'origine une émanation de l'extrême-droite, mais bien de l'ultra-gauche (Librairie "La Vieille Taupe"). L'initiateur de ce mouvement, Paul Rassinier, était militant SFIO (ancêtre du P.S.), et ex-déporté de Dora.
3. Contrairement à Léon Poliakov, qui par ailleurs dans le tome 2 de son "Bréviaire de la haine" explique l'actuel antisémitisme en pays musulmans à l'aide d'un subtil racisme anti-arabe (ces gens là sont des obscurantistes, etc ...)...
4. Voir l'indispensable "Les assassins de la mémoire", suivi d' "un Eichman de papier" de P. Vidal-Naquet. On y voit comment réfuter la plupart des propositions des révisionnistes. Il faut toutefois noter que P. Vidal-Naquet a une position maximaliste, puisque selon lui, toute discussion sur la réalité du génocide est ontologiquement à bannir ... De quoi faire des émules dans l'autre camp, qui passeront pour autant de martyrs.
5. Il est évident que si la Palestine (alors sous mandat britannique) avait été une colonie de peuplement comme l'était alors l'Algérie pour la France, l'état d'Israël n'aurait jamais vu le jour. Les prétentions territoriales à base biblique n'auraient pas eu la moindre chance de s'imposer sans le Génocide...

[C'est nous qui avons souligné]
Source: http://perso.magic.fr/jcv-vidal/vrac/garaudy.htm


BOUFFER DE L'ARABE

Antisémitisme et déni de la Shoah dans les médias et
les programmes scolaires des pays arabes


«Les caricatures publiées dans la presse arabe sont aussi épouvantables que celles du Der Struermer de triste mémoire», a déclaré cette semaine le député [israélien] Yossef (Tommy) Lapid au cours d'une journée d'étude consacrée à l'antisémitisme et au révisionnisme dans les médias arabes.
Cette journée d'étude a été précédée par des débats à la Commission à l'éducation de la Knesset sur le thème de l'antisémitisme et du révisionnisme dans les programmes scolaires de l'Autorité palestinienne, de Jordanie et de Syrie. D'après une enquête menée par le Centre de suivi sur les incidences de la paix, les manuels scolaires sont truffés d'expressions antisémites et révisionnistes, de haine des Juifs et de provocations anti-sionistes. Les Juifs, décrits comme profondément racistes, dangereux pour les Arabes, n'ont pas de passé, pas d'avenir et pas le droit de vivre dans ce pays.
L'initiative de ce séminaire revient à Limor Livnat, députée du Likoud. Pour elle, il est impensable qu'Israël se mobilise contre Haider et le racisme en Autriche et ne se préoccupe pas des expressions de haine en provenance des médias et des manuels arabes, manifestes dans l'Autorité palestinienne en particulier.
Autres intervenants à ces débats: le président de la Knesset, Avraham Burg (travailliste); le député Avshalom Vilan du parti Meretz; le président de la Commission parlementaire aux finances Eli Goldstein (travailliste); le président de la Commission parlementaire à l'éducation, le député Zevulun Orlev du Parti national religieux; Dan Schueftan de l'Université de Haïfa dont l'exposé était focalisé sur la portée politique de l'antisémitisme arabe; Esti Webman du Centre Dayan de l'Université de Tel-Aviv, qui a parlé de la poursuite et de l'évolution du discours antisémite dans les pays arabes; enfin Itamar Markus qui a présenté des exemples de haine antijuive et d'interprétation de la Shoah par les médias arabes.
Orateur invité à cette journée d'étude: le Dr Muhana Hadad de l'Université Yarmouk de Jordanie, qui a investigué l'image du Juif dans la littérature arabe. Soulignons que cette journée d'étude s'est déroulée en l'absence des députés arabes à la Knesset, qui avaient pourtant été invités à y participer.
A l'extérieur de la salle des débats, une exposition présentait une rétrospective des expressions de haine antijuive dans les médias et les manuels scolaires arabes. Des propos acerbes ont été échangés par les députés Zevulun Orlev et Ahmed Tibi. Ce dernier a exprimé son dissentiment à l'égard de cette exposition à la Knesset.


Source: Global Jewish Agenda No 19 - 28 mai 2000
http://www.jafi.org.il/agenda/french/index19.asp

