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Conseils de révision


Actualités de septembre 2001

En ce premier anniversaire de l'intifada al-Aqsa, nous saluons l'héroïsme sans faille de nos amis Palestiniens et nous les remercions, au nom de l'humanité, de résister, résister, résister.

 

I was driving home when it suddenly hit me. The Old and New Testaments had
just collided. The rabbi's dad had taught him about an eye for an eye - or
20 homes for a stone, in this case - whereas my dad had taught me about
turning the other cheek. Judaism and Christianity had collided. So was it
any surprise that Judaism and Islam were colliding?

R. Fisk, The Independent, 29 août 2001

«Whoever crosses the borders, and speaks for equality of a Jew and Gentile in the Holy Land, finds himself in the wilderness. His voice will be silenced, maybe for good.»

Israel Shamir, journaliste israélien

«But the implication is clear, and I don't hesitate to say it: this [Binjamin Wilkomirski] affair is a clear sign that something has gone awry in the way we are remembering the Holocaust and dealing with its aftermath.»

Calev Ben-David, The Jerusalem Post, August 1, 2001

«Nor are our own people immune to the rot of revisionism. The most elemental events of Jewish history have been denied by even by some Jewish religious leaders, several of whom have famously gone on record rejecting the historicity of the Exodus, the revelation at Sinai and the conquest of the Land of Israel at the time of Joshua.»

Rabbin Avi Shafran, Jewish World Review, 27 juillet 2001,

<http://www.jewishworldreview.com/avi/shafran.html>

 

DUR BAN

Depuis plusieurs mois, nous suivons avec attention les préparatifs de la conférence sur le racisme, organisée par le Haut commissariat des nations unies aux droits de l'homme: les pays du tiers monde s'y opposent âprement aux nantis et veulent à tout prix débattre, lors de la conférence, de deux tabous: faire reconnaître (comme l'ONU l'a affirmé pendant vingt ans) que le sionisme est une forme de racisme et faire admettre par les puissnces européennes ou issues de l'Europe qu'elles ont ignoblement exploité et ruiné le tiers monde et qu'elles doivent maintenant réparer, comme les Israélo-Américains obligent l'Europe à payer pour la persécution des juifs. Fous de rage, Israël et les Etats-Unis se répandent en imprécations délirantes pour faire taire les rebelles, qui ne veulent rien entendre. Le mois dernier, nous en étions à l'ouverture d'une conférence préparatoire inopinée, accompagnée d'une activité diplomatique débridée des Américains, qui nous faisait bien rigoler étant donné leurs brillants succès dans ce domaine. Et la réunion de la dernière chance s'est close sur un échec israélo-américain complet: le Tiers Monde maintient ses deux exigences.

Puis volte-face apparente: un porte-parole du gouvernement sud-africain, pays hôte de la conférence, déclare que finalement, l'expression "le sionisme est un racisme" a été supprimée (Haaretz , 14 août 2001).

Et voilà, à l'heure où nous finissons ces actualités, la conférence est ouverte et c'est la catastrophe pour les Israélo-Américains et leurs affidés canadiens (des gratinés, ceux-là): les pro-palestiniens sont déchaînés à Durban, ils distribuent des maillots où les svastikas recouvrent par transparence les étoiles de David, ils multiplient les déclarations impitoyables. Résultat, les délégations d'ONG juives mettent les voiles, complètement affolées de ne pas être les seules armées comme à leur habitude, entraînant dans leur sillage les malheureux Américains et Canadiens qui n'ont pas encore appris à désobéir à leurs maîtres juifs. Very funny. Nous avons l'allocution de Hanan Ashraoui, porte-parole de l'autorité palestinienne (nous vous conseillons la lecture de ce beau texte très complet, exposé parfait du rapport entre sionisme et racisme et de la situation de la Palestine depuis cinquante ans; texte français et texte anglais) et un article du Monde du 31 août 2001. Arafat est arrivé, très à l'aise. Kofi Annan, dans son discours d'ouverture, a déclaré au monde qu'il n'était pas question d'oublier que les juifs avaient beaucoup souffert mais que ce n'était pas une raison pour que les Paloestiniens subissent continuellement l'horreur et la désolation.

C'est un triomphe: aucun pays riche n'est représenté, tous les pays pauvres, ex-colonies ou colonies actuelles, sont là: on sait maintenant qui veut se battre contre le racisme et la discrimination...

 

LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES (suite)

 

Une nouvelle affaire de négationnisme secoue l'université Lyon-III

Un mandat, non payé, a été émis au profit d'une association suspecte

Le président de l'université Jean-Moulin (Lyon-III) a été entendu, vendredi 13 juillet, par la commission enseignement supérieur du conseil régional de Rhône-Alpes. Il s'est expliqué sur un mandat, non payé, émis par cet établissement au profit d'une association accusée de propager des idées négationnistes.
LYON de notre correspondante
Gilles Guyot, président de l'université Jean-Moulin (Lyon-III), a été auditionné, vendredi 13 juillet, par la commission enseignement supérieur-recherche du conseil régional de Rhône-Alpes. Il devait s'expliquer sur les irrégularités de gestion relevées par la chambre régionale des comptes, qui soulèvent une nouvelle fois la question de l'infiltration des thèses négationnistes et de l'extrême droite dans cet établissement.
Les conseillers régionaux souhaitaient entendre M. Guyot sur les observations du commissaire du gouvernement près de la chambre régionale des comptes, transmises le 5 avril au parquet de Lyon.
Selon ce document, les "services de la présidence de l'université ont émis, le 11 décembre 2000, un mandat d'un montant de 29.733,11 francs, auquel était jointe une facture d'un imprimeur portant la seule mention "impression et façonnage d'un ouvrage de 228 pages en 250 exemplaires"" au profit de la Société d'études indo-européennes.
Cette association indépendante de l'université, dirigée par Jean-Paul Allard, un enseignant germaniste, a été créée en 1999 par les responsables de l'Institut d'études indo-européennes, (IEIE), un pseudo-centre de recherche qui développait des thèses négationnistes [LESQUELLES? LESQUELLES? ON VOUDRAIT SAVOIR...] et qui s'était auto-dissous en 1998 à la suite d'une enquête diligentée par le ministère de l'éducation nationale.
Le comptable de l'université estimant la mention trop vague avait refusé de payer cette dépense. Le mandat lui avait alors été présenté une seconde fois, appuyé d'un certificat administratif rédigé par le secrétaire général de l'université, par délégation du président précisant le motif de la dépense: "Impression et façonnage d'ouvrages destinés à être remis en cadeau aux personnalités et partenaires en visite à l'université." L'agent comptable avait alors demandé une photocopie de la couverture de l'ouvrage et découvert qu'il s'agissait de la Revue d'études indo-européennes, éditée pour le compte de la Société internationale des études indo-européennes.
Estimant que l'université n'avait pas à régler une dépense pour le compte d'une société privée, le comptable avait refusé de payer. Dans ses conclusions, la chambre régionale des comptes estime que, "si la vigilance du comptable a permis d'éviter un paiement indu, il y a bien eu volonté délibérée de faire régler cette dépense par l'université en lieu et place de la Société internationale des études indo-européennes". Interpellé par un collectif d'étudiants, le président de l'université avait expliqué que son secrétaire général avait commis une maladresse en voulant se débarrasser définitivement du problème de l'IEIE. Il avait avancé que l'université Jean-Moulin disposait d'un reliquat de 60.000 francs provenant des bénéfices des ventes de la Revue d'études indo-européennes et que le secrétaire général avait voulu payer la dette de 30.000 francs due par l'IEIE à un imprimeur.
Cette explication n'a convaincu ni les associations d'étudiants ni les universitaires. Le 5 juillet, les établissements membres du pôle universitaire lyonnais et de la Conférence universitaire Rhône-Alpes (CURA), dans une déclaration solennelle, avaient rappelé que "l'exigence déontologique et éthique doit être scrupuleusement respectée par tous les membres de la communauté universitaire". [on aimerait bien voir ça] Dans un entretien donné au Progrès de Lyon du 11 juillet, Anne-Marie Comparini, présidente (UDF) du conseil régional, explique qu'elle a demandé à ses services de vérifier que les investissements de son assemblée ont "bien porté sur des programmes concernant les étudiants". Roger Fougères, président de la commission enseignement supérieur-recherche de la région, estime, quant à lui, dans Lyon Capitale paru le 11 juillet, qu'il est temps de "vider l'abcès".
Sophie Landrin
Le Monde, 14.07.01 | 16h42
<http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--207872-,00.html>

HORREURS BORÉALES

Ledande fransk tidning bekräftar gaskammar bedrägeriet i Auschwitz
(bref extrait)
En seger för revisionismen
Den här artiken i en ledande fransk tidning, är en stor seger för förintelserevisionismen. På en avgörande punkt, så
medger L'Express att revisionister haft rätt hela tiden. En avgörande punkt som för övrigt flera revisionister blivit
bötfällda för. Dr. Robert Faurisson, en av Europas ledande revisionister, dömdes till dryga böter för att han upprepat
detta faktum vid flera tillfällen under en rättegång i Frankrike. (kommer den franska regringen att åtala L'Express och
journalisten Conan för deras revisionistiska åsikter?)
I maj 1992, ålade en tysk domstol David Irving böter på 10,000 D-mark för att han offentligt sagt vad L'Express nu
öppet skriver. (För mer info se "Irving Fined $6,000 in German 'Gas Chamber' Trial," IHR Nyhetsbrev, Juli-Aug. 1992,
sidorna. 3-4.) Rätten dömde den brittiska historikern på grund av att han, på ett möte i München i april 1990, sa att
konstruktionen i Auschwitz, som under årtionden visats upp som gaskammare för turister, var en fånig rekonstruktion,
precis som den i Dachau. Irving dömdes för att han hade besudlat de döda", ett brott som i Tyskland som endast
berör judiska offer. Under rättegången vägrade domaren att överväga något av bevisen som Irvings advokat lade
fram. Detta inkluderade även en önskan att låta Dr. Franciszek Piper, verksam vid Auschwitz museet, att vittna i
målet.

Voir le texte complet sur: <http://www.levandehistoria.com/new/auschwitz3.html>

LEURRES

Les idiots bénins du Réseau Voltaire continuent d'enfoncer des portes ouvertes. Ils viennent de découvrir que les Amères loques ont truffé l'Europe, à partir de 1945, de réseaux de pouvoir secrets, genre Gladio, et ils présentent leurs "trouvailles", ces petits présomptueux, dans leur bulletin paroissial. On notera ce petit paragraphe, dont ils ne tirent évidemment aucune conséquence:

«Retracer la formation et l'histoire du plus secret des services secrets n'offre pas seulement un intérêt rétrospectif pour la face cachée de la politique occidentale depuis 1947. Ce service, dont l'existence n'a été reconnue que pour affirmer qu'il appartenait au passé, ne serait-il pas toujours actif ? Alors qu'il était censé n'avoir jamais existé, il a officiellement été dissous trois fois : d'abord en 1952, puis en 1973, enfin en 1990. Et, s'il est toujours actif, manipulant en sous-main les institutions publiques, les démocraties occidentales ne sont-elles que des leurres ?»
Note d'information du Réseau Voltaire numéro 229-230, 20/08/01

L'AFFICHE QUI S'EN FICHE

Trois adresses signalées par Ingrid Rimland :

<http://news.excite.com/photo/img/ap/germany/holocaust/memorial/20010717/ber

110?r=/photo/ap/010717/16/germany-holocaust-memorial>

<http://www.holocaust-denkmal-berlin.de/index.php>

<http://news.excite.com/news/ap/010717/16/germany-holocaust-memorial>

Vous verrez la photographie d'un idyllique paysage allemand avec l'inscription: "Den Holocaust hat es nie gegeben" (il n'y a jamais eu d'holocauste). A partir de demain, 19 juillet 2001, cette photo a été exposée au centre de Berlin sous la forme d'un poster géant. Des cartes illustrées de cette même photo seront diffusées en grand nombre. Il s'agit d'une "campagne provocatrice" destinée à collecter des dons pour l'édification du musée berlinois de l'Holocauste, qui ouvrira ses portes le 27 avril 2004, le fameux Mahnmal, terme qu'on pourrait rendre par "souvenoir". Il y est dit que bien des gens pensent que l'"Holocauste" n'a jamais existé et que le nombre de ces gens-là risque de s'accroître à l'avenir...

Quelques détails:

-- il s'agit de la distribution gratuite de 500.000 cartes postales;

-- cet effort publicitaire fait suite, dit-on, à une augmentation importante de la criminalité de l'extrême droite l'année dernière;

-- l'Etat allemand s'est engagé à fournir les fonds nécessaires à la construction de ce mémorial qui s'élèvent à 22 millions de dollars, mais les organisateurs tiennent à convaincre chaque Allemand qu'il doit économiser sur les saucisses pour participer avec son propre argent;

-- L'un des organisateurs va rencontrer des membres de l'ambassade d'Israël à Berlin pour mettre au point un moyen d'éviter que les touristes juifs soient choqués par de telles affiches;

-- les noms des six millions de juifs tués sous le régime "nazi" devraient être mentionnés dans ce mémorial;

-- la construction du monument devrait commencer cet été et la collecte des fonds se fera jusqu'à l'achèvement des travaux qui devrait avoir lieu le 27 janvier 2004, jour du 59ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

"Den Holocaust hat es nicht gegeben"
Seit Donnerstag, den 19.7.2001 wirbt der Förderkreis zur Errichtung eines Denkmals für die ermordeten Juden Europas e.V. mit einem Plakat um private Spenden für das Mahnmal. Das Plakat zeigt eine Berglandschaft und trägt den in Anführungszeichen gesetzten Satz: "Den Holocaust hat es nie gegeben"
Das Thema ist mittleweile in aller Munde und wird von fast allen Medien mit großer Aufmerksamkeit bedacht.
mehr über die Kampagne und die entstandene Kontroverse unter:
<http://www.shoa.de/news/010722.html>
Shoa.de - Sondernewsletter 7.1. - Juli 2001

Signalons que l'auteur de l'affiche, qui se fait appeler Lea Rosh ne s'appelle pas du tout Lea et qu'elle se donne par ce moyen l'apparence d'une identité juive dont elle est par ailleurs entièrement dépourvue. Maintenant voyons les commentaire d'un Kommissar offiziell de la Neo-Gestapo:

Letter to the editor, Frankfurter Allgemeine Zeitung, August 10, 2001, No. 184

Dangers emanating from a billboard.

A contribution to the discussion about the public display of the phrase "the holocaust never happened":
Until now it has been the political dimension of the discussion surrounding the billboard campaign initiated by Lea Rosh that has been emphasized, for example in the letter from Salomon Korn published in the August 2 edition of FAZ [Frankfurter Allgemeine Zeitung], to which there is nothing more to add. From my perspective as a prosecuting attorney, however, it seems imperative to address some of the juridical aspects of the debate, in particular the deterrent effect of criminal law. There is indeed a danger that the billboard campaign currently being conducted throughout Germany could damage one of the barriers against incitement [Volksverhetzung] that the criminal justice authorities have carefully erected over a period of years.
According to paragraph 130, section 3 of the criminal code, any denial or trivialization of the destruction [Vernichtung] of the Jews by the National Socialist regime, or any corresponding actions which are in principle capable of poisoning the political climate in Germany over a sustained period of time/significantly [in this context nachhaltig could mean either] is a criminal offense punishable -- due to the perceived gravity of such acts -- by a sentence of up to five years. Through their rigorous prosecution of such acts over a period of years, prosecutors and courts in Germany have in practice largely succeeded in preventing people from denying or trivializing in public the historical fact [Vorgang] of the destruction of the Jews. They have also succeeded in firmly anchoring the criminal nature of such activities in the consciousness of the broader public, and have built up corresponding barriers which serve to inhibit potential culprits.
t is true that a critical and careful observer of the billboard "the Holocaust never happened" will not fail to notice the motives underlying the use of the passage and its intended aim. However, the danger exists that the casual passer-by could misinterpret the statement on the billboard. One could easily get the impression that the so-called "Auschwitz-Lüge" [the Auschwitz Lie] is once again being tolerated or acquiesced in. In this connection one should not neglect to mention that radical right wingers, potential radical right wingers, or those inclined to commit antisemitic acts are predominantly juveniles, who are ignorant of history and tend to think in crude, one-dimensional categories [zu einer differenzierten Betrachtungsweise nicht in der Lage, literally: largely incapable of perceiving subtle distinctions]. Consequently, such people will take the statement at its face value. This group of people understands neither ironic style nor the use of "scare quotes". There is a danger that in future trials, certain defendants could even cite the billboard passage in their defense. I find it depressing to think that the successful efforts of the criminal justice authorities in fighting antisemitism could suffer such a setback, and that, in certain groups of the population, the inhibitions that currently exist could disappear. Furthermore, against the backdrop of the use of the "Holocaust" as a means of advertising, there is a danger that the previous criticism of the legitimacy of criminalizing the denial of the Holocaust itself could receive a new lease on life. Those tending toward antisemitic and radical right-wing politics could once again begin thinking of new ways to initiate a discussion -- in a coded form -- about the extent of the destruction of the Jews under the National Socialist regime
Hildegard Becker-Toussaint, Prosecuting Attorney's Office
Superior Court, Frankfurt am Main
Traduit en anglais par Richard Mitten, <[email protected]>

L'affiche a été retirée vite fait.

BIG MAC

L'affaire McDonald continue. Depuis son témoignage au procès Irving en février 2000, le harcèlement de Kevin McDonald n'a plus jamais cessé. Quand ce ne sont pas les uns qui l'attaquent sur un point, ce sont les autres qui l'attaquent sur un autre. C'est classique. ils commencent à dire maintenant que son doctorat, on se se demande comment il l'a obtenu. La victime garde un sang-froid remarquable.

This is my reply to Tooby.
<http://www.csulb.edu/~kmacd/tooby.html>
Kevin MacDonald
Editor, POPULATION AND ENVIRONMENT
Department of Psychology
California State University-Long Beach
Long Beach, CA 90840-0901
562 985-8183; fax: 562 985-8004
webpage: <http://www.csulb.edu/~kmacd/>

CLAC

L'appel de l'historien révisionniste britannique David Irving rejeté

Londres, 20 juil (AFP) -- La Haute Cour de Londres a rejeté vendredi l'appel de l'historien révisionniste britannique David Irving, qui avait été débouté en première instance de poursuites en diffamation engagées après la publication d'un ouvrage le qualifiant de "négationniste".
Irving, 63 ans, risque maintenant de faire l'objet d'une procédure de mise en faillite s'il ne paie pas dans les 21 jours une première somme de 150.000 livres (240.000 euros) au titre des frais de justice. Ces frais pourraient atteindre 2,4 millions de livres (3,84 millions d'euros) au total.
Au printemps dernier, M. Irving avait engagé des poursuites contre l'historienne américaine Deborah Lipstadt, qui l'avait accusé de nier l'Holocauste dans un livre paru en 1994.
Le 11 avril 2000, l'historien britannique avait été débouté au terme du premier procès du révisionnisme jamais mené en Grande-Bretagne, où le négationnisme ne constitue pas un délit.
La Haute Cour de Londres avait alors confirmé les accusations de Mme Lipstadt, affirmant que le biographe de Josef Goebbels, chef de la propagande nazie, était "négationniste", "antisémite" et "raciste".
David Irving, 63 ans, avait fait appel, estimant que ce jugement était "déplacé et injuste".
M. Irving n'était pas présent vendredi matin lors de l'annonce du rejet de son appel. Selon son avocat, l'historien assurait à ce moment la promotion de son nouveau livre sur l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill.
Les juges d'appel ont à leur tour approuvé le précédent jugement, selon lequel Irving "peut être décrit comme un négationniste".
Lors du premier procès, les critiques avaient notamment porté sur son livre "La guerre d'Hitler", paru en 1977 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. L'historien y affirmait que le dictateur nazi avait été tenu dans l'ignorance du massacre de Juifs jusqu'en 1943.

NOTRE ALLIÉ

Notre ami Alexander Cockburn se souvient, lui aussi, d'Israël Shahak.

