Je me refuse pour ma part à me
laisser condamner au silence entre le débat sans issue
qu'on nous a proposé devant les juges et celui qu'on nous
refuse devant l'opinion.
Le Mensonge d'Ulysse, p. 246
Rassinier, c'est l'épine
au pied des mythographes : voilà un homme, pacifiste
engagé et militant, qui fait taire ses principes pour entrer
dans la résistance, est arrêté, torturé,
déporté et rentre en France après la guerre,
invalide à 100 %? Évidemment, ça fait
mal à notre petit Vidal-Naquet (pour en prendre un au hasard),
petit juif de quatorze ans qui assiste indifférent à
la déportation de ses parents (qui n'étaient pas
des résistants, eux, bien que n'étant pas non plus
pacifistes) et se transforme quarante plus tard en donneur de
leçons (je connais ces détails sur Vidal-Naquet
parce que j'ai lu ses Mémoires --sans rire, c'est
vrai, il a écrit des mémoires où il raconte
tout ça). La morale chrétienne (après tout,
c'est la meilleure qu'on connaisse avec la morale bouddhiste,
qui n'a pas tellement cours là où je me place) réprouve
les jugements téméraires et nous nous tairons donc
pudiquement sur la valeur respective de Rassinier, "un petit
homme", et de Vidal-Naquet, un grand juif. Une fois de plus,
le lecteur jugera lui-même.
Paul Rassinier, on le sait, a joué un rôle déterminant dans l'élaboration de ce que l'on appelle le « révisionnisme » et que les illettrés appellent le "négationnisme". (C'est, en vérité, un compliment. Rappelons que la négation, dans les philosophies dialectiques, est l'essence même du progrès humain et historique : c'est la négation de la thèse, dite antithèse, qui mène à la synthèse, qui, niée à son tour, provoque une nouvelle antithèse suivie d'une nouvelle synthèse. 80 % des Français passent leur bac aujourd'hui et connaissent donc ce ba-ba de la philosophie hégéliano-marxiste.)
Nous avons pensé que tous ceux qui s'intéressaient à ces questions pouvaient souhaiter juger sur pièces et nous avons donc ouvert cette "archive Rassinier" qui a pour vocation de rassembler tous les textes écrits et publiés par Paul Rassinier, sans que cela implique, évidemment, que nous ayons à les approuver dans chacune de leurs phrases. Cette archive est très loin d'être déjà remplie, mais nous y travaillons. Nous n'avons pas d'idoles et nous acceptons tout à fait que l'on critique Rassinier. Si nous avions été son contemporain, nous aurions sans doute eu mille occasions de le faire. Mais, disparu en 1967, il appartient désormais à l'histoire.
Deux livres et de nombreux articles sont récemment parus qui témoignent de la haine avec laquelle des gens qui n'ont rien vécu de la période de la guerre s'arrogent le droit de porter des jugements sur Rassinier. Nous allons donc parler de ces publications qui nous visent indirectement et qui croient naïvement détruire le révisionnisme par la preuve que Rassinier ne serait pas un saint du calendrier !
Un seul mot pour conclure: nous avons lu Rassinier et l'avons trouvé intéressant. Mais nous pensons par nous-mêmes et nous invitons les lecteurs à faire de même.
En 1996, paraît un premier livre, Comment l'idée vint à M. Rassinier, préfacé par le spécialiste de l'antiquité juive et de la préface à cachet, Vidal-Naquet, nous vous proposons trois comptes-rendus: deux articles du Monde (16 février 1996 et 7 juillet 1996,) assortis des commentaires de l'AAARGH, l'autre du révisionniste Roques (17K). Il convient d'y ajouter, pour mémoire, un texte signé Jacques Dupont et publié dans le recueil des textes de Faurisson, à la date du 20 février 1996, et qui « réalise une prouesse » : il ignore totalement l'oeuvre et les découvertes de Rassinier et s'étend complaisamment sur celle de l'auteur et de quelques autres de ses amis pour reprocher à Brayard de les ignorer... Au pays des aveugles, les aveugles de naissance sont rois ?
Fresco est une personne
bien connue du demi-monde parisien, qui lui prête d'innombrables
aventures, à défaut de pouvoir lui imputer une quelconque
oeuvre scientifique. Amie proche de Serge Thion, elle est bouleversée
de découvrir en 1979 qu'il pense que les chambres à
gaz sont un objet d'histoire comme la monarchie cambodgienne ou
le racisme en Afrique du Sud. Elle comprend alors qu'il est « antisémite »,
ce qui est un crime contre l'humanité, et décide
d'employer le reste de sa vie non pas à prouver l'existence
des chambres à gaz mais à fabriquer des antisémites.