NOUVEAUX TERRITOIRES

Election du grand-rabbin de Kiev


Le rabbin de la synagogue Brodski de Kiev, Moshé Reuven Azman, a été récemment élu grand-rabbin de Kiev et des localités périphériques. Avi Katzman, délégué de l'Agence Juive à Kiev, souligne que c'est la première fois qu'un rabbin a été démocratiquement élu en Ukraine. Jusqu'alors, il était nommé par des organisations juives de l'étranger.
Les 18 dirigeants communautaires des villes de la province de Kiev et les six dirigeants des organisations juives locales ont soutenu à l'unanimité la candidature du rabbin Azman. Le président du Congrès Juif ukrainien, Ephraïm Smilanski, précise que les Juifs de Kiev ont attendu deux ans cette élection.
Le rav Azman représente le mouvement Habad, qui gère la principale synagogue de Kiev, la synagogue Brodsky. Quant au grand-rabbin d'Ukraine, le rav Bleich, il appartient au mouvement religieux de Karlin qui possède une autre synagogue à Kiev.
Selon les estimations de l'Agence Juive, la ville et les environs de Kiev recensent à l'heure actuelle quelque 105 000 Juifs, dont 70 000 vivent dans la capitale. Le district de Kiev s'étend sur plus de 29 000 km2 , soit un tiers de plus que la superficie totale de l'État d'Israël. Depuis le début de l'année 2000, 5500 Juifs d'Ukraine ont immigré en Israël, dont 350 de Kiev.

Même source que plus haut.


INFOS ET TICS

INFO-ETHIQUE: Quels acteurs face à quelles responsabilités?

[Extrait]
Prenons l'exemple des infractions commises sur Internet. Comment concilier la volonté de libéraliser les échanges et celle de pouvoir appréhender les auteurs d'infractions ? Toutes les infractions (la diffamation, la provocation au crime ou le révisionnisme, l'incitation à la haine sociale, par exemple) peuvent être jugés par un juge français si l'information transmise sur Internet est reçue en France. (Je rappelle que le juge pénal français est compétent si la victime ou l'auteur de l'infraction est de nationalité française ou bien si une partie de l'infraction a été commise en France). Le juge français a donc la possibilité de faire respecter l'ordre public national en constatant l'infraction et en en réprimant l'auteur. Encore faut-il l'appréhender. En effet, il peut être introuvable ou encore se trouver dans un pays où son acte n'est pas reconnu comme étant une infraction (cas du révisionnisme). D'ailleurs, qui est responsable au-delà de celui qui a produit l'information délictueuse? Le fournisseur d'accès, le fournisseur d'hébergement, l'éditeur? Il me semble que la Cour suprême des Etats-Unis a considéré que le fournisseur d'accès ne peut pas être tenu pour responsable dans sa fonction de transmetteur d'informations. En France, à la suite d'une décision du Conseil constitutionnel de 1996, la même solution a été retenue par les tribunaux. Ceux-ci estiment qu'en principe, le fournisseur d'accès n'a pas la responsabilité du contenu de l'information transmise sur les réseaux. Mais ils prennent en compte les engagements pris par lui, aux termes des contrats qu'il passe, de ne pas maintenir l'accès au web s'il découvre qu'une infraction est commise par un client. C'est un élément nouveau dans notre culture juridique, davantage étatisée et réglementaire que contractuelle. Par exemple, il y a deux ans, l'Union des étudiants juifs de France a intenté une action contre neuf fournisseurs d'accès qui avaient permis la réception en France de propos antisémites et révisionnistes provenant de sites américains. Le juge des référés qui intervient le plus souvent dans le domaine de l'Internet statuant en urgence a rendu une ordonnance dans laquelle il se borne à prendre acte de l'engagement pris par les fournisseurs d'accès. De fait, ceux-ci ont indiqué qu'ayant eu connaissance de l'infraction, ils avaient interrompu les abonnements et mettaient pour l'avenir au point des contrats demandant à l'abonné de respecter l'ordre public français, en se réservant la faculté de résilier unilatéralement les contrats en question sans indemnités. Ce mécanisme d'autodiscipline et d'autorégulation avalisé par le juge est suffisamment nouveau en France pour qu'il soit ici mis en exergue.

Noëlle LENOIR, Présidente du Comité européen d'éthique, Membre du Conseil constitutionnel,
COLLOQUE 25 Janvier 1999, Palais du Luxembourg
http://www.pacte.net/texte13.html