July 13, 2001
Remembering Israel Shahak
Whenever people start complaining about the scandalously biased press coverage of Israel's conduct towards Palestinians, by way of cheering them up, I remind them that 20 years ago the coverage was even worse.
Back then, remember, reviewers gave a respectful welcome to Joan Peters' book From Times Immemorial, which purported to argue that Palestinians had no claims on the land of Canaan, and that they had snuck into Israel from Saudi Arabia in comparatively recent times. The New York Times lavished praise on this nonsense which was duly exposed as fraudulent from start to finish. Back then, newspapers gave similarly polite coverage to prime minister Golda Meir's pronouncement that there were no such people as Palestinians. To write, as I often did, about Palestinians' just claims, as represented by the PLO, was to invite torrents of abuse. In New York particularly it was virtually impossible to have a rational political discussion on the topic.
If today the coverage is fractionally more honest, credit should go in part to a quirky, cantankerous professor of organic chemistry, born in a cultivated Jewish family in Warsaw, who died last week in his apartment in Jerusalem, his body worn out at the early age of 68, thanks in no small measure to the two years he spent as a boy in the German concentration camp at Bergen Belsen.
Year after year those on Shahak's mailing list would get, every few weeks, a package containing six or so single-space typewritten foolscap pages of his translations from the Hebrew-language press in Israel, studded with his own acerbic and often eruditely amusing comments. Each package would usually address a theme, such as housing demolitions of Palestinians by the Israelis, or corruption in the IDF and Mossad.
To read them was not only to learn facts entirely inaccessible in any English-language publication, but also to realize that in Hebrew-language newspapers such as Ha'aretz and Yediot Ahronot there were honorable reporters and editors without any qualms about writing and publishing material extraordinarily discreditable to Israel's "official truths," as diligently recycled by the western press corps in Jerusalem and Tel Aviv. Of course, these journalists could have hired translators or even learned Hebrew, but they didn't. They relied on the Jerusalem Post which, precisely because it was accessible in English, was wholly dedicated to "official truths."
I first met Shahak in 1980 in New York. I'd been reading his communiqués and conveying their import as best I could to an American audience, and wasn't quite sure what sort of person this tireless translator and erudite footnoter would turn out to be.
He was on the short side and looked older than the 47 years he carried at that time. With accented English, he leapt from the travails of Palestinian farmers to learned exposition of the famous affair of Sabbatai Sevi, the mystical Messiah who transfixed seventeenth-century Jewry. In our very first conversation he drew a line between the credulity of Sevi's followers and the Gush Emunim or "block of the faithful" who organized settlers on the West Bank.
He was a singular man, an original. His loathing of hypocrisy rendered social democracy unappetizing to him. Politically he always seemed to me to be a nineteenth-century liberal in the best sense of the term. He was above all a rationalist, who had reviewed the evidence for God's existence at the age of 13 and found it wanting. This was a year after he had been freed from Bergen Belsen and was deciding to migrate to the Palestine of the British Mandate. Just over 20 years later, after the Six Day war he took an unsparing look at Israel's brutal treatment of Palestinians and decided that Israel was not a democracy and that the system of racist oppression bore many elements that were reminiscent of Nazism. "Nazi-like" was a much used epithet in Shahak's notations, and it incensed many. In 1968 he began, as he put it, "to act."
Back at the start of the 1980s the image of Israel as a rational exercise in social democracy flourished mightily and thus it was all the more startling to hear Shahak's expositions of the racist, mystical strains in Israel's religio-political culture.
"This mysticism," he told me, "is extremely dangerous. If you accept religiously the validity of 16th and 17th century mysticism, then you have the basis for their conclusions. It has parallels to Christian fundamentalism. If you accept the idea that Jonathan Edwards was right in the 17th century, many things that Jerry Falwell says now follow. In normal Judaism the messiah will redeem Israel; the Jewish people will conquer the land of Israel, build the temple and that is all. There will be a Jewish state and the world will go on as before. In Jewish mysticism the coming of the messiah is a cosmic event. The messiah redeems the fall of Adam and Eve. The world is full of the power of Satan -- I don't have to give you the parallels -- and Satan prevents cosmic salvation. It will be the messiah, with the help of mystic contemplation of right-thinking Jews, who will redeem the whole world. No sacrifice is too great to achieve this goal." He paused. "The right-wing religious fanatics compose the most dangerous group, socially and politically, that has existed in the entire history of Israel."
Looking back at my record of that first session with Shahak, I see that our conversation started with a typical Shahakian comparison: "It would be a good thing, I think, for Americans to ask themselves once a year whether the USA was a democracy before 1865; that is, before the constitutional abolition of slavery. The situation of the state of Israel and of the territories occupied by it is quite analogous. Just as the situation of the occupied territories resembles that of the pre-1865 South, so the situation inside the state of Israel resembles that of many states of the USA some 50 or 60 years ago when racism was popular, and when the really influential Ku Klux Klan made and unmade politicians, just as Gush Emunim now does in Israel."
Shahak was full of unexpected learning. He delighted in ironies. Though they had virtually no imperial tradition, the Danes, he told me, had imposed in their tiny colony of St. Croix one of the most ferocious labor codes in history. A moment later he was discoursing on a strange international tribunal of judges that toured through the Congo in full ceremonial judicial regalia in the early twentieth century, interviewing people about the horrors of their subjugation by King Leopold. Then he embarked on a discourse on Jewish jokes, a topic on which he claimed to be a great authority. We agreed that I should come to Israel and he would show me around, outlining his views on Jewish jokes as he did so. Alas, I never found time to take him up on the offer.
What effects did Shahak's unsparing explications of the situation in Israel have on public opinion? I would say, over the years, that he exercised great influence, ripples from his bulletins and, later, from his books, spreading slowly, often imperceptibly out through the pond. He didn't always get things right. For years he prophesied a war between Israel and Syria that never came. He could be volcanic in his disputes. He was a great man, a great conscience, because he understood not only the broad outlines and historical origins of systems of oppression and racism, he understood the sting of these oppressions and racisms in all their pettiest details, like a military bureaucrat in the Territories bullying a Palestinian tomato farmer because his permit for sale was torn.
"Here is a practical proposal to you," he said to me at the end of our first meeting. "Discuss the basic facts of the oppression of the Palestinians by Israel as much as you can, going right down to the basics of everyday racism. Point out the obvious contradiction between what the majority of American Jews demand for themselves in the USA and what they defend in Israel. Do not be intimidated in the struggle against racism and for human dignity, equality and freedom by any demagoguery about peace and democracy, if they are used in the cause of discrimination, and perhaps the words of the prophet (Amos, 5.15) will come true. 'Hate the evil and love the good and establish judgment in the gate, it may be that the Lord God of hosts will be gracious to the remnant of Joseph.'"
Alexander Cockburn
<http://www.antiwar.com/cockburn/c071301.html>

Ci-dessous, un autre article à la mémoire de Shahak par un autre "grand" éditorialiste de la presse que l'on pourrait vaguement dire de gauche aux Etats-Unis. On notera que ces deux éditorialistes vedettes sont de naissance et de culture britannique... Rappelons qu'ils sont l'un comme l'autre totalement inconnus des ignares parisiniens du genre Karmazyn qui veulent donner des leçons à tout le monde.

Israel Shahak, 1933-2001

by Christopher Hitchens
In early June I sat on a panel, in front of a large and mainly Arab audience, with Thomas Friedman of the New York Times. Our hosts, the American-Arab Anti-Discrimination Committee, had asked for a discussion of contrasting images of the Israel-Palestine conflict. The general tempo of the meeting was encouragingly nontribal; there were many criticisms of Arab regimes and societies, and one of our co-panelists, Raghida Dergham, had recently been indicted in her absence by a Lebanese military prosecutor for the offense of sharing a panel discussion with an Israeli. However, it's safe to say that most of those attending were aching for a chance to question Friedman in person. He was accused directly at one point of writing in a lofty and condescending manner about the Palestinian people. To this he replied hotly and eloquently, saying that he had always believed that "the Jewish people will never be at home in Palestine until the Palestinian people are at home there."
That was well said, and I hadn't at the time read his then-most-recent column, so I didn't think to reply. But in that article he wrote that Chairman Arafat, by his endless double-dealing, had emptied the well of international sympathy for his cause. This is a very Times-ish rhetoric, of course. You have to think about it for a second. It suggests that rights, for Palestinians, are not something innate or inalienable. They are, instead, a reward for good behavior, or for getting a good press. It's hard to get more patronizing than that. During the first intifada, in the late 1980s, the Palestinians denied themselves the recourse to arms, mounted a civil resistance, produced voices like Hanan Ashrawi and greatly stirred world opinion. For this they were offered some noncontiguous enclaves within an Israeli-controlled and Israeli-settled condominium. Better than nothing, you might say. But it's the very deal the Israeli settlers reject in their own case, and they do not even live in Israel "proper." (They just have the support of the armed forces of Israel "proper.") So now things are not so nice and many Palestinians have turned violent and even--whatever next?--religious and fanatical. Naughty, naughty. No self-determination for you. And this from those who achieved statehood not by making nice but as a consequence of some very ruthless behavior indeed.
I am writing these lines in memoriam for my dear friend and comrade Dr. Israel Shahak, who died on July 2. His home on Bartenura Street in Jerusalem was a library of information about the human rights of the oppressed. The families of prisoners, the staff of closed and censored publications, the victims of eviction and confiscation--none were ever turned away. I have met influential "civil society" Palestinians alive today who were protected as students when Israel was a professor of chemistry at the Hebrew University; from him they learned never to generalize about Jews. And they respected him not just for his consistent stand against discrimination but also because--he never condescended to them. He detested nationalism and religion and made no secret of his contempt for the grasping Arafat entourage.
But, as he once put it to me, "I will now only meet with Palestinian spokesmen when we are out of the country. I have some severe criticisms to present to them. But I cannot do this while they are living under occupation and I can 'visit' them as a privileged citizen." This apparently small point of ethical etiquette contains almost the whole dimension of what is missing from our present discourse: the element of elementary dignity and genuine mutual recognition.
Shahak's childhood was spent in Nazified Poland, the Warsaw Ghetto and Bergen-Belsen concentration camp; at the end of the war he was the only male left in his family. He reached Palestine before statehood, in 1945. In 1956 he heard David Ben-Gurion make a demagogic speech about the Anglo-French-Israeli attack on Egypt, referring to this dirty war as a campaign for "the kingdom of David and Solomon." That instilled in him the germinal feelings of opposition. By the end of his life, he had produced a scholarly body of work that showed the indissoluble connection between messianic delusions and racial and political ones. He had also, during his chairmanship of the Israeli League for Human and Civil Rights, set a personal example that would be very difficult to emulate.
He had no heroes and no dogmas and no party allegiances. If he admitted to any intellectual model, it would have been Spinoza. For Shahak, the liberation of the Jewish people was an aspect of the Enlightenment, and involved their own self-emancipation from ghetto life and from clerical control, no less than from ancient "Gentile" prejudice. It therefore naturally ensued that Jews should never traffic in superstitions or racial myths; they stood to lose the most from the toleration of such rubbish. And it went almost without saying that there could be no defensible Jewish excuse for denying the human rights of others. He was a brilliant and devoted student of the archeology of Jerusalem and Palestine: I would give anything for a videotape of the conducted tours of the city that he gave me, and of the confrontation in which he vanquished one of the propagandist guides on the heights of Masada. For him, the built and the written record made it plain that Palestine had never been the exclusive possession of any one people, let alone any one "faith."
Only the other day, I read some sanguinary proclamation from the rabbinical commander of the Shas party, Ovadia Yosef, himself much sought after by both Ehud Barak and Ariel Sharon. It was a vulgar demand for the holy extermination of non-Jews; the vilest effusions of Hamas and Islamic Jihad would have been ard-pressed to match it. The man wants a dictatorial theocracy for Jews and helotry or expulsion for the Palestinians, and he sees (as Shahak did in reverse) the connection. This is not a detail; Yosef's government receives an enormous US subsidy, and his intended victims live (and die, every day) under a Pax Americana. Men like Shahak, who force us to face these reponsibilities, are naturally rare. He was never interviewed by the New York Times, and its obituary pages have let pass the death of a great and serious man.
The Nation
http://www.thenation.com/doc.mhtml?i=20010723&s=hitchens

LA BELETTE RETOURNE SA VESTE

Voici ce que déclarait Wiesel en 1994 sans savoir que son opinion serait sans lendemain:

Il faut combattre inlassablement le fanatisme parce qu'il engendre une haine dégradante, inhumaine et contagieuse. Rien de bon, rien de créatif, rien d'utile ne peut naître de la haine. C'est pourquoi nous devons nous en tenir éloignés, la renvoyer, la désarmer, la vaincre avant qu'on ait vu ne serait-ce que l'ombre de son ombre. Comment pouvons-nous y parvenir? En célébrant, chérissant, défendant la liberté d'autrui. Notre avenir moral, culturel et éthique est en jeu.
Reader's Digest | novembre 1994 p. 107
[Elie Wiesel:
Fanaticism must be constantly fought, because it leads to degrading,
dehumaniziing and contagious hatred. Nothing good, nothing creative,
nothing worthy can be born of hatred. Hatred begets hatred. That is why we
must keep
it from our doors, send it away, repel it, disarm it -- vanquish it before
we even see the shadow of its shadow.
How can we do this? By celebrating, cherishing, defending the liberty of
others. At stake is our cultural, ethical and moral future.]

Las! On se souvient qu'en avril 2001, il déclarait:

"Tout juif, quelque part en lui, devrait réserver un e zone pour la haine (une haine vigoureuse, virile) pour ce que l'Allemand incarne et pour ce qui existe toujours chez l'Allemand. Ce serait trahir les morts que d'en agir autrement.
"Every Jew, somewhere in his being, should set apart a zone of hate -- healthy, virile hate -- for what the German personifies and for what persists in the German. To do otherwise would be a betrayal of the dead." Commentary
 

Pour les chrétiens, l'avenir "moral, culturel et éthique" est le même depuis deux mille ans: "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." Il n'y a pas d'Allemand qui fasse exception, de juif qui ait des droits spéciaux.

 

ATTAC VEUT DU FLIC

Discours du gauchisme ambiant:

La secte des casseurs. Pour les multiples organisations composant la galaxie mondialiste, l'éradication de la violence et des groupuscules les plus radicaux s'annonce difficile. Tout dialogue est impossible: « Ils forment une véritable secte, sans interlocuteur valable, sans objectif politique, et ils cultivent la violence pour la violence», explique, très remonté, Bernard Cassen, le président d'Attac France. De plus, les jeunes anarchistes du Black Block sont passés maîtres dans l'art d'infiltrer les manifestations. [...] « Un effort de vigilance s'impose : il nous faut clairement un service d'ordre plus efficace », admet Christophe Aguitton, chez Attac. Mais nous ne pouvons rien faire sans le concours des forces de l'ordre.»

Nous retrouvons ensuite les ex-Luther Blissett, d'heureuse mémoire:

Le « magical mystery Tour » des faux Black Block à Gènes

par Wu Ming

Nous ne devons pas criminaliser les BB ou accuser les anars pour les évènements de Gènes qui correspondent peu à leurs tactiques; il est encore plus évident que les pillards les plus archarnés étaient des flics déguisés.
J'étais à Gènes et j'en reviens crevé, énervé, déçu, fiévreux avec les ligaments de mes genoux détruits et complètement aphone, et je dis: ne tapez pas sur les anars, ne criminalisez pas le Black Block.
C'est notre devoir de faire la distinction entre le BB et ce qui est arrivé à Gènes. C'est notre devoir de ne pas accuser ceux qui ont fait de l'action directe à Gènes d'être des flics déguisés. Les pogroms et les théories du complot ne font pas partie de notre culture.
Vendredi dernier, il y avait des anars allemands du Schwartze Block. Ils ont frappé des cibles précises comme des banques ou des bureaux officiels. Ils n'avaient pas l'intention d'attaquer d'autres manifestants. Samedi, un journaliste hollandais du Vrij Neederland magazine les a rencontrés alors qu'ils étaient en train de plier bagage et peut-être de rentrer enAllemagne. Ils ont dit qu'ils étaient dégoutés de ce que les « hommes en noir » avaient fait. En fait, ce qui s'est passé samedi a peu à voir avec les méthodes du BB : les BB ont une méthode. On peut la désapprouver mais ils en ont une, et ils savent mener des actions de leur côté sans géner d'autres types d'interventions. Au contraire, à Gènes, les carabiniers ont escorté les pillards tout le long de la journée, sans les charger, non parce qu'ils étaient rapides ou mobiles, comme quelqu'un l'a dit. Non, ils ont eu tout le temps d'attaquer les banques, les saccager et les brûler, une opération qui nécessite plus d'un quart d'heure. Pendant ce temps, les flics glandaient dans la rue, les attendant. Quand les pillards sortirent, le magical mystery Tour commença. Les flics accompagnèrent tranquillement les pillards aux endroits où les autres manifestants (appartenants au GSF) se trouvaient, comme s'ils promenaient leurs chiens. Il y a des centaines de témoignages. Tout le long du chemin, les hommes en noir ont attaqué des petits magasins, ont brûlé des voitures qui n'appartenaient certainement pas à des millionnaires, et détruits des petites stations service. Puis ils furent « détachés » dans un square où des centaines de membres du réseau Lilliput faisaient un sit-in. Les flics les suivirent et frappèrent femmes et enfants, boys scouts, manifestants pacifiques.
Les flics et les pillards partirent et rejoignirent le centre de convergence Place Kennedy. Les flics donnèrent l'assaut à la place, après la « joyeuse bande » se dirigea vers Brignole et rentra dans le cortège des «désobéissants», qui étaient encore loin de la zone rouge. Les flics chargèrent la manif. Pendant ce temps, les faux BB pénétrèrent dans le cortège des Tute Bianche et assaillirent quelques camarades. Un très gros camarade du squatt de Venise «Rivolta » a été frappé par un mec très calé en arts martiaux. Après ça, les flics ont attaqué la manif durant sept heures, alors que les gens tentaient de rentrer au stade Carlini. La dernière attaque se produisit 600 mètres avant le camping. Les hommes en noir avaient complètement disparu. Cela n'a rien à voir avec la praxis des BB. En fait, beaucoup de gens ont vu ces faux hommes en noir descendre des cars de flics, les pillards discuter avec des officiers, les flics donner des plans aux faux hommes en noir etc. La presse rapporte ces théories et la télé nationale en montre des images choquantes.

Et cette brève vision de Quadruppani: «Il était réjouissant de voir la délégation de la LCR, de ces trotskistes français qui, en leur temps ont tant cogné sur les autonomes, à la remorque d'une manif issue de cette mouvance. Par la suite, ils eurent d'ailleurs l'occasion de démontrer ce qu'ils savent le mieux faire : reculer en scandant "ce n'est qu'un début continuons le combat".»

SOMBRE HISTOIRE DE CANARIS

For over fifty years the German people have been blamed and ashamed by allegations that they murdered almost 4 million people, mostly Jews, but including Gypsies and Homosexuals and Russian POWs in huge homicidal gas chambers located in their concentration camps.
The gasses allegedly used were Diesel gas or Zyklon B, the latter an insecticide that was in common usage throughout Europe, America, and even Australia, during the 1930s and 1940s.
The Diesel gas allegations, although still mentioned occasionally, are pure fiction because Diesel gas is not toxic -- as has often been shown by the fact that Diesel engines and locomotives are the preferred power source in underground mines.
During the 30s and 40s Zyklon B, or hydro-cyanic acid, was made by pouring a mixture of cyanide into pellets of plaster of Paris which quickly absorbed the gas. The pellets were then sealed in large cans.
Zyklon B is no longer in use and as it had a shelf life of only a few months it is now not possible to find samples of same. However, a modern version of the same formula, called CYANOSIL, is still produced today.
For a number of years now certain astute chemists and engineers, and others who have researched the many stories told by holocaust survivors about the alleged mass gassings in the camps, have been saying that these mass gassings were chemically, physically and technically impossible. They say, quite correctly, that even the Nazis were not able to overcome the natural laws of chemistry and physics.
Zyklon B is a liquid and only turns to gas when the ambient temperature is above 26 degrees Celcius. In other words, it only works when it is warmed up.
Research has proven that the ambient temperature in the alleged gas chambers in Poland hardly ever rose above 15 degrees, even in summer, and in the frosty cold of Polish winter, the underground chambers were often below freezing point. under these conditions the poor people standing in these rooms would have frozen to death, long before they died of poisoning.
Mass gassings under these conditions are impossible.
There is only one way to prove this thesis and that is by testing it.
Recently, on a typical Summer day in North Germany, a small group of convinced but still very nervous young German men, determined to clease their nation's alleged murderous historical record, put their lives on the line, and prepared themselves for a possible sacrifice.
After months of searching, they had managed to get a sufficient amount of Cyanosil and with the help of a chemist and a 'Desinfektor' -- a person trained in the use of Zyklon B -- they had made up a batch of plaster of Paris pellets in a large can, then steeped them with Zyklon B and sealed it all off with a ceramic sealant.
In three cars and armed with the can and a'protesting' medical doctor, they set off on the adventure of their young lives. The medico who accompanied them on what she described as a "Himmelsfahrtkommando" -- quick trip to Heaven -- only went along because the youth said they were going to do the experiment with or without her support.
After a few hours driving, they arrived at their destination, a disguised "Aussenlager" of what was a well known concentration camp during the Second World War. Most buildings in the camp have long fallen to bits or have been destroyed, but the group of volunteers found a small bunker building that is almost airtight and with a large steel lockable door that fitted their purpose perfectly.
The temperature inside the bunker, as shown on a digital thermometer, was shown to be just over 15 degrees. This is not an Australian summer day but this is Northern Europe, similar to the conditions prevailing in Poland.
The video camera was set up , the men stripped down to have their pulse rate and blood pressure checked by the medical doctor who then, complete with gasmask, opened and emptied the can of Cyanosil pellets on to the floor and then locked the door behind them.
The group of volunteers had chosen to stay in the bunker for one hour which is more than three times longer than the Nazis allegedly needed to kill 2,000 people.
You can watch this dramatic story and how it ended on a video and/or CD Rom which, it is hoped, will be completed by the end of November. Also around this time, we should have available The Krege Report, where another Holocaust myth bites the dust.
More later.

Lettre mise en circulation le 19 juillet par l'Adelaide Institute en Australie.

<[email protected]>

APPLES À LA PELLE

Quand les tribunaux s'embrouillent et donnent raison aux révisionnistes, il faut tout faire pour inverser les décisions de justice. Voici deux cas:

1/ Le 24 juillet R. Faurisson a été, au terme d'une audition, mis en examen pour n'avoir pas procédé au dépôt légal de ses Ecrits révisionnistes en février 1999. Malgré les précautions prises pour assurer à la distribution privée de cet ouvrage la plus grande discrétion possible, l'exemplaire 86 a été reçu en avril ou mai 1999 par Mme Boudet, responsable du Dépôt légal et l'exemplaire 895 est parvenu en février 2000 à Alex Merali, responsable en second de ce même Dépôt légal. On ignore qui sont les personnes privées qui ont procédé à ces envois. C'est le juge Jean-Paul Valat, qui a pris cette décision. Il a exhumé une sorte d'arrêté disant qu'une diffusion quelconque qui dépasserait "le cercle de famille" deviendrait illico une diffusion publique. Mais le "cercle de famille" n'est pas une notion juridiquement définie. En outre, n'importe quel ethnographe de la société française démontrera sans peine que le "cercle de famille" en France, c'est-à-dire le cercle au sein duquel joue la règle de l'exogamie, représente 2000 personnes, un nombre par conséquent inférieur à celui des récipiendaires de l'ouvrage en question.. La peine prévue va de 10.000 F à 500.000 F d'amende.

2/ Le sieur Vidal-Laquais avait cru malin de dire qu'Henri Roques ne savait pas l'allemand et ne pouvait donc pas être l'auteur de sa thèse sur les "docvuments Gerstein". Mal lui en a pris, il a été condamné pour diffamation. Le propre de ces gens-là est de ne pas supporter la justice quand elle s'applique à eux. Réagissant à l'outrage, il a lui aussi fait appel.

Tous ces salopards qui ont pour habitude de traîner les révisionnistes dans la boue espèrent qu'ils trouveront en appel des cours plus souples du col et plus promptes à condamner les révisionnistes, surtout quand ils ont raison.

RETOUR DE BÂTON

Les Polonais demandent l'extradition d'une ancienne procureur de l'époque stalinienne, responsable, entre autres, de l'arrestation d'un héros polonais de la seconde guerre mondiale. Tout le monde sait qu'il est très à la mode, aujourd'hui, en Pologne, de régler les comptes anciens et que l'époque stalinienne, à cet égard, nous promet des jours heureux. Ladite procureuse est réfugiée en Angleterre et connaissant l'amour de ce pays pour la Pologne (on se souvient qu'en 1939, les Anglais avaient déclenché la seconde guerre mondiale au nom d'un traité avec la Pologne qu'ils avaient contraint les Français, hostiles à la guerre, à appliquer également), on pourrait s'attendre à un empressement certain. Là! Le procureur est juif, alors vous comprenez, ses crimes elle en rendra compte à Dieu et faites pas .....