Son trajet atteint un apogée en janvier 1999, date de la
parution de son mode d'emploi sans pareil, Fabrication d'un
antisémite, Paris, Le Seuil, 1999, 756 pages. C'est
en vente libre et nous nous le sommes donc procuré sans
tarder. Nous n'avons pas encore fini de le lire, c'est pourquoi
nous ne pouvons encore vous en proposer de compte rendu -- ce
qui est visiblement un phénomène général;
les quelques articles consacrés à ce manuel tant
attendu ne font rien d'autre que de signaler sa parution. Pour
mémoire, nous vous les proposons, en attendant notre analyse
de l'oeuvre. Comme la taille de l'ouvrage nous interdit de le
mettre sur notre site nous avons choisi parmi la longue bibliographie
de l'auteur qui ne compte pas moins de cinq articles, quatre textes
représentatifs de sa méthode :
Le dossier de presse du livre (hiver 1999)
La presse, de droite comme de gauche, selon la formule consacrée, a rendu compte du livre de Fresco par tout un tas de petits articles qui ont un point commun: la gêne que tout lecteur, même le plus exterminationniste, ressent devant cet ouvrage d'un auteur qualifié par tous d'« historienne ». Il suffit de retrouver le sens des mots et des termes pour rectifier l'erreur et voir de quoi il s'agit en réalité : Nadine Fresco est licenciée en histoire et chargée de recherche au CNRS; elle collabore à une revue nommée Le Genre humain dont aucun historien n'a jamais entendu parler. Elle n'est ni agrégée d'histoire, ni docteur en histoire, ni docteur ès-lettres mention histoire; elle n'a jamais enseigné l'histoire et n'a jamais appartenu à la faculté d'histoire de quelque université que ce soit. L'amitié avec Georges Duby qu'on lui prête dans certains milieux semble être son seul rapport avec le milieu des historiens. La qualité d'historienne que lui reconnaît Vidal-Naquet émane d'un personnage dont le statut d'historien, bien qu'officiel au début de sa carrière, est devenu de plus en plus douteux avec les années: voici un spécialiste de l'antiquité juive qui ne publie rien dans ce domaine depuis vingt ans; (sa contribution antérieure était d'ailleurs bien modeste). Son véritable métier depuis le début de l'affaire révisionniste en 1979, est celui de gardien de mémoire et préfacier à cachet; il n'a jamais été professeur d'université et sa réputation dans les milieux historiens n'est pas des plus flatteuses.
Les travaux de Nadine Fresco ne la classent pas davantage dans la profession d'historienne que ses titres académiques: elle a publié, à notre connaissance, cinq titres, dont deux articles des Temps modernes, un dans Le Monde, un article Rassinier dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier de Jean Maitron, édition de 1991, et l'actuel chef d'oeuvre. Si on compare cette bibliographie ridicule pour une femme de cinquante ans à celle d'un Philippe Ariès, qui était aussi un autodidacte de l'histoire, n'étant ni agrégé ni docteur, on rougit de colère ou l'on éclate de rire (suivant le respect que l'on accorde à la notion de mérite personnel et le mépris que l'on a pour les innombrables parasites qui constituent le demi-monde intellectuel parisien) et on remet la dame Fresco à sa place: une parmi les centaines de « chargés » (ou « directeurs ») de recherche du CNRS et de la Maison des sciences de l'homme recrutés sans titre sur intervention de relations bien placées (ce qui ne veut pas dire que tous soient dans ce cas-là; il y a d'excellents chercheurs au CNRS). Rappelons que Fresco était la nièce de Manès Sperber...
Une fois Nadine Fresco déchue de sa revendication académique, son ouvrage devient transparent et il suffit de s'en tenir au titre: elle cherche à fabriquer un antisémite et à cette fin elle gribouille plus de sept cents pages que ses zélateurs trouvent ratées. Nous l'avons classée une fois pour toutes dans le genre littéraire Pourquoi qu'lez ôtes y m'aiment pas.
Un fragment (en anglais)
qui casse du sucre sur le dos de Rassinier, tiré du livre
contre les révisionniste de Poor Old Debbie, alias Deborah Lipstad, une sorte de Fresco américaine qui a été contrainte à l'affrontement, à Londres, par David Irving, qui s'estime diffamé par son livre. Le procès qil lui a fait (et qu'il perdu) à donner lieu à un déploiement d'artillerie creuse dont nous avons abondamment rendu compte (premier trimestre 2000).
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