L'HELVÈTE EST TÊTU


Index des cons... 4 décembre 1997

Cette semaine, on s'apprête à envoyer un libraire romand croupir pour trois mois dans les geôles vaudoises. Dans un quart de colonne de Une, j'ai entr'aperçu un petit texte laconique qui annonçait la probable condamnation du libraire pour révisionnisme. J'ai pensé qu'on avait affaire à un zélé militant aux thèses puristes, ancien disciple du banquier Genoud, utilisant son honorable officine pour la propagation de tracts aussi extrémistes que débiles. Mais, ô surprise, le pourvoyeur de bouquins n'est accusé que d'avoir vendu quelques dizaines d'exemplaires du très controversé livre de Roger Garaudy, (Les mythes fondateurs de la politique israélienne). Alors là, j'en suis resté pantelant.
Et extrêmement mal à l'aise
Je ne vais pas m'engager ici dans un débat sur le révisionnisme, l'extrémisme, le totalitarisme de pensée ou encore le bien-fondé d'une réalité historique. Démocrate je suis, humaniste increvable je reste, tolérant j'essaie de l'être. Non, je vais simplement m'attacher à développer une certaine idée de la liberté d'expression, juste pour le principe. Et la question est simple : Faut-il interdire toute idée, publication ou forme d'expression, dès le moment où elle atteint et dépasse la limite du consensuellement admis ? En d'autre terme, est-ce en interdisant « Mein Kampf », « le petit livre rouge » ou d'autre ouvrages moins extrêmes que l'on parviendra à faire oublier les atrocités nazies et la révolution culturelle ? Sous prétexte que le communisme est un échec social, économique, ayant « effacé » quelque millions d'individus, faut-il déclarer le manifeste du parti communiste dangereux ? Sans parler des ouvrages d'analyse historique (contestataires ou non).
Personnellement, je n'ai pas eu le temps d'acheter et par conséquent, de lire le livre de Garaudy avant son interdiction. Je ne sais donc pas ce qu'il contient et je ne vois donc pas ce que je pourrais en dire. Et pourtant, « on » essaie de me convaincre, par le biais de la presse notamment, que cet ouvrage est un tissu d'horreurs révisionnistes, véritable incitation à la haine et à l'antisémitisme. De plus, l'ouvrage en question est soutenu par ce dangereux terroriste d'Abbé Pierre, dont on sait toute la violence et l'intolérance Je connais une multitude de gens qui crachent sur le livre sans en avoir lu la première ligne...
Alors, vous m'excuserez, mais j'ai quelques doutes. En d'autres termes, j'aimerais pouvoir me faire une idée par moi-même. Et cette liberté, je ne l'ai plus, vu que le livre est interdit ! Et ça m'énerve.
Parce qu'il ne peut y avoir de véritable démocratie dans n'importe quelle forme de censure, aussi minime soit elle. Je me méfie de la pensée unique d'où qu'elle vienne. « On » attend de nous d'être des citoyens responsables, mais « on » nous prend pour des imbéciles incapables de trier le bon grain de l'ivraie. Et cela est inadmissible. Qu'on ne compte pas sur moi pour crier au lynchage d'un écrivain et d'un curé sans plus d'explication que celle du politiquement correct. Je veux lire ce putain de bouquin avant d'entendre qui que ce soit me dire ce que je dois en penser ! ! !
Et je ne transigerai pas avec ça !
On oublie trop rapidement que ce livre de Garaudy est le troisième d'une série commencée avec l'Islam et la Chrétienté. Ces deux premiers ont aussi fait l'objet de critiques et contestations, au moins ont-ils permis le débat et posés quelques problèmes. A aucun moment il n'a été question de les interdire, sous prétexte qu'ils exploraient des chemins différents sous un regard différent.
Mais depuis quelques années, il y a un sujet tabou, dès le moment où l'on se veut un tant soit peu critique, c'est le peuple juif et Israël. Traiter un Suisse, un Français, un Anglais ou un Russe de con ne pose pas de problème, tant que le con n'est pas également de religion juive. Dès le moment où il l'est, il n'est plus un citoyen suisse de religion juive, mais devient Juif. S'il est en plus natif d'Israël, le traiter de con, même si c'est peut-être amplement mérité, revient à remettre en cause Auschwitz ou Treblinka.
Rappeler que les résolutions ONU à l'encontre d'Israël concernant les territoires occupés n'ont toujours pas été appliquées est immédiatement considéré comme de l'antisémitisme primaire. Bref on en est arrivé au point ou tout ce qui porte de le sceau de l'Etoile de David, est protégé comme une réserve indienne, non pas en vertu d'une logique de tolérance ou de bon sens, mais par le simple fait de la « marque », du signe de ralliement racial et religieux. Et ça, c'est grave.
Parce que je mets ma main à couper que l'antisémitisme va à nouveau flamber dans les années qui viennent. Parce qu'on ne peut imposer le respect de l'autre qu'à travers l'éducation socioculturelle, pas par la contrainte légale. Israël peut imposer ses frontières par la force et le droit, il ne pourra jamais contraindre un militant du GIA ou un nazillon post 3ème Reich à le respecter avec les même moyens.
Beaucoup de gens ici et ailleurs sont devenus anti-sionistes, au vu de la politique d'agressivité que mène Israël ces dernières années, et devant son irrespect provocateur de résolutions onusiennes que l'on s'empresse de faire appliquer en d'autres lieux et circonstances.
Quand bien même il me semble que la nuance est sensible, on a complètement confondu les deux notions d'antisémitisme et d'anti-sionisme. Autant l'antisémitisme est idéologique, racial et souvent émotionnel, autant l'anti-sionisme est politique et se rapporte à des faits. Vouloir condamer l'anti-sionisme revient à condamner la décolonisation, par exemple. On peut très bien être francophile et vomir la politique colonialiste de ce pays à une certaine époque. On peut donc parfaitement avoir des amis juifs israéliens, mais condamner fermement la politique expansionniste du gouvernement Nathanyaou.
Il me semble urgent de rétablir une certaine réalité, de procéder à des distinctions claires. Sinon, à terme, ce sont les même qu'il y a cinquante ans qui risquent d'en refaire les frais. Et ça ce serait aussi terrible qu'inacceptable.
Il était facile d'interdire le livre de Garaudy, il aurait fallu le laisser en librairie et le contrer point par point si nécessaire. En faire un sujet de réflexion et d'étude critique ouvert à tous. Au lieu de cela, on a diabolisé sans nuance et on a empêché le lecteur potentiel d'émettre son propre jugement.
Selon le vieil adage qui veut que seuls les imbéciles de changent pas d'avis, la seule arme autorisée est le pouvoir de conviction par la démonstration de faits vérifiés et/ou vérifiables. A mon avis, celui qui détient une parcelle de réalité (je n'aime pas le terme vérité) a le droit de la défendre, mais doit s'attendre à une éventuelle contestation, laquelle ne saurait être l'interdiction ou le lynchage médiatique.
Personnellement, je suis convaincu que c'est en lisant et analysant le terrible « Mein Kampf » d'Hitler qu'on a les meilleures armes pour expliquer et condamner le nazisme et ses exactions. Ce n'est pas en brûlant ce genre de livre sur la place publique qu'on empêchera les nostalgiques de croire à ces idéologies nauséeuses et surtout de les propager à leur sauce, occultant les passages « sensibles » ou « pouvant choquer ». Combien de fois ai-je entendu ces pseudo-nazillons décérébrés affirmer que la « bible » hitlérienne ne contenait pas de propos antisémites, alors que la « solution finale » y est expliquée en toutes lettres Et bien si le militant néo-nazi est convaincant et sincère alors que son interlocuteur est crédule, nul doute que ce dernier pourra affirmer par la suite que les propos attribués à Hitler sont exagérés, etc, etc Et il en sera convaincu sans avoir pu vérifier sa source, faute de pouvoir se procurer le livre incriminé.
Et bien c'est comme ça que commence la distorsion historique. Un autre exemple ? Il n'y a qu'à voir ce qui se passe en Suisse à propos de l'or nazi. On entend de tout et de rien, on ne sait plus à quel saint se vouer et le citoyen moyen n'a aucune possibilité de se faire une opinion claire, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Parce que les documents restent secrets, qu'on ne les publie qu'au compte-gouttes, que le désir de sauver des apparences est plus fort que celui d'établir la réalité des faits. Il ne faut pas se faire d'illusion, personne n'aura jamais le fin mot de l'histoire. Le quidam moyen que nous sommes devra toujours se contenter du politiquement correct pour assouvir sa soif de savoir. Faute de transparence et d'ouverture.
Et puis j'ai un doute Je me demande combien vous serez à penser que je suis un antisémite qui s'ignore Voilà pour terminer, la dernière nouveauté de la « political correctness ». Quand votre interlocuteur politiquement correct n'a plus d'arguments sensés à faire valoir, il vous déclare ignorant de vos déviances sociales et politiques.
« Quoi, Monsieur ?, la chute de rein de Mlle Stone vous met en émoi ? Le regard mélancolique de Patricia Kaas vous chavire ? Mais enfin Monsieur ! Vous savez que vous êtes pervers ? »
« Euh ben non, je crois pas »
« Ah Monsieur ! Mais vous êtes un pervers qui s'ignore ! »
A bientôt pour d'autres nouvelles sur le front de la connerie ambiante et institutionnalisée.