According to a Polish Press Agency (PAP) report (30 July 2001), the Institute of National Remembrance (IPN) has sent a request via the Polish Ministry of Justice to the Polish Ministry of Foreign Affairs to arrest Stalinist prosecutor Helena Wolinska, accused of, among other things, the arrest of one of Poland's greatest heroes of World War II -- Home Army (Armija Krajowa, AK) General Emil Fieldorf.
Poland's foreign ministry has forwarded the request to Great Britain, where Wolinska has resided since 1972. Unfortunately, the 81 year old wife of Wlodzimierz Brus, Emeritus Professor of Modern Russian and East European Studies, and Fellow of Wolfson College, Oxford University, may in fact never get her day in court. Why?
This is now the second time the Poles have asked the British to arrest and extradite Wolinska. The first request was sent in August 1999 and signed by the Minister of Justice and Prosecutor-General at the time, Hanna Suchocka. Other than demanding further information and elaboration on a number of details with regard to the Polish request, no doubt to ensure complete fairness in the whole matter, which the Poles have reportedly provided, British authorities have yet to respond to the first Polish request. It is difficult not to conclude that the British Foreign and Commonwealth Office is not altogether enthusiastic about arresting and extraditing this particular British citizen. Indeed, it would not be unreasonable not to exclude the possibility that the British have decided to stonewall the Wolinska case. Maybe the British authorities have already decided that Wolinska's defence is reason enough to forestall the Polish request for justice?
In a subsequent PAP report (31 July), Wolinska not only argues that she is not guilty, as is her right, but adds that the whole matter has a political and antisemitic character. And that in her case it is not possible to count on a just trial in Poland. It gets better. Insofar as the second request to arrest and extradite Wolinska is concerned, a spokesperson for the British foreign office, Elizabeth Barling, after informing PAP of the obvious, that her ministry does not comment on individual extradition cases, apparently also refused to acknowledge if the IPN request from the Polish foreign ministry was even received by the British.
For further details on Wolinska and General Fieldorf, see the following
from The Electronic Telegraph (London):
http://portal.telegraph.co.uk/htmlContent.jhtml?html=/archive/1998/11/30/nexec30.html
http://portal.telegraph.co.uk/htmlContent.jhtml?html=/archive/1998/12/06/npol06.html
http://portal.telegraph.co.uk/htmlContent.jhtml?html=/archive/1998/12/06/npol106.html

TOCTOC DANS LA POUBELLE

L'écrivain et les quarante procureurs

Paris, mardi 17 juillet 2001. Depuis plusieurs années, l'écrivain Didier Daeninckx est la cible de l'extrême-droite antisémite en raison de son combat contre le négationnisme. Cette campagne est passée à un stade supérieur avec la publication sur le site Internet du pamphlétaire Marc-Edouard Nabe d'un appel à "fonder un commando pour faire exploser la tête de cet enculé".
Le 15 juin 2001 un groupe appartenant à la mouvance de "l'ultragauche" parisienne est passé à l'acte au "festival du polar", place de la Bastille à Paris. Ils ont interdit les débats et ont agressé Didier Daeninckx, écrivain et membre de notre rédaction. Cette bande de procureurs avait l'intention de "juger" Didier Daeninckx, coupable à leurs yeux de publier des enquêtes dérangeantes. Ils voulaient soumettre l'écrivain à un "procès populaire". (voir notre édition du 22.06.2001).
La manoeuvre ayant échoué, c'est maintenant une certaine presse qui s'emploie, en exerçant un véritable lynchage médiatique, à relayer les agissement de ces apprentis Torquemada.
Enrico Porc-CIA, directeur de la rédaction.

On a d'ailleurs appris (Libération, "Rebonds", du 19 août) que l'ahuri des poubelles écrit ses petites saloperies pour <aministia.net>toujours le vendredi matin. Avant de manger son poisson.

Après avoir reçu le soutien de: Gérard Moreau, librairie Epigrammes -- Gilbert Wasserman, Rédacteur en chef de la revue Mouvements -- Gérard Bobillier, Directeur des Editions Verdier -- Jean-Bernard Pouy, écrivain -- Frédéric Fajardie, écrivain -- Dominique Manotti, écrivain -- Jean-Jacques Reboux, écrivain -- Pascal Dessaint, écrivain -- Maud Tabachnik, écrivain -- Jean-Hugues Oppel, écrivain -- Yves Bulteau, écrivain -- Jacques Albina, écrivain -Roger Martin, écivain -- Robert Deleuse, écrivain -- Patrick Pecherot, écrivain -- Pierre Drachline, écrivain, éditeur -- Thierry Maricourt, écrivain -- Jean-Michel Platier, écrivain --Arnaud de Montjoye, écrivain, journaliste -- Jacques Baynac, historien -- Daniel Prévost, écrivain, comédien -- Christian Lehmann, écrivain -- Hugues Jallan, éditeur -- Lilian Mathieu, sociologue -- Patricia Osganian, revue Mouvements -- René Strubel, sculpteur -- Françoise Moreau, libraire -- Alain Bargrain, éditeur -- Robert Wainfeld, publicitaire -- Danièle Rousselier, écrivain -- Albert Herskowicz, médecin -- Bénédicte des Mazery, journaliste -- Gérard Streif, écrivain et historien -- Philippe Tranchart, journaliste -- Jean Pons,universitaire -- Patrick Silberstein, éditeur -- Francis Mizio, écrivain -- Mouloud Akkouche, écrivain -- Malek Bouthi, Président de SOS Racisme -- Mouloud Aounit, Président du MRAP -- Jacques Fournier, poète -- Jean-Pierre Tusseau, auteur jeunesse.

Admirons cette belle solidarité alimentaire. On sait par quels moyens l'ahuri des poubelles cherche à faire la loi dans le milieu de l'édition. Il est à noter que ces soi-disant écrivains et éditeurs font en général dans le bas de gamme de l'écrivaillerie, romans policiers et autres proses mercenaires disponibles dans les super-marchés entre les détergents et les packs de lait reconstitué. Ils sont à peu près tous totalement inconnus. On notera la présence de Baynac, vieille fiotte toujours à vendre pour les opérations anti-révisionnistes, et les deux nègres de service de SOS Racisme et MRAP, officines de la gauche officielle, dont Porc-CIA écorche les noms.

Aujourd'hui, Alain Bellet et François Bon, écrivains, lui apportent leur solidarité: suivent deux bonnes louches de lèchecuterie.

On ajoutera une note comique à ces contorsions. Une dizaine de jours avant le sommet de Gênes, le co-fondateur du site <amnistia.net>, Oreste Scalzone, ancien militant des "années de plomb", condamné en Italie et réfugié en France, est arrivé à Gênes clandestinement. Cherchant des planques, il a demandé asile à des membres de l'ultra-gauche locale qui l'ont envoyé paître en lui faisant remarquer qu'ils ne sauraient héberger quelqu'un qui avait prêté la main, d'une façon ou d'une autre, au lynchage médiatique de Serge Thion. Il se l'est tenu pour dit.

A LEUR ZONE

il se passe un truc terrible au Brésil: dans ce grand pays, où logiquement la plus grande démocratie du monde, dirigée par l'homme le plus puissant du monde, maître de l'armée la plus moderne et la plus trouillarde du monde, devrait faire la loi, un tiers des habitants ignorent tout de l'extermination des juifs, et parmi le reste, onze pour cent pensent que l'horrible catastrophe uniquement unique n'est peut-être jamais arrivée.M... alors!

American Jewish Committee Survey:
One-Third of Brazilians Completely Unaware of Holocaust
Sao Paulo, Brazil, July 26 /PRNewswire/ -- One-third of Brazilians have no awareness at all of the Nazi extermination of Jews during World War II, and 11 percent say it is possible that the Holocaust never happened, according to a new American Jewish Committee survey released today at a news conference in Sao Paulo.
"The level of ignorance in the largest South American country about the systematic Nazi murder of one-third of the Jewish people, including 1.5 million children, is very troubling," said Shulamit Bahat, acting executive director of the American Jewish Committee. [...] With regard to the particulars of the Holocaust, only 5 percent of Brazilians correctly identify Auschwitz, Dachau, and Treblinka as concentration camps, while 95 percent answer "don't know". [...] Still, despite a weak knowledge base, a majority of Brazilians favor keeping the memory of the Holocaust alive, according to the AJC survey. 63 percent of Brazilians maintain that Holocaust education should be included in schools, while 31 percent disagree. [...] The AJC survey also found negative feelings about Jews prevalent among a significant portion of the Brazilian population. Asked about their willingness to live as neighbors with various minority groups, 37 percent "prefer not to have" Jewish neighbors, the highest figure for any of the 13 countries in which the AJC has fielded the question. [...] The Jewish community in Brazil numbers 98,000, about 0.6 percent of the total population.

Révisionnisme en portugais? Voir

<http://members.nbci.com/Lusitania/publico.htm>

QUESTIONS

Dans son fameux livre sur l'antisémitisme, Jean-Paul Sartre fait remarquer que les antisémites sont de mauvaise foi et qu'il est impossible d'avoir avec eux une discussion rationnelle parce qu'ils refusent d'apprendre quoi que ce soit ou de changer d'avis. Ce qui m'amène à m'interroger: nous connaissons leurs noms et leurs sites internet (bien souvent) mais dans un sens politique et historique plus général, qui est derrière eux, intellectuellement, affectivement, financièrement, politiquement, etc.? Existe-t-il une étude permettant d'identifier leur groupe, ou bien sont-ils seulement des individus sinistres avec beaucoup de loisirs? La seconde hypothèse me paraît peu vraisemblable. Il est évident qu'ils sont de mentalité autoritaire, mais on ne peut pas se contenter de dire qu'ils viennent sans doute de familles où la critique de l'autorité était proscrite, qu'on leur déniait toute autonomie, tout droit d'être différent, etc.
Clare Spark, Ph.D.
[Jean-Paul Sartre remarked in his famous book on antisemitism that antisemites were arguing in bad faith; that it was pointless to engage them in rational argument, for they had no intention of learning anything, or modifying their views. Which brings me to the query: we know their names and websites (often), but in larger political and historical sense, who is supporting them, intellectually, emotionally, economically, politically, etc.? Has any such study been published that would locate them as a group, or are they simply raucous individuals with time on their hands? I doubt the latter. That they are authoritarian in mentality is obvious, but there is much more to say than the likelihood of their origins in families that did not permit criticism of authority; that denied them autonomy, the right to differ, etc. (I am ignoring the cynical manipulator who doesn't even believe in the rap. All puns intended.)
Clare Spark, Ph.D.]
<[email protected]>, 25 juillet sur History of Antisemitism List <[email protected]>

MISE AU POINT DE NORMAN F.

La "controverse" autour du livre de Finkelstein (cf la traduction de l'aaargh sur ce site) continue, lors même que les adversaires de l'auteur n'ont aucun argument à lui opposer.

 

Date: Sun, 22 Jul 2001 21:15:38 -0500
To: [email protected]
From: Norman Finkelstein <[email protected]>
Since its publication a year ago, The Holocaust Industry has been the subject of intense critical scrutiny. Yet, as the respected British academic journal, The Political Quarterly, observes in its current number, "nobody has yet made a serious case against this book" (April-June 2001). This assessment applies with special force to the third -- and perhaps most controversial -- chapter on Holocaust reparations. Thus, William D. Rubinstein reports in the journal, First Things, that: "Most of the hostile reviews of The Holocaust Industry have notably and studiously avoided commenting on the charges Finkelstein makes against the W[orld] J[ewish] C[ongress], presumably because there is no adequate reply" (December 2000). Indeed, the undisputed dean of Nazi holocaust historians, Raoul Hilberg, has lent public support in multiple interviews to crucial arguments in my book's third chapter (see "Interviews with Raoul Hilberg" posted on <www.NormanFinkelstein.com> under "The Holocaust Industry").
Now, along comes Mr. Paulsson who claims to have uncovered the "central fallacy" of my "enterprise." With this extraorindary insight -- which seems even to have eluded inter alias Hilberg -- my "whole case about misappropriation and fraud collapses like a house of cards." Before proceeeding, it bears notice that Paulsson apparently builds his entire case on three articles posted on the web, one of which appeared in Atlantic magazine. He seems to have read none of the standard scholarly studies on the topic (e.g., Nana Sagi: German Reparations, Ronald W. Zweig: German Reparations and the Jewish World); none of the numerous Holocaust compensation reports, running to thousands of folio-sized pages, issued the past few years (e.g., Assets in Switzerland of Victims of Nazism and the Compensation Agreements with East Bloc Countries, Switzerland and Gold Transactions In the Second World War, Report on Dormant Accounts of Victims of Nazi Persecution, Special Master's Proposed Plan of Allocation and Distribution of Settlement Proceeds, Plunder and Restitution: The US and Holocaust Victims' Assets); none of the many huge conference compilations (e.g., Proceedings of the Washington Conference on Holocaust-Era Assets); none of the voluminous House and Senate testimony... Paulsson's comprehensive ignorance of the topic doesn't deter him from peremptorily dismissing my "appallingly shoddy scholarship." It should not surprise, however, that his own contribution goes beyond silliness: it's sheer abomination. In the ensuing remarks I will focus on the key issues of Paulsson's bizarre posting:
(1) The Bundesentschaedigungsgesetz (BEG) mainly covered the victims of racial, religious and political persecution. Beneficiaries included those non-Germans who established a "spatial" connection -- i.e., residence -- in the Federal Republic and West Berlin before 31 December 1952. For example, both my late parents were Polish Jews, who lived after the war in DP camps in the BRD. Accordingly, they both qualified under the BEG for indemnification; their applications were processed by German authorities in the 1950s and 1960s. Due to the deportation of KZ inmates to KZ in Germany proper at the war's end, and the flight of many Jews from Poland to DP camps after the war, the likelihood is that a majority of Jewish holocaust survivors resided for a time in the BRD before the end of 1952;
(2) In his scholarly publications on the topic, Ulrich Herbert repeatedly deplores the fact that forced laborers from foreign countries were excluded from the BEG's provisions. Forced labor was considered a matter of reparations and, hence, state-to-state agreements. However, as noted above, "racial persecution" was covered by the BEG. This means that, although non-Jewish former slave laborers received no indemnification, Jews - covered by the "racial persecution" provision of the BEG - did. In his posting Paulsson imitates the shell game of the Holocaust industry by constantly switching between non-Jewish and Jewish slave-laborers. True, Jewish slave labourers didn't receive compensation for their actual work -- a point I clearly make in my book (p. 122) -- but they were eligible for compensation for suffering endured in camps and ghettos;
(3) Dividing here and multiplying there, Paulsson conjures the percentage of total German compensation monies allocated to the Jewish Claims Conference. These calculations of Paulsson's point up his unique affinity for chaos theory: their absurdity defies belief. The German government itself processed the claims of Jewish victims and paid the claimants directly. These payments constitute a portion of $60 billion Germany ultimately paid out. An additional German allocation to the JCC -- approximately a billion dollars in current values -- was earmarked for Jewish victims (like my late mother) who fell through the cracks in the indemnification process. Instead, the Claims Conference mostly used it for various pet projects;
(4) Paulsson sneers at my statement that Germany initiated the indemnification program in the early 1950s without external pressure. Had he bothered to consult the unimpeachable sources I cite -- the Sagi and Zweig studies were, after all, commissioned by the Jewish Claims Conferences -- Paulsson would have found ample support for this point. In the early fifties, the newly-born State of Israel didn't possess the resources, and the U.S. -- in the midst of the Cold War -- didn't possess the will to pressure Germany. Apart from the initial agreements with Israel and the JCC, Germany signed over the years compensation agreements with more than 12 Western and Eastern European countries; set up the hardship fund for Jews migrating from the Soviet Union to the West; and in 1991 paid lump sums to Ukraine, Belarus and Russia for Nazi victims. Perhaps Mr Paulsson can explain how the Republic of Belarus exerted pressure on Germany in 1991.
(5) Most of the facts set out above are mentioned in the State Department site Mr. Paulsson himself recommended. He cannot have been ignorant of them.
Sincerely,
Norman G. Finkelstein

Comment disparaît l'argent? Par des sytèmes de type mafieux, comme celui qui vient de se dévoiler devant le tribunal de New York:

<http://nypost.com/news/regionalnews/31258.htm>

Jail Deal for Rabbis in Holocaust $cam

by Christopher Francescani

A Brooklyn federal judge reluctantly agreed to a plea deal yesterday in which two Brooklyn rabbis -- one a former adviser to then --Mayor Ed Koch -- will serve 33 months in prison for swindling hundreds of thousands of dollars earmarked for Holocaust survivors. Noting the "wanton fraud and venality" of rabbis stealing from Holocaust victims, U.S. District judge Raymond Dearie said he "might think twice about buying into this agreement," but said he'd been swayed by the two rabbis' apparent lifelong service to the Hasidic communities in Brooklyn.
"As you read this file and try and reconcile all the things people say about these two men with the crimes they committed, it's seemingly in contrast to everything they stood for as members of the community."
Rabbis Jacob Bronner, 51 -- who served for 12 years as Koch's unpaid adviser -- and Rabbi Efroim Stein, 55, controlled the non-profit Project Social Care. The group received a $2.5 million grant in 1995 from the U.S. Department of Housing and Urban Development to create a counseling program "tailored to meet the needs of elderly Holocaust survivors," helping them "deal directly
with the Holocaust experience." The rabbis then paid grant money to the Council of Jewish Organizations of Borough Park in a deal in which the council kicked back the cash to businesses controlled by Bronner and Stein. Several COJO officials were convicted of fraud in the late 1990s. The pair also paid for nonexistent goods and services from companies that also kicked the money back to the rabbis.
Funds were also paid to several of Stein's relatives for nonexistent training; that money was then funneled into a Stein-controlled synagogue. Dozens of letters of support detailing the rabbis' charity work in Borough Park were submitted to the court, and a crowd of Hasidim turned out to voice their support. "I did a very stupid thing," Bronner said in court. "I literally ruined Project Social Care. I regret this more than anything else. "I guess you might say that good you have done has been undermined," Dearie told the rabbis before sentencing them. The pair, who paid $162,500 in restitution, will surrender on Oct. 15, after the Jewish holidays.
New York Post, August 10, 2001

LES ENNEMIS DE LA LIBERTÉ AU TRAVAIL

Aux Etats-Unis comme partout, "on" cherche à interdire le libre débat, mais contrairement à ce qui se passe en France, par exemple, où tout est muselé et personne n'ose protester publiquement (en privé, c'est une autre affaire; à quand la prochaine Révolution française?), "on" se heurte à une forte opposition.

Date: Mon, 16 Jul 2001 20:35:30 GMT
From: "Scott Bradbury" <[email protected]>
Fellow USENETIZENS,
My opposition has now openly stated their agenda minutes ago in the news group <alt.revisionism>. Ken McVay made a post and Andrew Mathis joined in.The whole motive of Yale F. Edeiken's lawsuit appeal is do through the court system what the radicals in Congress have not been able to do -- shut down free and open expression aka free speech over the internet. Whether you make usenet postings or engage in chat in the chat rooms -- these people want to be able to use the brunt of the legal system to assault you if you say anything offensive that a privileged minority does not like. I am not joking and I am not exaggerating!
Here are the relevant posts.
From: [email protected] (Kenneth McVay, OBC)
Newsgroups: alt.revisionism
Subject: Edeiken v. Bradbury: Judgment
===== Original Message From [email protected] =====
>UseNet no longer exists:
Reibman will be overturned on appeal when affidavits are filed by Pennsylvania residents (myself included) that indicate that we were able to read Bradbury's filth from the state of Pennsylvania.
IN THE COURT OF COMMON PLEAS OF LEHIGH COUNTY, PENNSYLVANIA CIVIL DIVISION - LAW
My replies to both McVay and Mathis:
Edeiken Vs Bradbury affects everyone who engages in USENET posts, chat rooms, or even web pages. Edeiken is pushing that if any Pennsylvania resident can read what they find offensive then the system is compelled to take action! This is just what is going down in Australia, UK, Germany, and other left wing havens. If you say something a priviliged minority does not like then you are subject to all sorts of grief. Edeiken is pushing to have laws changed in Pennsylvania and you all can count on his fellow vermin are going to work other states as well. Just remember what happened to tobacco and the gun makers when frivolous lawsuits caught on! Also remember that I did not do one thing Edeiken accused me of either! The court is not interested in Yale's perjury -- they seem more interested in assaulting the 1st Amendment!
I hope that all of you take this current development very seriously because our very freedoms are at stake.
Atttention Matt Giwer: Please pass this message along to the list of people you have and please do it as a first generation copy without any of the >> we see at the left hand margins. If you do that then you will be a great help.
Everyone else please do likewise!
Scott

Eideken fait partie du gang des nizkorites. La liberté d'expression (des autres) les empêche de dormir.

LES ENNEMIS DE LA LIBERTÉ 2

Les actions judiciaires sérieuses commencent en Australie, contre Frederic Toben, qui a été entendu en juillet par un juge d'Adélaïde; il ne s'est pas encore passé grand chose.

My appearance before Justice Kathleen Branson this morning in the Adelaide Federal Court was brief. Stephen Rothman, appearing for Applicant Jeremy Jones was in the Sydney court and appeared via a video screen. Jones [qui persécute Toben en se donnant pour le porte-parole des malheureux juifs australiens évidemment très persécutés] and another fellow sat next to him.
I was alone in court except for a sole journalist from SBS who is covering the matter. It's odd really, no one cares about our dispute -- and yet if you believe Jones, then I am upsetting the world with our website's message.
Justice Branson did not accept my application to have the matter struck out and dismissed because it was not done properly, and so I have until 20 July to do just that.
She had a look at my material, in particular the Affidavit which contains material that opens the issue of Jeremy Jones, the Applicant, being a Zionist racist politician whose feigned "hurt feelings" is hogg-wash. She gasped a little and said some of the material was "scandalous". To that I responded that this reveals her "bias" and so I shall attempt to have her removed from the case.
More when it comes to hand.
The next hearing is set down for 7 August at 10.15 AM, EST, or 9.45 AM Adelaide time.
Toben 10 juillet...

2

SOUS ISRAEL,

LA PALESTINE

MEA CULPA

Le 14 juillet, devant des millions de téléspectateurs de la chaîne LBC en train de suivre l'émission populaire du samedi soir intitulée "Hewar Al Ummour", M. Mahmoud Darwish, qui est sans doute le plus connu des poètes arabes contemporains et qui fut l'un des quatorze intellectuels arabes à demander l'annulation de la conférence de Beyrouth, a fait amende honorable et a déclaré: "Nous avons fait une erreur en demandant au gouvernement libanais d'interdire la conférence d'historiens révisionnistes de Beyrouth."