Oli_vert

[On sait que le libraire genevois a finalement été acquitté en appel.]
http://www.mygale.org/ptombal/Archicon/con_censure.htm

SHIKSE

Looking around: Mocking Jewish motherhood

by Barbara Sofer

[...]
Lest you think this is entirely a Diaspora phenomenon, several weeks ago, Ma'ariv ran a sensational story about Jewish Israeli men seeking mail-order brides. Where? In Ukraine. Why? First of all - and here's a familiar cant -- in contrast to Jewish women, Ukrainian women are beautiful, blond and blue-eyed. Second, Ukrainian women are poverty-stricken, so they will be appropriately grateful and consequently servile to their Israeli husbands; making his coffee before her own was the most common example of proper attitude. And last -- are you sitting? -- several of those interviewed claimed that the non-Jewish women were devoted to home and family, unlike Jewish women!

Jerusalem Post, August 10, 2000.


SUR LE PONT D'AVIGNON

An die Musik


pièce de Rudy ENGELANDER
Mise en scène : Pip SIMMONS, Musique : Chris Jordan, Lumière : Chahine Yavroyan, Avec : Gica Andrusca, Monica Broos, Radu Captari, Mihaita Valentin Calota, Cristina Cioran, Cristina Delia Ciorasteanu, Octavian Mardari, Razvan Popa, Constantin Virgil
Genre : Théâtre
En ce moment : Salle Benoît XII

La première partie est une extraordinaire opérette dans laquelle la compagnie mime le "Rêve d'Anne Frank". Une réception obscène donnée pour des mendiants illustre la persécution grandissante des juifs, en une série d'images magnifiques et terrifiantes, teintées d'humour et d'amertume. Puis, comme un électrochoc, les personnages du rêve deviennent une file de Juifs débraillés et dégradés, soumis aux habitudes barbares et aux jeux sadiques du gardien d'un camp de concentration. La musique est de plus en plus cruelle, de plus en plus ironique. Et sans un remord, le spectacle continue. Sans tenter d'analyser politiquement une extermination de six millions d'âmes. Sans laisser une seule chance à l'indifférence. Le théâtre et d'autres formes d'art avaient jusqu'alors essayé de conjuguer la sentimentalité avec une réalité historique inimaginable. An die Musik est né du refus de cette constatation, du refus d'une impuissance des arts à faire quoi que ce soit de significatif sur l'Holocauste.


http://www.passion-theatre.asso.fr/spectacles/pagesspectacles/FICHE_4097.html


MIROIR
On a trouvé ce site qui comprend beaucoup de reproductions d'ouvrages révisionnistes en anglais. Nous sommes favorables à la reproduction et à la dissémination des textes. Un site peut disparaître du jour au lendemain. Vive la copie.

Introduction to Revisionism
- What is Holocaust Denial?
- The Case for Open Debate
- The World War Two Revisionist FAQ
- The 'Holocaust' Put in Perspective
- The Holocaust: History or Dogma?
- The Holocaust as Sacred Cow
- A Short Introduction to Revisionism
- Context & Perspective in the 'Holocaust' Controversy
- Revisionism in a Nutshell
- Why the Holocaust Must Remain a Dogma
- The Importance of Holocaust Revisionism
- The New Blasphemy
- A Summary of Basic Revisionist Work
- The Holocaust Debate
- Revisionism and the Legacy of George Orwell
- New Studies Cast Doubt on Holocaust Claims
- Psychology & Epistemology of 'Holocaust' Newspeak
- The International "Holocaust" Controversy

- Online Books
- Did Six Million Really Die?
- Holocaust or Hoax?
- Debunking the Genocide Myth
- Ecrits Re'visionnistes
- Dealing in Hate

- Holocaust 101
- 66 Questions and Answers on the Holocaust
- 46 Important Unanswered Questions

- Holocaust 102
- The Auschwitz Gas Chamber
- The "Final Solution" Canard
- Nazi "Confessions" Via Torture
- No Justice at Nuremberg
- Jewish "Eyewitnesses"
- On the Liberation of the Camps
- Soap and Lampshades
- The Myth of "Crystal Night"

- Miscellaneous
- Defense Department Targets Revisionism
- Dresden: The Worst Massacre in History
- Elie Wiesel: False Witness
- The Simon Wiesenthal Center
- The Holocaust Memorial Museum
- The Holocaust Shakedown
- Holocaust Poodles
- The Holocaust Enforcers
- The Vilification of Germany
- The Amazing, Rapidly Shrinking "Holocaust"
- The Holocaust on Trial

http://www.jeffsarchive.com/index.htm#Anchor-57221

FAURISSON

Nous avons trouvé sur http://www1.umn.edu/humanrts/undocs/html/VWS55058.htm les Views of the Human Rights Committee under article 5, paragraph 4, of the Optional Protocol to the International Covenant on Civil and Political Rights -- Fifty-eighth session -- concerning * Communication No. 550/1993 * ** Submitted by: Robert Faurisson
The Human Rights Committee, established under article 28 of the International Covenant on Civil and Political Rights, Meeting on 8 November 1996.

Ce que le Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies à Genève a eu à dire pour renvoyer les révionnistes se faire pendre ailleurs. Pour l'instant, nous n'avons que la version anglaise.

DÉRIVEUR

Voyage dans les folies Internet (7)