M. Darwish a ajouté que, même s'il est hostile à l'idée de faire intervenir la question de l'"Holocauste" dans les problèmes palestinien et arabe, il reconnaît à présent qu'en exigeant l'interdiction de la conférence révisionniste de Beyrouth, les quatorze intellectuels arabes se sont rendus coupables de violation des droits de l'homme et des droits à la recherche scientifique des historiens révisionnistes.

Cette déclaration récente de M. Mahmoud Darwish, qui est palestinien, est d'autant plus importante que M. Darwish avait encore réaffirmé son opposition à cette conférence lorsqu'il avait été interrogé, en avril, par le quotidien saoudien Al Watan.

Ce revirement de M. Darwish semble provenir d'une pression croissante de la part d'Arabes ulcérés par cette pétition des quatorze intellectuels.

RENVERSEMENT DE PROPAGANDE

Une correspondante nous écrit:

>Subject: colere
>Date: Wesn, 15 Aug 2001 21:30:38 GMT+1
[...] Je me souviens personnellement de la colère qui ne m'a pas quittée l'été dernier, à partir du 13 juillet si mes souvenirs sont bons, date de l'échec des négociations de paix entre l'Autorité palestinienne, représentant sans grande légitimité le peuple palestinien, et l'état terroriste israélien, représentant les intérêts judéo-américains: en quittant la table des négociations où on l'avait une fois de plus traité en valet, Arafat affirmait qu'avec ou sans l'aveu d'Israël et des Etats-Unis, le peuple palestinien proclamerait la naissance de son état indépendant le 15 septembre 2000 et que faute de cela, le peuple se révolterait. Le président des Etats-Unis (qui croit être "l'homme le plus puissant du monde"), furieux d'être défié, annonçait alors que si cela se produisait, les Etats-Unis installeraient leur ambassade à Jérusalem, au mépris total du droit international. Le vendredi 13 septembre, évidemment, rien ne s'est passé et je me souviens de mon désespoir. Et puis, quinze jours après, le miracle, le réveil, la révolte du peuple palestinien. Aujourd'hui, onze mois plus tard, tout a changé: Israël est présenté partout comme un état violent, dominateur, assassin, notamment d'enfants, on nous montre sans cesse d'affreux colons voleurs de terre, on nous parle partout de champs d'olivier rasés, de Palestiniens vivant dans un cloaque, désespérés, sans autre secours que la violence...
Depuis les premières semaines de la nouvelle Intifada, on assiste incontestablement à un renversement de propagande : c'est particulièrement visible dans les journaux télévisés, où Fr3, après avoir traité l'affaire comme un soulèvement terroriste, s'est peu à peu mise à "découvrir" la situation réelle, à savoir l'occupation illégale, par des moyens criminels, d'un territoire habité depuis des millénaires par des envahisseurs très bien armés qui, après avoir chassé violemment une bonne partie de la population, s'emploient à chasser le reste plus ou moins violemment, mais toujours violemment et toujours au mépris du droit des gens.
L'élection au poste de premier ministre, au début de l'année, d'un terroriste reconnu officiellement comme auteur d'un massacre en 1982 à la fois par les autorités israéliennes et par la communauté internationale, a déclenché, dans le monde entier, une réaction à laquelle les amis de longue date de la Palestine et de son peuple martyrisé ne sont pas très sensibles, parce qu'ils savent que n'importe lequel des membres du gouvernement israélien, de Rabin à Baraque, est aussi criminel que l'actuel Charon, mais qui n'en est pas moins d'un poids inimaginable dans la conscience occidentale. Pour ceux qui avalent depuis 1967 toute la propagande du petit pays menacé par des gros voisins et qui sort victorieux parce qu'il a la justice pour lui, sans parler du lourd tribut du zolocoste, l'élection de Charon est une révélation: voilà que ce petit peuple affamé de justice élit un assassin, un boucher, un criminel de guerre, un massacreur, et ce, en toute connaissance de cause: l'enquête menée en 1982 par le gouvernement terroriste israélien avait conclu à la responsabilité, directe ou indirecte, de Sharon dans le massacre de Sabra et Chatila et nul citoyen israélien ne peut l'ignorer: en élisant un assassin, tous les Israéliens se sont rendus complices d'assassinat. Et on vient nous parler des Allemands, "bourreaux volontaires de Hitler"!
[...]

Et nous abondons dans ce sens: nous vous avons tenus régulièrement informés des protestations qui arrivaient d'Angleterre (notamment celles de Fiski) contre le muselage de la critique contre Israël (cf notre article suivant qui en parle justement). Or le 31 août 2001, on lit à la une du Monde, journal pro-sioniste s'il en est, un article signé d'un intellectuel, qui se dit non-juif, intitulé "Est-il interdit de critiquer Israël?" L'auteur, un certain Pascal Boniface, directeur d'un institut de relations internationales (IRIS), avait écrit dans le même journal, au début du mois, pour se plaindre de Charon. Il commençait prudemment par de l'ignoble, écrivant ainsi: "Le peuple juif a subi le plus horrible des sorts avec la Shoah. Alors que le mot est de plus en plus galvaudé, lui seul a subi un véritable génocide, avec l'intention de l'exterminer pour des raisons racistes. [Note de l'AAARGH: pas les Indiens d'Amérique.] Face à ce traumatisme, qui a été le point d'orgue de comportements antisémites répandus, où le peuple juif a été bien seul, Israël représente un sanctuaire, la certitude que cela ne recommencera jamais. L'Etat démocratique d'Israël ­ même si une partie de la population qui y habite n'a pas les mêmes droits que l'autre pour des raisons ethniques ­ est entouré de régimes autoritaires, si ce n'est dictatoriaux. Il a dû lutter pour faire admettre son existence par ses voisins. La défense d'Israël a prévalu alors sur toute autre considération." On n'est guère plus extrémiste dans le pro-sionisme répugnant. Mais voilà, ce monsieur, comme le souligne notre lectrice dans la lettre ci-dessus, trouve dégoûtant d'avoir élu un assassin et le dit avec des détails, et c'est probablement cela qui constitue le but de son article, et non pas les âneries sur l'unicité unique: "Imaginons un pays où le premier ministre a été directement lié à des massacres de civils, principalement femmes et enfants, dans des camps de réfugiés désarmés. Un pays où le leader du troisième parti au pouvoir traite les membres d'une des principales communautés nationales du pays (les Arabes) de "serpents, et même pire, de vipères" et propose de "les anéantir, ces méchants, ces bandits, de leur tirer dessus avec des supermissiles". Un pays où des extrémistes armés peuvent organiser en toute impunité des expéditions punitives contre des civils désarmés. Ce type de situation ne peut être accepté en aucune manière et en aucun lieu. Elle l'est pourtant au Proche-Orient, principalement parce que le souvenir de la Shoah crée une culpabilité collective à l'égard du peuple juif. Par référence à ce traumatisme, ceux qui s'opposent à la politique du gouvernement d'Israël sont soupçonnés de ne pas admettre qu'il soit nécessaire d'éviter une nouvelle Shoah." Tout cela se passe dans Le Monde du 3 août 2001. Le 8, réponse d'un dénommé Barnavi, ambassadeur en France de l'état terroriste, "révolté" par le texte de Boniface, qui " [É] ne se contente pas de condamner Israël. Il s'en prend à la communauté juive de France, en la menaçant, excusez du peu, d'"isolement" pour prix de son soutien à Israël." Nous avons donc un nouveau crime antisémite, la "menace d'isolement". Il faut vite fait alerter les institutions charitables pour qu'elles viennent à la rescousse de leurs frères juifs menacés dans leurs.... dîners mondains? vacances au Club Mèd? colloque anti-révisionnistes? On ne sait pas. Mais voilà la surprise: non seulement M. Boniface, qui a su asséner quelques vérités bien senties en s'abritant prudemment derrière les déclarations imbéciles sur "l'unicité unique" du génocide des juifs, n'écrit pas un contre-article popur "faire repentance" en invoquant un égarement passager, mais en plus, il réitère ses accusations le 31 août, sous ce fameux gros titre de la une du Monde "Est-il interdit de critiquer Israël?" où il répète les mêmes choses. Et, comble d'audace de la part du Monde, la suite de l'article de Boniface, en page 13, est placée sous un article de Michèle Manceaux, grand reporter et juive (c'est elle qui le dit), qui est une réponse outrée à Badinter (qui jouit dans certains milieux d'une aura morale -- rare dans la bande des socialistes-- parce qu'il aurait aboli la peine de mort; or la peine de mort a été abolie parce que la majorité des Français y étaient opposée et parce que c'était à peu près la seule promesse électorale que Mitterrand pouvait accompli!r sans porter atteinte aux intérêts du grand capital et de ses poltes les pourris): le bonhomme avait écrit dans Le Monde du 21 août 2001 que le minuscule état israélien ne pourrait jamais faire la moindre concession aux Palestiniens, (genre, indemniser les expulsés) parce que tous les Palestiniens voulaient la mort d'Israël. Rien de bien nouveau dans ce galimatias mais la réponse de Manceaux associée à celle de Boniface, à la même page, fait tache: un non-juif et une juive qui se liguent pour critiquer Israël et persistent dans leurs accusations: Manceaux écrit (après avoir affirmé swon allégeance à la persécution nazie, dont elle ne s'est débarrassée que par la psychanalyse) "Peut-être faut-il que de nouvelles générations prennent en main leur destin pour qu'Israël échappe enfin à la schizophrénie qui, hélas, saisit le pays et parvient aujourd'hui à son comble lorsqu'il se donne un chef assassin." et surtout: "Robert Badinter dit : "Israël est né de la Shoah. Il ne faut jamais l'oublier." Justement, il faut l'oublier et ne pas pardonner aux Israéliens de se croire tout permis. A Genève, depuis longtemps, ils méprisent les avis de la Commission des droits de l'homme, se désignant comme un pays "à part". Avec la complicité des Etats-Unis, Israël s'arroge le droit d'échapper aux conventions des droits de l'homme en tirant sur les enfants (ce ne sont pas "des balles perdues") et en se livrant contre les Palestiniens à des exactions que des juifs entendus par moi en Israël qualifient eux-mêmes de fascistes."

On croirait lire Finkelstein ou même Chamir. Et croyez-vous qu'il y a un an, on aurait osé écrire et publier des choses pareilles. Le Monde putassier l'a bien compris: s'il veut que Jospin gagne les élections, il faut se souvenir qu'en France, l'écrasante majorité des citoyens sont catholiques et croient à des trucs aussi ringards qu'"Aimez-vous les uns les autres" et "Laissez venir à moi les petits enfants" de la terre de Palestine. Alors, on revire, on revire, et Dieu, que ça fait du bien.

BIBICI

Le mois dernier, la BBC avait fait scandale en envoyant à ses journalistes une note les priant de ne pas qualifier d'assassinats les... assassinats perpétrés par le gouvernement israélien contre les dirigeants palestiniens qu'il considère comme "coupables" de "terrorisme", c'est-à-dire comme appartenant à un peuple qui résiste à l'occupation et à la violence. Cela avait paru très étrange, venant après la diffusion du documentaire impitoyable sur le rôle dirigeant du premier ministre terroriste dans le massacre de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. On ne peut en effet pas considérer qu'il s'agissait là d'un désir louable de laisser les deux parties s'exprimer: la direction de la BBC se pliait en effet aux ordres de la propagande israélienne qui interdit qu'on appelle un chat un chat, la Palestine un pays habité depuis des millénaires par des Palestiniens, les Israéliens des occupants sanguinaires, etc; ce faisant, elle portait atteinte à la liberté de conscience et d'expression puisqu'elle interdisait à ses journalistes le libre arbitre qui leur aurait permis de juger les actes du gouvernement israélien, comme ceux de n'importe quelle association humaine.

Or voici qu'à nouveau, la BBC diffuse un documentaire qui déplaît aux sionistes: on lit en effet dans les dépêches de l'Agence télégraphique juive, 15 août 2001:

Les dirigeants juifs britanniques décrient un documentaire télévisé portant sur le conflit palestino-israélien en le qualifiant de "très irresponsable" et "faisant preuve d'un remarquable mépris pour l'exactitude historique". Le Bureau des représentants [institution qui ne représente qu'elle-même] a déclaré que l'émission d'ITV Retour au front avec Michael Nicholson, diffusé le 12 août [2001] était une "description de parti-pris d'un état d'Israël où les juifs sont de tyranniques oppresseurs et les Palestiniens leurs victimes impuissantes [grand mensonge en vérité!]
British Jewish leaders are criticizing a television documentary about the Israeli-Palestinian conflict as "highly irresponsible" and "showing remarkable contempt for historical accuracy." The Board of Deputies said ITV's "Back to the Front with Michael Nicholson," shown Aug. 12, aired "a wholly one-sided depiction of an Israel where Jews are tyrannical oppressors and the Palestinians their helpless victims."

CHÂTIMENT DIVIN

Il semble que le dieu des Hébreux soit en train de lâcher l'Etat d'Israël, ce qui serait la preuve théologique soit qu'il n'existe pas, soit que l'Etat d'Israël est usurpateur sur la Terre promise. Un atroce châtiment, inexplicable autrement, est en effet en train de s'abattre (et ça ne fait que commencer, le pire est pour 2020, d'après les Nostradamus locaux -- qui n'ont pas de nom, la divination étant interdite au peuple élu, cf. les emmerdes de Samuel avec la nécromancienne) sur le peuple qui du coup ne serait pas élu. On lit en effet dans la presse anti-sioniste (Al-Ahram, Le Caire, n° 543, semaine du 19 juillet 2001) que les êtres plus qu'humains qui nous font l'honneur d'occuper et d'embellir de leur présence la terre de Palestine serait menacé d'extinction et que tout le pays ("savants", "intellectuels", députés, ministres, que sais-je: on sait que ce peuple-là n'a pas de talents pour les tâches inférieures, il a des esclaves) s'exclame et cherche des solutions: en 2020, les Arabes, qui sont déjà aussi nombreux que les juifs si l'on prend la totalité des territoires effectivement soumise à la terreur militaire sioniste, vont les dépasser de 20% ("le nombre de juifs, a-t-il ajouté, atteindrait 6,4 millions en 2020 alors que les non-juifs seraient 8,8 millions"). Les autorités entendent bien prendre des mesures pour interrompre ce processus démographique irréversible par les voies naturelles (tout le monde sait que les juifs ont rarement plus de deux enfants, alors que l'avarice dans la progéniture n'est pas le fort ni des musulmans ni des chrétiens). Que reste-t-il à part le crime? On ne le saura pas, car nos bons terroristes ont un fois de plus choisi l'assassinat comme moyen de s'en sortir: le 16 juillet 2001, la commission de la guerre et des affaires étrangères du parlement israélien s'est réunie en "réunion préliminaire" pour analyser "la menace démographique arabe": la simple existence d'une commission accouplant d'emblée ces deux fonctions révèle bien de quelle nature est ce pays. Le vocabulaire utilisé pour décrire la situation mériterait un commentaire de trois pages, mais nous nous contenterons de signaler 1° que la croissance naturelle d'un peuple privé d'économie, du droit de déplacement et du droit de s'armer, est ici considéré comme une "menace", c'est-à-dire un fait rendant nécessaire des mesures de protection militaire; 2° que cette "menace" est "arabe", que les Arabes sont chez eux dans toute la Palestine, y compris la région indûment baptisée "Israël" par des terroristes. (mais on sait que pour le sionisme de base, les Palestiniens ne sont pas des habitants anciennement installés mais des fuyards égyptiens voleurs de Terre promise).

Alors voilà, on propose de multiples solutions généralement traitées de "génocide" quand elles sont appliquées à des juifs:

La presse hébraïque rapporte que "l'idée de l'expulsion" a eu beaucoup de succès pendant la réunion de Hertzlia et rencontré "un assentiment sans précédent" parmi les participants.
Outre le "tranfert" d'un pourcentage important de la population non-juive hors "d'eretz Israël", les participants ont aussi discuté d'autres solutions dont l'apartheid légal (système dans lequel les non-juifs jouiraient des droits de l'homme mais non des droits politiques), stérilisation obligatoire, incitation à l'émigration (par la pression économique) et "d'autres solutions".
The Hebrew press reported that the "expulsion idea" loomed large during the meeting in Hertzlya and enjoyed "unprecedented acceptance" among participants.
In addition to "transferring" a significant number of the non-Jewish population out of "Eretz Israel," participants also reportedly discussed other alternatives, including institutionalised apartheid (whereby non-Jews would be granted civil rights while denied political rights), forced sterilisation, induced immigration (through economic pressure), and "other solutions."

Réponse des Palestiniens: il faudra nous tuer d'abord. Nous avons l'article complet en anglais.

On lit dans la presse de la fin du mois d'août (Le Monde du 27 août 2001) que les Etats-Unis et le Canada distribuent sans aucune discrimination des visas de longue durée pour les étudiants palestiniens chrétiens, attention quand même, on veut pas d'ces sales fanatiques musulmans). "Génocide mou" pour les plus assimilables, l'application des mesures les plus simples est en rooute; à quand la stérilisation?

PAS FORT LE TURC

Le premier terroriste israélien s'est rendu le mois dernier en visite en Turquie. La Turquie est, comme on le sait, un chaleureux allié d'Israël et des Etats-Unis, avec qui elle partage l'amour de la démocratie et des droits de l'homme. L'alliance de ces trois salopards est très intense: récemment, ils ont commis des manoeuvres militaires communes et s'apprêtent à remettre ça prochainement. Malgré son attachement indéfectible aux droits de l'homme et au droit international, le gouvernement turc s'est permis des remarques désagréables au sujet du règne par l'assassinat systématique qu'Israël essaie, depuis quelques mois, d'imposer comme dernier cri de la civilisation. Le gouvernement turc se sentirait peut-être coincé par l'opposition dite de gauche et islamiste qui se manifeste dans la rue (en Turquie, on n'aime pas beaucoup ça et, en vérité, la méthode habituelle d'expression de l'opposition est la grève de la faim, inventée par les Irlandais du début du siècle dans leur lutte sans répit contre l'occupant anglais). On lisait dans Le Monde du 9 août 2001: "Un important dispositif de sécurité avait été déployé avant l'arrivée d'Ariel Sharon [premier boucher terroriste] pour répondre à une opposition populaire croissante aux relations turco-israéliennes en Turquie, de la part non seulement des islamistes mais également des groupes de gauche et des syndicats. Plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés alors qu'ils protestaient contre la visite. Bülent Ecevit [premier ministre turc] a averti son collègue israélien que l'absence d'espoir pour la paix pourrait affecter les liens entre les deux pays."

CHRONIQUE DE JOSPIN LA CAILLASSE

Le mois dernier, le premier ministre terroriste était venu en France en visite officielle et après une réception très froide par Chirac, il était allé voir son pote le caillassé. Nous vous avions raconté le mois dernier comment le premier terroriste, en sortant de chez son ami, avait publiquement déclaré: "Jospin est un ami d'Israël" et "Nous partageons des valeurs communes... nous avons une morale commune..." (Le Monde, 8-9 juillet 2001, p. 3).

Las, c'est plus du tout la mode d'être l'ami d'Israël et Jospinot, le coeur déchiré, mais le regard fixé sur la ligne bleue des élections présidentielle, a dû choisir entre rester l'ami des juifs et gagner quelques voix aux élections, et plaire aux Français et gagner quelques centaines de milliers de voix: il a choisi, mais avec son courage habituel (et en espérant b.... tout le monde, le finot), il n'a pas osé le dire franchement. Au lieu de désavouer l'assassin, il l'a fait condamner par le ministre des affaires étrangères, le fils à un ancien pote à Mitterrand: le 10 août (de sinistre mémoire pour les apprentis dictateurs), au lendemain d'un attentat vengeur mené par un kamikaze palestinien contre des Israéliens (pour les Palestiniens, il n'y a pas d'Israélien innocent, tous sont des voleurs et méritent d'être punis des assassinats menés par leurs représentants), le gouvernement israélien a trouvé malin de fermer la Maison de l'Orient à Jérusalem, "siège officieux" de l'Autorité palestinienne à Jérusalem. Ce geste, caractéristique de la dictature israélienne (nom véritable de ce que certains appellent "la seule démocratie du Proche-Orient"), est unanimement condamné par la gauche israélienne (pourtant pas très critique) et du coup, le Jospinot croit qu'il peut en profiter pour faire croire aux Français qu'il critique Israël: voilà que ledit ministre des affaires étrangères condamne fermement la mesure de fermeture...

A quand la prochaine mesure de fermeté du gouvernement français? Les Palestiniens, heureusement, ont de vrais amis, ailleurs.

Voici un extrait de faire-part de naissance d'une liste qui nous plaît beaucoup et dont Israël Shamir semble l'inspirateur:

Le but de la liste "Réseau Ensemble" est de discuter, soutenir, nourrir et élaborer des stratégies. Nous sommes réunis par notre intérêt pour l'idée que les Israéliens et les Palestiniens pourraient vivre ensemble dans un seul état fondé sur le suffrage universel. Chacun de nous pense, avec plus ou moins de conviction, que cette idée est le meilleure solution à la souffrance des Palestiniens et à la violence.
[Our purpose here at Together Network is to discuss, support, nurture, and strategize. We have come together because of our interest in the idea that Israelis and Palestinians could live together in a single state based on universal suffrage. Each of us gives at least tentative, even wholehearted, support to this idea as the best solution to the violence, and the suffering of the Palestinians.]

Voici un très court texte de Shamir qui répond très simplement à des questions essentielles.

Question
[]
On dirait que Sharon met désormais l'accent sur "le droit des juifs à [cette] terre". Si vous vouliez bien répondre aux trois questions suivantes, je vous en serais très reconnaissante.
A qui était promise la terre promise à Abraham? Quand la première mention du mot "juif" apparaît-elle? A-t-on une preuve que Moïse était juif?
Réponse de Shamir
Il y a beaucoup de façon d'aborder ce thème. La première question n'a pas probablement aucun sens si l'on ne croit pas au sens littéral de l'Ancien Testament. Pour un chrétien, ces mots n'ont pas de sens: le "véritable Israël" est l'Eglise et la promesse de Dieu à Abraham s'est accomplie par la naissance de Jésus-Christ. Pour un juif religieux, l'idée de Charon est un axiome. Pour un non-croyant, les "promesses de Dieu" sont un charabia incompréhensible. Tout cela est donc uniquement affaire de croyance.
Pour répondre à votre deuxième question, les "juifs" sont apparus comme communauté religieuse entre le Ve et le III siècle avant J.-C. Ils ont connu leur apogée au Ier siècle ap. J.-C. et ensuite, la communauté s'est dissoute et ses membres ont rejoint la communauté chrétienne en pleine expansion ou la petite communauté "juive" rabbinique.
Quant à votre troisième question, Moïse n'était pas juif, puisque les juifs ne sont apparus que près de mille ans plus tard. Moïse n'était pas non plus américain. Peut-être n'a-t-il même pas existé au sens propre du mot "exister": c'est un personnage légendaire et, une fois de plus, c'est une question de croyance.