Le jour où j'ai dérivé dans l'enfer des parias


PAR DANIEL SCHNEIDERMANN


Je le jure : je n'ai pas fait exprès de me retrouver chez les parias. Je cherchais simplement à suivre le procès José Bové sur Internet. Donc je déambulais dans les rues ensoleillées -- virtuelles -- de Millau, entre frites et roquefort. Tout d'un coup, au détour d'un forum de discussion de Midi libre consacré à l'affaire, je bute sur un message très hostile à José. Le mouvement Unité radicale, qui s'affirme national-révolutionnaire, s'en prend à « l'épais silence des médias du système » à propos de sa propre action anti-Bové. Bien en a pris à Unité radicale. Le lendemain, un autre intervenant du forum, quoique « ne partageant pas toutes les thèses d'Unité radicale », raconte « être allé faire un tour » sur leur site. « J'y ai appris pas mal de choses sur celui qui se fait passer pour un résistant au mondialisme », relate l'intervenant. Et ce visiteur occasionnel donne l'adresse du site en question. Que fait l'explorateur consciencieux? Il s'y rend illico. Sans le savoir, j'étais passé chez les parias.
Unité radicale est un « site des résistants au nouvel ordre mondial ». Comme José Bové, les militants d'Unité radicale se proposent de boycotter les McDo, et préfèrent « la restauration rapide française (moins chère, plus équilibrée, de meilleure qualité) », mais eux, à la différence de Bové, prennent d'assaut le McDo par la face droite, et même par l' extrême face droite. José Bové, pour eux, est un « vrai collabo du système qu'il feint de combattre ». D'ailleurs, il « a passé son enfance en Californie ». Mais Unité radicale n'est pas toute seule. Les anti-McDo anti-Bové appartiennent à un ring. Un ring est une bande, une ligue, un petit groupe de sites qui, l'union faisant la force, se sont tous enchaînés les uns aux autres, pour résister à l'indifférence, à la noyade et, dans le cas précis, à la répression de « l'Ordre mondial ». Tous solidaires pour se renvoyer le chaland, par paquets de cinq. Bon. Puisqu'on m'invite à faire le tour du ring d'Unité radicale, allons-y.
Logiquement (après un passage vers un site américain de nationaux-bolcheviques, qui voue manifestement un culte à Che Guevara, ce qui brouille légèrement les pistes
[Note de l'AAARGH: sûr qu'une telle liberté de pensée, pour un employé de la pensée consensuelle, ça fait frémir!]), Unité radicale me renvoie par exemple directement chez les « jeunes étudiants nationalistes » qui tiennent boutique à l'enseigne d'Occident. Dans la liste des liens proposés sur un des sites du ring, un intitulé énigmatique, sous le nom d'une interjection de bande dessinée. Allons-y. Et stupeur : sous ce nom -- je ne vous le donnerai pas, évidemment ; cherchez vous-même, si le coeur vous en dit, il n'est pas si difficile à trouver -- se dissimule le site central, bien rangé, bien structuré, officiel, des révisionnistes. 6 500 connexions par jour. L'adresse ? Une boîte postale à Chicago. Des kilomètres et des kilomètres de textes, soigneusement classés, au moyen d'index extrêmement précis, par thèmes et par auteurs. L'exploration complète prendrait des heures. Le site est vivant. La dernière mise à jour date d'une semaine. En ce moment même peut-être des dizaines, des centaines de chercheurs en révisionnisme sont-ils attablés en même temps que moi dans cette grande bibliothèque virtuelle, penchés sur un des innombrables manuscrits en ligne. Au hasard, en voici un, consacré au massacre d'Oradour-sur-Glane. Menée par un « collectif de libres chercheurs », l'étude a été publiée en Belgique, mais interdite en France par le ministre de l'intérieur, explique le site. Oradour! Alors, Oradour aussi! On voudrait ne pas lire, mais on lit tout de même, on parcourt, on sait qu'on devrait s'arrêter mais les chapitres défilent les uns derrière les autres, on croit comprendre que l'affaire Oradour, ce massacre de tout un village par les SS de la division Das Reich en 1944, l'affaire Oradour ne serait pas aussi claire que veut bien le dire le système: il n'y aurait qu'un seul témoin, une femme, qui serait, nous assure le sommaire: petit un, un témoin providentiel, petit deux, un témoin suborné, petit trois, un témoin fragile et embrouillé. Bref, les Allemands n'auraient pas fait exprès, certainement, ils ont tiré par erreur, et voilà, 642 morts. On parcourt les centaines de pages. A chaque paragraphe de ce dossier d'instruction paranoïaque les témoignages sont tirés, étirés, toujours dans le même sens : faire naître le doute, l'entretenir, l'entretenir sans fin.
On touche du doigt, exactement ici, le caractère démoniaque, imparable, d'Internet. Ces pages sur Oradour, combien d'explorateurs, comme moi, les ont lues fortuitement, certains d'atteindre des vérités interdites? Combien de lycéens, tapant Oradour sur un moteur de recherche pour les besoins d'un exposé, ont pris cette étude pour ce qu'elle n'est pas, une étude sérieuse, faisant autorité? Combien auront fait l'effort d'aller aussi consulter les sites, nombreux, qui fournissent l'antidote? Très bien d'interdire le livre, monsieur le ministre, très beau, parfait, vous avez certainement la conscience en paix, et vous avez raison. Mais il est là, le livre, dans cet entre-deux, interdit mais consultable, tranquillement consultable chez moi gratuitement si j'accepte de me déchirer les yeux sur l'insoutenable fond d'écran rose, et ainsi hors d'atteinte de toute réfutation. Je ne dis certes pas qu'il ne fallait pas l'interdire! Mais sachez-le, il est là. Je suis un bien piètre explorateur: je suis passé au large. Pas envie de lire cela, de cracher sur ces morts-là, les morts d'Oradour.
D'autant que mon surf n'en finissait pas de dériver. Car le fameux ring d'Unité radicale, mon point de départ, ne m'a pas seulement entraîné vers tous ces sites porteurs de vieilles obsessions poussiéreuses. Il m'a aussi emmené vers des endroits plus modernes, plus en prise sur l'air du temps. Occident m'envoie ainsi vers un site bizarre -- « excellent site politiquement incorrect », selon le guide touristique d'Occident -- qui s'appelle Le Grain de sable. Chez Le Grain de sable, comme ailleurs, on lutte contre la désinformation. Les deux rubriques reines qui accueillent le voyageur s'appellent « Informations passées inaperçues » et « Quelques exemples de désinformation ».
Je suis épuisé. L'étape à Oradour m'a démoralisé. Pourtant, par acquit de conscience, je clique sur désinformation. Ici, la victime de la semaine de la désinformation est un éditeur breton, calomnié par on-ne-sait-qui: je lirai une autre fois, j'en ai déjà plein les pieds de ce voyage chez les parias, plein d'ampoules, et pas de sparadrap, et il pleut, et le paysage est lugubre. Le paria est logorrhéique. Il vous tire par la manche, trop heureux de trouver une oreille, il ne sait pas expliquer simplement son histoire. Tiens, un lien vers le site des lecteurs de Renaud Camus, l'homme qui trouve qu'il y a trop de juifs à France-Culture. « Pour signer la pétition en faveur de Renaud Camus, allez sur le site des lecteurs de Renaud Camus », nous intime M. Grain de sable. Faut-il vraiment s'étonner de le retrouver ici? Plein les pieds, et les repères se brouillent. Tant qu'on était chez l'extrême droite pure et dure, c'était clair. Mais les frontières sont poreuses. Le lien est une invention diabolique. Le lien, ce vent irrationnel et imprévisible, qui fait dériver le surfeur. Un lien entre deux sites ne présuppose pas que les sites soient... liés par consentement mutuel. Vous pouvez très bien vous lier à un site qui n'en peut mais. Attention aux amalgames. N'empêche qu'il est désormais tentant, pour le surfeur, d'établir un... lien entre les deux sites ainsi liés. Donc, un lien m'envoie vers Renaud Camus. Partant d'Occident, j'arrive chez Renaud Camus. Evidemment, il ne faut pas en déduire davantage que cela, ça ne veut rien dire. Mais le lien est comme un instrument à lire de l'inconscient, un glissement de sens. Par exemple, de chez Renaud Camus, on m'enverra dans un forum torride consacré à son collègue Michel Houellebecq. Heureux hasard, le maître est présent en personne, dialoguant magnanime avec une forumiste: « J'aime bien faire l'amour et je veux bien essayer avec vous, Catherine. Mais il faut au moins laisser une adresse Internet ou quelque chose. Sinon, une fois de plus, ça n'aura pas lieu. » Mais s'agit-il seulement du vrai Michel Houellebecq ? Internet renouvelle la mythologie de la lettre manuscrite.
L'internaumane paria est grand amateur de liens. Il a le lien facile et généreux. Il n'hésite pas à offrir des dizaines de liens vers les autres parias, tout heureux de faire à ses frères en infortune la publicté dont il est assoiffé pour lui-même. Il a d'ailleurs raison. Plus grave encore: le paria, qui n'a plus rien à perdre, n'hésite pas non plus à offrir de nombreux liens vers ses adversaires, voyez comme j'aime la liberté d'expression, moi au moins, suivez mon regard! Ainsi le site révisionniste me renvoie-t-il vers le Centre Simon-Wiesenthal et vers le musée -- en polonais -- d'Auschwitz-Birkenau, ce qui est fort intéressant, mais accroît la durée du voyage. Il faut à cet instant prévenir le lecteur. Pas facile de savoir ici, dans ces pages, sur quel ton évoquer les parias. Car dans le système persécuteur, le paria inclut les médias. Et parmi ces médias, eh bien oui, au premier rang, Le Monde.
Alors me voilà, flâneur salarié du Monde, penché sur les victimes du Monde. Bigre! Surveille-toi, explorateur. Le moindre ricanement ne te serait pas pardonné par les parias. D'un autre côté, les prendre au sérieux serait donner tort au Monde de les traiter en parias, et surtout les priver de leur condition de parias. Bigre, bigre.
Et Renaud Camus, à propos? Justement! Dans quel guêpier me suis-je fourré! Oradour n'est rien à côté de l'affaire Camus. Au jour de cette visite (le 12 juillet) dans l'affaire virtuelle Camus, je découvris abasourdi, merci Internet, que la guerre faisait rage entre l'honorable journal Le Monde et l'honorable maison d'édition Fayard, éditeur de Camus, et qui devait publier à l'automne le récit augmenté de ce voyage.
Pif, paf, prends-ci, prends-ça! A l'heure où ces lignes seront lues, peut-être les canons se seront-ils tus. Mais j'ai entendu, en direct, siffler les boulets! Ah, fatidique visite à Millau !
Le site où m'expédia Le Grain de sable avait pourtant toutes les apparences d'un paisible salon de thé littéraire de province, où l'on communiait entre deux gorgées de darjeeling dans l'amour d'un auteur précieux et rare. Le site n'est pas tenu par l'écrivain en personne, mais par une fan, Jacqueline Voillat, qui cherche à « faire mieux connaître, et si possible apprécier Renaud Camus ». Ce site, définit-elle sur la page de garde, « pourrait être un acte d'amour envers une écriture particulière, la réflexion sans cesse bousculée, défaite et renaissant cependant, toujours plus profonde, plus fine et acérée ». Fort bien. Mme Voillat aime l'écrivain Camus, ce qui est évidemment son droit. Elle maintient sur Internet le pavillon d'une écriture recherchée et raffinée, ce qui est à sa gloire. La webmaster-hôtesse raconte qu'elle demande systématiquement à sa librairie favorite « qu'on [lui] envoie tous les livres de Renaud Camus dès leur parution. J'ai donc le plaisir et le privilège de posséder une version complète de La Campagne de France. Je mets volontiers à votre disposition tous les extraits que vous souhaitez ». Voilà pour la littérature.
Mais la quiétude du salon de thé est trompeuse. Fort courtoisement, vous reprendrez bien un toast, Mme Voillat me propose de consulter le dossier de presse de « l'affaire Camus ». Ah, c'est Beyrouth! C'est Sarajevo! Tout y est! Aussi bien chez Mme Voillat que sur le site propre de Renaud Camus sur lequel elle me balance, voilà tous les articles consacrés à « l'Affaire ». Les publiés, les non-publiés, les semi-publiés, avec texte intégral en italiques - évidemment, Le Monde a refusé un article de Renaud Camus, cliquez ici.
Voilà la chronologie d'une interminable guérilla entre un écrivain-graphomane-internaute et les médias du système. Guérilla dans laquelle Internet est à la fois acteur et média. Sur le site de Renaud Camus, on peut ainsi suivre en léger différé l'échange de correspondance entre l'auteur et Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur. Vous avez raté ça? Premier épisode: dans un éditorial rédigé sur l'édition électronique du Nouvel Observateur, Jean Daniel propose une tribune libre à Renaud Camus. Lequel -- deuxième épisode -- répond en demandant le nombre de signes exigés. « 2 500 signes », rétorque le journal. Camus envoie son texte, 2 500 signes, pas un de plus. Et le texte paraît tronqué, notamment d'un passage où Camus se plaint que 2 500 signes, c'est trop court. Chacune de ces étapes donne lieu à une balise dans son site, cliquez ici. Dérisoires péripéties sans doute, déversoir peut-être mais comment dire?
Déversoir nécessaire. Pour les citoyens intéressés et qui ont le temps, il est salubre d'avoir ainsi accès aux coulisses, à l'intégralité des mille textes, cris, appels, découvertes, hypothèses, refoulés par le système, ne serait-ce que pour se convaincre qu'ils le sont le plus souvent parce que dénués d'intérêt ou de fondement. Là oui, Internet peut jouer un rôle irremplaçable.
Faut-il réglementer Parialand, ou bien laisser les parias pousser, tout leur saoul, de longs cris anonymes? Je repense au dossier Oradour, cette longue chose visqueuse que je n'ai pas voulu lire, postée depuis une boîte postale de Chicago! Je repense à Renaud Camus. Autoriser? Interdire? Faut-il continuer de persécuter les parias, jusque dans leur refuge virtuel? Dire quelque chose sur Internet, est-ce le dire en public? Maudit Internet, qui nous oblige à tout redéfinir : la liberté, les droits de l'homme, et le reste!