UN HOMME

Lors d'une récente conférence tenue au siège de l'UNESCO, l'excellent Israel Shamir, en personne, a été invité à prendre la parole. Ce fut l'occasion pour différents collaborateur de l'AAARGH de le rencontrer. Au cours d'une très chaleureuse soirée, nous tombâmes d'accord sur l'essentiel: l'institution appelée "Israël" doit céder la place à un Etat unique, fondé sur l'égalité des citoyens du pays, y compris les réfugiés palestiniens qui doivent évidemment pouvoir rentrer chez eux. Sur la question du révisionnisme, Shamir a professé une agnosticisme complet. Il a dit que, pour lui, la question n'avait guère d'importance parce que l'existence de l'Etat d'Israël ne lui paraissait pas fondé sur "l'holocauste" ou toute autre idéologie, mais sur l'argent et le contrôle de l'argent. Prié de dire s'il se sentait israélien, après trente ans passés dans ce pays, son service militaire dans les paras, une famille, etc., il a dit qu'il préférait se considérer comme un "Palestinien russe". Nous aimons les Palestiniens russes et nous les saluons ici, où leur plume a sa place. Par la suite, il a fourni un petit compte rendu du cirque de l'Unesco:

Dear friends,
I had the honour to be invited to speak in the high international forum of UNESCO in Paris on the question of the media's coverage of the Israeli/Palestine conflict. It was an interesting gathering of upper-middle level politicians and journalists.
The key speaker was UN Coordinator for the Middle East, the suave Scandinavian Terje Roed-Larsen. His idea was gradualism, back to Oslo, step-by-step and shwaye-shwaye. One felt he learned well the terrible lesson of his predecessor Count Folke Bernadotte, who was assassinated on orders of the Israeli Prime Minister and my namesake, Yitzhak Shamir. Bernadotte was rash enough to think he could tell Jews what to do. Terje Larsen was very diplomatic, very pro-peace process, now and for ever. After all, he does not have to stay in the Khan Yunis refugee camp to wait for gradualism to bring fruit from a barren tree.
The Palestinian National Authority was represented by that eloquent teddy-bear, the round-faced Nabil Shaath and the witty and dignified elder ambassador Nasser al Kidwa. Nabil Shaath provided the journalists with a much needed headline, when he said that in Taba they almost made peace. My headline would be 'A miss is as good as a mile'. The invited Palestinian journalists were prevented by Israeli authorities from going to the conference, while Israeli ones promised to come but failed to appear. There was a loud-mouthed French Jew in the audience, who claimed to represent an Israeli paper. He even tried to speak Hebrew to me, but his Sunday school lessons were not up to it. Anyway, he denounced me as a communist, and thus unfit to speak in such distinguished company.
Israel sent two ex-ministers, a youthful and good-looking devotee of Barak, Professor Yuli Tamir of Peace Now, and General Amnon Lipkin-Shahak, the ex-Chief of Staff for the IDF and a one-time candidate for Prime minister from the now defunct Centre Party. Yuli Tamir spoke of Barak's largesse in Camp David, and of importance to keep "the Jewish character of the Jewish state". One wanted to ask "What about the importance of keeping the Aryan character of the Aryan state?" In the mind of an average Jew, these two men probably exemplify the Israeli Left. This alone speaks volumes about Israel. If that is Israel's "Left", you can imagine the Israeli Right. The late lamented Israel Shahak used to say that the Israeli Left is worse than the Israeli Right. These two ex-ministers, taken as a sample, served to remind us of Shahak's maxim.
Of the ladies and gentlemen of the press who attended the conference, I must mention the incredibly tall and pleasant Scot, Sir Ian Gilmour, the British ex-Minister of Defence and a media personality, one time owner of The Spectator, a exuberant and feisty magazine that fell into evil clutches of Conrad Black. And the dynamic Phyllis Bennis of Washington IPS called for Israeli withdrawal from occupied territories. I think I heard this notion before, but she was very convincing anyway.
It was an important occasion, made possible thanks to the Palestinian organizer of the conference, Dr Saleem Fahmawi, a man who grew in a refugee camp, made it all the way to the UN, but never forgot the village of his ancestors. There was also a chance to meet some friends of Palestine. Some hundred of them gathered at night to hear my call for the new strategy, i.e. 'one man ­ one vote' solution. It was a heated discussion, with many young people present, and I left comforted by the general response. The following is the gist of my speech at the UNESCO conference on Getting the Facts Right.
Up to a point
The media world was well described in the brilliant novel by Evelyn Waugh, The Scoop. Though the main plot of the book unfolds in Africa, the relevant scene takes place on Fleet Street, at the office of the Daily Beast owner, lord Copper. The media baron asked his foreign editor from time to time, is Yokohama the capital of Japan? Or Does Hong Kong belongs to us? The editor had two "safe" answers. When lord Copper was right, he said, Definitely, lord Copper. When he was wrong, he said, Up to a point, lord Copper. That is the fork, from definitely to up to a point, of the permissible borders of mainstream media discourse. We journalists are dependent creatures. We would like to be honest and sincere, but we have to think of our mortgages, and of our vacation. If we step over the borders established by the media owners, we would have to look for a different occupation altogether.
Speaking of Palestine, the borders are quite narrow. I would say they run parallel to the borders of internal Jewish Israeli mainstream discourse, from Meretz to Sharon. If we compare it with pre-Mandela South Africa, it is similar to the White mainstream discourse, from Nationalist to Progressive, not including ANC. In my view, this discourse is exclusivist, even supremacist. It is based on sustaining Jewish supremacy in Palestine. It does not offer equality or even a safe future to the local inhabitants. But that is all you are allowed to say. You may support the creation of Palestinian reservations which puts you firmly in the Israeli "liberal" camp, or you can back mass expulsion and ethnic cleansing, and you will be called a hardliner or a hawk. These are the firm borders of the discourse. Whoever crosses the borders, and speaks for equality of a Jew and Gentile in the Holy Land, finds himself in the wilderness. His voice will be silenced, maybe for good.
I know this first hand. I live in Jaffa, a town with a mixed population. There are Palestinians, Moroccans, Israeli Ashkenazi Jews, Russians, and we all live together rather harmoniously. But a lot of people who were born in Jaffa live in refugee camps and they are forbidden to return just because of their religion or ethnicity. I find it morally impossible, that a Jew from New York, Paris or Novosibirsk, like me, can come and live in Jaffa, while a local man, born in Jaffa, may not come back home. I called for the return of the Palestinian refugees and immediately lost my job with Haaretz. That is the most liberal Israeli newspaper.
The case of Palestine coverage in the media is special for one reason. We have a peculiar vocabulary, developed for the local coverage. If I kill Ahmad, it would be reported that "Ahmad was killed by an Israeli". But if, God forbid, Ahmad would kill me, you would learn that "a Jew was murdered".
As in Dr Jeckyll and Mr Hyde, an Israeli may kill; but if an Israeli is killed, he turns into a Jew. It is absolutely forbidden to speak about Jewish atrocities and murders. The Jews are forever victims. It often appears we have three nations in Palestine: Jews, Israelis and Palestinians. Israelis may commit crimes, but it is innocent -- always innocent -- Jews that are murdered. If you confuse these two words, and refer to a murderer as "a Jew", you will be called an anti-Semite, and probably you will lose your job.
It should not be too complicated to cover our story. It is not even as complicated as other places of world concern. The right of national self-determination inclusive of autonomy or independence isn't an easy right to realize, as Corsicans can tell you. Palestine should be easier to cover: it is not the question of national self determination, but of basic human rights. Kosovo? In Kosovo, Albanians were discriminated against and tormented by Serb authorities, but they always had the technical right to vote and the Yugoslav government never withdrew their citizenship. They were distant second-class citizens, but still citizens. Kurds in Turkey? They also can vote.
The coverage of Palestine should be easier, but it is not. A journalist may write and speak about marginal problems, like the Jewish settlers beyond the Green Line. But the basic power structure of Jewish dominance in Palestine may not be questioned. We may not say that the Palestinians have no right to vote; no right to move to other parts of their country and no right to return to their homes in the only country they have ever known.
In my opinion, the source of the media bias in covering the Palestinians is tremendously important. For it speaks volumes about the power structure of the US and Europe. It gives us unique feedback from the obscure world of media lords. And, it goes without saying, that "establishment" journalists are not given much leeway on reporting on this valuable feedback. They are always too busy writing "definitely".
The reason is obvious. Too many of our media lords subscribe to the notion of Jewish supremacy, and they are spread around the globe. In England, there is Conrad Black, he actually owns many papers in Canada, the US, and in Israel. In our country, he owns The Jerusalem Post. When he bought this paper, he dismissed the staff and hired people of his opinions. He is a right wing Zionist, a zealous supporter of Jewish supremacy.
In the US, there are too many of them to count. But allow us to mention Mortimer Zuckerman, a media lord and the current Head of the Presidents' Conference of American Jewish Organizations, the big daddy of all Jewish groups in America. He is one of the richest men in America, he made his fortune speculating in real estate and owns the third largest "serious" American weekly magazine, US News and World Report. He also owns the popular plebeian tabloid, The Daily News, a major circulation in the New York and New Jersey market. His newspapers generally advocate the brutal rule of market forces. With one exception; they call for generous annual subsidy of Israel by American tax payers. Two ex-Prime Ministers of Israel, Netanyahu of the war-mongering Likud and Barak of the slightly less hawkish Labour party supported Zuckerman in his quest for the leadership of the Conference of Presidents of Major Jewish Organizations. This side of the Ku Klux Klan, this association of 52 heads of American Jewish organizations is the most bigoted body of men in American politics. Haaretz recently reported, that Mortimer Zuckerman had dismissed his shiksa wife, in order to get this coveted chair. As long as he stayed married to a non-Jewish woman, his colleagues, Jewish billionaires, would not trust him. And he is one of the most influential publishers in the US.
On the other end of the planet, in Russia, the TV stations and newspapers also are under the ownership of Israeli citizens. One of them, Vladimir Gusinsky, was forced to part with his TV station. But his extremely pro-Israeli staff was quickly hired by another channel, belonging to another Israeli citizen, Mr Chernoi. In 1985, he was an accountant living on a salary of 100 dollars a month. Today he is worth 5 billion dollars, owns virtually all the aluminium plants in Russia, and lives in a nice suburb of Tel Aviv. Currently, he is under investigation for 34 murders, money laundering and membership in the Russian mafia. In a recent quip, he was quoted as saying that "the media is not business. the media is politics and influence". He uses his media empire to stifle all criticism of Israel in Russia.
I spoke recently to a young Russian military attaché in one of the Western capitals. He told me: your Israeli situation is similar to ours, but we have Chechnya a thousand miles away, while you have it next door. I asked him: do you want to say that Chechens have no right of vote? He was amazed. He did not know that the Palestinians have no right to vote. The media of Gusinsky, Chernoi, and Berezovsky, that is three powerful media lords, all of them Israeli citizens, took care to cultivate his ignorance.
Even in Sweden, traditionally supportive of the Palestinian cause, since the national newspapers were bought by Jewish entrepreneurs, the coverage of Palestine became more and more lopsided. I do not know whether the new owners had to ask for it explicitly, or their chief editors just guessed their desires, but the results were the same.
This international group of Jewish media lords, from Washington to Moscow, is not subservient to the interests of Israel. But support of Israel is a part of their agenda. On the top of the list, is globalisation and neo-liberalism; what they call "freedom of market forces". On political matters, they tend to distrust democracy and personal freedoms while making constant demands for corporate liberties.
Mutual support is also high on their list of priorities. When Gusinsky was under investigation for embezzling funds, The New York Times and The Washington Post, that is the late Mrs Kathrin Graham and Mr Sultzberger, both published virtually identical lead stories and editorials supporting the "Independent Russian Press". Independent, appears to be a code word for "Jewish-owned".
This should be a serious cause for concern. When an Egyptian businessman bought Harrods in London, the newspapers went into a fury. The headlines blared "our national heritage is being taken away by foreigners". In Israel, no outsider is allowed to own a newspaper. There was a rich Russian Jew, Gregory Lerner, who tried to buy a newspaper in Israel. He was sent to jail for six years for various mafia-related crimes. It is worth noting that, before he made his rush into the media, nobody cared about his offences. An Iraqi Jew took over a newspaper, and very soon he found himself in jail. Because the media is not a business, it is the nerve system of a country.
In my opinion, the case of Palestine is much more important for you, for Europeans and Americans, than just another case of injustice. Because it proves that this international group of Jewish media lords have become a mite too powerful. In my experience, Jewish journalists can be as objective as any. Actually, the best coverage of Palestine is done by Jewish journalists, from Susanne Goldenberg of The Guardian to Gideon Levy of Haaretz. But it is easier to squeeze a camel through the needle's eye than to find an objective media lord. This problem can be solved without actually removing media from the hands of individual proprietors if newspapers would be treated like precious water sources and other all-important public utilities. That is, unless we want to delegate all these newspapers to the murky realm of ethnic press, and build from scratch a new network of free press.

Israel Shamir <[email protected]>

20 July 2001

 

Voici aussi un texte important, La fête de saint Firmin, datant de début août 2001, où il explique que les vrais manipulateurs de la guerre sont les dirigeants des organisation juives américaines et qu'il serait temps de s'attaquer enfin à ces gens-là. C'est bien dans cet esprit que nous avons promu le travail de Norman Finkelstein, l'an dernier, et que nous fûmes les premiers à le traduire et à le publier en français. Nous proposons aussi une traduction française de cet important article de notre ami Shamir. (texte anglais)

La Fête de Saint-Firmin

par Israel Shamir
 
Il y a quinze jours, alors que je visitais le nord de l'Espagne, je me suis trouvé dans l'antique capitale de la Navarre: Pampelune célébrait la fête de Saint Firmin et des milliers d'aficionados se bousculaient dans les rues étroites qui mènent aux célèbres arènes. Il y avait aussi beaucoup d'étrangers qui suivaient studieusement les pas d'Hemingway. Le matin, de jeunes garçons combattaient dans l'arène avec les jeunes taureaux et leur lutte était empreinte de rapidité et de grâce. Le spectacle était excitant et riche en adrénaline mais sans la moindre goutte de sang. Le soir, c'était différent: des hommes adultes se battaient contre des taureaux adultes, de féroces créatures d'un noir de corbeau, aux cornes acérées, qui se déplaçaient à la vitesse d'un TGV, chacun pesant une demi-tonne, chaque gramme était animé d'une détermination de bouledogue.
Les tribunes surplombant l'arène sont divisées en deux parties, chacune accueillant son propre public: dans la section "sombra", c'est la bourgeoisie qui applaudit sombrement au spectacle: ce sont des gens importants et les matadores déploient tout leur art pour leur bénéfice. Dans la partie "sol", sous les rayons violents du soleil des Pyrénées, les gens simples ont du plaisir, partageant des barils de sangria et des provisions préparées à la maison avec de complets étrangers, tout cela accompagné du cantique de saint Firmin. Ils aiment eux aussi les corridas mais il ne se passe pas grand chose de leur côté de l'arène.
Le matador travaille la bête à la toucher et s'écarte d'un léger saut pour éviter la corne fatale. Si l'animal comprenait ce qui se passe, l'homme n'aurait aucune chance de sortir vivant de l'affrontement avec le taureau. Mais celui-ci est fasciné par la muleta que le matador déploie sous ses yeux et au lieu de foncer sur le matador, il s'en prend à la muleta. Pour finir, épuisé de ses peines inutiles, frustré par les vains assauts qu'il ne cesse de porter à l'invincible muleta, il s'immobilise, tête baissée, attendant l'acier salutaire.
La corrida est une comparaison bien adaptée au combat sans résultat qui se mène pour les droits de l'homme en Palestine. Les colonies juives érigées au milieu de la population palestinienne sont la muleta. Les colonies nous ennuient parce qu'elles détruisent la beauté biblique des hauts plateaux. Elles nous ennuient parce qu'ils sont d'une injustice criante, seuls les juifs y ayant accès: les non-juifs n'ont même pas le droit de pénétrer sur leur territoire. Elles nous ennuient parce qu'elles justifient l'existence des routes que seuls les juifs ont le droit d'emprunter. Elles nous ennuient, à cause du comportement provoquant des colons qui font tout ce qu'ils peuvent pour humilier leurs voisins non-juifs. Elles nous ennuient parce qu'elles substituent aux oliviers de hideuses maisons préfabriquées. Alors nous chargeons contre elles, tandis que le matador s'écarte et que les gens comme il faut applaudissent dans la tribune sombra.
Pour une fois, détournons la rage du taureau de la muleta qui nous distrait et nous ennuie. L'intérêt constant que l'on porte aux colonies n'est qu'une distraction: même dans les journaux juifs, l'israélien Haaretz ou le New York Times, on peut publier une critique des colonies illégales à condition de s'en tenir là. Mais il y a quelqu'un derrière la muleta, et il y a ceux qui l'ont chargé de combattre le taureau. Le matador, c'est l'Etat d'Israël. Aucune colonie ne tiendrait plus d'une journée s'il n'y avait derrière tout cela le potentiel militaire israélien. Quand les habitants d'Hébron sont enfermés pendant des mois dans leur ville, c'est l'armée israélienne qui impose le couvre-feu et non les quatre cents colons juifs. Mais il y a un homme, du bon côté de la tribune, qui commande au matador. Israël ne pourrait pas commettre ces atrocités sans un soutien extérieur.
Maxime Rodinson, marxiste français bien connu, auteur d'une biographie de Mahomet, a défini l'Etat israélien comme "une colonie". Mais toute colonie a sa métropole, source extérieure de pouvoir: l'Algérie française était dirigée et soutenue par la France; les Etats-Unis étaient une colonie dont la métropole était l'Angleterre. Quel est le pouvoir extérieur qui soutient Israël? Quelle est sa métropole? Ce ne sont pas les Etats-Unis, c'est la constallation de communautés juives de poids, et au premier rang, la communauté juive américaine.
Cette communauté envoie de l'argent, orchestre le soutien du grand public et exerce son influence sur la politique de l'Etat d'Israël. Elle est beaucoup plus carnassière que le parti Likoud, dirigé par Sharon. Feu le "rabbin" Kahane, que nous ne regrettons pas, était probablement l'homme le plus aimé des partisans d'Israël aux Etats-Unis. Ce phénomène des juifs de l'étranger qui prétendent être "plus israéliens que les Israéliens", et qu'Ouri Avneri a bien exposé, a de multiples causes. Mais je me limiterai à l'analyse de l'une d'entre elles seulement: ils ne sont jamais blessés par leurs obus, ils sont assis à l'ombre et délèguent le matador au combat.
Les hommes qui ont envoyé les troupes israéliennes mener le siège d'Hébron et d'autres villes palestiniennes vivent tranquillement à New York ou à Los Angeles, regardent la télé et harcèlent leur député pour qu'il soutienne leur boucherie. Ces hommes qui incitent à commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens ne se font aucun souci. Peut-être serait-il temps d'y remédier.
Les guerres peuvent durer éternellement si leurs principaux instigateurs vivent à l'abri et en paix. Michael L. Calderon nous le rappelait cette semaine: "Ce n'est pas à cause d'un "changement de volonté" collectif que les Français, les Américains et les Afrikaners ont mis fin à leurs exploits en Algérie, en Indochine, en Namibie et en Angola. Ces victoires ont été gagnées sur deux fronts: celui de la guerre concrète, dont les peuples d'Algérie, du Vietnam, de l'Angola et de Cuba ont payé le prix, et celui de la pression internationale et de l'opposition intérieure.
Le moment est venu d'ouvrir le second front de la guerre en Palestine et nous n'aurons pas beaucoup de mal à trouver sur qui nous devons faire pression et à qui nous devons nous opposer. A mon avis, il faut s'adresser aux usurpateurs qui dirigent les communautés juives organisées, Bronfman, Foxman, Sulzberger et compagnie. Ce sont des hommes dangereux et puissants et je comprends fort bien que les amis de la Palestine préfèrent se donner un adversaire moins formidable, les colons d'Hébron, par exemple. Malheureusement, c'est aussi inutile que de chercher une pièce de monnaie égarée sous les lampadaires, uniquement parce que c'est là qu'il y a de la lumière: il faut la chercher là où on l'a perdue, même si ce n'est pas facile.
Il est désormais d'une urgence absolue d'attaquer les individus qui dirigent la communauté juive américaine. Pourquoi ne l'a-t-on jamais fait? On se heurte toujours au désir de les exonérer de leur responsabilité dans la tragédie que vivent les Palestiniens en mettant tout cela sur le dos de "la politique impérialiste américaine". Même Noam Chomsky, ami sincère de la Palestine, que je révère, disons-le mot, défend cette position. Dans une intervention publique au MIT, il déclarait récemment que la politique pro-israélienne des Etats-Unis n'était pas le produit du groupe de pression juif mais celui des intérêts des classes dirigeantes américaines. J'aime beaucoup Chomsky, mais j'aime encore mieux la vérité et je ne suis pas d'accord avec lui.
Son opinion est reprise par beaucoup de gens de valeur qui sont tous des partisans sincères des Palestiniens: ils citent souvent The Fateful Triangle, ouvrage classique de Chomsky ou disent la même chose autrement, comme Gabor Mate qui m'a écrit: "S'il est certain que les Bronfman et leurs camarades ne sont pas les derniers à abuser le grand public, juif ou non, et à l'égarer, ils ne pèsent pas très lourd dans les intérêts que la politique américaine sert vraiment. L'Etat américain, en tant qu'émanation du monde des entreprises a intérêt à avoir au Proche Orient un pitbull aux ordres, muni de l'arme atomique, suffisamment nerveux et agressif pour sauter instantanément à la gorge des Arabes si cela devenait nécessaire mais aussi suffisamment dépendant pour que la laisse qui le retient soit courte. Comme le disait un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères américaines il y a quelques années, "Israël est un porte-avions insubmersible au Proche Orient."
Ces arguments ne résistent pas à l'analyse: Les avions américains n'atterrissent pas sur ce "porte-avions", même en cas de guerre, car ils ont des bases ailleurs: en Arabie séoudite, en Turquie, etc. C'était Chypre qu'on appelait autrefois "le porte-avions insubmersible" et puis on l'a laissé tomber du jour au lendemain. On peut douter de l'obéissance du pitbull, qui est allé fournir des armes à la Chine, et avant de traiter Israël d'allié solide, il faudrait le prouver. Il y a en réalité des dirigeants israéliens qui prônent l'alliance avec la Russie et sa communauté juive immensément riche et puissante, parce que les Etats-Unis tirent trop sur la laisse.
Certains croient expliquer la politique américaine par des "intérêts pétroliers". Mais, la vérité, c'est qu'il n'y a pas de pétrole en Palestine ni dans les pays voisins. Je n'imagine pas Israël faisant la guerre à l'Arabie séoudite ou à l'Iran pour défendre l'approvisionnement américains en pétrole, sans que le Proche Orient explose.
L'idée qu'Israël serait un "représentant sur place" ou "un flic de proximité" ne tient pas non plus. Je ne vois pas quel intérêt économique américain pourrait tirer plus de bénéfice d'une alliance avec Israël plutôt qu'avec la Turquie, par exemple. Comme l'écrivait un analyste palestinien, "la Turquie aurait été un meilleur investissement, en tant que puissance régionale "normale" susceptible d'assister la politique américaine tout en coûtant deux fois moins cher. Et en tant que musulman, le pays pourrait prétendre plus légitimement à la "domination" des pays arabes plus faibles." On pourrait ajouter que la Turquie a été la puissance traditionnelle de la région jusqu'en 1917 et qu'elle dispose de l'armée la plus puissante et la plus nombreuse, en même temps totalement pro-américaine et pro-occidentale. Autrement dit, l'idée qu'Israël serait la dupe servile de l'impérialisme américain n'a aucun fondement.
Edward Herman, co-auteur avec Chomsky de Manufacturing Consent, pense la même chose: "Le groupe de pression juif est très important ici [] je l'ai dit dans un article et des gens de gauche me l'ont reproché en affirmant que son rôle ne pesait pas grand chose face aux intérêts stratégiques américains au Proche Orient. J'ai toujours pensé que le groupe de pression juif était au moins aussi important; et heureusement pour lui, jusqu'à présent, on a pu, au minimum, concilier les deux groupes d'intérêts.
Pour combattre la domination juive illégitime, il faudrait recourir à des moyens directs, originaux et, certainement, non-violents. Les étudiants de Berkeley, dans l'esprit de 1968, ont donné l'exemple: ils ont construit deux portes d'entrée à l'université, l'une pour les juifs, l'autre pour les autres, pour que les Américains éprouvent dans leur chair ce que représentant les routes israéliennes "réservées aux juifs". On pourrait déverser des tombereaux de terre dans l'allée de Bronfman ou de Foxman. En tant que bons juifs, ils observent certainement la consigne de Hillel aîné et ne font pas aux autres ce qu'ils haïssent eux-mêmes. Comme le blocage des allées palestiniennes ne les gêne pas, on peut supposer qu'il leur plaira d'être traités de la même façon. De même, comme ils sont favorables aux colonies illégales, on pourrait installer des volontaires sur leurs terres.
Je pense que ces actions seraient amusantes et intéresseraient beaucoup de bons Américains d'origine juive. Après tout, leurs pères se sont battus contre la domination blanche dans le Sud, alors maintenant, les fils peuvent se battre contre la domination juive en Palestine, sans rompre avec leurs traditions. Au lieu d'aller manifester devant une administration quelconque, au lieu de risquer des rencontres dangereuses avec les soldats israéliens sur les collines d'al-Khadr, les associations israéliennes de gauche pourraient s'attaquer au véritable adversaire, qui se trouvent aux Etats-Unis; ils pourraient s'y joindre aux autres militants américains, y compris les Palestiniens exilés.
Cette expérience répondrait à la question de l'influence du lobby juif aux Etats-Unis et sur les événements de Palestine. Je crois que son effet serait décuplé si on exerçait une véritable pression sur Bronfman et ses richissimes amis de la tribune sombra pour qu'ils mettent fin à leur belligérance antipalestinienne. Ils feraient peut-être signe au matador de renvoyer le taureau à ses vaches au lieu de se précipiter vers l'abattoir.
Cette lutte pourrait aussi aider les juifs américains ordinaires à se battre contre leurs chefs usurpateurs. Pourquoi devraient-ils accepter ces "dirigeants"? Eh bien, d'abord, parce Bronfman et ses copains ont volé des milliards de dollars dans les banques suisses, au lieu de distribuer l'argent aux rescapés de l'holocauste. Mais ce sera le sujet de mon prochain article.
27 juillet 2001 (traduction de l'aaargh)

On peut signer une pétition lancée par l'organisation Al-Awda (petition to terminate US aid to Israel ) pour réclamer la fin de l'aide massive américaine à l'entreprise génocidaire israélienne:

<http://al-awda.org/terminate_aid_petition.htm>

MADE IN USA

Robert Fisk est un journaliste britannique, en poste au Liban depuis très longtemps, et c'est un honnête homme. Toutes les semaines, nous lisons avec joie ses chroniques, pourtant sinistres dans leur objet, dans The Independent. Nous avons trouvé une traduction française de sa chronique du 15 août 2001. Nous vous la livrons. Il faut la rapprocher de l'article de Village Voice dont nous vous avions donné une traduction il y a quelques mois On veut faire des infirmes.

La mort à Bethléem, made in USA

par Robert Fisk
The Independant, 15 août 2001
[traduit de l'anglais par Manfred-C. Stricker]
La société Lockheed Martin, en Floride, ainsi que les Laboratoires fédéraux de Pennsylvanie ont fait tous deux une contribution à la vie quotidienne dans la commune de Bethléhem. Mais, pour ce qui est de Lockheed, c'est plus précisément la mort. Des parties de la fusée air-sol "Hellfire" [feu de l'enfer] se trouvent toujours dans le local de la défense civile de Bethléhem, moins de deux mois après qu'elle eût explosé dans le salon de Osama Khorabi, âgé de 18 ans, le tuant instantanément. Le moteur de la fusée, des tuyaux d'alimentation et des fils électriques ont été triées par les chauffeurs d'ambulance et des infirmiers, puis mis dans des sacs en plastique, avec des éclats provenant de douzaines d'obus de char de provenance américaine tirés par des chars israéliens dans le village chrétien de Beit Jalla.
Les soldats israéliens envoient régulièrement sur les Palestiniens de Bethléhem eux-mêmes des salves de grenades lacrymogènes fabriquées aux Etats Unis. Les Palestiniens affirment que ces gaz ont causé de grandes difficultés respiratoires chez des enfants lorsque ces grenades furent lancées contre des jeunes lançant des pierres près de la tombe de Rachel. Sur les cartouches et les bidons de gaz on a trouvé le marquage "Fédéral laboratories, Saltzburg, Pennsylvania 15681", avec l'indication, sur le métal "projectiles longue portée, 150 yards " [env. 130 m, là où les pierres ne sont plus dangereuses]. Le mode d'emploi imprimé sur les bidons parle de "gaz lacrymogène, hautement irritant pour les yeux, le nez, la peau et le système respiratoire". En plus : "en cas de contact, ne pas se frotter les yeux, s'adresser immédiatement à un service médical".
Lorsque des Palestiniens de Beit Jalla tirent avec des Kalachnikov russes sur la colonie juive voisine de Gilo - une colonie construite illégalement sur des terres appartenant aux habitants de Beit Jalla - les chars israéliens envoient régulièrement des obus dans Beit Jalla. Et la plupart de ces obus ont des détonateurs américains. Tous portent le code : "Détonateur P180  M549ACO914H014-014". Quelquefois le dernier 4 est remplacé par un 5. Un de ces obus a tué le Dr Harald Fischer, un Allemand vivant à Beit Jalla, en novembre dernier. Mais le nom de la société fabriquant ce détonateur n'est pas indiqué dans le code.
Lockheed avait déjà été impliqué dans l'assassinat de quatre enfants et de deux femmes, au Liban, lorsqu'un hélicoptère Apache, fabriqué par Lockheed, a tiré une fusée "Hellfire", fabriquée par Lockheed, sur une ambulance, dans le sud du Liban, en 1996. Des plaques imprimées provenant de la fusée - un logo publicitaire marqué dessus dit "tous pour un, un pour tous" - furent transportées par The Independant aux Etats Unis le dimanche suivant et furent identifiées, par des dirigeants de Boeing,  comme faisant partie d'une fusée "Hellfire", à cette époque co-producteurs de la fusée. Le moteur de la fusée qui a frappé Osama Khorabi dans sa maison en février est toujours là (les Israéliens affirmèrent que ce fut un coup préventif, mais M. Khorabi n'était pas un militant et sa seule ambition était de faire partie de la troupe théâtrale de Beit Jalla). Le moteur porte le code "189 76-1334987 DMW90E003-007" et le numéro du lot est 481. Sur un mince tube en acier au sommet du moteur se trouve le code "12903-9225158 MFR-5S443." Un petit mais lourd dome cylindrique du même projectile porte le nom "Battery Thermal", avec le code : "P/N 10217556 E-W62, Lot No. EPH-2-111, Date of MFG (manufacture) 08776, MFG Code 81855". Suivi par les initiales :"U.S.". D'autres parties du missile comprennent un aileron articulé et des pelotes de fils électrique.
Les membres de la défense civile palestinienne sont ambulanciers et infirmiers; ils ont collectionné consciencieusement des milliers de pièces d'éclats de balles, d'obus de chars, de projectiles au gaz et de fusées après des bombardements israéliens, mais sans chercher à en connaître la provenance. L'un d'entre eux m'a dit l'autre jour : "nous sommes des travailleurs humanitaires, pas des scientifiques. De nombreux fragments portent des caractères latins et semblent aussi de fabrication américaine. Il y a là une pièce qui semble provenir d'une fusée codée "SPO 2- 95 RAD (là manque un chiffre détruit lors de l'explosion de la fusée) - 89".
Les Israéliens se sont servis d'hélicoptères Apache pour tirer des fusées sur Beit Jalla au moins six fois - y compris lors de la mort de M. Khorabi - et les Apache sont fabriqués par Lockheed dans leur immense usine d'armements à Orlando, en Floride, où sont fabriqués aussi les fusées Hellfire  1 et 2.
Les Palestiniens n'ont pas encore trouvé l'origine d'un bidon de gaz maintenant utilisé régulièrement par les Israéliens, qu'ils appellent "fumée brune". Très craints par les jeteurs de pierre, il a un effet bien plus puissant même que le gaz produit par les Laboratoires fédéraux de Pennsylvanie. Au moins un bidon trouvé à Hébron porte des inscriptions hébraïques et porte le code 323 1-99. Il ne semble pas provenir des Etats Unis.
Les armuriers américains affirme n'avoir aucune responsabilité lorsque leurs produits tuent des civils innocents. Après le bain de sang dans le sud du Liban en 1996, des représentants de Lockheed, très en colère, affirmèrent que personne n'avait jamais poursuivi un fabriquant de munitions après un meurtre. Et il est vrai que la dernière phrase imprimée sur les grenades au gaz de Pennsylvanie est un avertissement qu'il ne faut pas tirer sur des individus, avec la clause bien connue "les Laboratoires  fédéraux ne sont pas responsables d'un usage abusif de ces engins".

LES SUPRÉMACISTES AU QUOTIDIEN

Israël s'invite à Jenin

par Philippe, professeur de français à la Faculté de Naplouse

Vous aurez deviné au titre de mon mail que le thème de mon message est très actuel et quelque peu politique...
Ce matin, vers 3h, les troupes israéliennes -- chars soutenus par l'aviation -- sont entrés dans Jénine, ville autonome palestinienne du nord de la Cisjordanie. Ce matin, les représentants de Tsahal se sont félicités de l'opération qui s'est achevée sans perte de vie humaine. Sans doute est-ce un grand succès pour les forces de défense israéliennes; mais je suis enclin à penser que c'est un grand miracle, et voici pourquoi : Les chars ont commencé l'investissement de la ville, suivi dans leur sillage par les bulldozers. Deux postes de police ont été détruit (ce qui est manifestement très utile, puisque comme chacun sait les policiers palestiniens sont la seule institution capable d'exercer une pression sur les branches armées des différents mouvements et donc l'allié objectif de la sécurité israélienne), et les bulldozers se sont attaqués au gouvernorat de Jénine... puis ont abandonné, devant une tâche tout de même conséquente. Les dépêches de presse nous rapportent les événements sur un ton très lisse : des bulldozers détruisent deux postes de police, quelques coups de feu sont tirés, heureusement sans faire de victime. La même histoire, racontée par un de mes amis, a quelque chose de plus impressionnant. Et devrait faire réfléchir, si on daignait lui donner un peu de diffusion. La première chose est que les avions sont venus en masse, à basse altitude. Je confirme avoir entendu de nombreux appareils passer à grand bruit au dessus de Naplouse - j'avais moi aussi quelque difficulté à dormir, mais les quelques tirs de cette nuit sur Naplouse sont du crottin de mouche en comparaison du ramdam qui a dû surplomber Jénine, avec des appareils venus des bases de toute la Cisjordanie, et de la Galilée au nord. L'entrée dans Jénine s'est faite sans violence -- j'imagine aisément l'attitude des soldats au checkpoint, voyant surgir les chars, et courant à toute jambe, comme lors de l'incursion israélienne dans la zone sous contrôle palestinien total (zone A) de Ramallah, le mois passé. Quelques tirs symboliques en ville, les opérations contre la police pour vexer l'Autorité encore davantage. Notons seulement que c'est avec l'autorisation expresse d'Israël, et pour subvenir autant aux demandes de sécurité exprimées par le Shin Bet et la Shabak qu'aux besoins d'emploi des Palestiniens en 1995-1996, que l'Autorité a embauché un nombre de policiers supérieur aux quotas fixés par les accords du Caire (postérieurs à Oslo). Donc Israël détruit assez illogiquement l'appareil sécuritaire dont il a encouragé et même exigé la mise en place accélérée. Et veut démanteler des forces qui, presque toujours, ont eu un rôle modérateur dans le conflit. Les bulldozers s'en sont ensuite pris au gouvernorat, cherchant notamment des papiers susceptibles de donner des renseignements sur une collusion entre l'Autorité et ce qu'il est convenu d'appeler, dans les médias israéliens, les "cellules de terreurs", les groupes d'activistes pratiquant la lutte armée et les attaques à l'explosif (ce vocable a, notons-le au passage, l'avantage non-négligeable de mettre sur le même plan tous les types d'actions, depuis les tirs de kalachnikov à plus d'1 km de distance de tout objectif possible, jusqu'aux groupes préparant les attentats suicides; je suppose que ce vocable fourre-tout est absolument exempt de tout esprit d'amalgame dans l'esprit des porte-paroles de Tsahal, à qui les journalistes empruntent plus souvent que de raison leur vocabulaire). Mais, me répondra-t-on, c'est de bonne guerre. Hélas! C'est un refrain surentendu, et je suis las de combattre les moulins à vent: il se trouve seulement qu'il faudra qu'on s'explique sur le sens du mot guerre, et sur le contenu des circonstances justifiant les mesures "de bonne guerre". Ce n'est pas tellement ce qui rend l'invasion de Jénine particulièrement significative (encore que l'invasion, même temporaire, d'une zone sur laquelle Israël a abandonné officiellement et par accord international toute responsabilité en matière de sécurité, soit assez significative), mais le moment où ces chars se sont trouvés face à une forme de résistance civile. Il y a à Jénine, comme dans les grandes villes des Territoires Occupés, un camp de réfugié attenant à la cité.
Pour comprendre la suite, il faut d'abord se représenter la configuration d'un camp de réfugiés: un espace clos, généralement par des murs de parpaing recouvert d'un triste enduit gris ou beige, et surmonté éventuellement de grillage (mais c'est en option). A un, deux ou trois endroits, le camp s'ouvre sur le vaste monde par une grande porte, qui est le point où se rejoint le decumanus du camp (ou le cardo, comme on voudra). Je ne dis pas decumanus maximus, parce que généralement, les autres rues du camps sont des petites allées étroites, tortueuses et difficultueuses, peu éclairées, et rarement droite. Donc il n'y a qu'un seul decumanus en général... Ce qui veut dire que, pour entrer dans le camp, il faut passer par l'une de ces entrées, et troquer l'asphalte (si on a de la chance) contre une rue de terre battue. Cette transition est visuellement saisissante. Mais elle implique quelque chose en terme de rapport avec le monde extérieur: c'est que le monde du camp est facilement clos.[...]
Il faut croire que parfois, cependant, ce puisse être un avantage: c'est un espace bien défini, où se définit une manière d'être, un ensemble de codes de comportement, toutes choses qui permettent aisément d'isoler un réfugié dans la population palestinienne. C'est un espace où se noue ainsi une forte solidarité, et un sens aigu de la responsabilité.
Armé de cet exorde, je pense qu'on comprendra mieux ce qui s'est passé cette nuit, et pourquoi, selon moi, l'intrusion israélienne dans la zone A de Jénine est une des opérations qui, depuis le début du conflit, augurent le plus mal de la suite des événements pour Tsahal. Du moins, pour autant que ma raison et mon suivi de l'actualité peuvent éclairer ma lanterne... Après l'opération sur le gouvernorat (du spectacle, pour l'essentiel, à mon avis), les chars ont voulu entamer une deuxième opération significative, et non moins spectaculaire: suivis des bulldozers, ils se sont dirigés vers le camp de réfugiés de Jénine. Il est possible, et même probable qu'il s'agissait de montrer sa force; ce genre d'action n'est, en tout état de cause, pas sans précédent - je citerai pour mémoire, la destruction de maisons du quartier de Brazil, dans le sud de la bande de Gaza par les bulldozers de Tsahal. On y avait évacué les gens par force, sous la menace des chars, avant de détruire leurs logements, afin sans doute qu'ils se rappellent qu'aujourd'hui, comme en 1948, ils sont réfugiés, et ceci signifie qu'ils doivent dormir sous la tente. Mais les choses se sont passé un peu différemment au camp de réfugiés de Jénine.
L'objectif affiché par les troupes de Tsahal était de mettre la main sur des kamikazes supposés du Jihad Islamique et du Hamas, en les poursuivant à travers le camp où, pensait-on, ils s'étaient réfugiés. (Dans un camp, en Palestine, on se réfugie: ce n'est même plus une question de logique, c'est une habitude.) Malencontreusement, entre les chars et les profondeurs du camp, se tenaient, aux entrées de l'enceinte... des délégations déterminées des différents partis politiques palestiniens (Jihad et Hamas, bien sûr, mais également Fatah, et FPLP assez présent autour de Jénine). Déterminées à ne pas laisser entrer les chars. Et pour y réussir, ces gens -- tous hommes de responsabilité au sein du camp -- s'étaient ceint la taille de bâtons de dynamite, et tenaient un briquet dans la main. On ne sait pas où ces gens vont chercher de telles idées...
Mais ce qui est sûr, c'est que la colonne de chars a tout de suite compris, et qu'elle n'a pas été longue à faire demi-tour. Ceci amène quelques réflexions.
La première réflexion, c'est que les gens des camps ont choisi à Jénine de montrer une détermination à la hauteur de la menace militaire israélienne. A la différence des quartiers rasés dans la bande de Gaza, où il y avait eu une résistance vaine, les responsables du camp ont choisi une politique sans ambiguïté de démonstration de force: la forme du martyr-kamikaze (prisée par le Bloc islamique) a été intégrée à la perception des autres partis (en particulier à l'idée traditionnelle du sacrifice dans les partis nationalistes), à tout le moins en guise d'unique recours. Comme l'attaque était improvisée, il faut penser, soit que les leaders du camp ont eu une idée de génie, soit, plus vraisemblablement, que cette politique avait été déterminée depuis quelques temps, à la lumière des menaces israéliennes et à un niveau qui m'échappe. Et donc, que les partis se sont en général ralliés à l'idée des attaques-suicides, sur le principe du moins, sinon dans la pratique. Ce qui ne fait que corroborer les sondages déjà connus, affirmant que trois quarts des Palestiniens soutenaient les attaques-suicides. Quand cette preuve serait le seul résultat de l'opération de la nuit dernière, ce serait certainement un beau résultat pour Mo'faz (chef d'Etat-Major de Tsahal), Ben-Eliezer (ministre israélien de la défense) et Sharon.
La deuxième réflexion est relative au retrait des troupes israéliennes. Soit cette attitude des gens du camp a pris la colonne de chars au dépourvu -- ce qui est improbable si la démonstration de force des responsables du camp était une mesure adoptée à l'avance, car la Shabak en aurait été alors au courant avant l'Autorité même... Je blague à peine. -- et elle en dit long sur l'ignorance de l'armée israélienne à l'égard de la situation dans les camps de réfugiés. Soit, comme il est probable, l'armée se doutait d'une telle manoeuvre, et en ce cas... il faut penser que le retrait des chars avait été aussi décidé d'avance. Autrement dit, le bain de sang par attaque-suicide collective contre les chars était la ligne rouge à ne pas franchir; ce qui est logique, car l'intrusion des troupes israéliennes était déjà une innovation assez difficile à faire avaler à l'opinion, sans y rajouter un bain de sang. Mais ce faisant, l'armée a montré paradoxalement sa faiblesse dans une opération de force. D'où la nécessité d'étouffer l'affaire et de se féliciter de l'absence de victimes. D'autant qu'à mon avis, rien de ce qui s'est passé n'était imprévisible, ou du moins inimaginable, pour les responsables de l'armée. Cela s'appelle de l'incompétence.
Troisième réflexion, la plus évidente: cela fait froid dans le dos ! Eh bien oui, si les soldats israéliens ont envie de s'aventurer ainsi dans les profondeurs des zones A, cela finira par tourner au bain de sang. On s'en doutait; maintenant, on en est sûr.
A mon ton, on croira que je jubile... Non pas ; je prends les événements avec une extrême distance, et je n'hésite pas à dire que l'opération a été, en définitive, mauvaise pour la sécurité israélienne. Au demeurant, je ne décolère pas contre Sharon, car il a fini par prouver aux Palestiniens que les attaques-suicides étaient efficaces. S'il fallait que la preuve en fût administrée par l'homme des massacres de Deir Yassin (enfin, le principal responsable encore vivant), de Katbiyé (70 morts dans un village arabe en 1953) et de Sabra et Chatila... c'est à désespérer de l'intelligence! Mon opinion intime que le but était pour Sharon de démontrer, à peu de frais, à l'aile dure de sa coalition, qu'il ne renonçait pas aux bonnes vieilles méthodes, même s'il appelait à la négociation (sans Arafat... mais négocier, c'est déjà trop pour le Likud, le Herout, le Parti National Religieux, ou le Kach). Si c'est le cas... c'est réussi. C'est à croire que j'en oublierais l'occupation de la Maison de l'Orient ; mais Jérusalem, c'est si loin d'ici !