Daniel Schneidermann
Le Monde, mardi 29 août 2000, p. 11.


Note de l'aaargh: M. Pifpaf semble croire qu'il serait possible, à lui et à ses impudents congénères, de "règlementer" Internet. Il ferait mieux de se concentrer sur "la liberté, les droits de l'homme, et le reste!". Lui, il en cause en dilettante. Nous, on les pratique chaque jour, à notre corps défendant.
On remarquera que, salarié par Le Monde pour "explorer" le web, M. Pifpaf a trouvé qu'il faudrait "des heures" pour explorer l'AAARGH; il a choisi de ne pas faire son travail parce que c'était trop long pour lui. M. Pifpaf n'est pas un "explorateur consciencieux", c'est un rigolo.
Nous n'avions, évidemment, pas sollicité cette publicité. Nous savons que Le Monde, ou tout autre journal français est dans l'incapacité absolue de simplement dire ce qui se trouve sur un site comme l'AAARGH, puisqu'ils ne peuvent même pas le nommer! Sans parler de leurs jugemente, dont nous nous fichons éperdument. Mais les faits: ils ne peuvent pas les regarder en face. Qu'on nous montre un journaliste qui échapperait un tant soit peu à cette alternative: lâche ou couillon? M. Pifpaf fait partie des premiers: il ne peut pas lire, il ne veut pas lire, il ne sais pas quoi dire, il ne sait pas s'il faut persécuter ou non, il ne sait rien, il n'a rien dans le ventre, il est creux et vide, sans moëlle, ectoplasmique, comme ces épouvantails déplumés, abandonnés après la récolte, aux vents froids et capricieux de l'hiver.

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Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


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