 

Point d'information Palestine > N°164 du 17/08/2001 [email protected]

CRUAUTÉ DES ZOLOS

Des innocents affrontent sans fin une insondable cruauté

par Edward Saïd
Aux Etats-Unis, où Israël a sa base politique principale et dont il a reçu plus de 92 milliards de $ d'aide depuis 1967, le terrible coût humain du bombardement du restaurant de Jérusalem de jeudi se retrouve rapidement commenté sur le ton d'une propagande familière : Arafat n'en a pas fait assez pour contrôler ses terroristes, des extrémistes Islamiques suicidaires sont partout, guidés par une profonde haine de l'humanité, Israël doit défendre sa sécurité. Un individu qui réfléchit pourrait ajouter: ces gens sont fatigués de se battre depuis des milliers d'années; la violence doit cesser; il y a eu trop de souffrance des deux côtés, alors même que la façon qu'ont les Palestiniens d'envoyer leurs enfants au combat montre bien tout ce qu'Israël a à endurer.
En Amérique Israël a à peu près gagné la guerre sur le terrain de la propagande et c'est en Amérique que l'on est sur le point de mettre encore plusieurs millions de dollars dans une campagne de relations publiques (en utilisant des "stars" comme Zubin Mehta, Yitzhak Pearlman et Amos Oz) pour encore améliorer l'image d'Israël.
Mais voyons donc à quoi la guerre implacable d'Israël contre le peuple palestinien isolé, essentiellement désarmé, sans Etat et démuni a déjà conduit. La disparité des puissances est immense à pleurer. Doté du dernier cri des forces aériennes américaines, d'hélicoptères de combat, d'innombrables tanks et missiles, d'une marine superbe aussi bien que d'une maîtrise parfaite des services de renseignement, Israël est une puissance nucléaire qui soumet un peuple sans armée ni artillerie, ni aviation -- son unique pitoyable aéroport située dans la bande de Gaza est contrôlé par Israël -- ni forces aériennes ou navales, et dépourvu de toute institution caractérisant les états modernes.
Au delà de la désinformation , le vrai visage de longues décennies d'une pression quotidienne d'Israël sur des gens dont la principale faute est de s'être trouvé là se révèle dans tout ce qu'il a de sadisme inhumain. L'histoire terrible, ininterrompue d'une occupation militaire de 34 ans par Israël (la seconde plus longue dans l'histoire moderne) de la terre palestinienne illégalement conquise a été effacée de la mémoire publique, comme l'a été la destruction de société palestinienne en 1948 et l'expulsion de 68 pour cent de ses habitants, dont aujourd'hui 4.5 millions sont toujours des réfugiés.
Le cruel enfermement de 1.3 millions de personnes bloquées dans la Bande de Gaza, plus la situation critique de presque deux millions de résidents palestiniens de Cisjordanie n'a aucun parallèle dans les annales de l'apartheid ou du colonialisme. Des avions de guerre F-16 n'ont jamais bombardé des territoires sud-africains. Ils sont employés contre des villes et des villages palestiniens. Toutes les entrées et sorties des territoires sont contrôlées par Israël (la bande de Gaza est complètement encerclée de fil de fer barbelés), qui contrôle aussi l'alimentation en eau. Répartis sur environ 63 cantons, complètement encerclés et assiégés par des troupes israéliennes, avec 140 colonies ayant leur propre réseau routier interdit 'aux non-juifs', les Palestiniens sous occupation en sont réduits à connaître maintenant un taux de chômage de 60 pour cent et un taux de pauvreté de 50 pour cent.
Ils doivent supporter de longues files d'attente aux points de contrôle israéliens qui retiennent et humilient les personnes âgées, les malades, les étudiants et les religieux pendant des heures; 150.000 de leurs oliviers et de leurs arbres fruitiers ont été arrachés par punition; 2.000 de leurs maisons ont été démolies et des hectares de leur terre détruits ou saisis. Depuis la dernière Intifada qui a commencé fin septembre dernier, 609 Palestiniens ont été tués -- quatre fois le nombre d'Israéliens -- et 15.000 blessés, une douzaine de fois plus que de l'autre côté. Des assassinats réguliers commis par l'armée israélienne ont pris pour cible des terroristes présumés à volonté, tuant surtout des innocents comme des mouches. La semaine dernière 14 Palestiniens ont été assassinés ouvertement par des forces israéliennes, à " titre préventif " pour les empêcher ainsi de tuer des Israéliens, et cependant au moins deux enfants et cinq innocents ont été aussi assassinés. Sans nom et sans visage, les victimes palestiniennes quotidiennes d'Israël méritent rarement d'être évoquées aux informations américaines.
Et ce n'est pas tout. Le projet d'Israël est de rendre la vie impossible aux Palestiniens pour qu'ils partent, ou qu'ils renoncent, ou fassent quelque chose de fou comme se faire sauter. Depuis 1967 les leaders ont été emprisonnés et expulsés par le régime d'occupation israélien, des petits commerces et des fermes confisqués ou simplement détruits, les étudiants empêchés d'étudier, les universités fermées.
Après les huit années stériles des négociations d'Oslo, l'occupation a simplement été ficelée plus efficacement et l'expression ' le processus de paix a seulement servi de prétexte à plus d'abus, plus d'implantations de colonies, plus d'emprisonnements, plus de souffrances palestiniennes qu'auparavant. Israël n'a pas implanté moins de 400.000 colons sur la terre palestinienne. Ariel Sharon a été porté au pouvoir essentiellement pour 'soumettre' les Palestiniens, leur donner une leçon, se débarrasser d'eux.
Son record comme tueur d'Arabes remonte à vingt ans avec les massacres de Sabra et Shatila commis sous l'autorité des ses troupes en 1982 et pour lesquels il est aujourd'hui accusé devant une juridiction belge. Mais il n'est pas fou. A chaque acte de résistance palestinienne, ses forces font monter la pression, durcissant le siège, prenant plus de terre, resserrant davantage le blocus des approvisionnements, assassinant ouvertement des dirigeants palestiniens, rendant la vie plus intolérable.
Ne plaignez pas les gouvernements arabes maladroits, pathétiques qui ne peuvent et ne veulent rien faire pour arrêter Israël: plaignez les gens qui souffrent dans leur chair et les corps épuisés de leurs enfants, dont certains croient que le martyre est la seule voie. Englué dans un projet sans avenir, Israël en serait-il réduit à se débattre impitoyablement? Si cela devait combler les aspirations juives, pourquoi fallait-il tant de nouvelles victimes dans une population qui n'a rien à voir avec l'exil juif et la persécution ?
The Observer, 12 août 2001 traduit de l'anglais par Monique Barillot, qui croit que ce journal hebdomadaire est un quotidien...
Point d'information Palestine > N°164 du 17/08/2001
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GÔCHE ISRAÉLIENNE

On peut se dire qu'elle n'existe pas ou presque pas, qu'elle est dégonflée, qu'elle est veule et faible... on se le dit depuis longtemps. Mais il y a aussi quelques petits groupes qui font des choses bien, qui sauvent l'honneur des "juifs", qui travaillent réellement avec les Palestiniens, et dans des conditions à peine imaginables à l'estérieur de cette arène folle. Donc, nous aurions tort d'ignorer ce que font des militants "de gauche" et des pacifistes sur place. Voici un extrait d'un message, que nous avons en entier comme document annexe:

In the newsletter, a double issue of 24 pages there is a long and thorough analysis of the first 100 days of the Sharon-Peres government, from which it becomes crystal clear that Sharon has been trying to collect credit points from the international community in order to gain a free hand against the Palestinians (you can read the full article, "The Option Of Naked Force", which is editorial of The Other Israel 98/99, July 2001 at http://members.tripod.com/~other_Israel/ed.html).
The Other Israel - bi-monthly peace movement magazine (hardcopy), pob 2542, Holon 58125, Israel; ph/fx: +972-3-5565804;
For a free sample and for email briefings mailto: <[email protected]>
Selected articles at the website http://other_Israel.tripod.com/

ECRASER

Le mathématicien jordanien anti-sioniste Ibrahim Alloush analyse ici les faiblesses du soulèvement palestinien: il est seul, ne reçoit pas de soutien véritable des autres pays arabes et surtout ne s'inscrit pas un mouvement révolutionnaire qui pourrait en faire l'instrument d'une victoire et le premier pas vers l'avenir.

Pro-Intifada Demonstration Crushed in Downtown Amman

It is true that during the time of the uprising One practical step is worth more than a dozen revolutionary programs. But what is a practical step in the field of action if it doesn't take us one step closer towards victory?! Still, there are benefits and lessons to be drawn even from bad practical steps in the time of the uprising, and what happened in downtown Amman today, especially in connection to Jordanian opposition parities, is one such experience replete with lessons.
Background:
On the eve of July 31, 2001, a gathering made up of the leaders of Jordanian opposition parties and the Unions of Professional Associations resolved to demonstrate in support of the Aqsa Intifada in downtown Amman after Friday Prayers in Al Husseini Mosque. The call for the demonstration came after the Jordanian regime insisted on banning any Jordanian protests in support of the Intifada, including the banning of an impromptu march that almost departed from the complex of the Union of Professional Associations in Amman towards the Prime Minister,s Office on the eve of July 31. Subsequently, official calls were issued to the public by the leaders of the opposition parties and the professional unions to join the demonstration on August 3, 2001, after Friday Prayers in al Husseini Mosque in downtown Amman.
A Fickle Opposition:
However, after a nightly meeting with officials of the Jordanian Government on August 2, 2001, it seems that the leaders of the Jordanian opposition, including Islamist, Arab Nationalist, and leftist party leaders, bowed before government pressure and intimidation thus agreeing to call off the Friday march on August 3.
The newspapers this morning carried the news of the cancellation of the demonstration in support of the Intifada all over the front pages. But whether these opposition leaders care to know it or not, they have shed on the street today a great deal of whatever credit they had left, for bowing down meekly before pressure during the momentous events in the West Bank and Gaza which reverberate so closely to Jordan.
A Crackdown on a Spontaneous March:
The opposition leaders failed the people, but the people did not fail Palestine. As soon as Friday prayers were over in Al Husseini Mosque, hundreds gathered and started chanting: "Allahu Akbar, Allahu Akbar!" (God is Greater, God is Greater!). A street storm was brewing. Thousands began to pour in to join in a moment of true freedom. With the exception of very few second rank leaders from the Union of Professional Associations, there were no leaders what so ever in sight. The protest was totally leaderless and disorganized. Even the independent activists who took the lead in the protests that occurred at the beginning of the Intifada in October and November had a rather weak showing.
The whole thing did not last a few minutes, maybe ten, maybe fifteen. The people were getting ready to move. Three individuals emerged in the fray to lead. Then, the attack began. An army of undercover policemen and special anti-riot troops launched their onslaught at the heart of the protest from several directions. Dozens of police and anti-riot jail vehicles surrounded the field isolating the people who were coming in from outside from the hundreds who were at the core. Then the beatings began. Several young men were dragged away to an unknown destiny. Chases were taking place between the alleys. Several protestors were beaten senseless to the ground. I saw one of those being whisked away into safety by a by-stander who dragged him unconscious into a cab. As far as the oppressors were concerned, the protestor had the right to remain silent.
After about another round of clashes, only the shell of the protest remained. Chairs and batons were flying around. Protestors on the sides were yelling at the security troops:"Ya Yahoud, ya Yahoud" (You Jews! You Jews!).
(Self-alienated and westernized Arabs who think that is "anti-semitic" should feel free to come down to one of the protests to tell that to the protestors directly if they feel so strongly about it)
Some of The Lessons of the Botched Spontaneous March:
1) The leaders of opposition parties and the unions disappointed the people yet one more time. They should not complain if the people don,t jump at the push of a button the next time around they issue a call for a demonstration, especially if they do so after obtaining approval from the regime.
2) An uprising or even a protest cannot last very long without some kind of leadership or organization sustaining it. Without such organization and leadership, the protest takes the form of one solitary Arab citizen against the whole oppressive apparatus. Surely spontaneous eruptions are signs of life, but they do not make political headway.
3) They were not ready to protest two days ago. The people were ready today. Yet even the independent activists missed the opportunity to turn this into a massive protest as in the onset of the Intifada in October and November. Instead of sitting back and complaining that the people are not doing anything about Palestine, the activists should keep their fingers on the pulse of the street.
4) What remains missing in the revolutionary camp is leadership and organization. The problem is inherent in the elites, the intellectuals and the activists, not in the people,s willingness to make sacrifices.
5) The Zionists'secret weapon in the Arab World is the Arab regimes. Zionists may fool western public opinion into thinking that they are fending off three hundred million Arabs because they are so good at war. The truth, however, remains that without the protection Arab regimes render to the Zionists, the latter would become ground beef. What the Arab World needs, therefore, is a good revolution. More specifically, the Arab World needs a good radical grass-roots movement with a principled leadership and superior organization. Any attempts to search for solutions to the Arab dilemma should start with those premises in mind.
Ibrahim Alloush <[email protected]> 4 août 2001.

LIBRES MEURTRES

L'étrange impunité des extrémistes israéliens

Dépêche de l'Agence France Presse du vendredi 20 juillet 2001, 14h20
Jerusalem -- Condamné par les autorités israéliennes et les représentants des colons, le meurtre de trois Palestiniens dont un nourrisson dans une embuscade jeudi près de Hébron pose des questions sur l'impunité des extrémistes juifs.
Cet attentat, sur fond d'attaques meurtrières palestiniennes, n'est pas un acte isolé. Il intervient après au moins trois attaques armées contre des Palestiniens ces dernières semaines, dont l'une a causé la mort d'un chauffeur de camion, ainsi que des dizaines d'agressions.
Dans de rares cas, des suspects israéliens ont été arrêtés. Aucun n'a été maintenu en détention. Pratiquement tous les Israéliens condamnés dans le passé pour des actes de violences ont bénéficié de remises de peine.
"Toutes ces années les autorités, police, juges ou gouvernants, ont fait preuve d'un laxisme extraordinaire vis-à-vis du terrorisme juif", déclare à l'AFP la députée Zahava Gal On, du parti de gauche Meretz.
Elle en voit une illustration dans la grâce présidentielle dont a bénéficié cette semaine une femme colon Margalit Har-Shefi, impliquée indirectement dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995. Elle va sortir de prison après avoir purgé six des neuf mois auxquels elle a été condamnée.
Selon la députée, le service de sécurité intérieure israélien Shin Beth s'efforce d'empêcher des attentats d'extrémistes juifs et d'arrêter leurs auteurs. "Mais on ne peut lutter contre le terrorisme juif sans s'en prendre à ceux qui incitent au meurtre", ajoute-t-elle.
Le chef du Shin Beth, Avi Dichter, a fait état cette semaine de l'existence "d'une cellule terroriste juive" mais a estimé qu'il n'y avait pas de véritable réseau clandestin. Il y a vingt ans, un procureur de haut rang, Me Judith Karpp, s'était alarmée du laxisme des autorités à l'égard des colons, dans un rapport qui avait fait grand bruit, mais qui n'avait pas été suivi d'effet.
Au début des années 1980, c'est un véritable "réseau terroriste juif" qui est démantelé, après avoir tué trois Palestiniens et préparé un attentat contre l'Esplanade des mosquées (le Mont du Temple pour les juifs) à Jérusalem. Les chefs du réseau, lourdement condamnés, bénéficièrent tous de remises de peine.
Lorsqu'en février 1994 Baruch Goldstein, un colon extrémiste massacre 29 Palestiniens qui priaient à Hébron, son crime fut dénoncé. Mais sa tombe devint un lieu de pèlerinage.
Plus récemment, des colons se sont livrés à des actes de vandalisme anti-palestiniens à Hébron, incendiant des échoppes et s'en prenant à des soldats après la mort en mars d'un bébé de colons tué par un tireur palestinien.
Le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer promit "d'en finir avec l'anarchie des colons". Mais tous les colons interpellés ont été libérés.
"Enquêter sur ce genre d'incidents est très compliqué", soutient un porte-parole de la police. La police a indiqué vendredi qu'elle soupçonnait en premier lieu des extrémistes juifs d'avoir commis l'attentat de jeudi soir près de Hébron. Selon elle, les assaillants ont pris en chasse la voiture palestinienne et l'ont mitraillée à bout portant avant de fuir en direction d'Israël. Ils ont franchi ensuite un barrage militaire israélien situé à environ 500 mètres, sans être inquiétés, selon des témoins. L'attentat a été revendiqué par "le comité pour la sécurité sur les routes", un groupe formé de colons extrémistes, lié au Kach, officiellement hors la loi mais toléré par les autorités. En décembre 1993, trois Palestiniens avaient été tués dans le même secteur lors d'une attaque similaire. Les coupables courent toujours.

LA SALE BLAGUE BELGE

Trois équipes spéciales pour éviter les assises à Sharon

par Serge Dumont
Tel-Aviv -- Interviewée par la deuxième chaîne de télévision israélienne, Irit Kahane (la spécialiste en droit international du parquet général d'Israël chargée de suivre l'évolution de l'instruction du «dossier Sharon» à Bruxelles) a notamment affirmé que ses services avaient transmis au juge d'instruction Patrick Collignon une série de documents confidentiels relatifs aux massacres de Sabra et de Chatila, ainsi qu'aux travaux de la commission d'enquête créée à Jérusalem après la découverte de la tuerie.
Pressée de questions au sujet de Me Michèle Hirsch (l'avocate belge représentant les intérêts de l'Etat hébreu dans ce dossier), Irit Kahane a également affirmé qu'il n'a pas été difficile de la convaincre d'accepter cette affaire parce qu'elle a tout de suite compris que ceux qui ont déposé plainte contre Ariel Sharon cherchent à utiliser la loi belge à des fins purement politiques.
"Une presse belge plus hostile que jamais"
En outre, la représentante du parquet général israélien a déclaré qu'en dehors de l'avocate belge, l'Etat hébreu utilise des voies discrètes pour faire comprendre à la justice belge qu'elle n'est pas compétente.
Enfin, Irit Kahane a confirmé qu'Israël prend très au sérieux la possibilité de voir des officiers ou des ex-officiers de Tsahal (armée israélienne) arrêtés en Belgique ou dans d'autres pays de l'Union européenne en raison de leur participation à la guerre du Liban et/ou de la répression de l'intifada palestinienne. Nous nous préparons à une telle éventualité, a-t-elle en effet répondu. Nous avons mis en place une équipe spéciale de juristes susceptibles d'intervenir en urgence.
La presse israélienne continue en tout cas de suivre de très près l'évolution de l'instruction des plaintes déposées contre Sharon. Dans son supplément de fin de semaine, le Maariv a publié vendredi sur cinq pages l'interview de Robert Hatam (alias «le Cobra»), l'ex-garde du corps personnel d'Elie Hobeika, le chef des milices chrétiennes libanaises qui ont procédé aux massacres de Sabra et Chatila. Selon ce témoin, Hobeika a donné les ordres et Sharon ne savait rien.
De son côté, le Yediot Aharonot (le principal quotidien israélien, qui vient d'envoyer un de ses reporters en Belgique) affirme que la délégation générale de l'Autorité palestinienne à Bruxelles est assaillie de volontaires qui veulent l'aider dans la procédure contre Sharon et qu'une agence de voyage belge organise des voyages à prix réduits pour les réfugiés palestiniens qui voudraient venir témoigner contre lui.
Reçu à bras ouverts par les diplomates de l'Etat hébreu en poste à Bruxelles, le journaliste écrit en outre que ces derniers se plaignent de devoir affronter une presse belge plus hostile que jamais et un public ennemi.
Dans un autre dossier intitulé « De la boue belge pour Sharon », le même journal révèle que le gouvernement israélien a demandé au Mossad de se procurer le texte de la plainte contre le Premier ministre lorsque celle-ci a été déposée et qu'il a, il y a environ trois semaines, envisagé d'expulser du pays Me Luc Walleyn (l'un des avocats belges des plaignants contre Sharon), qui rendait visite à des organisations israélo-palestiniennes de défense des droits de l'homme.
Quoi qu'il en soit, pour l'heure, trois équipes spéciales travaillent quasiment en continu au sein du cabinet de Sharon et des ministères des Affaires étrangères et de la Justice pour éviter au Premier ministre de l'Etat hébreu l'humiliation d'un renvoi devant une cour d'assises belge. A ce dispositif devrait bientôt s'ajouter un cabinet de relations publiques européen chargé de pallier les déficiences de l'ambassade d'Israël à Bruxelles en la matière.
De plus, Abraham Hirchson, un député du Likoud (le parti de Sharon) du nord de Tel-Aviv, a confirmé hier qu'il déposerait prochaine plainte contre Yasser Arafat à Bruxelles. Pour crimes contre l'humanité, a-t-il ajouté, en précisant que son équipe termine de rassembler les preuves. La plupart des observateurs doutent cependant de la crédibilité de ce député qui estime que la procédure contre Sharon fait partie d'une campagne antisémite et qui profite des interviews qu'il accorde pour accuser le roi d'avoir fait déporter 8.000 juifs belges vers les chambres à gaz durant la Deuxième Guerre mondiale. [Note de l'AAARGH: où l'on voit très bien à quoi servent les chambres à gaz aujourd'hui...]
Ariel Sharon en cause, et non l'Etat d'Israël ?
Les trois avocats des 23 personnes qui ont déposé plainte à Bruxelles contre Ariel Sharon ont introduit une requête afin d'avoir accès au dossier. Ils sont intéressés par la lettre communiquée au juge d'instruction Collignon par l'avocate de l'Etat d'Israël, Me Hirsch, qui contesterait la compétence du juge belge. Les trois avocats mettent d'ailleurs en cause la légitimité de l'intervention de l'Etat d'Israel. Selon eux, l'Etat n'est pas à la cause; c'est Sharon qui est visé.
Le Soir, Bruxelles, 4 août 2001

FAUX CAMEMBERT ET VRAI ASSASSIN

Jusqu'à la fin, on a voulu croire que le gouvernement israélien céderait à la pression intérieure danoise et une fois de plus, on a constaté que l'état terroriste avait tous les droits: l'ignoble Gillon est arrivé au Danemark comme prévu le 15 août, au milieu des manifestations d'hostilité et sous la protection armée de la police.

56% de Danois s'opposent à la nomination du nouvel ambassadeur israélien

par Boris Lévy

Stockholm, correspondance. -- S'il revenait aux citoyens de juger recevable ou non la nomination des diplomates étrangers sur leur territoire, Carmi Gillon, ancien chef du service de sécurité intérieure israélien (Shin Beth), ne serait probablement pas installé dans ses fonctions de nouvel ambassadeur d'Israël à Copenhague, en septembre. En effet, selon un sondage Gallup, près de 56% des Danois sont opposés à son accréditation.
Il faut dire que M.Gillon a fait montre d'une étonnante légèreté en justifiant, dans un entretien à une chaîne de télévision danoise, les "pressions physiques" auxquelles Israël avait recours lors des interrogatoires de Palestiniens soupçonnés d'actes de terrorisme, avant l'arrêt de la Cour suprême de 1999 interdisant la torture. "Cette méthode était utilisée uniquement contre les fondamentalistes du Hamas et du Djihad islamique, qui refusaient de parler, notamment à propos des attaques suicides. Cela faisait partie de mon travail", a déclaré M.Gillon.
Puis il a expliqué en substance que face au regain de violence des derniers mois au Proche-Orient, l'Etat juif devait suspendre cet arrêt d'interdiction de la torture : "Nous pensions que les Palestiniens feraient tout pour neutraliser le terrorisme. Aujourd'hui, je crois que nous devons avoir de nouveau recours à ces méthodes."
Ce proche du ministre des affaires étrangères, Shimon Pérès, a ainsi réussi le tour de force de se mettre à dos la classe politique et les associations de défense des droits de l'homme du Danemark, régulièrement montré du doigt pour ses partis pris "pro-palestiniens".
"Leçon de morale"
Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, et M. Pérès ont vigoureusement défendu leur candidat. "Personne n'a le droit de nous donner des leçons de morale à propos du combat que nous menons contre la terreur", a indiqué le cabinet de M.Sharon dans un communiqué rageur. La campagne menée contre M.Gillon est "une remise en cause du droit de l'Etat hébreu à se défendre". "Nous avons choisi comme ambassadeur un homme qui est familier des terribles dilemmes que posent les problèmes de sécurité, un homme qui n'a pas perdu la foi dans la paix", a, pour sa part, affirmé Shimon Pérès.
M. Gillon pourrait finalement représenter Israël ailleurs qu'au Danemark. Car même si le ministre danois des affaires étrangères, Mogens Lykketoft, a affirmé qu'il jouirait de l'immunité diplomatique, la plainte actuellement instruite en Belgique contre Ariel Sharon pour les massacres de Sabra et Chatila, au Liban en 1982, fait craindre aux dirigeants israéliens une multiplication de ce genre de procédures. Le ministère israélien des affaires étrangères a ainsi fait parvenir aux fonctionnaires une note en forme de mise en garde contre les risques encourus dans certains pays, où des plaintes pour crimes contre l'humanité ou crimes de guerre ont été, ou pourraient être déposées.
Le Monde, 3 août 2001

LE RABBIN SERRE LES FESSES

How to be strong and of good courage

by Rabbi Azriel Ariel, rabbi of the Yesha community of Ateret

(Extrait) Many feel that the State of Israel is currently facing its most serious existential test ever since the War of Independence in 1948. The present situation is not a question of more territory or less, or more security or less. It is rather one whose ramifications could very well add up to: To Be or Not To Be.
We did not knowingly volunteer for this difficult mission, in which we find ourselves standing at the heart of a grueling military campaign. True, we sensed intuitively that the Oslo agreements would lead to an explosion of some sort, and we even knew that we would be involved. But we did not realize the extent of the challenge that we would have to face, and certainly not the duration of the period that these trying circumstances would last.
We are in the midst of a War of Attrition, which means exactly what it sounds like: A war in which the goal is not military victory, but rather the other side's national morale. Whichever side displays greater standing power, yields less to the pressure, and causes the other side to despair -- that side will win.

Sachant que les Palestiniens sont beaucoup plus entraînés que les juifs à supporter le désespoir depuis 1948, devinez qui sera le vainqueur final...

Arutz Sheva Israel National Radio, Tammuz 5761.

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PARUTIONS

§== Un journal qui meurt, c'est un peu de notre liberté qui renaît. PLPL _ Pour lire pas lu numéro 5, juin-aout 2001

Extraits. -- Le journalisme a fait un rêve: sans couverture mediatique, rien n'existe plus. Ni la politique, ni les luttes sociales, ni la vie intellectuelle _ni les critiques qu'on lui oppose. Le capitalisme a fait un rêve : tout passe par les journalistes. Ce rêve _notre cauchemar_ invoque la "liberté de la presse ". C'est-a-dire le pouvoir absolu de mentir et de vendre, d'avilir et de pourfendre. Le journalisme peut plastronner: il a impose comme vérités universelles les impostures qui le font prospérer. Pour les medias qui mentent, à quoi ressemble en effet la "démocratie"? A la soumission des élus aux vapeurs d'editorialistes juchés sur le point le plus élevé de l'infatuation, à la transformation de la justice en système de déation au service des boyards du faux scoop et des monarques du bobard, à la tyrannie d'un produit vérolé colporté par des maquignons du téléachat qui fardent leur "information" en "contre-pouvoir citoyen".
Désormais, même la contestation anticapitaliste qui aspire à un autre monde veille à ne pas mordre la main des patrons de journaux et de chaines qui, eux, font tout pour conserver l'ancien. Car la presse de marché s'est aussi rendue indispensable aux cheffaillons de la rébellion ivres de télévision et d'autopromotion.
Le parti de la presse et de l'argent s'impose partout. Les marchands de canons et de béton ont racheté à bas prix le quotidien fondé par Jaures et disqualifié par Hue. Tout cela au nom du "pluralisme". Mais aujourd'hui, le "pluralisme" c'est aussi "créer". Créer de nouveaux journaux qui parlent d'argent. Car la liberté de vendre est devenue le premier des droits de l'homme ; la liberté de la presse, celle des capitalistes qui possedent la presse. Il faut extirper la peste. Un de leurs journaux qui meurt, c'est un peu de notre liberte qui renait. [...]

Abonnement à PLPL : 100 F pour 10 numéros, PLPL, BP 2326, F-13213 Marseille CEDEX 02, <reda[email protected]> Internet <http://www.plpl.org>

§== Zoologie du révisionnisme. The editors of IDEA, A Journal of Social Issues, are pleased to announce the publication of a major article by Dr. Israel Charney:

<http://www.ideajournal.com/charny-denials.html>

This article was first given as a major paper at the conference at Oxford, 2001. It is , to our knowledge, the first attempt to create a typology of holocaust and genocide denial, that is to describe discreet categories of denial.

§== Des bouquins d'occase sur la deuxième guerre mondiale. Excellents catalogues; ils migrent peu à peu sur Internet.

<http://www.oies-sauvages.fr>. On y trouve plus de 1000 titres autour de la 2e guerre mondiale.

§== Flicards. Les vrais, pas les amateurs du genre réseau Voltaire ou l'ahuri des poubelles. Le rapport des RG sur la "Gauche 2000", en fait sur cette engeance qu'on appelait "gauchistes". Les RG ne vont pas jusqu'à penser que les socialistes ou les communistes font partie de "la gauche".

<http://investi.virtualave.net/GAUCHE%202000.htm>

§==Troisième Rome.

Alexandre Soljenitsyne et la "question juive" en Russie

L'ancien Prix Nobel de littérature présente son nouveau livre comme un travail froid d'historien, fondé sur des documents jusqu'alors ignorés. Il rejette, dans un entretien à Moskovskie Novosti, toutes les accusations d'antisémitisme qui l'ont visé.
Le fruit d'un long travail d'historien. Alexandre Soljenitsyne définit ainsi son nouveau livre, paru à Moscou le 19 juin, et consacré à l'une des questions les plus sensibles en Russie, l'histoire des juifs dans la Russie tsariste puis dans l'Union soviétique. L'auteur de l'Archipel du goulag a livré ces dernières années plusieurs essais violemment polémiques tout entier consacrés à l'exaltation du peuple russe et de l'orthodoxie. Cette fois, avec Deux cents ans ensemble, 1795-1995, l'écrivain revendique une démarche froide et dépassionnée, d'abord basée sur la présentation de documents et d'archives jusqu'alors ignorés et sur la relecture minutieuse de journaux et écrivains.
Dans la préface du premier tome (508 pages chez l'éditeur russe Rousski Pout, le second volume est en cours d'écriture), le Prix Nobel de littérature explique qu'aucun travail sérieux n'a été effectué sur cette question "toujours traitée avec beaucoup de passion et d'erreurs". "J'aurais été heureux de ne pas consacrer mes forces à un problème aussi aigu mais je crois que cette histoire ne doit pas être frappée d'interdit", écrit-il.
Alexandre Soljenitsyne reconnaît "marcher sur le fil du rasoir; des deux côtés, on sent aussitôt poindre les accusations". D'où la construction volontairement didactique de ce premier tome, qui suit une stricte chronologie, de 1795, date du partage de la Pologne qui a vu de nombreux juifs polonais devenir citoyens russes, à la veille de la révolution bolchevique de 1917. "J'essaie sincèrement de comprendre les deux côtés, je me plonge dans les événements, pas dans les polémiques", déclare l'auteur, qui ajoute dans sa préface: "J'espère que ce livre servira à l'accord de tous" et non pas à alimenter "la fureur des extrémistes".
Dans une longue interview à l'hebdomadaire Moskovskie Novosti, l'écrivain explique avoir amassé énormément de matériel sur cette question en préparant son oeuvre La Roue rouge, puis avoir travaillé à ce nouveau livre depuis dix ans. Surtout, Alexandre Soljenitsyne rejette vivement les nombreuses accusations d'antisémitisme qui l'ont visé. Certains anciens dissidents ont dénoncé son absence de soutien au mouvement des "refuznik", ces juifs soviétiques interdits d'émigration en Israël. Des sénateurs américains avaient violemment critiqué son livre Août 1914. D'autres estiment que ses écrits mettent en avant une responsabilité particulière des juifs dans le déclenchement de la révolution bolchevique.
Alexandre Soljenitsyne dit avoir "toujours été étonné de ces soupçons" et avoir "beaucoup souffert de cette partialité". "Nombre de ceux qui m'ont attaqué ont ravivé cette question délicate, affirme-t-il. Ils ont créé une atmosphère de tension, or ce n'est pas une question avec laquelle il faut jouer, il faut être extrêmement prudent." L'écrivain veut l'être en expliquant à Moskovskie Novosti sa démarche et en souhaitant qu'une "compréhension mutuelle patiente s'installe".
Mais à travers ses déclarations, l'écrivain ne semble pas sortir d'un cadre intellectuel hérité de l'Union soviétique et toujours vivace aujourd'hui. "Les juifs et les Russes", répète-t-il. Chacun en Russie vit encore avec en tête le point 5 du passeport intérieur soviétique où, à la rubrique nationalité, était indiqué "juif" au même titre que "tatar" ou "ouzbèke". Cette disposition, en phase avec l'idéologie officielle faisant du "peuple juif" une communauté définitivement étrangère à la Russie -- qui ne saurait être que slave et orthodoxe -- fut un des piliers de la politique antisémite poursuivie bien après la mort de Staline, quasiment jusqu'à la désintégration de l'URSS.

François Bonnet

Le Monde, 22 juin 2001

[Ce connard de journaliste ignore que dans la vulgate progressiste, on louait fort le régime sociétique pour avoir "reconnu" les juifs comme une "nationalité", par ailleurs dotée (comme toutes nationalités l'Union soviétique) de tous les droits civils et politiques dont jouissaient les Russes. Si les Russes perçoivent aujourd'hui les juifs de Russie comme des "étrangers", c'est parce qu'ils se sont toujours comportés comme étrangers à ce qui définit les Russes comme nation, comme culture et comme histoire. Soljénitsine titre son livre "Ensemble". Ensemble parce que dissemblables. ]

 

Mais les attaques n'ont pas tardé.

Russian Jews say Solzhenitsyn writes bad history in new book

by Lev Gorodetsky
Moscow, July 23 (Jewish Telegraphic Agency) -- Nobel Prize winner Alexander Solzhenitsyn is being accused of distorting the history of Russian Jewry in his new book on Russian-Jewish relations.
In the introduction to "200 Years Together," a 500-page treatise, the famed novelist says he is "appealing to both sides, Russian and Jewish, to come to patient understanding and to acknowledge their own share of blame." But the controversial author takes a position on the tsarist-era pogroms at odds with most historians. Solzhenitsyn, 83, blames the pogroms on a grass-roots movement, exculpating the Russian state from any responsibility in the anti-Jewish attacks. [Note de l'AAARGH: C'est ça qui leur plaît pas parce qu'ils y perdent un précieux outil de chantage politique. ]
He also blames the "liberal intelligentsia" -- often a code word for Jews -- for exaggerating the extent of the pogroms. That does not go over well in a community that suffered the pogroms' fury.
"Solzhenitsyn's book is anti-Semitic and mendacious. It is deliberately distorting the history of Russian Jews," Victor Dashevsky, a Jewish historian who heads the Moscow Anti-Fascist Center [Note de l'AAARGH: totalement inconnu] , told JTA.
Solzhenitsyn's book covers Russian-Jewish relations from the late 18th century -- when the partition of Poland placed large numbers of Jews in the Russian Empire -- until the Russian Revolution of 1917. He intends to continue his exploration in a second volume. This is not the first time Solzhenitsyn has made headlines. [Note de l'AAARGH: Très belle découverte d'un crétin de journaliste!!! Mais n'oublions pas que les Américain sont ulcérés que Soljénitsyne, chassé d'Union soviétique, se soit réfugié aux Etats-Unis parce qu'il y était contraint, a refusé d'apprendre un seul mot d'anglais et a très vité déclaré publiquement que le monde capitaliste était pire que le monde communiste. D'où la hargne du paltoquet.] [...]

<http://www.jta.org/story.asp?story=8146>

§== Photobusiness. Petit business e photo: des CD-Rom intitulés "avantqu'ils ne périssent -- photos trouvée à Auschwitz. Voir <http://www.monografia.pl> (PC, Windows, Pentium 200MMX, 32MB RAM, CD-ROM, 800x600 High Color, Sound Card)

<mailto:[email protected]> Y'a pas de sot métier.

§== revue. Un numéro double (4-5) du Révisionniste, revue animée par Vincent Reynouard, vient de sortir: comprenant 68 pages format A4, il fourmille d'informations sur le dossier d'Oradour, sur l'affaire Plantin, sur la conférence de Trieste; on y trouvera le texte de l'allocution que R. Faurisson avait prévu de prononcer à Beyrouth lors de la conférence sur le révisionnisme et le sionisme annulée par le gouvernement libanais; on trouvera également un édito de V. Reynouard qui, à partir du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, tire ses conclusions politiques.

200 FF pour un abonnement simple (ou 350 FF pour un abonnement de soutien),VHO, B.P. 60, B-2600 Berchem 2, Belgique.

§== Pécore. Professor Yehuda Bauer made a presentation to The Amsterdam Conference on Remembrance that was held in Amsterdam in May 2001. The conference was hosted by the Dutch government for the Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance, and Research. Entire text plus a video clip of Bauer's presentation on the Center web site <http://www.Holocaust-trc.org/bauer_kynote.htm>

§== Arabes. For more information on why the "Holocaust" is relevant to Palestinians, Arabs, and Muslims, please go to:

<http://www.freearabvoice.org/whyTheHolocaustIsImportantToArabs.htm>

§== Chesterton l'autre. On nous signale l'existence du livre suivant: Chesterton, A. K. & Joseph Leftwich, The Tragedy of Anti-Semitism, 1948, 296 pp, hb. Livre extrêmement rare qui contient une série de lettres entre le dirigeant fasciste britannique A. K. Chesterton et le juif sioniste Joseph Leftwich sur le thème "les juifs et l'antisémitisme" 50.00 dollars. Un dialogue sionisto-fasciste; intéressant, non? Quelqu'un connaît-il ce livre?

§== canular ? Eternal Treblinka: Our Treatment of Animals and the Holocaust by Charles Patterson, is scheduled for publication in the fall in the United States and Poland. The title of the book is from a story by the Yiddish writer and Nobel Laureate Isaac Bashevis Singer (1904-91): "In relation to them, all people are Nazis; for the animals it is an eternal Treblinka."

The book's website (<http://www.powerfulbook.com>) provides excerpts, chapter synopses, early reactions to the idea of the book, a growing international list of supporters, the Preface, and the Foreword by Lucy Rosen Kaplan, former attorney for People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) and daughter of Holocaust survivors.

Dr. Charles Patterson, a social historian and Holocaust educator, is the author of nine other books, including Anti-Semitism: The Road to the Holocaust and Beyond and From Buchenwald to Carnegie Hall, co-authored with Mr. Marian Filar (forthcoming from the University Press of Mississippi).

HaSafran -- The Electronic Forum of the Association of Jewish Libraries, [email protected]. Aussi:

<http://www.JewishLibraries.org/www/ajl.html>

§== 4000 pages de plus à se farcir! On trouvera une recension de ces deux ouvrages dans le New Statesman, web site, <http://www.aldaily.com>, Book Reviews, Mick Hume, Monday 9th July 2001:

The Holocaust Encyclopedia, edited by Walter Laqueur and Judith Tydor Baumel Yale University Press, 816pp, £45 ISBN 0300084323. On rappelle que Walter Laqueur est un ancien des services d'espionnages britannique, qu'il infiltrait au profit des services d'espionnages sionistes, pour lesquels il a toujours travaillé.

Remembering for the Future: the Holocaust in an age of genocide, edited by John K Roth and Elisabeth Maxwell-Meynard Palgrave, 3 volumes, 2.976pp, 249 livres anglaises

§== Futur à venir. Holocaust and Genocide Studies, Volume 15, Issue 2, pp. 341-343. On choisit un article. Abstract.

The Future of the Holocaust: Between History and Memory, de Berel Lang
During the past decade issues of memory and representation emerged as critical considerations in the study of the Holocaust, as sixty years now separate us from this watershed event. Still, the flood of studies and memoirs shows no sign of abatement. Scholars such as Saul Friedländer and Dominic La Capra have ably analyzed critical aspects of Holocaust memory.

§== Expertise. Réédition en allemand, sous un format de livre (et presque de petit livre) du rapport Rudolf, considérablement augmenté (stark erweiterte und korrigierte Auflage ).Chez Castle Hill publishers, PO Box 118, Hastings, TN34 3ZQ, Royaume Uni. Pour 20 Euros, on a deux cent quarante pages et 466 notes de bas de page. On n'est pas volé sur la marchandise. Disponible également en CD-Rom. Maintenant la question qui se pose est de savoir si les savants et héroïques traducteurs en français de la première édition vont se coller à la seconde? L'aaargh accueillera bien volontiers le fruit de leurs efforts, s'ils se lancent dans l'aventure.

§== Robustes chrétiens. La très remarquable revue, tout-à-fait révisionniste, accessible en français, faite en Italie, Sodalitium, est désormais présente sur le Net:

<http://www.plion.it/sodali/somfr.html>

§== Très centré sur Auschwitz, l'avant-dernier numéro du Journal of Historical Review (20, 2, mars-avril 2001). On y trouve un rappel sur l'histoire des expertises judiciaires à Auschwitz (de Germar Rudolf), deux papiers de S. Crowell sur les "chambres à gaz", un article de R. Widmann, cowebmestre du Codoh; sur les prisonniers non-enregistrés au camp, etc. Du bon travail.

§== Très Moyen-Orient. Cette dernière livraison du Journal of Historical Review est axée sur le Moyen Orient et contient des informations et des articles que nos lecteurs connaissent déjà. (Volume 20, num. 3, Mai-juin 2001) On notera une intéressante interview du mathématicien arabe Ibrahim Alloush, la conférence que devait prononcer R. Faurisson à Beyrouth, un texte de Töben et un texte sur Töben, la préface de R. Faurisson au livre de Töben, que nous attendons toujours. Crowell fait un compte rendu nuancé du livre du Polonais Gross, Neighbors, qui a déclenché la controverse sur l'affaire de Jedwabne, déjà évoquée ici.

§== Encore Moyen Orient. La dernière livraison du Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung procurée par l'hyperactif Germar Rudolf (5, 2, juillet 2001, 140 grandes pages, est elle aussi centrée sur la conférence annulée de Beyrouth et les ondes qu'elle envoie dans le bassin du Moyen-Orient. Les mêmes textes, mais en allemand.. On trouve aussi un article sur le procès du Zyklon B fait au Dr Bruno Tesch. A différents articles s'ajoute le troisième feuilleton de la "chasse au Germar". Cette fois-ci il est en Amérique!.

§== Sites valant le détour. Visitez Making Sense of a Precarious World

<http://www.infotrad.clara.co.uk/antiwar/index.html>

en particulier War Propaganda, puis Free Speech and Hate Speech où l'on trouve, au fil du texte, No-No Domain of Revisionism mais le reste vaut la visite.

 

Voyez aussi <http://serendipity.magnet.ch/index.html>

Le site s'appelle Serendipity

(Primarily this is a libertarian and anti-fascist website, supporting the right of individuals to pursue their lives free of domination by repressive authoritarian governments, exploitative capitalist corporations, lying and power-hungry religious organizations and the unholy alliance among all of these (plus military imperialists, weapons manufacturers, cigarette merchants, rip-off banks and assorted modern-day fascists in suits and ties) to the detriment of the freedom, health and happiness of common people and the full realization of the potential of every individual who respects the rights of others.

Serendipity n'a pas d'équivalent en français. C'est la faculté de trouver des choses agréables sans avoir songé à les chercher. Nous avons d'ailleurs trouvé ce site par pure serendipité.


Site AAARGH, maintenant présent en quatre points du Web:

<http://aaargh-international.org>

<http://aaargh.vho.org/>

<http://www.abbc.com/aaargh/index.html>

<http://www.reviso.org>

 


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Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d'Holocaustes (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <[email protected]>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

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Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:

ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>

Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.

Artigo 19· <Todo o indivíduo tem direito à liberdade de opinião e de expressão, o que implica o direito de não ser inquietado pelas suas opiniões e o de procurar, receber e difundir, sem consideração de fronteiras, informações e idéias por qualquer meio de expressão.> Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris, 1948.


Le Onze tiret un

 

Article 11 - 1. «Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir d'ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.»

 

Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, Nice, 7 décembre 2000.

 

"Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances." -- The first article of the Bill of Rights (Consisting of the First Ten Amendments to the Constitution of the United States of America), connu sous le nom de "premier amendement".

 

 

 

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